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Interdiction de fumer? oui, mais...

Je n’ai jamais fumé, mais l’envie m’en vient, car ce décret me reste en travers du gosier. Interdiction de fumer en public. Reste le privé, car le plaisir solitaire est légalement possible. Et l’Etat n’envisage pas d’interdire ce produit, pourtant si dangereux, peut-être parce qu’il est le support de 80% de taxe.

 

Les dangers du tabagisme ? Pas la peine d’insister. Les chiffres sont éloquents, et il suffit d’avoir un jour fermé les yeux d’un ami fumeur pour enrager : « Mais qu’avait-il à fumer ? Ne lui a-t-on pas assez dit ? »

 

Le poids et les méthodes des cigarettiers sont bien connus également. Les Marlboro des beaux cow-boys portent la sale empreinte du Ku Klux Klan. Cela tout le mode le sait.

 

Alors, la lutte contre le tabagisme, la dénonciation du tabagisme passif, le sort peu enviable réservé aux salariés, enfumés contre leur gré, des discothèques et des bars. Un vrai problème de santé publique. Et puis, restons aux classiques : dans Physiologie du Goût, Brillat-Savarin n’a pas un mot pour tabac. C’est dire…

 

D’accord aussi : la Cour de cassation a donné le la , en condamnant le 29  juin 2005 (affaire n° 03-44412), un employeur pour le tabagisme passif imposé aux salariés non-fumeurs. Tous les pays européens, peu ou prou, s’y mettent. Alors, applaudissons… Pas, si simple.

 

Tiens, il n’y a pas que les pays européens qui s’attaquent à cette modification des comportements : l’Iran fait de même, ce qui a été la cause d’une grande manifestation ce 30 décembre. A Téhéran, c’est l'interdiction des narguilés qui fait tousser. L’AFP nous explique : « Le mois dernier, le gouvernement iranien a décidé d'interdire la consommation de tabac dans les lieux publics pour des raisons de santé et d'hygiène », précisant que cette campagne vise également les cafés et les cybercafés. 

 

Une fraternité entre Roselyne Bachelot et Mahmoud Ahmadinejad, avec Claude Evin dans le rôle du go-between. Image inattendue, mais qui doit aider à ouvrir les yeux.

 

Quel est le problème ? C’est de passer de l’hygiène à l’hygiénisme. C’est d’accepter ces intrusions, toujours pour de bons motifs, de l’autorité publique dans la sphère de la vie privée. C’est de se soumettre sans poser la question des priorités dans les buts poursuivis.

 

La délinquance est là ? Equipons les rues des gentilles caméras de vidéosurveillance. Le terrorisme menace ? Des écoutes téléphoniques préventives seront efficaces. Les étrangers menacent l’économie ? Un petit fichier ne saurait nuire. Demain ce sera : Vous êtes innocents ? Alors laissez-vous juger pour que le tribunal le confirme.

 

Et puis, comment ne pas voir, aussi, derrière l’interdiction du tabac, cet impératif : « Soyez en forme, soyez en bonne santé. La société compte sur vous. Elle préfère vous voir dynamique, bon pour le travail, et elle saura vous en être reconnaissant. » Tout le monde doit mourir en bonne santé ! Quel décalage entre Sarkozy et Kouchner faisant leur footing autour de leur hôtel à New York, et un Churchill, invétéré fumeur de havane, et qui expliquait sa grande forme en s’exclamant : « No sport ! »

 

L’hygiénisme, c’est le contrôle des populations. C’est dire « No tabac ». Demain « No alcool ». Après-demain « Ni sel, ni graisse, ni sucre ». Et puis, gymnastique obligatoire au bureau et dans les salles d’attente de l’ANPE.

 

C’est aussi créer un rideau de fumée, sur le registre de la culpabilisation, pour masquer de vrais problèmes de santé publique. Par exemple le nuage de Tchernobyl qui ne se serait pas arrêté aux pointillés des frontières. Ou l’intoxication des travailleurs du bâtiments à l’amiante. Ou les irradiés de Mururoa . Ou le drame silencieux des grands accidents du travail.

 

Le plus insupportable, c’est la volonté de normaliser les comportements. Tout excès doit être combattu au nom de l’utilitarisme social. Vous voulez être heureux ? Habituez vous à vivre dans une société sans odeur et sans saveur ! L’Etat veille sur vous.

 

Image du passé, image délinquante : Françoise Sagan au volant de son cabriolet sur les routes du midi, sans arceau de sécurité, sans ceinture de sécurité, sans radar, les cheveux au vent et le front au soleil, avec un peu de machin dans la machine. Aujourd’hui, c’est le tribunal et la leçon de morale ; hier, c’était Un peu de soleil dans l’eau froide.

 

Commentaires

  • Bienvenu au pays du fascisme angélique et disneylandesque !

  • Quel cauchemar lorsque l'on est atteint d'un cancer du fumeur ! demandez aux malades et aux medecins ce qu'ils en pensent ! Il faut tout simplement interdire la vente des cigarettes ! Fumer est inutile et ça coute cher ! je connais au moins dix fumeurs qui attendent cette interdiction ! Par contre on pourrait autoriser le cigare qui est un plaisir peu dangereux (pour peu que l'on n'en abuse pas) ! Là encore le politique qui prendra cette décision fera preuve de courage ! Voilà une liberté bafouée qui sera acceptée !
    Nous attendons votre décision Monsieur le Président ! Merci par avance ! Une société sans odeur et sans saveur ? Vous préférez la saveur de la mort quand vous devez quitter betement ceux que vous aimez ?

  • Fumer = ça pue , ça ne sert à rien a part à vous pourrir les poumons , ça coùte chère !
    Je n'aime pas recevoir de la fumée de cigarette !

  • j adore le client irreductible du cafe montre a la rele on nous enleve toutes nos libertes!!! il veut egalement garder la liberte d enpoisonner les autres par exemple se patron et ses serveurs mais il pense encore qu on ne fait du mal qu a soi et ce malgre les spots tele sur le fumeur passif!!!!! pathetique!!

  • Très bon article. D'accord pour être contre le tabac, ça se comprend. Mais de la même manière que la liberté de la presse s'use quand on en s'en sert pas, je dirais que ce n'est pas quand on n'aura plus de liberté qu'il faudra se battre pour la récupérer, mais battons nous pour la garder !!

    Quand à tous ces hypocrites qui découvrent les méfaits du tabac, la loi Evin n'a pas été respectée, comme celles d'après, et toutes les lois qui sont "pondus" par un gouvernement qui ne fait que du "vent"... Le nombre de loi augmente et les loi sont faites pour en supprimer d'autres telement elles sont incohérentes, c'est dire... Avant de refaire une nième loi sur le tabac, éduquons déjà les gens à respecter celle qui sont faites avant et moins restrictives. La il y aura évolution.

    Moi je ne vois que récessions la dedans et cela m'irrite de plus en plus. De quel droit peu t-on prétendre de façon sérieuse et crédible vouloir faire de la santé publique en interdisant de fumer cette "merde" tout en continuant à la vendre?

  • tu n' as jamais fumé et tu veux fumer ? tu es aussi barge que Francoise Sagan. D' ailleurs elle ne s' est pas arrété à la clope. Il est interdit de prendre de la cocaine et de l' héroine... tu comptes en prendre aussi à moins que ce soit déjà le cas ?


    F, un non fumeur qui ne coutera pas des dizaines de milliers d' euros à la société pour un cancer du poumon

  • Le tabagisme passif a forcément une influence sur la santé, c'est indéniable. Mais montrer le tabac du doigt, c'est aussi à peu de frais, le moyen de s'éxonérer d'une réflexion d'envergure (et des mesures concomittantes) sur la nature cacérigène de nos sociétés.
    Je préfèrerai par exemple que l'on dépense plus d'énergie pour travailler sur les énergies renouvelables, sur les bio-carburants, sur la qualité de l'alimentation.
    Il faudrait sans doute du courage politique et appuyer véritablement là où cela fait mal.

    L'Etat ne fait sans doute pas que des heureux avec cette loi mais elle va dans le sens du vent, grace à un procesus long et réussi de culpabilisation des fumeurs.

    Dans le même temps, la ministre de la santé a émis un avertissement sur les risques inhérents à la consommation des téléphones mobiles par de très jeunes enfants. Elle dit qu'aucune étude ne démontre un quelconque risque sanitaire. C'est tout à fait faux, plusieurs études sont enclines à démontrer le contraire, et ce, même pour les adultes. Mais le marché a des raisons que le coeur ignore manifestement.
    Ce deux poids deux mesures est bien français, quand on se remémore les épisodes "amiante", "vache folle" ou "Tchernobyl".

    En matière de santé publique, le passé nous a maintes fois démontré que nous ne pouvions faire confiance à nos élites.

  • Ce soir, cela fera 70 jours que j'ai arrêté de fumer après quasiment 13 ans de tabagisme. Ce n'est pas l'imminence de l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation qui m'a poussé à arrêter la cigarette, mais un long processus de réflexion personnelle. Si cette nouvelle a clairement un côté hypocrite, elle est néanmoins je crois équilibrée.
    Hypocrite, car dans la mesure où l'on sait que la cigarette est nocive tant pour les fumeurs que pour les tiers qui inhalent la fumée, il eût été logique de l'interdire.
    Equilibrée, car conscients qu'il leur est impossible de tout interdire (alcool, cannabis, cocaïne, héroïne, LSD ...), les pouvoirs publics ont préféré prendre de simples mesure de protection à l'égard des non-fumeurs (et protéger ce faisant une source conséquente de rentrées fiscales).

  • Hélas, il faut confirmer cet avis.
    Qui décide des priorités de santé publique? Quels contrôles? Les savants? Quel bilan?

    Le non fumeur que je suis résistera à la tentation, que François se rassure. Mais je pense qu'in fine la responsabilisation vaut mieux que l'interdiction. L'un des questions, c'est le culte de l'interdit

  • rien de contradictoire entre saluer le fon-fumeur qui s'y tient, et s'interroger sur la joie de Roselyne devant les beaux interdits

  • pour eviter un veritable genocide de jeunes fumeurs de 14 ans lorsqu ils auront 50ans interdiction formelle de fumer meme hors des cours au lycee mais je sais que ce ne sont que des voeux pieux!

  • on nous prépare une société asseptisée, avec des "lieux de convivialité" qui n'en sont plus (ce ne sont pas les familles qui vont au bistrot à l'apéro!!), sans aucun exutoire .. elle est belle la politique de santé publique qui veut me protéger contre moi même, tout cela pour que je puisse fumer chez moi en regardant ma télé de m... présenter des pubs pour de la junk food qui fait plus de morts que la cigarette, et ce aujourd'hui et pour les générations futures d'obèses qu'on nous prépare ...
    il faut militer contre cette loi, pour arriver au moins à la situation espagnole où un bistrot peut se déclarer fumeur .. et moi, je continue à fumer, dans les bistrots que je connais, et j'emmerde tous les mauvais coucheurs et mal baisés !!! fumeurs, ralliez-vous, militez, pétitionnez, il faut que cette hypocrisie cesse!!
    libertad

  • on nous prépare une société asseptisée, avec des "lieux de convivialité" qui n'en sont plus (ce ne sont pas les familles qui vont au bistrot à l'apéro!!), sans aucun exutoire .. elle est belle la politique de santé publique qui veut me protéger contre moi même, tout cela pour que je puisse fumer chez moi en regardant ma télé de m... présenter des pubs pour de la junk food qui fait plus de morts que la cigarette, et ce aujourd'hui et pour les générations futures d'obèses qu'on nous prépare ...
    il faut militer contre cette loi, pour arriver au moins à la situation espagnole où un bistrot peut se déclarer fumeur .. et moi, je continue à fumer, dans les bistrots que je connais, et j'emmerde tous les mauvais coucheurs et mal baisés !!! fumeurs, ralliez-vous, militez, pétitionnez, il faut que cette hypocrisie cesse!!
    libertad

  • pardon de faire une petite remarque a la dame qui a depose un billet avant moi je ne vois pas trop ou ce trouve l hypocrisie dans une loi qui protege les gens qui nont pas envie de fumer mais qui fument autant lorsqu une personne fume a cote d eux. Seule ma religion interdit le suicide vous pouvez si vous le souhaitez avec vos amis fumeurs creer un club prive comme font les chichas fumer votre cartouche de marlboro par jour mais en ce qui concerne les mal baises je suis en desaccord avec vous mal baise ne peut s appliquer qu aux femme qui ont moins besoin d eriger que les hommes or le tabac a haute dose agit sur l erection masculine!liberdad toujours d accord cuba libre comme dirait danielle mitterand!

  • @ lemurien77 : Le problème de la loi c'est que même les chichas devront "s'adapter". La cela devient hypocrite voire un tintinet foutage de geule. Sachant que dans un bar à chicha, ce n'est pas pour 20-30 minutes d'exposition au tabac qui va faire que nous allons mieux vivre quand on voit toutes les cochonneries que l'on respire.

    Si vous pensez vivre dans un air pure ouvrez donc votre ordinateur ou jetez un coup d'oeil à vos conduits d'aérations...

    Quand au tabagisme passif, je vosu rejoins. Cela aurait du être empéché. Par la loi Evin. Mais le fric, la rentabilité, ou l'idiotie de certains patrons n'on pas permis de la faire respecter, et quand vous voyez un espace fumeur séparé d'un espace non-fumeur par juste un muret demi-fermé (genre un comptoir de bar), cela vous fais doucement rigoler...

    quand à la politique de santé publique à défaut qu'il y en au ne cerait-ce qu'un brun, le passé l'a démontré. Ce n'est nullement rentable donc personen ne s'y intéresse et les études menées sont faites par des opérateurs !!!! Quelle objectivité !!! Waouhhhhh

  • Des liens avec le KKK ? Ah bon ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Marlboro#L.C3.A9gendes_urbaines

  • il est tout a fait vrai que laloi evin n a jamais ete appliquee.comme la loi sur le bruit son application est l arlesienne on n a jamais observe une sanction sur les 2 roues a pot d echappement trafiques qui sont generateurs d exasperation.Ce sujet a parfaitement sa place dans ce blog!Si nous devions saisir le Procureur de la republique sur ces regles du droit francais qui sont enfreintes sans cesse!

  • J'ai posté il y a peu un billet rappelant que c'étaient des médecins nazis qui avaient inventé la lutte contre le tabagisme, que Hitler interdisait strictement (après avoir été fumeur) : voir
    Fascisme rampant
    http://lucdussart.spaces.live.com/blog/cns!B9413C3F3B9B3EF2!265.entry

  • Que vienne faire le KKK ou Hitler dans le sujet ??!!?!!! Y'a des dérangés décidément partout même sur le net... :s

  • J'vas me faire lyncher.. mais che pas grabe, cha tuera auchi peut-etre les bicrobes qui me bourrissent la vie en che moment...
    J'ai ete, tres jeune, fumeuse. J'ai arrete en arivant a la fac. Passer regulierement des heures dans des amphis ou la majorite fumaient m'a sevree. Che comme cha.
    Ce qui m'enquiquine c'est le manque de savoir vivre de certains fumeurs qui vous envoient leur fumee au visage sans penser.
    Lors de mes visites en France ces dernieres annees, j'avais bien aime la segragation dans les cafes et restaurants avec des endroits designes pour les uns et pour les autres. Ca me convenait tout a fait, semblait bien marcher et je ne sais pas pourquoi on a voulu supprimer ce systeme. Mes amis fumeurs et non fumeurs y trouvaient leur compte.
    Responsabiliser est la seule voie me semble-t-il, en effet. Mais elle doit aussi s'appliquer aux gouvernements qui ont interdit les coins fumeurs dans les hopitaux psychiatriques, au mepris de la liberte des individus, au mepris du fait que des personnes souffrant de certaines maladies psychiatriques subissent tres mal le retrait de la nicotine qui les calmait, qui permettait, peut-etre paradoxalement, la gestion de certains symptomes, etc. L'approche de la plupart sinon de tous les hopitaux psy qui ont impose les patch et autres moyens pour forcer ces personnes a arreter de fumer est parfaitement inadmissible mais parce que ce sont "des fous" je n'ai pas beaucoup vu de nos intellectuels et autres journalistes bien pensants relever l'info et debattre de ce principe meme de liberte bafouee au nom d'un paternalisme a outrance. Le contribuable en liberte dans son troquet, c'est plus interessant, c'est plus proche de nous. Aujourd'hui certains de ces patients sont comme des lions en cage; alors on leur refile encore d'autres medocs, pour les calmer car, comme on le sait, les substituts ne marchent pas pour tout le monde, patient psy ou pas patient psy.

  • J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas ce que cela a de liberticide de permettre aux gens d'aller au restaurant ou un bar sans être enfumé.
    Il y avait des zones pous les non-fumeurs ? C'est du foutage de gueule quand cette zone est bondée alors que la zone fumeur a plein de place libre ou quand on nous place à 50cm d'un fumeur.
    Cela ne coûte rien et si cela peut diminuer le nombre de 65000 morts par an de cancer du poumon du au tabac (dont 5000 non fumerus).

  • Exactement PELE !! Ce que tu décris c'est du foutage de geule on est bien d'accord. L'état à mis en place la loi Evin ou plutot "Event" pour brasser de l'air sachant que cela changera quelques chose. Et malheureusement certains énergumènes pensent (et ils y croient) qu'on peut soit-disant réduire des mort en continuant à en vendre... Triste constat... Mais interdire le tabac représenterait une telle perte financière, inimaginable pour ce gouvernement... Vraiment ridicule...

  • monsieur pele je pense que toute loi meme une loi qui fera diminuer le nombre de morts de 65000 derangera une frange des 47 pour cent fe francais qui n ont pas vote a drrrrrrroite! les ideologues sont a nouveau la ! vous savez mr pele vous seriez choque de savoir qu en 1972 est paru en premiere page de liberation un article de familles pedophiles defendant leur droit au bonheur et revendiquant leur deviance au nom de l interdiction d interdire ! cela ne manquerait pas de piquant d inviter Serges July sentinelle celebre de la gauche soixanthuitarde a venir s expliquer devant d autres jounalistes ou homme politiques sur ce sujet!rassurez vous si c etait segolene qui avait fait appliquer cette loi sur le tabac la moitie d entre eux auraient dit c est une loi courageuse de la par d une femme de gauche l autre moitie auraient dit en grognant je te l avais dit qu elle etait de droite!! Lideologie gaucho libertaire a encore de beaux jours devant elle Boulevard Saint Germain ou a Caracas§

  • d ailleurs la Democratie Participative de Madame ROYAL fut plagiee sur le slogan DEMOCRATIE PARTICIPATIVE d Ugo CHAVEZ aux dernieres election venezueliennes!

  • Pour responsabiliser, il faut s'adresser à des citoyens. Plus qu'interdire aux fumeurs de fumer dans les lieux publics, il serait plus efficace d'interdire la vente de tabac aux mineurs (comme on le fait déjà pour l'alcool). La taxe sur la cigarette n'est pas une bonne décision et nuit aux gros fumeurs/fumeurs de longue durée (les plus à plaindre).

    Et la légalisation du cannabis?

  • Mauhiz, interidre la vente au mineur? Et après? Moi un gamin vient me voir, et je vai slui achetez ces clopes parce que si je le fais pas un autre le fera !!! Alors qu'interdire la vente tout court, ça ça fonctionnerais à coup sur ;)

  • Quand au Cannabis, si on fait les lois et que l'on cadre comme les Pays-Bas, la bas les ventes explosent pour les autres drogues dites dures (heroine, cocaine) et les autoritées ne savent pas gérer. Cela revient à dire que la France doit inventer quelque chose qui n'éxiste pas?

    Ce n'est donc pas pour demain ...

  • legalisation du cannabis du brown du cristal de la coke de l hero pouquoi pas des armes aussi un coffee shop ou on trouve tout ca comme ds les cafe avec un dispensaire dote de metadone et de maxiton a cote! les bandits de banlieues n auront a ce moment la plus frand chose a vendre et moins d argent pour le secours coranique pour le hamas!

  • @Genzo_Waka: Sur le principe, vous avez raison, l'idéal serait d'interdire la vente de tabac; mais d'un point de vue pratique, les pouvoirs publics ont des raisons sérieuses de ne pas inscrire le tabac sur la liste des produits stupéfiants.

    Premièrement, comme de nombreux internautes l'ont déjà soulevé sur ce blog, et sur d'autres aussi, le tabac est une véritable mine d'or pour l'Etat français qui en a d'ailleurs bien besoin pour ne pas accroitre ses déficits. De plus, lancer la police et la justice aux trousses des accrocs à la nicotine coûterait cher pour un résultat pour le moins incertain (il ne me semble pas qu'on ait réussi à éradiquer le trafic de cannabis en France, alors que cette substance est encore plus dangeureuse que le tabac selon les médecins).

    Deuxièmement, le tabac est un "produit addictif" qui constitue un moindre mal par rapport à d'autres produits: sans nier que fumer peut être mortel pour soit et son entourage, force est de constater que d'autres substances sont beaucoup plus nocives (un "pétard" est plus mauvais pour la santé que 40 cigarettes quoi qu'en dise les défenseurs du cannabis, et nous parlerons même pas de l'héroïne ou du LSD); le tabac est donc perçu d'une certaine manière comme une alternative laissée aux individus qui plutôt que de tenter de se procurer illégalement certains produits stupéfiants peuvent sans risque se rabattre sur le tabac. Evidemment, si votre objectif est de voir des éléphants roses, le tabac vous sera de peu d'utilité (Cest un ancien fumeur qui vous le dit: en 13 ans de tabagisme actif je n'ai pas eu une seule hallucination).

    En conclusion, je reste convaincu que la nouvelle réglementation est un compromis plutôt équilibré: chacun reste libre de fumer, à condition de ne pas le faire dans certains lieux clos où ils risquent de géner les non-fumeurs. Donnons une chance à cette nouvelle règle du jeu, respectons la de bonne fois, car dans le cas contraire les fumeurs pourront à terme réellement craindre une interdiction pure et simple de la vente et de la consommation du tabac.

  • Sans entrer dans les grands débats moralo-hygiéniste, il y a juste un truc que les fumeurs ne peuvent pas comprendre : la fumée pue ! Etre à côté d'un mec qui allume une clope, ça schlingue. Et ne parlons pas des odeurs de tabac froid qui imprègne les cheveux et les vêtements. Imaginez que mon plaisir soit de manger à la table à côté de la votre avec une crotte de chien dans un cendrier. Et alors ? C

    La déclaration des droits de l'homme et des citoyens dit dans son article 4 : "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui". C'est la définition fondamentale de la liberté dans notre Républque : La liberté est définie par le respect d'autrui. Or un fumeur, de manière active, nuit aux gens qui l'entourent. Si la fumée de clope sentait bon, celà ne serait pas un problème : mais, hélas pour les fumeurs qui ne s'en rendent pas compte, ça pue. Empuantir volontairement son environnement qui ne le souhaite pas "nuit à autrui". Demander à être respecté ne nuit pas à autrui. Il n'y a pas de préjudice à demander à vouloir respirer un air sain.

    Etudions une autre loi que les fumeurs doivent juger liberticide : l'interdiction de faire du tapage, en particulier la nuit. Après tout, si c'est le plaisir de votre voisin que de faire la bringue à 4 heures du matin avec ses potes et la musique à fond, de quel droit vous plaignez-vous ? Dans ce cas, amis fumeurs, combattez toutes les lois liberticides qui empêchent les autres de faire ce qui leur fait plaisir, même celà doit vous gêner vous !

    Enfin, je vous rappelle que la loi Evin, vieille de 17 ans précisait qu'"Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif (...) sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs." Or elle a été complètement retournée pour devenir dans les faits "les bars et restos sont fumeurs, sauf pour quelques tables concédées aux non fumeurs. Ce qui s'est passé, c'est la mise en concordance des décrets d'application avec le texte de la Loi.

    Quel plaisir cela va être, dans un restaurant, de pouvoir à nouveau sentir les odeurs des plats et goûter les arômes des vins, sans avoir cette odeur nauséabonde qui traînait.

  • Cela me fait penser à ce commandant cubain , un des bras droits de castro de la premiere heure , qui fut jetté en prison pendant sept ans sans aucun motif et à qui on faisait, sans aucun motif et régulierement des piqures dans les testicules ! Lui avait le droit de fumer des cigares !

  • Je paye plus cet impôt depuis 2000
    Ça va très bien ainsi

    Engin

  • bref pour conclure la meilleure facon de freiner la pollution par la clope c est de tout faire sauf ce qui a ete decrete et interdit par bachelot! on aurait pu faire ceci cela autrement !! au dela dela de ce blog je me rejouis de pouvoir retourner dans mon cafe prefere a nimes pour deguter un e excellente biere sans etre importune. Peut etre je me trompe mais les cafes vont connaitre une autre clientele qui va chasser l autre!!!

