13.03.2008
Mourir n'est pas un droit
Mourir n’est pas un droit. Une femme, Chantal Sebire veut mourir. Elle souffre depuis 8 ans d’une esthesioneuroblastome, une atteinte tumorale évolutive des sinus et de la cavité nasale qui la défigure, cause d’importantes souffrances et dont l’évolution est inéluctable. Elle a saisi le Président du tribunal de grande instance de Dijon en demandant qu’un médecin puisse lui administrer une dose qui entraînerait immédiatement sa mort.
La confrontation avec une telle maladie appelle d’abord la compassion, et beaucoup de réserve car au-delà de cette histoire individuelle, nombre de personnes sont confrontées à des maladies graves qui ont pour seule issue le décès. Certains souhaitent anticiper cette mort, d’autre ont peur de la mort, et tous les soignants vous diront que les engagements pris quand tout va bien sont entièrement revus face à la maladie grave. Aussi, s’il y a ici ou là telle ou telle histoire individuelle, il y a d’abord un bien collectif qui s’exprime de deux manières.
D’abord la vie doit être protégée sur le plan objectif, et toute démarche juridique qui voudrait entrer dans une qualification de la vie est insupportable. Au nom de quel critère une vie vaut plus qu’une autre, un moment de vie vaut plus qu’un autre ? Qu’est-ce-qui fonderait cette immixtion du droit dans le rapport à l’intime, dans les conceptions de la vie et de la mort ?
Ensuite, il n’est pas possible d’entrer dans une voie qui autoriserait les médecins, le cas échéant après une autorisation du juge, à décider de la fin de vie parce qu’elle ne répondrait plus à des critères idoines. Ce serait faire basculer sur l’immense majorité des patients et notamment des personnes âgées un doute terrible : va-t-on estimer que ma vie est suffisamment digne ? Vont-ils vraiment tout faire pour me soigner ou dire que finalement ce n’est plus vraiment la peine ?
La justice est saisie et le jugement sera connu la semaine proche. Chaque juge est libre de sa décision, mais les éléments de droit et de jurisprudence sont bien connus en la matière.
Si le Code pénal ne dit rien du suicide, qui reste une liberté, il sanctionne sévèrement tout acte qui consiste à anticiper la fin de la vie d’autrui. S’il y a préméditation, le Code pénal retient la qualification d’assassinat. Et ce sont les juridictions qui apprécient ensuite les faits et la peine à prononcer.
S’agissant de la fin de vie, la grande question est celle des soins palliatifs, qui conjuguent prise en charge technique, psychologique et humanisme, et qui requièrent des équipes de grande compétence. Il s’agit d’ailleurs moins de « service de soins palliatifs » que de connaissance des soins palliatifs dans le plus grand nombre de services. Le législateur a confirmé les pratiques par la loi du 22 avril 2005 dont on retrouve les termes dans le Code de la santé publique aux articles L 1111-10 et suivants. Cette loi reprend les principes les plus anciens de la déontologie médicale : le médecin ne peut pas provoquer directement la mort ; en revanche et face aux situations difficiles, il doit conserver une attitude thérapeutique, c’est-à-dire agir là où il peut être efficace ; et lorsque le traitement direct de la maladie devient inefficace, il s’oriente vers le relationnel et la prise en charge de la douleur.
Ce que dit la loi de 2005 c’est que la prise en charge de la douleur par les produits morphiniques a pour effet indirect d’anticiper le décès. Au regard du but recherché et de la méthode, cette attitude médicale n’est alors plus condamnable.
La démarche qu’entreprend Chantal Sebire a un précédent célèbre, en Grande-Bretagne, celui de Diane Pretty. Celle-ci demandait également l’autorisation que soit pratiqué un geste euthanasique. La Cour Européenne des Droits de l’Homme avait rejeté cette demande (arrêt du 29 avril 2002, Req. n° 2346/02).
Ce qui paraît impossible à satisfaire c’est cette volonté de demander à la loi ou au juge d’abolir la notion de responsabilité alors qu’il s’agit de décider du passage de la vie à la mort. Comment peut-on envisager que la responsabilité guide toute l’existence et disparaît au moment où elle est le plus nécessaire ?
13:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (144) | Envoyer cette note | Tags : Euthanasie, Mort, Diane Pretty, Responsabilité











Commentaires
Je l'ai aperçu plusieurs fois à la TV depuis hier. Je suis obligé de détourner le regard et me contente d'entendre parler de la france débile et catho.
Vive la Suisse ! Elle avait songé se rendre dans un pays civilisé pour être euthanasiée.
On saura la semaine prochaine si sa demande est acceptée. Car on ne lui avait proposé qu'une mise en sommeil, une mise dans le coma jusqu'à ce que son coeur de quinqua lache naturellement.
Quel est cet Etat français qui refuse de prendre ses responsabilités pour nous sortir des mentalités moyennageuses et traditionnelles dépassés par la technologie ? C'est la qu'on voit que tout est politique. Et la politique de la france, comme celle de la pologne, nous maintien dans l'éthique judéo-chrétienne qui contamine toute la communauté européenne.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
C'est l'éternelle patate chaude entre médecine et justice: qui est le gardien de l'éthique ?
Même débat que sur la rétention de sécurité : que faire des malades (mentaux) incurables et dangereux? Le droit ne précède pas l'évolution de la société, il ne fait que l'enterriner (c.f. droit à l'avortement) . Socrate n'était pas malade quand il la bu la cigüe, il a simplement accepté l'inéluctable condamnation des sophistes, tout en dictant un livre (l'apologie).
Ecrit par : Mathaf Hacker | 13.03.2008
Ingenys la mentalité moyennageuse aurait accédé à sa volonté, donner la mort n'était pas un problème en soi.
Pourquoi ne pas soi-même se donner la mort ? Pourquoi impliquer l'Etat là-dedans ?
Ecrit par : Fran | 13.03.2008
Fran , justement parce que chez nous chrétiens le suicide est interdit ! Et nous condamne, sauf erreur , aux flammes de l'enfer pour l'éternité ... D'après ce que j'ai appris chez les frères il y a 50 ans . Par contre Dieu étant infiniment bon , il pardonne aux âmes en détresse .
Si un chrétien blogger peut donner une autre réponse plus à jour ...
Ecrit par : jp | 13.03.2008
pourquoi ne pas créer un kit d'euthanasie , en auto administration (per os, injection....) et tous simplement la présence d'un médecin en cas de problémes......
Ecrit par : cedric | 13.03.2008
Un kit d'euthanasie ? Mais tous les français se suicideraient tellement le pays part en couille.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
L'état s'implique tout seul puisque c'est lui qui autorise ou non l'euthanasie.Il y a un abîme entre le suicide et l'euthanasie, ne serait ce que la dignité.
Ecrit par : le duc | 13.03.2008
Ingenys , si on ne fait rien il va se barrer en couille ! Vite vite les réformes !
Ecrit par : jp | 13.03.2008
Et laisser souffrir c'est un droit peut-être ?
Ecrit par : daz | 13.03.2008
La personne appartient a l'etat plutot qu'a la personne elle meme ?
Et si nous changions d'etat , on retrouverait sa propre personne donc..
Ecrit par : rikki | 13.03.2008
Mourir n'est pas un droit mais une obligation. Tandis que le faire dignement, ceci reste un Droit à obtenir à coup sûr. Là est le problème posé par Chantal. Il semble bien que pou éviter ce genre d'histoire triste, il est urgent de réfléchir et faire rédiger de nouveaux textes, qui garantiront l'absence de dérives dangereuses. C'est terriblement difficile et nécessaire, cpte tenu des nouvelles techniques et progrès médicaux qui mènent à des situations autrefois imprévisibles.
Dérives? Eugénisme, combines familiales douteuses, crime bien organisé... Quoi prévoir?
Bien navicalement
- Le matelot blogueur, ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande
- http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/
Ecrit par : Thierry BRESSOL | 13.03.2008
Voir l'article sur 20 minutes . fr , qui donne la réponse de l'Elysée suite au courrier adressé a Nicolas Sarkozy par Chantal Sebire .
Ecrit par : jp | 13.03.2008
étant condamner a mourrir pourquoi lui refuser l'euthanasie , elle souffre . la réponse de l'élysée une loi et la réponse de rachida dati non a l'euthanasie est-ce en réponse a ses croyances personnelle .
Ecrit par : jacqueline | 13.03.2008
Votre propos est mal étayé, Monsieur Devers, et il pêche par omission. Les tenants de l'euthanasie ne demandent pas à un juge de déterminer quelle vie vautmieux qu'un autre, ils demandent justement que ce soit l'individu lui-même qui prenne cette décision. Dans la mesure où c'est l'individu qui juge de sa propre vie, il n'y a pas de poids juridique insoutenable, comme vous le laissez entendre.
Quand au serment d'Hyppocrate, sachez qu'en dehors des maladies nosocomiales, il y a aussi des statistiques effarantes sur l'iatrogénie: c'est trois fois plus de décès par an que les accidents de la route. Il y a des études très sérieuses à ce sujet, par d'éminents professeurs tels que Jean de Kervasdoué à l'ENAM. L'iatrogénie n'est pas volontaire, elle est accidentelle, mais quelque part, le médecin est un habitué de la mort. Il faut réinterpréter le serment d'Hyppocrate sous une lumière un peu moins dogmatique: tant que la vie — et la qualité de vie — d'un patient peuvent être sauvés, le médecin doit faire tout ce que son art lui permet; mais s'il est avéré que la vie du patient ne peut être sauvée, et/ou que la souffrance infligée au patient dépasse un seuil acceptable, il est humain d'envisager que ce patient puisse demander à ce qu'on mette fin à sa vie.
La distinction ici, que vous ne faites pas, c'est que l'initiative, et la responsabilité de la décision incombent au patient, et non pas au juge. Le corps médical, en amont du corps judiciaire, peut déterminer un certain nombre de critères objectifs qui permettent de valider une telle demande.
Ecrit par : Philippe | 13.03.2008
si c'était un membre de leur famille ( Fillon où Dati) comment réagirait-ils ???????????????
Ecrit par : h.g | 13.03.2008
Le premier ministre propose donc la solution des faux-culs : on la plonge dans un coma artificiel et on la laisse mourir de faim et de soif. Çà c'est autorisé.
Par contre, la plonger dans le coma et lui faire l'injection qui va la tuer instantanément au lieu d'une agonie de plusieurs jours, voire semaine, alors ça non. Pas bien. Pas légal. Pas chrétien.
Pour Chantal, cela ne changera rien (quoiqu'on ne sait pas très bien ce qui se passe pendant un coma), mais quelle terrible épreuve pour la famille qui tous les jours, va suivre la déchéance de ce corps déjà tellement éprouvé. Tous les jours, la famille va se demander "est-ce que ça va être aujourd'hui ?"
Et ensuite, il faudra que la famille vive avec ça : "nous avons laissé notre mère crever de faim pendant 1 mois". Au lieu de savoir qu'elle est morte selon sa volonté, sereinement. Et bien j'espère qu'ils auront de bons psy.
Quelle barbarie ! Quel manque de compassion !
Ecrit par : jean-83 | 13.03.2008
Bonjour à tous. Juste une question : est-ce que vous relisez ce que vous écrivez ? Ne serait-ce qu'une seule fois pour vous rendre compte de la bassesse de vos arguments !
Et je parle à tous : pro et anti-euthanasie. Non mais sérieusement ! Ma grand-mère à 91 ans et reste assise dans son fauteuil toute la journée. Statistiquement elle devrait être morte. Pourtant elle vit et voit très mal. Faut-il que je l'aide à se tuer maintenant ? Lui rappeler qu'elle a dépassé son heure peut-être ?
Allez ! Tuons tous les vieux séniles. Et après ? Tous les paralytiques. Et après ? Les handicapés mentaux. Et après ? Les handicapés physiques. Et après ? Les amputés d'un membre. Et après ? Plus personne ? Si ! Les nains ! Et après ? Les gros ! Et après ?
On peut continuer comme ça longtemps. Peut-être même qu'un jour la race humaine réalisera le rêve d'Adolf Hitler (dont on m'a pourtant appris à l'école que c'était un très vilain monsieur).
Dans le cas de Chantal Sebire en particulier, je l'ai vue à la télé. Une femme consciente, aux idées claires, énergique et en bonne santé, globalement. Mais elle souffre d'une maladie que l'on ne sait pas (encore) soigner et qui, soyons clairs, la rend moche. Et là, j'avoue que c'est une terrible souffrance que de ne plus pouvoir sortir de chez soi de peur d'être montrée du doigt. De se faire observer longuement comme une bête curieuse. De faire peur aux gens. « Est-ce que c'est contagieux, madame ? » Oui, il y a bien quelque chose de contagieux dans cette société : la connerie de chacun qui nous donne envie de nous suicider lorsque l'on ne correspond plus au « moule ». La connerie qui est un cancer contagieux et qui frappe les adultes bien plus que les enfants. Alors euthanasions les cons !
