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26/09/2008

Bizutage : Comment porter plainte?

images.jpgBizutage : Comment porter plainte? Après la discussion, il faut sévir. S’agissant du bizutage, il n’est que temps.

 

Comme chaque année, voici le retour du rite imbécile et délinquant du bizutage. Tradition initiatique, reposant sur le rapport de forces, l’humiliation et la vulgarité. Les jeunes coqs et les petites poules, au prétexte qu’ils y sont eux-mêmes passés l’an dernier, reproduisent servilement les plus imbéciles des pratiques sociales. Pour prouver qu’il s’émancipent, il plongent dans le conformisme.

 

Que ce soit les forts en gueule et les abrutis qui prennent la posture du singe dominant, ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas une raison pour s’en satisfaire et accepter comme une sorte de fatalité ces pratiques délinquantes. Car les choses sont claires : la loi n° 98-468 du 17 juin 1998 pénalise ces actes. Il n’y a donc pas lieu à débat, et les déclarations ministérielles de Valérie Pécresse, fort sensées au demeurant, doivent d’effacer derrière ce juste retour au réel qu’est la plainte pénale. XHR1GCAB7IXROCAYLTK9HCAN2VVWHCAVG21GRCABYVLIGCADFXH9PCAW8J9QHCAV51LXCCAUCNM0WCA41UTH2CA38KAL6CAOPNIFECAH94T5VCASF7E4QCAMKOT71CATW3OTLCAKQ8VN8CAQC3131.jpg

 

Cette année, c’est RTL qui a rouvert le débat, et il faut l’en féliciter. Il n’a pas fallu une grosse équipe d’investigation, mais juste un micro devant les étudiants de la fac de médecine d’Amiens,  pour entendre Marion expliquer comment les redoublants bizutent les étudiants en première année dans l'amphithéâtre de la faculté de médecine, sans réaction des professeurs. « Ils prennent une fille au hasard, et lui font simuler des positions sexuelles. Ils vont élire miss PO, c'est-à-dire miss 'pute officielle', et lui feront faire plein de choses immondes toute l'année, comme lui faire lécher une banane, lui envoyer des saucissons à la figure. Maintenant, quand je vois les deuxièmes années, j'ai peur. »

 

N’aient pas peur Marion, on va s’occuper de ces crétins, et ce n’est pas eux qui vont avoir le dernier mot.

 

La loi, c’est désormais l’article 225-16-1 du Code pénal : « Hors les cas de violences, de menaces ou d'atteintes sexuelles, le fait pour une personne d'amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. » Décryptons.

 

1. Les cas de violences, de menaces ou d'atteintes sexuelles sont punis par d’autres articles du Code pénal. Que ce soit dans le cadre du bizutage ou autres, peu importe.  

 

2. Les faits sont sanctionnés comme des données objectives, c’est-à-dire qu’ils constituent l’infraction parce qu’ils ont un caractère humiliant ou dégradant.

 

3. Est punissable celui qui amène autrui, même avec son accord, à commettre des actes humiliants ou dégradants . C’est la loi que la loi est maline. « Le bizut est consentant, même ça l’amuse. » Tu parles. Il se trouve contraint et se fait une raison.

 

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Après, il faudra s’occuper du cas des responsables universitaires qui, bien sûr, ne savent rien. L’article 40 du Code de procédure pénale fait obligations aux agents de l’Etat qui « acquièrent  la connaissance d'un crime ou d'un délit » d’aviser sans délai au procureur de la République. Les faits sont connus et qu’ont fait les autorités universitaire à Amiens. Rien ? Aidez les à sortir de l’inhibition avec une plainte disciplinaire auprès du ministre, et une plainte pour non-dénonciation d’infraction auprès du procureur de la République. Un syndicat d’étudiants pourra se constituer partie-civile.

 

Assez parlé, beaucoup trop toléré. Action !

