13.12.2008
La famille homosexuelle sur les rails
Deux femmes lesbiennes, mères d’enfants, peuvent-elles partager l'exercice de l’autorité parentale ? Non, répond la Cour d’appel de Douai… en s’appuyant paradoxalement sur une vie trop rangée. Dernières résistances devant les réalités sociologiques.
La Cour de Douai, ce 12 décembre 2008
La famille, épisode n° 1. Hélène et Cécile vivent ensemble à Tourcoing depuis dix-sept ans, et se sont pacsées en mai 2002. L’une est cadre dans la fonction publique, l’autre infirmière.
La famille, épisode n° 2. En 1998, une petite fille est née dans le couple. La mère, Hélène, a bénéficié, en Belgique, d’une procréation assistée avec sperme de donneur.
La famille, épisode n°3. En 2003, c’est Cécile qui, par le même processus, accouche d’un petit garçon.
La famille, épisode n° 4. Courant 2007, les deux femmes saisissent le juge aux affaires familiales pour obtenir un exercice partiellement délégué de l’autorité parentale, de telle sorte que chacune puisse exercer l’autorité parentale sur l’enfant né de l’autre, et élevé en commun. Argument de texte, avec l’article 377 du Code civil : « Les père et mère, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l’exigent, saisir le juge en vue de voir déléguer tout ou partie de l’exercice de l’autorité parentale à un tiers membre de la famille, proche digne de confiance ».
La famille, épisode n°5. Décembre 2007 : Le procureur Philippe Lemaire ne s'oppose pas, et le juge aux affaire familiales, Élisabeth Pierru, y fait droit. 
La famille, épisode n°6. Un écho dans la presse, et des parlementaires de Droite crient à l’horreur : « Koâ, koâ, koâ, la famille homosexuelle que nous chassons par la porte entre par la fenêtre ! » Et sollicitent notre vaillante garde des Sceaux, qui brasse le procureur de Lille et lui demande de faire appel, contre ce qu’il a écrit. Sacrée Rachida, elle nous manquera.
La famille, épisode n°7. Le substitut général Tailhardat dénonce les méfaits de cette « délégation d’autorité parentale au sein d’un couple homosexuel », et la cour de Douai, dans un arrêt de ce 12 décembre, réforme la décision du juge aux affaires familiales. Non mais ! L’avocat des deux femmes, Pascal Cobert, commente : « Les juges ont estimé qu'à partir du moment où il n'y a pas de difficulté, pas de danger dans la famille, il n'y a pas besoin d'apporter une protection particulière aux enfants. »
On a bien compris : le danger, ce sont ces couples homosexuels, aimants, cultivés, éducatifs, investis, qui créent un nouveau modèle familial. Les qualités de ces couples à l’égard des enfants, leur capacité à partager l’amour, à transmettre de valeurs, à s’affirmer comme êtres libres ? Subalterne, mon cher. Préservons les bases de notre vie sociale, soit un certain modèle familial, et le reste viendra par surcroit. Le chromosome, il n’y a que ça de vrai !
Le problème, c’est que la loi n’en dit pas tant. Et que la Cour de cassation, qu’on ne saurait assimiler au Grand orchestre du Splendid, s’est déjà prononcée, en s’appuyant sur la loi, et non les fantasmes de ces ramollos du bulbe que sont les parlementaires UMP.
La Cour de cassation, le 24 février 2006…
La référence, c’est l’arrêt de la 1° chambre civile de la Cour de cassation chambre civile du 24 février 2006 (n° 04-17090). Voyons celà.
Marie et Sophie vivent ensemble depuis 1989 et ont conclu un pacte civil de solidarité en 1999. Marie est la mère de deux enfants dont la filiation paternelle n'a pas été établie, Camille en 1999, et Lou en 2002. Le juge aux affaires familiales, confirmé par la cour d’appel, a délégué partiellement à Sophie l'exercice de l'autorité parentale dont Marie est seule titulaire, et partagé entre elles cet exercice.