Ecrit par : sqrxz | 13.03.2008
Je suis bien content d'apprendre que mourir n'est pas un droit (et ne peut pas l'être).
Corrélativement, est-ce que vivre est un droit ?...
Ecrit par : Jefe | 13.03.2008
@ sqrxz Elle souhaite l'euthanasie. Et comme tu le dis, elle est consciente.
Ce n'est pas Hitler qui le veut. Et personne dans ce blog ne demande sa mort, mais simplement sa liberté de faire ce qu'elle souhaite.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Justement.
Personne ici ne demande sa mort. Mais tout le monde demande qu'elle puisse mourir maintenant, comme elle le veut. Il y a certes une petite nuance.
À moins que je ne me trompe, l'euthanasie est un acte médical pour abréger les souffrances d'une personne en fin de vie. Or pour cette dame, la soufrance est d'abord sociale, et ensuite elle ne me paraît pas être en fin de vie. Si elle veut se suicider, c'est son choix. D'autres le font et ils ne passent pas à la télé pour ça. Mais qu'on ne ma parle pas d'euthanasie ici, c'est franchement déplacé.
Ecrit par : sqrxz | 13.03.2008
vous trouvez cela normal de laisser les personnes dans le ssouffrances, si c'est la personne elle même qui le demande et qui à toute sa tête laissé le choisir elle même.
en France on à des lois qui date de Napoléon il faudarit peut être evoluer pour ceratains cas, les personnes qui ecrivent et qui font une comparaison avec des personnes âgées qui eux ne souffrent pas il n'y à pas de comparaison.
Ecrit par : elsie | 13.03.2008
ingenys, c'est tout le pb.
C'est une liberté: je la prends, et j'en assume les risques. Libre et responsable.
C'est un droit: l'Etat me le doit. C'est une créance.
Mourir, une liberté, oui; un droit, non.
Ecrit par : gilles devers | 13.03.2008
Alors la liberté est en désaccord avec le droit. Faut-il changer la liberté ou le droit ?
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
@elsie : c'est bien ce que je dis ! Ça souffrance c'est d'abord de ne plus pouvoir subir le regard des autres. Pour cela faudrait euthanasier aussi les cons.
Ecrit par : sqrxz | 13.03.2008
Autoriser le droit de tuer celui qui veut être tuer, c'est une créance.
Au nom de tous, je souhaite longue vie à la grand mère de sqrxz, et à toutes nos grand-mères.
Mais au nom de la liberté, j'autorise la médecine à abréger la souffrance d'une grand-mère qui le souhaite plus que tout.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Si tu veux euthanasier les cons, ça m'arrange, mais ce n'est plus de l'euthanasie, c'est toi Hitler.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
@sqrxz
Il faut arrêter de dire n'importe quoi et sortir Hitler à tout bout de champ.
Chantal n'est pas en bonne santé, je ne sais pas où vous avez compris ça. Sa souffrance n'est pas qu'elle soit moche comme vous dites si élégamment, sa souffrance est physique et absolument atroce : en plus, son corps ne supporte pas la morphine. Elle est devenue aveugle depuis le mois de novembre. Elle a perdu le goût et l'odorat. Et elle va mourir dans quelques mois car sa maladie est dégénérative et incurable.
Vous dites qu'on ne sait pas encore soigner sa maladie comme s'il lui suffisait de patienter. Mais non, elle va mourir : elle ne verra probablement pas la fin de l'année 2008.
Je répète : ELLE VA MOURIR BIENTÔT. Ce qu'elle demande, et elle le demande justement tant qu'elle est consciente, c'est le droit de choisir le jour de sa mort. Ce qu'elle demande, c'est que sa mort soit rapide et indolore. Ce qu'elle demande, c'est qu'on épargne à ses enfants et en particulier à sa fille de 12 ans la lente agonie et dégénérescence de sa mère.
Ecrit par : alain | 13.03.2008
Bien du chichi pour rien. Si elle veut mourir, elle n'a pas besoin de la justice et d'alerter les médias. Elle le fait comme d'autres, sans tambours ni trompette. Une falaise, un train qui passe ...
Ecrit par : itou013 | 13.03.2008
@ bien dit Alain.
Tu es suisse alors ! Comme eux que tu comprends la fin de vie et le désespoir.
Tu vas de te faire traiter de con. Tous les suisses sont cons, Chantal est conne, je suis con.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Merci à Philippe pour sa contribution éclairée.
D'autres pays proches ont bien réussi à concilier le bien-mourrir et les contraintes et précautions juridiques, médicales et sociales. Mais cette conciliation est sans doute plus facile à réaliser dans un "petit" pays.
C'est vrai que le problème est aigu, puisque situé en confrontation entre le droit fondamental à disposer de son propre corps et celui tout aussi fondamental de ne pas tuer.
En France là comme ailleurs il semble que ce soit le système D et la discrétion qui l'emportent, "humainement" le plus souvent pour autant que je sache. La loi a évolué récemment et en ce qui me concerne je saurais m'en contenter même si la solution des Pays Bas me semble plus satifaisante. On ne peut non plus nier les dangers d'une euthanasie mal comprise ou mal appliquée.
Ecrit par : yesroll | 13.03.2008
@sqrxz
Lisez ceci et regardez bien la photo : http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/03/12/chantal-sebire-litteralement-mangee-par-la-douleur-reclame-le-droit-d-anticiper-sa-mort_1021959_3224.html
Si on vous comprend bien, tout ce que cette dame cherche, c'est de passer à la télé. Vous lui reprochez quoi ? de médiatiser son cas ?
Et en plus, vous vous trompez : l'euthanasie n'est pas l'accompagnement à la mort d'une personne en fin de vie. C'est donner la mort de manière douce à un malade. Pas plus, pas moins. Bien sûr, c'est généralement dans le cas de situations irréversibles, mais pas nécessairement quant le malade est en train d'agoniser.
Vincent Humbert non plus n'était pas en fin de vie. Il aurait pu rester encore des années en vie, prisonnier de son corps absolument et totalement immobile : condamné à perpétuité à ne pas bouger. Vous trouvez également qu'on a trop parlé de lui ? Que c'était trop médiatique ?
Ecrit par : éponyme | 13.03.2008
C'est pourquoi les lois correspondent au pays. Lois coraniques, lois catholiques, lois calvinistes, faut pas se leurrer, la loi n'est que l'image d'une croyance majoritaire.
La loi n'a rien d'absolu et change au gré du vent. On attend le problème, et "vite une loi".
La liberté n'a jamais primé. Un pays qui ne s'est jamais soucié de la fin de vie misérable, n'est pas digne de s'appeler les droits de l'homme, si ce n'est les droits de la bible : souffre dans d'atroces souffrances, agonise mais surtout caches-toi, dieu t'aidera, mais pas la loi.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
@Fran
Pourquoi impliquer l'Etat là-dedans ?
Parce que se tuer et être sûr de ne pas se louper, c'est finalement pas si facile que ça. Surtout quand on est aveugle comme cette dame. Il y a des solutions simples, mais qui demande l'assistance d'une tierce personne. Mais donc l'Etat est obligatoirement impliqué puisque dans ce cas, les tiers qui ont aidé ou provoqué la mort sont poursuivis et jugés.
@ingensys
Non, je ne suis pas suisse et n'ayant pas trop d'impôts à payer, je ne désire pas l'être. Mais c'est comme l'IVG : inexorablement, les pays, petit à petit vont être obligés de légiférer sur l'euthanasie parce qu'il y aura de plus en plus de cas. Pour l'instant, la France est dans une attitude de déni "allez donc en Suisse ... : on s'en lave les mains, on ne veut pas voir." Mais la politique de l'autruche ne tient pas longtemps. Les Pays-Bas et la Belgique ont une législation ; le Luxembourg devrait en avoir une avant l'été. La Suisse autorise le suicide assisté.
Mais je pense que la dignité d'un pays est proportionnelle à l'humanité dont elle fait preuve pour traiter les plus misérables, les plus humbles, les plus démunis de ses membres : les SDF, les malades incurables, les étrangers chassés de leur pays, les personnes âgées, ...
Ecrit par : alain | 13.03.2008
@ingenys
Je ne t'ai pas traité de con, ni Chantal.
Je suis plutôt de l'avis de itou013et ne comprends pas ce besoin que l'on a, à chaque fois que quelqu'un souffre et veut en terminer, d'en faire toute une histoire et cela au sens propre même, dans certains cas (télés, livres, etc.).
Si quelqu'un est en fin de vie et souhaite abréger ses souffrances, qu'il le fasse. La loi protège mes libertés et si un inconnu se tue, ça n'empiète en rien sur ma liberté. Donc je ne vois pas le problème. Si quelqu'un veut se tuer avec l'aide de qulqu'un, alors qu'il le fasse, ça ne me dérange pas plus. Mais institutionnaliser cela me paraît être une mauvaise évolution. Je regarde peut-être trop de films de science-fiction, mais institutionnaliser le suicide assisté ouvrirait la porte à trop de dérives potentielles.
Ecrit par : sqrxz | 13.03.2008
Certains demandent pourquoi cette dame ne choisit pas une falaise ou un train. Vous avez un concept de la dignite un peu bizarre. Et puis il faut un sacre courage pour faire ca.
Je me demande par contre si un medecin (ou une personne exterieure) fourni une drogue ou un produit quelconque a un malade, mais que le malade consomme ce produit de son plein gre, ou est l'assassinat?
Bien sur ca ne resoud pas le probleme pour les personnes qui n'ont plus le control de leur corps comme l'etait Vincent Imbert.
Je vous souhaite beaucoup de courage Madame Sebire.
Ecrit par : Alice | 13.03.2008
Sans rancune sqrxz. C'est bon un peu d'impertinence.
Alain répond avec brio au-dessus à ta question sur le pourquoi institutionnaliser et la nécessité obligatoire d'une aide extérieure.
Je dois te dire que j'aimerais avoir son talent pour expliquer le problème avec autant précision.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Et si nous prenions l'euthanasie du cote financier!
Imaginez que tous les malades en fin de vies ,que les comateux,les tetraplegiques,les cancereux,les malades du sida bref toutes les situations ou on pourrait etre demandeur que ce soit personnellement ou par le biais de la famille a l'euthanasie!!!
Si on legalise l'euthanasie c'est tout benef:
Moins de subventions pour les hopitaux..
Moins de personnels...
Moins de trou a la ss...
Moins de structures a monter ou a entretenir...
Plus besoin de se lancer dans le projet d'alziemer...
On recupere les avantages accordes aux medecins, aux pharmaciens,aux labos,etc... et il les reinjectes en pouvoir d'achat...
Tout cela ferait un sacre trou financier dans les hopitaux,les labos ,les medecins,les pharmaciens,les ambulanciers etc...etc...
Et a coup sur la revolte de toutes les professions medicales!!!
Je comprend et je compati avec toutes les personnes amener a faire la demarche de l'euthanasie mais ceci n'empeche pas la realite financiere et le chomage que cela pourrait engendrer!
D'ou peut-etre la position du gouvernement!
Personnellement et ma decision est prise depuis fort longtemps ( voyant ce que je voie )je ne servirai pas de COBAYE!!!
Et l'euthanasie peut amener a des derives que l'on ne pourrait pas controler.
Ecrit par : kriptonite | 13.03.2008
@sqrxz
Votre grand-mère a 91 ans et elle va bien. Nous sommes contents de l'apprendre, vous lui passerez le bonjour, mais je ne vois pas ce qu'elle vient faire dans ce débat.
Je vais introduire ma grand-mère, morte l'année dernière à 81 ans. Elle a vécu 60 ans avec mon grand-père, mort un an auparavant. Ma grand-mère n'était pas malade, physiquement elle était plutôt en forme. Mais ça faisait un an qu'elle n'avait plus envie de vivre : sans son mari, sans son compagnon qu'elle a vu tous les jours pendant 60 ans, elle ne voulait plus vivre. Ses nombreux enfants et petits-enfants ont essayé de la sortir, d'aller la voir, de passer du temps avec elle : elle n'a jamais été seule durant cette dernière année. Mais son ressort était cassé, sa vie n'avait plus de sens. Exactement la chanson de Brel "celui des deux qui reste se retrouve en enfer"
Et puis un jour, elle a trouvé le moyen de rejoindre son homme comme elle disait : elle a arrêté de se nourrir. Elle a mis un mois et demi à mourir : en 2007, en plein Paris, ma grand-mère est morte de faim. Elle a été hospitalisée, a refusé la nourriture, a déliré, a perdu la raison, a perdu 40 kg et ce n'est que les deux derniers jours qu'elle a été placée en coma artificiel. Une expérience atroce pour elle et pour toute sa famille.