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Commentaires

De mémoire le seul bizutage que j'ai connu c'était au lycée (public ) une pièce de monnaie était posée au sol , les "anciens " crachaient dessus et il fallait l'attraper avec les dents ...., moi j'ai refusé et il n'y a pas eu de suite !N'ayant pas fait de grande école je n'ai rien connu d'autre ....

Je comprends pas que ce soient les redoublants qui fassent le bizutage ! Non seulement ils sont nuls et coutent cher à la collectivité , mais en plus ils stressent de bons éléments ! que font les profs ?

Écrit par : jp2 | 26/09/2008

Dans mon école du 13e, les filles de 1ere année se font bander les yeux, et doivent reconaitre les objet qu'elles touchent ... Je suis laisse imaginer les dérives ...

Je suis contre ces pratiques, l'école devrait être un endroit ou règne le calme et le sérieu, que font les chefs d'établissement ?? rien ... à vrai dire je pense qu'il ferme les yeux exprès. Mais ou est le bon sens ??

Écrit par : Tibo | 26/09/2008

Je comprends pas cela fait 15 mois que je subis un bizutage par un petit monsieur agité et je peux pas porter plainte

Écrit par : Pierre Lambert | 26/09/2008

Il vaut mieux un agité qu'un " mou ", burck une main moite ....

Écrit par : jp2 | 26/09/2008

Medecine c'est particulier, ca l'a toujours ete. Le cote perverse des elites sur les nouvelles recrues, cela me rappelle le bizutage des public schools, lequel pouvait durer toute la carriere scolaire d'un individu. Les vieux croutons regardent ailleurs, au nom des traditions. Encourager l'humiliation et l'ecrasement de l'autre est intolerable. Lorsque j'etais au lycee on voyait debarquer les 1eres annees de medecine qui venaient nous bizuter. Le lycee interdisait officiellement mais laissait faire: farine, encre, bouteilles de mousse carbonique, eau, beaucoup de cris et de hurlements dans les couloirs... tout etait bon pour nous faire passer un sale moment pendant qques jours en octobre. Ils venaient chez nous le lycee public mais ne se seraient jamais pointes chez les prives.

Écrit par : anna donskoy | 26/09/2008

A santé navale de Bordeaux il y a 50 ans environ , c'était l'époque du " spoutnick" russe ! les de première année " tout nus" devaient faire le tour de la place d'arme avec un balais entre les jambes en criant "bip bip bip " ....c'est ce que m'a raconté un ancien élève !

Écrit par : jp2 | 26/09/2008

L'humiliation est une bonne tradition pour faire de bons serviteurs de la société bien serviles. Nous ne vivons plus à l'époque des forts et des caractériels qui dominaient, mais à celle de la domination des plus laches et des plus vicieux. C'est ainsi.

Heureusement, une femme de caractère, qui n'est pas lache ni servile, a pris les choses en main et à voulu en finir avec ses bandes mous. Il était temps qu'arrive Ségolène Royal pour faire cesser ces bizutages de petits bourgeois. Ce n'est pas les gaullistes rampants qui l'auraient fait.

Écrit par : ingenys | 26/09/2008

Je préfère ça aux illuminés tels Staline , Hitler ...

Concernant Ségolène je crois qu'elle s'est fait piéger lorsqu'elle parlait des enseignants dans une vidéo volée ... mais aurait elle bougé le mammouth ?

Écrit par : jp2 | 26/09/2008

Et bien, il en faut peu pour vous offusquer.

Écrit par : henri | 26/09/2008

La violation de la loi et la violence faite aux femmes, cela me suffit.

Écrit par : gilles devers | 26/09/2008

Henri excusez moi mais j'ai pas trop fait attention , car ingenys a toujours une façon particulière de présenter les choses ....

Il parle des caractériels et des forts qui dominaient puis dans la foulée il parle de Ségolène !