  • Arrêtons avec "le tabac mine d'or pour l'Etat".

    Combien coûtent à la Sécurité Sociale les jours d'arrêt de travail pour bronchites tabagiques ?
    Combien coûtent à la Sécurité Sociale les traitements de cancers du poumon ?
    Combien coûtent à la Sécurité Sociale toutes les pathologies pulmonaires dues aux excès de tabac ?

    Nous sommes dans une société où, heureusement, il y a une solidarité envers les personnes malades. Même si c'est leur propre attitude qui les a conduit dans cet état. Mon grand-père qui fumait ses deux paquets de gitanes par jour, a agonisé pendant 3 ans à entrer et sortir de l'hôpital, à subir des chimios, à passer sur la table d'opération, pour finir finalement par cracher ses poumons par petits morceaux. Je ne suis pas sûr que les taxes qu'il a payé sur ses 50 ans de clopes ont suffi à couvrir tout ce que l'Etat a dépensé pour lui permettre de mourir un peu moins mal.

  • monsieur valentin mon pere est decede d un cancer du poumon a 71 ans alors qu il avait un coeur de 20ans il aimait les gauloises sans filtre! je supporte de moins en moins ceux qui critiquent cette loi uniquement parce que cette loi a ete appliquee par un gouvernement de droite!!!! mais ils ne le disent pas ces manants ! ils disent que la loi n est pas bonne parce que ceci ou cela !!! je ne dirais pas que ce sont des hypocrites non remis des resultats des presidentielles 2007 mais que ce sont toujours les memes ! diantre je suis fourbu de toutes ces vaines querelles vain dieux!!!

  • monsieur valentin mon pere est decede d un cancer du poumon a 71 ans alors qu il avait un coeur de 20ans il aimait les gauloises sans filtre! je supporte de moins en moins ceux qui critiquent cette loi uniquement parce que cette loi a ete appliquee par un gouvernement de droite!!!! mais ils ne le disent pas ces manants ! ils disent que la loi n est pas bonne parce que ceci ou cela !!! je ne dirais pas que ce sont des hypocrites non remis des resultats des presidentielles 2007 mais que ce sont toujours les memes ! diantre je suis fourbu de toutes ces vaines querelles vain dieux!!!

  • @valentin: Cher ami, vous confondez l'Etat avec la sécurité sociale qui sont pourtant deux entités juridiquement distinctes et dont les budgets sont clairement séparés. Il résulte de la distinction entre ces deux entités que l'Etat s'enrichit réellement gràce à la vente du tabac, tandis que la sécurité sociale supporte effectivement les frais inhérents aux remboursements de soins des fumeurs ainsi que des non fumeurs qui ont inhalé la fumée des autres. Donc, soyez bien assuré cher valentin que les fumeurs ne coûtent rien à l'Etat qui d'ailleurs (faut-il y voir de la prudence?) ne garantit pas les empruns faits par la sécurité sociale sur les marchés financiers internationaux pour combler ses déficits.

  • C'est marie-christine qui a raison.

    La Liberté c'est sacré. Les espagnols ont choisi la meilleure solution : les fumeurs d'un coté, les non-fumeurs de l'autre.
    Les autres pays sont en pleine décadence. L'Etat n'a pas à obliger les gens à préférer les neuroleptiques, les anti-dépresseurs et tous ces malades français plus gros consommateurs de médicaments plutôt que les fumeurs sain d'esprit.

    Protéger les non-fumeurs contre l'impolitesse des fumeurs, c'est très bien.
    Protéger les fumeurs en les obligeant à fumer dans des endroits spécifiques, c'est excellent.
    Mais en aucun cas, un Pays n'a à s'octroyer le Droit d'interdire totalement à un lieu public de choisir d'avoir une salle "tabac" ou "non-tabac" ou plusieurs salles au choix. ça dépasse l'entendement d'un Monde d'autrefois qui n'était pas pollué et décadent.
    Françoise Sagan, Charles de Gaulle et des millions doivent se retourner dans leur tombe.
    Les démocraties deviennent des dictatures de la vision de l'homme androïde, sans vibrations, soumis, non-buveur, non-fumeur, non-rouleur, sans chien, qu'on entasse comme du bétail dans le métro, qui travaille plus pour payer plus de taxes et d'impôt et qui accepte qu'on lui interdise tout.

    Mais que les non-fumeurs intolérants ne se réjouissent pas trop vite de la peine des fumeurs.
    Ils feraient mieux d'être solidaires. Car dès demain, sur sa lancée - divise afin de régner - l'Etat va vous sortir une série de lois plus débiles les unes que les autres, qui vont vous couper le souffle.
    Il n'y pas que les radars et caméras en cours sur les routes et sur le Net qui arrivent.

  • Dear Lemurien,
    Vous avez raison, ces querelles sont vaines surtout lorsqu'on prend le debat par le petit bout de la lorgnette.
    Ce qui est un peu entrain de se passer ici. Quel tapage autour des cafes/restaurants! Comme s'ils etaient les seuls endroits affectes... J'ai parle des hopitaux psy, autour desquels, a l'epoque, le debat est passe a la trappe. Les malades mentaux sont aussi des citoyens (la maladie mentale touche 25% de la population)! On pourrait aussi parler des lieux de travail. On pourrait aussi dire que tous les cancers du poumon ou de la gorge ne sont pas attribuables au tabac. Ils sont parfois dus a un dereglement genetique. Rien a voir non plus avec l'effet passif. En fait c'est surtout celui de la gorge qui est le cancer du poumon.
    Quant au cout a la Secu, rapeller que l'acool tue et coute largement plus, par les accidents de la route, les ciroses, ses cancers, les familles qui en souffrent etc.
    Et please, surtout ne pas tout melanger en parlant des drogues illegales.
    Oui la liberte consiste a ne pas nuire a autrui, mais c'est aussi la facon dont tout cela est aborde par les gouvernements, le cote paternaliste et en effet hygieniste qui me fait le plus suer. Parfois les gouvernements nuisent a la liberte des individus.
    Je viens de recevoir des invites fumeurs pendant quelques jours. Ils n'ont pas "bronche" (!) et sont alles fumer dehors malgre le froid, sans meme me le demander. Savoir vivre. Ensemble, fumeurs et non fumeurs. Je n'imagine pas un troquet francais sans des fumeurs; bizarre, peut-etre...

  • "En fait c'est surtout celui de la gorge qui est le cancer du poumon."

    euh, vous aurez rectifie... cancer du tabac, est ce que je voulais dire! (manquerait plus que ca, respirer donnant le cancer a ceux qui oseraient, surreel!....)

  • Exact ! On se contrefout des maladies, de la sécu et de ce que ça coûte.
    Qui dit vivre dit prendre des risques et des dépenses.

    Si l'on part de ce sujet, on a pas fini, autant se suicider alors, ça coûtera moins cher !
    Pourquoi vivre ? Tout plaisir est dangereux. Bien boire, bien manger, bien baiser, bien rouler (sans ceinture de sécu à la con), bien gueuler, et bien fumer.
    On n'y peut rien si Sarko ne fait pas tout ça.

    Sinon métro boulot dodo. Pendant que les androïdes bossent ils ne pensent pas.
    Le seul thème qui concerne cette loi, c'est la Liberté volée.
    Heureusement que 2008 sera le réveil des consciences.

  • @ alexandre : Sur le fond je suis d'accord. Un fumeur n'a pas à poluer l'air (déjà bien polué malheureusement par l'homme) d'un non fumeur mais je trouve scandaleux qu'on lui interdise de fumer tout simplement parce que le gouvernement n'a pas eu les couilles de mettre des amendes aux guignols (citoyens, patrons d'établissements) qui n'on pas respecté la loi Evin, qui pour moi était déjà une belle avancée.

    Mais la France à préféré inerdire purement et simplement plutot que de laisser le choix comme en Espagne et malheureusement le constat d' ingenys, je le retrouve de plus en plus.

    @ valentin : Quand je vois combien je cotise par rapport à mes maladies quis otn vraiment rares, je me dit que quand même je suis dans un pays qui choisit de rembourser les maladies que l'on a voulu (je parle uniquement celels du tabac), autant en profiter. Ou alors qu'on ne cotise pas autant pour la sécu qui est si mal gérée car toujours en déficit, comme le reste des finances soit dit en passant.

    @ Jean L : La loi Evin, tout à fait, mais ce ne sont pas les fumeurs qui l'ont détournées de la sorte. Et cela à bien arangé l'état qui d'un coup se retourne on se demande pourquoi... Mais sous Sarko, c'est encore un effet de com'... Qu'on interdise de fumer dans les bars, les restaus j'accepte et je comprend mais la ou ça devient ubuesque c'est dans les bars à chicha... Interdiser à votre boulanger de faire du pain et dite lui "adapter vous"... Et regarder ça tête. Moi je trouve ça drole et ça prouve bien que la loi est stupide et inutile car mal adaptée. CQFD

    Je ne pense pas que les cafés vont perdre en clientèlescar ils vont en trouver une autre. Seul ceux aux frontières peut-etre et encore...

    Un seul constat. Pour lutter contre l'insécurité routière (par exemple) plutot que de lutter contre les fabricant qui fabrique de véritables armes, l'état préfère mettre des radars... YOUPIIII Alors quand on me parle de lutter contre le tabac en supprimant la clope je rigole...

    La France "Grand pays des libertés"...
    On peut pas manger car trop de malbouffe ou les prix augmentents
    On peut plus consommer car sinon on pollue vu les sur emballa ge qu'on nous met
    On peut plus baiser a cause de toutes les maladies qui circulent
    On peut plus conduire sinon on perds super vite ses points
    On peut plus fumer maintenant...

    Heureusement qu'on a toujours le droit de se plaindre... Mais jusqu'à quand? ... :S

  • On ne plus avoir un gros chien sans avoir passé son permis canin.

    Bien Genzo !
    Je n'aime pas parler de moi. Mais là, je peux vous dire que mes paroles sont en accord avec mes actes.
    J'ai 56 ans, jamais aucune maladie autre qu'une grippe tous les cinq ans.
    Je fume 15 cigarettes par jour et jamais à table. Alors le trou de la sécu, je rage aussi.
    Si j'avais économisé les cotisations obligatoires de maladie SS, je pourrais aujourd'hui m'acheter plusieurs appartements, de quoi m'offrir des dizaines d'opérations et des milliers de médicaments pourris.

    Quant' aux nouvelles épiceries, les pharmacies, elles ne m'ont jamais vu entrer dedans.

  • On parle souvent de l'échec de la loi Evin, que c'était son non-respect qui aurait rendu nécessaire l'interdiction totale. Je pense exactement le contraire.

    Aujourd'hui, on envoie des inspecteurs contrôler le respect de l'interdiction totale. Pourquoi n,'y-a-t-il jamais eu de contrôle ou d'amende pour infractions à la Loi Evin?
    Je pense qu'on a délibérément pas contrôlé, pas fait respecter la Loi Evin, afin que la situation dégénère, pour qu'au final l'interdiction paraisse comme l'unique solution.
    On a pas voulu de la Loi Evin, car l'objectif n'a jamais été de protéger les non-fumeurs. Il y a eu aujourd'hui un chat avec le Dr. Dantzenberg, qui le rend parfaitement clair. L'interdiction sur le lieu de travail n'a pas eu d'effets positifs sur la santé publique, comme l'interdiction dans les bars-restaurants en aura pas. Ces monsieurs, à la différence des journalistes et des politiques, ont effectivement lu les études et rapports bidons et truquées qui parlent du tabagisme passif, ils savent que c'est une mystification. Mais ils espèrent que l'interdiction marginalisera les fumeurs, ou, comme le dit Dantznberg, créera "une nouvelle norme sociale", à laquelle tout le monde se soumettra en souriant! Youpi!!!!!!!!
    C'est vrai, que c'est tellement écoeurant tout cela, qu'on a vraiment envie de s'en griller une...

  • je voudrais une fois de plus exprimer a anna donskoy ma profonde admiration pour la pertinence de ses analyses!

  • Bon ! Cessons de nous congratuler, allons boire un bon café et fumer une clope.

    Et écoutons la chanson "La Gitane" du Grand Léo Ferré.

  • T'es bien roulée dans ton tabac
    Viens que j' t'aspire au bout d' mes doigts
    Comme un' frangine à la dérive
    Qu'a son tabac dans ses archives
    Et qui vous r'fil' tous ses dossiers
    Histoir' de mieux vous renseigner
    T'est un' donneus' de paradis
    T'es ma gitan' et ça m' suffit
    T'es ma gitan' t'es mon amie

    T'es bien sapée dans ton futal
    Comme un' cibiche qu'on fume au bal
    Comme un' frangin' qui part en douce
    Qu'a sa valis' dans sa frimousse
    Et qui vous laiss' sur le pavé
    A fair' tranquille des ronds d' fumée
    T'es un' copin' de patachon
    T'es ma gitan' t'es mon tison
    T'es ma gitan' t'es mon patron

    T'es bien à l'ais' sous mon briquet
    Viens que j' t'allume et viens t'user
    Comme un' frangine à régalade
    Qu'on boit d'un trait sous une œillade
    Et qui s'épuis' comme un godet
    Au fond d' la gorge à s' régaler
    Et quand l'amour vient s' consumer
    Comme un mégot dans l' cendrier
    J' prends un' celtique dans mon paquet…

  • ok ingenis allons boire un bon cafe !

  • Dieu est un fumeur de havanes
    Je vois ses nuages gris
    Je sais qu'il fume même la nuit
    Comme moi ma chérie

    Tu n'est qu'un fumeur de gitanes
    Je vois tes volutes bleus
    Me faire parfois venir les larmes aux yeux
    Tu es mon maître après Dieu

    Dieu est un fumeur de havanes
    C'est lui-même qui m'a dit
    Que la fumée envoie au paradis
    Je le sais ma chérie

    Tu n'es qu'un fumeur de gitanes
    Sans elles tu es malheureux
    Au clair de la lune ouvre les yeux
    Pour l'amour de Dieu

    Dieu est un fumeur de havanes
    Tout près de toi loin de lui
    J'aimerais te garder toute ma vie
    Comprends-moi ma chérie

    Tu n'es qu'un fumeur de gitanes
    Et la dernière je veux
    La voir briller au fond de tes yeux
    Aime-moi nom de Dieu

  • acht'heure, j'boirais bien n'importe quoi mais je suis envirusee sous la couette. Le pub le plus proche, tres sympa d'ailleurs, a une arriere cour protegee et chauffee. J'y ai emmene mes amis fumeurs. Je n'ai pas eu froid, bien calee sous le truc chauffant, et eux ont pu fumer en paix. Ca m'a bien plu de prendre un pot dehors debut janvier... L'est pas belle la vie parfois?

  • Ah toutes les femmes devraient s'appeler Anna. Avec Anna, tous en train de boire un bon café dans la froideur de janvier. Bien calé sous son truc chauffant, en train de nous rire des lois iniques qui veulent nous miner la vie.

    Et Dieu qui nous regarde en fumant son havane, répond à Anna : "Oh oui elle est belle la vie parfois, loin des faiseurs de mauvaises lois".

  • Et si pour fumer le calumet de la paix il faut se planquer, pour que Roselyne ne nous colle pas une prune...

  • On trouvera toujours des larbins pour s'exécuter dans la soumission.
    KKK, Gestapo, KGB ou zombies de toutes sortes, c'est une espèce vide et sans neurones que fait force de loi.
    Obéir sans penser est une obligation. Et aujourd'hui dans un Etat qui ne connait même plus la tolérance, Roselyne campée la haut dans les hautes sphères, déconnectée des contingences quotidiennes et ordinaires, peut continuer de rire à gorge déployée.

  • bachelot etait pharmacienne elle aime l opera elle n a pas vraiment le profil de femme cannibale coupeuse de tete style gisele halimi segolene ou yvette roudy roudy la rouge ou clementine autain laguillier danielle gouze a elles faits moi confiance c est pas la peau des fumeurs qu elles veulent c est aligner les patrons dans un stade et les habiller en bleu de chauffe pour leur faire construire des voies ferrees 14h par jour

  • La Roselyne décidément n'est bien qu'aux guignols :S

  • @Anna
    Vous écrivez "Ils n'ont pas "bronche" (!) et sont alles fumer dehors malgre le froid, sans meme me le demander. "
    C'est vrai que spontanément, le plus souvent, les fumeurs s'abstiennent de fumer chez quelqu'un qui est non-fumeur. Dans ce cas, ils ne parlent pas d'atteinte à leur liberté, ils ne parlent pas de diktat scélérat de la part de la maîtresse de maison.
    Alors, pourquoi pas dans un endroit public ? Parce qu'ils sont entourés d'anonymes et qu'on peut empuantir ceux que l'on ne connaît pas.
    C'est étrange, vous ne trouvez pas, ce changement d'attitude ?

    @genzo
    Vous parlez des bars à chicha : bien sûr qu'un non-fumeur n'ira pas spontanément dans un tel lieu. Mais vous oubliez le personnel qui travaille 8 heures par jour (ou plus) dans une atmosphère enfumée. Tout le monde trouve normal que des ouvriers portent plainte parce qu'ils ont ingéré de l'amiante toute leur vie. Quelle sera votre réaction lorsque des serveurs porteront plainte pour avoir bouffé de la fumée à longueur de journée ?

    Et puis oui : la loi Evin n'a pas été appliquée et c'est anormal. Oui, les bars et les restaurants ont fait de la résistance et on détourné la loi et c'est anormal. Et alors ? Parce que cela n'a pas été fait avant, il faut continuer à ne rien faire. Mais le décret reprend exactement ce que dit la loi, puisqu'il prévoit des endroits pour les fumeurs. Mais en s'apercevant avec 17 ans de recul qu'il faut un espace clos parce que les solutions à base de cloisons ou d'aérations ne fonctionnent pas. Et en prenant en compte, comme je le disais plus haut, la protection du personnel.

    Et puis, il ne faut pas exagérer non plus : on ne demande pas aux fumeurs d'arrêter de fumer. On leur demande de ne plus fumer à l'intérieur. Est-ce que vous pouvez imaginer aujourd'hui les cinémas autrement que non-fumeurs ? Eh bien, dans 1 ou 2 ans, plus personne ne pourra imaginer qu'on pouvait fumer dans les bars et les restaurants.

    Sinon bien sûr, il y a des problèmes avec l'alcool, avec d'autres formes de pollution que les défenseurs du tabac ressortent périodiquement. Et alors ? Parce que les efforts dans ces domaines ne sont pas au niveau que vous l'attendez, il ne faut rien faire dans le domaine du tabac ? Il faudrait obligatoirement que tous les dossiers avancent au même rythme ? Mais je voudrais juste que vous regardiez autour de vous : l'immense majorité des gens ont un rapport modéré avec l'alcool. Seuls quelques-uns abusent. En revanche, c'est une minorité de personnes ont un rapport modéré avec les cigarettes. La plupart sont des gros fumeurs. Combien de personnes autour de vous sont capables de rester 1 semaine sans toucher un verre d'alcool ? Comparez avec le nombre de fumeurs qui sont incapables de rester une seule journée sans une cigarette.

    Et enfin, il y a cette question de l'odeur : on n'y coupe pas. Une personne qui boit un verre ne gêne personne. Une personne qui allume une clope, ça pue ! Et ça, je sais que les fumeurs n'arrivent pas à le comprendre puisque pour eux, le goût de la cigarette est agréable. mais désolé les gars, votre fumée de cigarette, elle a une odeur qui pue.

  • bonne nouvelle a propos de fumee le lisbonne dakar est annule!

  • @ Jean L
    C'est pour cela que j'avais precedemment dit que la creation des coins fumeurs et non fumeurs dans les cafes et restaurants me convenait et que chacun semblait y trouver son compte. Tous les fumeurs ne fument pas non plus a la chaine et beaucoup que je connais preferent s'abstenir pendant les repas, afin de mieux gouter.
    Euh, non, statisquement, les gros fumeurs representent une minorite... et comme ce n'est pas la meme addiction chimique que celle due a l'alcool, on ne peut pas vraiment faire de comparaison de frequence de consommation.
    Personnellement j'adore la fumee de tabac a pipe, style Amsterdamer. Celle-la ne me gene pas du tout!
    Cette loi est appliquee ici depuis juillet dernier et effectivement personne ne s'en plaint... ouvertement. Mais c'est aussi du a l'apathie chronique du sujet britannique. Les bistrotiers et restaurateurs irlandais qui appliquent cette loi depuis plus longtemps n'ont pas vu leur clientele baisser mais augmenter.
    Ce qui m'em... c'est cette regulation progressive de tous les aspects de notre vie, le formatage dont parlait m'sieur devers, la prise de risque zero que l'on nous impose et que l'on finit par accepter, par usure souvent. Je ne suis pas fumeur, je deteste l'odeur de la fumee de clopes sur moi, mais plus ca va plus j'ai de plus en plus envie de soutenir mes amis fumeurs.

  • @ Jean L : C'est vrai que pour moi qui suit fumeur je ne me pose pas la question quand je vais chez un non fumeur. Cela me semble normal. Cela dit vous avez entièrement raison.
    Pour ce qui est de l'amiante, il me semble que c'était caché aux employés. Mais pour ce qui est d'un bar à chicha, qu'on ne me dise pas avec tous le ramdam de la loi et depuis quelques temps qu'un employé n'est pas au courant des risques qu'ils encourent. Il peut changer d'entreprise. Bien qu'en soit, cela ne soit pas une réponse tout de même. Mais si on va par la, on ne peut presque pas faire grand chose car tout est plus ou moins nocif.

    Pour l'odeur, c'est indéniable, enfin, tout dépend de quelles "cigarettes" on fume :D Mais la c'est autre chose.

    Sans parler de l'alcool qui est un autre domaine de santé public, avec de plus importants lobbies, le tabac dans les ciné, c'est sur que c'est inimaginable (n'ayant pas connu avant). Mais je pense que les cinémas sont très bien ventilés contrairement aux autres lieux, notemment les restaus. Rien que pour les discothèque. PAs plus tard qu'hier, ils montraient aux infos nationales les gens qui devaient sortir pour fumer (normal) , mais qui ne pouvait pas emmener leur verres et qui étaient priées de ne pas faire de bruit. J'ai trouvé ça ridicule bien que le lieu en avait vraiment besoin. Mais la encore, je reste persuadé, qu'une entreprise (bar, disco, resto...) qui ventilait bien sa salle avant, n'avait pas plus de problème que ça, si ce n'est l'odeur persistante. Mais la encore ça n'a pas été fait.

    Moi personnellement ce qui me érévolte" c'est qu'avant la loi Evin, on avait quelques libertés. Maintenant, elles sont rognées de plus en plus.

    Concernant cette loi, je la regarde de la même façon que traite de plus en plus de loi ce gouvernement. De façon, à ce qu'on soient de gentils veaux qui n'ayont qu'un mot à la bouche : travail, travail, travail.

    En ce qui concerne le tabac, c'est incontestable sur le fond, mais la forme est très criticable. Quand en plus de ça, on rajoute toutes les façons insidieuses qu'a l'état de s'ingérer dans notre vie et de nous dicter le point de vue, qui est soit disant le bon car dicté par ses enarques qui ne le respecte pas, je rigole intèrieurement. On reparlera de tout ça quand on n'aura plus beaucoup de liberté (par rapport à celle que l'on a au regard de certains pays).
    Si l'on avait vraiment voulu faire de la santé publique, on s'en serait donné les moyens. Et pas uniquement avec un effet de com' au travers d'une loi, qui est binaire alors qu'elle ne peut l'etre (pour la province). Surtout quand on constate que le remède (les substituts) sont plus cher que le mal ...

  • Je fumait beaucoup, j'ai été trés malade, j'ai arrêté de fumer sans ennuyer les autres.
    cette loi est trop intolérante. Elle aurait pu laissé le choix aux commerces concernés accepter ou pas les fumeurs.
    Par contre ceux qui n'ont plus le choix, ceux sont les voisins qui vont supporter les nuisances sonores et inodores des fumeurs qui se retrouvent sur le trottoir alors qu'a l'intérieur régnera un calme trés ' sain odorantement parlant '. Sans parler des MONTAGNES de MEGOTS gisant sur le trottoir. La mort d'un mégot je crois est égale à 7 ans .
    INTERDICTION!!! trop d'interdit tue l'interdit

  • @ Lemurien77,

    Mais c’est quoi votre problème ?
    Toujours à voir des rouges partout dés qu’il y a un avis à contre courant de notre Président
    Vous nous fatiguez avec les sornettes pompées sur les « penseurs » en vogue que vous rabâchez sans essayer de comprendre où on veut vous mener.
    On croirait entendre un élu UMP qui dés qu’il entend un avis contraire brandit de manière machinale le spectre du komintern et des khmers rouges et blablabla….
    La ficelle est éculée, les querelles pseudo idéologiques « gauche-droite » saoulent tout le monde.
    Si pour vous quand on est contre cette loi on est forcement gauchiste et on déteste Nicolas 1er, c’est que vous sous estimez vos concitoyens.
    Je vous le demande solennellement, arrêtez avec vos vaines tentatives de lancer ici un débat bidon sur la gauche/droite ou même Sarko il y des lieux qui ne font que ça !

    Figurez vous que beaucoup plus de gens que vous ne croyez ne se font guère d’illusions sur nos formations politique et sont à mille lieues de ces considérations partisanes pour piliers de bar en mal de conversation.

    Merci

  • anna donskoy a fichtrement raison lorsqu elle evoque une societe formatee quand on a eu la chance comme moi ne a l ere cretacee pour certains jeunes c est a dire en 45 de connaitre le paris des annees 60 et bien d autres villes de france! Les villes de Province se distinguaient entre elles et gardaient leur caractere leur centre ville n etait pas pourri truffe d enseignes pour vetements hyperformates pinkie jennifer zara qui ont squatte tous les centres villes avec des bornes metalliques et parcmetres pour bien emmerder l automobiliste vache a lait du fisc indirect francais.l autre partie de la ville consacre a auchan et toutes ses concubines nauroto kiabi boulanger tous les predateurs de lille en bref.Je suis un super egoiste je vais passer ma retraite a MADAGASCAR c est la france des anne 70 les francais s y adaptent fort bien on n est pas oblige de payer pour garer son vehicule et aller urineramoureux des tropiques sans risque je vous conseille Antsirabe ville thermale du centre de madagascar et puis surtout le peuple malgache est tres pacifiste et... calme ...non agressif ... lui!

  • @ingenys la je ne me suis pas fait un ami othello m a assassine c est pour ca que fais diversion dans mon dernier billet qui evoque autre chose que nos viles querelles! a propos je remarque que je ne suis pas le seul a congratuler anna donskoy toi aussi!!

  • @ Lemurien,

    "assassinat"!? Vous y allez un peu fort, non?
    Rien de personnel, mais y en a marre des rivalitées stérile et vaines.
    Tout n'est pas idéologique

    Bon weekend

  • @othello pardon d avoir abuse de votre patience je vous repondrai en revanche que mes propos de cafe du commerce n ont jamais fait mention des mots hitler kukluxklan et fasciste pour designer notre facon de gouverner ! je cite seulement quelques personnes mes tetes de turc si vous voulez qui disposent de moyens mille fois plus importants que moi pour faire etat de leurs eternelles contradictions!!!mais si je vois des gauchistes libertaires plus puissants qu on ne le dit c est parce que nos lyvees et colleges publics nos universites ont ete une fois de plus bloquesnon paspar l unef mais par des sympathisants d exyreme gauches ultra minoritairesles memes qui ont paralyse ces universites pour le cpe et la je n ai pas ete sarkoziste du tout j etais villepiniste a fond les lcr sont antidemocrates et leur facteur plus encore! je suis tout a fait dans le sujet du blog car d aucun trouve la loi sur la cigarette liberticide je trouve l attitude de nombreux individus en france liberticide en plus grave!

  • Je ne comprends pas que certains préconisent la solution espagnole. Comme si les non-fumeurs ne sortaient qu'entre eux, et les fumeurs également. Je ne fume pas, mais j'ai des amis fumeurs, si si c'est possible. Et si on leur laisse le choix, ils voudront bien évidemment aller dans un bar fumeur. Et dans ce cas, si j'ai envie de passer la soirée avec eux, je serai donc obligée de supporter leur fumée.
    Je ne suis pas anti-fumeurs, juste anti-fumée. Et quand j'entends que les fumeurs sont respectueux, ça me fait bien rigoler, on ne doit pas fréquenter les mêmes personnes ni les mêmes endroits. Je suis ravie de cette loi et beaucoup de fumeurs sont pour. Je ne pensais même pas que les mentalités évolueraient si vite. Comme écrit plus haut, dans quelques temps on ne pourra plus imaginer les bars et les restaus autre que non-fumeurs.

  • Je fumes depuis l age de 13 ans ce qui ne m empeches pas de refuser de faire de mon domicile une " zone fumeur" par egard pour mon fils de 4 ans! reste que si fumer n est pas vraiment ce que je mettrai en avant la ça devient vraiment une tare !On ne correspond pas au moulage du citoyen modèle alors on est montré du doigt et mis de coté sous les chuchotements desapprobateurs!je fumes dehors au milmieu des pots d echappements (juste a hauteur du nez des enfants!)et je sens pesés sur moi les regards car mon fils est pres de moi! mais c justement pour ne pas l enfumer dans les espaces clos! Et franchement d avoir appri grâce a vos reactions que dans les hôpitaux psy on avait interdit la clope me semble largement plus une raison de s epancher sur le sujet que les lieux desquels on decide encore d entrer ou de sortir!Je trouve ca terrible a imaginer car si il y a un lieu au monde ou l on devrait etre tolerants a ce sujet c est bien celui la !Tout comme pour les prisons a mon humble avis...

  • @stephy
    Fumer dans les hopitaux psy est lie a la definition du lieu normal de residence de la personne. L'hopital psy en est-il un ou pas? Meme si l'on est un patient volontaire (c'est-a-dire non sous contrainte comme le definissent les textes), a moins que je me trompe, on n'y va pas par plaisir. La clope devient alors souvent la seule distraction, un moyen de communication entre patients, parfois le seul mode de soulagement et de gestion de certains symptomes, parfois lies a la maladie ou aux effets secondaires des medocs. Je sais que certains hopitaux psy ont impose les substitus, a grands frais et a grands frais de publicite. Ca m'a et me fait encore froid dans le dos. D'autres ont tout bonnement interdit le droit de fumer, meme dans des bouts de cours exterieures, derriere les poubelles etc., alors que ca n'embetait personne et sans considerer les effets sur la sante mentale des patients.
    Un debat similaire a a peine eu lieu en ce qui concerne les maisons de retraite. La, la decision est finalement prise par les directrices (en grande majorite des femmes) et c'est tres pro-hygieniste alors que les memes regles de liberte devraient s'appliquer.
    Mais que ce soient malades psy ou petits vieux dans leurs mourroirs, ce n'est pas visible, donc peu interessant pour la majorite des citoyens; le troquet et le restaurant appartenant a la partie visible de la culture francaise.

  • Entierement d 'accord avec vos propos concernant les hopitaux psy et maisons de retraite ! Par contre celà doit etre bien encadré , car je crois savoir que beaucoup d'incendies on été provoqués par la cigarette (la cigarette oubliée qui met le feu au matelas le soir ).

  • @Genzo

    L'employé peut changer d'entreprise parce que les client fument ?
    Et si les client changeaient d'attitude pour que l'employé puisse conserver son emploi ?
    Quel égoïsme ...

    Autre point : est-ce que vous avez déjà vu, dans un restaurant, un fumeur éviter d'allumer une cigarette parce qu'il y a un enfant à la table à côté ? Est-ce qu'il faut également éviter d'amener les enfants dans les restaurants ?

    Vous voulez vous battre pour des libertés ? Soit : mais choisissez votre combat. Il y a des tas de libertés à défendre. Mais soyons sérieux, pas celle d'empuantir et d'intoxiquer son voisin. Vous parlez de méthodes insidieuses : au contraire, on a ici quelque chose qui est parfaitement clair.

    Vous parlez de nuisances aux abords des boîtes de nuit : mais vous oubliez que ces établissements ont la liberté (et généralement la place et les moyens financiers) d'installer des fumoirs fermés. Combien l'ont fait ? Est-ce qu'ils ne cherchent pas, encore une fois, à torpiller la loi ? Regardez, les gens sont obligés d'aller fumer dehors et ça fait plein de bruit ... Ben oui : installez un fumoir et les gens n'iront plus dehors. Pour l'instant, on a vu des reportages sur ces pauvres clients de boîtes de nuit obligés de se cailler dehors, aucun sur une discothèque qui a adapté ses locaux. C'est étrange, non ?

    Cathy nous parle des montagnes de mégots sur les trottoirs. Et alors ? Parce que certains fumeurs sont des porcs qui ne savent pas utiliser une poubelle, il faudrait supporter leur fumée à l'intérieur. Mais on marche sur la tête, là ! Mais c'est quoi cette société où celui qui emmerde les autres seraient celui qu'il faudrait respecter ? Mais vous vous rendez compte de ce que vous nous dites ?

  • @ Jean L :
    Il est vrai que les fumeurs nuisent, mais pourquoi continuer à vendre du tabac alors? tout comme votre exemple d'enfant. On n'emmene pas un enfant (enfin, n'emmenait) dans un coin fumeur. Après c'est une question qui se posent aux parents.

    Certains fumeurs sont des gros porcs, tout à fait, mais pas tous.

    après selon les infos que l'on regarde on a les infos que l'on veut. Perso, j'ai trouvé des exemples de bars qui ont créés des fumoirs. En investissant financièrement.

    Mais la encore, c'est un problème financier et torpiller la loi est une habitude en France.

    En ce qui me concerne personnellement, ce n'est pas le fond qui me gène, ne pas fumer dans un lieu public, je trouve que c'est normal, et au restaurant je ne le fesais pas souvent.
    Ce qui me gène c'est que dans la loi précédente l'état à déjà limité l'utilisation du tabac. Et ils n'ont pas fait respecté la loi, pour en passer une plus importante. C'est surtout ça qui me gène, mais personnellement encore, la politique du gouvernement, j'ai pu la juger.

    En ce moment, cela concerne le tabac et vous n'aimez pas les fumeurs, soit. Mais que penserez vous quand cela touchera à d'autres libertés. Je pense aux franchises médicales. On tape sur les gens alors que les bénéficiaires de la CMU (par exemple) ne cotise pas et en abusent.
    Ce n'est qu'un exemple.

    Au moins, vous aurez été prévenu, il ne faudra pas s'en plaindre après si vous voyez vos libertés supprimés.

    L'état commercialise du tabac mais restreint son utilisation... C'est embigu vis à vis de la manne financière que cela procure, et bien car cela réalise une partie de "santé publique"...

    Concernant la liberté, les belles phrases pompeuses disant qu'elle s'arrête la ou celle des autres commence... C'est valable dans les 2 sens et en l'appliquant on ne fait rien sans concilier les 2 camps...

    Mais pour finir, vous parlez de pollution liées au tabagisme (actif ou passif)... Quand on voit la merde qu'on respire à cause de la pollution (dont l'état ne met pas les moyens pour la réduire)... une étude scientifique à démontré que 60% de cancer concernant les fumeurs sont de natures inconnus contre 85% pour les non fumeurs. J'ai choisi mon camp.

    Pour ce qui est de l'égoîsme, je commence à en avoir marre de penser sans cesse aux autres alors que les autres ne le font pas ... Je pense (mais cela n'engage que moi) qu'on ne peut pas penser tout le temps aux autres. Il faut le faire mais come le tabac, dans une certaine mesure.

    Cordialement

  • Au nom du repsect des autres je propose les interdictions suivantes :

    - les 4*4 dans les villes
    - les enfants qui hurles dans les wagons de la SNCF
    - les voitures qui pollues et qui font du bruit
    - le beurre qui fait grossir
    - les frites qui sont trop grasses
    - les hamburger qui crees des obeses
    - le sel qui engendre de l'hypertension
    - la musique
    - les rires : une insultes aux depressifs
    - la bonne humeur : une insultes aux grincheux

  • quel humour! cet apparte n a rien a voir avec les fumeurs qui nuisent dans un endroit precis aux non fumeurs! beurre par kilo frites sel rire hamburgeret c est l affaire de chacun!

  • Ok pour la graisse ,le bueurre , le sel et autres hamburgers ça devrait réduire trés sensiblement le déficit de la sécu.... Il suffirait de quelques règlementations (par exemple interdire les huiles hydrogénées dans les produite manufacturés et le trop plein de sel dans les chips et autre amuses gueule dont raffolent nos petits citoyens ) . Pour le rire celà devrait etre obligatoire en se levant ( moi je vais en ce moment sur la chaine parlementaire et je réecoute la commission d'enquete sur les infirmieres bulgares , fou rire assuré )! Et comme l'a dit notre ministre de la santé il faut bouger , marcher et une grand nombre de pathologies disparaitront ! A cuba il n'y a pas de rupture d'anévrisme ni d'obeses ( résultat des restrictions ) et en chine on fait de la gym dans les rues (non obligatoire ) . Mais tout ça c'est pas bon pour les caisses de retraite ...Et on ne peut pas avoir le bueurre , l'argent du bueurre et le ....

  • Fait rarissime: j'ai du écraser un message.

    Il peut y avoir toutes les idées, mais les petites attaques fièleuses, n'ont aucune place.

    Chacun s'exprime, et nous ne savons ici que deux choses:
    - le droit s'intéresse à mille choses, et nous ne limitons pas notre champ de curiosité;
    - le droit est sans doute un affaire de spécialistes, mais dans une démocratie c'est surtout l'affaire de tous.

    Alors, bienvenue à tous. Toutes les différences, toutes les oppositions, mais dans le respect, et l'amitié...

  • Je vous remercie maitre (si ça m'était adressé ) , en ce qui me concerne j'évite les remarques fiéleuses et les attaques personnelles .On peut débattre sans en arriver là !Mais quand on a rien à dire les attaques fieleuses c'est souvent l'appanage de ceux qui n'ont rien à proposer...C'est comme en politique finalement !

  • Je ne pense pas que ma remarque que vous avez volontairement écraser soit irrespectueuse. je ne faisais que exposer mon opinion ... Cette attaque fielleuse comme vous la nommez est plutôt un commentaire que vous ne pouvez toléré car j'ai certainement due commettre un crime de lèse-majesté en égratignant les avocats ... Comprenez alors cher maitre que votre article sur Montebourg puisse lui aussi paraitre fielleux et irrespectueux. Soyez fair-play alors !!!!

    Amicalement.

    Pascal

  • Bon, je précise

    D'abord à jp, qu'il n'est en rien concerné! Loin de là! Et bien au contraire.

    Je souhaite par dessus tout que ce blog ne soit pas consuel par a priori. S'il y a consensus, pourquoi pas, mais l'expression des différénces est la bienvenue. Un blog peut vraiment le permettre, alors ne nous privons pas! Mais bon, a circulé un message qui flingait un peu, et bref, je l'ai éliminé. Il n'est plus là, n'en parlons plus, et ne perdons pas le gout du débat, de l'affrontement des idées...

    Je reviens à la jurisprudence de la CEDH: toutes les idées, meme celles qui heurtent, qui choquent ou qui blessent. Il faut mieux que les idées soient sur la table, soumises au vent des critiques!

    Pour pascal, votre volonté de m'étiquetter sarkoziste....

    Je n'ai pas attaqué Montebourg ad hominem, mais sur des choix et des attitudes politiques. Je continue à penser qu'il surfe sur une prétendue lutte contre la corruption, coté chevalier blanc; que c'est très autocentré comme attitude, et que le PS a besoin de parler de ce fait le quotidien des gens. Et la c'est choux blanc!

  • il va falloir que les violons du ps s accordent vite et bien sur des idees et sur un chef qui parle clair et vrai social democratie ou altermondialisme on chante encore l internationale oui ou non faut il ou non reduire les deficit oui ou non faut il mettre en concurrence l anpe oui ou non vite car le facteur cree son parti et lui il a la niaccc!!!!!allez Rocart quel serait votre poulain??moi ce serait le maire de Paris !!!

  • Je ne veux pas prendre la défense des avocats (sans jeux de mots ) mais je crois que l'assemblée nationale doit avoir une vingtaine d'avocats dans ses rangs (dont Maitre Montebourg ) et que la moitié des présidents de la république étaient des avocats depuis 150 ans environ , dont Mitterand/Badinter qui ont aboli la peine de mort (la plus grande victoire de l'homme sur lui meme ) ! Le dernier étant Nicolas Sarkozy !
    Alors plus d'avocats et moins d'Enarques ou d'Enseignants ? ( voilà un beau sujet de blog Maitre ) Si l'on fait exception de quelques avocats ou d'hommes politiques véreux (ça doit exister car personne n'est parfait ici bas ) , politiques et avocats ont un point commun "aider les autres " ! Pourquoi les avocats réussissent ils en politique ? Je crois tout simplement qu'ils sont le contre poids face à une justice qui ne marche pas (outreau ) !
    Alors vive les avocats !!!!!

  • @Genzo,

    "On n'emmene pas un enfant (enfin, n'emmenait) dans un coin fumeur. Après c'est une question qui se posent aux parents."

    Encore faut-il qu'il y ait un coin non-fumeur. Exemple tout bête : juste après Noël, nous avons passé trois jours aux sports d'hiver avec les enfants. Le seul jour où il a fait mauvais, nous n'avons pas pu entrer dans le restaurant d'altitude : il y avait plus de brouillard dedans que dehors.

    Mais c'est quand même extraordinaire comme attitude : parce que vous (peut-être pas vous personnellement) pensez avoir le droit d'enfumer une salle, il faut que tous ceux qui ne supportent pas n'aillent pas au resto, ou dans les bars, ou dans les discothèques, ... Hommes, femmes, enfants, asthmatiques, ... allez zou : tous dehors, territoire réservé.

    "Et ils n'ont pas fait respecté la loi, pour en passer une plus importante."
    Non, il n'y a pas eu de nouvelle loi. Ce sont les décrets d'application qui ont été modifiés. Les décrets précédents prévoyaient des extracteurs de fumée dans certaines conditions, ou des séparations entre coin fumeur et coin non fumeur. Ces mesures se sont révélées totalement inefficaces. Que fallait-il faire ? Continuer à ce que les non-fumeurs subissent la fumée ?

    "vous n'aimez pas les fumeurs, soit."
    Il ne s'agit nullement d'une question d'amour.

    "Concernant la liberté, les belles phrases pompeuses disant qu'elle s'arrête la ou celle des autres commence...".
    La liberté n'est pas un compromis : vous ne discutez pas avec un cambrioleur pour savoir où s'arrête sa liberté de vous piquer des trucs ?

    Non, la définition de la liberté est "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui". C'est tout à fait différent : vous ne devez pas, par votre attitude active, nuire à autrui. Par contre, ne pas vouloir subir les nuisances n'est pas une atteinte à la liberté de celui qui nuit activement. Ma liberté (et la votre) s'arrête là où je commence à nuire à quelqu'un. Ma liberté est limitée par le "mal" (je n'aime pas le mot) que je peux faire. Regardez, cette définition s'applique également à votre cambrioleur.

    "Quand on voit la merde qu'on respire à cause de la pollution (dont l'état ne met pas les moyens pour la réduire)".
    Premièrement, ce n'est pas vrai. Il y a des moyens qui sont mis en oeuvre pour moins de pollution. Allez à Mexico ou dans certaines villes chinoises et vous verrez ce qu'est vraiment la pollution.
    Deuxièmement. Et alors ? Ce n'est pas parce que l'Etat ne fait pas ce qu'il faut sur ce dossier qu'il faut qu'il ne fasse rien sur les autres.
    Troisièmement. Vous êtes libres de fumer. A l'extérieur. Et à ce que j'ai pu constater, il y a rarement des fumées d'usines ou de pots d'échappement à l'intérieur des restaurants.

    Enfin, vous en avez marre de penser aux autres. Et bien dites-vous que les autres, ça fait des dizaines d'années qu'ils en ont marre de subir la fumée.

    @egidio
    Le beurre qui fait grossir ne concerne que vous. Personne n'est incommodé parce que vous mettez du beurre sous vos rillettes et que vous le trempez dans un bol de chocolat. Oui, vous avez le droit de vous suicider au cholestérol : notre société, heureusement, est solidaire avec les malades, même s'ils ont volontairement décidé de s'autodétruire. Mais à moins que vous essuyiez votre tartine sur ma veste, cela ne me gêne pas. La clope, si : ça pue.

    Quant au bruit : je ne sais pas si vous savez, mais le tapage est déjà interdit. Et personne ne semble remettre en cause une loi tout aussi liberticide.

    Et les 4x4, c'est le plus marrant : les soi-disants amoureux de la nature qui balancent de belles fumées noires et qui vont défoncer les sentiers en faisant ronfler leur moteur. On dirait Total qui est amoureux des plages bretonnes.

  • il y a un amateur d amende qui est passe chez ruquier ce soir cafetier il fait de la resistance ses clients paient l amende sans probleme au nom de la liberte lui paie aussi des amendes au nom de la liberte !!il a fait une bonne surprise a Ruquier en lui disant que A2 paierait une amende pour avoir invite un cafetier appelant a la desobeissance civique!...sans avoir prevenu Ruquier avant l emission!

  • Non-fumeur convaincu, (mais j'ai toute ma liberté pour trouver d'autres conquetes - cf pb des détenus et des patients psy), je dis tout simplement

    Pb si on abandonne l'accoutumance à la cigarette pour l'accoutumance à l'interdit!

    Il faut donc lancer une campagne:
    - "L'abus d'interdit peut nuire à la santé"
    - "Interdits: à consommer avec modération"

    et taxer les interdits à 80% !

  • Je suis vraiment très content. Pas vous ?
    Je ne peux plus sortir de chez moi. C'est zone non-fumeur partout.
    Sauf dans la rue, pour quelques mois encore...
    Alors, je reste chez moi à regarder une télévision moisie.
    Douce France, cher pays de mon enfance.
    Je me souviens plus jeune, j'allais au Palace, au Rex, on se marrait pas mal, c'était en 1979.
    Un autre siècle.
    Maintenant, je suis en résidence surveillée.
    Je reste chez moi. Ah non, parfois je vais chez des amis qui tolèrent (trop sympa) les fumeurs.
    68 euros pour fumer dans un bar ce n’est pas cher finalement. Je vais peut-être tenter ma chance.
    Je ne te le conseille pas.
    On aura bientôt un permis à point, comme pour la voiture.
    Tu fumes deux fois dans un endroit non-fumeur, moins six points.
    Quand t'as perdu tes douze points, tu peux plus rentrer dans les bars.
    C'est super convivial, on se fait plein de nouveaux amis.
    Douce France, cher pays de mon enfance.
    Et tout cela pour quoi ?
    Parce que tu mets en danger la vie des gens qui ne fument pas.
    Tu ne te rends pas compte, tu es un vrai criminel avec ta cigarette !
    Certains parlent de 5 000 morts par an du "tabagisme passif".
    Alors faut faire baisser les chiffres, passer à 3 000.
    Ah oui les chiffres ! Tout jeune déjà je ne les aimais pas trop.
    Les chiffres c'est important !
    En somme, je suis une statistique et pas grand-chose de plus.
    C'est ça, et si tu peux fermer ta gueule et bouffer de la télé tranquille, sans emmerder les familles qui veulent aller dans les bars, boire du Coca-cola, on sera content.
    Mais tu vois, on ne t'interdit pas de fumer, bien au contraire.
    On sait qu'interdire serait inefficace. L'exemple de la prohibition américaine l'a montré.
    La prohibition ? C'était quelles années déjà ?
    Tu fais des raccourcis stupides, cela n'a rien à voir.
    En fait, on ne t'interdit pas de fumer, on t'interdit juste de fumer, si tu sors de chez toi.
    Tu vois c'est très différent !
    Tu peux très bien aller t'amuser dans les bars, mais cela sera sans cigarette.
    Alors finalement, ce n’est pas grand-chose.
    C'est vrai que pour un fumeur de 40 cigarettes pas jour, c'est d'un facile.
    Je ne comprends pas pourquoi je m'énerve.
    De toutes les façons, s'amuser c'est inutile.
    Enfin, disons plutôt : ce n'est pas très rentable, quoique c'est nécessaire pour lutter contre le stress.
    D'ailleurs, on a quelques projets pour la suite, parce que comme tu le sais, sans doute, tant que cela passera, on continuera.
    Par exemple, Les accidents de la route cela coûte encore très cher, malgré toutes nos lois. Alors qu'est-ce qu'on fait ?
    On peut faire plus que le permis à point, les radars automatiques, l'interdiction de l'alcool, la ceinture de sécurité obligatoire ?
    Bien sûr, on met toutes les voitures sur GPS, avec des détecteurs sur la route et on supprime le volant, tu veux aller quelque part tu tapes sur le clavier de l'ordinateur.
    Et pour se garer ?
    Ca sera pour plus tard. Par contre c'est très intéressant pour toi, parce que tu es moins dangereux et que ton assurance baisse.
    Les chiffres toujours les chiffres...
    Tu sais que la première cause de mortalité en France sont les maladies cardio-vasculaires ?
    Là, on veut faire plus fort, on veut passer à 80 000 au lieu de 160 000 morts par an.
    Satané chiffre.
    Toujours plus, c'est la logique de la machine.
    Alors l'idée, c'est qu'on implante une puce sur les gens qui nous permet de savoir ce qu'ils font : ce qu'ils mangent, quand ils pissent, ce qu'ils boivent, s'ils baisent, s'ils sont stressés, etc.
    Mais les gens n'accepteront pas !
    Tu es stupide ou quoi, c'est comme la cigarette, il faut bien amener la chose.
    Tu expliques que c'est très positif, c'est un projet de santé, qui permettra aux gens d'être mieux soignés par leur médecin.
    En cas d'accident dans la rue, grâce à la puce on pourra tout savoir sur toi.
    Et c'est tout ?
    Non, tu es bête. La délinquance, les violences physiques, c'est empoisonnant.
    On a déjà les caméras de vidéo surveillance, la délation, la prison.
    Tout ça c'est ringard, on a beaucoup mieux.
    Au lieu d'aller en prison, grâce à la puce que l'on t'a greffé dans le corps, on t'envoie une dose de calmant dès que t'essayes d'être agressif.
    On réduit de 50 % le nombre de gens en prison et de 70 % les agressions physiques. C'est pas beau ?
    Génial ! Mais pourquoi cela va si vite ? Pourquoi les gens ne réagissent pas ?
    La télévision ! C'est la première fois que l'on dispose d'un tel outil pour façonner les consciences.
    C'est beau le progrès !

