La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

26.12.2008

1 - Mort d'un enfant à l’hôpital : Premières questions

9782247078158.jpgIlyes, 3 ans, n’aurait jamais du mourir. Voilà bien le seul point qui fait accord dans cette triste affaire, survenue ce 23 décembre à l’Hôpital Cochin-Saint-Vincent de Paul, à Paris. Un jeune enfant est admis dans l’après-midi au service de pédiatrie générale pour la forme grave d’une angine. Parmi les soins apportés, une perfusion de sérum glucosé, qui vise surtout à assurer une bonne hydratation. Une infirmière, expérimentée par onze ans de pratique dont quatre dans le service, se trompe dans la préparation, et installe une perfusion de chlorure de magnésium. L’enfant s’affaiblit rapidement. Sa famille alerte le personnel, qui d’abord minimise les signes, avant de réagir devant l’aggravation de l’état, mais il est trop tard et toute réanimation sera vaine.

(Une note n°2 est disponible, à la date du 29 décembre, pour tenir compte des nouvelles informations)

Dispose-ton d’assez d’informations pour parler de l’affaire ?

Les principales informations viennent de la ministre Roselyne Bachelot et du président de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Jean-Marie Le Guen. Les déclarations des parents de la victime confirment le déroulement des faits, au moins dans les grandes étapes. Mais tout ceci fait assez peu de choses. L’enquête est en cours, et la plus grande prudence est nécessaire. Il manque l’analyse du dossier médical, l’audition des personnes présentes, l’autopsie et l’expertise. La désignation d’un juge d’instruction est, dans de telles affaires, la pratique courante. Les faits paraissaient nets, et le parquet a pu envisager une citation directe. Mais il y a finalement désignation d'un juge d'instruction, et les enquêteurs ont été prudents auprès des journalistes : "Aucune conclusion médicale ne peut être établie pour le moment."

La garde à vue est-elle la procédure normale ?penal.jpg

Non. Roselyne Bachelot a parlé trop vite. C’est une procédure à l’évidence légale, mais qui est rare dans une affaire de responsabilité médicale. La garde-à-vue doit être justifiée par les nécessités de l’enquête. Pouvait-on se passer de la garde-à-vue, et de son renouvellement ? Oui, car les éléments réunis permettaient de saisir un juge d’instruction. Mais le parquet a visiblement attendu de connaitre les résultats de l’autopsie. En l'absence de conclusion médicale certaine, le Parquet s'est résolu à ouvrir une information judiciaire. C’est l’explication la plus cohérente à cette très inhabituelle mesure de grade-à-vue.

D’après la ministre, l’infirmière aurait reconnu son erreur.

Oui, mais ça ne nous fait guère avancer. Beaucoup de points doivent être examinés. L’idée qui se dégage est que la prescription médicale n’est pas en cause, et  qu’il y a eu une inversion de produits lors de la préparation. D’où une série de questions pour savoir comment le fait a eu lieu. Produits mal rangés dans la pharmacie ? Inattention ? Mauvaise compréhension de l’ordonnance ? Traitement préparé pour un autre patient ? Quelles mentions portées  dans le dossier de soins infirmiers ? Surtout, cette erreur est-elle la seule cause du décès? Les conclusions de l'autopsie ne semblent pas si affirmatives. .

La cause exacte du décès est-elle connue ?

Non, et c’est pour cela qu’il faut être très prudent. Le décès est lié à la perfusion, c’est certain, mais ça ne suffira pas pour la justice. Il faudra un examen attentif du temps qui s’est déroulé entre la pose de la perfusion et le décès. A partir de quand les premiers signes d’aggravation sont-ils apparus ? Jusqu’à quelle heure une réanimation aurait-elle pu être efficace ? L’alerte aurait-elle pu être donnée plus tôt ? Une réanimation aurait-elle été efficace à ce moment là ? Où était-ce déjà trop tard ? Comment expliquer une telle aggravation alors que le produit, même donné par erreur, n’est a priori pas d’un danger tel ? Quelle a été la dilution ? Je rappelle qu’il s’agissait d’une traitement simple chez un enfant fatigué. Il n’y avait pas d’enregistrement de la surveillance, et l’enfant pouvait être somnolent sans que cela soit alarmant.

Peut-on parler de responsabilité de l’infirmière ?

droit-penal.jpgSans précision sur ces questions, on ne peut rien dire. Le seul élément qui parait établi c’est l’interversion d’un produit pour un autre. Ce qui interroge beaucoup, c’est la rapidité du décès, et l’impossibilité de toute réanimation. L’infirmière paraissait seule en cause, dans la préparation et la surveillance, et l'erreur sur le produit était reconnue et prouvée. Cela pouvait encourager le Parquet à agir sans passer par l’instruction. Le recours à l'instruction montre que c'est plus compliqué. Pour qu'une condamnation soit prononcée, il faut identifier une faute, et prouver la certitude du lien de cause à effet entre cette faute et le décès.

Une infirmière risque une condamnation pénale pour une simple erreur ?

Non. La loi a toujours reconnu le droit à l’erreur : errare humanum est. La responsabilité commence avec la faute, que le Code pénal retient à partir du seuil de l’imprudence, de la négligence ou de l’inattention. Ici, dire qu’il y a erreur, c’est un constat : un produit a été administré au lieu d’un autre. Ca n’apporte pas de lumière sur une éventuelle responsabilité. La véritable question est : cette erreur résulte-t-elle d’une faute de négligence ou d’inattention ? Et c’est là qu’il faut avoir tous les éléments du dossier, dont la personnalité de l’infirmière, pour analyser si on est sur le terrain de l’erreur – un acte prudent et attentif qui se révèle inapproprié – ou de la faute – une acte imprudent ou négligent. Cette analyse doit porter sur les trois phases de l’affaire : préparation de la perfusion, surveillance de l’enfant, organisation de la réanimation. 

Une infirmière exerçant à l’hôpital public peut-elle être condamnée personnellement ? STAFF%20Badges%20INFIRMIER.jpg

Sur le plan pénal, oui, comme tout citoyen. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait intention de nuire pour se retrouver en correctionnelle. La faute par imprudence, dès lors qu’elle a causé la mort ou des blessures à une personne, suffit. La loi autorise les tribunaux à prononcer de la prison ferme, mais en général, la jurisprudence est plutôt de quelques mois de prison avec sursis. En revanche, le fait que l’infirmière soir condamnée au pénal ne remet pas en cause le fait que c’est l’employeur, en l’occurrence l’AP-HP, qui garde la charge d’indemniser les familles.

Sa carrière est-elle est remise en cause ?

L’infirmière a-t-elle encore la volonté d’exercer ? C’est la première question à lui poser. Elle devra dépasser le sentiment de culpabilité qui, à coup sûr, l’assaille. Trouvera-t-elle la force de reprendre un jour son métier ? C’est une question très personnelle. Maintenant autre chose est de savoir si elle peut être interdite d’exercer. Une suspension d’exercice est possible, le temps de l’enquête, et un tribunal correctionnel peut prononcer une interdiction d'exercer. L’employeur doit aussi décider d’éventuelles suites disciplinaires. Mais être condamné au pénal dans une telle affaire ne veut pas dire ipso facto que c’est la fin d’un exercice professionnel. Aussi grave que soient les conséquences, le fait d’origine reste une inattention.

Roselyne Bachelot doit-elle démissionner ?

C’est une idée de Patrick Pelloux, et on peut lui retourner la suggestion. Car raconter n’importe quoi dès qu’il arrive quelque chose à l’hôpital, en chouignant sur les misères du service public, ça commence à bien faire. Il y a en France 450 000 infirmières, qui pratiquent plusieurs dizaines d’actes professionnels chaque jour de travail. Au milieu de cette masse énorme, quelques erreurs, et des fautes, encore plus rares. Alors organiser la dramatisation autour d’un cas, aussi grave qu’il soit, ce n’est pas sérieux de la part d’un responsable syndical. Le service public hospitalier souffre, oui, mais les hôpitaux français supportent toutes les comparaisons sur le plan international. Traitons les problèmes qui se posent, mais assez de ce misérabilisme !  Les questions posées par une telle affaire tournent autour de la fragilité humaine : fragilité du meilleur professionnel qui peut commettre une faute d’inattention, et fragilité d’un enfant qui peut se trouver foudroyé par un médicament.

 

sanstitre20wl.jpg

 

Commentaires

C'est très dur cette garde à vue de 48 heures, à moins qu'il n'y aît des soupçons de malveillance de la part d'une autre personne (substitution, par exemple).
Comme vous je trouve l'exploitation politico-syndicale de Pelloux insupportable.

Ecrit par : Mathaf Hacker | 26.12.2008

Une chose est toutefois certaine..c'est la responsabilite de l'infirmiere,pas assez de personnel sans doute ,il faut faire le travail de deux voire trois personnes ,on court pour pouvoir boucler son service dans les temps,mais cela n'excuse pas a mon sens l'infirmiere qui avant d'injecter un produit quel qu'il soit est tenu de verifiers'il correspond a la prescription...et meme si celui ci a ete preparer par une autre personne le principe de precaution s'applique ...tout verifier surtout lorsque au bout c'est une vie humaine qui est en jeu! l'erreur est humaine c'est vrai mais en l'occurence c'est la sienne et non celle d'un tier!

Ecrit par : kriptonite | 26.12.2008

C'est difficile de se prononcer pour le moment. Je pense toutefois que ceux qui grignotent le budget des hôpitaux ont leur place sur le banc des accusés.

Ecrit par : Fran | 26.12.2008

La ou Gilles et Mathaf , se sont bien gardés de parler de sous effectif ou de budget , Fran et Kriptonite mettent les pieds dedans ....comment peux ton dire "il est difficile de se prononcer pour le moment " puis parler de budget grignoté ...ou "pas assez de personnel sans doute ....." ?

Gilles félicitations pour cette note qui pose le problème à la perfection !!!!!!!!!!!!!!

Mais en tant que parent et si l'enfant avait une angine , je me demande si le médecin traitant a été consulté ? le dossier médical doit il suivre l'enfant à l'hôpital ? car il aurait été hospitalisé u n jour ouvrable ?

Cette affaire est d'autant plus triste , et je parle pour avoir eu des enfants qui ont eu toutes les maladies infantiles possibles , qu'elle se passe la veille de Noël fête des enfants par excellence !!!!

En principe on voit son médecin traitant qui connait l'enfant mieux que quiconque , ou si absent , un autre généraliste ou encore SOS medecins ? C'est ce que j'ai toujours fait et tout s'est bien passé ! même pour des angines blanches ou normales avec fortes fièvres ! car à domicile le présence des parents est un facteur de guérison m'a dit notre médecin traitant !

Comment un enfant de cet age a t il pu se retrouver dans un hôpital ?

Pour ce qui est des responsabilités , le juge va travailler et je suis sur que votre note sera lue !

Ecrit par : jp2 | 26.12.2008

J’ai légèrement complété la note, car on vient d’annoncer l’ouverture d’un information judiciaire.

L’infirmière va être conduite au palais de justice, présentée à un juge d’instruction, qui va lui notifier la mise en examen. L’infirmière peut faire une première déposition, ou demander un délai.

La garde à vue a été très longue. Je pense que le procureur attendait les premières conclusions de l’autopsie. Si tout avait cadré, comme 2 et 2 font 4, il aurait pu être tenté d’agir par citation directe, en zappant l’instruction. Mais a priori, les enquêteurs ont dit aux journalistes qu’il n’y avait pas de conclusion médicale. Donc, une instruction avec expertise est indispensable.

Je reste très surpris par l’évolution hyper rapide des faits, et l’absence d’efficacité de la réanimation, qui a pourtant été assez rapide. L’inversion de produit est elle la seule cause ???

Sur l’insuffisance des effectifs

Attention, tous les services ne sont pas sous-dotés ! Là encore il faudra être précis. Combien de malades, combien d’infermière, combien d’aide soignantes ?

Les hôpitaux n’ont pas la forme, c’est vrai. Mais je ne peux accréditer la misère et le sous équipement, surtout pour les établissements qui dépendent de l’AP-HP.

Et quand bien même ! Prendre une ampoule pour une autre, c’est un risque permanent. La vérification, c’est un instant, et les infirmiers connaissent les risques. Faire le lien entre un budget trop pingre et une telle erreur, par inattention, me parait impossible. Sauf à prouver qu’il y avait ce jour là une charge de travail démesurée, et encore !

Mon idée est qu’il faut privilégier la faille d’un instant chez un excellent professionnel. Et oui, ça peut nous arriver à tous. Et accuser « le système » ne fait pas progresser la compréhension.

Ecrit par : gilles devers | 26.12.2008

Pour la plupart d'entre nous, il est dans les habitudes de consulter rapidement son médecin traitant lorsqu'un enfant est souffrant. Mais, même en France, tout le monde n'a pas la possibilité de payer cash la consultation médicale. Alors, on se dirige vers les urgences qui, d'après ce que je crois, ont l'obligation d'accueillir quiconque se présente. Ceci explique peut-être cela !

Ecrit par : LOOSFELT | 26.12.2008

LOOSFELT Des médecins qui ne prennent pas la carte vitale sont très rares et la plupart ont un appareil qui permet de prendre en charge la mutuelle ? ceux qui bénéficient des revenus les plus faibles sont pris en charge à 100 % (cmu) chez le médecin et à la pharmacie !

Il est vrai que la solution de facilité est de se présenter à l'hopital ... mais il ne faut pas en rajouter à la douleur des parents ....

Ecrit par : jp2 | 26.12.2008

Les urgences voient leur activité s'accroitre quand les patients hésitent devant le cout d'une consultation médicale à domicile. Parfois il est difficlke d'ontenir une visite à domicile très rapide, et on préfère aller à l'hopital. Peut être est ce un médecin qui avait prescrit une hospitalisation, pour examens et surveillance. ET l'hopital a l'obligation d'assurer cette fonction d'accueil en urgence, quitte à vite réorienter vers un médecin de garde ou une "maison médicale de garde".

Je pense toutefois que le cas était grave, et justifiait réellement de l'hospitalisation.

Il y a eu administration d'un traitement intraveineux, et sans doute d'autres soins. Et l'aggravation brutale de l'état de jeune enfant conduit à s'interroger sur d'autres causes. L'instruction le dira.

Ecrit par : gilles devers | 26.12.2008

jp2,

D'après ce que j'ai entendu, c'est le médecin généraliste qui a ordonné l'hospitalisation. L'erreur de perfusion est inexplicable, quls que soient les effectifs. Les parents africains ont vu les premiers symptômes et complètement paniqué bien sur, et le personnel médical s'est braqué devant leurs cris au lieu d'intervenir immédiatement. Tragédie de l'incommunication.

Ecrit par : Mathaf Hacker | 26.12.2008

Mathaf Je comprend ce type de situation ....si c'est ça, n'y a t il pas une procédure pour isoler l'enfant des parents agités et faire son travail tranquillement ?

Mathaf si tu as déjà été aux urgences (moi ça m'est arrivé trois ou quatre fois pour moi même ou quelqu'un d'autre ) tu as pu constater l'éternel poivrot qui donne du fil à retordre aux personnel médical , qui monopolise l'attention du public et du personnel pendant assez longtemps en hurlant et en se débattant ... C'est stressant pour le personnel soignant !

Je ne suis pas certain qu'une procédure existe ... si c'est le cas il faut faire quelque chose !

Ecrit par : jp2 | 26.12.2008

L'AP-HP assure également que «l'encadrement médical et paramédical du service de pédiatrie générale (où était hospitalisé l'enfant, ndlr) était parfaitement adapté l'après-midi du 24 décembre». Elle a ajouté que «pour 11 patients à 19 heures dans le service, étaient présents un cadre puéricultrice, 3 infirmières dont une infirmière puéricultrice, 3 aides-soignantes et un agent hospitalier».

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a précisé de son côté sur RTL que dans l'unité où Ilyès était hospitalisé, il y avait «2 personnes -une infirmière, une aide-soignante- pour 5 petits malades». (AFP)

Le débat porte plutôt sur le temps d'intervention de l'équipe de réanimation.

Ecrit par : Mathaf Hacker | 26.12.2008

jp2,

Oui je connais les urgences, notamment Cochin dans ma jeunesse. J'ai vu le père et le frère s'exprimer, ce sont des gens décents et dignes. Quand tu vois les yeux de ton enfant se révulser, il y a de quoi paniquer et hurler.

Ecrit par : Mathaf Hacker | 26.12.2008

jp, un président digne de ce nom et leader de tous les français serait rentré et aurait parlé aux français. Quand un pizzaïolo à la bourre et stressé inverse poivrons et anchoix c'est pas si grave, mais là il s'agit de la vie d'un enfant, alors un peu de pudeur. Le fameux système public de santé français est saigné par des seigneurs qui n'en ont pas besoin et qui préfèrent passer les fêtes de fin d'année dans un 5 étoiles à l'autre bout du monde plutôt que en temps de crise, rester avec son peuple, peuple à qui il est lancé qu'être citoyen c'est consommer français. Cette blague...2009 va être compliqué pour ton petit champion, et tout le monde n'a pas le talent nécessaire pour duper son monde trés longtemps.
Que le procés de cette infirmière soit aussi celui de ceux qui tuent notre système.

Ecrit par : Fran | 26.12.2008

Fran

Il n'y a pas de sous-effectif dans le cas présent. Et d'ailleurs ça ne se passe pas aux urgences. Je trouve le discours de Pelloux minable, c'est du niveau de la CGT SNCF.
Il commence à me piétiner l'aorte le Pelloux qu'on voit sur tous les plateaux télé, il a trouvé un vrai filon depuis la canicule.

Ecrit par : Mathaf Hacker | 26.12.2008

J'espère que cette infirmière pourra déclarer depuis combien d'heures elle travaillait notamment.
Ce genre d'incident, à la manière d'un iceberg est trés souvent la partie visible d'un truc en fait énorme.

Ecrit par : Fran | 26.12.2008

Fran t'as raison pendant que cet enfant mourrait je mangeais des huitres avec un petit Bourgogne aligoté ....c'est indigne !

Moi j'aurais également hurlé de douleur si un de mes petits enfants était mort dans ces conditions !

Donc comme Pellous pour Roseline tu suggères que le président de la république démissionne ? Il aurait du revenir ? D'autant plus qu'il venait de signer un contrat avec le président Brésilien ?

Donc je suggère de demander au président de la république de ne plus prendre de vacances et de rester en France auprès de son peuple ?

Faisons un référendum : le président de la république a t il le droit de prendre quelques jours de vacances en temps de crise ?

Ecrit par : jp2 | 26.12.2008

Merci de la clarté. He devrais passer plus souvent

Ecrit par : elmone | 26.12.2008

Les erreurs comme celle-ci, nous en avons eu notre lot ces dernieres annees. Inattention par fatigue dans un cas et dans l'autre une etiquette pretant a confusion de l'avis de tous (meme couleur pour deux dosages differents).
Attention de ne pas hurler sur des parents hyper anxieux face a leur enfant tres malade. Font chier les medics qui decrivent de tels parents comme hysteriques C'est au personel medical de les rassurer le plus possible en les tenant au courant regulierement de ce qui se passe, explicant les interventions, que les parents soient ou pas aux cotes de l'enfant ou dans une piece d'attente a l'hopital ou la maison de garde (d'ailleurs le concept de maison de garde est plutot interessant, y ayant eu affaire, moins stressant que les urgences en pleine nuit...)

Ecrit par : anna donskoy | 26.12.2008

Je ne suis pas moi-même infirmière, mais j'ai des amis qui exercent cette belle profession, ainsi que de nombreuses connaissances qui travaillent dans le domaine de la santé.
Avant, je me le demandais déjà, mais maintenant encore plus. Je me demande donc comment on peut demander à quelqu'un
- de travailler douze heures de rang à courir de partout sans avoir de pause réparatrice (et parfois sans même pouvoir passer aux toilettes)
- de faire le travail de plusieurs personnes à la fois
- de ne pas compter ses heures
- et en même temps d'être attentif à tout ce qu'il fait dans le moindre détail, ce qui est normalement le B.A.-BA dans ce genre de métiers
Je ne sais pas pour vous, mais quand je lis ça, j'ai l'impression qu'on réclame Superman ou Wonderwoman comme médecins ou infirmières, parce que l'être humain est par définition limité dans ses capacités.

Ecrit par : Aloyse | 26.12.2008

Une erreur,bien humaine,aux conséquences tragiques,pour la famille et une professionnelle a priori bien notée Ce fait divers tragique va permettre a toute les utilisations politiques alors qu'il y a d'autres réalités dans l'actualité et beaucoup de craintes pour le futur Maudit Gaulois si prompt a sortir la guillotine

Ecrit par : antimythe | 26.12.2008

jp, les contrats qu'il signe et dont on ne sait quand on sera payé, on les connait. Oui ce petit président bling-bling qui ne marquera pas l'histoire aurait dû se faire violence et se souvenir quelle est la fonction que 53 % de gens ayant la volonté de voter lui ont confié. Mais 2009 arrive, on va y voir plus clair.
Pour le référendum, il est bien moins naïf que toi, nous n'y aurons pas recours en France je pense avant longtemps.
Gilles, une piste pour vous, faites un papier sur la réforme des marchés publics par décret signé de Fillon à la mi-décembre 2008( dans le cadre de la relance éco ). Personne n'en parle et pourtant c'est phénoménal, le seuil pour passer un appel d'offres formalisé en travaux ( et en dessous duquel on était en mapa - marché à procédure adaptée ) passe de 206 000 € HT à 5 150 000 HT...C'est ENORME et les avertis comprendront ce que celà dessine comme avenir pour la dépense publique. Maintenant je reconnais le droit inaliénable à chacun d'être idiot ou aveugle, bien entendu. Mias , et je le répète, 2009 arrive et beaucoup vont voir leur avis s'affiner.
jp aura encore surement son avis sur la question pour acclamer notre sauveur charismatique monté sur talonnettes.

Ecrit par : Fran | 26.12.2008

"La garde à vue est-elle la procédure normale ?

Non. Roselyne Bachelot a parlé trop vite. C’est une procédure à l’évidence légale, mais qui est rare dans une affaire de responsabilité médicale (..)."

La garde à vue sous controle du procureur de la République, une détention légale ?

rien n'est moins sur! en tout cas il est evident que c'est une violation de l'article 5§1c) de la Convention europeeene des droits de l'homme comme la rappeler la C.E.D.H en condamnant la France recemment.

Le procureur de la République n'étant pas une "autorité judiciaire".

