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30/07/2015

L’Arabie Saoudite finance les intégristes dans le monde entier

« Pendant des décennies, l’Arabie saoudite a injecté des milliards de pétrodollars dans des organisations islamiques bienveillantes à son égard, pratiquant une silencieuse diplomatie du chéquier pour faire progresser son agenda ». Excellent travail du New York Times qui a épluché les 60 000 documents « The Saudi Cables », publiés par Wikileaks. On en attend 400 000 au total, et j’espère que nos services feront à Hollande et Le Drian, les vendeurs sourds et aveugles de Rafales, des synthèses aussi bonnes que celle du New York Times.

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Qu'est-ce qu’on découvre ? Immense surprise : le grand allié des Etats-Unis et de la France pourrit la planète avec sa daube intégriste. Rien de neuf, si ce n'est que maintenant, on a les preuves. Riyad finance en dehors de ses frontières, et larga manu, des prédicateurs, des mosquées, des écoles, des centres sociaux, des associations... du moment que ça va dans le bon sens de l’arriération.   

Comment ça marche ? Les réseaux identifient des personnalités et des associations à financer, puis s’enclenche un système bien organisé comme l’explique le New York Times : « Le ministère des Affaires étrangères transmettait les demandes de financement à des officiels de Riyad, parfois les services de renseignements donnaient leur accord après examen des bénéficiaires potentiels et la Ligue islamique mondiale contribuait à avoir une stratégie coordonnée, tandis que les diplomates saoudiens supervisaient le projet à travers le monde ».

L’argent (du pétrole, merci à nous tous qui cotisons dans les stations-services) coule à flot, mais si un projet coince, il suffit d’évoquer « l’influence iranienne », et hop là,… par ici la sainte monnaie. Le New York Times explique : « La peur de l’influence chiite allait jusqu’à englober des pays dotés de minorités musulmanes aussi réduites qu’en Chine. Aux Philippines, où seulement 5 % de la population est musulmane, des documents présentent également des propositions pour restreindre l’influence iranienne ».

Pour le moment, c’est la grande angoisse : « Les Saoudiens craignent que la levée des sanctions internationales contre l’Iran après la signature de l’accord nucléaire donne davantage de moyens à Téhéran pour soutenir des groupes chiites et pro-iraniens ». Sur le proche secteur, de gros investissements au Liban pour combattre l’influence iranienne, en espérant tuer la Syrie (Un échec de plus). 

Le New York Times a vérifié sur le terrain, et tout correspond aux câbles publiés : des milliers et des milliers d’organisations militantes et religieuses ont été directement ou indirectement financées par les saoudiens.

Donc, je résume, et pendant que les crétins s’astiquent le poireau avec de la mousse, cherchez l’erreur.

- Le terrorisme (le vrai) est une menace mortelle pour le monde, et de l’Afghanistan à l’Algérie, en passant par les Etats-Unis et le Caucase, on retrouve toujours le financement saoudien. Toujours

- L’Arabie Saoudite finance aussi, et dans tous les pays, des associations et des personnes capables de promouvoir les thèses intégristes du wahhabisme.

- La France, toute excitée contre les muslims d’ici – lesquels n’ont rien à voir avec le régime féodal d’Arabie Saoudite – est devenue la grande alliée de l’Arabie Saoudite, et même pour la coopération nucléaire.

Alors, vous l’avez trouvée l’erreur ? cette erreur qui est une lourde faute et qui permet de dire que les litanies laïcardes du gouvernement sont de la fumisterie ? et que le gouvernement est gravement irresponsable ?

On retrouve la problématique de la cuvette... 

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Hollande apprend le principe de responsabilité (première leçon)

29/07/2015

Le Pen : La justice impuissante devant la politique

Le Pen, le multi-condamné, ce faisandé des blagues pourries, apologiste de la torture en Algérie, xénophobe accompli, négationniste épanoui, cité en correctionnelle pour son obstination maladive à nier l’holocauste – et qui dénoncera aussitôt la justice – faisait hier le gros malin parce que la Cour d’appel de Versailles a confirmé l’ordonnance du juge des référés de Nanterre du 8 juillet, suspendant la consultation des adhérents sur l’exclusion de Le Pen, organisée par voie postale.

