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01/08/2014

Complicité de crimes de guerre en Palestine : La prison se précise pour Obama

Votre voisin a pété les plombs, et avec sa carabine il tire sur les enfants. Soudain, il se tourne vers vous, l’air consterné : « Je vais manquer de munitions, alors qu’il y a encore des enfants à abattre ». La main sur le cœur, vous vous dépêchez de lui donner de nouvelles armes. C’est que ce vient de faire Obama pour les tueurs d’Israël.

Les Etats-Unis (Territoire indien occupé, Amérique du Nord) ont confirmé hier avoir réapprovisionné en munitions Israël, qui en avait fait la demande urgente le 20 juillet.

C’est dire que si Obama refusait, Israël était dans la panade, et des vies palestiniennes auraient été sauvées. Israël est un Etat mineur, sous assistance, qui ne sait rien faire sans sa maman-Folcoche, les US.

Le porte-parole des mirlitons US, aux mains couvertes de sang, John Kirby, explique : « Les États-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d’Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d’aider Israël à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et réactive. Cette vente d’armement est cohérente avec ces objectifs ».

Ces munitions étaient entreposées par l’armée états-unienne sur le sol israélien, comme un gros biberon de mort pour l’armée israélienne « en cas d’urgence ». La vente s’est faite pour un milliard de dollars (746 millions d’euros).

Le petit John Kirby, qui se calcule déjà en avocat pour l’ouverture du procès d’Obama, tente de plaider : « La décision de délivrer des munitions à partir de ce stock était purement ministérielle et ne nécessitait par l’approbation de la Maison Blanche ».

Bien sûr John, prend-nous pour des demeurés. Tu finiras en taule toi aussi, comme ton patron.

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31/07/2014

Israël tue même les prématurés

Un missile de la plus lâche des armées du monde, celle qui attaque les civils car elle ne risque rien, vu l’absence de défense anti-aérienne, a visé et détruit la maison de Shaïma al-Cheikh Qanane, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire de Gaza, ce vendredi 25 juillet 2014,  à 3 heures du matin. Pourquoi ? Comme ça, car il y a trop de Palestiniens, alors il faut en tuer de temps en temps. Une grande victoire militaire, qui honore Israël, la seule démocratie de la région.

Le médecin de l’hôpital de ce camp de réfugiés explique : « Son corps a été amené après un bombardement à 3 heures du matin vendredi. Nous avons essayé de la réanimer, mais elle était morte sur le trajet de l’hôpital. Nous avons ensuite remarqué un mouvement au niveau de son estomac et nous avons constaté qu’elle était enceinte. Elle l’était de 36 semaines ». Ils ont alors pratiqué une césarienne, et est née une fille, à laquelle a été donné le prénom de Shaïma,  comme sa mère. Sa grand-mère, Mirfat Qanana, déchirée par la violence sioniste, a été admirable : « Dieu l’a protégée. Ma fille est morte, mais j’ai une nouvelle fille. Elle m’appellera maman, comme le faisait sa mère ».

Shaïma, elle a été transférée à l’hôpital de Khan Younès, sous assistance respiratoire. Hier, après six jours, Shaïma est morte.

Nous, nous n’avons pas droit à la vengeance, et pour ce soir, il ne nous reste qu’à pleurer avec Mirfat Qanana.

Mais nous savons, nous, où se trouve la civilisation.

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29/07/2014

Les crapules qui ont tué la Libye

Le scénario était écrit d’avance. Il n’existait en Libye aucune force politique pour renverser le régime. Donc… Mais Kadhafi, à la tête de la riche Libye, finançait nombre d’institutions africaines et anti-colonialistes, et il fallait donc le dézinguer. Le pétrole n’était pas l’enjeu car Kadhafi vendait gentiment à tous ceux et sans poser de questions à qui payait. Ce bad man était impitoyable avec tout ce qui ressemblait à un opposant, et il s’était enfermé dans les habits d’un personnage grotesque. Bref, il était devenu une cible facile. Et quand le clan des crapules de l’OTAN a décrété qu’il devait être renversé, il ne s’est trouvé personne pour le défendre. La Ligue arabe s’est empressé de la « suspendre, et de toute l’Afrique, rien de sérieux n’est sorti. Lamentable.