Je dévie un peu le débat ; mais plus haut certains disaient que ce que cherche Chantal, c'est du suicide assisté, pas de l'euthanasie. Non. Chantal est malade, souffre et est incurable : elle demande l'euthanasie. Dans le cas de ma grand-mère, cela aurait pu être du suicide assisté car elle n'avait rien sauf une chose : envie de mourir.
Ecrit par : Annie | 13.03.2008
Bjr à tous !!
Je veut juste simplement dire que l'on ne choisi pas de naître. Alors on doit au moins pouvoir choisir sa mort.
Alors certe, le suicide est tjrs envisageable, mais j'estime qu'il faut qd même sacrément en vouloir ....
Mais prenons le cas d'une personne la plus banale qui soit : justement cette chère chantal ! Je pense que comme 95 % des personnes sur terre, elle n'a jamais pensée à mettre réellement fin à ses jours. Comme presque tout le monde, elle était contente d'etre en vie, pour tout simplement vivre, voir grandir sa famille, voir ses amis, .....
Mais voilà qu'elle est atteinte de cet horrible cancer. Elle ne voit plus, elle ne sens plus, elle est totalement défigurée, et on sais très bien que ça ne va pas aller en s'arrangeant hélas !!
Et bien moi je comprends parfaitement qu'elle veuille mettre fin à ses jours. Qu'elle veuille faire un bon gros dernier repas (pensée à J. Brel) avec les amis, la famille, partir sur un bon souvenir, et dans la nuit elle passe de vie à trépas.
Et moi je trouverai ça d'autant plus juste, car c'est une décision personnelle, pris en accord avec la famille, plutot que de la laisser crever de faim .... Meme si elle dans le coma, je sais pas pour vous, mais je trouve que c'est horrible, ignoble, peut etre à la limite du sadisme !!!
Et puis juste comme ça je pense qu'une nuit à l'hosto coûte moins cher à la sécu que 15 ... Dans ces moments où il faut faire des économies sur tout ....
Alors dans ces cas là, et dans ces cas là seulement, oui il faut pouvoir etre encadré par la loi pour mettre fin à ses jours. mais voilà c tjrs le meme problème. Parce qu'on EST, on doit vivre coût que coût !!!! Moi je pense l'inverse désolé.
Ensuite, je ne me souviens plus de ton pseudo, tu nous parlais de ta grand mère de 92 ans. Mais est ce qu'elle a demandé à mourrir ? Non je ne pense pas, enfin tu n'en fait pas mention. Mais je suis d'accord avec toi qu'il faut éviter tout dérapage !! C pour cela qu'il que ce soit vraiment un truc béton, controlé par l'ordre des médecins.
Et puis justement sur cette question si sensible, je pense être mieux placé qu'un juge pour savoir ce que je veut !!!
Ecrit par : 20 - 6L | 13.03.2008
@ kriptonite Voyons ! L'euthanasie est envisageable uniquement pour les cas irrémédiablement condamnés et qui le souhaitent fortement.
Qu'est-que le pognon vient faire la ?
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
@sqrxz
Vous dites : "Si quelqu'un veut se tuer avec l'aide de qulqu'un, alors qu'il le fasse, ça ne me dérange pas plus."
La question n'est pas que cela vous dérange, ou que cela me dérange. La question est de savoir si ça dérange la société. Et là, c'est donc une question qui doit trouver une réponse dans un cadre légal ou réglementaire.
Il est admis qu'une personne qui se suicide n'est pas coupable. Attention, c'est quelque chose d'assez récent et pas du tout universel. Ce n'est que depuis 1810 que le suicide n'est plus un crime en France : avant, un type qui faisait une tentative de suicide et qui se loupait pouvait tout à fait aller en prison. Et même aujourd'hui, dans son cadre de valeurs, c'est-à-dire dans son système légal propre, l'Eglise catholique punit le suicidé puisqu'il n'aura pas droit à toutes les félicités du défunt involontaire.
Par contre, le suicide assisté ou l'euthanasie n'ont pas de cadre légal en France. Les tiers qui participent activement ou passivement sont accusés de meurtre et vont aux assises. Donc, si vous voulez que ça ne "vous dérange plus", il faut que la société prenne ce problème et le résolve. Mais pour ça, il faut obligatoirement passer par une mise en lumière de ces problèmes.
Vous vous plaignez, semble-t'il de la médiatisation de ces cas. Mais il n'y a que comme ça que l'opinion peut prendre conscience de ces drames et forcer les politiques, donc la société, à légiférer d'une manière ou d'une autre.
Cela a été exactement le cas pour l'IVG : les femmes se faisaient avorter, soit à l'étranger pour les plus riches, soit dans des conditions hygiéniques déplorables pour d'autres. Et il y avait des femmes qui en mouraient. Mais la société préférait fermer les yeux : on ne voit pas le problème, donc il n'y a pas de problème. Jusqu'au jour où des femmes et parmi elles, un grand nombre d'intellectuelles, ont mis le problème de l'avortement au grand jour, et l'ont tellement médiatisé que la société n'a plus pu fermer les yeux. Et en quelques années, le problème a été réglé.
Nous sommes actuellement dans ce cas-là. Oui, c'est gênant. Oui, c'est dérangeant. Oui, c'est inconfortable. Oui, ça nous oblige à nous poser des questions. Mais les médias, ce n'est pas uniquement fait pour donner les résultats de foot ou parler des femmes du président. La société est donc obligée de passer par cette phase d'exposition publique d'un problème, pour amener une prise de conscience, une réflexion (on ne peut pas réfléchir sur un problème tenu secret), des débats contradictoires, puis une prise de décision.
Cela va demander encore quelques années : il y aura encore des cas exposés médiatiquement, cela va encore probablement vous gêner, nous gêner. Mais c'est un processus qui doit obligatoirement se dérouler si la solution doit être, comme vous le suggérez que quelqu'un puisse se tuer avec l'aide d'un autre (dans un cadre strictement défini bien sûr).
Ecrit par : alain | 13.03.2008
je trouve déguelasse de la part de ses proches de ne pas se battre pour lui prouver et la convaincre qu'ils l'aiment comme elle est, mais qu'au contraire ils veuillent la tuer...
vive notre société qui chie sur la vie et les vraies valeurs
Ecrit par : titi | 13.03.2008
@ Félicitations Alain !
Puis j'ai bien rit : "l'Eglise catholique punit le suicidé puisqu'il n'aura pas droit à toutes les félicités du défunt involontaire."
Avant 1810, un suicidé pouvait aller en prison. Celui qui s'est loupé bien sûr. A quel point on voit l'absurdité de la loi.
L'IVG, on l'a vécu en direct, Simone la salope, qu'elle retourne dans les camps .. même son camp, c'est le cas de le dire, l'insultait, tous les vieux catho.
Faut médiatiser ! C'est bien de le dire, Alain, car aucune liberté n'arrive toute cuite, faut les gagner ces libertés par la pertinence afin de dissuader les gens de toutes leurs croyances absurdes. Il vie n'y suffirait pas.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Une vie n'y suffirait pas.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Alain, avez vous un projet de loi concret à soumettre ?
Ecrit par : yesroll | 13.03.2008
@ingenys
Le rôle de Simone Veil a été prépondérant car c'est elle qui a soutenu à bras le corps le projet de loi (y compris et surtout contre son camp), mais il a été précédé 4 ans avant par l'Appel des 343 qui ont dit publiquement dit qu'elles avaient avorté illégalement et qui donc pouvaient être traduites en justice : Françoise Arnoul, Stéphane Audran, Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Gisèle Halimi, Bernadette Lafont, Ariane Mnouchkine, Jeanne Moreau, Yvette Rudy, Françoise Sagan, Nadine Trintignant, Agnès Varda ...
Ecrit par : azer | 13.03.2008
C'est bien azer de rappeler cela. J'en ai la larme à l'oeil.
Le Manifeste des 343, parfois nommé " Manifeste des 343 salopes "?
Que je les aime ses femmes qui font évoluer la société. Si je pouvait embrasser S. de beauvoir ou Sagan, je ne m'en priverais pas.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Chantal sur FR3 trouve les hommes politiques bien mous. Elle n'est pas convaincu par la réponse de l'Elysée. Elle refuse de n'être qu'un "cas". Elle demande de mettre l'affaire sur la place public. Fillon s'excuse, ce soir, que la loi ne puisse tout envisager.
Chantal, encore une femme, à l'image de Mme Imbert, à l'image de toutes les "salopes", qui remue les frileux législateurs incapables d'affronter les Boutins et compagnie assis sur la bible.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
La loi dite Leonetti permet beaucoup, et je crois qu'elle fait l'unanimité chez ceux qui travaillent dans le registre des soins palliatifs. Je vois aussi que les personnes qui travailent dans ces services témoignent surtout de tout ce qu'il est possible dans ces phases décisives de la vie.
Nous serons, je pense, d'accord pour dire que c'est lorsque la vie est fragile que la protection du droit est attendue.
Je quitte le registre des soins palliatifs et de l'accompagnement pour m'approcher - mais c'est une autre question - de la démarche que philippe résume ainsi:
"Ils demandent justement que ce soit l'individu lui-même qui prenne cette décision."
D'accord. Nous ne parlons plus des modaltés de la loi, mais la philosophie du droit.
Mais comment défendre la thèse que pour exercer une liberté il faut l'accord du juge? C'est se placer dans un registre de domination de la loi et de contrôle du juge, qui est totalement étranger à nos réalités juridiques, et à l'esprit de liberté qui marquent notre conception des droits de l'homme.
C'est bien la différénce entre "liberté" et "droit". Reconnaitre un droit, c'est instaurer un sytème dans lequel je peux exiger de l'Etat une prestation ou un avantage. Exiger quoi, en l'occurence? Non, la question ne relève pas du droit. Elle ne dépend que de la liberté, et malheur à celui qui veut instaure un visa du juge pour autoriser l'exercice des libertés.
Je prends mes libertés.
Si le droit a parfois condamné le suicide, et condamné ceux qui avaient vainement tenté, cette période est bien finie. Et se placer sous l'égide du droit pour exercer cette liberté me semble un contre sens total.
Je dénie à tout juge la capacité de rendre une telle décision, qui ne relève que l'intime et de la conviction.
Et je me battrais pour celui qui veut exercer cette liberté le puisse, en toute indépendance.
Ecrit par : gilles devers | 13.03.2008
Ingenis : Tout ce beau monde juridique , médical et politique est obligé de tenir compte et est lui même conditionné par les convictions religieuses de dizaines de millions de citoyens , il faudra t'y faire ....
Ecrit par : jp | 13.03.2008
Et pour le monde juridique, il le fera d'autant plus qu'il doit s'abstenir de fixer des régles et des organisations de la pensée, quand il s'agit du coeur de la liberté des êtres humains.
Ecrit par : gilles devers | 13.03.2008
Alors ne parlons que du Droit.
Je reprends la phrase d'Alain pour vous répondre, car je n'aurais pas dit si bien :
"Mais donc l'Etat est obligatoirement impliqué puisque dans ce cas, les tiers qui ont aidé ou provoqué la mort sont poursuivis et jugés."
Donc, Gilles, il faut bien légiférer pour ne plus obliger le juge à s'immiscer dans la vie privée qui touche cette liberté de choisir l'euthanasie. Ce qu'on fait les suisses qui sont plus libres qu'ici.
Quant aux dizaines millions, dit jp, admettons qu'ils bloquent le progrès. Mais alors que la France ne donnent plus de leçons de droits de "l'homme", si elle ressemble aux pays attardées. Rien qu'écrire "droits de l'homme", je pouffe.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
cette femme a déja vue des médecins qui diagnostic sa maladie , elle écrit a sarkozy pour obtenir le droit d'etre euthanasier , il répond qu'il souhaite qu'elle rencontre un professeur . je pense quelle en a vue et subie des tas d'éxamens et quelle est au courant aucun espoir autrement elle ferait pas cette démarche .
Ecrit par : jacqueline | 13.03.2008
La loi fixe des limites, mais ne définit pas le contenu des libertés. a défaut, on bascule dans la théocratie.
Et c'est général dès qu'on s'approche des grandes libertés et des droits fondamentaux?
Quel est la définition juridique d'un foetus? Surtout, que la loi ne réponde pas: c'est une affaire de conceptions personnelles. En revanche, la loi protége ce foetus qu'elle ne définit pas.
La loi fixe qq régles s'agisssant du mariage: les devoirs, le régime des biens, le divorce. mais elle garantit la liberté du mariage en ne soumettant le mariage à aucune autre condition que le consentement. Faut-il de l'amour se marier? Et du quel?
Je veux mourrir: je meurs. Le juge n'a aucune compétence pour répondre oui, non, ou comment.
