31.12.2007
"Tête de Turc"? Volontiers!
« Eric n'a pas à être une tête de Turc ! » Parole de Madame-Ex d’Eric Breteau. Mais que diable lui aurait donc fait le Turc ! A peine dépêtré d’avec les Tchadiens, c’est maintenant au tour des Turcs… Dieu que la vie est compliquée pour les grands aventuriers incompris.
Si la médecine a progressé s’agissant des greffes de visage, elle n’en est qu’aux balbutiements pour ce qui est des greffes de tête. Pour la tête de Turc comme pour les autres, d’ailleurs. Le risque est limité : Madame Ex peut se calmer…
Mais d’ailleurs, être une tête de Turc, est-ce un tel enfer ? C’est peut-être bien une chance.
Sacrés clichés, ces petites prisons de la pensée. La « tête de Turc » vient du XIX° et concernait les dynamomètres des foires sur lesquels il fallait frapper le plus fort possible, et qui représentaient un visage surmonté d'un turban. Sous le turban se cache le Turc, c’est bien connu… L’enquête progresse.
Moi, franchement, une tête de Turc, ça ne me déplairait pas forcément.
C’est d’abord un extraordinaire héritage culturel : grecs, latins, juifs, chrétien, musulmans. D’Hérodote à Saint-Paul, pas si mal… Et cette terre turque assise sur deux continents : quelle base pour comprendre le monde ! Une place stratégique quand il faut savoir faire le lien entre l’Europe occidentale, les anciens pays du bloc soviétique et le Proche-Orient.
C’est ensuite beaucoup d’amitié avec ce peuple, héritier d’un Empire ottoman, qui était présent sur le territoire européen depuis 1354. La France a ouvert son ambassade à Istanbul dès 1535, et en 1856, le Traité de Paris de 1856 associait l’Empire Ottoman au sein du « concert des nations européennes ».
Et puis une belle culture juridique. Dès 1954, la Turquie a ratifié la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, après avoir été l’un des pays fondateurs du Conseil de l’Europe, le 9 aout 1949. Alors, la grande question du moment – La Turquie fait-elle partie de l’Europe ? – trouve ici une réponse simple : oui, et institutionnellement depuis cinquante ans ! C’est dire aussi que toutes les questions relatives à la liberté d’expression, à la liberté de religion, au sort des minorités, au statut personnel, sont soumises à la très exigeante jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Où est le vrai débat ?
Ajoutons une patience qui confine à l’abnégation, s’agissant de l’adhésion à l’autre Europe, L’Union européenne, celle des affaires : statut de membre associé en 1992, critères d’adhésion définis à Copenhague en 1993, union douanière en 1996, « ouverture des négociations en 2005…
La vraie difficulté, elle est dans la tête. Pas dans la « tête de Turc ». Dans celle qui regarde la Turquie en restant incapable de voir la réalité telle qu’elle est. Dans celle qui ne veut pas se débarrasser du cliché de la Turquie monolithique, comme un bloc. Parce qu’au final, c’est très simple : il n’y a pas de « tête de Turc », mais autant de têtes de Turcs qu’il y de Turcs. Et là, on peut commencer à comprendre la Turquie.
Un peu de lecture peut aider à convaincre. J’ose à peine rappeler des auteurs aussi connus qu’Ohram Pamuk, Nâzim Hikmet, Nedim Gürsel ou Hrant Dink. Je me permets de vous conseiller une magnifique « Anthologie de la poésie turque (XIIIe-XXe) », traduit par Nimet Arzik, publiée chez Gallimard, collection « Connaissance de l’Orient » en 1994.
12:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : Turquie, Europe, Eric Breteau











Commentaires
Monsieur Breteau,
Votre prose fait mouche en accomplissant à merveille la défense de nos "têtes de turc".
Vous nous avez impressionné par l'étendue de votre culture dans cette France qui pourtant se prélasse, lorsqu'il s'agit de la Turquie et de son histoire, dans une torpeur insolente.
Est-ce volontaire? Disons que ça reste conforme à la ligne de conduite du "grand" Mamamouchi de l'Elysée.
En tout état de cause, "fort comme un turc", vous tombez à pic pour fournir un peu d'air frais aux français pollués par tous ces lobbys anti-turc.
Merci au nom de tous les franco-turcs.
francturk
Écrit par : francTurc | 31.12.2007
je crois avoir appris que ce qui reste de la communaute chretienne n est pas tres bien dans ses chaussures en turquie? pouquoi leur faire des cadeaux ils nous en font? si la turquie entre dans l europe le maroc en fera la demande car la turquie n est pas en europe mais en asie mineure mais asie tout de meme.cela dit les entreprises de batiment turques nous sont tres utiles sont tres courageux et competents cela n empeche que leur pays n a rien a faire en europe!!
Écrit par : lemurien77 | 31.12.2007
Elle n'a rien à y faire, ... mais elle y est déjà!
Conseil de l'Europe + Union douanière + Accords commerciaux... la seule chose qui manque, c'est de leur laisser un peu de place dans les instances dirigeantes. C'est plus facile d'acceuillir Malte!
Écrit par : gilles devers | 31.12.2007
Cher Maître,
Vous soulevez la question de l'appartenance de la Turquie à l'Europe. Cette question apporte une réponse nuancée. D'un point de vu géographique, la Turquie appartient partiellement à l'Europe, mais pour une portion très restreinte de son territoire. D'un point de vu institutionnel, si la Turquie fait effectivement partie du Conseil de l'Europe, elle n'est en revanche (à ce jour en tout cas) pas membre de l'Union Européenne. Rappelons que le Conseil de l'Europe est une organisation internationale qui regroupe 47 états, et qui vise à améliorer la coopération entre ces états: son but n'est pas d'imposer aux état la transposition de règles juridiques uniformes dans leurs législations nationales. L'Union européenne regroupe elle 27 états et repose sur trois "piliers" dont un communautaire (la Communauté Européenne, ex CEE) qui lui postule non pas la coopération, mais l'intégration de règles juridiques uniformes dans les législations nationales des états-membres.
La question importante est donc de savoir s'il est souhaitable que la Turquie intègre ou pas l'Union Européenne. Je ne prétend pas avoir la réponse à cette question, mais précisons toutefois que certains politiciens (tous bords confondus) essayent d'esquiver cette question en mettant en avant la possibilité d'un partenariat privilégié avec la Turquie; il s'agit là d'une fausse alternative puisque la Turquie a déjà depuis de nombreuses années un partenariat privilégié avec l'Union Européenne (et notamment une union douanière).
En tout état de cause, il résulte des dispositions actuellement en vigueur de la Constitution française que tout nouvel élargissement de l'UE devra être soumis à référendum. En dernier ressort, le peuple français devra donc se prononcer et dire s'il souhaite lier son destin à celui de la Turquie.
Écrit par : alexandre | 31.12.2007
Pas facile à comprendre ce referendum concernant les élargissements à venir
On dit que la Turquie pourra adhéré dans 10 où 15 ans si elle respecte les conditions d’adhésion
De toutes façon il n’y aura pas besoin de faire un referendum si les règles ne sont pas respectées par la Turquie.
Donc on parle bien le cas où la Turquie respecte la totalité de la procédure d’adhésion
Les 35 chapitres négocié
Au fur et à mesure les 27 donne leur accord
Tous les feux passent au vert
Et
Ce jour là, on va faire un referendum en France
Mais alors ?
Quelle sera la question à poser
« Selon vous la Turquie est-elle européenne ? »
« Acceptez vous la Turquie dans l’EU ? »
Si quelqu’un à une réponse à ça je suis preneur
Engin
Écrit par : Engin Akgürbüz | 31.12.2007
Turquie euroépenne?
Je réponds deux fois oui
- de coeur, parce que l'amitié avec les resosrtissants de ce grands pays ce n'est pas rien, et c'est une grande chance.
- de raison, parce que si on fait encore danser la Turquie trop longtemps, elle ira voir ailleurs, et nous perdrons un très précieux allié économique (je ne parle pas de l'allié militaire, blindé par l'OTAN)
OU est le pb?
Écrit par : gilles devers | 31.12.2007
C'est bien de rappeler que la Turquie a montré par son histoire qu'elle est bien plus évoluée que nombreux pays déja dans la Communauté Européenne.
Mais jamais les pays catholiques n'accepteront l'entrée pour la première fois d'un pays majoritairement musulman. C'est là tout le problème !
L'Espagne, l'Irlande, la Pologne, Monaco .. Nombreux Etats sont encore liés avec le clergé. Ils n'ont pas encore fait, comme la Turquie, la Séparation de l'Etat et de la Religion.
Et puis, l'intelligence des turcs va faire peur à nombreux demeurés. Rien n'est pire que la supériorité intellectuelle pour faire fuire les masses.
C'est tout le problème des relations entre les hommes qui se pose avec ce cas.
Au fait ! La Russie est bien en Europe. C'est quand qu'elle demande son adhésion ?
Écrit par : ingenys | 31.12.2007
Faudra t il l'unanimité pour l'entrée de la Turquie ? Si oui je crois qu'elle n'y entrera jamais , car pensez vous que la Grece pourrait voter dans ce sens ?
Écrit par : jp | 31.12.2007
Les pays soutenant ouvertement l'adhésion de la Turquie;
- La Grece, l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre, le Portugal, la Norvège, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, la Slovaquie, la Croatie, la Pologne
Les pays qui sont ouvertement contre l'adhésion de la Turquie;
La France, la République Chypre du Sud, l'Autriche
Les pays balançant au gré des vents politiques et ne voulant pas pour autant prendre le risque de refuser la candidature turque;
- L'Allemagne, la Hollande, le Danemark, la Hongrie, la Tchekoslovakie, la Suède
Par ailleurs, il y en a qui ont l'air d'oublier qu'il faut aussi l'unanimité pour pouvoir effacer d'une façon définitive la candidature de la Turquie.
Pour ma part, je suis prêt à parier que d'ici 15 ans c'est l'Union Européenne qui viendra prier La Turquie pour son adhésion!
Écrit par : francTurc | 31.12.2007
EUROPE ET TURQUIE
- Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop souvent source d’incompréhension, de confusion …
Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !
- Alors, ce pays, européen ou pas ?
- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…
- Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?
- Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.
-Commençons par les géographiques.
La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ?
Evident, non…
- Frontières culturelles.
Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement…
Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…
- Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?
- A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…
- Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…
- Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité.
Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire !
Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…
- Fermons la parenthèse.
- Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c'est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin !
- Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !
- Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...
- Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.
- Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées :
Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien).
A l’ouest, évidement l’atlantique.
Au nord/est le Rhin et le Danube.
Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-)
Au sud/est le Tigre et l’Euphrate.
Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire).
Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne !
Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors.
Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c'est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche…
Relativité des concepts, disions-nous…
Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…
- Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative !
Mais cela était il y a « deux milles ans »…
- Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?
- Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas…
Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.
COLPIN Didier
Écrit par : COLPIN Didier | 01.01.2008
brillant tres brillant billet! il se trouve que je travaille avec des turcs ils se disent aussi occidentaux que nous en matiere de moeurs il suffit de leur demander comment ca se passe si uns jeune turque veut frequenter et se marier avec un jeune homme qui lui plait!! et la il n est pas question de issu du milieu rural ou citadin c est est arrange la plupart du temps entre cousins cousines on recule d un siecle ou 2!! si la jeune fille se rebelle les cousins pere etc l enferment ou la tabassent!!! non nous n avons decidement pas les memes valeurs les maghrebins ont mieux evolues qu eux en ce qui concerne ce sujet!! je suis un antifeministe pur et dur comme eric zemmour mais je dis qu il y a des choses qu on ne peut tolerer en ce qui concerne les droits de la femme ds un pays qui se veut europeen!
Écrit par : lemurien77 | 01.01.2008
Monsieur Colpin:
"Alors, ce pays, européen ou pas ?
- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…"
Ile de Chypre alors? Là-bas à l'extrême sud de la Méditerranée? Elle est à combien de kilomètres de la Syrie? Vous disiez qu'elle s'arrêtait ou déjà votre fameuse formule de Gaule???
Cette Europe sans la Turquie est bien bonne! Avec la Gréce, la Bulgarie vous êtes déjà devant notre porte et avec Chypre, vous nous encerclez par le sud.
D'un point de vue géostratégique c'est plutôt votre Europe sans la Turquie qui nous paraîtrait estomaquante!
Monsieur Colpin:
" Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie"
Prêcher le faux pour apporter une pseudo-vérité.
Le radical tue. Que ce soit chez l'Islam ou chez Chrétien. Point besoin d'étaler sa culture théologique pour le prouver.
Qui oserait affirmer, sans tomber dans le ridicule, que la Turquie est état d'islam radical? Vous oseriez?...
Les crimes d'honneur ne sont pas le propre de la culture turque puisqu'ils existent aussi en Corse, en Italie, en Espagne et dans n'importe quel autre pays de la méditerranée. Ils sont plus courant dans le Sud Est de la Turquie comme ce fût le cas dans le Sud de l'Italie, je vous l'accorde. Mais les choses évoluent.
Monsieur Colpin:
"Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…"
Les "Droits de l'homme" évoluent en Turquie d'une façon perceptible. Ce n'est pas moi qui affirme mais des rapports de la commission des "droits de l'homme".
Si on prenait plutôt l'évolution de la démocratie en pays chrétiens tels que ceux de l'Amérique du Sud; la Colombie, le Guatemala, le Brésil, le Chili, l'Argentine... et tiens! Passons maintenant vers les pays comme la Russie, la Yugoslavie...
Allez-vous nous demander de mettre des œillères pour tous ces pays chrétiens, cher Monsieur? Elle est ou dans ces pays "cette démocratie si chrétienne"?
A vous entendre on pourrait croire que la démocratie, comme l'humanisme a toujours été le propre de la chrétienté.
Pour vous accorder notre confiance, vous devriez auparavant nous faire avaler des pilules qui nous feraient oublier l'inquisition, les génocides des civilisations pré-colombiennes, Staline, Hitler... et j'en passe...
Pour le reste Cher Monsieur;
Nos origines nationale, régionale ou locale ont, pour chacun d'entre nous, forgé notre identité avec ses composantes culturelle, linguistique et émotionnelle ; elles sont à la base de notre sentiment d'appartenance, de nos espérances, de notre volonté de nous impliquer pour cette Europe.
Par contre, avons-nous fait assez pour créer ce même sentiment à l'échelle "humaniste" ?
Je crois qu'il s'agit là d'une question capitale. Car sans cette dimension "humaniste" nous ne serions jamais à l'abri des dérives et vous nous le prouvez!
La dimension culturelle de l'Europe n'est donc pas une sorte d'embellissement de façade pour faire accepter une construction religieuse ou politique ou pour compenser un défaut de civilisation.
Au contraire, elle est une composante essentielle de "la construction humaniste" et une condition pour sa réussite.
D'où aussi ma profonde conviction que dans l'échelle des valeurs, la pluriculturalisme de l'Europe vient devant la religion ou l'économie. La culture européenne, c'est la diversité - une diversité qui constituerait notre richesse et qui doit être préservée.
Le plein respect de ces principes n'enlève cependant rien à la légitimité d'une action de l'Union européenne. Pour toutes les raisons que j'ai évoquées plus haut, il faut :
- stimuler davantage le dialogue interculturel et, à travers lui, la connaissance mutuelle de la diversité culturelle tout en mettant en évidence l'identité culturelle qui nous est commune ;
- encourager la mobilité des artistes, des opérateurs culturels et la diffusion des biens culturels, matériels et immatériels, y compris par la traduction ;
- donner, à l'intérieur de ces actions, une priorité à celles qui rapprochent anciens et nouveaux Etats membres ;
- veiller à ce que la spécificité de la culture soit respectée dans l'ensemble des politiques, internes et externes, de l'Union, comme l'exige d'ailleurs l'article 151 du Traité ; cet aspect est particulièrement important, notamment dans le cadre des négociations en cours au sein de l'UNESCO sur la préservation de la diversité culturelle.
Toutes ces activités ont leur légitimité au niveau européen, car elles contribueront à accentuer la dimension culturelle de l'Europe ; elles mettent en exergue le projet de civilisation que l'Europe représente ; elles donnent un sens au projet européen pour les citoyens. Pris ensemble, ces éléments constituent la spécificité d'une politique culturelle européenne.
Si je devais y identifier une notion centrale, c'est bien celle du dialogue interculturel. Une notion qui nourrira utilement la plupart des grands axes de la construction européenne, qu'il s'agisse de l'éducation, de la politique urbaine, de l'immigration, de l'intégration sociale ou de la politique étrangère. Une notion dont les deux termes sont également importants : dialogue et inter culturalité. Le dialogue interculturel peut nous aider en matière de prévention des conflits, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de l'Europe. Il peut également renforcer la dimension multilatérale à laquelle l'Union européenne est profondément attachée.
Alors la Turquie, dans l'Europe ou pas?
francTurk
Écrit par : francturk | 01.01.2008
J’allais dire « amen » Monsieur Colpin
Mais voila
J’ai quelque objections sur ce que vous écrivez
Quelque point qui doivent être clair
Le « non » au TCE
Etait un non au TCE avant tout
D’après ce que j’ai pu lire à l’époque
Le « non » à la Turquie (car on sais que le non français avait diverses raisons et la plus grande place revenait à Monsieur J. Chirac) ne représentait que 6% des votant du non.
Oui… bon…
La Turquie européenne où non ?
Il n’y a que les pays du continent européen qui peuvent faire une demande d’adhésion
Et la Turquie est candidate, à mon sens cette question là, on ne doit plus en discuter
Vous nous parlez d’un pourcentage des territoires de la Turquie
J’ai juste une question
Quel est le % d’appartenance de l’île Chypre et de Malte (certains, poses la même question concernant la UK) ?
La laïcité de la Turquie
Effectivement la Turquie est un pays laïc
Mais je ne savais pas que la Turquie avait une obligation d’appliquer à la lettre la laïcité française ?
Je pense que la laïcité ne fait pas partie des conditions d’adhésion
Si c’était le cas
Il faudra sortir tous les pays de l’EU qui ne sont pas laïc
il n’y a que deux pays laïc parmi les membres de l’EU
La France et le Portugal
L’Origine chrétienne de l’Europe
La aussi, il y a des choses à dire
Lorsque la Turquie est devenu candidate et pays négociateur en vu de son adhésion
Personne n’a dit que les turcs allés se réveiller le lendemain d’ouverture des négociations, avec des cheveux blond aux yeux bleus et une croix au coup
L’idée de l’EU est la paix entre les peuples dans leur diversité
Paix avant tout entre les allemands et les français
Par la suite entre les autres peuples de l’Europe
Si les pères fondateurs de l’EU avaient voulu une union chrétienne
Ils auraient fait cette union autour du Vatican et ils auraient choisit le Pape comme président
Ce n’est pas le cas
Bien au contraire l'état de Vatican ne faisant pas parti de l'EU
Grâce aux efforts de la France, il n’y a eu aucune mention de cette chrétienté ni dans le TCE ni dans le mini traité, et c’est tant mieux car sur le continent européen il n’y a pas que les chrétiens, d'ailleurs le Pape EST favorable à une adhésion de la Turquie à l'EU
La géographie devient un critère déterminant à vos yeux
La Turquie ne pourra pas être européenne car elle n’est pas sur le continent européen
Mais vous accepté facilement que ces terres étaient européen du temps des romains
C’est curieux ?
Anatolie européenne il y a 2000 ans
Mais pas européenne aujourd’hui parce qu’habité par des turcs ?
Pour conclure
Selon vous il y a des filtres pour adhérer à l’EU (pour beaucoup de ces filtres, ne sont pas des préalable à une adhésion)
Concernant la géographie, aucun filtre n’a marché par exemple pour l’île Chypre
Concernant la laïcité, aucun filtre n’a marché par exemple pour la Pologne
Concernant l’alphabet latin, aucun filtre n’a marché pour la Grèce
Concernant les racines chrétiennes de l’Europe, aucun filtre n’a marché pour la France ou Portugal par exemple.
mais voulez vous que tout ces filtres fonctionnent concernant la Turquie?
La Turquie n’est plus candidat mais un pays qui négocie la dernière étape de son adhésion à l'EU selon les critères mise en place par l’EU
Il n’y a aucune raison valable de déroger ces règles
Engin
Écrit par : Engin AKGURBUZ | 01.01.2008
En tout état de cause OUI!
LA TURQUIE, PAYS CANDIDAT À L'UNION EUROPEENNE
1. Une candidature ancienne
Les traités de Rome entrent en vigueur le 1er janvier 1958. Dès le 31 juillet 1959, la Turquie présente sa demande d'association à la Communauté économique européenne, alors appelée Marché commun. Elle suit en cela la Grèce, qui avait présenté sa demande le 8 juin 1959. L'accord d'association avec la Grèce est entré en vigueur le 1er novembre 1962, celui avec la Turquie le 1er décembre 1964.
Au départ, la France était plutôt hostile à l'association de la Turquie : « La Turquie ressentit de façon pénible le refus opposé par la France lors de la réunion du Conseil des ministres européens, les 26 et 27 septembre 1961, à l'engagement immédiat de négociations, d'autant plus que Paris avait jusque-là affirmé son soutien de principe à son association à la CEE » (1(*)). Puis, la position de la France a évolué ; Georges-Henri Soutou avance trois raisons possibles de cette évolution. D'une part, les dirigeants français ont pu comprendre qu'il ne s'agissait pas seulement d'une question d'amour-propre pour la Turquie, mais d'une question existentielle. D'autre part, l'accord de la France peut avoir fait partie d'un accord global avec les Allemands pour que ceux-ci acceptent la convention d'association avec les États africains et malgaches, signée à Yaoundé le 20 juillet 1963. Enfin, la politique extérieure de la France avait évolué durant cette période et la Turquie pouvait constituer un élément important de cette nouvelle politique. En recevant à l'Elysée le 27 juin 1967 le Président de la République de Turquie, le Général de Gaulle indiquait d'ailleurs : « En Europe, [...] l'intérêt de nos deux Républiques n'est-il pas de conjuguer leurs efforts pour qu'au lieu de l'opposition stérile de deux camps s'établissent la détente, l'entente et la coopération entre tous les peuples de notre continent ».
En définitive, l'accord d'association entre la Turquie et la Communauté économique européenne, surnommé accord d'Ankara, est signé le 12 septembre 1963 et inclut, comme celui avec la Grèce, et contrairement à ceux conclus avec le Maroc et la Tunisie en 1969, la perspective d'une adhésion. En effet, le préambule de l'accord d'association « reconnaît que l'appui apporté par la CEE aux efforts du peuple turc pour améliorer son niveau de vie facilitera ultérieurement l'adhésion de la Turquie à la Communauté ». Dans le texte même de l'accord, l'article 28 précise : « Lorsque le fonctionnement de l'accord aura permis d'envisager l'acceptation intégrale de la part de la Turquie des obligations découlant du traité instituant la Communauté, les parties contractantes examineront la possibilité d'une adhésion de la Turquie à la Communauté ».
Après des difficultés intérieures très graves et alors que la Communauté économique européenne s'est élargie à six nouveaux membres, la Turquie dépose formellement sa candidature le 14 avril 1987. Le 18 décembre 1989, la Commission européenne rend un avis négatif provisoire sur l'ouverture des négociations d'adhésion avec ce pays, en raison « du contexte économique et politique de la Turquie ». L'avis note également que « la situation des droits de l'homme et le respect de l'identité des minorités, quoi qu'ayant fait l'objet d'une évolution au cours des dernières années, n'ont pas encore atteint le niveau nécessaire pour une démocratie ». Cependant, cet avis est rendu à un moment de grand bouleversement pour l'Europe ; la Commission précise aussi dans son avis : « Toute position de la Communauté relative à un nouvel élargissement [...] aura une portée dépassant les positions prises lors de précédentes adhésions, en raison à la fois des nouvelles ambitions de l'intégration européenne qu'impose l'Acte unique et de l'accroissement des droits et obligations qui s'attachent désormais à la qualité d'État membre ». Le Conseil des ministres européens adopte le 5 février 1990 les grandes lignes de l'avis de la Commission.
Les institutions européennes et la Turquie relancent alors le processus d'intégration économique de l'accord d'Ankara : l'union douanière, phase définitive de l'accord d'association, entre en vigueur le 31 décembre 1995. L'accord d'union douanière considère en préambule que « les objectifs fixés par l'accord d'association, et notamment par son article 28 [possibilité d'une adhésion], restent d'actualité au moment où des changements politiques et économiques importants se produisent sur la scène européenne ». La Turquie est depuis lors le seul pays ayant réalisé une union douanière avec l'Union européenne.
2. LA RECONNAISSANCE DU STATUT DE CANDIDAT DE LA TURQUIE
Le Conseil européen de Luxembourg en décembre 1997 constitue un choc pour les autorités et la population turques : il décide en effet de « lancer un processus d'adhésion englobant les dix États candidats d'Europe centrale et orientale et Chypre », Malte ayant à cette époque retiré sa demande de candidature. Le Conseil européen « décide de convoquer au printemps 1998 des conférences intergouvernementales bilatérales pour commencer les négociations avec Chypre, la Hongrie, la Pologne, l'Estonie, la République tchèque et la Slovénie [...]. Parallèlement, la préparation des négociations avec la Roumanie, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie et la Bulgarie sera accélérée ».
En ce qui concerne la Turquie, certes « le Conseil européen confirme l'éligibilité de la Turquie à l'Union européenne », mais il ajoute que « les conditions politiques et économiques permettant d'envisager des négociations d'adhésion ne sont pas réunies ». La Turquie considère qu'elle a fait l'objet d'un traitement discriminatoire par rapport aux autres pays candidats et envisage de retirer sa candidature. Cependant, la Commission commence à publier en novembre 1998, pour chaque pays candidat dont la Turquie, un « rapport régulier sur les progrès accomplis sur la voie de l'adhésion ».
Le Conseil européen d'Helsinki, en décembre 1999, présente une avancée décisive vers la reconnaissance du statut de candidat à la Turquie, puisque « le Conseil européen réaffirme le caractère inclusif du processus d'adhésion, qui regroupe maintenant treize pays candidats dans un cadre unique ». La Turquie est donc, à partir de ce moment-là, partie intégrante du processus. Plus loin, les conclusions du Conseil européen précisent : « Le Conseil européen se réjouit des éléments positifs qui ont récemment marqué l'évolution de la situation en Turquie, et que relève d'ailleurs la Commission dans son rapport sur les progrès réalisés par les pays candidats, ainsi que de l'intention de la Turquie de poursuivre ses réformes en vue de satisfaire aux critères de Copenhague. La Turquie est un pays candidat, qui a vocation à rejoindre l'Union sur la base des mêmes critères que ceux qui s'appliquent aux autres pays candidats. Dans le cadre de la stratégie européenne actuelle, la Turquie, comme les autres pays candidats, bénéficiera d'une stratégie de pré-adhésion visant à encourager et à appuyer ses réformes ».
Dans ce cadre a été conclu, sous présidence française en décembre 2000, un partenariat pour l'adhésion. Il a été révisé en 2003 et a pour objectif général d'offrir un programme cohérent dans les domaines politiques et économiques pour préparer la Turquie à l'adhésion.
Lors des Conseils européens ultérieurs, les Chefs d'État et de gouvernement ont régulièrement noté les « efforts consentis » ou les « mesures importantes prises » par la Turquie pour satisfaire aux critères de Copenhague. Enfin, lors du Conseil européen de Copenhague en décembre 2002, les États membres prennent acte de la conclusion des négociations d'adhésion avec dix États membres et prévoient leur adhésion effective au 1er mai 2004. Parallèlement, « l'Union encourage la Turquie à poursuivre énergiquement son processus de réforme » et lui donne un « rendez-vous » : « Si, en décembre 2004, le Conseil européen décide, sur la base d'un rapport et d'une recommandation de la Commission, que la Turquie satisfait aux critères politiques de Copenhague, l'Union européenne ouvrira sans délai des négociations d'adhésion avec ce pays ».
En conclusion, la possibilité pour la Turquie de se joindre à la construction européenne est mentionnée dès l'accord d'association signé en 1963, mais a été rendue solennelle par le Conseil européen d'Helsinki en décembre 1999, qui a reconnu en elle un pays candidat ayant vocation à rejoindre l'Union. Cette candidature a été confirmée depuis lors par les Chefs d'État et de gouvernement au cours de la plupart de leurs réunions (2(*)).
3. L'application des critères de Copenhague à l'ensemble des pays candidats
Confronté à l'effondrement du bloc soviétique, le Conseil européen a souhaité préparer la Communauté européenne à l'afflux des dépôts de candidature des anciens pays communistes, en définissant des critères communs permettant l'examen de ces candidatures. La Communauté européenne négociait parallèlement les conditions de l'adhésion de l'Autriche, de la Finlande, de la Norvège et de la Suède ; seuls trois autres pays avaient alors déposé leur candidature : la Turquie (1987), Chypre (1990) et Malte (1990). En juin 1993, le Conseil européen a en conséquence inscrit dans ses conclusions ce que l'on allait ensuite appeler « les critères de Copenhague ».
LES CRITERES DE COPENHAGUE
« L'adhésion aura lieu dès que le pays membre associé sera en mesure de remplir les obligations qui en découlent, en remplissant les conditions économiques et politiques requises. L'adhésion requiert de la part du pays candidat qu'il ait des institutions stables garantissant la démocratie, la primauté du droit, les droits de l'homme, le respect des minorités et leur protection, l'existence d'une économie de marché viable ainsi que la capacité de faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché à l'intérieur de l'Union. L'adhésion présuppose la capacité du pays candidat à en assumer les obligations, et notamment de souscrire aux objectifs de l'union politique, économique et monétaire ».
Dès le Conseil européen de Luxembourg, en décembre 1997, les Chefs d'État et de gouvernement indiquent que la Turquie « sera jugée sur la base des mêmes critères que les autres États candidats ». En décembre 1999, le Conseil européen rappelle à nouveau que « la Turquie est un pays candidat, qui a vocation à rejoindre l'Union sur la base des mêmes critères que ceux qui s'appliquent aux autres pays candidats, » et « se réjouit de l'intention de la Turquie de poursuivre ses réformes en vue de satisfaire aux critères de Copenhague ».
Le Conseil européen d'Helsinki, en décembre 1999, qui décide l'ouverture des négociations avec six des pays candidats (Roumanie, Slovaquie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie et Malte), précise que « l'adhésion à l'Union est subordonnée au respect de tous les critères de Copenhague », mais qu'une « condition préalable à l'ouverture des négociations d'adhésion est le respect des critères politiques ». En conséquence, seul le respect des critères politiques de Copenhague (institutions stables, démocratie, primauté du droit, droits de l'homme, respect et protection des minorités) est un préalable pour l'ouverture des négociations ; les critères économiques (économie de marché viable, capable de supporter la concurrence au sein du marché unique) et l'alignement de la législation nationale sur l'acquis communautaire constituent deux exigences supplémentaires auxquelles un candidat doit satisfaire ultérieurement pour l'adhésion.
C'est dans ce contexte que la Commission européenne actuellement en fonction présentera en octobre 2004 un « rapport sur les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion », assorti d'une recommandation sur l'ouverture ou non des négociations d'adhésion avec ce pays. Le Conseil européen, qui se réunira en décembre 2004 sous présidence néerlandaise, prendra une décision sur le respect par la Turquie des critères politiques de Copenhague et, en fonction de cette décision, ouvrira ou non les négociations avec ce pays. Dans le cas d'une ouverture des négociations, la Commission européenne devra procéder à un « criblage » de la législation turque, c'est-à-dire à son examen au regard des chapitres de négociations prédéfinis lors des précédents élargissements par rapport à la législation communautaire.
Écrit par : francturk | 01.01.2008
ce message s adresse à lemurien77 | 01.01.2008 ...il faut être soit inculte soi naif et simplet afin de croire à votre message...je suis d origine bulgare et lors de ma venue en france j ai rencontré une francaise qui laisait le journal detective ( une femme coupe son mari et le mange, un pere enferme ses deux enfants dans la cave pendant 5 ans, un homme tue ses parents puis les gardes dans son frigidaire...) et pourtant je n ai jamais dis à mes compatriotes les Francais sont des cannibales psykopathes car j ai un minimum de bon sens et de logique et surtout car je ne veux pas nuire à ce pays et que je n ai pas de préjugés si sordides....Aussi, allez en Turquie voir les jeunes, sortez le soir dans les discotheques et bar d'apres vos dires il doit y avoir des millions de pere et frère qui attendent le retour de leur filles à la maison pour les battres...une seule phrase : N'AYEZ PAS PEUR, Allez en Turquie vous en reviendrait eblouit et certainement amoureux......
Écrit par : stanislas | 01.01.2008
monsieur stanislas inutile pour moi de lire detective je frequente tous les jours des turcs pour raisons professionnelles oui je sais a istanbul c est l europe je vous l accorde et la majorite des turcs compare istanbul a sodome et gommore .Signe le naif l inculte le simplet!
Écrit par : lemurien77 | 01.01.2008
La Turquie c'est Midnight Express. LOL
Coluche avait vu le film. Alors il avait fait le gag : "Je ne parle pas le turc, sauf sous la torture".
La Turquie vu par ce film, c'est comme la France vu par le journal Détective.
Mieux vaut en rire de temps en temps !
Écrit par : ingenys | 01.01.2008
l allemagne a reconnu la shoah la turquie n a jamais reconnu le genocide armenien .apres tout peut etre les turcs ont une memoire faible!Paul Reynaud disait a propos des francais qu ils avaient la memoire courte pouquoi pas les turcs ce qui me gene chez les turcs ce sont les kebabs qui comme les pizzas et les hamburgers enpoisonnent nos ados et en font des obeses pour le reste qu ils fabriquent tous l electromenager de carrefour je m en contrefiche apres eux ce seront les chinois et apres les chinois sous traiteront notre electromenager en coree du nord pour vendre en france 400 euros ce qui leur reviendre a 50 euros fre on board carrefour encaissant au passage 150euros.actuellement les turcs gagnent sur le temps de transport et l economie generee mais les turcs comme le maghreb seront vite hors course! Achetez bluesky !!
Écrit par : lemurien77 | 02.01.2008
Pourquoi? Qu'est-ce que les arméniens craignent?
En France, les historiens s'insurgent contre la manipulation de l'Histoire par des politiciens. Ils disent que l'Histoire est l'affaire des historiens.
Lorsque les politiciens français reconnaissent "le génocide arménien" et en font une loi au parlement pour punir le négationnisme, sans tenir compte de l'avis des historiens, on est en droit de se poser des questions sur la légitimité d'une telle démarche.
Concernant votre délire sur le Kebab, les pizzas et les hamburgers, c'est votre droit de ne pas les apprécier mais si vos "ados" ont le mal de vivre et deviennent des obèses, remettez plutôt en cause votre conception de l'éducation. Commencez par les éloigner de la TV et apprenez leur à lire et faire du sport, pour qu'ils arretent de gonfler devant la Star Acc !
Écrit par : francturk | 02.01.2008
pour les ados je vous rejoins volontiers les kebabs n y sont pas pour grand chose! pardon.
Écrit par : lemurien77 | 02.01.2008
pour les ados je vous rejoins volontiers les kebabs n y sont pas pour grand chose! pardon.
Écrit par : lemurien77 | 02.01.2008
SARKOZY a dit :LA TURQUIE n'a pas a etre dans UE pour une simple raison c'est qu'elle est en ASIE mineure......otez moi d'un doute CHYPRE CE TROUVE OU !!!!!!!
Écrit par : kriptonite | 02.01.2008
Oui mais depuis Sarkozy, la France non-plus n'est pas dans l'Europe.
Dorénavant nous sommes tous sur la lune.
Alors la Turquie pour Sarko, c'est là bas au loin vers le Pakistan.
LOL
Écrit par : ingenys | 02.01.2008
Comme je l'ai précisé auparavant, Sarko n'a aucun moyen d'arrêter les négociations d'adhésion avec la Turquie. Par contre, il faut bien qu'il gesticule pour essayer de sauvegarder sa crédibilité auprès de ces elécteurs, notamment auprès de ces quelques centaines de milles elécteurs arméniens qui donneraient leur amê au diable pour empêcher la Turquie de devenir un jour membre de l'Union Européenne.
Je conseille d'ouvrir les yeux pour ceux qui ne sont pas convaincu jusqu'à quel point les arméniens excèllent dans la propagande anti-turc. Tenez, tapez sur Google "Turquie" et cliquez sur la rubrique " Actualités", rien que là déjà, vous seriez surpris de voir cet intérêt quasi obsessionnel des sites arméniens pour la Turquie. Eh bien, le jour ou vous tomberiez sur une information constructive concernant les turcs ou la Turquie, les poules auront des dents!
C'est la haine du turc qui les motive. Tenez lisez ça pour en savoir un peu plus:
Le PKK sous l'aile arménienne:
Les troupes du PKK souffrent d’une position défavorable dans le nord de l’Irak et se déploient vers des nouvelles bases.
Les troupes du PKK ont été forcées de quitter le Nord de l’Irak sous la pression des opérations militaires turque et un certain nombre de diregeants du PKK, d’origines arméniennes, ont décidé d’installer des bases dans le Sud-Caucase et plus particulièrement au Karabakh, occupé par l’Arménie.
Le PKK a établi des contacts avec des organisations de la diaspora arménienne, qui ont promis de prendre en charge les membres du PKK dans certains pays d’Europe et, de les acheminer au Haut-Karabakh. Les autorités de l’Arménie donnent asile aux terroristes kurdes de Syrie et du Liban sur le territoire du Haut-Karabakh et ont autorisé le PKK à diffuser ses messages dans les journaux et à la radio.
Le Président de la République Turque, Monsieur Abdullah Gül, lors de sa visite au Caucase, le mois dernier, a eu les promesses de Mikhaïl Saakashvili et de Ilham Aliev pour empêcher les actions du PKK dans le Sud-Caucase. En attendant, un projet de loi sur la prévention d’une invasion kurde en Azerbaïdjan a été présenté au "Milli Meclis", le parlement turc. Le projet de loi doit être discuté prochainement.
Le déploiement des forces du PKK dans le Haut-Karabakh ouvre la protection de l'Arménie et servira aux militants du PKK comme base des opérations terroristes contre la Turquie.
Manipuler et utiliser le PKK contre les intérêts turcs devient ainsi la nouvelle stratégie de l'Arménie qui privée de l'ASALA, (lire http://www.ermenisorunu.gen.tr/francais/terrorisme/asala.html ) continue à viser par tous les moyens la déstabilisation de la Turquie.
Francturk
Écrit par : francturk | 02.01.2008
On entend tj, non à la Turquie en Europe, elle fait partie de l'Asie mineure...(géographie); non car elle ne respecte pas les critères de Copenhague (critère droit de l'homme); non... elle ne reconnaît pas le génocide arménien (critère parlement français), non... il y a une incomptabilité culturelle (critère religieux), non... c'est son les alliés des USA (critère 5e colonnes), non...bon on peut en citer une centaine... c'est à dire, dire tout et n'importe quoi tant qu'il y a un "non" avant...
Les principaux nonistes sont:
- Chypre du sud... "attends, d'abord qu'ils nous rendent le nord... Bon ok on a essayé de se faire annexer par la Grèce... mais on a échoué lamentablement... maintenant on est européen, on a tout les droits!!!"
- Autriche: qui est dans un tripe " sauvegarde de Vienne" qui se dit pourquoi avoir tant résisté contre les ottomans pour en arriver là... avec un sorte de nationalisme qui ne sert à rien de spécifier
- l'Allemagne: qui a une forte minorité turque, qui voit leur échec d'intégration ou plutot d'assimilation, dont la plus phrase vient de Helmutt Kohl que l'Europe est un "club chrétien"...
- la France dans tout ca... "de l'Atlantique à l'Oural sans passé par la turquie, ca ressemble un peu à du Brice de Nice " cassée" ... tant que la turquie ne reconnaitra le génocide arménien... que notre Parlement à voter à l'unanimité (20 parlementaires à tout casser)... la france qui ne veut pas faire une moindre repentance (laissons ca aux historiens, c 'est plus sur"... c'est marrant!!! ce n'est pas... le problème véritable que la france n'arrive plus à être un moteur européen et cette fameuse nostalgie de l'Europe à 15 est très révélatrice de cette perte d'influence: au profit de qui??? l'Allemagne biensur... qui a retrouvé son aire d'influence qui échappe totalement à la france... au Royaume-Uni qui voit l'accomplissement du rejet définitif d'une vision fédéraliste de l'EUrope que la france miroitait aussi mais qui la refusait dans le fond. La France qui s'agrippe au couple franco-allemand avec une Allemagne qui se dit "agrippe toi mon coco...reste que l'Europe devient de plus en plus allemande". Avec l'entrée de la turquie comme un autre poids lourd européen... cela va aggraver la situation française, encore une perte d'influence... je comprends c'est dure toutefois avec ou sans la turquie, il semblerait que le carotte soit bien cuite et ceci rupture ou pas rupture pseudo bonapartiste!
Écrit par : thepadisha | 03.01.2008
Madame Ex sur iTélé : "chaque fois que les africains font l'amour, ils ont un enfant."
Cette dame est vraiment, très, très spéciale.
Écrit par : Jean L | 03.01.2008
alors, elle reprend les belles théories de Pascal Sevran
Écrit par : gilles devers | 03.01.2008
HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA repondrait laurent Ruquier l e pote a BRAVO
non mais vous n avez pas honT......te aurait repondu Fogiel
Écrit par : lemurien77 | 03.01.2008
a la limite turquie ou pas dans la communaute europeenne quelles consequences? l europe a joue a notre insu depuis longtemps la carte de l auberge espagnole ce qui a fait foirer une fois de plus une initiative phare de jacque chirac et de claude ahhh je l oublie toujours la dominatrice de l elysee!! a la limite on s en contrefiche faut voir ce que l un apporte a l autre donc apres l irlande l espagne l estonie la pologne a beneficier de la manne europeenne pourquoi pas la turquie, puiqu on nous explique que de toute facon nous n aurons pas le choix d accepter ou non son adhesion!!decidement Philippe de Villiers de plus en plus attire ma sympatie!!!
Écrit par : lemurien77 | 03.01.2008
sarko commence serieusement a me taper sur les nerfs ! il ne delegue rien! il joue l ouverture sans vraiment l assumer ! galouseau de villepin ne manquait pas de qualites apres tout!!
Écrit par : lemurien77 | 03.01.2008
Monsieur "lemurien"
Vous me semblez être un homme raisonable et avisé pour ne pas voter aux extrêmistes.
N'oubliez pas non plus que la Turquie a une croissance economique de 7 à 8% par an. Allez voir sur un site qui traite de l'économie des pays emérgents et comparez les chiffres de la Turquie avec ceux des 10 derniers pays qui sont devenus membre de l'UE. Vous seriez surpris de découvrir le potentiel de la Turquie. Nous avons là, la situation d'aujourd'hui. Nous parlons de l'adhésion de la Turquie lorsqu'elle réalisera les fameux critères de Copenhague. C'est à dire aprés demain... Vers l'horizon 2015.
A ce rythme de croissance et avec un tel potentiel, je vous prédis que la Turquie deviendra au niveau economique, d'ici une dizaine d'années la Chine de l'Europe.
Faites un effort s'il vous plaît et imaginez la contribution d'une telle puissance à l'Union Européenne. C'est pourquoi, je me demande si dés lors, ce serait dans l'intérêt economique de la Turquie d'adhérer à cette UE probablement devenue encore plus
statique, encore plus immobile. La question economique mérite la reflexion par contre strategiquement et en tant que l'un de pilliers de l'Otan, la question ne se pose pas. La Turquie devrait prendre sa place stratégique au sein de l'Europe.
Un brin d'optimisme et d'attitude positive ne tue pas!
Écrit par : francturk | 03.01.2008
@francturk monsieur veuillez bien vouloir accepter mes excuses si j ai tenu des propos peu complaisants a l endroit de votre peuple que je respecte et de votre patrie qui avance a grands pas dans la meme direction que les grandes democraties modernes . croyez moi depuis que je lis vos billets je constate que vos arguments en faveur d une integration reussie pesnt sur le debat engage par gilles devers mais celui ci commence a me connaitre il sait que j adopte parfois un ton dissipe et provocateur! et parfois je le regrette mais ce blog qui m est tres cher est pour moi l occasion de me defouler de mes propres frustrations!
merci de m avoir ecrit!
Écrit par : lemurien77 | 03.01.2008
@francturk monsieur veuillez bien vouloir accepter mes excuses si j ai tenu des propos peu complaisants a l endroit de votre peuple que je respecte et de votre patrie qui avance a grands pas dans la meme direction que les grandes democraties modernes . croyez moi depuis que je lis vos billets je constate que vos arguments en faveur d une integration reussie pesnt sur le debat engage par gilles devers mais celui ci commence a me connaitre il sait que j adopte parfois un ton dissipe et provocateur! et parfois je le regrette mais ce blog qui m est tres cher est pour moi l occasion de me defouler de mes propres frustrations!
merci de m avoir ecrit!
Écrit par : lemurien77 | 03.01.2008
Cher Monsieur,
Je vous en prie. Nous avons tous nos propres frustrations et il n'y a pas de mal de temps à autre à se défouler tant que nous restons dans les limites de bienséance mais aussi de l'honnêteté intellectuelle. Et là, force est de constater que vous en possedez bien plus que les plusparts des interlocuteurs que j'ai pu rencontrer sur le net.
Je vous remercie de nous avoir permis ces échanges qui nous ont poussé à la refléxion et à des recherches sur les conditions de notre pays d'origine.
Je me permets de vous répéter que la Turquie malgré ses progrès qui restent à réaliser et ses défauts, mérite un jour de faire partie de ce grandiose projet qu'est l'Union Européenne. Il le faut car la présence de ce grand pays musulman au sein de l'Europe, empêchera la fracture des civilisations et servira de moteur à l'évolution du monde musluman, voir certainement même de l'Islam tout court.
Je vous souhaite bonne continuation et qui sait, à bientôt peut-être pour des echanges sur d'autres sujets...
Je voudrais aussi présenter mes remerciements à M. Gilles Devers pour m'avoir accordé la possibilité de m'exprimer librement.
VIVE LA DEMOCRATIE! :)
Cordialement,
francTurk
Écrit par : francturk | 04.01.2008
on ne fait pas d omelette sans casser des oeux pourquoi le pkk serait il protege sous l aile armenienne? il n y a jamais eu de genocide armenien disent les autorites turques donc acte!une internaute thapashida a sorti un billet tres elogieux de notre pays .non repentance ... on s ccroche a l allemagne pour ne pas tomber etc etc ...et bref la france pays partant en quenouille ..... oui peut etre mais la france reste encore 4 ou 5 eme puissance mondiale avec une petite proportion d actifs qui travaillent 35h par semaine idiosyncrasie planetaire et par consequent une qualite de vie classee parmi les meilleures au monde par des etrangers pas par les francais!!!
Écrit par : lemurien77 | 09.01.2008
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