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Oui, mais les faits sont là : Kadhafi avait établi une paix durable dans cette Libye partagée entre trois grandes régions – Tripolitaine, Cyrénaïque, et Fezzan – et cet Etat faible et fantasque tenait le territoire. Aussi, il était clair que rien, rien, rien n’autorisait un groupe d’Etats étrangers – l’OTAN – nourris de plus vieille carne impérialiste, à renverser le régime, ce qui été fait en aout 2011.

Aujourd’hui, on voit le résultat.

Le pays est à feu et à sang. Il n’existe plus aucun pouvoir d’Etat, malgré des élections factices du 25 juin, ce qui montre à nouveau que les élections en sont en rien la condition de l’Etat de droit. Les ambassades occidentales – les maquerelles de l’OTAN – déguerpissent comme des minables. La population est à l’abandon, alors que le feu menace Tripoli. Ce soir, personne ne peut assurer la sécurité de Tripoli. La seule perspective réaliste est la désagrégation de la Libye. A pleurer.

Alors, et parce que – et dès le premier jour – j’avais ici dénoncé cette guerre illicite, je vous livre bien volontiers les cocoricos de l’époque de nos petites coqs et petites poules,… qui voudraient que l’on vote pour eux.

Nicolas Sarkozy en pétait son pantalon : « La France continuera de se tenir au côté du CNT et de tous les Libyens pour achever la libération de leur pays de l’oppression et de la dictature, et les aider à réaliser leurs aspirations à la liberté et à la dignité ». Elle est où la France, ce soir ?

Le grand dépressif mondain, Alain Juppé, alors ministre des affaires étrangères, était pas mal non plus, en se « félicitant des risques calculés pris par la France », et ajoutant : « La cause était juste. La France a été la première puissance à reconnaître le CNT et nous sommes déterminés à nous engager à ses côtés ». ? Oki, blaireau cravaté. Tu proposes quoi, ce soir, avec ta détermination en caoutchouc ?

Quant à la gourdasse en cheffe de la gauche moderne et progressiste,  Martine Aubry elle s’affirmait alors « heureuse que la France ait été à l’initiative ». Et quand le journaliste lui demande s’il s’agissait d’une victoire pour Sarko, la reine de la nuit socialiste répondait : « Oui, je crois que ça l’est, parce qu’il s’est engagé au bon moment. On sait que ça avait été un peu tardif pour la Tunisie et pour l’Egypte ». Tant de perspicacité…

Je garde pour la fin, notre Master Bouffon, l’inénarrable El Blancos, qui déclarait puissamment : « La France est forte et belle quand son action est juste, à la hauteur de son Histoire et de ses valeurs » pour conclure en saluant « le rôle prépondérant de Bernard-Henri Levy ». Merci El Blancos, mais, ce soir, qu’envisage la France « belle et forte » pour la population libyenne ?

Bonne nuit les petits… Une jolie place vous attend dans les poubelles de l’Histoire.

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02:16 Publié dans Droit international | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye

Je vous écris depuis la bouche de l’enfer, par Nurit Peled-Elhanan

Nurit Peled-Elhanan, professeur de littérature comparée à l’université hébraïque de Jérusalem, a perdu sa fille de 14 ans dans un attentat kamikaze palestinien. Elle avait interdit aux officiels israéliens, dont Benjamin Netanyahou de venir aux obsèques, et avait déclaré « ne pas avoir cédé au désespoir mais prononcé un discours avec pour thème la responsabilité d’une politique myope qui refuse de reconnaître les droits de l’autre et fomente la haine et les conflits ».

Cofondatrice de l’association israélienne et palestinienne des Familles endeuillées pour la paix, elle a reçu le prix Sakharov en 2001.

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Ma lettre au Parlement Européen pour sa session concernant l’attaque israélienne sur Gaza.

Nurit Peled-Elhanan 16 juillet 2014

Chers amis et militants de la paix

Je vous écris depuis la bouche de l’enfer. Génocide à Gaza, pogroms et massacres en Cisjordanie et la panique des roquettes sur Israël.

Trois colons israéliens enlevés et tués, et la police qui a été informée immédiatement n’a rien fait. Leur mort a été utilisée comme un prétexte pour mener l’assaut planifié à l’avance sur la Cisjordanie et Gaza. Un garçon palestinien de Jérusalem enlevé et brûlé vif et la police, immédiatement informée, ne fait rien. Plus de 200 victimes dans le raid sur Gaza. Des familles entières tuées par les pilotes israéliens, et pour résultat, des bombardements de roquettes sur tout Israël. Le racisme dangereux et violent contre des citoyens israéliens arabes, encouragé avec enthousiasme par les ministres israéliens et des membres du Parlement, conduit à des émeutes dans les rues, engendre l’agressivité et de graves discriminations contre les Palestiniens, avec une violence renouvelée qui éclate contre les militants de la paix juifs.

Malgré les accords, les résolutions internationales et les promesses israéliennes, les colonies se développent – tandis que les maisons palestiniennes à Jérusalem-Est et la Cisjordanie sont constamment détruites. L’eau coule sans limitation dans les piscines des colonies, tandis que les enfants palestiniens sont assoiffés et que des villages et des villes entières vivent sous un régime cruel de distribution d’eau, comme cela a été récemment souligné par le président Schultz. Des routes de ségrégation réservées pour les Juifs seulement et de nombreux points de contrôle rendent la vie et les déplacements des Palestiniens impossibles. Le caractère non démocratique de l’Etat d’Israël est de plus en plus en train de se transformer en un Etat d’apartheid dangereux.

Toutes ces atrocités ont été conçues par le même esprit diabolique et criminel – l’esprit de l’occupant raciste et impitoyable de la Palestine. Par conséquent, la responsabilité de tous ces crimes contre l’humanité doit être imputé à qui de droit : sur les mains sanglantes des dirigeants politiques racistes d’Israël, des généraux, des soldats et des pilotes, des hooligans de la rue et des membres de la Knesset. Tous sont coupables de l’effusion de sang et devraient être traduits devant la Cour pénale internationale de justice.

A ce jour, la communauté internationale n’a pas fait assez pour arrêter le régime d’occupation israélien. Les pays européens l’ont sévèrement critiqué alors que dans le même temps, ils continuaient à coopérer pleinement avec Israël, économiquement, politiquement et militairement. En conséquence, Israël ne paie pas de prix pour ses graves violations du droit international et des valeurs humaines. Au contraire, c’est l’Europe qui paie pour la plupart des dommages humanitaires de l’occupation, ce qui rend encore plus facile pour Israël de la maintenir.

Bien que les directives aient été émises interdisant aux institutions de l’UE de sponsoriser ou de financer les organismes de recherche et les activités dans les colonies et que 20 pays européens aient publié des avertissements officiels à leurs citoyens et aux entreprises, à l’encontre des relations commerciales et financières avec les colonies, ce n’est pas suffisant. Ces mesures ne remettent pas sérieusement en cause la politique israélienne en Palestine occupée. L’Europe pourrait faire beaucoup mieux, ainsi que l’illustre sa réponse dure à l’annexion par la Russie de la Crimée. En quelques semaines, l’Union européenne a imposé des sanctions ciblées sur les responsables russes et ukrainiens et entreprises commerciales en activité en Crimée. L’UE est allée encore plus loin et a élargi les sanctions en interdisant l’importation de marchandises de Crimée.

Nous, les citoyens d’Israël et les apatrides de la Palestine, ne pouvons pas réaliser la fin de l’occupation et arrêter le bain de sang par nous-mêmes. Nous avons besoin de l’aide de la communauté internationale en général et de l’UE en particulier. Nous avons besoin de vous pour poursuivre en justice le gouvernement et l’armée israélienne, nous avons besoin de vous pour boycotter l’économie et la culture israélienne, nous avons besoin de vous pour exhorter votre gouvernement à cesser de tirer profit de l’occupation et nous avons besoin d’appeler à un embargo des armes contre Israël et à lever le siège de Gaza. Israël est la plus grande et la plus dangereuse organisation terroriste existant aujourd’hui. Toutes ses munitions sont utilisées pour tuer des civils innocents, femmes et enfants. Ce n’est rien de moins qu’un génocide.

Comme lauréate du Prix Sakharov du Parlement européen pour les Droits de l’Homme, en tant que mère et en tant qu’être humain, je demande à l’UE d’utiliser tous les outils diplomatiques et économiques à sa disposition pour aider à sauver mon pays de cet abîme de mort et de désespoir dans lequel nous vivons.

S’il vous plaît , il faut mettre Israël au ban de la communauté internationale jusqu’à ce qu’il devienne un véritable Etat démocratique, et il faut boycotter et sanctionner quiconque fait des affaires avec cet état d’apartheid et nous aider à nous débarrasser de ce gouvernement raciste et sanguinaire pour restaurer la vie des Palestiniens et des Juifs eux-mêmes.

Prof. Nurit Peled-Elhanan

28/07/2014

Nous Palestiniens, Nous les partisans de la justice, une lettre de Marwa Abulaban

J’ai reçu cette lettre bouleversante de Marwa Abulaban, jeune habitante de Gaza, qui s’exprime admirablement en français. Cette lettre est datée du 23. Deux jours plus tard, son frère a été tué dans un bombardement.

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Ils agressent Gaza pour que l’attention du monde soit sur leur prétendue force. Ils agressent Gaza afin de mieux faire oublier les crimes commis en Cisjordanie. Ils agressent Gaza et c’est aussi pour faire abstraction des attaques incessantes contre la mosquée  Al Aqsa. À cela, nous n’oublions pas cette volonté permanente d’occulter les arrestations, les assassinats arbitraires et surtout les crimes perpétrés sur les enfants comme cible à la source et de choix pour le régime sioniste. Nous pensons à l’un d’eux, l’innocent Mohamed Abu Khudair.

Sans aucun sentiment d’humanité et sans aucune considération pour la dignité humaine, les sionistes ont pris cet enfant, puis l’ont torturé, tué et puis brulé. Encore et toujours l'occupant israélien a t-il le droit de tuer en toute impunité? Qui sont les partisans de la terreur et qui sont donc les véritables terroristes?

Mohamed Abu Khudair, qui n’était qu’un  enfant, a été tué sans même qu’une personne ait pu agir, sans même qu’une personne ai pu réagir en sa faveur. Encore et toujours, est-ce que Israël a-t-il le droit de faire cela et de supprimer ceux qu’il estime de trop sur notre terre ? Et nous Palestiniens, n’avons-nous pas cette obligation humaine de réagir à cela ? N’avons-nous pas le droit de nous défendre face à celui qui souhaite nous coloniser et nous supprimer?

De par le monde, nombreux sont ceux qui ont des yeux mais ne voient pas, ont des oreilles mais n’entendent pas, ont des cœurs mais ne comprennent pas. Nombreux parmi ceux-là disent que les terroristes palestiniens lancent des roquettes contre Israël, et ils condamnent systématiquement cela. En revanche, ces mêmes sourds, muets et aveugles ne disent plus mot lorsque notre ennemi nous attaque, lorsque notre ennemi déverse sa haine arbitraire qui n’a d’égal que l’ampleur illimitée du déluge de feu qu’il nous fait parvenir depuis le ciel. Dépossédé de l’ouïe, de la vue et de la compréhension du cœur, en vérité celui-ci tel un bourreau participe à nous faire mourir soit à petit feu, soit immédiatement et violemment par son absence d’humanité ainsi que par son crime sournois qui laisse sans voix.

Silence Israël tue, silence Israël est la victime, au nom de sa seule et unique sécurité. Oui, silence on tue, encore et toujours, ... et quel est ce silence en nous le plus douloureux et le plus injuste ? N’est-il pas celui de l’absence de la fraternité, voire même de l’humanisme arabe et musulman ? Au-delà de la prétendue indignation manifestée par ces chefs d’Etats arabes et musulmans, l’absence d’actes ne finit-elle pas par les réduire à un silence tout aussi étrange que coupable.

Depuis 1967,  la Palestine souffre et demeure encore et toujours occupée. En dépit de ses incessants appels au monde qui sonnent et raisonnent, la tonalité demeure celle d’une réponse encore et toujours occupée. Pourquoi ? Pour qui ? Jusqu’a quand ? La Palestine n’a pas oublié le monde mais le monde a oublié la Palestine…

Voici l’histoire de cette étrange quotidien dont les stratégies militaires offertes aux habitants de Gaza ne manquent pas d’imagination, sournoise et criminelle. Dans le même temps, celles-ci n’étonnent plus les Palestiniens. Chaque moment à Gaza durant ces jours d’offensive par le ciel, la mer et la terre, l’armée sioniste lance un missile, j’entends alors sa déflagration forte suite à sa chute, c’est alors que  je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus quoi penser et tout s’emmêle dans mon esprit éprit de panique.  Où ce missile va-t-il  encore tomber ? Est ce sur notre famille ou est-ce sur celles de nos voisins ou sur nos proches ? Je ne sais plus de quoi j’ai conscience. Les murs de la maison tremblent violemment de toute part, et au final tout explose fortement. Les moyens utilisés dépassent l’imagination dans la violence et la disproportion. David contre Goliath,… mais à une époque où Goliath le Palestinien est réduit à n’être plus Goliath et David ne fait plus ce qu’on attendait noblement de David. Nous sommes face à un Israël, désormais tueur des citoyens de Gaza, et tout simplement le tueur d’enfants, des femmes et des personnes âgés. Suite à chaque agression, l’ambulance roulant à toute vitesse vers le lieu de la destruction et de la mort, fait sonner sa triste sirène devenue presque familière dans toute la ville. Suite à chaque décès notre profonde conviction en Dieu ne peut se détacher du fait d’invoquer pour ces innocentes victimes le mérite du martyr. Ce noble mérite s’impose à nous et nous unit à ces innombrables morts et blessés qui résistaient et résistent encore et toujours chaque jour dans leurs vies et leur biens. Face aux inexcusables silences du monde, nous comprenons depuis longtemps que les âmes palestiniennes sont bon marchés pour le monde.

Dans ce contexte dramatique, la souffrance soit commence pour certains encore tout jeune ou soit elle fini  pour une famille fatalement que cela soit de jour comme de nuit au quotidien.

Chaque matin nous nous levons avec le bruit des bombardements massifs, et nous nous endormons à nouveau avec celui-ci sans répit de pouvoir goûter la quiétude du sommeil et de ses rêves remplit de liberté. Nos compagnons du ciel ne sont plus les étoiles mais ce sont les avions, les drones et le fracas des bombardements permanents.

À l’autre bout du monde, au même moment les gens éprouvent leur joies et insouciance avec d’autres déflagrations dans le ciel, celles des feux d’artifices de l’été, pour ceux qui vivent dans cette partie du monde où l’on dort avec insouciance, en sécurité et en paix. Pour notre part, nous restons éveillés jusqu’à ne plus compter les heures de crainte de ne pas savoir où sera notre réveil, et ce qu’il peut se passer durant notre sommeil. Comme chaque jour nous nous regroupons pour rester dans une chambre devenue notre seul lieu de protection. La chaleur étouffante de cette saison d’été nous ne dissuade pas de fermer les fenêtres ainsi que les portes pour notre impérative sécurité. Pour autant, suite à des bombardements forts, les derniers éléments de la maison éclateront hélas. Voila notre quotidien actuel dans la bande de Gaza. L’obscurité est aussi notre environnement quotidien à cause des restrictions arbitraires qui touchent l’électricité, qui nous parvient moins de 5 h par jour. Sous les bombardements de la nuit, Gaza devient une ville sombre.

À travers le choix d’une symbolique forte de sens, le régime sioniste avait commencé ses bombardements dès le 29 juin, premier jour du mois de Ramadan. Un mois de miséricorde divine et de pardon. L’offensive militaire contre Gaza, fut annoncée quant à elle, le 7 juillet. La semaine de bombardement qui précédait cette date semblait être un banal entrainement pour Israël. Un relatif et vulgaire entrainement pour l’occupant sioniste.

N’est-ce pas un acte ultime d’humiliation que d’attaquer les civils palestiniens lors du premier jour de Ramadan ?

Les Palestiniens se font massacrer en silence et les avions de guerre israéliens rodent sans relâche tels des loups affamés de chair et bombardent en totale liberté et impunité. Cet état de fait durera aussi longtemps que l’entité sioniste ne réservera pas d’autres considérations aux réactions de condamnations des pays du monde que celle qu’elle regarde entre les orteils.

Avec un élan de générosité cynique et macabre, les Israéliens bombardent les maisons en faisant effondrer les toits sur leurs habitants après les avoir prétendument  prévenus un laps de temps avant. Dans la réalité, l’armée sioniste ne prévient que très rarement les habitants de la maison ciblée. Au mieux, ils lancent un petit  missile qui guide le second plus destructeur pour que leurs habitants fuient. C’est un nouveau système, qui pourrait faire trompeusement croire que Israël se soucie tout à coup des lois humanitaires de la guerre,… mais ce n’est qu’illusion trompeuse pour les crédules acquis à sa cause. En réalité ce que le monde ignore c’est qu’ils bombardent à peine après quelques secondes, jamais plus d’une minute. Est-ce que 50 secondes voir une minute suffisent  pour des personnes âgées, femmes, enfants pour se regrouper et enfin sortir ? Absolument non. Le simple fait de nous poser la question en ce 21ème siècle pour ce peuple qui vit cela est rien de plus qu’irréel et incroyable.

C’est un drame que tous les citoyens  palestiniens vivent chaque jour. Et quelles sont nos options ? Soit de rester dans notre maison et mourir une fois, ou alors nous la quittons et devenons des morts vivant chaque jour, détruits à petit feu. Mais la plus destructrice des morts est celle de ce départ en perdant nos souvenirs d’enfance et de ceux des personnes qui ont  vécus avec nous dans l’amour et la patience. Ce lieu familial, un abri fait de tendresse, est celui où nous avions nos jouets, nos meubles, nos papiers, où nous avions écris tant de pensée. C’est le lieu de nos vies quotidiennes, de nos moments de joie et de tristesse. Un lieu où nous avions nos souvenirs, nos chambres, nos lits, notre argent pour vivre… . En une fraction de seconde un missile  frappe arbitrairement, après le harcèlement d’une occupation militaire non voyante, pour effacer à jamais toutes ces vies et ce lieu remplit d’émotions diverses. En réalité, s’il me reste quelques forces pour écrire, je ne peux pas pour autant décrire notre peine et notre douleur avec exactitude car les mots ne suffisent pas et le calme n’est pas là. Peut être qu’un missile tombera d’une seconde à l’autre… Cela est au-delà des mots.

Cette  situation est celle de notre dramatique et triste quotidien qui se poursuit chaque jour à Gaza où l’on ne vit pas mais où l’on survit. Dans leurs appétits féroces et sanguinaires  de bourreaux du peuple palestinien, les avions ne leur suffisent pas pour accentuer les massacres et ce génocide, ils utilisent divers moyens de guerre qui témoignent de leur cruauté.

Ce qu’ils nous proposent chaque jour dans cette prison à ciel ouvert c’est 4 modalités pour détruire Gaza : les avions de combat dans le ciel le plus haut, les drones dans le ciel le plus bas, les canons d’artillerie de chaque frontière de la bande de Gaza et depuis les bateaux de guerre en mer.

Notre réalité n’est plus que celle de bombardements incessants, de destructions, de déplacements de populations, des morts et des blessés… Et avec cela, Israël n’hésite pas à annoncer qu’il va élargir son opération militaire contre le territoire palestinien de Gaza.

Jusqu’à quand va-t-on souffrir ? Et quelle est la nature inhumaine de cette protection qui n’est autre qu’une agression criminelle supplémentaire à l’actif d’Israël dans son éternel syndrome de victimisation d’elle-même.

Sortir de chez soi est quasiment impensable : personne ne peut garantir votre protection si vous sortez de chez vous. En restant chez nous ils nous bombardent également en choisissant nos maisons comme lieu de mort.

Quelle est la faute de l’enfant qui avait une famille il y a quelques jours et qui aujourd’hui regarde seul ces destructions autour de lui, restant le seul survivant d’un bombardement ?

Encore et toujours les enfants de Gaza demeurent les victimes des guerres et Israël demeure encore et toujours le criminel et le tueur des enfants palestiniens.

Oh Israël, sache que comme pour d’autre avant toi, le cycle naturel de la vie sur terre viendra, que tu sois individu, clan, groupe ou empire, ce  jour où tu vas mourir et tu te retrouveras face à tes actes. Oh Israël, sache qu’on ne badine jamais avec ces âmes qui peuplent Gaza. Et sera ou ne sera pas le jour de libération de la Palestine... bien assez tôt tu le connaîtras.

 
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