Celui qui aide? Je ne vois pas son rôle dans le cas qui fait l'actu.
Dans un autre cadre, si la personne serait sans mobilité ni capacité d'initiative. Je prends les risques de la liberté. Ici comme ailleurs. Et quelle perte de sens, si je demande préalablement à un juge ou à une loi de dire que ma liberté sera irresponsable.
Ecrit par : gilles devers | 13.03.2008
Elle ne veut pas demander, elle veut changer la loi pour l'avenir et le bien des cas semblables au sien.
Elle veut protéger ceux qui vont l'aider à mourir afin qu'ils ne soient plus jamais poursuivis par la justice. Et comme le dit Jacqueline, que les politiques l'a renvoie vers le médical sans préciser que la loi les protégera. Vrai dialogue de sourds !
Ainsi, on n'aura plus jamais à demander pour des cas extrèmes qui satisferont à l'obligation et l'accord d'avis d'experts de maladie irrémédiable. Puis bien sür, celle du patient. Ces 2 conditions réunies suffiront pour la liberté de l'euthanasie.
Donc la loi peut fixer la limite de ces 2 conditions : Expert et malade conscient.
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
En plus, c'est du foutage de gueule des politiques. Le procès Imbert.
A quelle peine le tribunal à condamner "les tueurs de son fils" ?
Ecrit par : ingenys | 13.03.2008
Le web-capitaine maître de ce blog nous a expliqué l'avoir créé pour ouvrir un débat confrontant les juristes et les "non-juristes". Initiative rare et astucieuse.
- S'il est un sujet où le droit est indispensable, c'est bien celui-ci.
D'un côté le droit permet de jouer sur les mots, parfois au profit de gens de mauvaise fois.
De l'autre, il est sûr que le combat pour une euthanasie "dans la mesure", peut facilement être considéré comme une incitation au suicide ou pire, à la suppression de la vie de l'autre, sans que son autorisation soit absolument certaine.
Le consensus vrai et "dans la Droiture", est indispensable pour ce genre de sujet, car.... Attention aux contestations et aux combines sordides. Lire la presse Belge et surtout Suisse. En effet "ça "commence", qui va s'en étonner? D'où l'opposition farouche des plus conservateurs et traditionalistes d'entre nous. Pour convaincre, (et C nécessaire) il faudra être convainquant, pour essayer d'abolir la souffrance de toutes les Chantal, les Diane et tous les Vincent.
- Des images TV pathétiques entre toutes, ça C sûr.
- Le "kit d'euthanasie"... Présenté comme ça, C un peu inquiétant tout de même.
- Ingenys dit "tellement le pays part en couille"... C'est sûr! L'ancien marin (qui a bcp voyagé) le confirme, mais c'est le sujet des deux articles d'à côté! Ces élections ont effectivement en certaines communes un côté farceur indiscutable.
Bien navicalement
- Le matelot blogueur, ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande
- http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/
Ecrit par : Thierry BRESSOL | 13.03.2008
j ai lu tout vos posts, j en arrive a des conclusions personnelles, que feriez vous si vous étiez à la place de cette femme, car elle souffre moralement et surtout !!!physiquement, ou l un de vos proche était ds cette situation et.....laissez de coté hitler et dieu il s'agit d'une question entre hommes et femmes
Ecrit par : ipod | 14.03.2008
Entre hommes et femmes certes, pas entre animaux. Mais entre croyants qui refusent l'idée de suicide, même pour des circonstances extrèmes comme l'euthanasie, et des gens libres d'esprit qui ne sont pas enchainés à une doctrine, sûrement.
Faut assister aux débats dans les assemblées nationale et sénat pour le savoir. C'est eux qui font les lois et qui ne les font pas lorsque Boutin pleurniche pendant 6 heures lourdement sur le pupitre dès qu'on touche à la sacro-sainte croix.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
Depuis quand une personne qui veut mourir, cela s'apelle le suicide, demande-t-elle l'autorisation du juge?
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
En fait elle ne veut pas avoir la responsabilité de l'acte, elle ne veut pas du suicide proprement dit.
Pour une question de religion, pour ses proches, sa mémoire, que sais-je, elle veut qu'un tiers ayant autorité intervienne et dise " oui vous avez le droit de revendiquer un accompagnement pour abréger votre vie, vos souffrances ".
Ca se respecte mais je pense qu'il est impossible d'accéder à sa requête.
Ecrit par : Fran | 14.03.2008
Un peu d'empathie par pitié, ne voyez vous pas que cette personne souffre? en quoi un collège de professionnels de la santé pourrait changer quoi que ce soit à la souffrance de cette femme? va-t-on lui donner un remède miracle? Notre "cher" Président se considère-t-il comme le sauveur de notre humanité et taire ses souffrance à l'aide de ses mains tel un gourou?
Croyez-vous qu'il soit aisé d'accepter la mort d'un proche, plus encore quand il s'agit de votre mère? Croyez-vous qu'il soit facile de se dire "Je veux accompagner ma mère dans sa démarche pour mourir"? Croyez-vous qu'il soit facile de souhaiter que sa mère meure pour ses souffrances s'arrêtent?
Je refuse de le croire, et j'admire le courage de cette famille unie malgré la maladie. J'admire leur abnégation et je suis vraiment peinée de constater l'inhumanité de certaines personnes à voir souffrir cette pauvre femme.
Ecrit par : Cam | 14.03.2008
Je crois avoir bien insisté sur la dimension personnelle, très douloureuse de cette affaire.
Maintenant, il y a quand meme des questions à poser. Qui a médiatisé cette affaire?
Si c'est vraiment une affaire qui relève de douleur d'une famille et du drame pour une personne, comment se fait-il que l'avocat annonce le dépot de sa requete à toute la presse, et en donne le contenu à l'AFP?
Il s'agit donc bel et bein de prendre l'opinion à témoin. et en plus en déposant la requete entre les deux tours des municipales, ce qui garantit des prises de position politiques.
On parle bcp de dignité. J'émettrai plus que des réserves sur la méthode.
Et je pense à toutes les situations douloureuses, qui se vivent dans l'intimité, parfois dans une effroyable solitude.
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
Tout d'abord : il s'agit de Vincent Humbert et pas Imbert.
@gilles devers :
Chantal n'a pas besoin de l'autorisation d'un juge pour se suicider. Elle a besoin de l'autorisation du juge pour que les personnes qui vont l'aider à se suicider ne soient pas inquiétées par la justice. En l'occurrence, elle demande à qu'un médecin puisse se procurer légalement du cyanure et le lui remettre. Ce n'est pas sa liberté qu'elle met entre les mains du juge, c'est la liberté de ceux qui vont l'aider.
Pourquoi ne suicide pas toute seule dans son coin, sans rien demander à personne ? Parce que se suicider, sans douleur et en étant sûr de ne pas se louper, ce n'est pas facile. Surtout quand on est handicapée comme elle l'est et qu'on est aveugle. Il y a un moyen simple, un poison efficace et rapide, mais malheureusement pour elle (et heureusement pour la société), il n'est pas en vente libre. Elle demande donc à avoir accès à ce moyen. Elle demande une mort "humaine".
Il y a la décision de mourir qui doit déjà ne pas être facile à prendre. Et il y a l'envie de protéger ceux qui restent, les enfants, la famille, les amis. Alors bien sûr, elle peut se balancer du haut d'une falaise ou s'immoler par le feu. La société n'aura rien à dire, tout le monde sera content : dossier clos, passons à autre chose. Sauf peut-être les enfants, la famille et les enfants qui se demanderont pourquoi il a fallu récupérer son corps en petits morceaux déchiquetés ou complètement carbonisé.
Pourquoi quelqu'un dans ces situations extrêmes et qui veut mourir doit-il le faire de façon violente alors qu'il y a des moyens "plus doux" ? C'est cela l'euthanasie : la mort douche.
Au fait, il y a déjà eu des cas extrêmes où la société a admis et même encouragé le suicide par cyanure : les résistants pendant la dernière guerre qui se trimbalaient avec leur petite pilule noire. Personne n'a jamais été poursuivi pour leur avoir fourni ce poison. Ceci prouve que lorsque l'enjeu est important, la société sait bien s'accommoder des positions éthiques ou confessionnelles des uns et des autres. Je ne compare pas Chantal aux résistants pris par les SS, le contexte est bien sûr différent. Je dis simplement que les limites que la société fixe peuvent être transgressées quand la situation l'exige.
Et revenons sur le cas Vincent Humbert. Lui était tétraplégique total. Comment aurait-il pu faire pour se suicider alors qu'il ne pouvait pas bouger du tout ? Il n'a pas demandé l'autorisation à un juge qu'on l'aide à mourir. Du coup, ceux qui l'ont aidé à mourir (le médecin et sa mère) ont été poursuivis par la justice (avec un non-lieu, heureusement).
Bien sûr ce débat n'est pas facile, mais les solutions proposées sont pour l'instant, je m'excuse de le dire, des solutions de faux-cul :
- qu'elle aille en Suisse (des internautes) --> solution on se débarrasse du problème chez les voisins
- qu'on la mette dans le coma et qu'on la laisse mourir de faim (Fillon) ---> barbarie
- qu'elle voit une commission d'experts (Sarkazy) ---> bottage en touche
- qu'elle se débrouille pour se suicider sans faire de vague (des internautes) --> on ne veut pas voir le problème
De toute façon, tôt ou tard, il faudra se pencher sur le problème et légiférer : justement pour encadrer strictement les conditions dans lesquelles seront pratiquées les euthanasies et les suicides assistés. Justement pour éviter qu'un médecin prenne sur sa propre responsabilité de filer en douce du cyanure à un malade qui le demande. Justement pour éviter les dérives.
Ecrit par : alain | 14.03.2008
@gilles devers
Est-ce que vous vous êtes aussi demandé pourquoi la dispute entre Laurence Parisot et l'UIMM est médiatisée ? Après tout, c'est une affaire interne au patronat de la métallurgie et cela ne concerne pas la majorité des français, qui ne sont ni patrons, ni travaillant dans la métallurgie. Et est-ce que vous vous êtes demandé si c'est un hasard si cette affaire sort pile au moment des municipales, augmentant encore plus la défiance des français envers les patrons et les poussant vers l'extrême gauche ? Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a donc une alliance tacite entre Laurence Parisot et Olivier Besancenot ?
Faut un peu arrêter avec les théories du complot ...
Par définition, l'information, c'est le changement d'état. Quand rien ne change, il n'y a pas d'information : les attentats quotidiens à Bagdad, on en parlait au début, c'était nouveau, c'était du changement. Maintenant c'est, hélas, de la routine donc ce n'est plus de l'information.
D'autre part, plus une information est rare, plus elle est importante. Il s'agit d'une demande exceptionnelle, inédite : il est donc normal que ce soit de l'information et que ce soit traité en tant que tel.
Quant au planning, est-ce que vous pensez vraiment que quelqu'un qui est arrivé au bout de sa réflexion à la conclusion est qu'elle veut mourir se préoccupe de l'influence qu'aura son geste sur des élections municipales ?
Ecrit par : alain | 14.03.2008
Et pourquoi Ségolène avait fait un battage de l'opinion pour devenir la mieux placée pour être la candidate du PS ?
Pendre les médias à témoins quand on est dans la pertinence et son bon droit, c'est la meilleure solution.
Vous savez que Chantal risque à tout moment une hémorragie critique d'un oeil, si on peut appeler ça encore une oeil.
De toute façon des cas Humbert, vont se révéler plus nombreux. L'honneur sera à celui qui légiférera au plus vite comme le demande Chantal.
Il est anormal de rester dans cette pénible situation de faux-cul quand on se prétend un pays civilisé. Mais alors qu'est qui bloque ?
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
La médiatisation est le fait de l'ADMD. Qui a choisi le calendrier électoral.
La seule chance de cette femme d'être entendue, était que l'affaire reste discrète, comme le sont toutes les affaires. Le texte de la requete transmis à l'AFP, il ne faut quand meme pas exagérer.
Et dans une procédure de ce type, l'avocat du demandeur maitrise très bien les délais, je puis vous assurer. Je ne le conteste pas, et chacun est libre de choisir sa défense. Mais il ne faut pas nous faire après coup de l'intimité et de la conscience. Il faut nous dire: nous avons choisi d'en faire un sujet de société.
Je rappelle que l'assistance au suicide est sanctionnée par la loi pénale.
Et que ce n'est aps une première. Voir l'affaire Diane Pretty jugée en 2002 par le Cour de Strasbourg.
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
Hum...
Bon je viens de voir ce message.
Je reste opposé à une loi sur l'aide au suicide ou à l'euthanasie. Pourquoi ?