Moi je n'ai pas fait d'amalgame mais j'ai répondu dans l'ordre de son commentaire ?

Ceci dit je vous confirme que le connaissant c'est bien de ces deux là dont il parlait ....

Écrit par : jp2 | 26/09/2008

dans mon école il y a ce qu'on appelle une "intégration". chacun est libre de la faire ou non.
Le but n'est pas l'humiliation mais la cohésion de toute la promo qui se serre les coudes dans cette petite épreuve... (jeux a base de farine, exercices militaires bataille d'eau...) et a la fin ca fini en rébellion des nouveaux, grosse bataille avec les mecs de deuxième année dans une super ambiance... une dernière soirée arrosée et ca s'arrète la. bonne ambiance et sur 3 jours... aucun soucis je pense tant que chacun est libre de partir.

Écrit par : flo | 26/09/2008

Si on est libre de participer ou pas, ça va. Si l'on est obligé de subir, je m'étonne qu'il n'y ait pas de morts.
En général ce n'est pas une bonne ambiance pour les nouveaux contraints, tous à poils, dans la merde, simulations sexuelles et orgies pas très catholique tout ça. C'est un relent de nazisme ou de colonialisme qui préparent les anciens à leur futur boulot de mépris des autres. Après on s'étonne que le fric est roi chez ses diplômés qui ne considèrent l'humain que comme du bétail bon pour le service.

Écrit par : ingenys | 26/09/2008

Et pourtant ingénys la plus grande qualité attendue de ces hommes c'est la modestie et ne jamais se monter hautain envers qui que ce soit ....C'est l'attitude déjà prônée par les Jésuites en son temps ....

Écrit par : jp2 | 26/09/2008

Il y avait aussi des bizuthages sympas... qui permettaient aux premières années de se faire parrainer par un ancien. Moi j'ai fait l'INSA de Lyon, j'ai été bizuté et j'ai bizuthé. ça n'est jamais sorti d'un cadre respectueux. ..Mais bon, il en est des bizuthages comme des matches de foot ou des techno parties: une petite part des gens corrompt tout ...

Écrit par : longjohn | 26/09/2008

Et objectivement, cette loi est bien faite. Car elle n'entre en jeu que s'il y a des faits qui portent atteinte à la personne.

J'ai régulièrement des échos de faits graves et tout à fait condamnables qui se développent dans des écoles assez prestigeuses. loi du silence, car il était déjà si difficile de s'inscrire à l'école. Je sais aussi qu'il y a des phénomènes d'alcoolisation redoutables.

Par chance, les facs de droit ne connaissent rien de cette tradition. Je n'ai donc pas eu à gérer l'affrontement, car je l'aurai vécu comme tel.

Écrit par : gilles devers | 26/09/2008

Je n'ai pas connu ce problème, si quelqu'un avait eu simplement l'idée, il aurait gagné un passage gratuit sur la case "Urgences".

Écrit par : Mathaf Hacker | 26/09/2008

Le bizutage est assez courant dans certaines institutions, cela peut être intégré ou, camouflé sous un entrainement ou autre exercice du style. C'est officiellement un moyen pour renforcer la cohésion. Soit, mais les dérives peuvent survenir rapidement.

Je me souviens d'un instructeur qui était un peu pénible sur ce plan. On a décidé qu'on le bizuterait également, jusqu'à cela lui passe. Le soir, il avait organisé un "mélange". Il faisait vider les armoires avec toutes les affaires qui passaient par la fenêtre et nous autres bizutés, foncions pour les rechercher, car il pleuvait.

C'est là qu'un gros malin a eu l'idée qui tue. Il a pris un casque lourd et l'a jeté par la fenêtre du 2ème étage, sur la tête d'un des stagiaires africains, dont le papa était ambassadeur. Il a pas bien tenu le choc, mais devait avoir la tête dure, sauf qu'il a pris le casque de travers et il avec le cuir chevelu entaillé, il saignait "comme un porc".

