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Surréalisme du Code de procédure pénale ?

« Le traitement subi par le responsable de Libération, arrêté dans le cadre d'une affaire de délit de presse non passible de prison, parait surréaliste ». C’est Frédéric Lefebvre, le toujours distrayant porte-parole de l’UMP qui parle, ajoutant que « la méthode utilisée dans une simple affaire de diffamation semble tellement disproportionnée qu'elle nous parait devoir donner lieu à une enquête ». Alors enquêtons, mon Frédéric, et préparons une série de bonnets d’âne pour les députés qui ignorent le sens des lois qu’ils votent.

F200706151606583240433841.jpgVittorio de Filippis était directeur général de Libération il y a deux ans, quand le journal avait publié un article mettant en cause Xavier Niel, le patron de Free. Diffamation ou pas, un jour, un tribunal dira. La responsabilité pénale est encourue par le directeur de la publication, avec une peine maxi de 12000 euros. Souvent, dans ce genre d’affaire, la personne qui s’estime diffamée agit par voie de citation, convoquant elle-même le responsable du journal et l’auteur de l’article devant le tribunal correctionnel. C’est à Paris la fameuse 17° chambre, appelée chambre de la presse. Mais il est aussi possible de se constituer partie civile auprès d’un juge d’instruction. C’est la voie qu’avait choisie Xavier Niel. Un juge était saisi, et s’était d’ailleurs modérément passionné pour l’affaire… Deux ans plus tard, l’heure venait de prononcer la mise en examen Vittorio de Filippis. Une démarche obligatoire, vu ses fonctions à l’époque.

Là vient le hiatus. Des convocations avaient été adressées par le juge, et étaient restées sans réponse. Pourquoi ? On saura bientôt. Changement d’adresse l’ancien directeur de Libération ? Non, la justice avait bien son adresse, la preuve avec l’arrivée de la police au domicile. Je ne peux donc que subodorer une petite négligence de la part de Vittorio de Filippis. T’as bien noté, Frédéric ?

Donc, le juge prend les abeilles, et donne ordre à la police de lui amener celui qui ne veut venir à lui. Application de l’article 122 du code de procédure pénale : un mandat d'amener peut être décerné à l'égard d'une personne à l'égard de laquelle il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission d'une infraction. « Le mandat d'amener est l'ordre donné à la force publique de conduire immédiatement devant lui la personne à l'encontre de laquelle il est décerné. » La personne doit être arrêtée et conduite devant le juge dans les vingt quatre heures, selon les articles 125 et 126.

Pour les modalités, c’est l’article 134. L’enquête avance, Frédéric. Ne lâche ni ton carnet, ni ton crayon.

L’alinéa 1 permet au policier mandaté le juge de « s'introduire dans le domicile d'un citoyen » entre 6 heures et 21 heures.

Après, ça commence à coincer. L’alinéa 2 de l’article 134 rappelle le principe de proportionnalité, précisant que le policier « peut se faire accompagner d'une force suffisante pour que la personne ne puisse se soustraire à la loi. » Suffisante, pas excessive.

Ca coince ensuite avec l’article 803 : « Nul ne peut être soumis au port des menottes ou des entraves que s'il est considéré soit comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, soit comme susceptible de tenter de prendre la fuite. » Dangereux, l’ami Vittorio ?

Ca coince encore plus avec la fouille corporelle, présentée comme une nécessité de service pour s’assurer de la sécurité des personnes, fouille qui est de rigueur mais n’est pas prévue par un article du Code de procédure pénale. C’est un rituel. Enlever tout ce qui peut être dangereux, à commencer par la ceinture et les lacets, déshabillage jusqu’au slip, puis le slip baissé et le buts en avant tousser fort. Des usages généralisés, avec des modalités variables, qu’avait longuement dénoncé la Commission nationale de déontologie de sécurité dans un avis du 14 avril 2008. Tu ne l’avais pas lu cet avis, Frédéric ?  