  • Le tabagisme passif c'est ce qu'on nous vend pour nous faire avaler l'interdiction de fumer : dans les avions, les trains, les bureaux, les magasins, les bars, les boîtes de nuit, les restaurants et très bientôt, dans la rue et chez soi. Mais lorsqu'on cherche un peu, impossible de trouver une étude sérieuse qui prouve les fameux 5 000 morts annuels dus au tabagisme passif. Certains expliquent que ce chiffre n'est pas dû à une étude, mais est une projection, une hypothèse d'école. Certains expliquent, qu'en fait la grande majorité de ses fameux morts, sont des fumeurs, que l'autre grande majorité est constituée de personnes vivant avec des fumeurs... D'autres expliquent qu'une bonne partie de ces morts est, en fait, dû à la pollution de nos villes. D'où l'intérêt d'interdire la cigarette dans les avions, les trains, les bars et pas encore chez soi.

    Comme souvent, on ne sait pas grand-chose, si ce n'est que le tabagisme passif est devenu un combat d'importance national. Une question de santé publique ! Pourtant, on sait que la santé d'une personne est une chose très complexe. Le corps a aussi besoin d'être agressé, pour se fortifier et se défendre. Les gens qui roulent en deux roues en ville, développent une beaucoup plus grande résistance aux microbes, parce qu'ils sont exposés à la pollution. Les fumeurs sont moins atteints de la maladie de Parkinson et moins victimes de la maladie d'Alzheimer. La santé d'un individu est le résultat d'un fragile équilibre entre héritage biologique, alimentation, respiration, sport, joie de vivre, anxiété, agression, résistance, etc. Le Japon, avec son espérance de vie la plus élevée du monde, est le pays occidental qui a le plus de fumeurs. C'est sans doute le poisson, ou bien le fait qu'ils aient encore une culture... On ne sait pas trop... Amma, l'Indienne qui rassemble des stades entiers de gens venus pour l'embrasser (tiens de la fraternité) développe des cancers et des maladies au contact de certaines personnes, qui disparaissent quelques jours plus tard. On ne sait pas grand-chose, si ce n'est que ces fameux chiffres de 5 000 morts sont là pour cautionner une politique hygiéniste. Les fumeurs sont les gros méchants, qu'il faut éjecter de la société, afin de la nettoyer et d'avoir une société bien propre, javellisé, "karcherisé". C'était le projet d'Adolf Hitler (inspiré par Henry Ford), de Benito Mussolini, et aujourd'hui des Talibans. Joyeuse perspective !

    Pendant plusieurs millénaires nous avons été des paysans en contact avec la terre (ce truc très sale plein de microbes) avec les arbres, les plantes, les insectes et les animaux. Et maintenant nous sommes des petits rats coincés dans le béton à respirer la pollution industrielle et automobile, et il faudrait supprimer la cigarette qui met en danger la sécurité nationale (40 000 morts par an dus à la pollution). C'est la même logique, qui fait que nos fromages sont de plus en plus pasteurisés, que bientôt ils ne sentiront rien, si ce n'est le plastique. Le petit rat est en passe de perdre son odorat. Le petit rat a peur d'être dérangé. Le petit rat a peur de la nature, qu'il aimerait maîtriser complètement. Le petit rat aimerait oublier qu'il est un animal. Mais un fromage c'est un nid à microbes, c'est ce qui en fait tout son intérêt. Même notre vin doit ressembler au goût qu'aiment les Américains, c’est-à-dire aucun, si ce n'est un vague relent de chêne. Si les Américains devaient supporter une telle invasion culturelle de leur société par la France, ils nous auraient déjà fait trois guerres. Mais nous rien, on doit avaler toutes ces conneries.

    Libéralisme et hygiénisme c'est là le projet français ? Réduire le nombre de tués sur la route ? Réduire le nombre de tués du soi-disant tabagisme passif ? La France était un grand pays, elle ne l'est plus. Elle se traîne lamentablement à la remorque des États Unis. Les Américains éradiquent la cigarette faisons comme eux, ils sont toujours en avance, alors il vaut mieux suivre. Mais nous ne sommes pas Américains, nous avons 20 siècles de culture à exploiter, à offrir au monde : la gastronomie, les vins, la mode, la littérature, la peinture, le savoir vivre, l'artisanat (pour ce qu'il en reste), la convivialité des cafés (les fameux qu'on est en train de transformer en Disneyland).

    Est-ce que c'est intéressant de se polluer la vie avec de la culpabilité toute la journée ?
    - Je roule trop vite, je n'ai pas mis ma ceinture, je fume trop, j'enfume mon voisin, je bois trop, mon voisin éternue sans masque.
    Peut-être, devrions nous avoir un indicateur national de joie de vivre et essayer d'augmenter cette joie de vivre nationale.
    Peut-être qu'en jetant nos télévision, on redécouvrirait certains plaisirs :
    Dessiner, jouer, marcher, regarder, bricoler, faire l'amour, lire (il reste des auteurs français...), méditer, courir, rigoler.
    Peut-être, pourrions nous faire vivre les trois valeurs de notre république : liberté, égalité, fraternité.
    Discuter avec les gens de son quartier. Rigoler avec des inconnus dans un bar. Regarder les gens qu'on croise dans la rue, leur faire un sourire.
    Donner du temps aux autres, plutôt qu'à la télévision. Cette drogue dure, qui vous dicte sa loi et sa peur de tout.
    Il est beaucoup plus facile de diriger un troupeau de moutons qui a peur, qu'un troupeau de moutons qui est heureux de vivre. Il est urgent de sortir de cette peur qu'on nous matraque. Finalement qu'il y ait trois morts aujourd'hui, qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Est-ce qu'il n'est pas plus important de porter le panier d'une petite vieille ?
    Plutôt que d'être envahi par la publicité des affiches dans nos villes, il serait, peut-être, intéressant de transformer ces affiches en espace libre (tiens de la liberté) où les jeunes et les moins jeunes pourraient peindre, taguer, dessiner. Ne serait-ce pas agréable une ville remplie de tableaux, au lieu de messages incitant à acheter des produits inutiles. Cela ferait marcher le tourisme. Plutôt que d'interdire aux fumeurs toutes sorties, il serait peut-être plus judicieux de planter des arbres en masse dans nos villes. Plutôt que d'avoir un avis dans l'ascenseur vous informant que la date limite de paiement du loyer est le 5, ne serait-il pas plus intéressant d'avoir une feuille vierge, où les habitants racontent des histoires ? À chaque entrée dans l'ascenseur, vous auriez le plaisir de lire la prose de vos voisins.

    Assez de cette peur, peur de la nature, peur des odeurs, peur des poils, peur des microbes, peur de l'autre, peur de l'étranger, peur du terroriste, peur du tabagisme passif.
    La vie est faite de risque, le premier étant de mourir. Nul système politique ne pourra supprimer le risque. La vie ne se résume pas au projet, très américain, de faire de l'argent et du sport.
    La vie c'est aussi la musique, la littérature, la liberté, la beauté, la spiritualité, la sensualité, le risque, la joie, l'échange, le rire, l'exploration. Ou alors, il faut supprimer "Liberté, Égalité, Fraternité" au profit de "Javelisation, Télévision, Consommation."

  • @Doktor Glub
    "La vie est faite de risque"... ça fait du bien à lire!

  • C'est connu la nicotine est un puissant stimulant....licite! A lire, un article sur le site Rue 89 sur l'effet de la nicotine sur les performances sportives, a condition surtout de ne pas etre fumee.
    http://www.rue89.com/blog/stethosport/le-tabac-est-un-dopant-a-condition-de-ne-pas-le-fumer

    La vie est surtout le premier de tous les riques.

  • Hygiénisme législatif et déclin du droit
    Frank van Dun
    (extraits)

    Le phénomène de l'hygiénisme législatif comprend un certain discours public de la part des autorités politiques et académiques, des médias et des activistes de divers mouvements. Ce discours fournit une sorte de légitimité et de respectabilité aux lois et aux mesures fiscales et administratives que les programmes hygiénistes préconisent.

    Ces lois et ces mesures, aussi onéreuses et paternalistes qu'elles soient, sont néanmoins présentées comme des moyens pour rendre plus efficaces la défense et la protection des droits des individus. Elles ont certainement des répercussions sur la liberté et la vie privée des individus, mais la plus grande partie de leurs actions vise des organisations - les industries, les entreprises commerciales, les écoles, les hôpitaux, les clubs sportifs, les communes, etc. Par conséquent elles n'impliquent pas à première vue de mesures répressives contre "l'individu". Notez cependant que dans ce contexte, le mot 'individu' n'indique pas l'être humain réel et entier. Elle indique plutôt cette abstraction qu'on nomme aussi 'la personne privée', c’est-à-dire l'être humain en tant que consommateur, jouissant de ses loisirs dans un petit coin du monde protégé par son soi-disant "droit à une vie privée".

    Les mouvements hygiénistes se vantent de leur respect pour cet individu abstrait. De plus, ce respect affiché semble pour une bonne partie de l'opinion publique une raison suffisante pour accepter l'image libérale et émancipatrice que projette le nouvel hygiénisme. Celui-ci se présente volontiers comme le protecteur des faibles contre les forces obscures du marché et de l'industrie, mais aussi comme éducateur et guide paternaliste qui protège les gens contre leurs propres faiblesses et ce faisant les rend plus libres, plus capables de vivre en dignité.

    Cette perception assez commune de l'hygiénisme contemporain, je ne la partage pas. Elle repose, il me semble, sur des conceptions de la vie en société, du droit et des droits de l'homme et du libéralisme qui me paraissent fausses et dangereuses. Fausses, parce qu'elles impliquent une confusion de la réalité de la vie avec la rhétorique (les images projetées par les médias et les modèles abstraits et formels de la science sociale moderne). Dangereuses, parce qu'elles cachent les coûts économiques et surtout politiques des actions en mettant en relief seulement les intentions et presque jamais les conséquences.

    Quoi qu'il en soit de leurs intentions émancipatrices, il n'y a pas de doute que l'hygiénisme contemporain porte atteinte à la liberté. Pour se protéger contre les dangers de la vie et les forces soi-disant obscures de l'industrie et du commerce, le citoyen, censé être incapable de juger pour lui-même, doit se placer sous la tutelle de l'État - ou plutôt, sous la tutelle d'une pléiade d'experts et de bureaucrates, qui opèrent avec un pouvoir largement discrétionnaire en mettant en vigueur leurs petites théories préférées.

    L'effet cumulatif de toutes ces campagnes a été la mise en place d'un système impressionnant de contrôles, de contraintes et de police qui affecte le mode de vie et les conditions de travail d'un très grand nombre de gens.

    Et ce n'est pas fini. Sans doute le succès de ces campagnes stimulera d'autres groupes qui piaffent en coulisses pour imposer leur règle d'or à la population. Même si cela n'est pas le cas, il est à craindre que ces systèmes de contrôle et de contraintes développent leur propre dynamique en multipliant leurs programmes, en élargissant leur domaine d'action et en créant un nombre croissant de groupes de pression, de clients et de fournisseurs, d'experts dans l'administration et dans le monde universitaire. On peut s'attendre à l'apparition de nouvelles disciplines et instituts soi-disant scientifiques dont la raison d'être est principalement de fournir des arguments pour maintenir et élargir les programmes et les budgets de leurs patrons.

    C'est une perspective effrayante, même si, comme nous l'assurent les porte-parole de ces mouvements, toutes ces activités n'ont pour but que de protéger et d'aider les individus. La perspective est d'autant plus effrayante qu'il s'agit ici d'institutions dont les pouvoirs resteront en place, n'importe qui déterminera un jour leurs priorités politiques.

    Bien sûr, ces considérations, qui visent le long terme, n'ont pas de place dans le climat intellectuel dans lequel la mentalité hygiéniste a ses racines. Celui-ci n'admet que des discussions sur les intentions et les effets des actions sur des problèmes isolés. Il n'admet pas les discussions sur la synergie des causes et des effets dans l'ensemble de la société. C'est là une synergie qui dépasse les bornes des disciplines spécialisées et donc le porteur de la vision des experts monomaniaques.

    C'est cette absence de souci pour l'ordre réel de la société, c’est-à-dire pour le droit, qui me paraît l'aspect le plus dangereux de la mentalité hygiéniste. Les succès des diverses campagnes législatives et régulatrices, qui sont en effet des tentatives d'imposer un certain style de vie, montrent combien est avancée l'érosion de l'idée de l'État de droit. Cette idée implique que l'État à sa raison d'être dans l'accomplissement de la justice, qui est le respect du droit. L'hygiénisme législatif s'inscrit justement dans ce long déclin de la conscience politique du droit, qui a permis à tant de groupes de mettre les pouvoirs publics au service de leurs intérêts particuliers.

    Le déclin de la conscience politique du droit se manifeste dans l'attitude des gens pour qui la fin justifie les moyens, même les moyens politiques comme la contrainte, la police et la fiscalité. Cette attitude s'exprime par la conviction que "ce qui me paraît bon devrait être rendu obligatoire (ou au moins subventionné); ce qui me paraît mal devrait être défendu (ou au moins taxé)".

    Cette attitude est le symptôme d'un mépris profond pour le droit et à l'égard de toutes les valeurs qui s'y rattachent: sur le plan moral, le respect des autres, le respect de soi-même et le sens de la justice, et sur le plan intellectuel, le sens de la réalité, c’est-à-dire de la priorité de l'objet - le monde, l'homme, la société - par rapport à sa représentation subjective ou formelle. Je parle ici de la priorité des choses par rapport aux mots, des faits par rapport aux discours, de la vie vécue par rapport aux modèles et simulations symboliques.

    Le renversement de cette priorité est chose courante dans notre culture rhétorique. C'est la culture que représentent les médias et les politiciens, les professeurs, les intellectuels et les experts qui fournissent la plus grande partie de ce que les médias communiquent: les slogans, les bonnes intentions, les statistiques, les définitions de problèmes, les analyses instantanées, les solutions, qui pour la plupart me rappellent le commentaire ironique du journaliste américain H. L. Mencken: "Pour tout problème complexe, il y a une solution qui est simple, directe et fausse."

    La culture rhétorique, on la trouve aussi dans les grandes bureaucraties et les grandes entreprises, ce monde de "projets", de "reportages", de "stratégies" et de "modèles d'actions", où l'impression qu'on fait sur l'audience rassemblée autour de la table compte pour plus que les effets réels de ce qu'on propose. C'est le monde ou il est rare que quelqu'un soit confronté de façon directe avec les conséquences des propositions et des décisions auxquelles il a contribué. C'est le monde où les structures complexes des grandes organisations, leurs décisions collectives et leurs consultations d'experts externes, diminuent et masquent toute responsabilité personnelle des individus.

    C'est ce qui se passe, selon Aristote, dans une démocratie dépérissante. Là les majorités fortuites placent leurs décrets au-dessus du droit, pour réaliser ainsi leurs objectifs actuels au détriment d'autres personnes. Ils considèrent la société comme un domaine privé dont ils peuvent disposer, dans les marges du possible, selon leur bon vouloir. Ils privatisent ainsi l'activité politique, qui perd son caractère public et devient tyrannique.

    Le dépérissement de la démocratie, Aristote l'attribue aux actions des démagogues. Ceux-ci manipulent l'opinion publique, ils sont les vrais maîtres qui agissent en coulisse, tout comme dans une monarchie malade, courtisans et courtisanes règnent à la place du roi. Il me paraît clair que les démagogues n'ont pas une chance dans une société où la conscience politique du droit est vigoureuse et anime l'opération des institutions publiques.

    Il est difficile de nier le caractère démagogique des campagnes hygiénistes, qui est parfois admis par leurs porte-parole eux-mêmes. Notons simplement que "la science" dont elles se réclament est souvent d'une qualité pitoyable, incontrôlable et en tout cas ouverte à des interprétations divergentes, que les meneurs de ces campagnes restent souvent dans les coulisses de la bureaucratie nationale ou internationale ou dans le labyrinthe des instituts, des lobbies et des réseaux de propagande et de pression qui entourent les processus de la législation et de l'administration dans le monde contemporain.

    Voilà le contraste fondamental entre la conception du libéralisme classique qui se réclame du droit naturel et la conception du soi-disant libéralisme américain de nos jours, dont l'hygiénisme législatif est une manifestation spectaculaire. Le libéralisme classique affirme le droit de l'homme à la liberté; le libéralisme à l'américaine affirme le droit à une existence libérée, c'est-à-dire libérée de tout risque de frustration. Il est évident que d'après cette conception "libératoire" le nombre de "droits" doit être infini. C'est une conception vraiment utopique des droits de l'homme.

    L'idée de l'État de droit implique que les principes de droit devraient aussi régir la vie politique, et en particulier l'action des autorités. La pratique des États actuels et des autorités internationales de plus en plus nombreuses est trop souvent différente. Sous le prétexte de gérer la société, ces autorités promulguent des restrictions et des réglementations contraignantes qui affectent la liberté, le travail et la vie même des gens - et tout cela sans preuve que ceux-ci se soient rendus coupables d'une violation du droit d'une autre personne ou qu'ils présentent un danger réel pour les autres. C'est une pratique arbitraire et tyrannique. C'est la pratique que nous retrouvons dans l'hygiénisme législatif.

    L'hygiénisme législatif est un symptôme d'une défaillance des institutions conçues à l'origine pour un État de droit. Depuis longtemps déjà, celles-ci n'ont plus égard à l'ordre naturel du droit.

    L'explication de cette perte de conscience politique du droit, je la trouve dans une façon de penser qui ne s'oriente plus vers la réalité concrète et objective, mais vers les phénomènes subjectifs et leurs représentations formelles. C'est la culture rhétorique des mots, des statistiques et des modèles. Cette culture présuppose un monde où tout est négociable, où les droits ne sont que revendications approuvées dans un processus de négociations et de compromis. La politique qu'elle inspire est une politique de gestion de la société, une politique qui me semble néfaste pour la justice et la liberté, parce qu'elle détourne une grande partie des énergies vers le pouvoir sur la vie et les possessions des hommes, tout en démantelant les structures de responsabilité personnelle.

  • Doktor Glub >

    Merci de nous faire connaître ce long papier, à méditer longuement...
    Je l'ai trouvé à http://www.cfjd.org/www/articles/van_dun_hygienisme_legislatif.htm

    Il y a une dynamique sous-jacente que Franck van Dun ne cite pas mais qui semble à l'oeuvre aussi : celle des firmes et industries de la santé qui agissent sur un plan global et mondial. Elles ont tout intérêt à favoriser l'hygiénisme, la santé étant devenue une marchandise source de revenus importants. Sous couvert d'arguments sanitaires, c'est la promotion de médicaments, de vaccins, d'équipements qui est en jeu.
    Dans le cas du tabagisme, c'est le remplacement du tabac par de la nicotine pharmaceutique sous différentes formes, histoire de laisser l'illusion du choix et de multiplier les ventes.

    A noter que les firmes pharmaceutiques sont les principaux sponsors des candidats démocrates à la Maison Blanche. Il y a un lien direct et financier entre Big Pharma et les décideurs politiques qui ont besoin de financement de leur élection et de leurs structures partisanes.

  • Cet article est tout à fait remarquable.
    Il faut le faire circuler.

  • Pour ma part, voila qui est fait !
    http://unairneuf.blogs.psychologies.com/billets/2008/01/hygienisme-legi.html dans
    unairneuf.org

  • Le texte étant d'un abord un peu difficile, j'ai été obligé de faire une sélection, pour que cela soit lisible par le plus grand nombre possible de lecteurs.

    Si on veut pouvoir conserver un minum de liberté, pas juste chez soi dans sa salle de bain, je crois qu'on a intérêt à se bouger, car le bourrage des crânes atteint un tel niveau... Je suis assez consterné par la non réaction des fumeurs, qui sont en pleine culpabilité et par les non fumeurs qui sont ravis, aux anges de ce décret.
    La suite on la connaît, il suffit de regarder aux États Unis et au Canada ce qui se passe :
    Tabac caché dans des tiroirs chez le détaillant, film sans fumeur, interdiction de fumer chez soi, cordes vocales de chien supprimées (oui, son bruit me dérange)...

    C'est pas gagné (après il reste l'exil).

    Lecture d'actualité : "Un bonheur insoutenable" d'Ira Levin (1969) encore plus réaliste que "1984", qui n'avait pas vu que la télévision (n'existant pas à l'époque) allait permettre d'éviter d'avoir des caméras de surveillance partout...


    « Le déclin de la conscience politique du droit se manifeste dans l'attitude des gens pour qui la fin justifie les moyens, même les moyens politiques comme la contrainte, la police et la fiscalité. Cette attitude s'exprime par la conviction que "ce qui me paraît bon devrait être rendu obligatoire (ou au moins subventionné); ce qui me paraît mal devrait être défendu (ou au moins taxé). »

  • Je suis anesthésié ....

  • Je trouve extraordinaire tous ces gens qui défendent la liberté d'emmerder leur voisin.
    Eh bien, à mon tout : je me ballade désormais avec un stock de boules puantes. Et chaque fois qu'un fumeur m'emmerde à fumer dans un lieu fermé, je lui écrase une boule puante sur sa chemise ou sur son pantalon.

    Nous sommes donc à égalité : il offense mon odorat ; eh bien, j'offense le sien. Quand je rentre chez moi, je suis obligé de laver mes fringues qui puent la clope, quand il rentre chez lui, il est obligé de laver ses fringues qui puent l'oeuf pourri. Match nul.

  • Effectivement ça pue vraiment ! Et ça n'est pas l'odeur de la cigarette mais une odeur indéfinissable entre la vieille sueur et le harang fumé !Et il suffit de rester dans la fumée disons 5 minutes , pas plus !

  • Les méfaits du tabagisme actif et passif sur la santé de l'être humain sont connus, archi-connus. La cigarette, c'est un mort toutes les dix secondes dans le monde. Le plus "serial" de tous les "killers" de l'univers. C'est aussi une industrie sans scrupules qui s'attaque aux adolescents dès le plus jeune âge par une série de moyens marketing aussi sournois qu'efficaces.

    Pourtant, dans les colonnes du Monde (daté du 2 janvier), un contributeur "médecin", Micheline Benatar, ose nous asséner avec une vigueur hallucinante les arguments les plus spécieux de l'industrie du tabac. Allant jusqu'à voir dans l'interdiction de fumer dans les lieux publics démarrée ce 1er janvier sur le territoire français une dérive "totalitaire" ! Le tout agrémenté d'une sauce "appel à la convivialité" qui brouille opportunément les pistes, désignant le fumeur comme une victime et le non-fumeur comme son oppresseur. Ces arguments, on pourrait les comprendre (mais pas les admettre) s'ils venaient d'un lobbyiste chevronné de l'industrie du tabac ou d'un inculte total, c'est au choix. Mais pas d'un médecin.