Ecrit par : Ano | 26.12.2008

je voudrai ajoute que certain medecin de famille recoive que sur rdv et meme pour un nouveau nee donne un rdv 24 h apres l'appel et dise si cela ne peu attendre aller au urgence il faudrai revoir le probleme car il refuse de se deplacer meme avec un enfant qui a 40 de fievre et que vous ne possede pas de voiture ou si vous sorter de l'hopital vous devez y aller vous meme tant pis il fallais pas vous faire opere donc a qui la faute si les urgences sont deborde

Ecrit par : marie | 26.12.2008

Fran je ne suis pas un pro de l'information mais un citoyen lambda et j'ignorais la modification du montant des marchés ! Mais c'est une heureuse nouvelle ! il se trouve que j'ai travaillé plusieurs années sur les marchés publics français ! Caractéristique bien Française :

Tu comptes 12 kg de papier pour un CA de 200 000 euros .....et plusieurs mois avant de pouvoir mettre en fabrication , assurance qualité oblige et suivi atelier par le client exigée ...avec pénalités de retard ... et comme au départ c'est l'état qui détermine le délai ...on s'en prenait plein les mirettes avec encore 1 ou deux mois pour pouvoir facturer avec pénalités ...

Désolé Fran mais ce gouvernement fait bien les choses ! il a compris la difficile relation de l'état avec les entreprises , il m'est arrivé de me retrouver avec l'équivalent de 2 500 000 euros sur une douzaine de marchés , terminés depuis des mois et sans un kopec entré dans les caisses pour cause de saucissonnement et de papiers ....

Il m'est même arrivé de dire à un acheteur que son patron à la fin du mois n'aurait pas de problème pour faire entrer l'argent nécessaire pour payer son salaire ....Ça a été répété en haut lieu ....et très mal vu ... c'est l'état tout puissant qui faisait crever les entreprises !!!!!

Et la Fran je suis étonné de ta position car sauf erreur tu as été acheteur ..... normal moi j'étais de l'autre coté ...vendeur ....

Ecrit par : jp2 | 26.12.2008

On aimerait que les erreurs en matière de traitement des dossiers judiciaires soient aussi rares que les erreurs médicales et para-médicales.
Certes, les conséquences sont moins importantes dans le cas général. Mais tout de même !

Ecrit par : Administratif | 26.12.2008

En premier lieu, je souhaite écrire ma compassion pour la douleur des uns et des autres. Plus loin, et c'est l'infirmière qui s'exprime, il y a l'incompréhension de la situation, et de sa réponse judiciaire : la garde à vue me semble excessive dans le contexte. Une nouvelle fois, un(e) coupable est désigné(e), assigné(e), mise en garde à vue pour l'infirmière, sorti de son lit pour le procureur, auditionné au milieu de la nuit pour le magistrat, le médecin, l'infirmier, etc... La France républicaine est secouée jusque dans ses valeurs, lesquelles sont mises en doute dès qu'il faut punir, exposer à la vindicte, et pourquoi pas mettre au pilori si c'était encore possible. Il ne faudrait pas que le petit peuple se risque à consacrer du temps à autre chose, comme tenter de comprendre pourquoi tout va si mal, alors médiatisons, encore et encore, au risque de rendre la douleur encore plus insupportable pour les victimes et leurs familles. Tout cela est assez déprimant, et marche merveilleusement bien, y compris quand le pouvoir est "en vacanc(s)" à l'autre bout du monde. Inquiétant, non ?

Ecrit par : IU | 26.12.2008

IU pose de vraies questions.

Il ya l'analyse juridique, froide, qui dit que la pocédure est légale. Bien que non reconnu autorité judiciaire, le procureur peut décider d'une garde à vue, avec présence (ponctuelle) d'un avocat, et possiblité de contestation ultérieure.

mais comment tout cela sera t il vécu dans les hopitaux? Imposible de se satisfaire de la seul rigueur juridique. Et, prenons du recul, l'essentiel est que globalement la qualité des soins progresse. Je crains que cette garde à vue de 48 heures, pour finalement pas grand chose, soit contreproductive à moyen terme.

Ecrit par : gilles devers | 26.12.2008

Compassion pour la famille d'Ilyes. Regret pour Ilyes.

Solidarité avec l'infirmière. Je suis infirmière. L'erreur est humaine.
Pas de démission, une enquête. Pas de récupération, des propositions pour corriger et améliorer le fonctionnement du système.
L'erreur est humaine : analysons et progressons ensemble, de l'éxécutante au prescripteur, au pharmacien , au laboratoire, à la chaine du médicament et de la prescription, à l'agencement pratique de la salle de soins, à l'ergonomie du dossier...
Que les innovations se fassent dans l'interêt du patient et en concertation avec tous les acteurs.

Chez nous l'ANAES a demandé - comme à tous les établissements d'informatiser le circuit du médicament ( les conditions de conservations ne les intéresse pas, l'immense et gravissime merdier des génériques n'est qu'une simple rouspétance des infirmières, l'application des prescriptions en deux minutes chronos n'est qu'une revendication syndicale...) Le circuit est informatisé. Amen. Les dossiers sont informatisés. Les fournisseurs de logiciels ont travaillés en amont, installé leurs produits, formé quelques référents, écouté pendant un mois les remarques et sont partis ... à tout jamais, laissant des questions non résolues, des pages inutilisables des régressons dans la gestion des dossiers... la technique informatique et surtout la capacité à gérér beaucoup d'informations, beaucoup d'utilisateurs sur peu de postes et avec des accès sécurisés individualisés n'est pas adaptée aux services hospitaliers actuellement.
Les prescriptions sont sur l'ordi, avez-vous constaté comme les flux sont plus longs par voie info que la lecture de dossiers papier ?
Et dans l'urgence la prescription n'est plus écrite faute de temps, elle est dictée : triste retour en arrière ; il n'y a plus de garde-fous. Il y aura des erreurs médicales, ou pas. Jeu de hasard. Besoin d'une coordination impeccable entre prescripteur et exécutant. Danger en cas d'excitation.
Les items du dossier papier se sont perdus dans les pagesde l'informatique, les informations recueillies et la surveillance du patient disparaissent !

Je voudrais savoir : cet enfant hospitalisé pour une angine qu'on doit perfuser doit être bien fragilisé, et si le décès était le fruit d'un choc infectieux ? Cet enfant dont l'état de santé se dégrade était-il dans le bon servcie ? Un service de soins intensifs aurait peut-être été nécessaire ?

Chère collègue, je suis solidaire. Tiens bon. J'ai aussi fait des erreurs... aux consèquences moins graves. Accroche-toi.

Madame le ministre, ne démissionnez pas mais réfléchissez à nos conditions d'exercice ( avec nos représentants). Que les sanctions soient proportionnelles à notre reconnaissance professionnelle... Que les présentations des spécialités médicales ne soient pas changées chaque année parce que le marché de tel générique est plus interessant économiquement. Que chacun des acteurs des soins respecte le travail des autres ( services annexes, administratifs...) Que les lois soient écrites en concertation avec tout le menu personnel et non pas par des technocrates. Que les procédures d'accréditation s'attachent aux vrais problèmes et non pas à un lobbying 'lire tous les rapports d'expert de la VII sur l'informatisation du circuit du médicament : c'est grotesque !!!)

Mr Pelloux faites- vous discret sur ce coup-là.