D’une manière générale, ce qui est cause, c’est la mise à l’écart du 3° alinéa du III de l’article préliminaire du Code de procédure pénale. Les mesures de contraintes « doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l'infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne. »

Bon. L’enquête est bouclée. Maintenant, mon beau Frédéric, si tu es toujours intéressé par le surréalisme induit par le Code de procédure pénale, je ne saurais que trop te conseiller d’installer ton insatiable curiosité dans les sous-sols des palais de justice et les commissariats. Tu verras que ce qui est arrivé à  Vittorio de Filippis, c’est du quotidien. Ce qui ne l’est pas, c’est que ça concerne le directeur d’un quotidien.

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Commentaires

  • L'avis de la CNSD sur les fouilles corporelles, systématiques et systématiquement humiliantes:

    http://www.cnds.fr/ra_pdf/reponses_nov_08/Avis_2007_130.pdf

  • la commission nationale de déontologie agie a condition d'avoir un député avec vous !

  • De Fillipis a été un peu négligeant, c'est une bonne opportunité pour dénoncer ces pratiques connes et humiliantes, et tout le monde en parle, ça restera dans les anales.
    J'ai entendu le récit d'un détenu qui racontait que, lors de son transfert au palais de justice, les policiers prenaient un malin plaisir à procéder à la fouille anale avant la fouille buccale, avec les mêmes gants bien sur. Coluche disait qu'après dix avertissements les flics avaient un blame.

  • "Tu verras que ce qui est arrivé à Vittorio de Filippis, c’est du quotidien. Ce qui ne l’est pas, c’est que ça concerne le directeur d’un quotidien."
    Effectivement...
    Que "les" journalistes aient réagi comme ils l'on fait, d'accord. Mais des titres du type "De Filippis traité comme un vulgaire voyou" trahissent bien l'idée que ces mêmes journalistes se désintéressent voire s'en fichent comme de leur première carte de presse du caractère banalement quotidien de ce type de traitement policier au mépris -comme vous l'avez si parfaitement montré- du code de procédure pénale et des droits les plus élémentaires de la personne humaine.

  • Les perosnnes qui vivent ce genre de scènes sont peu enclines à raconter. D'abord parce que la scène crée un sentiement d'humiliation et de vulnérablité. Ensuite, car c'est dans le cadre de la loi et avec des policiers et des jges de tout coté, alors on pense que ça doit être comme ça. Enfin, parce que, sauf exception, de ceux qui vivent ce genres d'heures sont eu peu dans un embrouille (meme si c'est rien de grave mais ne pas avoir répondu aux convocations du juge, comme dans cette affaire.)

  • Cette histoire m'étonne car le type est seulement amendable, il a juste laissé trainer un commentaire diffamant, me semble-t-il... Ou me trompe-je ?
    J'ai du mal à comprendre le traitement qui lui a été réservé.

  • Je vais me faire l'avocat du diable ,par ce que rien n'est jamais ni blanc ni noir Imaginons que ce monsieur n'ai pas été "fouillé" et qu'il sorte une arme et plante le juge ?
    Le citoyen lambda répond a une convocation des juges Ceux qui n'y répondent pas font soit partie des délinquants soit de cette castes des politiques du show bizz et des medias Ces gens sont dans la toute puissance et s'imaginent au dessus "du petit juge" et de ces forcement cons de policiers
    Pour Vittorio de Filippis,c'est sur c'est un choc,que d'être traité comme Monsieur tout le monde et voyez la réaction de la caste qui sont effrayés a l'idée de subir ce que subit le peuple

  • Les gens qui sont pour des lois et des peines plus dures contre les délinquants n'imaginent pas que l'appareil juridico-policier peut un jour se tourner contre eux, même par hasard.

  • Voila! j ai confié a antimithe que j aimerais qu il s exprime plus souvent car j aime son bon sens et ses idées ! voila!!!! Merci Antimithe !

  • Enfin une analyse juste, claire et détaillée sur le sujet...
    Bravo et merci d'apporter un peu de connaissance et de justesse dans cet océan de conneries (médiatiques cela va sans dire...)
    SB.

  • Le probleme n'est pas que Vittorio de Filippis n'ai pas ete traite "comme monsieur ou madame tout le monde" mais bien que le code n'ai pas ete applique correctement. Il est important de denoncer certains abus, afin que le code soit interprete a sa juste mesure pour tous ceux qui sont concernes. Le fait qu'il n'ai pas repondu aux injonctions ne justifiait pas tout ce cirque. Voir le cas joint par Gilles pour une affaire de chequiers. La fouille dans les commissariats n'a rien de la representation romantique des films. C'est sale, ca sent le fauve, on vous fait glander a poil, ou presque dans les meilleurs cas; et bien sur c'est humiliant. Alors pourquoi imposer cela si le risque evalue ne demontre pas la necessite d'une telle demarche? Plus que surrealiste, c'est sadiste. J'ai vu ca de pres.

  • Les sarcasmes s'évaporent avec le temps, restent les faits, et notamment ceux que l'on peut croiser pour voir si tout le monde est réellement traité de la même façon.

  • Je trouve que cet homme distingué a eu beaucoup de chance.
    Il aurait pu tomber sous le coup des lois d'exception comme les jeunes de Tarnac.

  • Gilles vous dites "des convocations avaient été adressées" ....puis plus loin "une petite négligence...."

    Ce qui rassure c'est que Directeur général ou petit salarié tout le monde est traité de la même façon !

    Donc si on ne répond pas à la 1ere convocation on est reconvoqué ? combien de fois ?

    Ça me fait penser à qqun qui n'avait pas réglé sa taxe télé et qui a laissé trainer malgré plusieurs courriers et un jour ils sont venus pour saisir les meubles !

    Mais comment peut on ne pas répondre à un juge ? c'est trop risqué ?

  • Cela ne change pas sur le fond (interpellation disproportionnée), mais néanmoins n'essayez-vous pas un peu d'excuser une certaine catégorie de personnes dans cet article, qui justement se croit parfois un peu trop au-dessus de toute loi? Comment dans cette optique peut-on considérer la bonne foi de la justice, si les lois s'appliquent différement aux individus pour les mêmes faits?

  • C'était seulement amendable et tout le monde le sait. C'est simplement un énième avertissement aux grandes gueules de la presse de gauche.

  • Merci Maître pour ce billet plus nuancé que ce qu'on a vu jusqu'à présent.
    A la décharge des journalistes pourtan : ils se placent sur l'angle de la liberté de la presse.
    Quant aux sous sols des commissariats et palais de jusrtice, il me semble que cela avait défrayé la chronique suite à 2 rapports rendus par un syndicat de police d'une part, des magistrats d'autre part. Et les média avaient retransmis (pas longtemps certes)

  • Et puis pour celles et ceux qui en douteraient, Mme Dati et allo Marie le disent en cœur : c'était parfaitement normal.

  • Tiens la mère qui a simulé la disparition de sa fille pour faire revenir le mari qui s'était fait la malle, a pris un mois ferme lol...
    Tu peux vendre un enfant, l'abandonner, ou encore le laisser errer dans la cité, mais l'utiliser pour faire revenir le mari, non ça c'est impardonnable madame...
    On touche à la quintessence là...

  • Fran Libération est un excellent journal et malheureusement (comme le figaro d'ailleurs ) ici on l'a au compte goutte et dans certains points de vente !

    Sincèrement je crois que tu as trop d'imagination ! on n'est pas sous le régime de Staline tout de même ! Faut arrêter de fantasmer ....

  • Pas mon genre de fantasmer, mais l'étau de resserre on dirait. Wait and see.

