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Arme de service + alcool = tétraplégie

Arme de service + alcool = tétraplégie. L’arme de service a fait d’un jeune homme de 22 ans un tétraplégique, ce samedi 2 février, à Franconville.

Regardons cette dramatique histoire de plus près. Quel est le droit ? Quels sont les faits ?

Le texte de référence est l’arrêté du 6 juin 2006 portant règlement général d'emploi de la police nationale, dans ses articles 114-4 et 114-6.

Le premier traite de l’arme de service et indique notamment : « Lorsqu'il n'est pas en service, le fonctionnaire de police n'est autorisé à porter son arme que dans le ressort territorial où il exerce ses fonctions ou sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail. Dans ce cas, l'utilisation de l'arme de service n'est légale qu'autant que le fonctionnaire de police accomplit, au moment de son usage ou de son exhibition, un acte de sa fonction ou rattachable à celle-ci. »

Très important, l’article 114-6 définit la responsabilité de l’encadrement : « L'arme de service est retirée par l'autorité hiérarchique à tout fonctionnaire présentant un état de dangerosité pour lui-même ou pour autrui. L'éventuel réarmement de l'intéressé est soumis aux conclusions favorables d'une visite d'aptitude passée auprès du service médical de la police. »

Les faits ?

Le policier tireur est, cela ne s’invente pas, chauffeur au service central automobile de la police pour la mission interministérielle de lutte contre la toxicomanie. Les addictions ? Un spécialiste. Au moment de son interpellation, à 02h00, dans la nuit de vendredi à samedi, son taux d’alcoolémie était de 2,2 grammes. Autant dire que pour arriver à un tel taux, il faut y avoir mis de la bonne volonté.

« Sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail ». Oui, mais en s’arrêtant entre temps au « Petit Prince », un restaurant indien de Franconville, dans le Val d’Oise. Une grande cause : fêter la chandeleur. Alcool, alcool , alcool. Et les voisins ont expliqué que le restaurant était devenu un repère. Pas de chance, tout le monde était au courant,… sauf la hiérarchie policière.

Surviennent des incidents, destinés à rester sans suite s’il n’y avait pas eu les 2,2 grammes et l’arme de service. Une première personne est braquée, pistolet sur la tempe, mais sans le chargeur : juste pour rire. Un jeune homme de 22 ans s’avance, Sukhev Sing, 22 ans. Le feu part, et les balles atteignent la moelle épinière : la victime est tétraplégique. Et ceux qui veulent appeler les secours sont à leur tour menacés, ce qui justifiera une mise en examen complémentaire pour «obstacle volontaire aux secours». L’auteur présumé des coups de feu a été écroué, et son collègue mis en examen pour non-assistance en personne en danger.

Ce lundi, selon l’AFP, Michèle Alliot-Marie a déclaré : « Il y a un certain nombre de règles qui font que les armes soient déposées à la fin du service, je veux aussi savoir pourquoi cela n'a pas été respecté dans ce cas et si ça n'est pas respecté dans d'autres cas ».

Jo Masanet, secrétaire général d'UNSA-Police, a répondu aux journalistes que les policiers « étaient entre le service et le trajet chez eux, donc, il n'y a pas de problème de l'arme ».

Et bien pas d’accord, camarade syndicaliste. Comment accepter une telle banalisation !

Les policiers n’étaient pas sur le trajet du retour à la maison. Quand même ! Les deux policiers avaient quitté ce trajet depuis longtemps pour se retrouver à 2 heures du matin avec 2,2 grammes d’alcoolémie !

Et la responsabilité de l’encadrement ? Il faudra beaucoup d’arguments pour nous convaincre que la hiérarchie du service « toxicomanie » de la police nationale ignorait tout de ces virées nocturnes, des voitures de services garées devant ce bar, et de l’alcoolisation des policiers. Ce qui justifierait bien quelques questions sur l’application de l’article 114-6 du règlement général d'emploi de la police nationale au cas d’espèce.

Les ravages de l’alcool,.. mais le service est nickel : non, c’est trop grave. Le service ne peut reporter tous les torts sur les comportements individuels, si graves soient-ils.

Alors, deux questions :

-         Un syndicaliste peut il expliquer en quoi la pause au bar « Le Petit Prince » était sur le trajet du retour ?

-         Y-a-t-il un travail d’analyse sur l’alcoolisme au sein des forces de police ?

Commentaires

  • protégeons nos ouailles.

    C'et comme ça que je vois la déclaration du syndicat. J'avoue que cette histoire me fait froid dans le dos...

    D'autant que j'ai des connaissances à fRanconville et que ça aurait pu tomber sur elles.

  • C'est une honte pour la Police, et franchement cela ne m'étonne pas du tout que certains fonctionnaires soient alcoolisés à ce point. J'en croise très souvent au volant de leurs voitures qui sont dans un état proche du comas...Cette police est une déchéance pour l'image qu'ils sont supposés véhiculer. Bien sûr, ils sont en plus assermentés, ce qui leur laissent le droit de faire n'importe quoi, n'importe quand et n'importe où...et ils en profitent bien. Je pense d'abord à ce jeune homme et à sa famille, et je leur présente me sincères condoléances. Maintenant ces deux pourris de flics, qu'ils croupissent jusqu'à leur mort en prison, et de grâce que le ministère de l'interieur puisse distribuer des alcotests d'abord à leur fonctionnaires avant de faire contrôler les automobilistes.

  • Cette affaire est impardonnable ! Il est élémentaire de ne pas jouer avec son arme même sans chargeur ! C'est ce que l'on apprenait à l'armée ! De plus il y a une procédure pour mettre l'arme hors service ! Syndicat ou pas la faute est énorme et la faute d'un individu va malheureusement rejaillir sur toute la police !

    Il est malheureux que ce soit ce genre d'affaire qui permette de rappeler les règlements et leurs dérives possibles !

    Ce policier va certainement être radié de la police et répondre de ses actes devant la justice ? Son collègue risque gros également , mais ça ne règlera pas le drame du jeune paraplégique !

    Quoi qu'il en soit connait on exactement les autres circonstances de cette affaire ?
    Et bien que ce drame soit impardonnable , le policier a t il été menacé ?

  • LAMENTABLE : j'espère qu il sera un exemple pour ces collègues alcooliques !

  • Le vrai problème n'est pas le port de l'arme, des fonctionnaire sobre et ne présentant aucun problème aurait tout a fait en droit de la porter étant dans le "ressort territorial ou il exercent leurs fonctions". Le ou les problèmes sont plutôt :
    -1 l'usage de l'arme, autorisée strictement dans le cadre de la légitime défense. En l'espèce il n'y a même pas photo.
    -2 l'alcoolémie des fonctionnaires, là non plus irréfutable, de plus il semble que le problème soit récurrent ce qui amène à :
    -3 l'encadrement leur hiérarchie ne pouvait qu'être au courant des faits av vu des éléments dont on dispose et aurait du prendre des mesures pour écarter les fonctionnaires ayant des problèmes d'alcool, les faire soigné et suivre. Mais peut être comme trop souvent la hiérarchie n'a t elle pas voulu voir les problèmes, de toute façon tant que les chiffres sont bons tout va pour le mieux.

    Si l'encadrement avait fait le travail pour lequel il est aussi payer (il ne suffit pas de mettre la pression aux policiers pour remplir les quotas non officielles) ce drame aurait pu être évité et certain nombre de personne n'aurait pas vu leur vie gâchées.

  • J'aurais bien aimé lire ce que'aurait été les commentaires si cela avait été deux jeunes de cité, tout de suite, ce n'est pas le même son de cloches, nous n'aurions pas lu: "Qu'ils restent en prison jusqu'à leurs morts ces deux pourris!!!" Que ce soit un flic ou pas, c'est un humain avant tout et il n'y a pas d'étiquettes à coller sur la Police car si je suis votre résonnement, tous les jeunes de cité sont des racailles!!!! Vous vous tuez à vouloir nous faire entendre raison en nous disant qu'ils ne sont pas tous de la même trempe alors mettez en action ce que vous dîtes!!!

  • A Sonia, si cela avait été deux jeunes de cité, nous n'en aurions même pas parlé, les médias ne s'y seraient pas intéressés, trop banal. L'intérêt de cette affaire est de mettre en lumière les défaillances des fonctionnaires de Police qui ne sont pas censés ignorer la loi.

  • "Y-a-t-il un travail d’analyse sur l’alcoolisme au sein des forces de police ?"

    Je crois que tout est dit, là.

  • --L'alcoolisme dans la police est devenu marginal . Je conseillerais d'aller voir dans d'autres catégories socio-professionelles où le problème est autre . Pour les fonctionnaires en tenue le ménage a étè fait il y bien longtemps . Cela n'mpêchera hors service certains debordements et dans cette situation les sanctions doivent appliquées . Un policier est un citoyen ordinaire dans sa vie privée et doit répondre de ses actes . Dans le cas présent , il n'y a aucune excuse .----
    ---

  • Je suis étonné car il doit bien exister des visites médicales dans la police. Les personnes malades doivent bien être décelées. Donc la hiérarchie peut savoir qui est intempérant et donc appliquer le principe de précaution pour le port d'arme. Non?

  • Un fait tragique et consternant. Une fois encore, nous pouvons voir les ravages que peut causer la bêtise humaine. Mes pensées accompagnent la malheureuse victime.

    La remarque de Sonia est pleine de bon sens: évitons de généraliser; ce n'est pas parce que quelques policiers oublient, ou noient dans l'alcool, les règlements de la police nationale et la déontologie que tous les policiers sont pour autant des alcooliques qui jouent dans les bars avec leurs armes de service.

    Si la question du contrôle assuré par la hiérarchie policière sur ses agents est pertinente, une autre mérite d'être soulevée, celle de la pertinence du règlement de la police concernant le port de l'arme de service en dehors des heures de service. Qu'est ce qui justifie qu'un policier puisse, une fois son service achevé, rentrer chez lui ou aller faire ses courses avec son arme de service? Ne serait-il pas plus judicieux que ces armes restent dans les locaux de la police, chaque policier récupérant son arme au moment de sa prise de poste?

    On me répondra certes qu'un policier doit être en mesure d'intervenir en cas de crime ou de délit même en dehors de ses heures de service. Cependant, certains de mes camarades de fac de droit, qui ont intégré la police, m'ont expliqué les règles relatives à l'usage des armes à feu dans la police; leur conclusion était unanime: si tu dégaines ton arme en service (on ne parle même pas de tirer), tu auras les pires ennuis et fera l'objet d'une enquête minutieuse même si tu n'as fait que riposter à des coups de feu; à partir de là, ces jeunes policiers en concluaient tout naturellement qu'ils n'avaient pas intérêt à dégainer en dehors des heures de service, et même qu'ils n'avaient pas intérêt à intervenir en dehors des heures de service. Conclusion: on peut douter que les policiers ont besoin d'emmener avec eux leur arme une fois leur service achevé.

  • Sonia, il n'y a que les cloches qui ont des "résonnements".

    Certes, la loi du talion ne s'applique pas, pour une vie brisée on ne brise pas automatiquement une autre.
    Cependant, la sanction doit être exemplaire... et pour ce genre d'acte ça peut représenter pas mal de temps à l'ombre (Maître Devers pourra vous dire la peine exacte encourue)

  • Je pense qu'il n'y a que trois choses a faire pour éviter que ce genre de cas ne se répète :

    - Interdire toute consommation d'alcool ou de drogue quand il y a port d'arme

    - Punir sévèrement les responsables de police si il est prouvé que ces deux "pauvres" fonctionnaires sont des alcooliques notoire

    - et enfin envoyez les syndicats s'excuser au-près de la famille du jeune tétraplégie !

    faut arrêter de pisser dans un violon, ces questions a la con ne servent a rien...

    - Un syndicaliste peut il expliquer en quoi la pause au bar « Le Petit Prince » était sur le trajet du retour ?
    > depuis quand boire apres son service est répréhensible maintenant ? conduire oui mais boire ....

    - Y-a-t-il un travail d’analyse sur l’alcoolisme au sein des forces de police ?
    > je suis certain qu'il y a un service , mais y a t'il suffisamment de moyen permettant de dépister les personnes ayant ce genre d'addiction ?

  • Une bavure... cependant en service, il me semble que l'alcool est proscris...

    Avec la baffe de 'lautre jour, décidément, les médias véhiculent cette image de "police du Far West"...

  • Pour répondre au commentaire d'Alexandre je précise qu'un policier hors service se doit d 'intervenir face à une agression, crime ou délit et c'est pour cette raison que nous sommes autorisés à porter notre arme. je dirai même que l'on pourrait nous reprocher de ne pas l'avoir fait car nous sommes sensés être policier 24h/24. Bien sur il n'est pas question d'intervenir n'importe comment. On se doit d'analyser la situation et, si besoin est, d'avertir uniquement les collègues ou gendarmes compétents sur le secteur et surtout si on se trouve dans une situation disproportionnée.(Si on se retrouve dans un braquage de transport d'argent face à plusieurs truands armés d'armes lourdes il est évident que l'on ne va pas essayer de jouer les Rambos!! oncernant le sujet pour lequel on débat sur ce blog, le corps Policier est atterré par ce qui s'est passé et comm c'est souvent le cas il ne faut pas jeter l'opprobre sur toute une corporation à cause de comportements isolés et irrsponsables!

  • Je suis souvent révolté contre les débordements trop réguliers de NOTRE police, mais ceux qui me désole le plus sont ces syndicats qui perdent toute leur crédibilité à nous prendre pour des débiles!! Tout comme Michèle Alliot Marie dans l'affaire des deux enfants tués à Villiers le Bel qui nous dit "c'est un accident" alors qu'une enquète est en cour et que même le juge d'instruction ne se prononce pas. Par ailleurs la police des polices s'est prononcé, elle, en nous écrivant des mensonges!!! Moralité???

  • Je ne posterai pas de commentaires sur le fait qui est ici relaté, du moins pas immédiatement. Mais plutôt sur la façon qu'a le journaliste de présenter les choses.
    Il me semblait que les journalistes, dans leurs articles, ne devaient pas faire preuve de parti pris, ni d'opinion... Hors, ce que je lis ici, est un article qui prend position avec des insinuations bien affirmées.
    M. le journaliste. Lorsque vous relatez des faits, essayez au moins de rester objectif. Votre travail n'est pas de juger ou de convaincre (dans ces cas, vous auriez mieux fait d'être juge ou politicien), mais bien de rapporter des faits et que des faits !
    Enfin, il se peut que le blog de 20 minutes ne soit finalement pas voué à transmettre une information, mais bien à faire passer ses opinions.

    Pour conclure sur ces faits, le problème réside surtout dans le fait qu'un policier n'a pas à porter son arme en dehors de son service. Un pompier se balade-t-il avec un extincteur ? Un chirurgien avec son scalpel ? Le dentiste avec sa fraise ? Le prof avec son dico ?
    D'une part, le port des armes en dehors du service éviterait surement ce genre de tragédie. D'autres part, cela éviterait aussi que ce genre de policiers (tous ne sont pas pareil ! Il ne s'agit que d'une minorité !) se prennent pour des cow-boys tout puissants !
    Enfin, Il faut savoir distinguer les problèmes :
    - l'erreur vient d'un homme, non d'un policier (a-t-il des problèmes qui le poussent à boire ?).
    - Les conséquences sont issues de son statut de policier (port de l'arme).
    - Sa hiérarchie avait-elle connaissance de ces penchants alcooliques et pouvait-elle prévenir cet acte ?