Le procureur, pas d’accord, a formé un pourvoi, soutenant que l'article 377 du Code civil subordonne la délégation volontaire de l'autorité parentale « à l'existence de circonstances particulières » et non à la simple crainte de la réalisation hypothétique d'un événement et qu'en se fondant, pour faire droit à la demande de Mme X..., sur la crainte d'un événement purement hypothétique.
Réponse de la Cour de cassation.
« L'article 377 du Code civil ne s'oppose pas à ce qu'une mère seule titulaire de l'autorité parentale en délègue tout ou partie de l'exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l'exigent et que la mesure est conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant. » Tout est dit !
Or que ressort-il du dossier ? Lisons la sage Cour de cassation.
- - Camille et Lou sont décrites comme des enfants épanouies, équilibrées et heureuses, bénéficiant de l'amour, du respect, de l'autorité et de la sérénité nécessaires à leur développement.
- - La relation unissant Marie et Sophie est stable depuis de nombreuses années et considérée comme harmonieuse et fondée sur un respect de leur rôle auprès des enfants.
- L’absence de filiation paternelle laisse craindre qu'en cas d'événement accidentel plaçant la mère, astreinte professionnellement à de longs trajets quotidiens, dans l'incapacité d'exprimer sa volonté, Sophie ne se heurte à une impossibilité juridique de tenir le rôle éducatif qu'elle avait toujours eu aux yeux de Camille et de Lou.
- Dans ces conditions, il est de l'intérêt des enfants de déléguer partiellement à Sophie l'exercice de l'autorité parentale dont Marie est seule titulaire et de le partager entre elles.
Et voui ! Tout d’une vraie famille homosexuelle. N’en parlez pas à votre député UMP, ça pourrait ternir son humeur alors que les fêtes de la nativité approchent.
Alors, l’arrêt de Douai sera-t-il fracassé par la Cour de cassation ? Je le souhaite vivement. Dix-sept ans de vie commune, des années de complicité affective, des enfants épanouis, cela devrait suffire. L’élément manquant, c’est qu’Hélène et Cécile se sont trop bien organisées pour ne vivre jamais loin l’une de l’autre. Pas comme Marie et Sophie, que les contingences du travail conduisent à « de longs trajets quotidiens… ». Que de périls ! Cette affaire est de nature à permettre à la Cour de cassation d'écarter les visions restrictives de l’article 377 du Code civil : « lorsque les circonstances l’exigent ». Ces circonstances, c’est aussi donner aux enfants le cadre le plus établi. Comme on construit une famille ? Oui, exactement.

01:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : famille, mariage, filiation











Commentaires
L'arrêt de la Cour de cassation du 24 février 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000007052082&fastReqId=1282508644&fastPos=1
Écrit par : gilles devers | 13.12.2008
L'article 377
Les père et mère, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l'exigent, saisir le juge en vue de voir déléguer tout ou partie de l'exercice de leur autorité parentale à un tiers, membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé pour le recueil des enfants ou service départemental de l'aide sociale à l'enfance.
Écrit par : gilles devers | 13.12.2008
Gilles je suis écœuré de la censure de 20 mn ! je me suis exprimé sur la présidence de Sarkozy plutôt flatteuse , sans attaquer personne et mon mot comme souvent n'est pas passé , c'en est trop ! Je crois que je vais aller échanger sous d'autres cieux ! Comme l'ont fait Nathalie et ingenys !
Concernant l'assassinat de Nazim Abdelmounene , vous gardez le silence ....malgré la condamnation scandaleusement basse de ses assassins par un jury populaire ! plusieurs relances de ma part et votre promesse de regarder cette affaire .... Elle est importante car
je crois que notre justice devrait revoir ces histoires de jury ....savoir lire et écrire n'est pas suffisant ou du moins ne serait pas forcément le meilleur critère .....
Bon j'ai été heureux d'échanger ....
Écrit par : jp2 | 13.12.2008
Perdre du temps ,,,là c'est reculer au lieux d'avancer.Bien sur pendant ce temps les hommes se mettent ensemblent.Les couples divorcent,du boulot pour les tribunaux et les notaires. Et , de par se biais , nombre d'hommes , sont seuls , et se font rouler , par les filles de joies, les rendez-vous galants, les escrocs .Quelle foutue vie, vraiment du n'importe quoi , pas besoin de psychiatres, pour s'appercevoir que l'on est dans la merde.
Écrit par : negre | 13.12.2008
Hors sujet pour jp2
Censure, je ne crois pas, loupé peut être. Chqaucn voit que l'arrivée des post est immédiate. Si je suis amené à gommer, je le dis.
POur ce qui est de l'affaire Nazim Abdelmounene, re-voici ce qu'avais écrit. Je n'ai rien trouvé d'autre. Si qq'un en sait plus, je peux cherhcer à analsyer ce trsè anormal délibéré.
****
Jp2, je n’ai pas retrouvé trace de cette triste affaire. Ce n’est d’ailleurs pas très étonnant. Les arrêts de cour d’assises sont parfois évoqués dans la presse, avec plus ou moins de précisions, mais ne sont pas repris dans le revues juridiques, pour cette simple et bonne raison : ils ne sont pas motivés.
C’est un des grands paradoxes du droit pénal. Toute décisions de justice doit être motivées, d’où l’intérêt d’étudier la jurisprudence, toutes sauf les arrêts de cour d’assises.
C’est lié à la question du jury. Comment se mettre d’accord sur un texte, quand on est 12 à siéger ? La loi s’est simplifié la vie. Il est posé un certain nombre de question qui permettent de cerner les faits. Lorsque l’audience est levée, les 9 jurés et les 3 magistrats professionnels se retirent pour délibérer. Ca commence par une grande discussion sur tous les aspects du dossiers. Et ca se clôt par la réponse aux questions. A chaque question, chaque juré dépose, dans le secret, un bulletin portant la réponse oui ou non dans une urne. Et on dépouille. Les jurés n’ont pas à expliquer le vote. Ainsi, si l’accusé s’est reconnu coupable, un juré peut quand même répondre non à la question sur la culpabilité. Les jurés peuvent ainsi imposer la décision contre l’avis des magistrats, car le match n’est pas égal : 9 contre 3.
D’où des délibéré parfois aberrants.
Dans votre affaire, il y eu le meurtre d’un homme, à priori sans préméditation. L’un a été reconnu coupable, et prend 8 ans. Les deux autres sont acquittés. Je dois être très prudent, car je ne connais rien de l’affaire.
Huit ans pour avoir tué un joggeur qui ne demandait rien à personne, c’est, sauf circonstances particulières, pas cher payé. Selon le déroulé des faits, l’usage de la violence, le comportement général, un casier, le tarif est plutôt entre 12 et 15, voire davantage. Alors oui, ca semble très bien veillant.
Pour les deux autres accusés qui ont été innocentés, il est impossible de dire un mot sans avoir lu les pv. Peut-être le dossier était-il faible ? Trois pour un meurtre, c’est assez rare. Un commet l’acte, et les autres n’empêche pas ? Etait ce l’hypothèse ? Peut être le jury a-t-il rendu un verdict de complaisance, malgré le dossier ?
Ce ne serait pas la première fois qu’un jury « imprégné d’un territoire » se laisse aller à privilégier des populations locales contre des personnes d’origine étrangère. Ce qui peut davantage surprendre, c’est que le parquet n’ait pas fait appel. S’il y avait un contexte raciste, et que le parquet a laissé filer , c’est très choquant, et ça me surprend quand même. La cause est peut être que le dossier d’instruction avait été mal ficelé, de telle sorte que la cour se trouvait assez libre de son appréciation.
Écrit par : gilles devers | 13.12.2008
Gilles le 21 11 08 dans " la France est elle encore le pays des droits de l'homme " ...vous dites au 23 eme commentaire "jp2 je rentre de deux déplacements dévoreurs de temps . j'essaie de ma renseigner sur ce procès pendant le weekend "
Pour mémoire assassinat du jogger Nazim Abdelmounene le 30 mars 2002 , assises du mercredi 16 juin 2004 condamnation à 8 ans ....tribunal de st Denis de la Réunion .Et tout les commentaires que j'ai fait à 5 ou 6 reprises ...