  • Ayant été condamné à une peine de prison ferme (par la 17e, juge Getty) en 1989 pour des écrits commis dans Le Monde en 1986, juste avant la première cohabitation, j'aurais aimé savoir depuis quand le délit de complicité de diffamation est « une affaire de délit de presse non passible de prison ». C'est ce pour quoi j'ai pris.
    Le journal, sur cette poursuite précise, n'était pas visé. J'était donc complice d'un délit sans auteur. Et condamné à la moitié de la peine maximale : quinze jours. Ce afin de me dissuader d'ester en appel, où j'aurais pu avoir un mois, qui n'était pas amnistié par la Présidentielle 1988.
    Il y a eu à ma connaissance au moins deux autres condamnations par la suite en France, dont une à Paris (17e ch.) au début des années 2000.

  • FRAN Impossible la dictature dans un pays comme le notre ! La seule fois ou j'ai douté c'était au moment des écoutes téléphoniques et du bateau en Nlle Zélande !

  • Intéressant ce que vous dîtes Fabien. Surtout sur la peine de prison. J'avoue humblement que j'ai pris la déclaration de l'avocat de libé pour argent comptant.
    Peut-être la loi a-t-elle changé depuis 1989 ?

  • Moi je dis plus rien, je veux pas qu'on me fouille les fesses en GAV.

  • Ce qui fait rire dans cette affaire, c'est que ce genre de procédé arrive tous les jours mais lorsque l'on touche à une personnalité publique (plus ou moins car ici nous avons à faire à un journaliste), on s'offusque du comportement des policiers et on en fait une affaire d'Etat.

    Si il fallait se révolter contre les pratiques de notre Justice, il faudrait le faire pour tout le monde mais ce n'est pas le cas.
    Encore une histoire banale qui prends des mesures inconsidérables lorsqu'on s'attaque au lobby du show business...

  • vous etes tous marrants! des interpellations comme ca y'en a tous les jours et la ca serait plus grave parceque c'est un journaliste? je suis desolée, moi je suis une citoyenne lambda et on a debarqué chez moi a 6h du mat un jour pour me "serrer", c'est vrai que c moche, c'est humiliant mais en quoi ca le serait plus pour lui que pour moi? il devrait s'estimer heureux il a pas pris de coup d'annuaire dans la gueule, lui et il a passé que 5h en GAV! Pourquoi tout le monde fait il semblant d'ignorer ce qui se passe dans les commissariats quand il s'agit des pauvres clandestins, des jeunes delinquants et lorsqu'il s'agit d'un journaliste, tous les ministres font des conférences de presse! Je suis desolée pour ce Monsieur et pour sa famille, mais comme d'hab l'affaire sera classée sans suite, et il oubliera comme nous autres de la plèbe!

  • Toi aussi t'avais laissé trainer un commentaire écrit par un autre sur un site internet ?

  • Ca me rapelle la fois ou j'ai été interpellé par 3 policiers de la bac qui s'étaient trompés de personne. J'avais quand même été hospitalisé 3 jours avec trauma cranien + 15 jours d'ITT.
    Malheureusement pour moi je m'étais débattu pendant l'interpellation et donc j'avais réussi à blesser un policier.
    Le résultat : j'ai fait 1 mois de TIG et le policier s'en est sorti avec un article dans le Progrès ventant le fait d'avoir interpellé un delinquant..

    Je ne me rapelle pas d'avoir fait la une des journaux TV pour autant, mais bon je ne suis pas non plus une star du show-biz, ça doit être pour ça ..

  • Des choses sont à revoir sûrment suite à cette intervention et c'est pour cette raison qu'il y a une enquête.
    J'ai tous de même trois questions en réaction à cette article :
    1/ Une enquête est en cours et rien ne prouve pour le moment (l'enquête le dira) que l'arrestation a était musclé: Y at'il eu des blessures causées à ce journaliste?
    2/ Pour la fouille il y a sûrment des choses revoir également mais que ce serait t'il passé si le mis en cause aurait tenté de mettre fin à ses jours au moyen de sa ceinture (s'il en avait une) ou autre objets qu'il avait en sa possession et qui peuvent être très bien dissimulé je suppose? On aurait donc reproché à la police de ne pas s'être assuré de sa sécurité?
    3/ Pour le menottage, ce journaliste n'est peut être pas "dangereux pour lui même ou pour autrui" mais le fait qu'il n'ai pas répondu aux convocations ne peut t'il pas justifier le fait qu'il tente de se soustraire à cette enquête et donc de se soustraire à la surveillance des policiers en prenant la fuite?
    Je ne juge personne car je ne suis pas juge et ne suppose rien mais je pense qu'il faut être prudent dans ce genre d'affaire avant de tirer à boulet rouge. La présomption d'innocence marche dans les deux sens non?

  • Copier coller de l'interview:
    "Votre interpellation, vendredi matin, a été qualifiée de «musclée». Y a-t-il eu des violences?
    Non, on ne peut pas parler de «violences» mais d’atteintes à la dignité humaine. J’ai été traité comme si j’étais passible d’une peine d’emprisonnement, comme si j’étais un danger public. Alors que ce délit n'est pas passible de prison, mais d’une amende au pire."
    Conclusion: pas de violences, un menottage du commissariat au palais de justice.
    Comme quoi il faut attendre avant d'insinuer certaine choses....

  • Gilles , donc si j'ai bien compris : si je fais un commentaire désobligeant , vous risquez si vous ne vous rendez pas à la convocation du juge , une fouille corporelle ? avec doigté ....

    Faut il que vous fassiez confiance à vos bloggeurs ! pour ne pas lire les commentaires avant de les publier ! Il faudrait que 20 mn prennent exemple sur vous , soit moins politique et moins censeur !

  • Merci pour ces explications éclairantes qui font la plupart du temps défaut au moment opportun à l'homme de la rue -moi- non spécialiste!
    Personnellement, devant les dérives, et les erreurs, innombrables, je milite pour l'établissement d'un livre blanc -vrai petit manuel de justice civique- précisant les droits et devoirs de chacun (justiciables, magistrats, police), rédigé simplement et qui serait diffusé avec une forte couverture médiatique "afin que nul n'en n'ignore".
    En effet, nous en sommes arrivés à un point où au minimum les citoyens et peut être beaucoup de policiers (je n'ose penser aux magistrats...), ne connaissent plus leurs droits et, soit se laissent imposer n'importe quoi, soit s'opposent à la législation, parfois en toute bonne foi!
    L'avantage de cette démarche serait d'essayer de refonder sur ces questions le consensus, le contrat social, et vous avouerez qu'il est très malade actuellement!
    Comme exemple d'ignorance et de mélanges d'idées, les miennes: je croyais que seul un médecin pouvait procéder à ces fouilles...poussées; de même, je croyais qu'il fallait, avant la délivrance d'un mandat d'amener, la signification par un huissier! Comme quoi...

  • voici l'article 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse:

    "La diffamation commise envers les particuliers par l'un des moyens énoncés en l'article 23 sera punie d'une amende de 12000 euros.

    "La diffamation commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée sera punie d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.

  • Le mec ne répond pas à une convocation du juge. Ce n'est pas conseillé ( la preuve !), mais ce n'est pas un délit.

    On en saura bientot plus car le Parquet général de la cour d'appel de Paris (pas vraiemtent une bande de rigolos) a ouvert une enquete interne. Je précise : le jour où Dati (ministre) venait de dire que tout était OK, ce qui donne une idée de ce qu'il reste d'autorité de la Dame sur ses servives, je ferme la parenthèse.

    Mais le juge, chers amis, foit respecter la loi. Sinon, il se prend un rateau légal en pleine gueule. Bing.

    Le jgue délivre un mandat d'amner: c'est normal, vu que Vittorio ne bronche pas. Oui, mais tout le falballa: débarquer à 6 h du matin, les menottes, les fouilles corporelles, c'est illégal, car pas nécessaire. Violation caractérisée du 3° alinéa du III de l’article préliminaire du Code de procédure pénale. Les mesures de contraintes « doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l'infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne. »

    Ma parole, si le juge est mis en garde à vue et subit le meme traitement, je plaiderai sa cause.