Ecrit par : CARDOT | 27.12.2008

je suis également infirmiere de nuit dans un grand hôpital et j'ai de la peine pour ma collégue qui va être toute sa vie secouée par son drame, je suis horrifiée par nos conditions de travail que ce soit de nuits ou de jours par la santé de nos hôpitaux publics par nos supérieurs qui bien des fois ne connaissent rien au soins , qui ne vivent pas l'effervescence de nos horaires forçés par manque de personnel , les soignants sont malades burning out ! s'arretent et ne sont pas remplacés non par manque de fric mais par manque de personnel j'ai eu des collégues qui se sont suicidés car ils n'y arrivaient plus à conjuger le travail et la famille sereinement , çà ne fait pas la une des journeaux ah non surtout pas !! je suis ecoeurée devant tout ça , s'il fallait faire une greve massive à 1OO% je la ferais pour denoncer ce que nous vivons tous et toutes , c'est notre quotidien , quand on craque parce que l'on est sur les rotules on est montré du doigt et on nous fait peur , nos superieurs préferent des gens qui travaillent même mal mais qui sont sur le terrain , plutôt que des soins de qualité avec du personnel motivé et courageux , on ai detesté et dangeureux quand on ouvre la bouche pour parler de la réalité alors on nous fait peur pour qu'on se taise et vite , on doit travailler dans des conditions quelques de folie , en urgence même dans les services qui sont lourds de nombreux soins à effectuer , on reçoit des patients qui devraient être en réa mais le service est déjà surbooké donc on le reçoit en médecine qui , n'est pas un service de réa lui !!! on s'étonne donc des erreurs commises ? on travaille à 2 la nuit un aide soignant et un infirmier pour 30 patients et rempli le service 6 entrées à la file , le fric , croyez vous normal de vivre ça ? il ne suffit pas d'installer le patient dans son lit et au revoir non ! il y a un énorme travail infirmier qui commence alors pour soigner dignement le patient et bien -sur on oublie pas les autres qui ont un tas de soins à recevoir aussi sans oublier les urgences de nuit dans le service : type arret cardiaque d'un malade etc !! voilà le réel travail d'une équipe de nuit en service alors fêter noel à l'hosto ? non mais vous riez là c'est par obligation qu'on y est cette nuit là et que nos petits et notre mari fêtent noel seuls à la maison !! quand on rentre le matin au bout non pas de 10h de taf mais 11h car on ne quitte pas le service en 5 minutes et bien on craque chez nous et nous sommes mals !!! non nous ne recuperons pas nos foutues heures supplémentaires , on en bave croyez moi , Me Bachelot que proposez vous pour nous aider ? quelles sont vos solutions ? nous voulons du repos , non pas des primes au mérite mais du vrai repos ! nous voulons les soirs où nous sommes chez pouvoir decompresser et ne pas angoisser quand le téléphone sonne de peur que ce soit l'hôpital qui demande à ce que nous venions faire une nuit de plus pour remplacer notre collégue de l'équipe inverse qui est en arret!!! qui le sait tout cela ?

Ecrit par : docteurhouse | 27.12.2008

Gilles,

Me Eolas cite votre billet, et un commentaire intéressant de la part d'un pharmacien :

http://www.maitre-eolas.fr/2008/12/26/1257-l-affaire-de-l-enfant-mort-a-l-hopital#co

Ecrit par : Mathaf Hacker | 27.12.2008

l infermiere est responsable de ne pas avoir lu l etiquette, lorsqu on a un bac plus 4 , le minimum de lire l etiquette 2 mots 14 lettres de l alphabet , elle a tue un enfant a noel 2008.

Ecrit par : study | 27.12.2008

study je comprend ce que tu veux dire mais de nos jours bac +4 ça veut plus rien dire ....tout le monde l'a ou presque ....idem pour les concours qui ne décèlent pas toujours les qualités indispensables pour exercer un métier .... C'est pour ça qu'il faut réformer encore et toujours !

Ecrit par : jp2 | 27.12.2008

C'est bien study, belle démo de finesse.

Ecrit par : Fran | 27.12.2008

Lorsqu'il y a un accident, une analyse des faits n'est pas de tout résumer à une erreur humaine (quel est le con qui ? ?) , mais d'analyser le « comment », le processus qui a amené cette erreur, et d'organiser le futur de façon qu?elle ne se reproduise plus. Mais, je persiste à dire que, aux urgences, il devrait y avoir les MEILLEURS PERSONNELS pour faire de bons diagnostics et administrer les bons primo traitements. Les urgentistes, bien sélectionnés, devrait avoir un temps limité de temps de travail à 3 jours par semaine pour éviter les erreurs dues au surmenage, et être TRES bien payés. Ainsi, les bavures irréversibles et les coûts collatéraux chirurgicaux ou de handicaps post traumatiques seraient minima.

Ecrit par : Bill64 | 27.12.2008

c est repugnant vous parler de cette infirmiere et du pole soignant avec des sirconstances attenuantes et flute c est la mort d un bout de chou d un ange que l on arrache a ses parents un noel pour une banal angine en 2008 c est impardonable ca ne vous touche pas trop c est pour cela que vous faite ces commentaire si c etais votre propre enfant vous reagirais autrement penser pluto a la douleur des parents et surtout au respect du deuil

Ecrit par : nono | 27.12.2008

Pour l'infirmière, elle a tout de même reconnu sa faute assez rapidement pour qu'il y ai eu une possibilité de sauver le ch'tiot.
Elle a commis une faute, ça c'est sûr elle le reconnaît elle-même, mais l'accusation de la part de l'Etat "d'homicide involontaire" ne semble pas vraiment justifié car la mort est aussi due à la lenteur de l'intervention de l'équipe médicale. La famille semble, à mon avis, beaucoup plus lucide quand elle porte plainte pour le manque de réactivité de l'équipe.

L'important aussi dans cette histoire est de ne ne pas fustiger une personne pour trouver un coupable, qui est une grande tendance depuis quelques années : il FAUT un coupable. Horrible manière de conduire la justice s'il en est.
Ne faudrait-il pas aussi dans cette affaire regarder : si la fameuse ampoule était bien rangée à sa place, si le service ne met pas la pression sur son personnel ? Ceci ne réduisant pas la faute de l'infirmière, mais assurant au moins une recherche des circonstances réelles de cette malheureuse histoire.

Attention aux réflexes d'accusation sous le coup de la passion (le choc de la mort), que le gouvernement et les hauts fonctionnaires de l'Etat ont trop tendance à sortir à tout bout de champ.
Ce genre de réaction à chaud, sans réflexion et sans enquête entraine souvent des erreurs judiciaires graves. Voir peu devenir un pousse-au-crime : n'oublions pas (même si cela n'est pas directement lié) que ces réactions à chaud ont déjà entrainé dans l'histoire des lynchages, des progroms, etc.

Il faut avoir l'intelligence de ne pas accuser et déblatérer à tout bout de champ sans avoir au moins tourné 7 fois sa langue dans sa bouche...

Ecrit par : troptard | 27.12.2008

troptard,

Ce n'est pas une accusation c'est une qualification des faits, au mettre titre qu'un accident de la route qui ferait une victime.

Ecrit par : Mathaf Hacker | 27.12.2008

Article intéressant ,sauf la dernière partie : "chouigner sur les misères du service public..."ne me senble pas digne . Oui, il y a misère des services publics et les infirmières sont très exposées . Le nombre global des ces soignants est un mauvais exemple , car ils sont en sous effectifs, la plupart du temps et chacun est à la merci d'une erreur de ce genre .

Donc, c'est mesquin et trop facile de dégager en touche d'emblée . Heureux ceux qui se gardent bien de prendre des responsabilités.

Puisqu'il y a enquête, j'attends les résultats de celle-ci...

En attendant mes condoléances à la famille .

Ecrit par : misère | 27.12.2008

Eolas (http://www.maitre-eolas.fr/2008/12/26/1257-l-affaire-de-l-enfant-mort-a-l-hopital) écrit que la mort de ce petit garçon est le cauchemar de tout parent. Le cauchemar devient réalité pour cette famille à qui tout le monde pense aujourd'hui. Mais ensuite, s'il vous plaît : pas de récupération, pas de surenchère, de la pudeur et du respect. Les responsabilités, les erreurs, les négligences : les enquêtes les mettront en évidence et diront ce qui peut et doit être corrigé dans les procédures et la manière de travailler. En attendant, les appels à diverses démissions sont tout simplement déplacés. Seuls le silence et le recueillement sont de mise aujourd'hui.