    Bien entendu, la peine sera exemplaire, y compris en interne pour la direction. Cependant, il ne faut pas se leurrer. Les affaires internes sont souvent passées sous silence, j'en aurai de bonnes à vous raconter... Cela dit, il serait agréable de connaitre toutes les circonstances de ce drame. 3/4 de l'article est consacré à l'alcoolémie de l'agent et à la loi du port d'arme. Alors commenter un fait expliqué à moitié... c'st légèrement foireux :)
    Je compâtis à la douleur de ce jeune homme et à sa famille. J'espère au moins que le policier saura faire preuve d'humilité et présentera ses regrets à ses victimes.

  • Moralité? tout fou le camp. D'un coté c'est la guerre des gangs avec des flics qui se font tirer dessus sans le droit de réponse. On se demande à quoi leur servent leur armes. Et de l'autre, il tire pour un oui ou pour un non.

    Les flics, les gendarmes, les politiques, les profs... Beaucoup de profession sont décridibilisées par les médias. Pourquoi?

  • Je suis policier et je trouve cette affaire tout à fait scandaleuse, déplorable, honteuse pour nous (les policiers). Sans compter les condamnations pénales, ces deux individus vont être sans aucun doûte révoqués et cela est plus que normal. Je pense à la famille du jeune homme blessé, quel gachis.
    Le Service Central Automobile fourni des chauffeurs à des hauts fonctionnaires et autres "personnalités". Les chauffeurs sont des policiers de base, venant la plupart du temps du service général (les commissariats). Peut être que le fait de fréquenter et de conduire toute la journée ou la nuit ceux que l'on appelle "les Français d'en haut"... leur est monté à la tête.
    J'espère qu'après toutes les investigations relative à cette triste affaire, l'inspection générale des services va fouiller un peu pour voir quel était l'intérêt de "tout" un service à aller dans ce restaurant, puisque selon les témoignages des voisins, "l'indien" était devenu un repère du SCA......
    Dans le jargon policier, un restaurant qui offre des "faveurs" à des policiers s'appelle "une cantine"......
    Quant à la hiérarchie, il me semble peu probable qu'elle ignorait l'existence de cette cantine.....
    A suivre donc (si le couvercle administratif n'est pas mis sur les suites...)

  • je voudrais bien que tu fasses la même analyse quand un voyou déglingue une vielle dame qui rentre des courses son porte monaie dans le sac , ou quand un policier se fait tirer dessus par des bandes en furie, ou quand ils tentent de mettre le feu à un bus avec des personnes dedans.. oui, j'aimerais bien que tu fasses le même travail d'analyse et que tu exhibes avec la même fierté tes textes de lois et tes règlements et autres notices d'emploi... mais tu ne le feras pas .. bien sûr .... tu es aussi lâche que ce flic véreux et tu ne vauts pas mieux que ces politiciens pourris.....

  • Très réducteur votre commentaire Lafouine... enfin, j'ose espérer dans le monde ou vous vivez que les grand mère ne se font pas piquer leurs sacs tous les jours, ni que des flics tous les jours se font tirer comme des lapins, ni que des abribus brulent tous les jours...

    C'est un évènement solitaire, et marginal. La direction connait la plupar du temps ses employés comm eça mais ne peuvent bouger, car enclain au coté humain. Cet homme doit avoir une famille, on peut pas le mettre à la porte...

    Mona vis c'est qu'on discrébilise les policiers en les faisant passer pou rdes cow boys (encore une fois avec cet exemple qui s'y prete malheureusement)... si les médias véhiculaient une image saine de certaines professions, on ne penserais pas ça...

    Ex avec les profs, les cheminots et l'ensemble du pays... en France, on préfère se focaliser sur ce qui échou plutôt que ce qui fonctionne...

    Et après on s'étonen qu'on soit "morose"...

  • Qui sait la racaille, hein ? Monsieur SARKOZY ne se prononce pas ? Lui si prompt à faire des déclarations intempestives au mépris de la présomption d'innocence. Mais c'est vrai, les bavures n'existent pas dans notre police nationale. Au secours, il faut se méfier de ceux qui sont censés nous protéger. C'est grave et une honte. Pauvre garçon, et en plus le deuxième policier a été laissé en liberté, un citoyen lambda serait déjà derrière les barreaux. Est-ce qu'on a fait un taux d'alcoolémie sur le conducteur de l'accident qui a fait deux morts à Villiers Le Bel ?

  • lafouine : je pense que tu fais fausse route concernant Maitre Devers !

  • Merci aux policiers qui participent à la discussion. Le blog est un peu direct, c'est le principe. Il ne faut pas s'en formaliser, et ça permet d'avancer.

    Il y a vraiment deux approches:
    - le port de l'arme dans les conditions du réglement est-il indispensable? N'est ce pas bcp plus d'inconvénient que d'avantages?
    - dans l'affaire, le hiérarchie peut elle affirmer tout découvrir? Et si elle ne sait pas, sa faute n'est elle pas de ne pas savoir?

  • A Valérie: on ne parle mm plus ici d'ignorer la loi. N'importe qui sait qu'on ne peut pas tirer sur quelqu'un, faut arrêter ces stupidités...

    A Mauhiz: Bravo pour le jeu de mot. Il y a des résonnements stupide!

    A Alexandre: Tu complétes ce que je pense, au moins quelqu'un qui ouvre les yeux sans se faire manipuler.

    A Genzo-Waka: As-tu lu l'article ou bien lorsque tu t'es apperçu que cela parlait d'un policier, tu t'es empressé de commenter bêtement? Pour info, il n'était pas en service!

    Tout ça pour dire que les journalistes nous informent que de ce qu'ils veulent car des crimes, il y en a tous les jours et on n'en parle pas si la personne a un métier comme un autre mais il s'agit aujourd'hui d'un flic donc ça va faire la une. Si on n'a le malheur de lancer les mêmes conneries sur les jeunes branleurs de CERTAINES CITEES, enfin, vous n'oseriez pas!!! C'est facile d'attaquer ceux qui n'emploie pas la violence comme défense surtout plus confortable pour vos petits culs!

    A bon entendeur

  • J'ai vu de mes propres yeux, vu à l'heure de l'apéro, des policiers boire de l'alcool dans un commissariat du 94. Je ne veux pas mettre tous les policiers dans le même bateau mais j'attends du Président de la République et du Ministre de l'Intérieur qu'il fasse des excuses publiques à la télévision à la famille de ce malheureux garçon, handicapé à vie.

  • les médias jouent le jeu de la gauche, et cela depuis bien longtemps, par corporatisme tout simplement. Ils refusent de se voir comme les pigistes d'une société basée sur l'économie de marché; ce n'est pas assez "noble " pour eux et ça nuit à leur égo; comme la justice qui se croit encore investie d'une mission divine qui transcende tout, y compris le pouvoir du peuple; y compris pour les enseignants qui essayent encore de nous faire croire qu'ils croulent sous la tâche oh combien harrassante de leurs 17 heures de cours. voila pour qui roulent les médias; ils jouent à la politique comme d'autres spéculent en bourse; ils parient sur la hausse et espère empocher des dividendes en terme de reconnaissance; alors c'est facile de comprendre pourquoi ils s'acharnent sur le mariage du président, sur la société générale, et présentant kerviel comme un bouc émissaire, sur les militaires français au tched, alors qu'une bande de mercenaires armés par le soudan tue et pille.. bref, les médias? c'est la plus grande verrue de notre société; un outil de propagande qui roule pour qui leur en donnera le plus; pas la peine de chercher plus loin; le quatrième pouvoir est bien plus organisé et hiérarchisé qu'il n'y parait; et ils savent bien que leur activité n'est pas délocalisable, alors ils en profitent à fond, tant que le gateau est encore sur la table et les petits fours sur les plats de service....

  • A LOUISA: Tu dévies un peu du sujet (on ne parle pas de ces jeunes qui se sont tués) Mais comme tu as commencé, je vais faire une petite parenthése. Beaucoup de personne se tue sur la route tous les jours, quand en plus, tu es en scooter, tu augmantes ce risque en cas de chute... Mais ça vous arrange bien, toi et ton genre de personne que ce soit contre une voiture de flic qu'ils se soient cartonnés alors que les flics faisaient leurs boulot de patrouille. Les seuls fautifs sont ces deux jeunes inconscient qui malheureusement pour eux ont joué et perdu. Mais ça va, ça t'emmerde qu'une bande soit tombée sur les flics pour les tabasser, ça, je suppose que tu comprends, bah oui, c'est tellement plus simple!