  • Et oui, jp2, une diffamation par un commentaire, et le responsable du blog risque le passage par les sous sols du Palais de Justice, et une fouille avec doigté.

    Vous voyez que mes petites cirses d'autorité, de temps à autres, ne sont pas sans fondement...

  • Tous ces pauvres journaleux et leurs souteneurs qui hurlent à la dictature ont oublié ce qui se passait sous la mitterrandie avec écoutes téléphoniques et plasticage des bateaux des écolos ?
    Ils ont la mémoire courte ! Petites gens mais grandes gueules ...
    Et lorsque Mitterrand a sali la profession entière des médias en triatant les journalistes de chiens, qui a réagi, qui s'est plaint !
    Petites gens , grandes gueules mais rien dans le pantalon !

  • L’Union Syndicale des Magistrats prend la défense de la juge d'instruction dans l'affaire de Filippis. Dans un communiqué, l'USM rappelle qu'en sa qualité de magistrat instructeur, celle-ci a l'obligation de mener son instruction «avec diligence en utilisant l’ensemble des moyens légaux». Le syndicat précise par ailleurs que «les modalités d’exécution du mandat d’amener», et notamment l'usage des menottes, «sont laissées à l’initiative des services interpellateurs». Il appelle en outre Rachida Dati et le parquet de Paris à rectifier les informations inexactes qui circulent à ce sujet dans les médias.

    Si l' USM défend la juge, les journalistes qui soutiennent l'USM lorsque ça les arrange, n'ont plus qu'à s'écraser Virculez, il n'y a plus rien à voir !

  • Si si, je veux voir.
    Ce n'est ni la première ni la dernière fois que l'USM raconte n'importe quoi. Les syndicats ont un role essentiel, mais les prendre leurs déclarations comme des paroles d'experts annonce des déconvenues.

    Un mandat d'amener: oui. Tout le fatras répressif à la russe qui l'entoure; non.
    Si l'USM soutient ce procédé, c'est parce que l'USM ne veut pas de souci avec ses adhérents qui pratiquent ainsi, par volonté de se simplifier la vie.

    J'ai vu les ravages que causent ses agressions commises sous couvert des nécessités du service.

  • Désolé mais je constate que si ça avait été un citoyen lambda on en aurait pas parlé ! et vu le coté politique que cela prend , je pense fermement que si c'était arrivé au directeur du Figaro on en aurait peu parlé ....

    En attendant espérons que la police ne change pas ! Elle n'a pas d'états d'âme !

  • Toute la rigueur dans l'application de la loi. Mais tout excès est illégal, car non justifié par l'utilité sociale.

  • Sarko contredit Dati et MAM, qui ne trouvaient rien à redire à cet incident. Ca sent le remaniement ministériel début 2009. En plus, il a déja publié des offres d'emploi à destination des socialistes. On ne s'ennuie jamais avec la politique en France.

    Dépénaliser la diffamation ? Ca peut s'entendre en cela que c'est une affaire de dommages civils, plus qu'une question pénale. Mais cette façon de faire des lois ou de changer la loi augré des évènements est exaspèrante. Aux juges et policiers d'exercer leur propre jugement, avec bon sens et respect des libertés. Tous ces gens sont suffisament instruits pour penser par eux-mêmes.

  • Qu'un commentateur tente de justifier le menottage d'un type innofensif me laisse songeur...

    Sur ce coup Sarko est trés digne et adroit il faut le dire. Je pense qu'il ne veut pas de ce genre de comportement, dont certains zélés se sentent investis.

  • @ Gilles Devers,

    J'ai vu hier, quelques heures après ma réaction, que la loi avait été modifiée en 2000. Merci tout de même.
    Ma condamnation remonte à 1989 pour une complicité de 1986 (Yves Baudelot était à l'époque l'avocat du journal).
    Il me souvient -à l'époque- n'avoir pas été tant soutenu que cela par les confrères ; Yves et moi allions souvent à la 17e pour la même affaire, chaque fois Le Monde était aussi poursuivi. L'affaire était gagnée sur la « bonne foi ». Sur ce cas, elle fut perdue sur un point juridique qui permettrait de condamner la moitié des journalistes honnêtes… Et de nos jours encore.