    Comment, en effet, oser comparer l'addiction à la nicotine à la consommation de foie gras ? Qui connaît un consommateur de foie gras qui a besoin de sa tranche quinze fois par jour tous les jours de sa vie adolescente et adulte ? Et existe-t-il une consommation de foie gras "passive" qui augmenterait le taux de cholestérol de votre voisin de table au restaurant pendant qu'il mange sa salade ?

    Mais le plus surprenant est à venir. Dès le 2 janvier, une véritable campagne de presse mondiale déferle sur le cas français. Le Washington Post, le Los Angeles Times, le Guardian et la BBC reprennent pour certains l'argumentation de totalitarisme énoncée dans Le Monde, en viennent à parler de "la perte d'identité culturelle française" à la suite de la disparition de la fumée de cigarette dans les lieux publics. Sous-entendant que Sartre et Simone de Beauvoir n'auraient pas vraiment été eux-mêmes sans la cigarette. Allez donc dire cela aux fantômes de Jacques Brel, George Harrison et Serge Gainsbourg...

    Le fil conducteur de cette campagne ? Une protestation véhémente contre une interdiction imaginaire de la cigarette. En effet, il n'est nullement interdit de fumer, nulle part dans le monde sauf au Bhoutan. Il est simplement désormais interdit d'imposer sa fumée de cigarette à des non-fumeurs, y compris des enfants, et ce dans les lieux publics. Une reprise de liberté donc pour les non-fumeurs, qui pourront enfin respirer mieux tout en laissant aux fumeurs le loisir d'en griller une dehors.

    Comment alors oser parler de la "liberté du fumeur" ? Quelle liberté ? Celle d'enfumer ses voisins dans des lieux publics ? Particulièrement quand ces derniers sont souvent des lieux de bouche où les dégustations d'un repas et d'une boisson sont malmenées automatiquement par la fumée qui s'installe. Comment oser parler de liberté tout court face à une industrie criminelle qui a 100 millions de morts sur la conscience pour le seul XXe siècle, n'a pas hésité à mentir pendant des décennies sur les méfaits de son produit unique et n'a pas non plus hésité à financer des scientifiques, dont des médecins, pour qu'ils vantent les bienfaits de la cigarette.

    SYNDROME DE STOCKHOLM

    Le vrai totalitarisme, ce n'est pas d'interdire la cigarette dans les lieux publics, c'est de continuer envers et contre tout à promouvoir de manière perverse et indirecte la consommation de la cigarette chez des jeunes de 12 ans et plus, qui, sans s'en rendre compte, mettent le pied dans une addiction dont la plupart ne sortiront que morts étouffés des décennies de tabagisme plus tard.

    Le totalitarisme, c'est la campagne Internet visant à faire croire aux ados que la fumée de la chicha est moins nocive que celle de la cigarette, alors qu'une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) nous dit qu'une heure de chicha équivaut à la consommation de 5 à 10 paquets de cigarettes... Le totalitarisme, c'est d'essayer de transformer le cancer du poumon en un symbole de la liberté.

    Curieux syndrome de Stockholm qui touche la plupart des fumeurs, prêts à défendre bec et ongles une industrie qui ne mérite en aucune manière la moindre considération, surtout quand on sait quelles sont ses méthodes de marketing et de communication, ses moyens financiers illimités et son manque de scrupules total vis-à-vis de la santé des jeunes.

    Gricha Safarian est licencié en sciences politiques et relations internationales

  • quand je pense a guinsbard avec ses cigares et ses billets de 500 balles moi a 20a avec ma gitane sans filtre au bec ! comment on faisait pour respirer!

  • @saxo bravo vous avez resume en quelques phrases l essentiel de tous nos arguments soit disant liberticides pour peu on vivait en Coree duNOrd

  • Totalitarisme (Larousse) : "Système politique caractérisé par la soumission complète des existences individuelles à un odre collectif que fait régner un pouvoir dictatorial.

    La diffusion d'une idéologie hégémonique, la mobilisation des masses, le contrôle policier, la répression, l'élimination des catégories de la population désignées comme bouc émissaire, sont des traits partagés par les régimes totalitaires."

    Fin de citation.

    Ce n'est pas parce qu'on a des arguments et des statistiques (tabagisme passif, alcool au volant) que l'on a le droit de décider de la soumission complète des existences individuelles à un odre collectif...

    CF : Frank van Dun
    "Cette perception assez commune de l'hygiénisme contemporain, je ne la partage pas. Elle repose, il me semble, sur des conceptions de la vie en société, du droit et des droits de l'homme et du libéralisme qui me paraissent fausses et dangereuses. Fausses, parce qu'elles impliquent une confusion de la réalité de la vie avec la rhétorique (les images projetées par les médias et les modèles abstraits et formels de la science sociale moderne). Dangereuses, parce qu'elles cachent les coûts économiques et surtout politiques des actions en mettant en relief seulement les intentions et presque jamais les conséquences.

    Cette attitude est le symptôme d'un mépris profond pour le droit et à l'égard de toutes les valeurs qui s'y rattachent: sur le plan moral, le respect des autres, le respect de soi-même et le sens de la justice, et sur le plan intellectuel, le sens de la réalité, c’est-à-dire de la priorité de l'objet - le monde, l'homme, la société - par rapport à sa représentation subjective ou formelle. Je parle ici de la priorité des choses par rapport aux mots, des faits par rapport aux discours, de la vie vécue par rapport aux modèles et simulations symboliques.

    Le renversement de cette priorité est chose courante dans notre culture rhétorique. C'est la culture que représentent les médias et les politiciens, les professeurs, les intellectuels et les experts qui fournissent la plus grande partie de ce que les médias communiquent: les slogans, les bonnes intentions, les statistiques, les définitions de problèmes, les analyses instantanées, les solutions, qui pour la plupart me rappellent le commentaire ironique du journaliste américain H. L. Mencken: "Pour tout problème complexe, il y a une solution qui est simple, directe et fausse."

    Le tabagisme passif c'est ce qu'on nous vend pour nous faire avaler l'interdiction de fumer : dans les avions, les trains, les bureaux, les magasins, les bars, les boîtes de nuit, les restaurants et très bientôt, dans la rue et chez soi. Mais lorsqu'on cherche un peu, impossible de trouver une étude sérieuse qui prouve les fameux 5 000 morts annuels dus au tabagisme passif. Certains expliquent que ce chiffre n'est pas dû à une étude, mais est une projection, une hypothèse d'école. Certains expliquent, qu'en fait la grande majorité de ses fameux morts, sont des fumeurs, que l'autre grande majorité est constituée de personnes vivant avec des fumeurs... D'autres expliquent qu'une bonne partie de ces morts est, en fait, dû à la pollution de nos villes. D'où l'intérêt d'interdire la cigarette dans les avions, les trains, les bars et pas encore chez soi.

    Comme souvent, on ne sait pas grand-chose, si ce n'est que le tabagisme passif est devenu un combat d'importance national. Une question de santé publique ! Pourtant, on sait que la santé d'une personne est une chose très complexe. Le corps a aussi besoin d'être agressé, pour se fortifier et se défendre. Les gens qui roulent en deux roues en ville, développent une beaucoup plus grande résistance aux microbes, parce qu'ils sont exposés à la pollution. Les fumeurs sont moins atteints de la maladie de Parkinson et moins victimes de la maladie d'Alzheimer. La santé d'un individu est le résultat d'un fragile équilibre entre héritage biologique, alimentation, respiration, sport, joie de vivre, anxiété, agression, résistance, etc. Le Japon, avec son espérance de vie la plus élevée du monde, est le pays occidental qui a le plus de fumeurs. C'est sans doute le poisson, ou bien le fait qu'ils aient encore une culture... On ne sait pas trop... Amma, l'Indienne qui rassemble des stades entiers de gens venus pour l'embrasser (tiens de la fraternité) développe des cancers et des maladies au contact de certaines personnes, qui disparaissent quelques jours plus tard. On ne sait pas grand-chose, si ce n'est que ces fameux chiffres de 5 000 morts sont là pour cautionner une politique hygiéniste. Les fumeurs sont les gros méchants, qu'il faut éjecter de la société, afin de la nettoyer et d'avoir une société bien propre, javellisé, "karcherisé". C'était le projet d'Adolf Hitler (inspiré par Henry Ford), de Benito Mussolini, et aujourd'hui des Talibans. Joyeuse perspective !

    Pendant plusieurs millénaires nous avons été des paysans en contact avec la terre (ce truc très sale plein de microbes) avec les arbres, les plantes, les insectes et les animaux. Et maintenant nous sommes des petits rats coincés dans le béton à respirer la pollution industrielle et automobile, et il faudrait supprimer la cigarette qui met en danger la sécurité nationale (40 000 morts par an dus à la pollution). C'est la même logique, qui fait que nos fromages sont de plus en plus pasteurisés, que bientôt ils ne sentiront rien, si ce n'est le plastique. Le petit rat est en passe de perdre son odorat. Le petit rat a peur d'être dérangé. Le petit rat a peur de la nature, qu'il aimerait maîtriser complètement. Le petit rat aimerait oublier qu'il est un animal. Mais un fromage c'est un nid à microbes, c'est ce qui en fait tout son intérêt. Même notre vin doit ressembler au goût qu'aiment les Américains, c’est-à-dire aucun, si ce n'est un vague relent de chêne. Si les Américains devaient supporter une telle invasion culturelle de leur société par la France, ils nous auraient déjà fait trois guerres. Mais nous rien, on doit avaler toutes ces conneries.

    Libéralisme et hygiénisme c'est là le projet français ? Réduire le nombre de tués sur la route ? Réduire le nombre de tués du soi-disant tabagisme passif ? La France était un grand pays, elle ne l'est plus. Elle se traîne lamentablement à la remorque des États Unis. Les Américains éradiquent la cigarette faisons comme eux, ils sont toujours en avance, alors il vaut mieux suivre. Mais nous ne sommes pas Américains, nous avons 20 siècles de culture à exploiter, à offrir au monde : la gastronomie, les vins, la mode, la littérature, la peinture, le savoir vivre, l'artisanat (pour ce qu'il en reste), la convivialité des cafés (les fameux qu'on est en train de transformer en Disneyland).

    Est-ce que c'est intéressant de se polluer la vie avec de la culpabilité toute la journée ?
    - Je roule trop vite, je n'ai pas mis ma ceinture, je fume trop, j'enfume mon voisin, je bois trop, mon voisin éternue sans masque.

  • saxon >

    J'ai un petit souci avec votre raisonnement. Les études de l'OMS sur le narguilé - que d'aucuns nomment chicha pour mieux l'ostraciser - sont BIDON !

    Dr K.T. CHAOUACHI, auteur d'ouvrages faisant référence au plan mondial sur la question vient de publier deux communiqués accusant l’Office Français de Prévention du Tabagisme comme l'OMS (ce sont les mêmes gangs de pseudoscientifiques) de soutenir des affirmations scientifiquement erronées et injustifiées.

    Narguilé (chicha) et Pollution Assistée par Ordinateur

    'Contre la manipulation visant à imprimer sur les paquets de tabamel (*) les chiffres relatifs à des rendements (en goudrons, nicotine et CO) obtenus selon des méthodes arbitraires, baisées et non validées scientifiquement

    et : Le Narguilé, l’Anthropologie et la Loi

    Sous couvert de science dévoyée on favorise des décisions politiques restrictives des libertés publiques. Bel exemple de totalitarisme en actes...

  • Je rappelle le titre de certains livres :

    "Le meilleur des mondes" de Aldous Huxley

    "Un bonheur insoutenable" d'Ira Levin

    Un peu de lecture ne ferait pas de mal à certains...

    Lorsque le fachisme c'est installé en Allemagne, les gens ne se sont pas dit : "Oh mais c'est atroce, quel gros méchant fachiste." Je n'y étais pas, mais il me semble que c'était plutôt : "Avec Hitler, on va résoudre tous nos problèmes..."

    H. L. Mencken: "Pour tout problème complexe, il y a une solution qui est simple, directe et fausse."

    A lire l'agressivité de certains sur ce blog, on peut se demander qui souhaite cette solution "simple, directe et fausse..."

  • personne n a pu deceler la vraie nature d hitler a temps ni chamberlain ni ces autres ronds de cuirs de haut rang sauf un DALADIER qui a eu le temps de jauger l individu a Munich mais Munich c etait trop tard vous connaissez la suite!Mais un peu d humilite de grace! votre allusion a hitler est elle une allegorie? un comparatif? il faut a mon sens que vous exprimiez aux bloggeurs pourquoi vous vous exprimez sur hitler? Hitler c etait le KKK la haine du juif du noir de l arabe du tsigane de l homo du franc macon de par son sang impur! je ne trouve pas de similitude immediate sur notre planete sinon dans certains villages de corse et au sein du chass en israel!

  • la chicha c est aussi nul que le reste depuis les annees 70 katmandou et les hippies il y a toujours eu des modes la c est la chicha un jour ce sera autre chose a condition que ce soit borderline c est chic non?

  • @Glub

    Non, mais ça ne va pas : est-ce que vous rendez compte des énormités que vous êtes en train de dire ? Vous comparez le fait que nous puissions aller au restaurant sans être obligé de subir la fumée des autres avec l'arrivée au pouvoir d'Hitler ?
    Mais c'est quoi ces comparaisons stupides ? Vous comparez un décret d'application de la loi Evin avec Mein Kampf ?

    L'interdiction de fumer n'est pas la Shoah, les fumeurs ne sont pas des martyrs, le fait d'aller dans la rue pour fumer n'est pas la Déportation. Je vous prie de respecter la mémoire des millions de morts victimes de l'hitlérisme.

    La liberté que vous revendiquez, c'est celle d'emmerder les autres. Je ne vous empêche pas de fumer hors de ma présence, je vous impose de ne pas empuantir MON espace vital. C'est trop demander ? Vous voulez fumer ? Faites le chez vous, faites le dans la rue, faites le dans les endroits aménagés dans les bars et les restaurants.

    Vous pouvez faire toutes les comparaisons littéraires que vous voulez, comparaison n'est pas raison. Nous ne dérivons pas vers un régime totalitaire, il faut arrêter de déconner. Les fumeurs ont pourri la vie et l'odorat des non-fumeurs pendant des dizaines et des dizaines d'années : il est juste demandé, de manière légale, aux fumeurs de respecter les autres. Si vous ne pouvez pas le comprendre, c'est un peu inquiétant. Parce que dans ce cas-là, l'oppresseur c'est vous : celui qui ne considère que son propre plaisir en se foutant absolument de ce que peuvent ressentir les autres.

  • je veux juste lever une ambiguité : je ne suis pas l'auteur de ce texte qui a été écrit par Gricha Safarian. Mais ayant décidé de le copier ici, j'assume tout à fait ce qu'il dit.

    Le docteur Chaouchi conteste les études des "pseudo-scientifiques" de l'OMS sur le narguilé. C'est son droit. Vous pensez que ses mesures ont plus de valeurs que celles de l'OMS, c'est votre droit.
    Personnellement, je n'en sais rien, n'étant ni médecin, ni chimiste.

    Mais, les études du Dr Chaouchi auraient beaucoup plus de valeurs si
    1) il n'était pas consultant de Tobacco Control, un lobby pro-tabac
    2) il n'avait pas déposé un brevet pour un modèle spécial de narguilé qu'il essaye de commercialiser
    3) il était docteur en médecine ou en chimie car, le Dr Chaouchi est docteur en anthropologie, discipline éminement respectable mais qui ne prédispose pas aux études sur la santé publique.

    Enfin, vous trouverez aisément la critique du Dr Chaouchi sur le rapport de l'OMS envoyée au ministre de la santé : "Par ailleurs, on remarque que ce rapport fut préparé par des équipes composées exclusivement de chercheurs états-uniens et moyen-orientaux et financées par des sources nord-américaines. Pas un seul expert européen, a fortiori l’auteur de travaux précoces sur le sujet (*), n’a été consulté sur ce sujet."
    La petite (*) renvoie bien sûr vers le Dr Chaouchi, Anthropologue spécialisé dans la critique des études biomédicales sur le narguilé, DIU de Tabacologie de Paris (1998) ...

    Alors problème d'ego parce qu'il n'a pas été consulté pour ce rapport ou problème scientifique, cela reste à voir.

  • Le Dr Chaouchi est un truqueur :
    Une étude sur le tabac à sucer norvégien (Snus) montre qu'il n'y a pas d'augmentation des cancers pulmonaires, mais un doublement des cancers du pancréas.

    Le Dr Chaouchi dans sa lettre de réfutation de l'étude de l'OMS écrit "Je remarque qu’il est aussi mis en avant à l’encontre du SNUS suédois, que les auteurs du dossier mettent, pardonnez-moi l’expression, « dans le même sac » que les cigarettes. Or, les plus grands experts mondiaux, dans des études sérieuses, en reconnaissent les qualités (baisse du risque de cancer, etc.)"

  • Je met l'URL de cette lettre ouverte du Dr Chaouchi, parce qu'elle vaut son pesant de tabac
    http://www.sacrednarghile.com/fr/Lettre_Au_MinistreDeLaSante_DossierDePresse_INPES_Narguile.htm

    Le Dr Chaouchi trouve que c'est une erreur de dire de parler de "tabac adouci et aromatisé" alors qu'il s'agit de "mélange à base de tabac".

    Le Dr Chaouchi publie "dans la presse biomédicale indépendante et de qualité.", c'est-à-dire que les journaux spécialisés qui ne publient pas ses articles sont forcément dépendants du méchant lobby scientifique et ne sont de mauvaise qualité.
    On retrouve exactement ce genre d'arguments chez les personnent qui expliquent dans des revues indépendantes que ce sont les extra-terrestres qui ont construit les pyramides et que c'est l'armée américaine et les services secrets israéliens qui ont détruit le WTC.

    Bref, sa critique du rapport a été publiée dans "Journal of negative results of Biomedecine", une obscure publication américaine en ligne (tiens, ça ne gêne plus notre bon docteur ?) spécialisée dans les résultats "inattendus, controversés et provocateurs" (c'est ce que dit le site du journal) et qui a réussi à publier 56 articles en 6 ans.

    Donc, désolé, mais votre Dr Chaouchi, il est peut-être très bon dans l'aspect socio-culturel du narguilé auquel il a consacré des centaines d'articles, mais ses conclusions et ses prises de positions sont beaucoup trop partisanes pour être acceptées sans aucune précaution. On dirait Alain Prost en train d'expliquer que la vitesse, ce n'est pas dangereux.

  • riga >

    Il y a toujours eu des modes, et souvent transgressives. Les hippies du flower power oui, mais avant les zazous et après les jeans 'baggy'. On n'y peut rien, c'est la manière qu'a la jeunesse de s'intégrer dans la société.

    Ce qui est critiquable c'est qu'on veuille précisément interdire l'expression d'une originalité, qui est nécessaire dans un processus de maturation personnelle.
    Je n'ai jamais fumé de narguilé et n'en voit plus l'intérêt à mon (grand) âge. Mais je ne suis pas d'accord pour rejeter les jeunes qui veulent se réunir sympathiquement autour d'un objet et d'un rituel traditionnel : cela en fait des marginaux (cf. les pb dans les banlieues).

    Nos grands professeurs parisiens qui font la loi au ministère de la Santé devraient se souvenir qu'y est aussi rattaché la Jeunesse et les Sports. On n'arrivera pas à brider la jeunesse, juste à la faire exploser au contraire avec des politiques si à courte vue. Cette politique génère de la violence : ce qui justifiera ensuite la répression totalitaire vers laquelle on se dirige insensiblement.

    saxon >

    Dr K. CHAOUACHI a consacré plusieurs années de sa vie à rédiger une thèse : il n'y a pas que des docteurs en médecine !

    Il est interdit de séjour dans la secte de Tobakko Kontrol, qu'il m'a convaincu effectivement être une secte, puisque toute voix divergente en est excommunié : Tobakko Kontrol a même écarté Fagertröm, l'inventeur du fameux test de dépendance. Vous pouvez confondre avec TobReg, qui est lié à l'OMS.

    Dr K. CHAOUACHI n'est pas un spécialiste du Snus° mais du narguilé (hookah). Le point commun entre ces deux modes de consommation du tabac c'est que leur dangerosité est très réduite. Dr K. CHAOUACHI propose une politique de santé publique de réduction du risque - avec le Snus ou le narguilé - plutôt que celle prévalant consistant à penser que l'on pourra un jour éradiquer le tabac fumé par la prohibition.

    La prohibition n'a jamais marché, on se demande qui peut la défendre. Les ventes de cigarette en Italie n'ont pas baissé depuis la prohibition. Et de toute façon cela ne fait qu'encourager la contrebande, qui est massive et organisée (par les cigarettiers eux-même comme Philip Morris l'a reconnu - en payant très cher pour étouffer le scandale - à l'Union Européenne).

    Personnellement je pense que cela aurait du sens et que CENSURER les propositions en faveur de la santé publique de façon autoritaire (totalitaire comme le fait Tobakko Kontrol) n'est pas un signe d'intelligence.

    Je ne vois pas à quel titre on empêche des jeunes de se réunir dans des fumoirs, des lieux spécifiquement destinés à ceux qui veulent fumer. Le résultat sera qu'on fumera - et boira - entre amis à la maison, ce qui n'est pas forcément mieux pour l'entourage. Bonjour le tabagisme passif !

    "Alors problème d'ego parce qu'il n'a pas été consulté pour ce rapport ou problème scientifique, cela reste à voir." : oui, bien sûr. La reconnaissance est le moteur du scientifique : on la lui dénie. Il râle, je le comprends. Il rame aussi, car son attitude n'est financièrement pas confortable. C'est un homme sérieux et hautement respectable, et pour moi plus que ces corrompus qui sont financés en sous-main. Lisez son livre et faites-vous votre propre opinion sur le bonhomme. Il est par ailleurs charmant et ouvert.

  • Le tabac qui fait baisser le cancer ... il fallait l'oser celle-là. Et c'est donc le type qui défend les bars à chicha qui dit ça.

  • @Luc
    "Je ne vois pas à quel titre on empêche des jeunes de se réunir dans des fumoirs, des lieux spécifiquement destinés à ceux qui veulent fumer."
    Mais rien dans la loi n'interdit cela. A condition qu'il n'y ait pas de personnel.

    "Le résultat sera qu'on fumera - et boira - entre amis à la maison, ce qui n'est pas forcément mieux pour l'entourage."
    L'interdiction de fumer dans les lieux publics ne réduit en rien la responsabilité PERSONNELLE de chaque fumeur dans sa sphère privée.

    "La prohibition n'a jamais marché, on se demande qui peut la défendre. "
    Il ne s'agit pas de prohiber la vente du tabac, vous devez confondre. Il s'agit d'empêcher les fumeurs de polluer et d'empuantir des lieux où se trouvent des non-fumeurs.

    "Dr K. CHAOUACHI n'est pas un spécialiste du Snus° mais du narguilé (hookah). Le point commun entre ces deux modes de consommation du tabac c'est que leur dangerosité est très réduite."
    S'il n'est pas spécialiste, il en parle cependant. En disant que consommer du snus réduit les risques de cancer.

    "Dr K. CHAOUACHI a consacré plusieurs années de sa vie à rédiger une thèse : il n'y a pas que des docteurs en médecine !"
    Parce que les médecins choisis par l'OMS pour rédiger ce rapport ont eu leur diplômes dans une pochette surprise.

    Vous pouvez tourner cela comme vous voulez, mais un anthropologue spécialiste de l'aspect socio-culturel du narguilé (et dispositifs associés) n'est pas la meilleure personne placée pour contester une étude médicale effectuée par des spécialistes de la santé publique et environnementale, de médecine préventive, de toxicologie, de pharmacologie chimique, de maladies infectieuses, de psychiatrie et phénomènes addictifs, de psychopharmacologie, d'épidémiologie, de maladies cardiovasculaires et de cancérologie.

    Encore une fois, je ne suis pas médecin et je suis incapable de juger. Mais le docteur Chaouchi ne parle d'études "sérieuses", de "publications de qualité" que lorsque cela va dans SON sens. Et malgré ces longues études et ses diplômes à la qualité incontestable dans le domaine anthropologique, je ne vois RIEN dans son cursus qui l'autorise à remettre en cause des études médicales.

    Bref, le Dr Chaouchi n'est pas la personne la plus objective qui soit pour parler de ce problème, ni d'ailleurs la plus qualifiée.

    Vous avez parfaitement le droit de penser l'inverse.

  • A quand une étude sur la mouche à merde ?
    Je prendrai sa défense car c'est la liberté que de se poser sur des merdes .....

  • Citation : "L'interdiction de fumer n'est pas la Shoah, les fumeurs ne sont pas des martyrs, le fait d'aller dans la rue pour fumer n'est pas la Déportation. Je vous prie de respecter la mémoire des millions de morts victimes de l'hitlérisme."

    J'aime bien le "je vous prie", vous auriez pu écrire, je vous ordonne, mais vous avez hésité. Je respecte autant que vous les morts de la Shoah, qui n'ont d'ailleurs pas grande utilité de mon respect, là où ils sont. Quand je parlais d'Hitler, je parlais de sa politique Hygiéniste. Hitler a été au pouvoir de 1933 à 1945, et avant te tuer les juifs, il était plus modéré, il nettoyait l'Allemagne. Mais c'est vrai que pour décrédibliser quelqu'un, dire de lui qu'il ne respecte pas les morts de la Shoah peut être une piste intéressante, un peu caricaturale peut-être...

"La liberté que vous revendiquez, c'est celle d'emmerder les autres."
    Ah oui c'est vrai que je passe ma vie à emmerder les autres. Je ne peux plus prendre le train, l'avion, je ne peux plus sortir dans un bar ou un restaurant ni dormir dans un hôtel et je passe ma vie à emmerder les autres... Je ne comprends pas comment je ne l'ai pas compris plus tôt. En fait, j'emmerdais les autres "avant" mais maintenant, je ne peux plus. C'est vrai que, quand je fume une cigarette, je ne me dis pas j'aime cette jolie fumée, ce goût âpre et cette odeur, je me dis : "tiens comment je vais emmerder les autres." Je ne pense qu'à mon plaisir égoïste en somme. Ce plaisir égoïste, il faut désormais qu'il ait lieu chez moi uniquement.

    "Je ne vous empêche pas de fumer hors de ma présence,"
    Je vous rassure je ne compte pas vous approcher de loin ou de près.
    Mais je vois que vous semblez décider de ce je dois faire...

    "Je vous impose de ne pas empuantir MON espace vital."
    Là c'est plus net, vous m'imposer. En fait, les fumeurs vous imposaient leur fumée, vous leur imposez de sortir dehors. Les majuscules sur MON, veulent sans doute dire que vous être propriétaire des lieux publics, ou en tout cas, vous êtes très content que le non-fumeur décide pour les autres de ce qui est bien.

    "C'est trop demander ? Vous voulez fumer ? Faites-le chez vous, faites-le dans la rue, faites-le dans les endroits aménagés dans les bars et les restaurants."
    Vous êtes trop bon, j'ai donc encore pour quelque temps le droit de fumer chez moi ou dans la rue. Bon, cela ne durera pas trop, parce que la fumée dans la rue pour les non-fumeurs, c'est très désagréable. Pour que tout cela fonctionne, il faut que cela se mette en place progressivement (je ne ferais pas d'analogie avec un certain Adolf). Les avions, puis les Mac Do, puis les trains, puis l'entreprise et maintenant les bars tabac, les restaurants, les hôtels...
    
"Vous pouvez faire toutes les comparaisons littéraires que vous voulez, comparaison n'est pas raison. Nous ne dérivons pas vers un régime totalitaire, il faut arrêter de déconner."
    C'est vrai que rester enfermé chez moi, me donne envie de déconner.
    On me prive de ma liberté, mais je ne dois rien dire.

    "Les fumeurs ont pourri la vie et l'odorat des non-fumeurs pendant des dizaines et des dizaines d'années"
    Aucun chiffre sérieux ne prouve le tabagisme passif dans les avions, les trains, les bars, les restaurants. Alors, c'est sans doute cette fameuse odeur. Le bruit et l'odeur...

    "Il est juste demandé, de manière légale, aux fumeurs de respecter les autres."
    C'est vrai que c'est fait de manière légale (un décret) alors je ferais mieux de me taire. De toute façon, il n'y a plus de débat à la télévision, alors pourquoi il devrait y en avoir ailleurs ?

    "Si vous ne pouvez pas le comprendre, c'est un peu inquiétant. Parce que dans ce cas-là, l'oppresseur c'est vous : celui qui ne considère que son propre plaisir en se foutant absolument de ce que peuvent ressentir les autres."
    On met 15 millions de personnes dehors parce qu'ils sentent mauvais et ils sont des oppresseurs. Hou les gros méchants fumeurs qui oppressent le bon peuple qui veut du Mac Do partout. Le formatage des cerveaux est sans limite...

    En dehors de la tristesse de voir ces dérives hygiénistes monter tranquillement en puissance, qui s'occupera bientôt de l'alcool et d'autres sujets de santé publique essentielle. Le fumeur ne demande pas grand-chose, un peu de fraternité à leur égard, pour qu'il existe des lieux fumeurs et non fumeurs et que le fumeur ne soit pas contraint de rester chez lui, assigné à résidence.

    Fraternité (Le Petit Robert) :
    Lien existant entre les hommes considérés comme membres de la famille humaine.

  • Saxon >

    Je suis ce qui se passe en Amérique du Nord. On ne peut plus fumer dans sa voiture si elle comprend un mineur. On ne peut plus fumer chez soi si le réglement de co-propriété le stipule (c'est devenu très 'tendance'). On ne peut plus fumer dans les jardins publics ni sur la plage. On ne peut plus fumer dans la rue, ni dans les alentours de l'aéroport (à Indianapolis par ex.). On ne peut plus fumer dans les taxis (et c'est leur droit, je suis bien d'accord). On ne peut plus fumer dans les prisons (en Californie). Etc... Où alors ?

    La logique du mouvement de lutte contre la tabagisme passif aboutit précisément à ce que Devers pointe dans son billet : la réduction de fait d'un liberté individuelle, puisque personne n'a jamais dit qu'il était de droit interdit de fumer du tabac. Bientôt il sera interdit d'être gros, avec la même logique. Pas de gros dans les transports en commun , pas de gros dans les vendeurs en magasin, etc... Je pourrais dire que la vue des gros m'insupporte (je compatis pour le moins). Et pourtant 66% de la population étatsunienne est en surpoids, bientôt 75%, trois sur quatre. Je crains pour eux ces discours de moines et prédicateurs hygiénistes, 'pour votre santé' !

    Le travaux de Chaouachi (noter le 'a' avant le 'chi', Chaou-a-chi) sont intéressants précisément parce qu'ils situent le tabagisme dans le contexte humain, anthropologique. Les choses alors deviennent plus complexes. Ainsi on peut se demander pourquoi l'avertissement 'Fumer TUE' sur tous les paquets est devenu un argument publicitaire. on peut se demander pourquoi certains grands cigarettiers sont favorables à l'interdiction de la vente aux moins de 18 ans, etc.

    La vision purement sanitaire des comportements humains n'est pas souhaitable. Nos bons médecins n'ont pas de solution efficace à la dépendance au tabagisme et je ne comprends pas pourquoi il n'y aurait qu'eux de légitimes pour en parler. Je m'en explique sur le site http://unairneuf.org

  • c est rigolo je vais compter sur ce theme du tabac dans les bistrots combien il a draine de mots tels que: totalitaire .shoah .hitler. fascisme .je crois que c est le theme qui en recolte le plus de tous les themes exposes sur ce blog!

  • J'apprends sur le blog Interdiction de la cigarette tenu par Emmanuel - qui n'a toujours pas publié mon interview !
    http://interdictiondelacigarette.blogspot.com/

    que le Parlement Européen a été non fumeur pendant 43 jours. Les députés ont voté à l'unanimité moins une voix (!) le rétablissement d'espaces fumeurs en son sein, sur les dizaines de sites qu'il utilise notamment à Strasbourg.

    Reportage France3/Dailymotion : http://www.dailymotion.com/swf/x1935o&related=1

    Bizarre quand même que nos élus soient quasi unanimes pour refuser les politiques de restriction des libertés !

    Je ne sais pas fumer au travail est autorisé au personnel non élu ;-))

    Sur l'éradication du tabagisme par les médecins nazi, voir mon billet et ses références :
    Fascisme rampant
    http://lucdussart.spaces.live.com/blog/cns!B9413C3F3B9B3EF2!265.entry

    et surtout The nazi war on cancer de Robert Proctor
    http://press.princeton.edu/titles/6573.html

  • Alcool, tabac. Gare au pavé de l'ours

    Hygiénisme moral, puritanisme d'État ou lobbies industriels ?


    Un appel à réagir


    19 Novembre 2007

    Guy CARO, Robert MOLIMARD*

    Les "Bar-Tabac" ont raison

    L'enfer est pavé de bonnes intentions. Cirrhose du foie, cancer du poumon, delirium tremens, accidents de la route, infarctus…, qui ne souhaiterait voir alléger la charge que l'alcool et le tabac font peser sur les individus et la société ? Mais quel démon nous fait donc abandonner tout sens critique, et emboîter le pas aux cow-boys puritains d'outre atlantique qui n'ont rien appris du passé ?

    Depuis la nuit des temps, l'Homme a découvert les boissons fermentées. Les ligues de vertu et les prohibitions musclées n'ont pu les éradiquer. Ces politiques, que leurs effets pervers avaient fait abandonner, reviennent en force. L'histoire du tabac est plus récente. En moins d'un siècle après la découverte de COLOMB, la plante américaine a gagné le monde entier, uniquement par le bouche à oreille. Ni presse, ni radio, ni télévision n'étaient alors là pour en faire la publicité. Pas d'industrie du tabac pour le promouvoir. Mieux, en Turquie Amurat IV coupait le nez des priseurs et décapitait les récidivistes. Urbain VII les excommuniait. Même féroce, la répression n'a pas endigué l'épidémie. Evoquant la possible suppression du vin et du tabac, Alexandre Dumas fils écrivait: "il n'y faut point songer. Tous nos articles et toutes les sociétés de tempérance du monde n'y feront rien. Le phylloxera lui-même y a renoncé. On n'a jamais fait autant de vin que depuis que la vigne n'en produit plus, et l'on n'a jamais tant fumé que depuis que les cigares ordinaires sont infumables et que les bons cigares sont hors de prix". .

    Une telle puissance de pénétration de ces produits dans les sociétés les plus diverses, l'énorme sacrifice financier qu'y consentent les plus pauvres ont un sens. Ils témoignent de leur rôle majeur dans l'équilibre des individus et l'harmonie de la société. Evidemment nous, médecins, avons à lutter contre l'ivresse aiguë à l'anglo-saxonne, l'ivrogne qui rentre, bat sa femme et casse tout, contre l'intoxication régulière et massive qui détruit le foie et le cerveau. Mais pourquoi partir en guerre contre ce qui peut détendre après un stress, cette légère gaité pimentant les jours de fête, ou les plaisirs subtils de la conjonction des arômes des plats et des vins qui fait notre fond culturel français? Le tabac est plus dur. Une grande majorité de fumeurs ne peut se limiter à une consommation hédonique et festive. Bien qu'il ne perturbe pas le fonctionnement du cerveau, au contraire, le tabac donne hélas le cancer et l'infarctus. Mais aussi combien de fumeurs plongent dans une dépression profonde dès qu'ils arrêtent, dont ils ressortent en refumant. Les schizophrènes y trouvent une automédication. Il augmente la vigilance, stimule, détend. Comme l'alcool et le café, il noue le lien social. Il faudrait garder les bénéfices, en limitant les risques.

    Mais c'est là que tombent les masques. L'arme absolue contre le tabagisme passif, prétexte à cette prohibition généralisée, existe. Sucer du tabac, comme les suédois, ne fait pas de fumée, ne gêne pas les voisins, ne cause pas d'incendies. Qui plus est, leur "snus" ne fait pas de cancers du poumon, de bronchites chroniques, pas d'artérites et d'infarctus. Les meilleurs experts disent que cette façon d'utiliser le tabac diminuerait de 98% les risques encourus. Tout médecin, tout responsable de santé publique devrait donc pousser les fumeurs à au moins abandonner leur cigarette pour un tabac moins dangereux pour tous, et l'Europe à lever la stupide et néfaste interdiction de sa vente, à laquelle échappe la Suède. Mais, toujours au nom de la santé publique, qui cache certainement mal de sordides intérêts commerciaux, les mêmes activistes puritains s'y opposent, ignorant les preuves épidémiologiques et suscitant des travaux scientifiques pour lui trouver un danger résiduel justifiant le maintien de l'interdit.

    Interdictions, taxes prohibitives, contrôles sont source de résurgences malsaines, contrebande, contrefaçon, produits frelatés, petite délinquance et grande criminalité. Ils imposent des contraintes pas toujours réellement justifiées, injustement pénalisantes pour la grande partie de la population qui sait boire avec discernement et comprenait peu à peu qu'il n'est pas correct d'enfumer son voisin. Et l'on pousse toujours plus loin la chasse à la fumée. En Californie, on ne peut plus fumer dans la rue ou dans les parcs de Calabasas (sauf au supermarché!!). Ailleurs, une femme est condamnée à ne pas fumer dans son jardin, on interdit de fumer en voiture, chez soi sur son balcon ou si le voisin sent l'odeur de tabac qui, passant sous les portes, a traversé le palier. Certains proposent même d'enlever ses enfants à qui fume à la maison, l'assimilant à un "child abuser" (pédophile)! Les schizophrènes qui ne peuvent sortir de l'hôpital sont de fait interdits de fumer. De même en prison: double peine. Et aux USA, l'interdiction de fumer dans les couloirs de la mort? Plus de dernière cigarette et de verre de rhum? C'est le retour à la barbarie.

    Les "Bar-Tabac" ont raison

    Il est faux que l'on risque sa vie en y pénétrant une minute pour acheter son journal. Personne n'est obligé d'aller s'accouder à un comptoir pour refaire le monde. Il est vrai que les liens sociaux tissés en ces lieux sont irremplaçables, quand l'individualisme moderne isole tant de gens devant leur télévision. L'interdiction d'y fumer est contestée, et contestable, notamment dans des régions comme la Bretagne où des risques de fermetures peuvent affaiblir le lien social, l'animation culturelle et la convivialité de territoires ruraux et de quartiers urbains.
    Quand nous parlons de "convivialité", c'est dans un sens très précis. Le mot signifie "vivre ensemble" puis "invité d'un repas". C'est être ensemble, avec des échanges chaleureux entre membres d'un groupe, notamment dans les moments et les lieux des repas. On peut fumer ou pas, boire ou pas, des boissons alcoolisées ou non, mais dans le respect de la différence de l'autre Nul ne se sentira culpabilisé s'il fume ou, s'il boit de l'eau, stigmatisé et incité à "prendre un verre".
    Les fumeurs étaient allés trop loin. L'inconfort seul qu'ils infligent à leur entourage justifie les interdictions de fumer dans des lieux collectifs, de travail. Il est impératif qu'on ne fume pas dans les établissements d'éducation, où l'on doit apprendre la liberté, pas l'esclavage. Déjà, depuis la loi Evin, on ne fumait plus dans les réunions, dans les trains, les avions. Fallait-il en rajouter? Pour faire passer la pilule, on brandit les risques encourus par le disk-jockey ou le barman. Mais ils connaissaient les risques du métier avant de le choisir. Les pompiers exigeraient-ils de ne pas être exposés au feu, les militaires aux balles? Faut-il aller si loin au nom d'un stupide "principe de précaution" qui voudrait qu'on interdise immédiatement le foot, l'alpinisme et le vélo, voire de traverser les rues. On ment sur les risques que la fumée des autres fait courir aux non-fumeurs.. L'enquête européenne (Lifting the smokescreen) qui lui attribue près de 6000 décès en France, a été capitale pour obtenir la généralisation de l'interdiction. C'est pourtant une véritable escroquerie, puisque elle y inclut 5000 vrais fumeurs actifs, sous prétexte qu'ils respirent l'air pollué de la pièce où ils fument! On change la définition même du tabagisme passif, ce qui aurait dû soulever un tollé de la part des "scientifiques". Mais c'est "pour la bonne cause", qui justifie des moyens qui devraient la discréditer.

    Cela commence doucement. Pour protéger les enfants, on supprime à Lucky Luke sa cigarette, pour la remplacer par de l'herbe. Les enfants comprennent, ils passent au cannabis! Qui pourtant a toujours été interdit, sans publicité, et cher. On enlève sa cigarette à Clint Eastwood, …mais on lui laisse son flingue. Quel symbole! Comme on faisait disparaître Trotsky des photos officielles, on gomme la cigarette de Jean Paul Sartre, et ainsi le rôle du café de Flore ou des Deux Magots. Crime culturel.

    Mais est-ce efficace? On se réjouit de la baisse à 29% du pourcentage de fumeurs relevée par l'enquête INSEE de 2003, on transforme en "nombre de vies sauvées". Mais on passe sous silence les résultats de l'Eurobarometer la même année, qui enregistre une hausse à 44%. On ne se questionne pas sur ces discordances. La protection des jeunes est la tarte à la crème, et leur comportement de plus en plus préoccupant, qu'il s'agisse d'alcool ou de tabac, "Il faudrait qu'ils ne commencent pas". Ce serait aller à l'encontre de leur curiosité, de leur instinct de découverte. Face à la diversité et à la complexité des manières de boire et de fumer, les discours et pratiques dominants, publics ou privés, les programmes de prévention sont d'évidence inadaptés, souvent inefficaces et même porteurs d'effets pervers. Sans évaluation réelle du poids de leurs conséquences négatives par rapport à leur bénéfice, on réclame sans cesse de nouvelles augmentations de prix du tabac, qui enfoncent les précaires dans la pauvreté et remplissent les restaurants du cœur.

    Le calme précède souvent la tempête. Le mur de Berlin semblait éternellement figer une société réprimée. La vraie liberté est dans la recherche des solutions dans un débat démocratique non biaisé, pas dans l'anarchie qui suit les révoltes.

    Nous lançons un appel solennel à tous ceux qui voudraient voir aborder enfin les graves problèmes de l'alcool et du tabac avec une vision à la fois réellement scientifique et humaniste, pour leur apporter des solutions efficaces, et non de la poudre aux yeux. Car la véritable victime du tabac est le fumeur, comme l'ivrogne celle de l'alcool. Il serait urgent qu'ils cessent de consommer, ou adoptent des formes d'usage moins dangereuses. Il faudrait les aider, on les enfonce. Il est scandaleux que la répression soit la seule formule retenue, quand toute l'histoire du monde prouve qu'elle est inefficace et conduit fatalement à un rejet. Il serait temps que cesse la censure de toute voix contradictoire et que s'instaure un véritable débat. Il est scandaleux qu'aucune équipe scientifique au monde ne soit consacrée à la recherche sur le tabac, et que celle sur l'alcool ne soit pas à la hauteur des enjeux. Il est scandaleux que l'argent public qui pourrait susciter de tels travaux soit gaspillé pour compenser les dégâts sociaux et commerciaux provoqués par une augmentation de prix, dont les effets pervers sont patents et les bénéfices spécifiques non prouvés. Il est scandaleux que la conséquence directe de cette politique répressive, derrière laquelle on sent poindre la puissance de certains lobbies, soit le pillage de la Sécurité Sociale. Scandaleux qu'on lui fasse offrir à tout fumeur des médicaments guère plus actifs qu'un placebo, contre la règle qui lui interdit de rembourser ceux dont on fait la publicité dans les medias, quand nous devrions financer des recherches et des approches essentiellement basées sur des modifications psychologiques et culturelles.

    Appel

    La politique actuelle à l'égard de l'alcool et du tabac va à l'encontre des traditions françaises de liberté et de convivialité. Sous prétexte de santé publique, elle exprime une idéologie puritaine, prohibitionniste, totalitaire, cachant mal des conflits d'intérêts. Essentiellement répressive, elle n'a pas démontré son efficacité, surtout chez les jeunes. Elle ne prend pas en compte ses effets pervers, souvent délibérément cachés. Elle censure l'expression d'opinions contraires, refusant le débat démocratique qui permettrait de trouver les meilleures solutions adaptées à notre pays et à ses caractéristiques culturelles régionales.

    Nous appelons à s'exprimer et à se manifester dans ce débat, au niveau des régions et au niveau national :

    - les professionnels de santé

    - les chercheurs et enseignants des disciplines socio-culturelles

    - les producteurs et distributeurs de boissons alcoolisées et de tabac, cafés, restaurants, bars-tabacs

    - les journalistes et responsables des médias

    - les artistes, créateurs, acteurs et animateurs sociaux et culturels

    Pour :

    1 – Etudier et informer

    Contribuer à mieux connaître et faire connaître les faits, analyses, études et statistiques qui mettent en question les discours officiels "sanitairement corrects". Rechercher et dévoiler les conflits d'intérêt qui les sous-tendent.

    2 – Innover, expérimenter, évaluer, diffuser

    Mettre leurs compétences scientifiques, médicales, culturelles, politiques au service de la recherche et d'évaluation, au niveau régional et national, de solutions humaines et efficaces aux problèmes posés par l'alcool et le tabac, et de leur diffusion.

    Pour se joindre à cet appel

    Si vous vous sentez concerné par cet appel,
    Si vous estimez pouvoir être utile dans un groupe de réflexion et d'action pour réagir dans le sens défini dans le présent appel,
    vous pouvez prendre contact avec :
    Pr Guy CARO, 40 B rue du Docteur LEON 35740 PACÉ

    Pr Robert MOLIMARD r.molimard[at]tabacologie.fr

    *Guy CARO : Je suis médecin-psychiatre, alcoologue et enseignant-chercheur à Rennes.
    Coresponsable, avec un chercheur CNRS, Yvon Bertrand, d'une recherche interdisciplinaire sur "Alcoolisme et Bretagne" de 1974 à 1977. A partir de 1981, j'ai animé une recherche-appliquée sur "Manière de boire et problèmes d'alcool" associant des activités de thérapeutique, de formation initiale et continue et de prévention des problèmes d'alcool en milieu scolaire, en sécurité routière, en entreprise.
    J'ai été professeur, fondateur et coresponsable du laboratoire de recherche "Alimentation – Breuvages – Cultures" à l'Ecole Supérieure de Commerce de Rennes, de 1999 à 2005.
    Principaux ouvrages : "De l'alcoolisme au bien boire" dirigé avec Edgar Morin, Ed. L'Harmattan, Paris, 1990 ; "Aspects socio-culturels de l'usage et de l'abus d'alcool et stratégies de prévention par l'éducation. Interdire, diaboliser ou apprivoiser l'alcool ? Ed. U.N.E.S.C.O., Paris, 1995. Traduction en anglais et espagnol ; "De l'alcoolisme au savoir-boire". Ed. L'Harmattan, 2006, 2ème édition 2007.


    *Robert MOLIMARD : Je suis professeur Honoraire de physiologie à la Faculté de Médecine Paris-Sud. Ancien Chef de service de Médecine Interne à l'Hôpital Max Fourestier à Nanterre, je me suis consacré à la prise en charge des fumeurs et, dans mon laboratoire, à l'étude expérimentale de la dépendance au tabac.. J'ai fondé en 1983 la première société savante destinée à promouvoir la recherche scientifique sur le tabac et le tabagisme, et ai forgé pour elle le mot de "Tabacologie". Je l'ai présidée jusqu'à la disparition de la "Société de Tabacologie" en 2004. En 1986, j'ai créé le premier enseignement universitaire sur le tabac. A 80 ans, je continue à organiser ce "Diplôme Interuniversitaire de Tabacologie Paris 11/Paris 12", qui, avec près de 1000 diplômés, a jusqu'ici formé la grande majorité des tabacologues français.
    J'ai fait part de son expérience dans un ouvrage, "La Fume " (2003), et donné mes conseils aux fumeurs dans le "Petit Manuel de Défume" (2007), publiés aux éditions SIDES:

    Déclaration de conflits d'intérêts : Le décret n°2007-454 du 25 mars 2007 faisant injonction aux membres des professions de santé de déclarer leurs liens éventuels , nous déclarons sur l'honneur n'avoir aucun lien d'intérêt avec les industries et entreprises pharmaceutiques, tababagières ou alcoolières, et n'en tirer aucun avantage personnel.

  • comme quoi un blog peut etre un instrument reel de savoir au sein d un debat vif tres vif mais sans qun barbu a lunettes roses vous coupe sans arret la parole apres 30seconde d intervention!merci DOKTOR GLUB

  • Maitre , la roulette de mon mulot ne fonctionne plus ! elle a chauffé sur "interdiction de fumer " !

  • @ jp :"politiques et avocats ont un point commun "aider les autres "" => Euh la je ne suis pas d'accord, ces 2 professions aussi respectables soient elles ne montrent qu'une facette : Faire du Fric... Peut-être en aidant les autres mais j'en doute...

    Amicalement

  • @ jean L. : Vous avez raison sur bons nombres de points et vos arguments sont incontestables. Je ne les ais nullement contestés soit dit en pssant.