Donc évacuation sur brancard vers l'infirmerie. Le capitaine a été appelé de ses quartiers à cause de l'incident, survenu en dehors des heures de service, dans le cadre d'une activité non planifiée à l'emploi du temps, sans ordres supérieurs, donc qui engageait la responsabilité directe de l'instructeur, à la base de l'initiative, jugée très intelligente.

La question était quel est le "con" qui a jeté le casque? Mais nous n'avions pas le choix, on a exécuté les ordres, qui étaient de jeter toutes les affaires du paquetage par les fenêtres.

Il n'a pas aimé le capitaine, d'avoir à rendre compte au Colonel, pour se couvrir, surtout qu'on avait estropié le fiston en détachement diplomatique.

Écrit par : Jean | 26/09/2008

Selon la presse, les avis diffèrent d'un extrême à l'autre en fonction des sources. Je pense qu'il faut être prudent concernant cette affaire.

Néanmoins, votre article est tout à fait utile en ces période de rentrée pour les personnes qui pourraient en avoir besoin.

Au plaisir de vous lire.

Écrit par : Antoine | 26/09/2008

Ah oui, la distance qui existe entre l’annonce publique d’une affaire et la réalité des faits. J’espère qu’une enquête a été engagée à Amiens. Savoir ce qui s’est passé ne doit pas être un défi pour la police...

J’ai écris cette note car je sais à quel point il est difficile pour une victime de bizutage illégal de porter plainte. Je parle bien de bizutage illégal.
Raconter des faits qui viennent en contrariété avec tout ce qui fait la pudeur et l’intimité.

Question de toute victime : pourquoi moi ? Je devais avoir le profil à être victime, ce qui veut dire que j’ai qqchose en moi qui ne va pas.

Dénoncer des pratiques sociales aussi répandues que tolérées. Celui qui caresse les fesses d’un fille dans le bus est un salopard qu’il faut entôler aussi sec. Quand c’est bien pire mais dans une ambiance de débordements partagés, et tolérés par l’administration, il est très difficile de dénoncer cette délinquance qui place la victime dans position de l’anormalité.

Parvenir dans les grandes écoles ou d’une université est le challenge d’une vie pour nombre de ces étudiants. C’est LA voie qui ouvre l’avenir, qui structure une vie. D’où le risque de tolérer ce qui est intolérable car l’essentiel est de poursuivre ces études.

Quand le bizutage est ouvertement violent, le code pénal répond par les grands classiques.

Là où la situation devient visqueuse, c’est quand ce bizutage est accompagné de tout un cérémonial qui conduit la victime, ca tout cela n’est pas son choix, à accepter ou faire semblant d’accepter de code de la vulgarité.

Il faut donc que les modalités de procédures apparaissent comme simples et claires, ce qu’elles sont quand les bases sont respectées. Car la victime, outre le fait de se déclarer victime, peut craindre pour la suite de ses études. Un démarche mal construite pour dénoncer de tels faits peut se révéler une cata. Il faut de la méthode, mais il est nécessaire que quelques uns de ces abrutis ne seront passé en garde à vue, puis condamné à qq mois de prison avec sursis. Pour avoir la paix sur les campus.

Écrit par : gilles devers | 27/09/2008

j'ai fais medecine...
j'ai ete bizuté et il faut dire que medecine c'est special...
mais il ne faut pas voir quelque chose d'humiliant la dedans!!!!
les primants se plaignent de recevoir des oeufs ou de la farine le premier jour mais il finissent par en faire autant contre les doublants ca dure une matinée!
et aps il y a les chants "traditionnels"avt chaque cour! mais les cours ne sont en rien perturbés!
les primants qui deviennent doublants bizutent les nouveaux et ainsi de suite! C la "tradition" et les deuxieme année ne m'ont jamais fait peur !!! au contraire ils sont la quand ont a besoin d'eux!