Écrit par : jp2 | 13.12.2008
jp2,
Ton jugement a du être expédié de Saint Denis par courrier maritime, le bâteau arraisonné par des pirates somaliens. Tu peux t'en procurer une copie auprès du palais de justice, la scanner et l'envoyer à Gilles.
Écrit par : Mathaf Hacker | 13.12.2008
"Ton jugement " non ! cela concerne tout un chacun qui "physiquement n'est pas comme les autres " dans un lieu d'autochtones ...! Gilles a de bonnes relations avec les avocats sur place ...il suffit qu'il claque des doigts ! C'est lui le spécialiste et qui plus est est un grand défenseur des victime de crimes racistes ....Gilles je compte sur vous car cette affaire devrait en révolter plus d'un sur ce blog !
Écrit par : jp2 | 13.12.2008
Oui, jp2, j'ai cherché, et je n'ai rien trouvé. Pour les arrets d'assises, il n'y a aucun répertoire, et aucune publication officielle. D'où cette analyse plus générale.
Je vous redis que les arrets d'assises ne sont pas motivés. C'est oui ou non, et aucune analyse écrite des faits. Référence Agnelet: une fois innocent, une fois coupable, sans explication acrite. Vous le vérifirez cet après midi avec le délibéré du procès Ferrara.
Vous pouvez écrire au greffe de la Cour d'assises, qui sur simple demande vous adressera une copie de l'arret. Vous verrez qu'il n'y a rien à comprendre de ce type de document sur l'analyse des faits.
On arrive à se faire une idée à parti des écrits de journalistes et des acterus du procès, qd ils font des déclarations à la presse. Mais là, je trouve rien sur Internet. D'autant plus logique s'il y a eu loi du silence, comme vous le dénoncez.
Quautre ans pour un tel homicide, c'est peu compréhensible.Le tarif est bien au dessus. C'est à peine un verdict pour "coups ayant entrainé la mort sans intention de la donner".
Deux autres innocentés? Il faudrait connaitre le dossier d'enquete. Si l'enquete est mal fichue, les jurés ne peuvent condamner sans preuve. Je ne sais meme pas comment la mort a été donnée. S'il n'y a eu qu'un coup, alors il n'es pas impossible ques les "simples spectateurs" non impliqués dans le geste mortel soient relaxés.
Après reste l'hypothèse pourrie. Un crime raciste, et un jury qui se lache. Mais pourqui=oi le parquet n'a t il pas fait appel, alors?
Et la famille de la victime avait un avocat. Il ne s'est pas fait entendre?
Écrit par : gilles devers | 13.12.2008
L'arret, disponible au gresse de la cour, doit mentionner qui est l'avocat de la victime. Si vous pouvez me donner son nom, j'entrerai en contact avec lui.
Écrit par : gilles devers | 13.12.2008
Familles recomposées,mono parentales,homosexuels et haro sur la famille ordinaire Sous les coups de boutoir,l'éclatement de la famille pilier de notre civilisation est bien réelle Est ce une bonne chose ? A voir les difficultés de la jeunesse et au vu de ce que l'on voit dans les services de l'Aide sociale a l'enfance et dans les services de la justice on peut en douter Les grands défenseurs de cette "évolution" des mœurs sont évidement bien a l'abri des conséquences pour les futurs générations Par contre les plus faibles morflent a plein pot J'ai bien conscience en évoquant les sujets qui fâchent du risque d'être classé dans la catégorie des réacts,et que le politiquement correcte a déjà clos un débat de société qui n'a pas eu lieu
Écrit par : antimythe | 13.12.2008
@anne donskoy
Je t'ai trouvé une super adresse pour des chocolats à Londres.
Paul A Young Fine Chocolates, one branch in the City and the other in Islington, in Camden Passage.
Fabrication quotidienne et pas d'additifs douteux (du coup ne pas les expédier ils ne doivent pas bien voyager.
Écrit par : yesroll | 13.12.2008
Maitre , j'ai lu dans la presse le nom de l'avocate qui a réussi à obtenir l'acquittement des deux compères (ceux qui n'ont pas porté les coups ...( mais qu'est ce qu'ils ont fait pendant ce temps là ?) Si c'est ok je vous envoie le nom par mail ? je ne me souviens plus : gilles.devers@orange.fr ?
Peut être pourra t elle vous donner le nom de l'avocat de la défense ?
Écrit par : jp2 | 13.12.2008
Merci yesroll, rien que du reve. Il y a maintenant pas mal de boutiques de chocolats facon europeenne en Angleterre, meme pas loin du tout d'ici, a Bath et peut-etre meme ici en centre ville au milieu d'une maree de boutiques de luxe qui viennent de s'ouvrir et qui attendent le client. Pas donne tout de meme le luxe et donc en fait a consommer sur place; excellente excuse pour ne pas en rapporter aux autres, non je plaisante...
Écrit par : anna donskoy | 13.12.2008
Je me fiche de la nature de la composition de ce couple. Ce que je vois ce sont des "care givers" qui pensent a l'avenir, qui essayent de mettre des choses en place au cas ou, plutot que de faire les choses dans l'urgence le jour ou une catastrophe (si elle doit arriver) arrive.
Autrefois, il y avait les parains, surtout religieux (mais il y a aussi des parains non religieux) qui assuraient ce role de parent de subsitution. Aujourd'hui les parains existent toujours, mais les choses se sont compliquees et leur position legale est pour moi incertaine. D'ou la necessite de prevoir ou au moins donner la possibilite a ceux qui ont des enfants, quelle que soit la nature du couple lorsqu'il y en a un, de pouvoir le faire. Ca me parait bien de bon sens. Peut-etre que la loi a du mal avec le bon sens...
Écrit par : anna donskoy | 13.12.2008
nonononononet nono!!!!!!!JP2 écoute les propos sages de nos élites et calme toi!!!!! zen be quiet! soit con comme moi et écoute ou lis nos penseurs de 2008 !!!!!! ils sont les meilleurs avec la grosse Bergère comme mécène Ruquier et Ségo en n o 10!!!!!!!
Écrit par : lemurien 77 | 13.12.2008
Lemurien: contente de te revoir ici. Mais a part raler, tu nous dis quoi?
Écrit par : anna donskoy | 13.12.2008
Qui c'est "la grosse bergère"? La cour de cassation qui dirt le droit en 2006?
Va pas être contente...
Nos diaphanes députés UMP font les malins dans l'ombre d'un chef définitivement trop grande pour eux. La droite ferait bien de s 'inquièter, car tout repose sur le moral et la forme d'un seul homme.
Écrit par : gilles devers | 13.12.2008
ah monde d'humains trop bètes es-tu tombé sur la tete ? tu enfermes les jeunes humains qui empruntent de tortueux chemins pour adorer le meme dieu que toi car l'argent est devenu le roi. si aimer on ne leur a pas appris et que ton regard n'est que mépris crois-tu au fond de toi vraiment la prison éducatrice pour ces enfants ?
Écrit par : jacqueline | 14.12.2008
Tout militantisme visant à exclure l'homme du cercle familial et à ne retenir que sa substance fertile ( c'est un donneur, pas besoin de savoir qui c'est ), ne sert personne, et surtout pas l'enfant.
J'ai hâte de voir si ces enfants ainsi conçus ne vont-ils pas exiger de connaitre ces donneurs de sperme...On veut tous savoir pourquoi on a cette tronche, et l'histoire ce ceux qui nous l'ont transmis. L'amour n'y change rien.
Écrit par : Fran | 15.12.2008
En l'occurrence le don de sperme n'est pas consubstantiel à l'homoparentalité, loin de là. Les couples hétérosexuels sont certainement encore très majoritaires parmi ceux qui en font usage. Ce que vous remettez en cause, ce n'est pas l'homoparentalité, c'est tout ce qui d"passe du cadre (construit) de la famille nucléaire: l'adoption (plénière notamment), l'accouchement sous x, le don de sperme.... Vous semblez considérer comme parfaitement naturelle une structure sociale qui s'est construite au cours du temps et qui est d'ailleurs assez récente. En y allant à gros traits, on pourrait dire que la famille nucléaire n'émerge véritablement qu'au 18ème siècle. Le problème vient bien plutôt du décalage entre la réalité du fonctionnement de la famille aujourd'hui, beaucoup plus complexe et diverse dans ses formes que cela, avec les représentations qui sont toujours les nôtres, et les normes qui nous gouvernent. Oui, si on nous assène que la normalité c'est d'être élevé par deux personnes de sexes opposés qui sont aussi nos géniteurs, et ceux de notre fratrie, on aura envie de faire coller notre vécu à cette réalité. Malheureusement pour votre petite démonstration, cette situation est aujourd'hui minoritaire. Entre les recompositions familiales, les mélanges, les demi-frères, les adoptions... Il y a juste un peu d'inertie, mais les choses sont en train de changer.
Écrit par : Thomas | 16.12.2008
Beaucoup, beaucoup de lignes, sans citer le mot " enfant ", vous savez, ce n'est pas un gros mot. Non ça désigne un petit être humain, qui n'a rien à faire dans une action militante.
Écrit par : Fran | 16.12.2008
J'essayais simplement de traduire en termes rationnels vos raccourcis faciles sur la quête identitaire. En démontrant que ce vous nous assénez comme des évidences: "on veut tous savoir pourquoi on a cette tronche" n'en sont simplement pas. Et en soulignant leur caractère construit. Ce qui ne signifie d'ailleurs pas qu'il faille aller contre, ou les ignorer. Simplement en être conscient. Et surtout je soulignais le fait que ce vous considérez comme évident, la matrice de la famille nucléaire qui se profile derrière vos "arguments" comme milieu le plus épanouissant ou en l'occurrence le moins susceptible de frustrer la "quête d'identité" n'est déjà plus la norme dans les fait, même si elle reste l'arrière plan de nos représentations et surtout de notre droit. Pour le reste.... vous n'avez strictement aucune compétence pour déterminer ce qui est bon pour pas, épanouissant ou pas pour un enfant. Pas plus que moi, mais je constate que dans ceux que je connais, la présence d'un coupe hétérosexuel géniteur, et d'une continuité de cette condition dans la fratrie ne semble pas une condition décisive.
Enfin il ne s'agit pas d'une action militante, au mieux d'accélérer la prise en compte par le droit des situations de fait. Il n'y a rien à gagner, et surtout pas pour les enfants, à dénier tout statut juridique au lien qui les unissent à ceux qui les élèvent. Les homosexuels ont des enfants, les parents divorcent et se remarient, des mères accouchent sous X, des gens adoptent... Ce sont des faits. Ni vous ni moi ne les empêcherons. Comment les gérer au mieux juridiquement, c'est ça la question?
Écrit par : Thomas | 16.12.2008
Les situations vécues sont des réalités que les juges ne peuvent longtemps ignorer. les réalités sociologiques de la famille bousculent le droit civil.
Écrit par : gilles devers | 17.12.2008
On peut avancer que lorsque qu'une "question de société" comme celle-ci se pose en terme de droit, c'est qu'elle est déjà largement avancée dans les faits. C'est paradoxalement le moment où elle se formule clairement comme question. L'homoparentalité, est-ce encore vraiment une question? Cela existe, significativement, et ça n'ira pas en diminuant, sauf à vouloir restreindre massivement les libertés de catégories de population bien plus larges. Et quand cela existe, comment le gérer en droit? C'est cela la vraie question. Ce qui ne sert personne, Fran, c'est refuser d'y répondre.
Écrit par : Thomas | 17.12.2008
Je constate une fois de plus qu'on se garde bien de considérer les enfants comme autre chose que des objets désirés et donc dus.
Les belles paroles et l'ouverture d'esprit ne suffisent pas à cacher le fait que vous n'avez rien à faire du ressentiment présent et à venir des enfants.
Quant çà la compétence, c'est trés relatif dans ce domaine mais je suis père de deux enfants, et vous ?
Je connais bien votre combat et quelques gens qui le mènent. Gérer les faits je suis d'accord, les provoquer sciemment je suis perplexe.
Écrit par : Fran | 17.12.2008
GILLES je vous ai envoyé les noms des deux avocats de la partie civile . j'ai eu ça assez facilement par téléphone au greffe , il y a des gens très bien dans le personnel administratif !
Le tout est d'avoir le bon numéro de téléphone pour les contacter , par contre m'étant renseigné au secrétariat d'une maison de justice pour avoir les coordonnées du greffe , je me suis aperçu qu'ils connaissent très mal l'institution au plan administratif et qu'ils n'ont même pas les coordonnées du greffe ..... il est vrai qu'il faut d'abord savoir de quoi il s'agit ...
Je vous ai envoyé le mail il y a 5 minutes .
Écrit par : jp2 | 17.12.2008
Le mail, je rappelle:
gilles.devers@wanadoo.fr
Écrit par : gilles devers | 17.12.2008
Gilles j'ai rectifié ! le mail est tronqué mais le nom de l'avocat apparait !
Écrit par : jp2 | 17.12.2008
Longs trajets quotidiens , Quel peril ? vous voullez , nous dire , que faut eviter , d'aller travailler loin.Mais nos structures, ne nous permettent plus de bosser sur place , et pour les inscrit au chomage , cet prendre ce qu'i y a , ou il est .Décadrage complet, comment allons nous gerer tout ceci , dans quelques années .Déjà aussi , que vous n'étes plus très certains de ce que vous avancez , sans vous heuter , à toutes les annomalies créees , par le modernisme , l'evolution et les tendances , voire les critiques .Oui deux femmes , pas drôle , mais encore passe à deux mec , et ça nous pend au nez , comme un sifflet de vingt ronds , bientôt.
Écrit par : negre | 17.12.2008
Ceux qui ont les possibilitées , font n'importe quoi, et on les laisse faire .Ceux qui n'ont pas cette chance -là , restent seuls leur vie durante, et les agences ne resouent pas les problèmes .Procédures , bien trop longues , ce qui occupe notre esprit trop longtemps , et sans certitudes , que les ennuies soit finit .Ya t'il besoin de faire un plat pour cela , pas possible incognito, ont-elles besoin de pub ?
Écrit par : negre | 17.12.2008
@Fran
"Je constate une fois de plus qu'on se garde bien de considérer les enfants comme autre chose que des objets désirés et donc dus."
Un argument standard que vous pouvez ressortir n'importe comment. Depuis quand un couple hétérosexuel ne pourrait-il pas faire preuve d'un désir d'enfant égoïste? Si vous voulez tout savoir, ce combat n'est pas le mien, ne me prêtez pas des intentions que je n'ai pas. En revanche, un enfant comme cela j'en ai été un. Et aujourd'hui je ne m'en sors pas plus mal qu'un autre, bien au contraire. Bien sûr il y a toujours des interrogations quand on est petit, mais aussi parce que l'on est confronté à ce qui vous est présenté comme normal. Et l'on se pose la question du pourquoi cette situation "normale" n'est pas la votre. Et puis on la dépasse, et puis l'on se rend compte que cette normalité ne l'est pas tant que ça.
Je ne suis pas un activiste, je suis juste en colère contre des gens qui comme vous prennent en otage les sentiments des enfants qu'ils ne sont pas, et dont ils ne savent rien. Vous n'avez aucun droit de m'affirmer qu'un enfant comme celui que je fût aurait été plus heureux, plus épanoui dans une famille "normale". Vous ne les écoutez pas, vous ne les interrogez pas. Vous déduisez les sentiments qui vous arrangent pour votre confort intellectuel et moral. Vous pouvez m'accusez tant que vous voulez de verbiage, mais vous ne me rendrez pas moins épanoui d'avoir grandi sans mes géniteurs. Je n'en ai pas moins des parents, qui le sont pleinement par ailleurs, tant pour moi que pour ceux de mes frères qui partagent leur gènes. Ce ne sont que des gènes. Nous sommes une famille, et pas moins que la votre.
Je suis trop jeune pour m'être posé déjà la question d'avoir ou non des enfants, et je ne la pose pas dans l'abstrait. Peut-être le moment viendra, mais je garderais toujours à l'esprit que la relation que je pourrais construire avec eux, qu'ils partagent ou non la moitié de mes gènes, est une construction permanente.
Écrit par : Thomas | 18.12.2008
Vous êtes en colère, je suis méfiant. On ne peut se permettre de prendre les enfants pour des cobayes afin de satisfaire telle ou tel, qu'il soit hétéro, homo ou bi.
Faire une croix délibérée ( car celà peut arriver bien évidemment à n'importe quel enfant ) sur la présence d'un père ( car c'est le cas qui nous interesse ici ) dans la cellule familiale, je trouve celà égoïste.
Aprés, comme vous le faites, ça sera à l'enfant de juger et j'espère qu'un jour nous aurons un " retour d'expérience " valablement et objectivement analysable.
Écrit par : Fran | 18.12.2008
Fran entièrement d'accord avec toi sur cette conclusion !
C'est moi qui vais chercher ma petite fille à l'école et qui l'y emmène ... je suis le papi ....elle a 5 ans et parfois me demande pourquoi papa et maman ne viennent pas la chercher ....j'ai bien compris que vu mon age je suis différent et a eu des réflexions de ses petits copains ....
il est vieux ton papa etc ... une petit peu de pédagogie et tout est entré dans l'ordre ....
Mais ça n'est pas comparable avec le sujet ci dessus ...
Écrit par : jp2 | 18.12.2008
Ma compagne s'est vue enlever ses enfants sous prétexte que "sa compagne (moi) intervenait dans l'éducation des enfants". Le père a une compagne, ni mariée, ni pacsée mais elle en tant que bonne hétéro a le droit d'intervenir dans leur éducation.
Le père est échangiste et à l'occasion le pratique sous son toit en présence des enfants . En quoi est-ce plus équilibrant que 2 personnes de même sexe qui s'aiment et montrent un schéma de couple uni ? Ah, il faut préciser que les enfants disent avoir été touchés sexuellement par leur oncle au domicile de leur père et de ce fait les services sociaux adhèrent tout à fait à la vision du père qui est de dire que la compagne de la maman est une manipulatrice qui a fait un lavage de cerveau à tout le monde pour évincer l'homme !
Les enfant squi n'avaient jamais vécu avec leur père, 12 ans et 8 ans avec leur maman, du jour au lendemain ont été enlevés à leur maman et placés chez leur père qui leur avait coupé les vivres pendant 1 an ! Magnifique !
Finalement l'intérêt de l'enfant ont s'en fout, la Justice privilégie ses convictions partiales et tient les ficelles de la vie des gens persuadée de détenir nécéssairement LA vérité : un parent homosexuel est homosexuel, pas parent. Et on se comporte comme au beau milieu d'un débat sur la question d'adoption alors qu'on décide de la vie d'enfants, là en l'occurence, sortis du ventre de leur mère qui les a élevés pendant près de 12 ans !!!
Écrit par : njrx | 30.06.2010
Nice posting really enjoyable.
Écrit par : 70-432 dumps | 30.11.2010
la aussi un sujet qui montre ou notre société va...
la nature c'est un couple hétéro pour avoir un enfant...
des lesbiennes ;des homos ne peuvent pas avoir d'enfant jusqu'a preuve du contraire..
bien sur l'évolution des moeurs ;les journalistes bien pensants
et bien sur la science...veut faire evoluer cette situation...
moi je suis contre cette décadence et visiblement je suis pas le seul...
en 2012 je votera marine le pen...
Écrit par : gignac | 30.12.2010
oui ami est vraiment sympa et j'espère que le meilleur travail même de cet écrivain.
Écrit par : bath towels | 14.04.2011
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