    Vous parlez des extracteurs de fumée par exemple en "prenant le droit" d'en conclure à leur ineficacité. Certes, ils sont inefficaces, car je n'en ai pas encore vu à ce jour personnellement. C'est certains que je suis jeune, mais depuis quelques années ou je m'intéresse un peu au monde qui m'entoure je me rend compte de l'ineficacité politique (peu importe le parti d'ailleurs) concernant des problèmes qui touchent au lobbies (pétrole, alcool, tabac, grande distribution...). C'est un constat personnel et la loi sur le tabac (pour rester sur le sujet) si, comme vous dites que c'est un changement de décret (je vous fait confiance), aurait pu être appliqué depuis bien longtemps... Car le problème de l'"enfumage" est bien connu, enfin, à moi, on ne me fera pas croire que la politique people qui dit "o miracle maintenant on se rend compte de ça..." va avoir un quelconque effet. "Et bien dites-vous que les autres, ça fait des dizaines d'années qu'ils en ont marre de subir la fumée => donc la loi est bidon dans le sens ou c'est ce gouvernement qui l'a fait. C'est une mesurette vu que le problème éxiste depuis longtemps...

    Quand à votre cambrioleur, allez expliquez au juge de quel droit vous l'avez désinguez si jamais vous le faites... Vous vous rendrez compte que même s'il s'est introduit chez vous, vous n'avez rien le droit de faire.

    Pour ce qui est de la pollution, je vous cite "Il y a des moyens qui sont mis en oeuvre pour moins de pollution. Allez à Mexico ou dans certaines villes chinoises et vous verrez ce qu'est vraiment la pollution". Certes certaines villes sont pires. Mais si il faut attendre d'en arriver la. Ou si il faut faire la langue de bois en disant, on fait quelque chose vu que Paris (par exemple) n'est pas comme ça, on va avancer sacrément efficacement... Une blague qui est bien placé (pour la métaphore) : Mon père est bucheron dans le désert. A bon? Il n'y a pas d'arbre pourtant... Bah oui, il travaille beaucoup...
    Pour les dossiers de l'état, oui c'est un bon début, mais il a tellement à faire...

    Moi, personnelement, pour conclure, cela ne me dérange pas de sortir même s'il fait froid fumer ma clope. Simplement cela me gène de le faire pour des couillons (parce qu'il faut appeler un chat, un chat) qui pensent que leurs airs est pur (ouvrez donc votre ordinateur et vous verrez la merde que vous respirez...) et que le gouvernement applique une loi qui va les "sauver de la méchante fumée" alors qu'il n'a rien mis en oeuvre pour faire respecter les loies précédentes... Question d'éducation et de respect également. Mais plutôt que de réappredre le respect, on préfère faire une loi... Ah si, on fait de l'écologie en France, en taxant le contribuable, belle mentalité... Ah croire que ce sont les particuliers qui polluent le plus... Avec certaines voitures du parc automobile oui c'est certains, mais plutôt que de leurs donner des sous (moyennant contrepartie par exemple) pour changer de voiture, on leur conseille de prendre leurs vélos... Youpiiii, on est sauvés...

    Amicalement.

  • @ Artique : Tout a fait d'accord "Les fumeurs ont pourri la vie et l'odorat des non-fumeurs pendant des dizaines et des dizaines d'années ". L'effet de com de Sarko 1er permet juste de dire que le problème va être résolu avec une nouvelle loie... Histoire de pas discréditer tous ces ministres qui passent leurs temps à pondrent des lois mais sans les faire appliquer... L'intéret? De devoir faire des lois pour en supprimer d'autres...

    Pour ma part, c'est comme ça que je le vois, la comparaison avec Hitler réside sur le fait que c'est une question de gestion des mots. après tout, cet homme à été capable de tromper bon nombre de personnes par le biais de son discours (avec les conséquences que l'on connait). Et puis les belles phrases qu'on m'a enseignées à l'école, les "plus jamais ça", c'est tous les jours que ça recommence, c'est juste que c'est différent dans la communication (Serbie, Afrique...). Là, le gouverement fait de même (pour la com). Il opose les fumeurs aux non fumeurs et au nom de la sacro sainte santé publique passe une loi... Et allelouya tout le monde dit amen et retourne devant la Star Ac'...

    Alors qu'en fait le problème est connu depuis longtemps, mais personne ne fait rien parce que tout le monde (au pouvoir) s'en fou !!! Le lobbi du tabac fait rentrer des deniers et c'est le plus important... Et les études, comme les chiffres du chomage pour exemple, n'importe qui qui dispose d'un cerveau au monde s'en sera rendu compte, on leur fait dire ce que l'on veut selon ce que ça nous arange... Ca s'appelle la politique. 5 ans de droit et le reste de travers (Coluche). Faudrait leur demander aux politiques si l'argent ne fait pas le bonheur, alors rendez-le... (Coluche bis).

    Amicalement

  • @Genzo waka :
    IL est vrai qu'en politique tout est possible ! Mais quid des centaines de milliers de conseillers municipaux qui se donnent au risque d'y laisser leur santé et leur famille ?
    En fait il y en a pas mal qui sont des " imbéciles utiles " , la preuve si un député pour un mandat(5 ans ) aura une retraite mensuelle de 1500 euros , un adjoint(pour un mandat de 6 ans ) de petite ville entre 25 et 60 euros (il y a 36000 communes )....Quant aux conseillers municipaux ils auront les yeux pour pleurer ....Donc j'ai dit qu'ils aidaient les autres effectivement !
    Quand aux avocats ,ils ont je crois une déontologie et c'est un métier !Il faut bien qu'ils vivent ? comme nous ?
    Il est vrai qu'il y a des abus de tarification car c'est libre(c'est une question), ceci dit je crois qu'ils devraient adapter leurs tarifs au maximum (c'est leur affaire)selon les clients ?
    J'ai connu un médecin de campagne qui faisait payer ceux qui avaient les moyens (en menue monnaie ),des paysans en guise de paiement lui apportaient des cochonailles , des oeufs ,etc....et il donnait cette nourriture aux plus pauvres...
    Ceci dit aider les autres pour un avocat c'est pas facile ,il faut avoir un ordinateur dans la tete ,pour gerer tous les dossiers et ne pas dire des conneries devant les juges ?Ecouter tous les drames et la misere humaine avec des affaires de crimes , assassinats , viols ,incestes etc...Une véritable usine à gaz !!! Tout ça je le suppose dans ma tete ! Il est vrai que tout le monde n'est pas Verges !Ils fait payer les riches et prend des affaires gratuitement (parait il) pour des indigents .En plus ils ont une obligation (morale de résultat ? Sauver des vies humaines c'est pas rien ?

  • @ Jp : effectivement, avocat, à n'en pas douter c'est un métier (du moins je crois :D ). Faire une plaidoirie pour X ou Y n'est pas donné à tout le monde et lié à la politique, cela donne en théorie un bon mélange. Mais dans les faits, une minorité en profite et cela au détriment des 2 secteurs. Ils sont la pour aider mais à quelle proportion? Les politiques locales aident c'est sur !!! Mais dès que l'on monte dans l'échelle, l'eficacité chute...

  • Bonnes remarques ! Moi je retiens qu'il y en a au moins un qui a rempli sa mission !
    Maitre Badinter ! Et quel que soient les opinions politiques il est reconnu comme l'homme qui a aboli la peine de mort en france ! Quand on voit les dernieres executions qui ont eu lieu entachées d'erreurs judiciaires !J'ai à la maison sa photo sur ma bibliotheque et sous la main son discours du 17 septembre 1981 "discussion du projet de loi portant sur l'abolition de la peine de mort " , il a dit un jour "La justice Française ne peut plus etre une justice qui tue !"

  • C'est tout bonnement scandaleux ces mesures, au meme titre que les hausses de taxes sur le tabac.
    Au nom de quoi on nous stigmatise? Et au nom de quoi le propriétaire d'un établissement ne peut décider librement si son établissement sera pour fumeurs ou non fuemeurs, comme l'Espagne l'a très bien fait?

    EN tous cas, moi ca me confirme dans ma démarche: je vote avec mes peids, et j'achèes mes cigarettes sur le net, à l'étranger. Si on veut pas de moi, alors on ne veut pas non plus de mon argent de fumeur.
    J'achète sur Mesclopes.com
    C'est pas le site le moins cher, mais au moins il est fiable. Mon paquet de Marlboro me revient 3,5 Euros, même si certaines marques sont encore plus discount (L&M, Chesterfield, etc...)
    Et en plus pour moi, la livraison est relativement rapide...

    Avis aux amateurs, et moi, c'est assez jouisif depuis cette interdiction dans les lieux publics!

  • @saxon (et d'autres):

    "Encore une fois, je ne suis pas médecin et je suis incapable de juger"

    Il n'est pas besoin d'etre medecin pour juger de travaux a pretention scientifique. La critique scientifique s'apprend et derive d'une connaissance raisonable en methodologie de recherche ainsi que d'une bonne dose de sens commun.
    A lire, par ex: Flather M., Aston H, Stabbles R. (2001), Handbook of Clinical Trials, London: ReMedica Publishing
    et il existe, je crois, des documents en ligne pour apprendre a faire la critique de travaux scientifiques medicaux. Ce n'est pas tout a fait la science infuse...
    Pour ceux que ca interesse, donnez-vous donc les moyens de mieux comprendre ce que les experts vous mettent sous le nez. Un peu d'application et c'est parti!

  • Montréal, le 4 juillet 1998
    Numéro 15
     
LE QUÉBÉCOIS LIBRE
 
LEMIEUX EN LIBERTÉ

    LES FASCISTES DE LA SANTÉ

    
         On abuse facilement du terme « fasciste », qui recouvre un éventail politique hétéroclite, de Mussolini à Hitler en passant par Pétain. Mais même s'il n'est pas politiquement correct de le dire et même si la tyrannie tranquille actuelle est plus aseptisée que les manifestations historiques les plus dures du fascisme, il est difficile de ne pas remarquer certains airs de famille. À cet égard, le cas de la santé publique ne manque pas d'intérêt.  
   
         Le concept de santé publique, qui référait auparavant à la protection de la population contre les maladies contagieuses, en est venu à inclure tout ce que l'autorité politique définit comme nuisible à « la société ». Selon un manuel américain récent, la santé publique « inclut les dimensions sociales et behaviorales de la vie, pour lesquelles le stress, les maladies de dépendance et l'instabilité affective représentent une menace »(1). L'influence américaine semble tellement prépondérante dans le développement du concept actuel qu'on doit sans doute utiliser le terme « Public Health » pour le distinguer de l'ancienne notion.
             Une fois prononcé le mot magique de « santé publique », on a tout justifié et toute argumentation devient superflue. Ainsi s'est déroulée la soi-disant consultation publique menée à marches forcées par la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale du Québec et qui a débouché sur l'adoption programmée d'une nouvelle loi sur le tabac. Je suggère que cet abus du concept de santé publique est beaucoup plus dangereux que l'abus éventuel de l'accusation de fascisme. 
 
         En fait, le courant du Public Health partage plusieurs des idées du fascisme: le bien-être du peuple défini d'en haut, le pouvoir des corporations professionnelles, la primauté du collectif et la haine de l'individu, le refus de l'argumentation rationnelle, et la glorification de l'intervention étatique. 
 
Un mépris pour les choix individuels 
 
         Dans l'approche du Public Health, le bien-être du peuple est déterminé par l'autorité politique, appuyée par des hommes de science, ou de pseudo-science, regroupés soit en corporations médicales formelles soit en organismes fortement subventionnés. Pour les paternalistes étatistes et leur thuriféraires en sarrau, les individus sont des enfants « dont le gouvernement est le berger » (pour reprendre la sentence prémonitoire de Tocqueville). 
 
         Le Public Health manifeste un mépris hautain pour les préférences et les choix individuels. Même si un individu sur trois manifeste par ses choix concrets qu'il estime les avantages du tabac supérieurs à ses coûts, la littérature du Public Health ignore ces avantages subjectifs. Quand ils s'aventurent à effectuer des analyses avantages-coûts du tabac, les tenants du Public Health mettent « avantages » entre guillemets: l'article bien connu de Mary Thompson et William Forbes s'intitulait « Costs and “benefits” of cigarette smoking in Canada »(2). Scott Bailin, président de la Coalition on Smoking and Health, le dit en quelques mots: « Il n'y a aucun aspect positif dans le fait de fumer, le tabac ne saurait offrir aucun avantage(3). » 
 
         Pour nier la valeur des préférences individuelles, les plus sophistiqués des tenants du Public Health recourent à l'argument de la dépendance: ce qu'ils n'aiment pas est défini comme une drogue qui empêche tout choix rationnel. Il n'est pas étonnant que la littérature économique, qui repose entièrement sur la reconnaissance des préférences individuelles, arrive presque toujours à des conclusions diamétralement opposées à celles du Public Health. 
 
         Le Public Health partage aussi avec le fascisme la glorification du collectif et la haine de l'individu, ce grain de sable dans la machine. Quand le ministre de la Santé du Québec parle de « la norme sociale qui s'installe dans une société »(4), le peuple a parlé par sa bouche collective et il ne reste plus à l'individu qu'à s'écraser devant les flics armés. Le bon docteur Bernard Choi, expert du Public Health devenu bureaucrate fédéral, explique que son modèle d'analyse avantages-coûts est « based on the society as a whole, and not on the individual »(5). Thompson et Forbes sont plus explicites:
    « Cet article évalue les principaux coûts et avantages de la consommation de tabac au Canada. Cela exclut des éléments que l'on mentionne parfois comme revêtant une importance majeure pour l'individu et la famille, tels les avantages que l'individu estime tirer du tabac ou la perte de jouissance de la vie que cause la maladie; ces éléments ont peu d'impact direct sur le bien-être sociétal(6). »
             Devant la santé publique, nouveau vocable des intérêts supérieurs de l'État, forme améliorée de la pureté de la race, il n'y a pas de propriété privée qui tienne. Les restaurants et autres entreprises privées sont désormais des lieux publics, contrôlés comme tels par l'autorité. 
 
Armes et tabac, même combat 
 
         Une autre caractéristique du Public Health réside dans son fréquent refus de l'argumentation rationnelle en faveur d'un militantisme de guerre sainte, qui s'exprime avec éclat dans la lutte pour la prohibition du tabac et contre ce qui reste du droit de porter des armes. Je n'insisterai pas sur la haine que Hitler vouait au tabac et à l'alcool, ni au fait que tous les régimes fascistes se sont empressés de désarmer leurs sujets – hormis certains favoris du régime. Je veux plutôt indiquer des similitudes dans les assauts du Public Health contre la liberté de fumer et contre le droit de porter des armes. 
 
         Certains prohibitionnistes ne cachent pas leur objectif de rendre les armes aux mains des simples citoyens aussi inacceptables que le tabac, comme le soulignent Don Kates et al., dans un article remarquable qui concerne le droit de porter des armes mais qui s'applique aussi bien, mutatis mutandis, à la guerre sainte contre le tabac(7). Ce n'est pas une coïncidence que les principales revues américaines de Public Health mènent simultanément les deux croisades, ni que l'ex-dirigeante de la Coalition québécoise pour le contrôle des armes à feu milite maintenant dans un organisme antitabac. 
 
         Peu importe que les prohibitions frappent essentiellement des individus pacifiques, peu importe que seule une infime proportion des armes à feu serve à commettre des crimes violents, et que l'on voit rarement un père de famille massacrer sa femme et ses enfants parce qu'il a fumé deux paquets de Gitanes. Dans le cas des armes comme dans le cas du tabac, on assimile un type de comportement, voire une culture, à un problème de santé publique qui appelle la prohibition et la coercition étatique. 
 
         Dans les deux cas, on occulte les avantages du comportement démoniaque (la légitime défense dans le cas des armes, le plaisir de fumer dans le cas du tabac) et on monte en épingle ses coûts éventuels. Dans les deux cas, on ignore les recherches en sciences sociales (criminologie et économie), souvent même au point de refuser de citer la littérature pertinente, pour construire des argumentations sous cloche dans des revues mineures et prétendument scientifiques dont les biais crèvent les yeux (l'une d'elles s'appelle « Tobacco Control »). Dans les deux cas, on lance des statistiques sans fondement qui seront ensuite répercutées à répétition par l'écho de la rectitude politique(8). Dans les deux cas, les fascistes de la santé publique plaident pour une ingénierie sociale qui visent à imposer à tous leur conception étriquée du bonheur sur terre. 
 
         Comme le fascisme, le Public Health est porteur de politisation et de violence. D'ailleurs, le droit de fumer les plantes que l'on veut semble encore plus explosif que le droit de porter des armes. Parmi les quelques lettres haineuses que j'ai reçues, la seule qui proférait des menaces physiques était un e-mail concernant un de mes articles sur le tabac. Beauté du courrier électronique, j'ai fait une exception à ma pratique usuelle et j'ai répondu à l'auteur des menaces en suggérant qu'il essaie de les mettre à exécution. N'ayant pas l'habitude du corps à corps, j'ai quand même vérifié que mon revolver était « entreposé de manière sécuritaire », comme on dit dans la vulgate du code criminel (le bien nommé) fédéral, au cas où le fier-à-bras se pointerait un soir. Qui sait? c'est peut-être parce qu'il savait que j'ai aussi écrit sur le droit de porter des armes qu'il a fort sagement décidé de rester chez lui. 
 
Big Brother en santé 
 
         Enfin, fidèles à leurs prédécesseurs, les fascistes de la santé publique considèrent l'État comme l'incarnation de la volonté collective. Devant les exigences de la pureté publique, il n'y a pas d'appel possible à la liberté individuelle contre l'intervention de l'État. 
 
         Un exemple révélateur – presque trop beau pour être vrai – s'en trouve dans la dernière livraison d'une grande revue juridique américaine, The Yale Law Journal. Deux savants professeurs de droit, Jon Hanson et Kyle Logue, entreprennent d'examiner rationellement, pour faire changement, les arguments économiques en faveur du droit de fumer, arguments que la littérature du Public Health (tout comme l'Étude d'impact commandée par le gouvernement du Québec pour justifier l'inique loi sur le tabac(9)) passe généralement sous silence. L'aspect le plus intéressant de l'article du Yale Law Journal réside dans les recommandations politiques que les auteurs tirent de leur analyse, à savoir l'imposition aux fumeurs actuels d'une « cigarette card », qui serait obligatoire pour acheter du tabac, ne serait émise qu'aux fumeurs actuels, et contiendrait dans une puce électronique des données complètes sur les habitudes de consommation du fumeur(10). 
 
         Les auteurs admettent que leur proposition peut faire craindre l'avènement de Big Brother, mais ils font remarquer (et je les caricature à peine) qu'il est déjà parmi nous de toute manière et qu'on s'y est résigné, après tout. Quiconque veut connaître les implications totalitaires du Public Health devrait lire les passages pertinents de cet article(11). Il faut le lire pour le croire. La paternité de l'idée n'appartient toutefois pas à Hanson et Logue, mais à un obscur partisan canadien du Public Health qui, dans un numéro de 1992 du Canadian Medical Association Journal, avait proposé de soumettre à autorisation administrative les fumeurs actuels. 
 
         Pour achever leur oeuvre de pureté publique, les fascistes du Public Health ne s'arrêteront pas au tabac et aux armes à feu. Le professeur John Lott, qui note aussi la similarité des deux sortes de visées prohibitionnistes, prévoit que l'automobile sera éventuellement leur prochain objectif(12). Du reste, ils ont déjà bien d'autres choses dans leur ligne de tir, dont l'obésité et l'absence d'exercice physique. Des économistes sérieux leur ont d'ailleurs fourni quelques arguments en calculant que si le « coût externe » (c'est-à-dire le coût supporté par le reste de la société) du tabac est plus que compensé par les taxes payées par les fumeurs, la sédentarité, par contre, impose un coût externe net de 24 cents (US) pour chaque mile qu'un individu ne court pas(13). 
 
         La liberté permet à l'individu de choisir de fumer ou non, de porter des armes ou non, de faire son jogging ou non, de posséder une automobile ou non, et cetera. Pour les fascistes de la santé publique, un coût social apparaît du simple fait qu'un individu reste pacifiquement chez soi et néglige une activité qu'ils jugent, eux, bonne pour « la société ». 
 
         Prenez un comportement, une attitude, une culture que vous n'aimez pas et définissez-les comme des tares ou des maladies. Si la nouvelle maladie frappe un grand nombre d'individus, vous avez sur les bras une épidémie et un problème de santé publique. Enfin, confiez la tâche de préserver la santé publique à l'État administratif actuel, pieuvre dont les innombrables tentacules s'abouchent à pratiquement toutes vos activités. Vous obtenez la recette du fascisme de la santé publique.
 


    Pierre Lemieux
    http://www.pierrelemieux.org/ql-sante.html

  • Le régime de Vichy était-il fascite? Certes non. Totalitaire, dictatorial, ultra-conservateur et complice de certains des plus grands crimes nazis, cela suffit à faire le compte. Ce qui est vrai c'est que le Vichy de Pétain s'est illustré comme un orcené de l'hygiénisme, pour la défense d'un vrai ordre social. L'individu n'existait que par son appartenance au groupe, alors le groupe devait guider la vie de l'individu. Le sport comme devoir, la lutte contre l'alcoolisme, les chantiers de la jeunesse... Et dans le meme temps la lutte contre l'homosexualité et l'avortement, devenu un crime d'Etat

  • Quand le tabagisme passif par en fumée !
    (auteur inconnu, pas trouvé)

    Il n'y a pas de lien entre cancer du poumon et exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant.

    Les activistes anti-fumeurs vont avoir beaucoup de mal à démontrer que la " fumée passive " est dangereuse pour les non-fumeurs.

    Le risque de cancer du poumon chez un non-fumeur, associé à l'exposition de la fumée de tabac dans l'air ambiant, est considérablement révisé à la baisse et pour tout dire effacé par les résultats de la plus importante étude épidémiologique jamais conduite en Europe. Ils ont été publiés par le très sérieux Joumal of the National Cancer Institute américain en octobre 1998.

    Cette enquête a mobilisé pendant dix ans, plus d'une trentaine de chercheurs du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), un des plus prestigieux laboratoires de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle a impliqué douze centres de recherche de sept pays européens y compris la France (INSERM U351, Villejuif) sous la direction du Docteur Paolo Boffetta. Il a fallu en effet du temps pour identifier, parmi 12 000 cas de cancer pulmonaire, 650 personnes, essentiellement des femmes, qui n'avaient jamais fumé. Ces cas ont été comparés à un groupe témoin de 1542 sujets non-fumeurs, âgés de moins de 74 ans, et qui ne présentaient pas de cancer. C'est ce qu'on appelle une étude cas-contrôle. Selon le Docteur Boffetta, cette série de 650 cas de cancer pulmonaire chez de véritables non-fumeurs est la série la plus importante jamais réunie dans le monde.

    Le risque en fonction du tabagisme passif a été recherché pour trois sources principales d'expositions :

    - le conjoint (le mari le plus souvent);

    - l'exposition sur le lieu de travail, le sujet étant dans une pièce où se trouvent des fumeurs;

    - une exposition pendant l'enfance à la fumée des parents, soit cinquante à soixante ans avant le développement du cancer.

    Les résultats trouvés par le Docteur Paolo Boffetta et ses confrères sont les suivants :

    - L’exposition à la fumée du conjoint est associée à une augmentation du risque relatif (1) (R.R) de cancer du poumon de 1,16.

    - L'exposition à la fumée sur les lieux de travail est associée à une augmentation du R.R- de 1,17.

    - Les personnes doublement exposées présentent un R.R de 1,14. Selon ces résultats, le risque relatif diminuerait quand l'exposition à la fumée augmente.

    Cette apparente contradiction n'est pas surprenante car, selon le CIRC et le National Cancer Institute, un risque inférieur à 2,0 est difficilement interprétable.

    - L'étude du CIRC souligne que l'exposition à la fumée du tabac durant l'enfance n'est pas associée à un risque de cancer du poumon.

    - Aucune augmentation du risque n'a enfin été trouvée pour les autres expositions à la fumée de tabac que ce soit dans les locaux publics, les restaurants ou les transports en commun.


    Un risque non significatif

    Les risques relatifs de 1,14, 1,16 et 1,17 rapportés par le CIRC (parfois présentés comme une augmentation de 14%, 16% et 17% du risque) doivent être replacés dans leur contexte pour être compris et appréciés.

    Selon un ouvrage de référence publié par le CIRC lui-même, " les risques relatifs inférieurs à 2,0 peuvent facilement refléter une erreur systématique ou un facteur de confusion non apparent " (2). Aux Etats-Unis, le National Cancer Institute, dont le journal publie l'étude du CIRC, a tiré les mêmes conclusions estimant qu'en matière de " recherches épidémiologiques, les risques inférieurs à 2,0 sont considérés comme faibles et généralement difficiles à interpréter " (3).

    Les résultats publiés aujourd'hui par le CIRC entrent justement dans cette catégorie de risques considérés par la plupart des scientifiques comme " faibles " et par conséquent non-significatifs.

    Dans les études épidémiologiques sur l'exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant, comme celle du CIRC, des questionnaires sont utilisés pour évaluer l'exposition à la fumée. Cette méthode consiste à s'en remettre à la bonne volonté et à la capacité des personnes interrogées à se souvenir de la nature et du degré de leur exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant pendant plusieurs dizaines d'années. De nombreux scientifiques avaient souligné le manque de fiabilité d'estimations d'études passées. Ces estimations sont en effet à la fois indirectes et décalées dans le temps. L'incapacité à se souvenir de l'exposition passée est un des problèmes qui " affectent de manière chronique les études épidémiologiques sur l'exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant " (4). C'est ce qu'on appelle un facteur de confusion.

    C'est ainsi que les premières études publiées, notamment, par des scientifiques américains dans les années 80 faisaient état de risque relatif de cancer du poumon chez les non-fumeurs exposés à la fumée ambiante de l'ordre de 1,4 (40%). Puis l'Agence américaine de Protection de l'Environnement (EPA) en 1993, après avoir évoqué, dans un premier temps, un chiffre de 1,28, rendait un rapport concluant à un risque relatif de 1,19. Aujourd'hui le CIRC arrive à un risque relatif de 1,14 dans les cas de double exposition (travail et domicile). Ainsi, au cours des années et après plus d'une quarantaine d'études, l'estimation du risque baisse.

    Plusieurs chercheurs ont fourni à cela une explication : l'amélioration de la qualité des études (notamment à travers l'attention portée aux facteurs de confusion) permet d'affiner les résultats, en se rapprochant d'un risque relatif de 1, ce qui signifie une absence d'augmentation du risque.

    En résumé, les résultats de l'étude du CIRC qu'ils soient considérés en eux-mêmes ou par comparaison à ceux de la quarantaine d'études épidémiologiques sur l'exposition à la fumée de tabac d'autrui, ne fournissent pas de base scientifique convaincante aux allégations concernant l'exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant et le cancer du poumon chez les non-fumeurs.


    Un étrange oubli

    Ainsi, répétons-le, au cours des années 80-95, l'estimation du risque baisse. Pendant ce temps en France, le professeur Tubiana rendait en avril 1997 à l'Académie Nationale de Médecine un rapport où, à partir d'une étude partielle, donc partiale - 16 études prises en considération sur les 40 existantes étaient passées en revue - il faisait état d'une augmentation moyenne du risque de 1,35. Un bond en arrière de 10 ans !... Difficilement explicable...

    Au moment où le professeur Tubiana avançait un R.R de 1,35, il est difficile de croire qu'il n'était pas au courant des conclusions auxquelles était arrivé le CIRC, à savoir 1,14 en cas de double exposition. Le professeur Tubiana présentât en effet un " rapport d'un groupe d'étude sur le tabagisme passif " devant ses confrères académiciens comprenant notamment le Docteur Jean Trédaniel par ailleurs membre de l'équipe de chercheurs du CIRC.

    Un " oubli " compréhensible si l'on se rapporte à la forte médiatisation - une demi-page dans " Le Monde " - du rapport Tubiana et des recommandations qu'il contient. En effet plus le risque relatif avancé est élevé, plus la médiatisation est assurée. Inversement, le faible risque relatif établi par le CIRC n'a trouvé que pas ou peu d'écho dans la presse grand public et médicale.

  • L'homme est un animal doté de cinq sens qui lui permettent de survivre, de se reproduire et de vivre (explorer).

    Prenons deux activités : Marcher dans les bois et jouer à la console de jeu wii de Nintendo.

    Marcher dans les bois :
    - Fait fonctionner vos cinq sens : vue, odorat, toucher, ouïe et goût si vous manger quelque chose.

    Jouer à la console wii :
    - Fait fonctionner trois sens : vue, toucher et ouïe.

    Imaginons que ces deux activités soient à peu près équivalentes en terme de plaisir et de découvertes. Si vous avez le choix entre les deux activités, il y en a une qui est gratuite, la forêt pour l'instant, et l'autre qui est payante. Dans la forêt, vous ne rapportez de l'argent à personne, ce qui n'est pas très rentable, devant votre jeu vidéo vous rapportez de l'argent à Nintendo.

    Maintenant, regardons comment fonctionnent nos jolies démocraties modernes occidentales. Nous élisons un président et des députés qui vont voter des lois pour faire évoluer l'environnement de l'homme. Ces lois sont votées (quand ce ne sont pas des décrets) par des individus qui, pour faire leur choix, écoutent leurs concitoyens, les médias, les experts, les syndicats, les associations, les rapports et les multinationales. Ils sont, en quelque sorte, les arbitres des différentes aspirations, tendances, influences. Ces différents acteurs qui influent le politique n'ont pas tous la même force. Vous en tant que citoyen vous ne pouvez pas faire des campagnes télévisées sur TF1, pour dire que c'est intéressant de regarder le ciel. En revanche, les multinationales ont les moyens d'acheter de la publicité sur la télévision, la radio, la presse, le web, le cinéma, l'affichage, les prospectus, etc. pour vous dire que leurs produits sont excellents et qu'il est urgent de les acheter. Ces multinationales, en tant que principaux sponsors des médias, mettent la pression sur les rédactions pour qu'il n'y ait pas trop d'informations désagréables sur leur société. Exemple récent, le cas de Lactalis, qui veut que le Camembert pasteurisé devienne l'AOC au détriment des fromages au lait cru et qui n'a pas apprécié que France 3 explique, de manière documentée, le lobbying que Lactalis faisait pour que le Camembert AOC devienne un truc vide, au détriment des petits producteurs de Camenbert au lait cru.

    Le lobbying est une expression inventée par le président des États Unis d'Amérique Ulysse Grant en 1870, mais l'activité existe depuis toujours. En revanche, son pouvoir d'influence a explosé récemment (20e siècle) avec les médias de masse (télévision et radio). Le principe est de mettre la pression sur les politiques et les médias pour qu'ils écoutent leur proposition d'orientation politique, en prenant garde de trouver des choses qui soient bénéfiques pour l'intérêt général : emploi, environnement, progrès social, etc.

    Dans une démocratie qui fonctionne correctement, les contre pouvoirs sont là pour contre balancer l'influence des multinationales, qui vont trop loin : expliquer que leurs études sont bidons, ou orientées dans le sens qui leur convient. C'est le cas des médias indépendants. Mais il n'en reste quasiment plus en France, hormis Le Canard enchaîné, Marianne, et quelques autres. Avec la privatisation de TF1 sous Mitterand, les multinationales ont énormément gagné de pouvoir en France depuis 1987.

    Que veulent les multinationales ?
    Que vous achetiez leurs produits. Les multinationales s'intéressent peu à votre plaisir gratuit : se promener dans les bois, boire de l'alcool, fumer, danser, rigoler, discuter avec des gens, faire l'amour, se promener, faire la fête, tout cela n'est pas très rentable. Ce qui les intéresse, c'est que vous soyez un consommateur docile qui achètent gentiment leurs produits. Pour une multinationale, l'humain idéal est une sorte de robot qui travaille, regarde la télévision et va au supermarché. Lorsque vous regardez la télévision ou écoutez la radio, vous êtes très rentable pour une multinationale. Vous ingurgitez des messages publicitaires, qui vous disent qu'il est urgent d'acheter des lingettes spéciales salles de bains, des lingettes spéciales toilettes, des lingettes spéciales cuisine. "Mais, arrêtez d'utiliser votre éponge, ce n'est pas du tout rentable !" Lorsque vous ne mangez pas de la publicité, vous regarder des programmes, qui subissent une telle pression de la régie publicitaire et des supposés experts, que vous ne verrez, que très rarement, un programme qui vous explique les magouilles de Nestlé ou bien que le tabagisme passif est une grosse arnaque. Pour cela, il faudrait des chaînes de télévision indépendantes, ce qui n'existe quasiment pas. La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les chaînes de télévision publiques, pourrait être une décision intéressante, afin de retrouver des médias de masse un peu plus indépendants. Mais a priori, l'objectif semble plutôt être un effondrement des chaînes de télévision publiques, au profit des chaînes de télévision privé (la multinationale Bouygues et la multinationale Bertelsmann).

    Dans ce joli monde du business et du lobbying, certaines multinationales ont plus intérêt à orienter les politiques que d'autres. Les parfums Christian Dior font peu de lobbying, ils vendent du parfum et font la promotion pour leur parfum. Que vous soyez fumeur, alcoolique ou drogué, cela ne les concerne pas trop. En revanche, les laboratoires pharmaceutiques eux, sont très concernés par votre santé. Et là les enjeux de "santé publique" sont un terrain de jeu idéal pour faire du lobbying. Si je vends des patchs pour les gens qui veulent arrêter de fumer, j'ai tout intérêt à ce que les politiques fassent pression sur la population pour que la cigarette soit remplacée par des substituts nicotiniques. Si je suis un laboratoire pharmaceutique, j'ai tout intérêt à ce que les autres médecines ne soient pas développées. Je fais donc pression pour que les médecines alternatives soient très mal remboursées, grâce à une armée d'experts grassement payés. Pourtant l'homéopathie, l'ostéopathie, l'acupuncture sont des médecines tout aussi efficaces et qui ont fait leur preuve, pour certaines, depuis des siècles. Pour un laboratoire pharmaceutique, que votre odorat soit développé n'est pas très intéressant. Il vaut mieux que vous soyez déconnecté de vos sens et que vous vous reposiez sur le savoir du chimiste, qui fait ses petites pilules pour soigner tous vos problèmes, même ceux de l'esprit et de l'âme.

    Si on pousse le raisonnement au bout, l'homme idéal pour une multinationale est de préférence un peu abruti :
    - Il accepte tout ce qu'on lui dit à la télévision.
    - Il ne lit pas de livres, car les livres contiennent des vérités qui n'arrangent pas les affaires (que l'on pourra peut-être supprimer en réécrivant certains livres intéressants, Nietzsche par exemple)
    - Il ne jouit pas trop des plaisirs gratuits (se promener, bricoler, jouer, danser, rire, chanter, discuter, etc.)
    - Il ne sait pas trop se servir de ses mains (le toucher), sauf pour appuyer sur des touches d'un ordinateur.
    - Son odorat et son goût sont fortement diminués, afin qu'il mange des saloperies industrielles identiques dans le monde entier.
    - Il reste surtout chez lui, ou bien va dans des magasins et des endroits pour manger rapidement.
    - C'est un individualiste, qui ne se sent pas réellement concerné par le sort des autres.
    - Il a très peu de conscience politique.
    - Il parle une sorte de dialecte qui mélange l'anglais et un peu de sa langue natale.
    - Il lui reste la vue et l'ouïe.

    Le premier film de George Lucas s'appelle "THX 1138", il décrit assez bien ce futur très proche, mais n'a pas été diffusé sur les chaînes hertziennes, il me semble, depuis sa sortie en 1971.

    Pour arriver à cet humain parfait pour les industriels, cela prend du temps car on ne peut pas en quelques mois supprimer plusieurs millénaires de culture, de savoir-faire et d'idées. Le mieux est donc d'y aller progressivement en justifiant les disparitions de liberté, d'égalité et de fraternité par des impératifs primordiaux de santé publique.

    Heureusement, avant de devenir tous des robots avec trois neurones, il reste encore possible aux hommes politiques de ne pas être seulement le jouet des multinationales (Bush junior en est un brillant exemple) pour fabriquer ce "Meilleur des mondes" contre la volonté des hommes avec une politique qui marie libéralisme sauvage et lois liberticides (qui tuent la liberté).

    Un exemple récent, quand Bertand Delanoë a mis en place les vélibs, il a choisi de donner, presque gratuitement, aux gens dans Paris, un moyen de transport non polluant et agréable pour se déplacer dans la capitale. Il a offert une liberté en plus aux Français. En revanche, quand on voit la police débarquer dans les cafés et restaurants, on se demande si on offre aux Français une liberté en plus...

    Comment empêcher les multinationales de nous transformer en robot ? C'est le rôle du politique que d'orienter la société, ce n'est pas le métier des multinationales. Heureusement, il y a un peu plus de deux siècles des hommes et des femmes français sont morts pour renverser la dictature de la noblesse et du roi, afin que nous ayons une République dont les valeurs sont : "Liberté, égalité, Fraternité". Il suffit de faire vivre ses valeurs dans le monde du 21e siècle. Mais, c'est pas gagné.

    Un exemple : L'affichage publicitaire est une pollution de la vue et de l'esprit. En remplaçant les affiches par des espaces libres pour les artistes, les jeunes ou les vieux, on offrirait au citoyen de la liberté en plus. La liberté de pouvoir se promener dans la ville en voyant autre chose que du béton et de la publicité. De l'art dans la rue. Bien sûr, les multinationales ne seraient pas très contentes d'avoir un moyen en moins de formater les cerveaux. En plus, si vous marchez dans la rue, vous n'êtes plus devant votre télévision en train de manger de la publicité...

    Autre exemple, en remboursant massivement les médecines non allopathiques (sans médicament), le politique obligerait les laboratoires pharmaceutiques à explorer d'autres voies que le médicament. Voies qui passent par le toucher, le dialogue, l'odorat, etc.

    Le premier geste du robot qui ne veut plus l'être est de jeter sa télévision, afin de retrouver de la liberté. C'est difficile au début, car "il est plus rassurant d'avoir des chaînes que d'être libre" (Kafka). Ensuite, le citoyen libre peut, lui aussi, faire du lobbying pour avoir plus de liberté, d'égalité et de fraternité et refuser d'être un robot qu'on culpabilise pour qu'il n'accède plus au plaisir et se contente d'appuyer sur des touches.

  • On remarque que le Doctor Glub ne supporte pas qu'on lui dise qu'on ne veut pas qu'il emmerde les autres. Son attitude n'est pas délibérée, il nous le dit : pour lui allumer une clope en présence de non-fumeurs n'est pas fait exprès pour les emmerder.
    C'est encore plus grave : cette personne est tellement obnubilée par son propre ego et son propre désir qu'il ne se rend même pas compte qu'il emmerde les autres.

    Monsieur Glub, je viendrais déposer une merde de chien dans un cendrier à côté de votre assiette au resto. Au nom de votre logique, vous ne pouvez pas me l'interdire.

    Pauvres 15 millions de personnes qui sont obligés de fumer dehors parce que les patrons de bars et de restau refusent de construire le fumoir auxquels ils ont droit. Pauvres 15 millions de personnes qui avaient le droit d'enfumer les 50 autres millions sans que ces 50 millions aient le droit de se plaindre.

    N'appelez pas à la fraternité, vous qui ne savez même pas ce que veut dire Liberté.

    Quant aux comparaisons avec Hitler, elles sont tellement ridicules qu'il ne vaut mieux pas les relever. Hitler a nettoyé l'Allemagne : oui, en gazant les asociaux et les handicapés. Quand il y aura une loi qui condamnera à mort les fumeurs, on pourra en reparler. En attendant, vous êtes ridicules dans votre combat d'arrière garde : un dinosaure qui ne sait pas évoluer est condamné à disparaître. En d'autres temps, vous vous seriez indigné du droit de vote accordé aux femmes au nom de la liberté du mâle.

  • De "20 minutes" ce soir
    effet le plus évident de la mise en application du décret antitabac, c’est évidemment la cohorte de fumeurs grelottants qui déambulent devant les bars et les restaurants. Mais si la plupart des consommateurs s'accommodent bon an mal an de cette interdiction, tout le monde ne l’entend pas de la même oreille. Et comme tout le monde trouve un écho — qui un journal, qui sur un site, qui sur un blog — les grelottants font boule de neige. Y-a-t-il une fronde typiquement française? Ou sont-ce les derniers feux d'une queue de comète? Retour sur ces combats.

    Tournée de PV

    A Lyon, c'est une très médiatique première contravention qui a lancé le début des hostilités. Christophe Cédat, un patron de bar qui autorisait ses clients à s’en griller une au comptoir, a ainsi dû s’acquitter de 203 euros, sa propre contravention et celle du fumeur, à sa propre initiative. Tournée de PV en somme. Et le combat continue puisqu’il continue à autoriser la cigarette à partir de 18h30, heure à laquelle la seule employée non-fumeuse quitte les lieux.


    Le propriétaire de «La Goélette» à Trouville est tout aussi décidé. Jusqu'au-boutiste même. Contacté par 20minutes.fr, Bernard Falaise affirme qu’il «refuse d’être enterré vivant et [qu’il] ira jusqu’à la fermeture s’il le faut». Ce dernier organise la résistance en entrant en contact avec les autres patrons de bar récalcitrants et se félicite d’être contacté par les médias. Concrètement, il est très vigilant et met à contribution les clients de son bar en montant des tours de garde et de guets: «Je joue à cache avec la porte automatique, c’est pratique.»

    «La mort du commerce de proximité»

    Les propriétaires de bars à chicha qui espéraient s'en sortir avec une pirouette sémantique ont vite déchanté.
    Mohamed Bennis, propriétaire d'un salon de thé à chichas d'Orléans, a beau argué que «la loi ne parle que de la cigarette», il a été rappelé à l'ordre jeudi après avoir refusé de se plier à la loi anti-tabac. «L'Union professionnelle des narguilés a demandé à la ministre de la Santé (Roselyne Bachelot) une compensation financière. Nous attendons une réponse en fin de semaine prochaine», a ajouté le propriétaire de l'établissement.

    Dernier manifestant de résistance repéré, le patron d'un bar-tabac situé à Dresny (Loire-Atlantique). Verbalisé samedi par la gendarmerie parce qu'il refusait d'appliquer l'interdiction de fumer dans les lieux publics, il a fermé son bar et entamé lundi une grève de la faim. Affirmant que «l'interdiction de fumer signe la mort du commerce de proximité», Joël Lailler s’est enfermé dans sa 2CV, à l’arrière de son commerce.

    Celui qui a su tirer l’épingle du jeu est sans doute le propriétaire du lounge-bar «Le Must», à Cannes. En créant une association loi 1901 au premier étage de l’établissement, il peut contourner la loi et permettre ainsi aux fumeurs de fumer, moyennant une adhésion annuelle de 2 euros.

    Le mouvement se développe aussi façon 2.0 sur les multiples blogs nés après le 1er janvier. Appels aux happenings, pétition en ligne, forums; le but est clairement de faire reculer le gouvernement, où à défaut, d’obtenir un assouplissement.

  • Autant le patron d eLyon agit visiblement d'en l'intérêt de la santé de ses amployés mais celui du nord, je trouve que ça rime à rien !!!
    Jouez à cache chache avec les "metteurs d'amendes"... On croirait voir des momes. Et le premier qui sera pas d'accord les dénoncera pis on en reparlera dans les journaux? lol

    2 euros pour le lounge-bar... Ca remboursera peut être même pas les fraits de décrassement qu'il faudra mettre pour le nettoyage et le désenfumage !!!

    Autant la loi est stupide autant son application (pour une fois on va pas le reprocher...) révèle la stupidité des français...

    Contester la loi est bien génétique en France...

  • J'avais pas vu le rigolo qui fait la grève de la faim!!!! C'est sur que s'il ouvre pas son commerce, ça va pas le faire marcher ...

    Arêtons d'en parler, la ce sera intéressant. En France on sait comment ne pas parler d'une chose de l'actualité alors faisons le pour la également...

    Bonne soirée à tous.

  • Le régime de Vichy était-il fascite? Certes non. Totalitaire, dictatorial, ultra-conservateur et complice de certains des plus grands crimes nazis, cela suffit à faire le compte. Ce qui est vrai c'est que le Vichy de Pétain s'est illustré comme un orcené de l'hygiénisme, pour la défense d'un vrai ordre social. L'individu n'existait que par son appartenance au groupe, alors le groupe devait guider la vie de l'individu. Le sport comme devoir, la lutte contre l'alcoolisme, les chantiers de la jeunesse... Et dans le meme temps la lutte contre l'homosexualité et l'avortement, devenu un crime d'Etat

  • A quand la ceinture de CHASTETE OBLIGATOIRE !!!!!!!Vu le tour que prennent les discours de N.SARKOZY et la soumission des FRANCAIS il va bien nous pondre ca dans une de ses prochaines allocutions............................

  • L’étude publiée par la European Respiratory Society ” 10 raisons pour une Europe sans tabac” dont parle le professeur Molimard révèle plus clairement encore le mensonge du tabagisme passif. Cette étude énonce que le nombre de victime du tabagisme passif est de 1114 (non-fumeurs) mais elle ajoute que 1007 sont victimes à leur domicile privé (ce qui correspond au presque consensus des medecins et scientifiques selon lesquels 90% des victimes du tabagisme passif le sont à domicile). Elle conclut que 107 non-fumeurs sont victimes du tabagisme passif sur leur lieu de travail dont 6 ! dans les lieux de convivialité.

  • Pendant qu'on évite 6 morts en mettant 15 millions de fumeurs pour des raisons bidons, on peut se demander si le gouvernement est vraiment indépendant de toute action de lobbying des laboratoires pharmaceutiques.

    Chaque année en France, les maladies iatrogènes, c’est-à-dire provoquées par les médicaments, sont responsable de 5% à 10% de la totalité des hospitalisations soit 140 000 par an dont plus de 13 000 décès. C’est beaucoup plus que les accidents de la route (dont d’ailleurs de 8 à 15% seraient dus à la prise de médicaments : la prise d’un somnifère équivaut par exemple, dix heures plus tard, à un taux d’alcoolémie de 0,5/0,8 gramme) mais qui s’en préoccupe ?

    Pas le gouvernement en tout cas qui vient de relayer aux oubliettes, à partir de la rentrée prochaine, l’enseignement sur les risques médicamenteux . « La moitié de ces accidents médicamenteux est évitable, mais il faut apprendre aux médecins à mieux prescrire » souligne pourtant Patrice Queneau, professeur en thérapeutique au CHU de Saint-Etienne et membre de l’Académie nationale de médecine.

    Mais peut-être conviendrait-il de s’interroger, avant tout, sur la spécificité nationale qui fait de nous les champions d’Europe de la consommation de médicaments : en moyenne, cinquante boites ou flacons par an et par habitant ! Cela fait une boîte de médicaments par semaine, soit deux ou trois fois plus que nos voisins européens ! Deux fois plus par exemple que les Italiens qui ont pourtant, une espérance de vie supérieure à la nôtre ! Passé 75 ans, les Français prendraient même 5 à 6 médicaments différents par jour ! Pas étonnant que ce soit ensuite l’hécatombe… même s’il sera plus aisé d’accuser la canicule…

    Mais pourquoi une telle surconsommation ? Le facteur principal tient à la puissance des lobbies pharmaceutiques en France et au fait qu’ils verrouillent la formation des médecins. La contribution publique à la formation continue des médecins ne s’élève en effet qu’à 70 millions d’euros par an, contre 300 à 600 millions d’euros côté labos !

    Votre santé nous intéresse...

  • @ Doktor Glub : Vous vous trompez mon cher, le tabagisme passif n'est responsable que de la mort de 2 verts de terre mais ayant étés rescensé lors d'une inondation, la communauté scientifique est sceptique. (Sources vérifiables : www.disons_des_bêtises.fr)

    En revanche, nul doute que le nombre de décès du aux maladies nausocomiales est plus importat que liées au tabagisme. Mais chuuuutttt, le tabac, c'est LA cause de TOUS nos problèmes. En tapant sur le tabac, on va réduire le nombre de mort sur la route, réduire les 6roses, lutter contre le sida, la maladie d'alzeimer et surtout augmenter le pouvoir d'achat...

    Pour ce qui est de la consommation de médicaments, pour une fois qu'on est premeir quelque part, on va pas arêter !!!! Et puis, de toute façon, ce n'est pas ce que l'on attend des sociétés lobbying pharmacologiques... Vu qu'Altadis à perdu le sien... :D

    Bonne après midi

  • Et devinez qui est a la tete du plus grand laboratoire français....mais si cherchez et vous allez trouver!!!!!!!!

  • Parmi les médecins pas encore devenus dépendants à la chimio, il y a ceux du réseau Formindep http://www.formindep.org/
    Leur site mérite le détour.

  • Jean-François Dehecq

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