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Pour virer Le Pen de ses fonctions statutaires, il faudra une assemblée générale extraordinaire... conforme aux statuts. C’est le jeu du contrat. Une association, car le FN est une association, est un contrat qui repose sur des règles convenues par accord. Donc, si une règle est fixée par les statuts, c’est qu’elle a été adoptée en assemblée générale extraordinaire, et il faut une autre assemblée générale extraordinaire pour modifier la règle. Ça se passera donc en public : Le Pen souhaite une humiliation sur scène,... son dernier plaisir. 

Juridiquement, c’est imparable. La cour d’appel a appliqué le droit, en fonction des demandes qui la saisissait. Mais voir ce destructeur de la société française jouer hier à Monsieur la vertu, avec comme trophée cet arrêt de la cour d’appel, était pitoyable.

Je n’ai pas à choisir entre les uns et les autres, et je les rejette tous, car il n’y a rien à attendre de ces pseudos politiques, morts de trouille devant les électeurs, accrochés à leur plan de com’, spectateurs ingénus de phénomènes qui les dépassent (Voir Fabius, qui toute honte bue, se précipite à Téhéran… alors que le peuple souffre au quotidien de ses aberrantes décisions).

Sarko et Hollande sont gravement coupables d’avoir repris à leur compte les thèmes de Le Pen, en commençant par l’hystérie antimusulmane dont on a encore vu les ravages ce WE. Qu’ils aillent au diable !... Répondant à l’injonction de Le Pen, Sarko et Hollande ont confié la question de l’immigration au ministère de l’intérieur, car c’est pour eux une question de sécurité… De gentils élèves. Le dernier à avoir confié cette question au ministère des affaires sociales, c’était Chirac. Vive Chirac !

Mais, personne n’a fait autant de mal à France que Le Pen, qui a installé la xénophobie comme centre la vie politique, qui humilie notre histoire à chacune de ses saillies.

Quand on me parle politique en France, je ne sais pas pourquoi, je pense à une cuvette.  

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28/07/2015

Pacte militaire Grèce-Israël, par Manlio Dinucci

Quand Tsipras est arrivé au gouvernement en Grèce, l’alarme a sonné en Israël : Syriza, soutien de la cause palestinienne, demandait de mettre fin à la coopération militaire de la Grèce avec Israël. Face à la brutale répression israélienne contre les Palestiniens, prévenait Tsipras, « nous ne pouvons pas rester passifs, parce que ce qui arrive aujourd’hui sur l’autre rive de la Méditerranée, peut arriver sur notre rive demain ». Sept mois plus tard, fin de l’alarme : Panos Kammenos, ministre de la défense du gouvernement Tsipras, est allé en visite officielle à Tel Aviv, où le 19 juillet il a signé avec le ministre israélien de la défense, Moshe Ya’alon, un important accord militaire. Pour ce déplacement, Kammenos, fondateur du nouveau parti de droite Anel, a choisi le moment où la Grèce était prise en tenailles par la question de la dette. L’ «Accord sur le statut des forces », communique le Ministère grec de la défense, établit le cadre juridique qui permet au « personnel militaire de chacun des deux pays de se rendre et résider dans l’autre pour participer à des exercices et activités de coopération ». Un accord semblable n’a été signé par Israël qu’avec les Etats-Unis. Dans l’agenda des entretiens on trouve aussi la « coopération dans le domaine de l’industrie militaire » et la « sécurité maritime », notamment des gisements offshore de gaz qu’Israël, Grèce et Chypre considèrent comme leur « zone économique exclusive », en repoussant les revendications de la Turquie.