Écrit par : lyly S. | 27/09/2008

Vaste dilemme !
Porter plainte, c'est encore un autre niveau. Cela signifie, "sortir du système", se placer "hors des clous, de la "règle commune admise". On prend des risques certains. De plus, trouver des témoins c'est encore une autre affaire.

Je raconte un cas concret parallèle. Un patron invite ses personnels à une méga-bouffe, dans un resto haut de gamme. Comme consommations, uniquement les vins très haut de gamme, mais sans retenue, 6 bouteilles à plus de 150 euros, avant de passer au plat principal. La soirée se termine très tard, pas de problème, le patron avait réservé à l'hotel pour lui et sa secrétaire. Quand tous étaient biens chauds, voilà que l'ancien sort un truc pas triste : "Hermann Goering lui même a fondé notre société à Hambourg en 1933". Je dis pas la tête de Mathieu, qui était de confession israélite, personne ne le savait sur le terrain. Peu de temps ils lui ont mis la pression. Il ne déjeunait plus avec les commerciaux et venait sur les sites d'exploitation. Je m'entendais bien avec lui, d'autant qu'un de ses oncles militaire était à la DRM. Il s'est fait tabasser par un des commerciaux devant plusieurs témoins au bureau. Il a porté plainte, personne n'avait rien vu, classement sans suite. Il a quitté la boite, après un arrêt de travail de cinq semaines. J'ai tenté de faire témoigner, un des commerciaux de la famille d'un ancien préfet d'Alsace, qui avait décidé de se casser de la boîte. Réponse, quand j'aurai trouvé un taf ailleurs on verra, mais ici tous dira que ce n'est pas vrai, car aucun ne veut se faire virer.

J'ai tenté de l'aider indirectement, par des contacts que j'avais à la gendarmerie. Bilan, j'ai été ciblé et trois mois après également viré, sur des bases très fausses. L'inspecteur du travail m'a dit par la suite, "mais il vaut mieux négocier votre départ, de toute façon, ils vont vous éjecter, à moins que dans 6 mois vous ne partiez de vous même avec en prime un ulcère à l'estomac"
Mais j'avais des potes dans le dispositif qui m'avaient alerté, par métaphores répétées, "moi aussi je vais prendre la retraite en juillet"..... J'ai limité les dégâts, en me syndiquant. Puis en demandant que la société applique la loi, élections de délégués, avec signalement du non respect des lois et potentielles poursuites pénales. Je ne vous dis pas les tronches. Ceux qui me parlaient, c'était seulement après avoir fait un tour d'horizon, pour vérifier que personne n'était en chouf......
Se mettre hors système est un choix difficile et pas sans conséquences, il faut avoir une âme de guerrier, sinon, il vaut mieux faire le dos rond et laisser passer.

Je l'ai su par un des conducteurs allemands, fâché avec la direction, qui m'a fait la confidence: " Siehst-du, kein Jude in der Firma" "Pas de Juif dans la société!"

Et la loi elle fait quoi, mais rien......

Écrit par : Jean | 27/09/2008

Moi je me serai déjà procuré le croc de boucher qui servira à pendre cette ordure d'antisémite ! réaction primaire mais juste .....

Ceci dit aujourd'hui dans notre bonne administration il se passe des trucs pas triste et effectivement ça se termine par "vous vous mettez en longue maladie ou on vous licencie "

Cette administration est minée par des petits chefs incompétents ...et les pires (contrairement à l'armée )ce sont souvent ceux qui ont gravi les échelons en interne et qui se méfient de tout le monde ....

Jean j'ai fait exactement comme toi ! moi qui suis anticommuniste primaire , j'étais à la cgt pendant trois ans car c'est la seule solution pour les faire chier (les petits chefs )...

A la cgt le responsable a dit "on prend tout le monde sauf les fachos "....

Écrit par : jp2 | 27/09/2008

La loi devient la loi du silence.