  • gilles devers > pour moi il faut laisser le choix au policier , choisir de porter l'arme en dehors du service et avoir certaines restrictions de vie ou choisir de laisser l'arme au travail et devenir un citoyen lambda

    ensuite la hiérarchie est visiblement responsable d'incompétence .... au vu du nombre de policier allant dans cette "cantine"

  • Ils n'avaient pas de casques ces deux là, mais ce ne sont pas des flics donc c'est pas de leurs fautes, c'est ça??

  • @ gilles devers : Si le fait qu'un policier l'est 24h/24, son port d'arme devient de facto obligatoire. S'il doit être en capacité d'intervenir tout le temps, non?

    @ Sonia : Désolée pour vous, je commente en ayant lu l'article en entier. Quand à la bétise du commentaire, entre un haineux envers des "branleurs" et les autres, je vous laisse choisir...
    Pour votre information, la presse adore relayer des infos concernant et les jeunes de certaines banlieus et les forces de police (police et gendarmerie)...
    Si (comme l'a suggéré Pinot simple flic) un policier doit être policier 24/24, il peut de ce fait être en service... donc inutile de réagir "Pour info, il n'était pas en service!"...

    Effectivement, les médias "changent", il serait temps de trouver un véritable contre pouvoir.

  • et puis cessez de faire d'un fait divers aussi lamentable la base d'une réflexion sur le sujet des armes de services; on peut certes battre et rebattre le fer quand il est chaud, mais ne confondons pas le forgeron et le cavalier! quand à maitre devers, pour répondre à jp, je ne me méprends en rien sur lui rassure toi. je ne le connais pas, il ne me connait pas, et ce sera ainsi pour toujours je pense. je ne faisais que livrer un sentiment sur son blog sur un sujet que je pense connaitre un petit peu quand même, qui mêle adroitement fait divers et problème social avec un zeste de politique pour exiter les papilles.... cuisine nouvelle pour médias pressés

  • Il me semble que la police "doit" montrer l'exemple. Pour ce qui est des émeutes, il n'y a aps à tergiverser, les momes roulaient sur une mini moto (interdit) et sans casque (interdit bis) donc isl ont cartonnés les flics, tant pis pour eux. Après y'a quand même eu le linchage d'un commissaire... Et le pti nicolas qui fait une annonce mais comem toujorus on attend le résultat... Il avait promis de karchériser la banlieu... On attend...

    Bon ici c'est un fait isolé mais en le médiatisant (donc en ramassant du fric) on véhicule le fait que ce soit TOUS les flics, alors que non.
    La hiérarchie est complaisante car si c'était un alcoolique pour ne pas le voir 2 solutions:
    -Soit on travaille pas donc on reste chez soi et on est pas au courant
    -Soit on ferme les yeux.

  • A Genzo: Même si certaines choses méritent d'être discutées afin d'être modifiées, ce n'est pas fait. Actuellement, il y a des prises et fin de services et il n'était plus en service. Et pour réagir sur un autre de vos commentaires, "Ils tirent pour un oui ou non" (C'est complétement faux, c'est une minorité, il n'y a pas que les flics qui ont des armes et souvent, ce ne sont pas des flics qui tirent et commettes des crimes mais des civiles) d'autre part, s'ils ont le malheur de dégainer pour se défendre, ils sont sujet à une enquête minutieuse comme le disait une personne plus haut et risquent de perdre leur emploi

  • Effictevement Lafouine, la presse people occupe le peuple tant qu'elle peut et avec les moyens du bord... Et on médiatise des sujets qui sont inintéressants.

  • Ma pauvre Sonia, déjà tu devrais à mon avis prendre des cours d'orthographes.
    Secundo, je persiste et je signe, si on suit la procédure, le conducteur du véhicule qui a renversé les deux jeunes à moto aurait du subir un alcool-test, puis direct au commissariat pour être entendu et présenté devant un procureur de la république. C'est le code de procédure pénal pour un citoyen lambda. Je ne vois pas pourquoi, cela ne s'appliquerait pas à un policier sous prétexte qu'il est en service. Mais bien sûr on ne touche pas aux policiers qui font un travail remarquable sans bavure ni excès. Il n'y a que des gens bien chez ces gens-là.

  • Pour le coup, tout à fait d'accord avec Genzo_Waka

  • @ Louisa : il me semble que pour le "pti tour de manège" à Villier le bel, le conducteur c'était le commissaire, non? Si c'est le cas, il a du avoir un alcootest vu dans l'état ou il est arrivé à l'hopital... :s

    Je sais bien qu'ils sont minoritaires à dégainer à tout va (pour l'arme) mais avec la répression qui s'intensifie (avec des controles de papiers à n'en plus savoir quoi faire dans la rue) et les médias qui médiatisent des faits d'hivers je dirait "banal" (un fait d'hivers reste un fait d'hiver), l'image des cow-boys ne fait que s'aggraver, non?

    Effectivement il y a des prises et fin de service, mais si ils sont policier 24/24 comme le disait le mister policier, ça veut plus rien dire, c'est contradictoire, non?

    En tout cas oui, les armes de guerre (AK49, roquettes...) ne sont pas aux mains des policiers, mais dans des "boxs", bien au chaud dans le 93, le 94 et les autres...

  • Je n'ai absolu pas dit quoi que ce soit pour le test d'alcoolémie mais ce que j'essaie de te dire, c'est que vu ce fait divers (celui d'aujourd'hui), tu vas me sortir que l'accident impliquant des policiers et sûrment dû à l'alcool, laisse moi rire. Ces deux gamins roulaient sans casques, ce qui leur est arrivé est uniquement de leur faute.
    Je sais que nous sommes hors sujet mais des débilités pareils doivent être corrigées.
    Pour les fautes d'orthographe, ça va, je gère. Il y en a peut-être quelques une car j'écris vite mais si tu m'as compris, c'est le principal.

  • Effectivement, de ce point de vue, certaines choses deviennent contradictoires. Tout à fait d'accord Genzo_Waka
    Je n'étais pas sûr que c'était le commissaire qui conduisait donc je n'ai rien dit. Le pauvre, il a dû subir plus d'un test différent dans l'état où il était.
    A Louisa: C'est un peu plus clair pour toi?

  • Cela dit, en service ou pas, il a braqué quand meme le bonhomme !! :S

    Je ne sais pas d'ou il sortait le commissaire mais en tout cas son état m'a fait flipé... Pis ça m'étonne qu'il conduisait. en général, ils patrouillent à plusieurs. Quoi qu'il en soi, son linchage aurait du suffir à faire respecter la loi. D'ou ma question? Qui craint encore les forces de l'ordre? Et comment vivent-elles ce manque de "puissance" ?

  • A Villiers-le-Bel, les policiers n'ont pas pu éviter les 2 jeunes lancés à fond sur une moto non homologuée et sans casques et ont fait les gestes pour tenter de les sauver, alors il ne faut pas confondre

  • Maitre Devers devrait + s'inquiéter du nombre de victimes dénombrées lors de la saison de la chasse (plusieurs dizaines /an) par des civils plutôt que du port de l'arme par les policiers hors ou en dehors du service! Je signale quand même que nous sommes des professionnels et que nous sommes suffisamment formés pour éviter tout accident et que Je ne me sens absolument pas responsable du comportement de certains qui comme je l'ai déjà dit ne représentent qu'une infime minorité!!!

  • C'est toujours le même problème ! Et je vais sortir la banalité d'usage car tout le reste n'est que littérature, les excès de certains ne doivent pas jeter le discrédit sur toute une profession, une corporation, une ethnie, une origine et tout de que vous voulez encore...
    Les abrutis sont partout ! La police n'échappe pas à la règle, on y trouve des dégénérés mais PAS PLUS QU'AILLEURS !!!

  • Cher Pinot,
    tournez les pages du blog, et vous verrez que nous interessons à toute l'actulalité. Pas de focalisation sur le flics, non de discours antiflics. Passez par les archives, et vous trouverez un article "Vive la police".

    Vous connaissez bien la maison de l'intérieur. Alors, vous avez des arguments pour défendre le port de l'arme, contester la réalité de l'alcoolisme dans la police (à ma connaissance, pas une profession n'est épargnée, pas une). Argumentons!

    On ne va tout de meme pas jouer les avocats rêveurs contre le policiers qui connaissent les réalités... Il y a mieux à faire!

  • Cher maître

    Quand je lis le titre de l'article : arme de service + alcool = tétraplégie, je pense que vous faites du tord à ma profession ainsi qu'aux fonctionnaires de police qui la composent, même si l'actualité du jour fait la part belle à ce triste fait divers!!
    Je peux vous affirmer que le problème de l'alcool dans la police n'a plus rien à voir avec ce que j'ai connu quand j'ai incorporé ce corps dans les années 80.
    Et comme vous le signalez, pas une professionn'est épargnée!!

  • Le titre veut attirer l'attention : OK. Pas la peine de mettre un titre sinon.

    Mais, non, le titre ne salit pas la profession. Un jeune homme, qui passe par là, se trouve tétraplégique. Gravissime. Sans l'alcool, et sans l'arme de service... il ne se serait rien passé.

    Alliot Marie dit "Quid des armes". Un responsable syndical répond: "normal, il était sur le trajet de retour." Et depuis, il n'a pas démenti.

    Après, je pense que ce comportement individuel (et j'imagine les remorts de votre collègue) pose la question d'une régle générale, le port de l'arme hors service, et d'une pratique trop générale, la tolérance à l'alcool des copains qui se marrent.

    Les avocats picolent aussi. Mais nous ne sommes pas armés! Ce que je conteste c'est une tolérance, qui perdure, sur le fait qu'un flic puisse boire alors qu'il a une arme à la ceinture. Et les réactions ne me rassurent pas, car elles semblent bien confirmer que ce n'est pas si rare que ça.

    Je serai tenté de dire: l'arme est le cadeau empoisonné. Nécessaire mais empoisonné. Si le réglement posait popur principe que l'arme, sauf circonstances exceptionnelles et justifiées, ne sort pas du service, est ce que ça poserait vraiment problème?

  • Je ne suis pas policier mais Gendarme. Je sais que l'auteur du tir et son collègue n'ont pas d'excuse mais il est quand même trop facile de mettre dans le même sac tous les policiers à qui l'ont demande en même temps d'être toujours prêts, obligés d'intervenir même hors service malgré le risque (sinon : prévarication) alors que le particulier peut se retrancher derrière ce risque. L'alcoolisme, cas minoritaire se retrouve aussi dans l'exercice des fonctions (quel que soit le métier). Visiblement, certains trouveraient plus d'excuse en tous cas à un multirécidiviste tirant et blessant dans les mêmes conditions avec une arme volée. Et reprocheraient aussi à un policier (qu'il voulait voir désarmé même en service) de ne pas avoir tiré pour sauver l'un de leurs proches.
    Les vrais causes du problèmes sont :
    - l'absence de vrais contrôles réguliers ou inopinés pour dépister toxicomanie drogues ou médocs, alcoolisme pour les policiers etc mais aussi les candidats au permis de conduire, les décideurs politiques (pourquoi pas ?), d'autres professions à risque ...
    - un vrai entraînement à la maîtrise des armes et au tir (l'actuel est ridicule). Ceux qui s'entrainent savent qu'une arme n'est jamais un jouet.
    Pour ces deux problèmes qui durent et perdurent, il y a d'autres responsabilités que celles des deux policiers impliqués et quels que soient les gouvernements.

  • Oui Maitre Devers , il y a des alcooliques dans toutes les administrations , il ne faut pas se voiler la face !

    La réaction face à un alcoolique , qui a déjà du service dans une administration , est d'aider le collègue à régler son problème ! Et tout le monde s'y met ! Y compris les ressources humaines ! J'ai connu ça , c'est humain ! Dans le privé c'est (c'était pareil ) , en fait il y une forte pression des syndicats et les directions ferment souvent les yeux ... les syndicats jouent le reclassement mais le problème n'est jamais réglé , par exemple j'en ai connu un qui rechutait en permanence , il recevait du public , on lui a donné un poste administratif , jusqu'au jour ou la direction a commencé à recevoir des factures de traiteurs avec boissons et petits fours pour 50,100 personnes et même un cafetier qui a appelé sa hiérarchie , finalement il est parti de lui même ...après 25 ans d'ancienneté !

    Je crois que pour l'affaire du policier , reste à savoir si c'était un alcoolisme connu ?
    Si tel est le cas il aurait été préférable de le mettre dans un bureau avec obligation de soins ? Car quoi que l'on dise c'est une maladie !

    Mais comme le disait un policier un peu plus haut , il y a 147 000 policiers et il ne faut pas croire que tous les policiers sont comme ça !

    Il le dit lui même "pour nous policiers c'est une affaire honteuse " , mais malheureusement chez l'humain le défaut zéro n'existe pas !

  • Merci de votre intervention.

    Je ne crois pas que le texte ou les commentaires mettent tous les agents de la force publique "dans le meme sac". Pour ce qui me concerne, je me refuse d'accabler le tireur, car je crois à son sens des responsabililités, et je pense que pour êtr encore "debout" avec 2,2 gr. il faut une sacrée habitude de l'alcool, donc bcp de choses à se cacher.

    Mais impossible d'entrer dans la discussion sur la qualité des victimes. Impossible. Un homme est un homme. Point.

    S'agissant des ravages de l'alcool dans toutes les sphères sociales: il n'y pas de doute. Quel secteur serait épargné? Il y aurait une étude intéressante à faire sur les effets de l'alcool sur la prise de décision politique... Paliser en état d'ivresse, c'est moins grave, non? Vous savez que des chirurgiens sont tellement stressés qu'ils se mettent un coup dans le nez avant d'opérer.

    Mais, s'il y a des réglementations strictes (auto) c'est bien du fait du rsique réel. Et avec l'arme à la ceinture... non, non, ça ne va pas!

    Vous ouvrez vers deux véritables débats: prévention et contrôle de l'alcool, et maniement des armes.

    Plus d'une fois, des amis flics m'ont expliqué ce qu'il en était de l'impréparation au maniement des armes. Est- ce mieux fait dans la gendarmerie?

    Je garde aussi un doute sur la nécessité de l'arme hors service, sur le chemin du retour. Si je lis le texte, est prévue une autorisation, et non pas une obligation. Or, vous et d'autres intervenants, si j'ai bien compris, ne remettent pas en cause ce texte, qui me semble avoir plus d'inconvénients que d'avantages. Ne préferiez vous pas laisser l'arme au service? La sécurité publique serait-elle réellement affaiblie?

  • "Les avocats picolent aussi. Mais nous ne sommes pas armés!"

    "Si le réglement posait pour principe que l'arme, sauf circonstances exceptionnelles et justifiées, ne sort pas du service, est ce que ça poserait vraiment problème?"

    Alors maitre lorsque vous picolez, vos berline ou autre 4x4 deviennent des armes ! Alors pensez aux transports en commun...Et pourtant vous rentrez en bagnole jusqu'au jour...

    Bien évidemment une entreprise de transport routier par exemple devrait alors conserver ses poids lourds immobilisés vu le nombre conséquent de personne tuées par des pros de la route sous l'emprise de divers produits ou exténués par un rythmes de travail inacceptable !!!

    C'est n'importe quoi il est vrai que pour ne pas se taper sur les doigts il suffit d'interdire l'usage des marteaux !!!

    Des dixaines de milliers de policiers ou de gendarmes TOUS les jours, "en" ou "hors" service portent leurs armes...
    Et un jour, un abruti alcoolisé pète les plombs et c'est le drame ! C'est une honte certes, mais il ne faut blamer et condamner que l'abruti en question !!!
    Autrement votre tendance à généraliser est pour le moins suspecte non ? Ne friserait-elle pas le "racisme" anti-flic ???
    Personnellement j'en suis persuadé !!!

  • "Racisme anti-flic..." faut pas charier quand meme !

  • Je charie...Mais si peu !!!

  • Oui Mr DEVERS, il y a véritablement deux véritables débats à lancer. La situation est la même pour la plupart des porteurs d'arme dans leurs fonctions à l'exception de quelques services très particuliers.
    Le prix de 50 cartouches de 9mm (hors munitions spéciales) est inférieur à 10 euros et qui a droit à plus de 50 cartouches par an pour l'entrainement ?
    Le coût d'un vrai entraînement serait sûrement compensé par les économies faites en ne payant plus pour les ''erreurs", ''bavures'' etc qui se concrétisent, quel que soit le mot employé, par la mort ou des blessures pour un être humain, parfois un policier, gendarme ou douanier qui n'a pas été en mesure de se défendre. Nos vies (pas payé pour être tué) comptent aussi. Et encore, je ne parle pas de la douleur des familles ou de la souffrance qui ne sont pas chiffrables en euros.
    Laisser l'arme au service ? : Les multirécidivistes que j'ai eu le "plaisir" de rencontrer ne se posent pas cette question et pour eux : un flic est un flic quel que soit sa tenue, qu'il soit avec un collègue ou sa famille. En plus, il vaut mieux devenir aveugle à tout hors service pour être tranquille.
    Laisser l'arme au service (BIS) ? Si un policier, gendarme, douanier est inapte à porter son arme hors service ; par quel miracle devient-il apte quand il est en service ? Si quelqu'un a la réponse, qu'il m'explique.
    En tout cas, s'il les deux problèmes que j'évoque étaient réglés, la victime de cette tragique affaire serait sûrement encore en bonne santé.

  • ... et vous me faites passer aux aveux. J'ai été élu dans une petite commune, et il m'est arrivé de boire un coup à la gendarmerie ! Et avec récidive! J'y ai même amené des complices! Je n'ai pas pris de balle, et c'était franchement sympa, et c'était l'occasion de faire passer de la communication, des infos, et de l'amitié. Parce que je ne suis pas plus antiflic, qu'anti-alcool, qu'anti-tout... sauf anti-raciste, bien sûr!

    Cette histoire, les flics ne voudraient pas qu'on en parle. Ou sur le thème: "Un tel a fauté; Fermez le ban."

    Mais ça serait pire! Comme les secrets de famille sont il ne faut surtout pas parler. Et vous ne m'enleverez pas de l'esprit que cette arme de service est une question mal réglementée, et dangereuses pour les passants comme les flics.
    ¨
    Pluis généralement, et je réponds aussi à jp. Je crois qu'une des grandes tendances (pour moi comme pour les autres) est face à un fait déviant de raisonner noir et blanc. Les gens impecs et les crapules. Dans toutes les affaires que j'ai vu passer, il y avait toujours une part pour la personne et une aprt pour son environnement. Et chez tout "délinquant", même coupable de faits pas jolis, vous trouvez de l'humanité, du pas totalement mauvais. D'où l'intérêt face à un fait grave de rechercher pourquoi lui, pourquoi à ce moment, pourquoi pas un autre? Quoi de personnel (bcp), quoi de collectif (souvent ce qui fait l'étincelle)?

  • En tant que citoyen c'est comme ça que je le prend : "un abruti alcoolisé isolé " , mais sans en tirer des conclusions sur la corporation des policiers ! Effectivement ça n'est pas comparable avec tous les abrutis qui roulent complètement bourrés et qui tuent chaque jour ! Ou les mecs bourrés qui pètent les plombs en tirant autour de chez eux avec leur fusil de chasse !

    Pour moi il s'agit d'un cas malheureux aux conséquences dramatiques et je suis sur que la direction de la police va prendre des mesures radicales en la matière , car quoiqu'on dise cela ternit dans l'opinion l'image de la police , ne serait ce que pour rappeler le règlement ! Et c'est très bien ! Il faudrait que les alcooliques quel que soit leur métier soient repérés , suivis , soignés et surtout connaitre l'origine de la maladie , car ça n'est pas par hasard que l'on devient alcoolique ...

  • Etre flic aujourd’hui c’est : Il faut faire du chiffre du chiffre ( culture du résultat), avec la pression qui s’accentue et le pire c’est qu ils ne peuvent rien dire (obligation de réserve ) ces policiers face à leur patron . La police pour moi est avant tous un service publique, ici les chiffres et les stats doivent jouer qu’un rôle marginale ont est pas à carrefour ou dans un magasin de frings ou on annonce, on voit ou cela mène !

  • @ grant : Effectivement le résultat est le leit motif de toutes les administrations , en ce qui concerne la police (et la gendarmerie) : tant mieux s' ils font du chiffre car cela a permis par exemple sur les routes de sauver des milliers de vies humaines ! Le résultat ça a du bon non ? Moi ayant vécu dans un quartier difficile , je me souviens encore que le simple passage des policiers dans la cité c'était réconfortant au possible , et redonnait de l'espoir ... c'est idiot , mais quand les voyous pourrissent la vie des habitants ça réconforte énormément !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Pour les habitants de ces cités pourries cela rappelait que les zones de "non droit" appartenaient encore à la république ! Je ne sais pas si le nombre de passages des patrouilles de nuit comme de jour entrent dans la notion de "chiffres " mais je crois qu'elles devraient en faire partie ! Car il faut du courage pour s'aventurer la nuit et même le jour dans ces quartiers lorsque l'on sait que la police est l'ennemi numéro un des petits truands !

    Par contre je suis contre les chiffres pour la chasse aux pv pour stationnement !
    Je crois que la police a mieux à faire !

  • Pratique-t-on des tests anti-drogue et alcool véritablement aléatoires dans ces services 'armés'? Les drogues laissent pourtant des traces longtemps. D'accord avec des commentaires Ecrits par medion et par cpt_kurk | 05.02.2008 . J'ai fréquenté ET travaillé avec quelques chauffeurs d'autres ministères et autres personnels. Bien sûr 90% ?ou plus sont de qualité. D'expérience certains personnels et emplois de chauffeurs au bas de l'échelle, TROP oisifs et NON encadrés, peu payés (chauffeurs de directeurs ou autres) deviennent REDOUTABLES quand ils tournent mal: ingérables sauf à leur mettre un autre cadre derrière tout le temps... toutes leurs combines sont innombrables pour gagner des avantages en tous genres. Le fait pour leur direction d'attendre pour les obliger à se soigner ET les déplacer est encore plus criminel quand ils disposent d'armes mal encadrées aussi. TOUS les syndicats doivent aller plus loin et agir clairement. NB: horreur idem pour des conducteurs de n'importe quel véhicule (arme) qui conduit drogué ou alcoolisé etc...

  • Je ne pense pas qu'un fait divers puisse remettre en cause une profession... Sinon ça deviendrait l'anarchie !!

    Par contre, le role dans l'observation des supérieurs et le renseignement des employés devrait être remis à plat, non? Au moins pour le commissariat dont sont originaires ces 2 agents.

    Les chiffres, les chiffres. Je me trompe peut-être mais ils ont étés instaurés pour montrer aux gens que les ministres travaillent alors qu'ils révèlent leurs incapacités, non? Donner des chiffres inatégnables...

  • L'un des intérets du fait divers est qu'il permet une plongée dans des univers qui, en temps courant, restent très secrets.

  • Mais de plus en plus, on généralise les faits d'hivers.

  • Je ne peux m'empêcher de revenir sur ce blog et cette question; qui soulève deux ou trois problématiques en fait: le statut de ce policier; il est vrai qu'il relève du statut général des policiers, mais sa fonction (conducteur de personalités au CAD (j'ai recruté pour le CAD, des militaires, mécaniciens et conducteurs) exigeait elle vraiment qu'il puisse porter une arme de service après son temps de travail? je ne le pense pas; les policiers qui necessitent de devoir ou povoir continuer de porter leur arme devraient être celles et ceux qui sont amenés à continuer de remplir leur mission en dehors des heures de travail, ceux qui courent un risque du feit de leurs implications dans des affaires voire même de leur présence dans des zones difficiles, mais un simple conducteur de personalités, je ne le pense pas, à moins qu'il y ait une menace grave et précise qui pèse sur lui ou sur une autorité qu'il est amené à servir à plein temps; ensuite, l'alcool dans un environnement professionnel ou l'éthique et la déontologie constituent les fondements statutaires et professionnels;les règlements ne sont la que pour apporter la souplesse nécessaire dans la "mise en vie" de ces statuts, mais ils ne constituent pas les règles, et sont laissés à l'appréciation de celles et ceux qui sont chargés de les mettre en application; ces règlements constituent donc un véritable épée de damoclès qui pèse sur les têtes de celles et ceux qui sont dans la hiérarchie, et non pas une protection pour celles et ceux dont ils sont censés encadrerles activités; je me baserais sur une expérience professionnelle ancienne, je suis officier de l'armée de terre en retraite (mais jeune! 45 ans) . j'ai encore en mémoire un tragique fait divers, ou, alors que je remplissais les fonctions d'officier supérieur adjoint par intérim dans un régiment tenant garnison en métropole, un pot d'amitié se déroulait derrière les batiments d'une compagnie, à l'initiative d'hommes de troupe plus anciens que les autres; ce pot, dont nous ignorions la tenue, était alcoolisé et tard dans la soirée, chacun se retire; mais un caporal chef marié un enfant enfourche sa moto pour rentrer chez lui et meurre dans un accident , contre un platane du bord de route, laissant une veuve qui se demande encore pourquoi et comment ses collègues l'ont laissé enfourcher sa moto dans cet état. les mesure, hélas un peu tardives, que nous avons prises allaient de l'alcotest à l'entrée du camps aux obligations de déclarer toute intention de pot "sauvage au commandement , en passant par l'interdiction définitive de tout alcool dans les foyers et ordinaires. IL N Y A PAS DE COMPATIBILITE ENTRE LES METIERS DES ARMES ET L ALCOOL! (majuscules volontaires); l'intégration de corporations tels la police ou l'armée dans la société ne consiste pas à faire en sorte qu'un militaire ou un flic ressemble socialement à un civil, bien au contraire; il consiste à faire accepter par la société civile les necessités de disposer de corporations, au service de la nation, dont les statuts soient différents mais librement acceptés que ceux d'un civil, sans aucun jugement de valeur, mais dans l'affirmation d'une nette différence, dans ses droits et ses devoirs. en conclusion, ce qu'a commis ce flic est une faute grave contre l'honnneur l'éthique et la déontologie, avec des conséquences bien évidement gravissimes, pour lesquels une sanction et une peine conséquentes doivent être prononcés rapidement.
    la troisième question que soulève ce fait divers est la question de sa médiatisation, et la, je serais sans détour. Maître, par ce blog, vous participez à cette médiatisation, vous vous faites, par la publication de ce billet, le médiateur entre le public et les autorités; vivent les médias libres me direz vous? mais vous savez comme moi que la liberté sans responsabilité n'est qu'une vue de l'esprit qui ouvre la voie aux plus graves dérives, comme celle de ce flic, libre de porter son arme mais irresponsable dans son utilisation. Dans ce domaine , le droit n'en est qu'à ses balbutiements. Les médias sont engagés dans une longue quête de reconnaisance et de pouvoir; Depuis qu'ils se sont affranchis de la tutelle de l'état, ils se cherchent, et il m'est donné à penser qu'ils sont loins de se trouver (rires). Le traitement de l'information et l'élaboration des couv' ,éditos et autres produits médias obéissent à des règles malheureusement trop simples, toutes ordonnées autour d'une seule donnée, l'argent. Dans ce contexte, comment donner aux évènements leur juste place dans le paysage médiatique? Avouez que de nos jours et à notre époque, les règlements intérieurs de la police ne constituent pas le fait fondateur des problématiques de nos sociétés! pourtant ce flic fait la une des médias et suscite des tas de billets et autres blogs; ce décalage est le fait de ce prisme médiatique volontairement orchestré car la "cotation financière" de ce fait divers est bonne, mais sa "cotation informative" est nulle. et c'est précisément ce décalage de cotations qui génère ce trouble médiatique. Ces "atomes journalistiques" sont censés ne pas trop s'éloigner l'un de l'autre, sous peine de produire une certaine "ébullition" dans le champs social constitué des consommateurs de médias, nous sommes aux bords de la desinformation ou de la non information, voire de la sous information. Les médias se sont inventés un nouveau rôle, très lucratif celui la, la création d'évènements .Et les mesures d'audiences modernes la médiamétrie ,sont unanimes ; il suffit d'en juger par vos bilets, autant d'echos à un sous évènement, qui va le hisser au rang "d'info rentable". eh oui, l'argent Maître DEVERS, l'argent....
    en conclusion, trois questions simples et récurrentes: le statut, l'alcool (et autres produits), leurs pendants éthiques et déontologiques, et les médias, avec leur pendant financier.
    Je suis très subjectif, je sais, cela tient sans doute à ma formation d'officier de renseignement à l'EIREL (école interarmées du renseignement et des études linguistiques) de Strasbourg, mais j'avais très envie de réagir à votre billet, comme quelqu'un qui sait ce que c'est qu'une arme et qui sait aussi ce que c'est qu'une info et un média.
    BIen cordialement

  • Une chose que je comprend pas.Vous dite que dans un premier temps il braque une personne avec l'arme est vide ,l'aurait-il chargé pour tirer sur la deuxieme personne??si oui n'est-ce pas un MEUTRE.............

  • kriptonite : c'est pour cela qu' en début de blog j'ai demandé quelles étaient les circonstances exactes ? Ce dernier point n'est pas très clair ..." et les balles atteignent la moelle épinière ..." écrit Maitre Devers !

    Lafouine : Dans l'armée j'étais sergent instructeur et j'ai l'impression que les jeunes appelés que je formais en savaient plus en matière de sécurité ! A t il fait son service militaire ? Peut être ce drame aurait il été évité ? Je pense que se sm aurait du être maintenu , ne serait ce que six mois ? Mais ça n'est pas le sujet ...

    Maitre : Je crois que vous avez un sérieux nouveau client avec la fouine ....

  • L’ALCOOL

    Il ne faudrait pas se polariser sur cette soirée qui était celle de tous les abus ! 2,2 g… les préconisations médicales sont pour de tels taux la surveillance en service hospitalier !

    Je trouve plus éclairant d’aborder la question des us et coutumes liées à l’alcool. Il y a une vraie ritualisation de l’alcool. Lors du baptême du bébé, on lui humecte les lèvres avec un goute de champagne. Pas de bonne nouvelle sans un coup à boire ! Et imaginez la séance de rentrée d’une cour d’appel sans le buffet et son champ’ ! Chacun a pu voir les parlementaires « ouvrir les bouteilles » dans l’hémicycle après le chute de Romano Prodi.

    Les pots au travail ou à l’occasion du travail sont une véritable institutionnalisation de l’abus. Attention, je ne veux pas tomber dans l’hygiénisme. Rien de plus important que de savoir entrer en zone sensible et se contrôler. Le bonheur, si ce n’est le petit délice, devient en qq instants délictueux. C’est d’ailleurs le même pb pour les affaires de sexe.

    Je signale une récente décision de la cour d’appel de Lyon, (8 janvier 2007) ayant reconnu que le trajet entreprise/domicile effectué par un jeune paysagiste, au cours duquel il avait été tué dans un accident de la route après avoir participé au repas de Noël bien arrosé de son entreprise, présentait un caractère professionnel

  • LA PRESSE DONT CE BLOG

    Le principe a souvent été rappelé : parler de tout même de ce qui choque, qui heurte ou qui blesse. Et ça, ce n’est pas mon petit délire : c’est la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme. Seule limite : le propos doit concourir au débat d’idée, ce qui ne signifie pas « intellectuel »… La limite c’est donc le racisme, les injures, la diffamation… Mais l’idée de la Cour est que les idées les plus tordues doivent être dans le débat public, pour qu’on puisse en débattre et leur tordre le coup.
    Après… Celui qui publie cherche t il l’émulsion du spectaculaire pour donner à une petite chose insignifiante l’apparence d’une grande. Ensuite, pourquoi telle info, a priori quelconque, connaît elle le succès ?

    Je crois beaucoup à l’expérimentation. Un fait, c’est une expérimentation. Creuser un fait, c’est comprendre une problématique, souvent un enchevêtrement de problématiques. Donc, creusons. Et, le crime, transgression de la règle, fascine. Les plus grands romans de notre histoire tournent autour d’un crime : exemple ; Malraux et La Condition Humaine.

    Je pense aussi que l’une des questions les plus décisives est de se parler, de se faire parler pour échanger.

    Tenez. Admettons que j’écrive une note que les articles 114-4 et 114-6 de l’arrêté du 6 juin 2006 portant règlement général d'emploi de la police nationale. Qui lira ? Si j’amène le débat sur cette règle à partir du fait divers, la discussion s’enclenche.

    Après, il faut de l’argent pour l’entreprise de presse. D’où la difficulté d’aborder les sujets graves, de manière technique. Le blog, c’est peu cher, réactif, subjectif, interactif… Donc vivent les blogs, … mais cata si pour s’informer il n’y avait que les blogs ! Et un mot : n journal mort, en faillite, n’informe plus du tout !

    Et puis, irresponsable… pas d’accord ! La loi m’amènerait à répondre des abus (violation de la vie privée, diffamation, …) et des textes nocifs feraient d’abord du mal aux lecteurs, mais très vite à moi ! Et publiant, je m’engage, et en publiant les commentaires, vous aussi !

  • Réponse en trois commentaires à lafouine

    L’ARME

    Une vraie réponse. Si un texte n’est pas bon, on le change. Mais tant qu’il n’est pas changé, on le respecte. Donc autant pour le règlement l’arrêté du 6 juin 2006 portant règlement général d'emploi de la police nationale. De plus c’est un texte récent, dans ses articles 114-4 et 114-6.

    Les faits… et le bref propos leader syndical laissait entendre : tout est OK, le policier devait avoir son arme. Si cela l’analyse, alors elle est fausse. Le texte parle seulement d’une autorisation, et dans une formulation qui souligne le caractère occasionnel.

    « Lorsqu'il n'est pas en service, le fonctionnaire de police n'est autorisé à porter son arme que dans le ressort territorial où il exerce ses fonctions ou sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail. Dans ce cas, l'utilisation de l'arme de service n'est légale qu'autant que le fonctionnaire de police accomplit, au moment de son usage ou de son exhibition, un acte de sa fonction ou rattachable à celle-ci. »

    Donc, très heureux de lire lafouine. Le port d’arme pour le retour à domicile n’est pas une obligation, et encore moins un automatisme. Après il y a les circonstances de fait, qui imposerait cette mesure : difficile de dire qu’elles sont réunies en l’espèce.

  • OUPS...OUPS....viens de relire mon post et j'ai vue que j'avais mis MEUTRE au lieu de TENTATIVE de MEUTRE!!!

  • On pourrait en profiter pour approfondir ce qui peut être dit dans un blog ou un forum.
    @Gilles Devers : "Seule limite : le propos doit concourir au débat d’idée, ce qui ne signifie pas « intellectuel »… La limite c’est donc le racisme, les injures, la diffamation… Mais l’idée de la Cour est que les idées les plus tordues doivent être dans le débat public, pour qu’on puisse en débattre et leur tordre le coup."

    Je comprends que l'on ne doit pas injurier et diffamer. Celui qui post se ridiculise et ne fait pas avancer le débat.
    Mais que signifie "racisme". C'est aussi du niveau de l'injure ridicule. Donc ça rentre le cadre de l'injure. Sinon, on a le droit de parler du racisme.
    Si quelqu'un dit qu'il n'aime pas les noirs, les jaunes, ou les blancs qui ont une odeur de cadavre. Ben c'est l'occasion de débattre et de lui faire comprendre sur quel sentiment il peut se tromper.

    On a l'exemple de ceux qui nient les camps de concentration. Je ne me souviens plus le nom tellement ça me parait absurde. Mais, je ne vois pas pourquoi, je devrais bannir le membre obligatoirement de mon forum parce qu'il pense le contraire de moi. Surtout s'il reste poli.
    Des fois, les lois me paraissent stupéfiantes, certaines ressemblent à des chinoiseries.

  • Des lois ridicules, insignifiantes ou nuisibles : il n’en manque pas !

    Mais en matière de liberté d’expression, le droit est plus sérieux, et le jurisprudence de la Cour, « c’est du sérieux… » si j’ose dire.

    Ce qui est en cause, c’est la formule trop contractée que j’ai utilisé.

    Le principe c’est plutôt : est-ce une idée ou non ?
    Si c’est une idée, elle doit être soumise au débat public.
    Si ce n’est pas une idée, pas de protection du droit. Si cette non-idée véhicule des infractions ( provocation, injure, diffamation, apologie…) le droit peut prévoir des sanctions.

    Quant au débat sur le négationnisme, j’ose à peine ouvrir le débat ici. (Mais nous y reviendrons en prenant le temps). En un mot : le sens juridique est très étroit, c’est la négation de faits jugé notamment à Nuremberg. La loi joue comme un renforcement de l’autorité de chose jugée. Pour le reste, le débat doit rester libre.

  • Quelqu'un s'est t-il déjà retrouvé, ne serait_ce, que quelques heures, en garde a vue, et ce pour un motif des plus banal, des plus idiot, du type absence de papier du véhicule ? Si c'est le cas, il comprendra alors ce que signifie le mot "droit" dans un comissariat de police : entre 4 murs pourris, face a l'intransigeance crasse du geolier, cette notion_là est plutôt élastique. Le flic coupable va, parait-il, être révoqué. Son copain de virée aussi. En attendant le copain de virée est en liberté. Quelle farce, et quelle sévérité de la part du parquet. D'abord, ce n'est même pas certain que ce flic sera effectivement puni. Du moins puni, a la hauteur de l'acte irréparable qu'il a commis. L'affaire sera jugée d'ici à quelques mois, aprés que la justice se soit prononcée, et d'ici là, plus personne n'y pensera. D'autre part, et s'il est réellement révoqué, cela signifie tout bonnement qu'il pourra s'inscrire à l'Anpe, toucher des indems des assedics et se trouver trés facilement un nouveau boulot, par exemple dans la sécurité, ou les anciens flics auteur de nombreuses bavures pullulent. Pour un flic de base, qui n'avait aucune chance de monter dans la hiéarchie, c'est plutot pas mal... non ?
    Pendant ce temps, le jeune homme en question, va passer le restant de ces jours dans un fauteuil, avec en prime, le droit récurrent...à la pauvreté. 500 euro d'indem mensuel versé royal au bar, par la Cotorep. Quand la foule des journalistes et des curieux se sera envolées, il ne lui restera plus que ses yeux pour pleurer....
    Curieux que Sarkozy ne se manifeste pas sur ce genre d'affaire.

  • J'ai connu la garde vue chez la police et chez la gendarmerie. Ainsi, je peux comparer l'incomparable saleté et vulgarité régnante.
    Mais, j'ai connu une cellule de prison à Morpeth au nord de Newcastle, car il faisait nuit et des jeunes m'avaient volé mon chapeau londonien.
    Et comme je faisais du stop et qu'il était trop tard pour trouver une auberge de jeunesse, les policiers m'ont gentillement invité à dormir dans une cellule.
    Choyé, avec 2 matelas et couvertures, j'ai eu droit à un breakfast le matin offert par l'administration.
    Comme quoi ! Ils sont le pire et meilleur.

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