Les lois sont toujours transgressées. En fixant une limite (interdiction), il y aura toujours des gens pour risquer de transgresser la loi. Et si ça peut être caché, ça sera toléré, pas de plainte et tout et tout. Plus la transgression est importante, moins elle est courante (je simplifie mais c'est le principe).
Prenons ce cas, je suis sûr qu'en cherchant un peu, elle aurait pu trouver un médecin pour l'aider à mourir (peut être avec des simples produits de tous les jours, on en trouve des tas de toxiques) en faisant passer ça pour un simple suicide ou un effet de sa maladie. Et sans plainte, et sans mettre au courant le ministère public, ça avait toutesles chances de passer comme une lettre à la Poste.
En autorisant on risque d'avoir des transgressions de cette nouvelle loi une fois que les gens s'y seront habitués.
Sinon pour le suicide et l'Eglise :
Historiquement :
le judaisme condamnent le suicide (crime contre Dieu et le commandement : tu ne tueras point).
Cependant dans certains cas ça peut être autorisé, comme pour le sacrifice de soi pour sauver d'autres personnes (notons que dans l'Ancien Testament, Saül se suicide pour échapper à ses ennemis et Samson se sacrifie pour punir les Phillistains)
Pour les Protestants, je suppose que ça varie. En général c'est un péché. Il y a probablement selon les églises des différences surles cas où c'est autorisé (m'est avis que certains protestants libertaires sont plus tolérant à ce niveau que d'autres, comme des évangélistes).
Pour les Catholiques.
La perception a varié selon les siècles. Si souvent ça a été interdit, le suicide considéré était alors "la mort honorable" à la suite d'une erreur ou autre.
En pratique, selon les époques, où le suicide a été totalement interdit, ou alors, comme c'est la tendance actuelle, le suicide est considéré selon le concile de Braga (dans les années 500... oui c'est un vieux, je suppose d'ailleurs quela plupart des églises orthodoxes ont la même mentalité à ce sujet). À savoir :
Le suicide est interdit sauf pour les fous (leurs âmes sont sauvées automatiquement je crois) ou en cas de "grand chagrin" (probablement parce que le discernement est "altéré"). Dans les autres cas, le suicide est un péché mortel... Sauf qu'un péché mortel n'est considéré comme tel que dans certains cas (conscience, liberté de le faire, volonté de faire le mal...). Le dernier cas étant très subjectif (qu'est-ce que le mal ?) c'est souvent en disant "ah non il/elle ne voulait pas faire le mal donc on va pas la rejeter du cimetière". Pas toujours.
Pour les autres je ne sais pas trop. je suppose que dans certtaines religions, notamment une indienne, le jaïnisme ou quelque chose comme ça, c'est grave vu qu'ils refusent de tuer tout être du règne animal.
Je suppose que l'Islam a le même point de vue que les autres religions du Livre. Sauf dans les cas de martyr, bien entendu.
Ecrit par : Odyss | 14.03.2008
Merci Odyss pour cette liste complète des absurdités, ce doit être un sacré travail pour ressenser toute l'histoire depuis que les primates croyaient que le ciel allait leur tomber sur tête. Manque les primitifs qui croient au vaudou et aux fantômes de toutes sortes.
Moi je crois aux zombies, il m'arrive d'en voir lorsque je regarde les champs aux loins dans la direction du cimetière. Alors je sors avec mon fusil.
Heureusement, il m'arrive d'apercevoir un homme au loin. Alors je m'approche et dès qu'il parle, je me rends compte qu'il ne s'agit que d'un singe.
"S'il fallait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquels ils croient, une vie n'y suffirait pas" (Schopenhauer)
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
et oui, Odyss
"je suis sûr qu'en cherchant un peu, elle aurait pu trouver un médecin pour l'aider à mourir (peut être avec des simples produits de tous les jours, on en trouve des tas de toxiques) en faisant passer ça pour un simple suicide ou un effet de sa maladie. Et sans plainte, et sans mettre au courant le ministère public, ça avait toutes les chances de passer comme une lettre à la Poste."
Il faut écrire en tremblant sur ce sujet, car des personnes - nous demain peut-etre - se trouveront confrontées aux memes questions. Il n'y a rien à dire, surotu ici, sur l'attitude de l'un ou de l'autre face à la souffrance et la mort. mais pour ceux qui pratiquent ces questions, il y a quelque chose, dans cette édiatisation, dans cette démarche, qui ne collent pas.
La débat est important, et il ne se limite en rien à la science des juirstes en droit de la santé. Impossible de résumer au droit, mais impossible aussi d'exclure le droit.
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
Oui mais .. Odyss oppose le principe de précaution. Ne rien faire car on risque des débordements, des abus ..
Par principe de précaution, la religion et son complice l'Etat ont obligé Galilée à dire que la terre est droite. "Et pourtant elle tourne" disait-il en sortant du procès en pleurant.
Quel con ! Il n'aurait jamais du le dire "aux médias". Il n'était pas assez intelligent pour comprendre que les masses posent le monde tel qu'ils voudraient qu'il soit, et non comme il est.
C'est pareil aujourd'hui avec cette affaire, laissons là tourner en rond et tournons les yeux, restons bien assis sur nos bases bien carrées. Si le christ revenait sur Terre, on le flinguerait, car le monde n'a pas changé.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
Mais non, il y a deux registres.
L'ADMD fait ses congrès, et le particulier agit.
Je suis désolé de dire que dans cette situation, beaucoup de personnes trouvent les solutions qu'elles veulent sans rameuter l'opinion, ce qui rend ensuite leur problème sans solution.
Est ce qu'on ne peut plus s'assumer sans seul, sans quemander sa liberté au juge? Quelle régression!
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
En loccurence Gallilé a eu des soucis avec l'Eglise pour des raisons aussi politiques que religieuses. Au moment où il a écrit son livre, RIEN n'avait assez de précision pour prouver sa théorie. De plus, il n'était pas le seul à avoir des doutes (au moins une personne, G. Bruno je crois, a été brûlée avant, mais d'autres à la même époque n'ont pas eu de soucis). Simplement dans son livre il ridiculise l'Eglise, et à l'époque les crimes de lèse-majesté étaient peu tolérés...
Notons que je suis pour que les cas de ce genre se règlent en privé sans avoir à faire venir la loi ni les médias.
La part d'ombre qui à mon sens est nécessaire à toute société.
Ecrit par : Odyss | 14.03.2008
S'il faut demander au juge, c'est que les lois sont trop contraignantes des libertés.
Alors légiférons plus large, afin de ne plus avoir à ameuter l'opinion.
Faire en catimini un acte de soulagement pour celui qui ne peut se suicider lui-même, c'est un crime. Bcp le font, certes, mais le risque demeure. Ce qui prouve que c'est ni bien ni mal. Et s'il se fait rattraper par la justice, et s'il tombe sur un jury aux croyances absurdes, quelle peine risque-t-il ? 15 ans de prison.
Je n'aime pas ce risque, dépendre des croyances du moyenâge, car je l'aiderai s'il elle me le demande, comme je le souhaiterais pour moi dans son cas.
De quel droit je risque 15 ans ? Le droit des pieux.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
"La part d'ombre", cher Odyss, me fait penser à cette maxime :
"La religion est comme le vers luisant, il lui faut l'obscurité pour briller"
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
Aucun pb pour soutenir toutes les thèses.
Mais quand on saisit le justice, on se réfère à des régesl, et il faut un minimu de sérieux. A défaut, ça s'appelle l'instrumentalisation de la justice.
C'est notamment le cas quand on demande à un juge de réécrire la loi.
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
Sarko a bien demandé à un juge suprême de réécrire la constitution.
Chantal s'adapte à un exemple qui vient d'en haut. Et puis la loi n'est faite que pour les gens d'en-bas. Tout avocat le sait comme le savent les milieux autorisés.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
Sarko a bien demandé à un juge suprême (de faire semblant) de réécrire la constitution (pour le sortir de la panade dans laquelle il s'est mis tout seul avec ses déclarations sur les monstres).
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
Le Docteur François Morvan, cancérologue, vient d'avouer sur FR5, qu'il a déjà à plusieurs reprises aider à "la mort douce" terme employé pour désigner l'euthanasie.
En ce qui concerne la déclaration de Christine Boudin, il n'a fait que rappeler ma thèse sur les religions et ajoute que l'on est dans la laïcité : "Doit on faire les lois pour tous ou uniquement pour les Boutins"
F. Boutin qui ne s'attache qu'à l'esthétique "importante" dit-elle, déclarait qu'elle doit continuer à vivre et persuader les gens qui la rencontrent que son visage n'est pas laid.
Comme si elle n'était pas en fin de vie, comme si elle allait vivre encore des dizaines d'année.
François Morvan déclare encore que se sera une honte pour la France, si elle doit se rendre en Suisse. Puis concernant la loi, on attend la réponse du juge qui déclarera que la loi ne le permet pas. Ce qui permettra en tout cas d'aller plus loin pour l'association afin de la faire changer au nom de la laïcité.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
On arrive finalement à la question fondamentale : est-ce que je suis libre de faire ce que je veux avec mon corps ?
Est-ce que je suis libre de me tuer ? Il semblerait que oui.
Est-ce que je suis libre de demander à une personne consentante de me tuer ? Il semblerait que non.
Est-ce que je suis libre de me laisser mourir et demander qu'il n'y ait pas d'intervention pour me sauver ? Il semblerait que oui.
Donc, la seule chose interdite, c'est l'intervention active d'un tiers pour aider à mourir (comme ces esclaves qui tenaient l'épée sur laquelle leurs maîtres s'embrochaient). Bien que ce ne soit pas tout à fait vrai puisqu'on peut tout à fait mettre quelqu'un en coma artificiel (attitude active) en sachant très bien qu'il va mourir d'inanition. On joue sur la limite car ce n'est pas la mise dans le coma qui va provoquer directement la mort.
Ecrit par : alain | 14.03.2008
Ah oui ! Totalement incroyable. Un ministre qui demande qu'on la laisse mourir de faim, après une mise en coma. C'est sûrement ça la charité chrétienne.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
Au diable les lois scélérates ! Zavez pas vu Docteur Kouchner ?
Pourquoi on ne l'entend pas. Le droit d'ingérence, c'est uniquement quand ça l'intéresse.
On devrait le voir rencontrer Chantal, comme il a rencontré l'abbé Pierre. En plus, il est médecin avec un coeur gros comme une montagne. Je suppose qu'il va s'exprimer et déclarer que le droit d'ingérence l'oblige à faire fit des lois françaises, et qu'en qualité de docteur, il aidera lui même à la mort douce.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
Je souffre à sa place. Mais la question qui se pose : Est ce que ses douleurs s'arrêteront après sa mort? Dans ma religion (Islam) après la mort il y a une autre vie dans laquelle certainnes personnes souffrent plus. La fin de la souffrance après la mort est pour ceux qui patientent dans cette vie. Je te conseille ma mere de patienter et prier Dieu pour te guerir.
Ecrit par : MB | 14.03.2008
Mais alors, c'est intéressant de savoir que l'islam dit ça. Mieux vaut souffrir dans la vie pour ne plus souffrir après la mort dans l'autre vie. Si j'ai bien compris, car je ignare en la matière.
Dommage que le monde ne soit pas islamiste. Les camps d'Hitler, les goulags de Staline .. étaient une bonne chose. Faut remettre l'esclavage, pour le plaisir de souffrir maintenant.
Les dictateurs sont donc des hommes bons et généreux qui pensent à l'au-delà pour leur troupeau.
Comme quoi ! Personne n'a toute la science à lui seul. tout est relatif et ça me rend modeste. Je vais fouetter ma femme ce soir, et je lui dirai c'est pour ton bien, c'est MB qui me l'a dit.
Ecrit par : ingenys | 14.03.2008
Loin de la religion, le droit défend le principe de l'indisponibilité du corps. En un mot: je ne suis pas propiétaire de mon corps, et ne peut en disposer comme je le veux, comme si c'était une chose, que je peux vendre, transformer ou détruire. Pourquoi? le corps est le substratum de la personne. Les deux sont indissociables. Une atteinte au corps, c'est une atteinte à la personne. Et instaurer le relativisme du corps, ce serait dire le relativisme de la personne.
A partir de ce principe, on apprécie les atteintes qui peuvent être portée au nom de la liberté, ou au nom de l'ordre public. Et ça discute...
je peux piccoler comme un âne chez moi, du moment que je ne conduis pas. Mais je ne pas fumer un joint, car la sustance présente tant de dangers pour la santé des personnes, que la loi s'autorise à prononcer l'interdit.
Ecrit par : gilles devers | 14.03.2008
Le procureur de la république a requis l'irrecevabilité de la demande. C'est à dire: cette demande n'entre pas dans la sphère du droit. Nous verrons ce qui dira le juge.
Il est rare que le procureur intervienne dans les affaires civiles. Meme si c'est toujours possible.