Ecrit par : persifleur | 27.12.2008

http://www.youtube.com/watch?v=U-CkDWYUIKM

Ecrit par : idir | 27.12.2008

http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftKvO.html

Ecrit par : idir | 27.12.2008

En même temps une démission de Bachelot, je ne suis pas certain que ça soit négatif. On la croirait ministre des sports uniquement.

Ecrit par : Fran | 27.12.2008

incroyable le volume d info sur ce theme..a croire que les media manquaient de matiere?? bien sur que c est un drame...et faut t il paeler écrire tous les jours sur les victimes d accident de travail..de trajets..de froid de faim...d isolement....?,, that is a question!!!!

Ecrit par : gilles | 27.12.2008

Je colle à 100% à toutes vos remarques, je n'ai aucune virgule à changer.

Je trouve cette affaire plutôt bizarre, d'autant que le MgCl donne des troubles du rythme et autres insuffisances hépatiques à haute dose, mais tout cela reste réanimable.

Médicalement parlant, je trouve que ça ne colle pas très bien, l'affaire reste donc à suivre.

Quant au gouvernement, je suis aussi à 100% avec la démission de Bachelot. Entre elle et Dati, décidément, ce gouvernement Sarkozy aura magnifiquement brillé de par l'incompétence et la stupidité de ses dirigeants, cherchant à émouvoir en essayant vainement de faire vibrer la corde sensible de l'enfant, ce genre de bassesses étant l'apanage du PS qu'ils détestent tant d'ailleurs...

Ecrit par : HUET Jean-Roch | 27.12.2008

Et je vois revenir ce soir le thème : « c’est la faute de l’hôpital »
Alors, je réponds un peu.

1. Le temps du deuil

L’hôpital va mal, oui, même si globalement ses résultats sont excellents. Mais, franchement, devant la douleur des parents qui viennent de perdre un enfant, est-il indispensable d’engager ce débat ? Le temps du deuil, ça n’existe plus dans les hôpitaux ? Toute vérité est bonne à dire, certes, mais pas à n’importe quel moment ! c’est une indécence totale.

Et encore, ce tintamarre pour dire quoi ?

Le problème c'est de regarder en face le fait, la violence terrible de ce fait anodin, et de chercher à comprendre.

Si c’est pour trouver des mots qui parlent aux parents, alors, pourquoi pas. Avec discernement, en cherchant par dessus tout à ne pas ajouter à l’incompréhension, qui nourrit la douleur. Mais si c’est pour reprendre les lieux communs de la contestation, mille fois entendues, et quelque que soit leur bien fondé, mais en utilisant le contexte de l’émotion comme haut parleur, alors je dis non.

2. Pelloux

Il n’a pas attendu 24 heures pour réclamer la démission de la ministre, en faisant un amalgame invraisemblable entre cette affaire, celle de Saint Egrève (patient en HO qui fugue et qui comment un meurtre) et de Valence ( Médecin accusé d’un acte contre nature). Ce niveau d’argumentaire… consternant. Il faut dire que notre bon docteur sortait du plateau télé de « On n’est pas couché ! », où il avait tenu le 20 décembre une réunion d’experts avec Gérard Darmon, Véronique Genest, André Bercoff, Véronique Sanson… Pelloux raconte n’importe quoi, en général et dans le cas particulier. Lorsqu’il s’est exprimé, on ne savait rien de l’affaire, à part des bruits de couloirs. Comme bcp de services publics, les hôpitaux gagneraient à être mieux dotés, nous sommes d'accord. Mais Pelloux en a fait un fonds de commerce, entretenant une vison apocalyptique des urgences. De tout temps les urgences, c’est compliqué, par hypothèse. Mais ce n’est pas la faillite, il ne faut pas exagérer.

Et dans le cas présent, la question de l’effectif ne joue pas. L’effectif de cet après midi là, rapporté par l’AP-HP et non contesté, a de quoi faire pâlir d’envie nombre d’établissements, notamment en province, bien moins dotés. Les 11 patients hospitalisés dans le service mercredi en début de soirée étaient encadrés par un cadre de puériculture, trois infirmières, trois aides-soignantes et un agent hospitalier.

Ce qui rend Pelloux pitoyable.

3. D’autres syndicats

On entend quand même de choses plus censées

Déclaration à l'AFP du président du syndicat de pédiatres SNPEH, Jean-Louis Chabernaud : « Ce n'est peut-être pas arrivé par hasard à Saint-Vincent-de-Paul qui est un peu à l'abandon car il doit fermer prochainement. Le matériel n'est pas toujours renouvelé et l'entretien des locaux n'est pas toujours assuré convenablement. L'ambiance n'est pas toujours optimale, ce qui peut nuire à la sécurité du travail ».

Pour les anesthésistes du SNPhar, "l'erreur humaine reste toujours possible", mais "le contexte actuel des hôpitaux, soumis à des tensions que dénoncent depuis longtemps nombre d'organisations professionnelles et syndicales, ne peut malheureusement qu'accroître ce risque".

4. La « pénalisation » dénoncée

Un enfant de trois ans est mort. Qui oserait dire qu’une instruction judiciaire est une pénalisation déplacée ? La garde à vue a peut être été excessive, oui, mais ne confondons pas tout !

5. Le refus d’admettre la défaillance individuelle

Ce qui est le plus net, c’est qu’une infirmière, reconnue comme expérimentée et excellente professionnelle, peut avoir une faille, et par une inattention d’un instant commettre faute qui va causer la mort d’un enfant. Oui, nous sommes faillibles. Cette affaire le rappelle avec force. Nous ne sommes pas des héros, toujours à 100%. Nous cherchons à faire de notre mieux, et parfois, de toute bonne foi, commettons des fautes aux conséquences gravissimes. C’est notre sort commun. C’est ce qui nous parait insupportable, car nous ne voulons pas nous avouer cela de nous.

Si cette affaire nous parle tant, ce n'est pas parce que le budget de la santé est mal géré, mais parce que chacun ressent qu'il pourrait être aussi bien l'infirmière que les parents.

Ecrit par : gilles devers | 27.12.2008

Je trouve la politisation de cette affaire, par les vautours de la syndicale, insupportable et indigne. Admettre l'erreur humaine, très basique, oui; et en tirer les conséquences.
L'erreur humaine de professionnels qui on suivi des années de formation, comme par exemple un commandant de bord et son co-pilote qui s'engueulent dans le cockpit et qui vont s'écraser sur la montagne pelée.
Derrière toutes cette mise en scène de la responsabilité des gouvernants et de l'état patron, on reconnait la réthorique de ce que Céline appelait les maqueraux du travail : les syndicats qui poursuivent des objectifs qui leur sont propres, au mépris de l'intérêt commun.
Cela ne fera avancer en rien la sécurité des patients, surtout dans une corporation très peu encline à remettre en cause ses modes de fonctionnement.

Ecrit par : Mathaf Hacker | 27.12.2008

Mathaf Rien à rajouter à ce que tu dis !

Les corporations .... quel malheur !

Ecrit par : jp2 | 28.12.2008

Bonjour,
Pelloux connaît bien le milieu hospitalier et il peut se permettre cette réaction de colère. Savez-vous qu'il n'y a aucun quotas d'infirmières par malade ? Cela paraît incroyable mais une infirmière peut avoir une multitude de malades à soigner (1 pour 40 par exemple la nuit - ma fille est infirmière et ce fut son cas) et ne pas pouvoir protester. Comment voulez-vous accepter cela ? Comment voulez-vous qu'elles ne fassent pas d'erreur ? Ce drame peut être l'occasion de faire ouvrir les yeux aux pouvoirs publics : les infirmières sont débordées. On a une chance incroyable qu'elles soient si résistantes et si professionnelles, sinon les drames seraient plus nombreux. Mais ce n'est pas une raison pour invoquer la fatalité et mépriser ceux qui osent s'attaquer à la racine du mal.
cordialement, agnès
http://doutagogo.com

Ecrit par : Agnès | 28.12.2008

Comme ils sont mignons ces gens de droite avec leur responsabilité individuelle !!!