Écrit par : anna donskoy | 27/09/2008

Il y avait une tradition ancienne, disparue de nos jours, c'était le monôme : un gros happening genre bachanale, après les examens. On faisait des conneries qui ne visaient que les vieux cons et les bourgeois, en se frottant à des flics débonnaires. Et les gonzesses ne laissaient pas leur part aux chiens... Rien à voir avec les tapettes qui fondent sur un individu pour l'humilier.

Écrit par : Mathaf Hacker | 27/09/2008

J'ai toujours fait les 400 coups, mais jamais en humiliant les autres. Prendre des risques est une chose, mais le bizutage obligatoire sous la pression de l'ordre établi, c'est trop facile et trop lache. Tu perds ta place ou tes prérogatives si tu refuses de te faire dégueulasser, ce n'est plus drôle du tout. Les meilleures blagues sont les plus courtes et sans aucune pression d'une curée de bipèdes infantiles. Une foule, ça ne pense pas, c'est l'esprit de la foule et ce n'est que plus dangereux car sans limite.
Tu ne peux pas porter plainte, alors devient Rambo, prend en photo chaque agresseur et retrouve le quand il est seul pour lui régler son compte.
Je comprends pourquoi on a de plus en plus de carnages. Maintenant, je me dirais que c'est un justicier qui n'a fait que péter les plombs.

Écrit par : ingenys | 27/09/2008

En fac de psycho, on a voulu me bizuter: j'ai jsute dit que le premier qui me toucher se prennait ma main dans la gueule (une fille ca fait pas peur mais bon j'ai tenté) et que je m'en foutait d'être seule toute l'année... Au final ils n'ont rien fait...ca a donné du courage à mes copines qui m'ont suivi.

Écrit par : Vanis | 27/09/2008

Bravo Vanis! Qu'est-ce que c'est que ces sales mecs qui croit pouvoir poser la main sur les autres, sans demander ?

Écrit par : gilles devers | 27/09/2008

Oui mais c'est fac de psycho. Sûrement que d'autres endroits, ils ne sont pas si psychologues. Les récalcitrants sont pris manu militari. A moins d'avoir la force de Hulk et surtout le courage de tenir tête toute une année.

Écrit par : ingenys | 27/09/2008

Si Ségolène Royal a créé le délit de bizutage, c'est sans doute parce que des cas de bizutage étaient pendants devant la cour européenne des droits de l'homme. Rappelons que l'article 3 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme condamne les tortures et les peines et traitements inhumains ou dégradants

Écrit par : arsinee | 27/09/2008

L'apport de la loi, ce sont les cas limites. Car toute forme de violence est punissable par le Code pénal.
L'apport de la loi joue surtout pour le "consentement imposé". L'intimidation et le mouvement de masse conduit à accepter ce que l'on refuse. D'ou l'idée de pénaliser l'atteinte à la dignité comme fait objectif.

Je n'écarte pas non plus une instrumentalisation de la loi: dire qu'il y a une loi pénale pour le bizutage doit etre de nature à calmer les échauffés. mais je n'ai pas vu de jurisprudence publiée. C'est pour cela qu'une plainte serait la bienvenue

Écrit par : gilles devers | 27/09/2008

Segolene a cree le delit de bizutage parce que Delanoe la "Torture" que Aubry lui fait de la "Peine"et que Hollande lui inflige des traitements "Inhumains et Degradants"..........

Écrit par : kriptonite | 27/09/2008

Delanoe, Aubry, Hollande ne font pas le poids face à Ségolène. Attali l'avait dit concernant Hollande. Il pourrait le dire tout autant concernant les autres.
Bizuter Ségolène, faudrait se lever matin. Ségolène, c'est une Simone de Beauvoir ouvertement politique.

Écrit par : ingenys | 28/09/2008

vive les biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiites

Écrit par : thomas | 20/10/2008

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