Sur la table de la rencontre « les questions de la sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Faisant écho à Ya’alon qui a dénoncé l’Iran comme « générateur de terrorisme, dont l’ambition hégémonique mine la stabilité d’autres Etats », Kammenos a déclaré : « La Grèce aussi est dans le rayon des missiles iraniens ; si un seul réussit à atteindre la Méditerranée, ce pourrait être la fin des Etats de cette région ». Il a ensuite rencontré les dirigeants des forces armées israéliennes pour établir une coordination plus étroite avec celles grecques. En même temps le chef de la marine militaire hellène, le vice-amiral Evangelos Apostolakis, a signé avec la contrepartie israélienne un accord de coopération sur des « services hydrographiques » non mieux précisés. Le pacte militaire avec Israël, stipulé au nom du gouvernement Tsipras, n’est pas seulement un succès personnel de Kammenos. Il entre dans la stratégie USA/Otan qui, dans l’offensive vers l’Est et vers le Sud, vise à intégrer toujours plus étroitement la Grèce non seulement dans l’Alliance mais dans la coalition plus ample comprenant des pays comme Israël, Arabie Saoudite, Ukraine et autres.

Le secrétaire général  Stoltenberg a déclaré que le « paquet de sauvetage » UE pour la Grèce est « important pour toute l’Otan », la Grèce étant un « solide allié qui dépense plus de 2% de son PIB pour la défense »  (niveau atteint en Europe seulement par la Grande-Bretagne et l’Estonie). Particulièrement importante pour l’Otan la base aéronavale de la baie de Suda en Crète, utilisée de façon permanente par les Etats-Unis et d’autres alliés, dans ces dernières années pour la guerre contre la Libye et les opérations militaires en Syrie. Maintenant utilisable, grâce au pacte avec la Grèce, également par Israël surtout en fonction anti-Iran.

Dans ce cadre stratégique se recomposent les conflits d’intérêt entre Grèce et Israël, d’un côté, et Turquie de l’autre. La Turquie, où l’Otan a plus de 20 bases et le Commandement des forces terrestres, au nom de la « lutte contre l’Isis » bombarde les Kurdes du PKK (vrais combattants anti-Isis) et, avec les USA et les « rebelles », se prépare à occuper la bande septentrionale du territoire syrien. En vertu de l’article 4 du Pacte Atlantique, car elle considère que sont menacées sa sécurité et son intégrité territoriale.

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Convictions à vendre, bon état, pas cher, crédit possible  

27/07/2015

Juan de Marcos Gonzales Afro Cuban All Stars

De la très musique cubaine, avec cet excellent concert de Juan de Marcos Gonzales et ses joyeux amis. Musique très fort, et allez ! 

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20:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jazz

25/07/2015

Affaire Lambert : Drame pour la médecine ; Irresponsabilité des juges administratifs

Dans la dramatiquement célèbre affaire Lambert, devenu le plus trash des sitcoms bleu-blanc-rouge, le dernier épisode ne manque pas de sel… Les principes les plus élémentaires du droit médical sont bafoués.

La prohibition de l’acharnement thérapeutique

La CEDH (6 juillet 2015) vient de confirmer le Conseil d’Etat (24 juin 2014), qui avait confirmé la décision des médecins (10 avril 2013) estimant, après cinq ans de soins (depuis un accident de la route de 2008) que, selon les critères scientifiques les plus établis, la vie continuait, mais sous l’angle de l’acharnement thérapeutique, et donc il fallait passer aux soins palliatifs. L’analyse médicale faite par l’équipe en avril 2013, et suspendue du fait des procédures, était juridiquement confirmée, donc tout allait reprendre son cours. Et là, retournement complet de la situation : l’équipe renonce. Elle confirme les données médicales, explique pourtant qu’elle ne fait rien, saisit le procureur aux fins d’ouverture d’une procédure de « protection globale (ce qui ne veut strictement rien dire) et dit s’en remettre à la décision du ministère de la santé. L’établissement s’est empêché d’entériner. Courage, fuyons…

C’est une donnée établie depuis de décennies : le droit rejoint toutes les morales pour dire que l’heure c’est l’heure, et que l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire le maintien en fonctionnement physiologique du système cœur-poumon alors qu’il n’existe plus aucune activité neurologique, est ascientifique, donc amédical, donc illégal et amoral. Depuis le 10 avril 2013, toutes les données scientifiques montrent que, au sens de la loi, on n’est entré dans la médecine rompant avec la science, la médecine de l’acharnement. Et cela peut durer très longtemps… Voir pour les cas médiatiques, les situations de Franco ou de Sharon.

En cette fin juillet 2015, l’équipe médicale du CHU de Reims avait donc à entériner la décision de l’équipe médicale de 2013. Oui, je dis clairement « à entériner », car dans un Etat de droit, l’autorité de chose jugée, ça compte. On débat le temps du procès, mais après, le juge tranche, et on s’y tient. Il n’existe plus aucune société si on ne respecte pas les décisions des juges.

Et là, tout a lâché.

La médecine sombre devant les procédures. A déplorer le soutien minimaliste du conseil de l’Ordre des médecins, qui manifestement, ne comprend pas ce qui se joue.

En réalité, tout s’est effondré devant une déclaration des évêques du centre-est, dont le cardinal Philippe Barbarin, se prononçant contre un arrêt des soins, estimant que le « terme de la vie n'appartient à personne ». Les détraqués de la laïcité n’ont rien trouvé à redire... Imaginez un instant un iman qui contredise une décision de justice… Vive la laïcité et ses amours funestes avec l’accordéon. Que l'Eglise ait un point de vue sur le fin de vie, c'est heureux, mais j'aimerais bien savoir ce qui autorise Barbarin à se mêler d'une affaire médicale individuelle, alors qu'il n'est pas médecin et que le patient de l'a en rien mandaté ! 

Les réactions

Le CHU s’est contenté d’un admirable communiqué en langue de bois 100% pur bois : « L'évaluation de Vincent Lambert a conduit à constater que la situation clinique était comparable à celle qui avait été rapportée par les experts mandatés par le Conseil d'Etat ». Donc, le ciel est bleu, et bleu est le ciel.

La famille se déchire sous les sunlights.

François Lambert, un neveu : « Les médecins du CHU vont demander au procureur de Reims de nommer un référent, qui ne peut être qu'extérieur à la famille au vu du contexte très conflictuel. Lors de la réunion, les médecins très tendus nous ont signifié que la décision d'arrêt des traitement ne pouvait désormais relever de la médecine vu les menaces et les pressions qu'ils subissaient les empêchant de travailler sereinement ».

Rachel Lambert, l’épouse, en larmes : « Je suis dans l'incompréhension totale, la Cour européenne et le Conseil d'Etat s'étaient prononcés et j'espérais la fin de ce parcours judiciaire ».

Viviane Lambert, la mère : « C'est un grand soulagement et si on demande une protection pour mon fils, cela prouve bien qu'il est vivant ».

Dans un communiqué, Jérôme Triomphe et Jean Paillot, les avocats des parents de Vincent, ont salué « une heureuse décision » et un nouveau « départ pour Vincent et sa famille » en appelant à un transfert du patient vers un autre établissement, ajoutant « De nombreuses autorités scientifiques et morales sont intervenues pour dissuader le CHU de Reims de continuer dans cette voie de l'acharnement à vouloir mettre à mort Vincent Lambert malgré des mises en cause médicales, déontologiques et pénales graves ».

Marisol Touraine, la sinistre de la Santé, a osé dire qu’elle apportait « tout son soutien à l'équipe soignante », soulignant que celle-ci n'a « pas pris cette décision parce qu'elle refuse d'arrêter le traitement » mais pour des raisons de sécurité. Waouh, le terrorisme catho, qui fait de l’hôpital de Reims zone de non-droit ? Des menaces ? Et on reculerait devant les menaces, sans avoir déposé plainte ?

Un peu de droit

1/ La famille,… euh les familles

Un juriste n’est pas juge des sentiments. Les deux clans se battent pensant bien faire, en voulant être fidèles à la mémoire de leur proche. Je n’ai rien à dire à propos de ces attachements contradictoires, ce n’est pas le problème. Que chacun cherche à faire valoir ses vues, c’est le propre de la vie.

Le problème est que, inversant toutes les règles de droit, le Conseil d'Etat a autorisé la famille à contester en justice les décisions médicales. Vous n’êtes plus soigné par le médecin, mais par le juge ! La mère avait préparé tous les recours pour s'opposer à la décision attendue... et maintenant l’épouse qui pourrait parfaitement saisir le juge des référés... 

2/ Les médecins du CHU de Reims

La réaction des médecins du CHU de Reims est en dessous de tout, et l’équipe paie cash son erreur d’origine. Lors du tout premier référé, il fallait s’opposer radicalement à cette intrusion du juge dans la décision médicale. C’était la première fois de l’histoire de la médecine qu’un juge était saisi pour bloquer une décision médicale, et il fallait se battre contre cette intrusion. Mais l’hôpital n’avait même pas voulu prendre d’avocat, et avait laissé le médecin se rendre seul à cette audience,... et sans former la moindre contestation. La brèche ouverte était un gouffre : dès qu’un médecin prendra une décision, une partie de la famille s’opposera en collant un référé.  Résultat : je suis le malade, mon médecin est ligoté par des recours en justice fait par des tiers, et je me retrouve soigné par un juge. De quoi devenir dingue ! Le truc va se généraliser, et on verra ce qui restera de la médecine dans quelques années.

Et là… Cette demande de « protection globale » ne répond à aucune notion juridique.  En réalité, ce que veulent ces pétochards de médecins, c’est que le procureur prenne la décision à leur place. C’est la catastrophe : faites confiance aux hôpitaux publics, et si ça se gâte, c’est le procureur qui viendra vous soigner.  

3/ Les fautifs sont les juges

Et je précise, les juges de la juridiction administrative, à commencer par le Conseil d’Etat, car les juges judiciaires sont eux restés dans le droit chemin du droit et refusent de s’immiscer dans la pratique des soins.

Le Conseil d’Etat avait deux bonnes raisons de renoncer à la tentation de se mêler de ce qui ne le regarde pas.

La première était un principe, à savoir que le juge ne peut en aucune manière s’immiscer dans la relation médicale. La relation médicale est tout, la rencontre d’une confiance et d’une conscience, mêlant les connaissances scientifiques et l’engagement humain, dans un contexte de secret, d’intimité et de consentement. Le juge ne contrôle jamais la légalité d’une décision médicale, car en droit, ce n’est pas un acte juridique. Il peut, après coup, à la demande du patient ou de ses ayant-droits, procéder à l’analyse de fautes.

La seconde était formelle, car aucun texte de procédure ne permettait cette intervention. Il suffisait donc de le dire. Mais, pour se prononcer, le Conseil d’Etat a inventé une procédure de A à Z. Un abus de pouvoir juridictionnel caractérisé,… et alors que le parlement discutait d’une évolution de la loi, pas un parlementaire n’a osé dire un mot contre le Conseil d’Etat, qui a bafoué les principes et bousculé tout le droit de la fin de vie, avec les résultats que l’on voit aujourd’hui. 

Le patient a été le grand absent des procédures : avec ce système délirant, le patient n'est plus sujet de droit, mais seulement l’objet du procès. Il n'existe plus ni consentement, ni secret professionnel, et des équipes médicales sont condamnées à pratiquer des actes médicaux relevant de l'acharnement thérapeutique - traitement inhumain et dégradant - en toute irresponsabilité, car ces actes ont été ordonnés par une décision de justice. Merci le Conseil d'Etat ! 

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