C'est sûr qu'avec un compte en banque bien rempli, avec les moyens nécessaires pour se payer des hôpitaux privés avec tout le personnel nécessaire ou le fric pour se payer un appart à quelques millions d'euros à côté des hôpitaux qui sont dans le top 50 de la pravda libérale (le point ou l'express) on peut se permettre de dire que tout ne va pas si mal que ça à l'hôpital public, qu'il n'est pas dirigé de plus en plus comme une entreprise privée avec les conséquence gravissimes en termes de soin et de santé publique que cela suppose.

Que par exemple, avec le paiement à l'acte (je ne sais plus l'appellation exacte), il devient plus intéressant d'amputer un jambe que de la soigner !!!
Et ça n'est qu'un simple exemple, je suis loin d'être spécialiste de la question.
Que de progrés nous avons fait depuis la libéralisation des soins....

Et c'est vrai que les méchants, ce sont ces affreux syndicalistes qui crient au loup !!! Et pas ces gentils syndicats (il y en a, vous le savez bien : CFDT, jaunes jusqu'à l'os) adorables patrons et gouvernants bien intentionnés qui, chaque jour que Dieu (façon de parler) fait, suent sang et eau pour le bien public et le bien commun.
"Vautours syndicaux ; maqueraux de la syndicale"... la lutte de classe a de beaux jours devant elle, à lire ces mots orduriers vomient par des gens aux poches bien remplies ou atteints de cécité sociale.

Continuer à vous raconter des histoires gens de droite et autres socialos du même acabis...

Pour ma part, il y a des ASSASSINS derrière ceux qui font du profit sur l'hôpital public et ceux qui défendent cette logique en sont les complices...


Une dernière chose, vous dites :
"Il y a en France 450 000 infirmières, qui pratiquent plusieurs dizaines d’actes professionnels chaque jour de travail. Au milieu de cette masse énorme, quelques erreurs, et des fautes, encore plus rares. Alors organiser la dramatisation autour d’un cas, aussi grave qu’il soit, ce n’est pas sérieux de la part d’un responsable syndical."

Pour un avocat, je trouve que cet argument globalisant frise... enfin... je suis gentil pour une fois... la malhonnêteté intellectuelle.
C'est un peu léger cher monsieur ! Ce n'est pas sérieux de la part d'un homme de droit (enfin de quel droit ?...) mais sûrement plus compréhensible de la part d'un homme de "droite"

Il pourrait y en avoir 800 000 que votre argument ne tiendrait pas plus. Je ne connais pas l'affaire mais il suffit qu'il y ait eu quelques suppressions de postes dans le service de cette infirmière pour qu'elle soit obligée de faire des heures supps, de travailler beaucoup trop et en conséquence d'accroître sa fatigue et le risque d'erreur. C'est aussi bête que ça.

Mais il faut bien aller chercher la responsabilité individuelle... ça évite de s'interroger sur votre système mortifère...

Ecrit par : frèd | 28.12.2008

Fred, vous vous énervez vite, et me transformez bien mal à propos en maniaque de la responsabilité individuelle.

J’ai le grand bonheur de participer aux enseignements en droit de la santé dans les trois universités lyonnaises. Lyon 3, au sein de l’IRFOSS (Institut de recherche et de formations sur les organisations sanitaires et sociales), l’Université catholique Master 2 Professionnel Droit des activités médicales et psycho-sociales, et Lyon 1 (la fac de médecine) pour un DU de droit de la Sécurité sociale. C’est dire que personne de sérieux n’envisage l’étude du droit de la santé sans celle du droit de la sécurité sociale.

Dissocier la santé du social ? Quel malheur !

D'ailleurs, si vous ne vous intéressez pas au droit, au moins pouvez vous lire le titre de notre code "Code de la santé publique". Et oui, pour le droit, la santé est un bien public.

Mais il n’en reste pas moins que le décès est survenu au terme d’un processus humain. ET que celui qui par maladresse cause dommage à autrui doit en répondre sur le plan pénal. C’est une règle qui date de 200 ans en France, et qui est universelle.

Si vous ne prenez pas en compte cette réalité là, le système s'écroule, car il ouvre vers l'irresponsabilité.

Ecrit par : gilles devers | 28.12.2008

JE suis triste poour les parents de cet enfant,mais je souhaite apporter mon soutien à cette infirmiere qui doit etre dans un etat de souffrance énorme.
Etant infirmiére depuis de nombreuses années ,je suis en mesure de dire par quels états de stress nous passons,et je souhaiterais que les infirmiéres se joignent à moi dans cette solidarité.

Ecrit par : bernadette | 28.12.2008

Patrick Pelloux, dans l'affaire, ne fait qu'appliquer la recette sarkozienne: se pointer à la télévision, pondre une loi et recevoir en grande pompe les victimes à l'Elysée dès qu'un fait divers atteint un certain niveau de notoriété.

Ecrit par : Jef | 28.12.2008

merci pour ce livre : http://www.amazon.fr/Lettre-dun-avocat-amie-infirmi%C3%A8re/dp/2850308331 !

Ecrit par : DMA | 29.12.2008

Merci pour cet intéressant papier. Une précision quant aux déclarations de P.Pelloux, qu'à votre tour vous jugez bien vite. Il a évoqué la démission de R.Bachelot en regard de ses déclarations relatives au bien-fondé de la GAV et à la responsabilité de l'infirmière. C'est le non-respect de la présomption d'innocence qu'il a voulu mettre en exergue, en suggérant, en echo à cet empressement tout aussi absurde qu'illégal de la ministre à trouver un coupable, une sanction disproportionnée. Quant aux misères des hopitaux, il semble qu'une personne ayant consacré son existence à ce service public soit plus légitime qu'une autre pour faire part de son émotion ou de son effroi ; "pour chouigner" dites-vous ? "ça commence à bien faire ?" Mépris ? Que voulez-vous dire exactement, que les services publics ne sont nullement menacés ? Qu'il n'y a pas lieu de déplorer les manques de moyens de cette administration ? Pensez-vous la même chose lorsque les complaintes touchent à l'indigence des ressources consacrées à la justice ?

Ecrit par : Dan.B | 29.12.2008

Les services publics sont menacés si on les laisse en l'état ! L'évolution en règle générale exige que chacun d'entre nous , chaque institution ou entreprise se remettent en cause en permanence ! Ne rien faire c'est régresser et l'état de la France en est un bel exemple ....

Ecrit par : jp2 | 29.12.2008

Dan a raison, on a une ministre qui ne donne que l'illusion de maitriser le sujet. Pauvre France...

Ecrit par : Fran | 29.12.2008

gilles devers 26/12 : la charge des infirmieres et des medecins est croissante . il n'est pas rare de trouver deux infirmieres pour 30 patients . et il suffit d'un seul patient pour occuper une voire les deux infirmieres pendants des heures ...et les autres patients pendant ce temps ??? très bonne question .
il y a donc une relation directe entre charge de travail et inattention .

Ecrit par : Haruspice | 29.12.2008

ET que celui qui par maladresse cause dommage à autrui doit en répondre sur le plan pénal. C’est une règle qui date de 200 ans en France, et qui est universelle.

Si vous ne prenez pas en compte cette réalité là, le système s'écroule, car il ouvre vers l'irresponsabilité.

Ecrit par : gilles devers | 28.12.2008



euh , les magistrats ne sont pas liés à cette regle , non ?