  • Statistique :

    "Le nombre de gardes à vue a explosé depuis 2002 augmentant de 38 000 mesures chaque année. Nous sommes ainsi passés de 336 000 gardes à vue en 2001 à 560 000 en 2007. "

    Ca fait pas mal de trous de balle, sans compter la double peine pour les dames.

  • Au moins a défaut de contenter des A Donskoy cela satisrera les arabes jeunes non racailles qui se font palper une fois par jour dans les métros!!Comme quoi il existe une justice dans ce pays!!!!!

  • Au moins avec Rama et Fadela on n a pas les plaintes habituelles des ségrégationnés professionnels!! noirs,arabes, homos, lesbiennes, pédophiles, sauteurs a l élastique,spéléos,ulmistes ,profs , profes ,assos tjrs brimées!! Maintenant ce sont les cadres de journaux gauchistes!!!! bien::::: il y a du progres!!!!

  • Lémurien : je crois que tu as écrit trop vite ...pédophile ....à ne pas mélanger ! il est possible que Gilles te censure ....

    A part ça comment ça va ? as tu des nouvelles de Ingenys ?

  • Défense du représentant syndical des policiers dans l'émission de Calvi :"bah nous, on sait pas interprêter l'article 803 du code pénal, alors dans le doute on fait la totale" ou qqe chose d'approchant. Les flics s'étonneront qu'on les traite de cons après ça, ils en redemandent.

  • Descente de gendarmerie dans les salles de classe, écoutez bien :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/file/dossiers/1864906.mp3

  • A lire, récit direct d'une élève :

    http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/021208/une-nouvelle-culture-celle-de-la-police

  • Va falloir s'habituer les amis...

  • Toute la rigueur dans l'application de la loi. Mais tout excès est illégal, car non justifié par l'utilité sociale.
    http://www.blogfixe.com/?w=calostoma

  • Voici un tout autre point de vu qui permet d'écouter une autre version des faits dont on ne parle malheureusement pas à la télévision. Je vous invite à le lire et à prendre un peu de recule pour ceux qui ne prennent pas le temps d'écouter toutes les versions et de tirer à boulet rouge à chaque fois sur la police:
    http://www.lepoint.fr/actualites-societe/affaire-filippis-les-policiers-livrent-leur-version/920/0/296626

  • Vittorio de Fillipis était un illustre inconnu et maintenant il est célèbre ! Il a un profil d'artiste de cinéma et je pense qu'il pourrait rivaliser avec les plus grands !

    "Va falloir s'habituer les amis " fran , si j'étais toi je ne parlerai pas comme ça car une de ces 4 ils vont venir te chercher ...mais d'ici là je connais un très bon psy qui n'est pas malade !

  • C'est la décision du juge qui est en cause, davantage que celle des policiers, exécutants.

    Info

    "Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris, Christian Charrière-Bournazel, estime mardi 2 décembre que la juge d'instruction parisienne ayant délivré vendredi un mandat d'amener à l'encontre du journaliste de Libération, Vittorio de Filippis dans une affaire de diffamation "aurait dû être suspendue par le ministre de la Justice, à l'initiative du Conseil supérieur de la magistrature, en raison de la violence qu'elle s'est autorisée à l'égard d'un journaliste".

    Pour revenir à ce que nious Nicolasdy, il en faut plus que ces déclarations de flics pour impressionner un avocat ou un juge normalement constitué. Vous réveillez un gus à 6heures du mat et lui lisant un madat d'amener. Le gus ne va tout de meme pas vous embrasser.

    Dire qu'un mec est dangereux parce que ce père de famille, la cinquantaine, jamais connu pour violence, rale un peu.... Ce ne sont plus des poulets mais des poules mouillées. 'Fat pas dec...

  • On s'en prend à qui on peut hein...

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