Ecrit par : gilles devers | 15.03.2008
@MB
Vous pensez qu'en priant, cette dame sera guérie. Si c'était aussi facile que ça, il n'y aurait plus de maladies puisqu'on saurait depuis longtemps que la prière est le remède universel.
@gilles devers
Pas du tout, mais alors pas du tout d'accord avec vous sur l'interdiction du joint.
OK, je peux boire, tant que je ne décide pas de prendre ma bagnole et mettre en danger la vie des autres ou tant que je ne sors pas pour troubler l'ordre public.
Fumer un joint présente tant de dangers ? Je n'ai jamais fumé de joint de ma vie, mais à ce que je sais, c'est nettement moins dangereux pour la santé de fumer un ou deux joints par jour que de cloper ses 2 paquets quotidiens. Et pourtant l'un est autorisé et pas l'autre. Ou plutôt le commerce de l'un est autorisé et pas l'autre, parce que c'est ça qui est réprimé : le commerce, pas la consommation. Est-ce que ça n'aurait pas un rapport avec le monopole d'Etat et les taxes afférentes, à votre avis ?
-- Je ne peux pas vendre mon corps ? OK : je ne peux pas vendre des morceaux de mon corps (du moins en France). Par contre, je peux vendre (et même je dois vendre) la force physique ou intellectuelle de mon corps : c'est la base du travail. Et je suis fortement encouragé à donner des parties de mon corps (don du sang, don d'organes y compris sur des personnes vivantes, ...)
-- Je ne peux pas le transformer ? depuis les boucles d'oreilles jusqu'au piercing en passant par les tatouages et la chirurgie esthétique, un sacré paquet de transformations irrémédiables du corps sont parfaitement autorisées, et en plus, cela semble assez universel dans toutes les cultures de la Terre.
-- Je ne peux pas le détruire ? Encore une fois, le suicide n'est pas une infraction à la loi républicaine française alors que ça en est une pour certaines religions.
Et on retombe encore et toujours sur la question posée par Chantal : elle ne demande pas le droit de mourir, elle demande la permission que des personnes soient autorisées à l'aider à mourir. C'est complètement différent.
Ecrit par : alain | 15.03.2008
Et Alain, SVP! Ne confondez pas! Ce n'est pas un point de vue: je rappelle ce que dit la loi.
Par mon travail dans la santé, au Palais, et comme citoyen qui m'informe, je suis persuadé que l'alocool est plus dangereux que le H. Dans la plus part des affaires violentes, notamment de meurtre, il y a un contexte alcool, et pas un contexte joint. Mais la loi dit: pour l'acool, je sanctionne lorsqu'il y a risque pour les tiers; pour le cannabis, je sanctionne dès qu'il y a usage. On n'est pas obligé d'être d'accord. Et la loi peut être changée.
Sarko avait dit "fumer un joint doit rester une infraction". Bon, disons que je n'aurai pas dit çà comme ça.
Le droit, et je dois dire le droit international, a adopté cette théorie: "je ne suis pas propriétaire de mon corps, car je suis mon corps." Ce qui laisse bcp de liberté, et vous en citez plusieurs. Allez, j'ajouterai la prostitution, le strip tease, le don d'organe., le don de son corps à la science... Mais cette théorie permet aussi de poser des limites, et de se montrer très réticent quand il faut abandonner la logique de la "liberté de faire" pour entrer dans celle du "droit à obtenir qqchose".
L'une des grandes questions du droit, est qu'avec la connaissance scientifique, on en sait de plus en plus sur le corps et les phénomènes du vivant. D'où la difficulté de la considérrer comme "simplement vivant". Vous voyez que la discussion est immense.
Pour ce qui est de Chantal, disons que j'ai une idée peut être pas trop fausse de la réalité médicale et des souffrances. J'ai déjà précisé sur ce blog, qu'avocat aujourd'hui, j'étais infirmeir hier.
Ainsi, je trouve indécente la proposition faite par l 'Elysée d'avoir l'avis d'une commission de "grands experts". Indécent.
Non, j'essaie de garder une cohérence intéllectuelle. Et demander au juge la permission d'exercer une liberté... je ne peux pas adhérer.
Ecrit par : gilles devers | 15.03.2008
Demander au juge pour aller plus loin, pour permettre d'étayer un cas qui deviendra courant. Ce n'est pas le plaisir que l'asso fait cette demande. Ah si l'on était suisse, dans un vrai pays démocratique et laïc, ce serait plus simple.
J'ai fumer un join, j'ai vomis, je n'ai pas réitéré, je suis resté au tabac. Et je suis pour la dépénalisation de la drogue douce comme aux Pays Bas, encore un pays civilisé.
La prostituée (pas le maquereau), la strip teaseuse (pas l'exploiteur), le don d'organe (pas le business), le don de son corps à la science (pas au charlatan) sont tolérés ou autorisés.
Tatouage et piercing comme le bétail auparavant et chirurgie inesthétique pour ressembler à une momie sont autorisés.
Alors, les lois qui interdisent tout ce qui "détruit votre âme", contraceptifs, IVG (autorisés depuis les années '70 seulement), le H, vendre partie de son corps, le suicide assisté, ce sont des lois du diable qui peu à peu sont expurgées et le seront totalement.
dominus vobiscum.
Ecrit par : ingenys | 15.03.2008
Décider comme quelqu'un de libre, assumer sa responsabilité, et plaider devant le tribunal la force de sa liberté. C'est comme cela que ça progresse. La clé du progres n'est pas dans l'obéissance à la régle; encore moins dans un régime de contrôle a priori des libertés par le juge. Il est dans la transgression assumée de la régle.
Ecrit par : gilles devers | 15.03.2008
On dit que Boutin va être virée de son siège éjectable dès lundi. Sûrement qu'elle n'aurait jamais du parler de "Chantal qui n'a qu'à accepter son visage".
Ouf ! Virons tous ces anti-laïcs qui maintiennent la France dans le ridicule.
Ecrit par : ingenys | 15.03.2008
Bien d'accord. Signé "le Comité de Sauvegarde du Domaine du Droit Menacé par la Morale et la Religion".
Ecrit par : gilles devers | 15.03.2008
Exact, si elle veut faire entendre la voix du clergé, qu'elle entre dans les ordres.
Ecrit par : Fran | 15.03.2008
POUR la remercier elle et les quelques autres SARKOZY va leur offrir un dernier repas et deviner qui sera l'inviter d'honneur de ce diner de C.....
Ecrit par : kriptonite | 15.03.2008
Christine Albanel sera virée aussi ! C'est le karcher en prévision. Elle voulait nous interdire l'accès à l'internet si l'on ne rentre pas dans les normes, sous prétexte de lutte anti-piratage.
Ouf ! Virons tous les censeurs.
Un invité d'horreur à ce diner de C.. : Bayrou !
Ecrit par : ingenys | 15.03.2008
Par contre interdit de vendre son sang (donc une partie de son corps ) ! Encore une loi du diable ?
Ecrit par : jp | 15.03.2008
Sujet passionnant jp!
Le sang est un élément du corps humain. Mais, sorti du corps, transformé, il devient de plus en plus une chose; et au final très réglementé.
Autre piste. Concensus sur le don anonyme. On n'imagine pas l'inverse: "Tiens, c'est le sang de mon voisin..." Or, pendant longtemps, on ne savait pas conserver le sang en dehors du corps humain. Les transfusions de faisaient de bras à bras, notamment pendant les guerres. Et, alors, personne n'aurait envisagé de parler d'anonymat.
Vous voyez, les régles trop rigides, ça ne marchent pas. Et pourtant il en faut aussi. C'est moins le droit qui est compliqué que la société, surtout quand la science s'en mele!
Ecrit par : gilles devers | 15.03.2008
Tout ca (dieu,la foi,ame,conviction personnelle,les religions qu'elles quelles soit,etc...etc...)on en fait quoi si on arrive un jour a prouver qu'il existe une autre vie que sur notre vieille terre!!!!!On se BIDONNE,on se SUICIDE ,on S'ECLATE a FOND puisque on sera sur de ne pas declencher la colere DIVINE....HEIN on ferais QUOI!!!!!
Ecrit par : kriptonite | 15.03.2008
Ah oui si l'on peut prouver qu'une vie existe en dehors de la Terre, Adam et Eve, le mythe prend un sale cou dans le nez.
De toute façon, le mythe de la terre est droite, avait pris un sale coup, avec Galilée, et les religions s'en sont remises.
Si l'on reprend tout ce que les religions affirmaient au fil des siècles, elles devraient avoir disparues car on peut prouver des dizaines de fois qu'elles ne sont la parole d'aucun divin. Ou alors le substrat de tout ce qui existe avait fumé un joint avant de révéler ce que raconte les écrits.
On trouve toujours le moyen de détourner les mots, surtout que la religion s'enveloppe vite d'obscurité.
Ecrit par : ingenys | 15.03.2008
@ingenys
Evite d'envoyer des posts de cette trempe ,je suis plie de rire sur que je vais attraper des crampes!!!!Alors les CRAMPES ET L'URTICAIRE tu veus me faire passer de VIE a TREPAS!!!!!
Ecrit par : kriptonite | 15.03.2008
Je suis Belge et je l'avoue cette polémique me déconcerte.
Ici chez nous, l'euthanasie est réglementée sévèrement. Faut plusieurs avis d'experts médicaux (et pas seulement celui du médecin de famille), les mineurs ne peuvent faire de demandes, la maladie doit etre incurable, invalidante et provoquer des souffrances insupportables.
Je sais que mon pays est minuscule mais chaque mois, il n'y a qu 40aine d'euthanasie sur tout le territoire. Ce n'est pas le grand massacre eugénique que certains redoutent.
Je suis jeune encore mais j'espère pouvoir conserver mon droit à choisir dignement ma mort. Je me souviens de ma grd mere qui est morte qd j'étais jeune (6 ans). Malgré mon jeune age, je me souviens qu'elle était partie dans une grande souffrance que je ne souhaiterai a personne (elle souffre depuis d'un cancer des os).
C'est marrant mais jusqu à présent, j'étais favorable à une union Wallonie-France en cas d'éclatement de la Belgique... Mais maintenant quand je vois la frilosité d'esprit de vos politiciens sur certains sujets de société (mariage homosexuels, etc), je souhaites franchement ne jamais devenir Francaise... J'y perdrai trop de droits....
Pour finir mon avis pas franchement objectif lool, je salue le courage de madame Sebire. Elle a le courage de ses convictions et rien que pour ca je la respecte énormément.
Ecrit par : Jaira | 16.03.2008
C'est dommage car nous apprécions les belges qui sont des gens qui aiment la vie , sympatiques et agréables à vivre !
L'avis collectif c'est exactement ce qu'à demandé le Président de la république !
Si la Belgique Francophone demandait son rattachement , elle pourrait sur des points comme ceux là conserver ses particularités , comme en Alsace !
Ecrit par : jp | 16.03.2008
Bienvenue à notre ami wallon plein de discernement.
Si j'étais belge je préférerais être flamand et si j'étais wallon, je préférerais me rallier au Luxembourg (rire). Mais, je ne sais pas si le Luxembourg voudrait. Surtout pas la France, ce pays attardé. Jaira voit juste.
Enfin, souhaitons que la Belgique se reprenne. Quand on est flamand, le plus beau, le plus intelligent, le plus doué, le plus riche d'Europe, on devrait aussi être le plus généreux.
Il fut une époque où c'était l'inverse, et les flamands étaient contents que les wallons tirent le pays.
Enfin, c'est le même problème entre la "riche" Italie du Nord et "les fainéants" du Sud et les "riches" Catalogne et Pays Basque et le reste de l'Espagne.
Tiens c'est drôle ça. Pourquoi le Nord est toujours plus riche que le Sud ? Plus y a de soleil plus on farniente ?
Ecrit par : ingenys | 16.03.2008
moi je suis pour que cette femme parte dans la dignité.partir àl'etranger pour abréger ses souffrances en 2008 est inadmisible!!personne ne connait ces souffrances çà doit etre affreux!!tout ceux qui ont refusé devrait souffrir une journée et ils verraient bien ......
Ecrit par : anita | 17.03.2008
Ingenis ! Attention à ce que tu dis ... en Corse on travaille pas ? et à Marseille ? Et les rois du pétrole qu'est ce que tu en fais ?
On est encore hors sujet ...
Ecrit par : jp | 17.03.2008
Je ne veux pas laisser dire que le droit français serait inhumain. Voilà ce que dit la loi?
Article L1111-10
Lorsqu'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, décide de limiter ou d'arrêter tout traitement, le médecin respecte sa volonté après l'avoir informée des conséquences de son choix. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical.
Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10.
Article L1111-11
Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation ou l'arrêt de traitement. Elles sont révocables à tout moment.
A condition qu'elles aient été établies moins de trois ans avant l'état d'inconscience de la personne, le médecin en tient compte pour toute décision d'investigation, d'intervention ou de traitement la concernant.
Un décret en Conseil d'Etat définit les conditions de validité, de confidentialité et de conservation des directives anticipées.
Article L1111-12
Lorsqu'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause et hors d'état d'exprimer sa volonté, a désigné une personne de confiance en application de l'article L. 1111-6, l'avis de cette dernière, sauf urgence ou impossibilité, prévaut sur tout autre avis non médical, à l'exclusion des directives anticipées, dans les décisions d'investigation, d'intervention ou de traitement prises par le médecin.
Article L1111-13
Lorsqu'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, est hors d'état d'exprimer sa volonté, le médecin peut décider de limiter ou d'arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie de cette personne, après avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale et consulté la personne de confiance visée à l'article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne. Sa décision, motivée, est inscrite dans le dossier médical.
Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10.
Ecrit par : gilles devers | 17.03.2008
Un autre article très important de Code de la santé publique. Il statue sur la question du double effet : le traitement anti-douleur qui peut avoir pour effet indirect d'abréger la vie.
Article L1110-5
Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l'urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté.
Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10.
Les dispositions du premier alinéa s'appliquent sans préjudice de l'obligation de sécurité à laquelle est tenu tout fournisseur de produit de santé, ni des dispositions du titre II du livre Ier de la première partie du présent code.
Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée.
Les professionnels de santé mettent en oeuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort. Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade, sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 1111-2, la personne de confiance visée à l'article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical.
Ecrit par : gilles devers | 17.03.2008
Donc, je veux bien le procès "suisse" ou "Belge", mais
1. à condition qu'on parle du vrai droit français.
2. qu'on étudie les travaux des sociétés de soins palliatifs qui font un travail admirable.
Ecrit par : gilles devers | 17.03.2008
Oui Gilles ! Travail admirable mais épuisant physiquement et moralement ! Ici on peut parler de vocation et d'abnégation ....
Ecrit par : jp | 17.03.2008
mon père est mort d'un cancer , le médecin annonce un cancer avec métastases disant il lui reste quelques mois a vivre . il reste pendant huit mois a vivre et meurt , pendant huit mois des soins qui coute pour rien . j'ai vue mon père souffrir huit mois sur un lit nourrie par sonde gastrique et perfusion pour ne pas qu'il souffre de la morphine pour la famille sait dur , aujourd'hui j'ai encore l'image de mon père devant les yeux en plus mort au domicile . en 1977 le malade condamnés restait chez lui .
Ecrit par : jacqueline | 19.03.2008
je regrette bcp que les sociétés de soins palliatifs soient nulles en communication.
Pour ne pas prendre le risque, elle refuse d'entrer au juste niveau dans le débat, et le débat s'en trouve entièrement faussé, comme si l'accompagnement et la fin de vie en France restaient préhistoriques.
Et je leur dis très amicalement que leur silence engage leur responsabilité.
Ecrit par : gilles devers | 19.03.2008
Matignon confie au député Jean Leonetti une mission sur la loi sur la fin de vie.
Les socialistes sont en accord pour une fois avec Matignon. Vite une loi !
Enfin, il était temps, pour reprendre le titre de ce sujet, que mourir devienne un droit.
Et pas seulement une obligation.
Ecrit par : ingenys | 19.03.2008
Je viens de lire d'apprendre sur 20 minutes que Chantal nous a quitté... que Dieu ait son âme .
Ecrit par : jp | 19.03.2008
"Chantal Sébire, la femme âgée de 52 ans qui souffrait d'une tumeur incurable et avait sollicité le droit de recourir à l'euthanasie active, a été retrouvée morte chez elle mercredi 19 mars, a-t-on appris en début de soirée auprès du ministère de l'intérieur. Son corps sans vie a été trouvé en fin d'après-midi à son domicile de Plombières-les-Dijon (Côte d'Or). Les causes de la mort sont "pour l'instant indéterminées", a indiqué à l'AFP une source autorisée au ministère de l'intérieur." LE MONDE il y a 1 h.
Le juge l'a tué.
Ecrit par : ingenys | 19.03.2008
Ce n'est pas le juge qui l'a tué!!!! Il faut arreter d'accuser PAUL,PIERRE ou JACQUES,vous avez le beau role a toujours dire ...il faut faire ceci ,il faut faire cela...vous bien au chaud et ne risquant pas de vous tromper puisque n'etant pas amenes a vous prononcer en tant que juge ou arbitre sur des sujets plus que delicats,oui vous pouvez critiquer finalement vous ne faites que parler...parler..le C..bien au chaud entre pastis et tisane !!!!!!!
Si le juge avait accede a sa demande il la tue legalement,il n'accede pas a sa demande et il l'a tue aussi...et là c'est la pousser au suicide donc il faut poursuivre le juge pour pour le non respect a mourrir dans la dignite...
Il-y-a des situations qui sont tres delicates pour X raisons et celle ci en fait partie.
A CHANTAL SEBIRE PAIX A SON AME .
Ecrit par : kriptonite | 20.03.2008
devant tant de souffrances, l'infirmier se pose bcp de questions sur les rdv manqués
l'avocat salue cette liberté ultime, et ne regrette rien du droit que le juge ne pouvait lui donner
Ecrit par : gilles devers | 20.03.2008
devant tant de souffrances, l'infirmier se pose bcp de questions sur les rdv manqués
l'avocat salue cette liberté ultime, et ne regrette rien du droit que le juge ne pouvait lui donner
Ecrit par : gilles devers | 20.03.2008
ce matin la presse reprend un propos kouchner sur le sujet.
Il n'y a qu'en dehors du monde de la santé qu'on s'intéresse ainsi à l'ex-doctor, auteur d'une loi du 4 mars 2002 sur les droits du patient , aussi gluante qu'inapplicable
Ecrit par : gilles devers | 20.03.2008
Le droit fr. n'a pas accordé à cette femme ce qu'il accorde pour un chien. Interdit de la piquer.
Le droit fr. a préféré tourner les yeux et la laisser mourir dans d'atroces souffrances.
Kouchner apparait enfin, quand tout est fini, avec son droit d'ingérence de pacotille, qui n'est applicable que lorsqu'il lui permet de briller.
Honte à tous les Boutins et ceux qui minent la vie. Qu'ils dorment avec leur mauvaise conscience.
Voilà ce que retiendra l'histoire.
Fillon, pieds et poings liés, n'a pu que lancer une mission sur la loi sur la fin de vie.
Evidemment, trop tard, mais trop tard est mieux que mondialement ridicule.
Ecrit par : ingenys | 20.03.2008
je déplore l'incapacité du gvt a résister à la moidre campagne de presse.
Ont-ils des convictions?
Changer la loi dés qu'il arrive qqchose, c'est de l'inconstance, de la fébrilité et du manque de courage
la loi perd sa fonction de régulation sociale, et devient de la com' de trouillards.
Changer de loi, c'est une méthode, car le droit ne doit pas etre mis à toutes les sauces, et fillon et son assistant sarko sont de mauvais cuisiniees, de plus.
Ecrit par : gilles devers | 20.03.2008
Légiferer c'est bien joli, encore faut-il appliquer les lois ( c'est-à-dire servir les plats en salle, pour continuer sur le même thème...)
Ecrit par : Fran | 20.03.2008
dans libé, leonetti flingue kouchner.
bravo. BKest incohérent
Ecrit par : gilles devers | 20.03.2008
Le français est trop cartésien. Il se prend trop au sérieux. Trop de raison bouffe l'entendement. La réalité rattrape sa raison dans les talons, et "Vite une loi !". Une loi d'urgence pour compenser des lois votées par des curés.
A trop vouloir légiférer dans le sacro-saint principe de précaution, la liberté de mouvement est étouffée par un cadre restrictif étroit et aussi limité que le cartésien inadapté.
Le français n'est pas un Homme, mais une machinerie "nul n'est censé ignoré la loi".
La loi difforme catho-cartésienne qui devient une dictature pour ceux qui doivent l'appliquer et dont bien sûr les cercles autorisés ne sont pas soumis à pareil enfermement des masses. Les lois françaises, engluées de religiosité absolue, sont faites pour les pauvres, les riches eux ont les moyens, depuis l'IVG, d'aller dans les pays laïques trouver des gens libres d'agir sur leur corps.
Ecrit par : ingenys | 20.03.2008
Je suis profondément écoeuré par le matraquage médiatique sur cette affaire : c'est une prise d'otage émotionnelle au service d'une croisade menée par quelques associations . C'est une question qui mérite à la fois recul et introspection; le braquage n'apporte rien au débat. Je doute de la compassion des medias & associés qui se livrent à une véritable ruée vers l'or. Le journalisme est toujours aussi indigeant, paresseux, et vénal.
Ecrit par : Mathaf Hacker | 20.03.2008
Tout le monde sait qu'en France, rien ne se fait sans gueuler. Rien n'évolue sans révolution.
L'Histoire de France n'est faite que de soubresauts. Cognons sur les sôts et le pays se forge.
Ecrit par : ingenys | 20.03.2008
Détend-toi Mathaf, ça se passe trés bien en Belgique et on n'est pas plus cons que les Belges ( Qui a dit si ? ).
D'autre part, les toubibs doivent bien se marrer en lisant certains posts, car l'euthanasie c'est comme l'avortement : Légal ou pas, ça se pratique, sous silence, mais ça se pratique...
Ecrit par : Fran | 20.03.2008
Eh bien pratique sous silence .. et dès qu'un con te dénonce, va en taule. Et dit merci, on n'est pas plus cons que les Belges car nous on risque la taule.
Ecrit par : ingenys | 20.03.2008
En tous cas ça m'étonnerait que l'euthanasie ne se pratique pas en France, regardez le cas Humbert.
Ecrit par : Fran | 20.03.2008
je lis dans le presse l'incompréhension des médecins spécialistes sur l'absence de prise en charge de la maladie ces 4 dernières années
cette femme m'est apparue très seule face à la maladie
Ca ne remet pas en cause la problématique finale, mais ça change la compréhension des faits
comment apprenons nous à affronter la maladie ?????
Ecrit par : gilles devers | 20.03.2008
Chantal n'a rien demandé à l'Etat fr. pour elle. Elle a simplement demandé à aider les médecins afin qu'ils ne risquent plus aucune poursuite ne changeant une loi désuette.
On a beau le dire en long en large et en travers. Faute d'argument, les évangélisateurs ressortent sans cesse qu'elle n'avait qu'à "sous un train" "en silence" "voilée" "masquée".
Alors renvoyons les hors sujets à l'école catho et poursuivons la sauvegarde des Grands Médecins digne d'humanité et non d'un risque de persécution évangélisateur.
Ecrit par : ingenys | 20.03.2008
ALLER UN PEU D'HUMOUR POUR NOUS REMONTER LE MORAL....On devrait vivre la vie à l'envers'
On commencerait par mourir, ça éliminerait ce traumatisme qui nous suit toute notre vie.
Après tu te réveilles dans un asile de vieux, en allant mieux de jour en jour.
Alors on te met dehors sous prétexte de bonne santé et tu commences par toucher ta retraite.
Ensuite, ton premier jour de travail on te fait cadeau d'une montre en or.
Tu travailles 40 ans jusqu'à ce que tu sois suffisamment jeune pour profiter de la fin de ta vie active.
Tu vas de fêtes en fêtes, tu bois, tu baises, tu n'as pas de problèmes graves.
Tu te prépares à faire des études universitaires.
Puis c'est le collège, tu joues avec tes copains, sans aucune obligation jusqu'à devenir bébé.
Les derniers 9 mois tu les passes flottant tranquille, avec chauffage central, room service etc...
Et au final, tu quittes ce monde dans un orgasme !!!!!
Ecrit par : kriptonite | 20.03.2008
Incroyable ce que tu dis : tu as du lire mon blog. Voila ce que j'écris le lundi 9 juillet 2007 :
Titre : Mais où étaient tous ces cons il y a 27 milliards d'années ?
Il y a 13,7 milliards d'années, c'était le Big Bang initial, comme vous vous en souvenez.
L'Univers que nous connaissons, avec ses milliards de
galaxies, était alors tout entier concentré dans un volume infinitésimal - 10
millions de milliards de milliards de fois plus petit qu'un atome -, d'une
densité et d'une chaleur incommensurables.
Oui mais, qu'y avait-il avant la déflagration originelle ? Dieu alors ? Mais non, pas de gros mot ici, restons sérieux.
C'est simple ! Avant l'Univers était en évolution inversée.
Au lieu d'être en expansion (de moins en moins dense, de
plus en plus froid), il était au contraire en contraction (de plus en plus
dense, de plus en plus chaud). Des forces gravitationnelles l'auraient fait se
rétracter sur lui-même, jusqu'à ce qu'il atteigne un état où ces forces sont
devenues répulsives. Il aurait alors "rebondi", pour donner naissance à
l'Univers où nous vivons.
En somme, inversé veut dire, qu'on naissait vieux et que l'on mourrait bébé. Le temps, comme l'espace, était forcément inversé. Imaginez qu'ils savaient tout sur Mitterand ou Chirac avant de voter pour lui. ça change la face du Monde ! Il y a de quoi de se rétracter avant coup ..
En somme, les cons connaissaient l'heure de leur mort, mais pas l'heure de leur naissance.
Ben, avec toutes ces infos vous avez de quoi cogiter sur la mécanique quantique. Mouah, j'ai déjà mon idée, je dirais même un vague souvenir.
Quelqu'un qui marcherait en ligne droite vers le nord et
qui, ayant atteint le Pôle, continuerait dans la même direction, mais ne
progresserait pas pour autant plus au nord. "De l'autre côté du Big Bang, le
temps va-t-il en arrière ou en avant ? Les deux Univers se succèdent-ils, ou
sont-ils comme deux jumeaux partant dans deux directions différentes, sans que
l'on puisse dire que l'un précède l'autre ?", s'interroge Carlo Rovelli.
Ecrit par : ingenys | 20.03.2008
Tout mon soutien à la famille de Chantal. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai suivi les derniers moments de son calvaire. Chantal a eu le courage de partir mais notre gouvernement, lui, doit vite se positionner sur le sujet ; Pourquoi laisser des êtres humains subirent autant de souffrance alors que cela est insupportable ? Félicitations à La Suisse pour permettre à ceux qui souffrent de partir dignement.
Bon courage à ceux qui entouraient cette courageuse femme.
Ecrit par : katell le glaunec | 20.03.2008
DESOLE INGENY la PAUVREEEEEEEEEEE KRIPTONITE n'a pas lu ton blog!!!!!!
Ecrit par : kriptonite | 20.03.2008
Changer la loi? Rien n'est interdit. La loi, plus que toute autre norme sociale, doit être soumise aux vents contraires. C'est cette épreuve qui en montre la force, où la nécessité de changer.
Le droit français reste-t-il trop marqué par ses racines religieuses, disons catholiques, quand il s'intéresse à la mort? Cela me parait bien possible.
Dan ce débat si apre entre "pour" et " contre", il y a évidemment des données qui dépassent la seule question posée. Et c'est normal, car comment penser que le droit soit si malin qu'il puisse aborder la question du passage de la vie à la mort, avec ses codes, ses régles, et ses modalités? Ce qui fait que l'on dit "droit", parce qu'il y a la loi, les libertés fondamentales, et le code pénal, mais il est impossaible de résumer à "droit".
Et c'est au fond cette volonté de régler la question par une procédure légale, avec experts et juges, qui me semble une régression de la pensée en frome de facilité.
Je reprrends mon gros reproche aux équipes et services de soins palliatifs: Chers amis, d'urgence, expliquez ce que vous faites. parlez nous de ce que nous savons pas. Dites nous tout ce qui peut se passer qd s'approche l'instant ultime.
Ecrit par : gilles devers | 20.03.2008
Voilà, voilà, on s'approche du réel.
La mort dépassionnée, comme un sujet de discussion sur qu'elle peut avoir beau, ...la douceur de mourir après la douceur de vivre...
Mais, si souvent, la mort est horrible! Comment penser qu'on peu mourrir heureux! Oui, nous connaissons tous des proches qui sont morts chez eux, comme avec une vie qui se retire, un immense repli des forces vitales, chez soi, près sa ville, ses montagnes ou de la mer. La mort apaisée, parce que la vie est épuisée.
Lorsque la cause de la mort est la maladie, et une maladie qui frappe qq'un de jeune, la fin de vie est un épreuve. A l'hopital, en soin palliatif, à domicile, il y a encore tant et tant à faire. Je crois que la qualité des soisn en la matière, on connait. On sait faire. Non, les médecins belges ne sont pas des amours, alors que les français seroent des monstres d'indifférence. Avc une loi pour l'euthanasie, il pourra y avoir des médecins qui se comportent comme des brutes, et des familles qui ne supportent rien qui feront tout pour accéler le mouvement, avec un mourant qui fin la fin comme : "dégage". Ce n'est pas une loi qui rend les gens bons.
Mais cette prise en charge de l'accompagnement n'en est qu'à ses débuts.
Les personnels sont plus ou moins bien formés. Il y en a qui craquent. D'autres qui ne sont pas fait pour ça, et qui deviennnent brutaux dans leurs pratiques.
Pour ce qui concerne le cas de Chantal, je dis, par mon pif, qu'il y a eu bcp de rdv manqués pour arriver à cette situation. Si je prends la situation au jour J: trop difficile. Mais je m'interroge bcp sur l'histoire de cette prise encharge, ou plutôt de cette non prise en charge, dans les années écoulées. J'aurai bcp de questions à poser au "médecin personnel" qui s'agite devant les télés.
Une hypothèse. Par des lectures à deux balles des lois sur le droit de la santé, et notamment de la loi du 4 mars 2002 dite loi Kouchner, l'idée qui est souvent passée est que c'es le malade qui est acteur de sa vie et décideur des soins. Après la partenalisme médical, qui infantilise le malade, on passe au malade héro de sa propre histoire, qui va triompher grace aux conseils des médecins.
Ca peut marcher....une fois sur millle!
La réalité, c'est l'immense difficulté à faire face à la maladie, qui conduit à demander et une prise en charge par des pros, et de vrais médecins qui prennnent de vraies décisions. Si le médecin, par faiblesse, ne trouve pas d'emblée les mots et les conduites pour affronter cette terrible maladie qui vient frapper l'existence, ce sont mille questions repoussées, et qui se fracassent sur les derniers jours.
Ecrit par : gilles devers | 21.03.2008
Ecrit par : gilles devers | 21.03.2008
Alors voilà, elle n'est pas morte naturellement, il va donc s'agir de dépenser de l'argent public pour aller chercher ceux qui l'ont aidé à mourir, les mettre en prison...On marche sur la tête, on fait tout pour ne pas emprisonner des assassins ( cf HP de Pau, Bus à Marseille...), et d'un autre côté on essaie de pourrir de pauvres gens qui ne nuisent pas à la société.
Ecrit par : Fran | 21.03.2008
Qui a assassiné Chantal ? Je soupçonne Gilles d'être aller la voir avec une piquouse pour lui en venir en aide.
Et oui, un héro doit rester inconnu. C'est ça la France avec ses lois qui voient des meurtriers partout, des fraudeurs partout, des terroristes partout, des femmes voilées partout .. Le français moyen est si balourd.
Ecrit par : ingenys | 21.03.2008
je pense que chantal sébire a été euthanasier mais l'état fait semblant de ne pas savoir la discrétion
Ecrit par : jacqueline | 24.03.2008
Pour nous, elle a été euthanasiée. Pour l'Etat et la mère Boutin, elle a été assassinée.
Elle est passée par la découpe en rondelle pour l'enquête. Et le juge a ordonné une enquête obligatoire pour retrouver l'assassin. Dès qu'il sera retrouvé, il passera au Tribunal, et devra répondre de son acte odieux avec toutes les circonstances atténuantes qui devraient amadouer le juge et les jurés. A la fin du procès, il sera condamné avec une mensuétude et une tolérance que l'Etat aime à exprimer avec condescendance afin de bien montrer sa puissance et sa grandeur d'âme.
La loi jouissive sur le malheur des autres. C'est notre justice.
Ecrit par : ingenys | 24.03.2008
Ingenys En attendant une loi spécifique on a encore une justice et heureusement !
Donc si j'ai bien compris le gouvernement va étudier une procédure avec décision collégiale de spécialistes en y associant la famille ,au cas par cas et c'est très bien ! Il faudra veiller à ce que les décisions soient prises très rapidement pour éviter les souffrances !
Faire une loi autorisant l'euthanasie serait la porte ouverte à tous les abus !
La loi de hitler de 1939 , montre que même dans une démocratie tout peut déraper : on commence par les maladies incurables entrainant des souffrances , puis les vieux en fin de vie , ensuite les handicapés physiques et mentaux , puis les malades des hôpitaux , les blessés de guerre et on termine par les minorités ...
Comme celà a déjà été rappelé sur ce blog "hitler a été élu démocratiquement "...
Ecrit par : jp | 24.03.2008
Voila qui est bien, tu as raison. Eliminons tout ce qui gène et coûte cher. Tous ces malades .. Burk ! Vive l'eugénisme !
Cette plaisanterie de mauvais goût écrite,
Je pense que la France adore les comités de surveillance, les assemblées, les groupes, les missions, les réunions .. On arrête pas d'en inventer, car l'homme s'ennuie tellement.
Qu'est-ce-qu'il s'ennuie tout seul. Vite une réunion pour papoter.
Pendant les autres agissent, le français pense, réfléchit longuement, lentement comme avant guerre. Tellement lourdement, que pendant ce temps les autres font, ne craignent pas la mondialisation, le ridicule et prennent des années de longueur d'avance.
Alors ce ne devrait pas être bien sorcier pour ce pays, de créer une commission déontologique chargée d'étudier chaque cas, et d'enquêter correctement, afin d'être certain que l'éthique est respectée.
Les abus sont impossibles si plusieurs médecins de haut rang + la personne concernée autorisent la mort douce. Comment font les suisses, luxembourgeois, belges et néerlandais ? Ce ne sont pas des dictatures.
Ecrit par : ingenys | 24.03.2008
Ci-dessous, quelques éléments que semblent ignorer ceux qui idéalisent les solutions adoptées dans d'autres pays ! Moi, je ne veux pas de ça ! On sait comment ça commence ... et aussi ce que ça devient maintenant !!!
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Décisions de fin de vie aux Pays-Bas. Derniers développements. H Jochemsen. Laennec p 28 : 34 ; 2 : 2005.
L’auteur, professeur d’éthique de soins à l’institut d’ESP aux Pays-Bas pointe un certain nombre d’évolutions récentes dans les débats autour des soins donnés aux mourants et à la mort provoquée. Le premier point qui suscite un débat est l’application des procédures légales d’euthanasie volontaire (c'est-à-dire voulue par le patient) à des malades atteints non pas de cancer mais de démence. Un cas récent semble créer un précédent tendant à faire rentrer dans le cadre légal cette pratique. Il s’agit d’une euthanasie pratiquée par un médecin sur un patient atteint d’un début de démence ouvrant ainsi une extension nouvelle à la pratique de l’euthanasie légale aux Pays-Bas. Le second point de débat soulevé récemment est la pratique de la sédation en phase terminale qui pourrait être, selon l’auteur, une façon de détourner la loi. La mort est alors provoquée, non pas par l’administration de substance létales, mais par la non-mise en œuvre de nutrition et d’hydratation artificielle concomitamment à une sédation rendant impossible alimentation et prise de boissons. On passerait ainsi à une technique visant à soulager des symptômes réfractaires (cf. recommandations EAPC ou SFAP) à une technique d’euthanasie déguisée. L’objectif serait d’éviter la déclaration officielle et la complexité de la procédure légale. Enfin la troisième question débattue en Hollande est la question de l’euthanasie des nouveaux-nés poly-handicapés. On sort là du cadre de l’euthanasie dite volontaire (à la demande du patient) pour entrer dans une zone encore plus complexe, celle de l’euthanasie involontaire (ne reposant pas sur la volonté du patient) des handicapés. L’auteur rappelle que la commission nationale qui devait voir le jour pour examiner ces cas n’a pas été créée à ce jour. Il rappelle aussi que dans les 2 seuls cas de jurisprudence les médecins ont été acquittés (y compris en appel). Il cite une publication récente (dans le BMJ) des néonatalogistes néerlandais qui, malgré l’absence d’évolution législative, ont mis en place un protocole de réalisation de ces euthanasies.
En conclusion l’auteur pointe un fait capital : la législation actuelle néerlandaise était censée sortir les pratiques de la clandestinité et définir clairement ce qui est permis et ce qui est interdit (c’est un argument également utilisé en France par les tenants d’une loi « Humbert » ou de légalisation de l’euthanasie). En fait seulement quelques années après sa promulgation elle n’a fait que contribuer à l’extension des bornes initialement fixées tendant donc à permettre ce qu’elle interdisait au départ, notamment l’euthanasie des malades psychiatriques et des enfants polyhandicapés. On ne peut que repenser aux propositions de Binding et Hoche (non évoquées par l’auteur) qui au début du XX siècle prônaient l’euthanasie compassionnelle, justement dans ces cas difficiles, comme facteur de progrès social … On sait ce qu’il en est advenu …
Ecrit par : Yves | 26.03.2008
Bof !
Ecrit par : ingenys | 26.03.2008
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