Ecrit par : Haruspice | 29.12.2008

Pour ce qui concerne les urgences,il faut savoir qu'il n'y a aucune coordination entres les divers hopitaux,au moment des conges une partie du personnel de tous les services d'urgence prennent leurs conges,d'ou le debordement du personnel restant si leurs arrive une kirielle de malades ou d'accidentes,la premiere des choses a faire a mon sens c'est que les services se coordonnent ,mettons qu'il y-ai 30 services d'urgences sur Paris et bien 20 services doivent toujours tourner a plein les dix autres prenant pour ceux qui ont droit leurs conges et faire le roulement chacun son tour...il faudrait egalement remettre en cause la loi Mattei qui avait impose que les medecins generalistes ne fassent plus de service de garde le week end,il faut non seulement que les medecins repondent present mais egalement ,les ophtalmos,les dentistes etc...etc.... cela permettrait de desengorger les urgences,cette loi (mattei)est appliquee dans les petites villes de province et si les medecins entre autre ne font pas leurs gardes ils ont une amende... et chose aberrante la loi ne s'applique pas dans les grandes villes ...alors on peut dire que là aussi la medecine est a deux vitesses!!!
Une fois cela applique on vois ou le personnel manque et on travaille a la meilleure solution.

Ecrit par : kriptonite | 29.12.2008

Kripto bravo, tu tapes juste en ce qui concerne la loi Mattéi, personne n'en parle, mais aujourd'hui le fait est que une loi votée par la droite est favorable à l'engorgement des urgences des HP.

Ecrit par : Fran | 29.12.2008

Kripto a tout a fait raison. Ici coordination obligatoire. La creation de plus de maisons de garde aussi pour soulager les urgences des "fausses" urgences qui peuvent etre traitees par des infirmiers prescripteurs. Je ne sais pas s'ils existent en France mais ici si. Ce sont de super infirmiers qui peuvent traiter et prescrire pas mal de choses, en attendant de voir un medecin le lendemain (si besoin est). Ces maisons de garde ont aussi l'avantage d'etre beaucoup moins stressantes que les urgences ou effectivement, en particulier les weekends, on tombe sur le resultat de bagarres alcoolisees etc. Le triage permet de faire passer devant les priorites ambulatoires mais il suffit d'un gros accident pour monopoliser toute une equipe.

Ecrit par : anna donskoy | 29.12.2008

Il manque de l'argent dans ce pays ?
Ou est-il mal employé ?
On peut constater le malaise dans les hôpitaux en tant que patient ou en tant que visiteur.
De même dans l'enseignement. Nos cours d'école sont désertées d'adultes sécurisants pour nos enfants.
Pourrait-on commencer à placer L'HUMAIN au cœur de nos priorités ??
Pour ce qui est de l'économie et des finances, c'est bon! cela a été fait dans le monde entier depuis longtemps.
Et le résultat est dramatique.

Ecrit par : Danielle | 30.12.2008

tout ceci est très bien, mais la soi disant pharmacienne africaine, elle le revendique, sur le site de Me Eolas, nous parle d'injection de Chlorure de magnésium susceptible d'arrêter le coeur. Mais non, ça, c'est le chlorure de potassium. Du coup, son commentaire assez enlevé devient suspect. SI on va un peu plus loin, le chlorure de magnasium étant insusceptible de donner la mort, a t'on bien énoncé le produit injecté ? Si oui, la cause de la mort est autre. DOnc, de toutes façon, la GAV devrait tendre à apaiser en permettant à l'enquête de se dérouler sereinement et les propos trop engagés relèvent de la témérité.

Ecrit par : thiers | 02.01.2009

Notre ministre Rachida Dati est maman ce jour, je viens de le lire, C annoncé par le site www du Figaro et par 20 minutes.

Le "pays des Droits de l'Homme" est aussi celui du "2 poids et 2 mesures". Qui n'a pas remarqué qu'une infirmière ayant fait une erreur qu'elle expliqua ensuite avec soin en bonne "pro", est mise en garde à vue comme une dangereuse délinquante et retenue ainsi plus de 3 jours?
La pauvre fille allait-elle "fuir à l'étranger avec le magot"?
Tout le monde peut faire une erreur d'autre part, à commencer par notre sotte sinistre de la santé, qui ne manque pas d'air en accusant le Dr Peloux d'utiliser l'évènement. (même s'il me semble qu'il a "fait "un peu vite)

Dans un Hôpital, c'est comme à bord d'un navire!
Chaque chose a toujours sa place exacte! C'est ainsi que les "pro" peuvent agir vite et bien, sans perdre de temps en toute circonstance, même dans l'obscurité! Ca m'est arrivé.
C'est vrai, à commencer par les petits flacons dans l'armoire à pharmacie!
Si l'un d'eux a été accidentellement changé de place avec un autre, on entre dans la zone rouge! C'est facile à comprendre et il semble bien que c'est ce qui est arrivé. (l'enquête annonce des développements "intéressants" ce 2 janvier)

Pendant ce temps, un notable corrompu est gracié avant d'avoir purgé sa peine et un politocard "pro" soupçonné de corruption se balade en toute liberté au risque de faire disparaître les preuves, tout en étant ouvertement soutenu par ses soit-disant adversaires politiques. D'autre part cet individu menace même de porter plainte... Nous marchons sur la tête.
Telle est la véritable échelle des valeurs de la France en 2008. L'Argent d'abord!

Un avocat Parisien connu, le "bâtonnier" du barreau de Paris, vient d'appeler à plus de sagesse collective dans le Figaro, en rappelant que l'abus de la garde à vue n'est pas de la justice et que légiférer systématiquement sur le coup de l'émotion, à chaque fait divers spectaculaire, ce n'est pas juste et encore moins sérieux! Ne faisons pas peur aux infirmières et à quiconque peut se retrouver pris dans l'erreur! Comment peut-on vivre bien dans ses pompes dans un pays dont l'Etat est en train de devenir un dangereux ennemi potentiel pour n'importe quel professionnel?
Ce qui est arrivé à cette infirmière, qui a fait tout ce qu'elle a pu pour atténuer les effets d'une confusion de quelques secondes et sans jamais cacher son erreur, ceci m'a scandalisé.
Roselyne Bachelot devrait SE TAIRE à chaque accident médical! Et surtout....
Laisser parler celles et ceux qui savent.

Bien navicalement / Met vriendelijke groeten Thierry Bressol OR1
- Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande
- http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/
- http://marine-inconnue.blogspot.com/2008/09/contenu-de-marine-inconnue.html

Ecrit par : Thierry BRESSOL | 02.01.2009

je suis infirmier anesthesiste cadre de sante en réanimation et pour sensibiliser l'équipe paramédicale du service j'ai récupéré les différents articles concernant cette malheureuse affaire ; merci pour l'analyse de maître Devers sur ce blog . Mais où en est la situation? de l'infirmiere? L'enquête doit se poursuivre . Quelqu'un aurait-il des infos ?
merci

Ecrit par : desmoulins laurent | 04.01.2009

Bonjour, comme le commentateur au dessus, j´aimerais savoir ou en est cette affaire

Ecrit par : jocelyncharles | 22.06.2009

Il faut être prudent, car en droit l'enquete est secrete. Passé le brouhaha des permiers jours, c'est le silence qui se réinstalle. Et on découvre tout lors du procès, bien plus tard.

Ce qui est sur, c'est que l'affaire est en cours, et sera jugée publiquement un jour.

Il y a eu des mises en examen, au niveau de la pharamacie centrale et de l'encadrement dans l'hopital. Attention: on en est au stade des interrogations, pas des condamnations.

Puis, le juge a ordonné des expertises. Ca va être long, car il faudra retracer le circuit du médicament... pas simple !

Après les expertises, le juge doit réentendre tout le monde, confronter les infdos, peut être organiser une autre expertise...

Si l'affaire est jugée en 2010, ce sera beau... Mais nous suivrons le procès.

Ecrit par : gilles devers | 22.06.2009

Écrire un commentaire

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu