Avertir le modérateur

Homosexualité et don du sang: le malentendu

Roselyne Bachelot a annoncé ce 27 novembre qu’elle allait « suspendre l'interdiction » pour les homosexuels de donner leur sang. Une interdiction que notre ministre a qualifiée sur France-Info de « démarche discriminatoire qui n'est pas tolérable ». Un peu de nuance serait bienvenue, pour ne pas en rajouter au malentendu.  

 

La malheureuse circulaire de 1983

 

Si j’en crois l’effet d’annonce, il existerait une disposition juridique interdisant les homosexuels du don du sang. Je vous rassure, il n’y a rien de tel dans le Code de la santé publique, ni dans la loi, ni parmi les décrets. Rien.

Où se cache alors l’odieux ennemi que s’apprête à terrasser Roselyne? Une circulaire du directeur général de la santé du 20 juin 1983, le professeur Roux…

Vous savez ce que vaut une circulaire ? Pas grand’chose. Ni loi, ni décret, ni arrêté. C’est une consigne interne à l’administration, et qui ne crée de sujétions à l’égard des tiers, les homosexuels en l’occurrence.

Cette circulaire, rédigée aux tout premiers temps de la pandémie, quand la connaissance balbutiait, recommandait d’écarter du don du sang les personnes homosexuelles ou bisexuelles considérées comme un « groupe à risque » au même titre que les utilisateurs de drogues injectables par voie veineuse, les personnes originaires d'Haïti et d'Afrique équatoriale, les partenaires sexuels (hommes ou femmes) des personnes appartenant à ces catégories. On se souvient du tollé à l’époque. La formule de « groupe à risque » est mauvaise, car ce sont les conduites qui sont à risques. Badaboum sur la circulaire, et vive la polémique !

 

 

Depuis, tout a changé

 

 

La compétence ne revient plus au gouvernement, mais à l’Etablissement français du sang (EFS). Le contenu de la circulaire a été adapté par des recommandations internes. Le Comité National Consultatif d’Ethique (CNCE), puis la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (HALDE) ont rappelé pourquoi les pratiques de l’EFS étaient conformes à la loi.

Une telle discrimination, si elle existait, tomberait sous le coup de la loi pénale. Condamnation assurée en correctionnelle ! Or, il n’y a rien, à part de justes courriers de protestation liés à des pratiques locales isolées.

Un large accord

 

L’accord est fait sur beaucoup de choses.

-         Il existe, en termes de santé publique, une prévalence particulière du HIV dans la population homosexuelle masculine. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de ce 27 novembre, qui traite de l’infection à VIH-sida en France et en Europe, fournit maints renseignements qui confirment cette réalité.

-         La question n’est pas celles de populations à risque, mais au sein de populations, mais de conduites à risques, et c’est bien à partir de cette donnée que l’EFS fonctionne.

-         La seule vraie garantie est l'honnêteté et la franchise des donneurs, ce qui passe par une relation de confiance. Les mesures d’interdiction sont contreproductives, car elles encouragent à contourner la règle par la tromperie.

-         L’EFS et ses structures pratiquent des examens sur tous les prélèvements sanguins, tubes d'échantillons du sanguins, accompagnés d’une vraie traçabilité, ce qui diminue considérablement, mais pas totalement, le risque, qui est celui de la fenêtre de séroconversion, d’une dizaine de jours.

Ce que disent les responsables

 

Voici les déclarations de deux responsables, cités dans Le Figaro en moi de mai 2006.

Le Pr Gilles Brücker, directeur général de l'InVs (Institut national de veille sanitaire) :  

«Nous avons beaucoup travaillé pour analyser le surrisque éventuel lié à la levée de l'interdiction du don de sang des homosexuels, même si nous défendons le refus de tout ce qui peut être une stigmatisation. En introduisant dans une modélisation tous les paramètres épidémiologiques concernant le niveau de contamination actuelle parmi les homosexuels et différents éléments encore, nous avons calculé que si l'on arrête d'exclure les homosexuels du don de sang, on double le risque d'avoir un échantillon contaminé dans la filière de la transfusion. Actuellement, le risque résiduel est d'un don contaminé pour 2,6 millions de dons. Même si le risque double, il reste faible. Mais cela conduit à diminuer la sécurité du don de sang. À moins de n'exclure que ceux ayant eu récemment des comportements sexuels à risque.»  

Willy Rozenbaum, président du Conseil national du sida:

«Nous avons été saisis sur ce sujet. Mais par manque d'informations, nous n'avons pas encore rendu d'avis. À titre personnel, je peux vous dire que le principe de précaution est inscrit dans la Constitution et pense donc que tant qu'il y aura un risque, on doit se donner les moyens d'être le plus sûr possible. Si cette mesure est ressentie comme discriminatoire, il faut qu'il y ait une réflexion. Mais il s'agit d'une population à forte prévalence de VIH et l'appel à la responsabilité à ne pas contaminer les autres doit être actuellement un des messages les plus importants dans ce contexte.»

 

*   *  *

 

Alors, où est le scandale qu’a dépisté notre ministre ?

Il faut pouvoir écrire un certain nombre de choses.

Que ce qui est en cause, d’abord et avant tout, ce sont les conduites à risques, qu’il faut gérer avec une grande précaution.

Qu’en termes de santé publique, existe un groupe qui est la population homosexuelle.

Qu’il existe en son sein un risque spécifique en cas de conduites à risques.

Que cette prévalence du risque est supérieure à celle existant dans la population ayant des relations hétérosexuelles.

Que le risque est tel, et ses conséquences si terribles, qu’il faut savoir, avec tact et persuasion, s’aventurer sur ce terrain qui est celui de la vie privée au regard de préoccupations de santé publique.

Qu’interdire à un homosexuel, parce qu’il est homosexuel, de donner son sang n’est pas défendable.

Que poser au donneur, à l’occasion d’un entretien individuel, la question de son homosexualité et de ses pratiques sexuelles, et la cas échant refuser le don du sang, n’est pas un scandale.

Que les Instituts, qui donnent ce type de consignes, font preuve d’esprit de responsabilité

Commentaires

  • Je ne suis pas vraiment d'accord, ou alors je n'ai pas compris votre pensée.
    Vu qu'il y a plus d'hétéros que d'homos dans la population, il doit y avoir davantage de "sang contaminé par le VIH" chez les hétéros que chez les homos.
    Et dans tous les cas il y a dépistage du sang non?
    Alors interdire à tous les homos de donner leur sang parce qu'ils ont dit qu'ils étaient homos n'est pas normal (je n'ai pas une seule connaissance homo qui a pu donner son sang une fois son orientation sexuelle révélée...).
    Donc je n'aime pas particulièrement Bachelot mais elle a raison là.

  • Je ne comprends pas!!!!
    peux importe les donneurs le questionnaire ne fait pas tout donc ma question est: qu'elle fiabilité sur les analyses de sang qui sont donnés????
    En effet on peut répondre n' importe quoi sur le questionnaire l'important est d'avoir les ressources nécessaires pour une analyse fiable .Est ce le cas aujourd'hui ? qui en prends la responsabilité? MERCI DE VOTRE REPONSE

  • @ Sarah
    Mon point de vue... c'est surtout qu'il y a abus de langage de la part de la ministre. Et utiliser des formules aussi radicales n'est pas ooportun, pour ne pas dire plus.

    Prononcer une interdiction qui concernerait toute une partie de la population ne peut résulter d'une simple circualire, qui à ce jour n'est plus qu'un prétexte. La connaissance de la maladie en 2007 n'a rien à voir avec celle de 1983.

    La référence est déjà celles des "conduites à risques".

    Le ministre fait-il avancer le débat avec une présentation si caricaturale? pas évident, quand je lis les propos mesurés de ceux qui sont réelelemtn en charge (INVS et CNS)

    L'imprimé qui est rempli n'est pas un obqstacle à la rencontre avec un médecin pour analyser la situation. Le cas échéant, le médecin traitant peut également être consulté.

    Mais pour ce qui est de la prévalance cez les homosexules, les chiffres vous donnent tort. les deniers chiffres, publiés il y 48h par le BEH le confirme.

    C'est là que le racourci de la formule du minsitre ne va pas. Il faut parler "santé publique", et accepter de devoir entrer dans l'analyse des groupes de populations. Vaste débat: individu et santé publique. La ligne de partage n'est pas évidente, et c'est tout le débat.

    @Christiane. On a bcp progressé, mais à ma connaissance, il reste une "fenêtre" d'une dizaine de jours.

  • La responsabilisation du donneur est le pilier de la sécurité du don de sang, plus que tous les tests que l'on peut imaginer. Il me semble que l'EFS a, comme souvent dans le domaine médical, une obligation de moyens en matière de dépistage, et surtout pas de résultat (pour mémoire, le scandale du sang contaminé n'a pas porté strictement sur le fait que le VIH ait été inoculé par transfusion, mais sur le fait que le CNTS n'ait pas imposé la généralisation de solutions qui avait prouvé leur efficacité là où elles avaient été employées).
    On ne peut pas mettre n'importe quoi sur le questionnaire, si c'est fait sciemment c'est de la mise en danger délibérée de la vie d'un tiers, il ne faut pas compter sur l'EFS pour éponger son inconscience.
    A ma connaissance, l'allègement des critères de recevabilité au don s'inscrit dans un contexte de progrès très sensibles des techniques de dépistage, qui dépasse largement la question de l'homophobie :
    - après le scandale du sang contaminé, comme les tests de dépistage sur les différentes maladies recherchés (hépatites et sida pour les principales) n'étaient pas très fiables, le CNTS ou l'EFS s'est couvert en mettant un tas de garde-fous pour éviter que ça se reproduise : des catégories très larges ne pouvaient plus donner (homosexuels), l'EFS dépistait les maladies sur des symptomes qui n'étaient pas exclusifs aux maladies (par exemple : le dépistage des hépatites sur le taux d'ALAT)
    - depuis qq années, sur maladies dépistées on sait faire des dosages sur l'antigène et l'anticorps de manière satisfaisante, ce qui fait qu'une fois la fenêtre sérologique dépassée la probabilité de passer à travers le système est extrêmement faible (mais jamais nulle)
    - compte tenu de ces progrès, on fait sauter les verrous qui sont devenus superflus : les ALAT ne sont plus dosés depuis 3 ou 4 ans
    Alors certes il ne sera jamais possible de garantir qu'il n'y a pas une saloperie dans une poche de sang, mais tout est mis en oeuvre pour que ça ne se produise pas, on est à des milliards d'années lumières des produits concentrés du début des années 80. Et dans les faits c'est effectivement devenu plus que rarissime.
    Ce qui me gêne dans l'intervention de Roselyne Bachelot, c'est moins le fonds que la forme : s'il est tout à fait légitime que qq qui a une vie "rangée" (sans jugement de valeur) puisse donner son sang quelle que soit son orientation sexuelle, c'est quand même sidérant de vouloir faire croire qu'on est passé à côté d'une discrimination si arbitraire pendant 25 ans, heureusement que le gouvernement en place est là pour défendre la veuve et l'orphelin... C'est un allègement des règles (qui ont eu leur légitimité dans un contexte scientifique et sociétal donné) qui semble à présent se justifier par les progrès des techniques de dépistage, point, il faut surtout se garder d'y voir un pas vers la fin des discriminations dont sont victimes les homosexuels. Et surtout éviter de jouer sur l'effet d'annonce quand il s'agit de la santé des personnes concernées.

  • en réponse à tes commentaires très limites, voila ce que j'ai à dire tout simplement:

    je trouve révoltant que quelqu'un de rangé comme tu dis en 1980 ne puisse pas donner son sang parcequ'il est homosexuel alors qu'une meme personne hétéro peux le faire.

    On parle bien de conduite à risque: Si les relations ne sont pas multiples et qu'elles sont protégées, cela ne change en rien le fait de refuser un homo qu'un hétéro.
    Face àl'injustice ( et le fait que ca date de 25 ans n'est pa sun argument) il faut se révolter!

  • Je suis gay et j'ai 45 ans. J'assume mon homosexualité depuis TOUJOURS et j'estime NE PAS ETRE STIGMATISé !

    Mme BACHELOT n'a pa raison !

    Il faut suivre LES RECOMMENDATIONS DE WILLY ROSEMBAUM.

    J'en ai marre des militants !!! JE VEUX VIVRE LIBRE !!!!

  • "Vous savez ce que vaut une circulaire ? Pas grand’chose". Je pense que vous sous-estimez l’impact qu’a eu cette consigne dans les esprits en vous limitant à la dimension administrative du document. Dans les faits, les médecins l’ont appliquée à la lettre et cette exclusion a eu un impact très fort dans les esprits. Malgré une prévention voire une « sur-prévention » légitime, il est essentiel que l’on ne fasse pas d’amalgame entre les pratiques sexuelles à risques et les groupes à risques (aux frontières souvent très floues). Sans quoi la communauté médicale risque de créer la confusion dans les esprits, donner implicitement une valeur morale à telle ou telle orientation sexuelle et aggraver les discriminations.

  • DONNEZ LA PAROLE A LA BASE MESSIEURS ET MESDAMES LES MILITANTS(TEs) !!!

    JE N'IRAI PLUS A LA "MARCHE DES FIERTES LGBT" !

    JE NE VEUX PAS D'UNE FRANCE DIVISEE EN COMMUNAUTES.

  • Je suis gay, en couple depuis longtemps et séronégatif.

    Je ne fais partie d'aucun groupe et d'aucune communauté.

    Au dela de cette polémique futile.

    Je trouve juste dommage que l'on refuse mon sang, alors que l'on en manque tellement au dire l'EFS.

  • DE TOUTE FACON, LE SANG EST ANALYSE AVANT D ETRE DONNE.
    ALORS OU EST LE PROBLEME ?

  • Quel tas de conneries !!! Il y a une "prévalence du Sida chez les homos" !!!!!!! où etes-vous allé chercher ça. Pour affirmer une telle connerie il faudrait d'abord connaître le nombre d'homos en France et sur terre. Or, à ce jour, on ignore le nombre d'homosexuels. Donc comment peut-on affirmer qu'il existe un fort taux de sida chez les homos !!!! que de gens stupides. Personnellement je suis homo et je ne compte en aucun cas donner mon sang. Les hétéros ne le méritent pas, qu'ils crèvent !

  • Jeanpaul, je te rappele que nous nous reproduisons, nous les hétéros, et qu'on est donc pas près de creuver. Le fait que les homos soient une population à risque est simplement défini par la proportion d'homos chez les malades du Sida et pas à des idées reçues sur les comportements. Ce qui est stupide c'est de ne pas prendre le maximum de précautions avec le sida.

  • JE SUIS HOMOSEXUEL JE LE REPETE ET JE DIS QUE JE SUIS D ACCORD AVEC LUD95 ET PUIS SI L ON SUIT TON RAISONNEMENT BIZARRE SACHE QUE BEAUCOUP D HOMOS ATTENDENT AUSSI DU SANG !!!!

    non aux communautés !!! oui à la République française qui intègre aussi les homosexuels dont je suis et je ne me sens nullement stigmatisé de ne pas pouvoir donner mon sang (je suis séronégatif) car je sais que la prévalence hiv est forte ches les mecs "gays" dont la science sage me fait penser que le principe de précaution et non de discrimination doit s'appliquer pour protéger l'intérêt général.

  • il faut distinguer le droit et la santé publique, ce qui rend complexe le droit de la santé publique:

    - le droit ne peut entrer dans des définitions de "populations" entendues comme un tout. Une loi sur la Corse avait retenue la notion de "peuple corse", et le conseil constitutionnel a cassé, au nom de la République une et indivisible. De meme, le conseil constitutionnel a recalé les disposition de la loi sur l'immigration qui eprmettaitent de faire des études éthniques.

    - la santé publique doit elle s'avneurer à raisonner sur des groupes de populations. Elle s'intéresse "aux diabétiques" ou aux "cardiaques". Quand on reparle de ruberculaose, elle doit s'intrésser à lenvironnement du malade, contre le secret professionnel.

    Une fois cela posé, revient l'analyse individuelle, la responsabilisation, l'intimité de la vie privée.

  • Bon moi j'ai lancé le sujet (une prémonition peu etre) il y a quelques jours sur mon blog, réactions aussi conflictuelles qu'ici...

    Moi je travaille a l'EFS (en tant que technicien; ne suis pas medecin). Je pense que passer à condtuites a risques serait preferable car pour parler curment bcp de femmes se font "peter le cul" et la pas moins risqué que lorsque c'est un homme...

    Concernant les incompéhencions sur les analyses ; oui tous les dons sont analysés, mais lorsqu'on vient de se faire contaminer il existe un laps de temps appelé fenetre sérologique pendant lequel la maladie est indetectable avec nos moyens de détections qui pourtant sont tres fiables...

    Pour toutes discussion sui open sur mon blog

    ++

    ^^

  • oupsss mon blog c la...

    http://blog.mesenchymateuse.gayattitude.com/

    ++

  • Que voila un"débat" bien français !!! Au nom de grands principes : égalité, tolérance, non-discrimination, que sais je encore il faudrait que les malades et les blessés prennent des risque accrus !
    P'tain faites pas rigoler ! Si votre vie à vous en dépendait je suis sûr que vous ne voudriez pas d'un sang qui a 2 fois plus de chances de vous transmettre le sida ! En tous cas moi pas ! Si les homos, Africains, et autres "à risque" tiennent tant à donner leur sang qu'ils se le donnent donc entre eux !
    Et pourquoi on ne peut pas en France comme dans d'autres pays se faire prélever son propre sang préventivement pour le recevoir plus tard en cas de besoin ?

  • Je suis homo , je sui homo !!! oh mon dieu combien ce monde est devenu ca va pas, les homo ne sachent pas ce ke leur attend dans l enfer dans toutes les religions c'est un péché d etre un homo reveillez vous avant la mort

  • Pitoyables !

    Certains sont pitoyables !

    So, merci de laisser vottre intelligence (A mon humble avis, c'est fait depuis longtemps) et la religion au vestiaire.

    Les gays sont des êtres humains comme vous et moi. Ce sont aussi des personnes qui s'aiment, n'en déplaisent aux milices islamistes de la pensée et autres crétins soi disant bien pensants !

    Quel mal y'a t-il à aimer une personne. Fusse t-elle du même sexe ?

    Certains brandiront le côté contre nature, j'en suis convaincu. Pourtant par delà tous les vils stéréotypes la population homosexuelle n'a que trop souffert de clichés dévastateurs et mérite largement autant de condescendance et de respect que la population hétéro.

    Cessons donc de nous regarder en chien de faïence. Le même sang coule dans nos veines. Marchons tous ensemble d'un même pas, main dans la main pour combattre cet atroce fléau qu'est le SIDA.

    De fait, un homosexuel à autant le droit que n'importe qui d'autre de donner son sang, synonyme de vie.

  • Je donne mon sang regulierement. Notre questionnaire (UK) est tres detaille. Si on coche "oui" a certaines questions, il y a un entretien avec un infirmier specialise responsable.
    Oui, dans ce cas precis il peut y avoir un risque de transmission du virus.
    Il y a aussi, et c'est valable pour tous donneurs, ceux qui mentent, souvant par paresse ou par defaut, parce qu'ils ne se rendent pas compte de l'importance potentielle de l'information, en disant qu'ils n'ont pas pris tel ou tel medicament dans les 7 derniers jours et qui par la meme peuvent mettre en danger de reactions divers et variees, parfois tres severes, des personnes recevant leur sang. La responsabilite est des deux cotes. Celle du systeme d'avoir les moyens et celle du donneur de comprendre ce que ce geste veut dire.

  • Je suis bien sur d'accord qu'un homosexuel a tout autant le devoir de donner son sang lors d'une collecte !!!!!

    Je suis homo moi-même, mais actuellement semble t'il que le taux de prévalence au virus HIV est beaucoup plus important chez les "gays".

    A mon avis, ne pourrions nous pas réduire le nombre de nos partenaires ?

    Pourquoi sacrifier nos vies sur l'autel des plaisirs faciles alors que nous avons tant d'amour à donner aux autres comme tout être humain ?

    J'en crève de ne plus pouvoir aimer.....

  • je ne vois pas d inconvenient que les homosexuelles donnent leur sang. s ils n ont aucune maladie

  • Je suis juste une homo... sapiens; ca ne m'empeche pas de reflechir a la question, en tant que donneur ou que citoyenne...
    Aujourd'hui c'est la journee mondiale sur le SIDA.

  • et on trouve de la très bonne info sur le SIDA sutr le site de l'Institut national de veille sanitaire. http://www.invs.sante.fr/

    et spécialement
    Actualités épidémiologiques sur le VIH et le sida - format pdf - format ppt
    Cazein F, Lot F, Le Vu S, Pillonel J, Pinget R, Semaille C

    et sur le site de l'organisation mondiale de la santé http://www.who.int/fr/

    Voici leur titre:

    La prévalence mondiale du VIH s’est stabilisée, même si le sida reste l'une des principales causes de décès dans le monde
    Des améliorations apportées à la surveillance de cette maladie permettent de mieux comprendre l’épidémie, avec pour résultat d’importantes révisions des estimations.

  • Bonjour a tous
    tout d'abord oui je suis homosexuel mais je me protege et je suis sero négatif
    La question ne devrait pas être "avez eu des rapports sexuels avec des personnes de même sexe" "mais avez eu des rapports non protegés", peut importe qu'il soient hétéro ou homo la question n'est pas là le risque est présent des deux cotés. Donc arretons de parler de populations à riques puisque toute la population est à risques.

  • Vous dites : "La question n’est pas celles de populations à risque, mais au sein de populations, mais de conduites à risques, et c’est bien à partir de cette donnée que l’EFS fonctionne."

    Non justement, l'EFS ne fonctionne PAS à partir de cette donnée : aujourd'hui, le seul fait d'avoir eu une relation homosexuelle masculine, sans pratiques à risques, peut tout à fait légitimer "de facto" un refus de donneur. C'est cela qui est discriminatoire et qui est un scandale ! Il faut qu'il soit CLAIREMENT mis un terme à cette pratique, c'est à dire que ceux qui la rencontre puisse obtenir justice.

    Je peux vous dire que quand on est comme moi une personne saine, sans risque aucun, mais qui peut se voir refusé le don du sang -au nom de quoi puisque je n'ai pas de conduite à risque !- on en a gros sur la patate; surtout quand on pense à tous les donneurs qui manquent par rapport aux besoins !

Les commentaires sont fermés.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu