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Peine de mort : Badinter radote grave

hochet_anneaux_30.jpgJ’en ai vraiment assez des salades de Badinter, l’auto-proclamé « père de l’abolition de la peine de mort ». Papa Badinter et son hochet adoré… Ce soir, un film pour remettre une couche sur la légende, comme si on découvrait l'Amérique. Dans la série « l'exception française » racontée aux enfants.

 

Car, vois tu, mon petit Robert, le père de l’abolition de la peine de mort, ce n’est pas ton auguste personne, mais le peuple français. Le peuple français qui a voté majoritairement un certain 10 mai 1981 pour François Mitterrand. Celui qui le 16 mars 1981, lors d’une grande émission télé, expliquait : «  Pas plus sur cette question que sur les autres je ne cacherai ma pensée. Et je n'ai pas du tout l'intention de mener ce combat à la face du pays en faisant semblant d'être ce que je ne suis pas. Dans ma conscience profonde, qui rejoint celle des églises, l'église catholique, les églises réformées, la religion juive, la totalité des grandes associations humanitaires, internationales et nationales, dans ma conscience, dans le for de ma conscience, je suis contre la peine de mort. Et je n'ai pas besoin de lire les sondages, qui disent le contraire, une opinion majoritaire est pour la peine de mort. Eh bien moi, je suis candidat à la présidence de la République et je demande une majorité de suffrages aux Français et je ne la demande pas dans le secret de ma pensée. Je dis ce que je pense, ce à quoi j'adhère, ce à quoi je crois, ce à quoi se rattachent mes adhésions spirituelles, ma croyance, mon souci de la civilisation, je ne suis pas favorable à la peine de mort. »

 

Clair, net et précis. Et tous les partis de Gauche avaient inscrit l’abolition au programme. Alors, avec la victoire électorale, la peine de mort, c’était plié. Respect d’un engagement électoral.   mitterrand.gif

 

Elu le 10 mai, Mitterrand forme son gouvernement. Badinter Robert n’en est pas. Pendant la campagne, l’infini prétentieux a saoulé son monde. Entre les deux tours, incarnation de la psychorigidité, il a failli planter le débat télé du 2° tour, sur lequel Mitterrand comptait tant. Aussi, Badinter Robert est sorti de l’équipe, et le premier ministre de la Justice de Mitterrand est le rond et chaleureux Maurice Faure, maire de Cahors.

 

Dès le 22 mai, les cours d’assises en surchauffe prononcent deux nouvelles condamnations à mort : Jean-Pierre DeClerck, violeur et assassin d'une adolescente, par la cour d'assises du Pas-de-Calais, et Patrick François, meurtrier d'un garçon de 15 ans, jugé par les assises des Ardennes.

Le 25 mai, François Mitterrand confirme son engagement. Il gracie le condamné à mort Philippe Maurice. La peine de mort, abolie par le vote du 10 mai, est définitivement dézinguée.

Nouvel épisode après les législatives de juin, et l’arrivée de quatre ministres rescapés du Parti Communiste. Le radical Maurice Faure, qui ne veut pas se coltiner les amis de Marchais, retourne tranquillement à Cahors. Mitterrand se rabat alors sur Badinter Robert, qui avait fait le vide autour de lui au Parti socialiste.

Et notre ami prend l’amure du pourfendeur, le 17 septembre 1981, devant une Assemblée désertée, car le vote est déjà acquis : « Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France »… C’est parti pour la légende, service après vente garanti… Trente ans plus tard, on en est resté là. Pauvre France !

jpg_pasqua-whisky-cfb9a.jpgBadinter Robert a été un bien modeste ministre de la Justice. Sa grande réussite a été la loi du 5 juillet 1985 sur la responsabilité civile en cas d’accident de la circulation. L’avocat d’affaires qu’il était a voulu réformer le régime des faillites, mais sa loi du 25 janvier 1985 s’est avérée être un repère pour les coquins, et le nid dans lequel des Bernard Tapie ont fait fortune. Une loi si catastrophique qu’elle a été très rapidement réformée. Aujourd’hui il n’en  reste rien.

Sur le plan pénal ? Parlons en. Outre l’usurpation de paternité s’agissant de la peine de mort, notre héros vante très volontiers la suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat. Là encore, un engagement de tous les partis de Gauche, mis en musique par le ministre. Mais pour quel résultat ? Transfert de compétence au juge de droit commun, la cour d’assises. Bien sûr; mon ami. Sauf qu’au premier procès compliqué, il a fallu en urgence réformer la réforme, pour instituer les cours d’assises spéciales, composées uniquement de magistrats professionnels, et compléter le système avec les peines de sûreté. Avec à la manœuvre un Pasqua hilare, trop content de cette victoire apportée sur un plateau.

On pourrait continuer, notamment pour analyser comment le mythe de l’angélisme face à la délinquance a été collé à la Gauche, assurant un inépuisable fonds de commerce aux droites. Ou sur les manips de notre ami Robert, quittant le Conseil constitutionnel et trouvant un siège au Sénat en virant une femme, qui avait pourtant parfaitement rempli son mandat.

Mais ce qui reste le plus étonnant dans ce bazar, c’est cette Gauche qui a arrêté de penser la Justice parce que Robert pensait pour elle. Demain le débat sur le juge d’instruction ? Tous les puissances intellectuelles du PS attendront les vertueuses paroles de notre auguste Robert.

Quant à l’abolition de la peine de mort, qui devrait tant à notre héros national, j’oserais apporter la précision qu'elle était déjà abolie dans nombre de pays, que nombre d’autres se sont prononcés dans le même sens, et ont adopté des conventions  internationales sans attendre les lumières de notre si modeste Robert.

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 "La Modestie désarmant la vanité" 

 Straet Jan van der (1523-1605), dit Stradanus 

Commentaires

  • Mais que vois-je, le premier pays européen a avoir abolit la peine de mort fut le portugal en...1867

    Besoin d'un vote du peuple? Besoin d'une gauche? Besoin d'un Badinter ? Pas vraiment non.

    Et qu'en fut-il pour le reste des états membres de l'UE?!

  • Post basé sur une confusion : si Badinter est vu comme le "père de l'abolition", c'est moins parce qu'il l'a demandée au Parlement en tant que ministre de la Justice que par son combat en tant qu'avocat (affaire Patrick Henry essentiellement). Un petit coup de wikipedia ne peut pas faire de mal :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Badinter#Abolition_de_la_peine_de_mort

  • Mais depuis des décennies, nombre d'associations, de groupements et de personnalités avaient co duti ce défa. Robert a participé à la denière manche. C'est tout. ET il s'est dépeché d'éliminer les autres pour recevoir un fruit qui ne lui revient pas.

  • Février 1948

    Le citoyen Président : la parole est à M. Victor Hugo (mouvement d'attention)

    Le citoyen Victor Hugo : Messieurs, comme l'honorable rapporteur de votre commission, je ne m'attendais pas à parler sur cette grave et importante matière. Je regrette que cette question , la première de toutes peut-être , arrive au milieu de vos délibérations, presque à l'improviste, et surprenne les orateurs non préparés. Quant à moi, je dirai peu de mots, mais ils partiront du sentiment d'une conviction profonde et ancienne.

    Vous venez de consacrer l'inviolabilité du domicile, nous vous demandons de consacrer une inviolabilité plus haute et plus sainte encore : l'inviolabilité de la vie humaine.

    Messieurs, une constitution et surtout une constitution faite par et pour la France, est nécessairement un pas dans la civilisation ; si elle n'est point un pas dans la civilisation, elle n'est rien. (Très bien ! très bien). Eh bien, songez-y !

    Qu'est ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. (Sensation). Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne. (Mouvement).

    Ce sont là des faits incontestables.

    L'adoucissement de la pénalité est un grand et sérieux progrès. Le 18e siècle, c'est là une partie de sa gloire, a aboli la torture ; le 19e abolira certainement la peine de mort. (Adhésion à gauche).

    Plusieurs voix : Oui, Oui !

    Le citoyen Victor Hugo : Vous ne l'abolirez pas peut-être aujourd'hui ; mais n'en doutez pas, vous l'abolirez ou vos successeurs l'aboliront demain !

    Les mêmes voix : Nous l'abolirons ! (Agitation)

    Le citoyen Victor Hugo : Vous écrivez en tête du préambule de votre constitution : "En présence de Dieu", et vous commenceriez par lui dérober, à ce Dieu, ce droit qui n'appartient qu'à lui, le droit de vie et de mort ! (Très bien ! très bien !)

    Messieurs, il y a trois choses qui sont à Dieu et qui n'appartiennent pas à l'homme, l'irrévocable, l'irréparable et l'indissoluble. Malheur à l'homme s'il les introduit dans les lois ! (Mouvement). Tôt ou tard elles font plier la société sous leur poids, elles dérangent l'équilibre nécessaire des lois et les mœurs ; elles ôtent à la justice humaine ses proportions, et alors il arrive ceci, réfléchissez-y, messieurs. (Profond silence) que la loi épouvante la conscience ! (Sensation).

    Messieurs, je suis monté à cette tribune pour vous dire un seul mot, un mot décisif, selon moi, ce mot, le voici : (Ecoutez ! écoutez !)

    Après Février, le peuple eut une grande pensée : le lendemain du jour où il avait brûlé le trône, il voulut brûler l'échafaud. (Très bien ! -Sensation)

    Ceux qui agissaient sur son esprit alors ne furent pas, je le regrette profondément, à la hauteur de son grand cœur.

    A gauche. Très bien !

    Le citoyen Victor Hugo : on l'empêcha d'exécuter cette idée sublime.

    Eh bien, dans le premier article de la constitution que vous votez, vous venez de consacrer la première pensée du peuple, vous avez renversé le trône ; maintenant consacrez l'autre, renversez l'échafaud ! (Vif assentiment sur plusieurs bancs).

    Je vote l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort.

  • Novembre 1908, Jean Jaurés à la tribune de l'Assemblée nationale


    M. Jaurès.

    (...)

    Ce qui m'apparaît surtout, c'est que les partisans de la peine de mort veulent faire peser sur nous, sur notre esprit, sur le mouvement même de la société humaine, un dogme de fatalité. II y a des individus, nous dit-on, qui sont à ce point tarés, abjects, irrémédiablement perdus, à jamais incapables de tout effort de relèvement moral, qu'il n'y a plus qu'à les retrancher brutalement de la société des vivants, et il y a au fond des sociétés humaines, quoi que l'on fasse, un tel vice irréductible de barbarie, de passions si perverses, si brutales, si réfractaires à tout essai de médication sociale, à toute institution préventive, à toute répression vigoureuse mais humaine, qu'il n'y a plus d'autre ressource, qu'il n'y a plus d'autre espoir d'en empêcher l'explosion, que de créer en permanence l'épouvante de la mort et de maintenir la guillotine.

    Voilà ce que j'appelle la doctrine de fatalité qu'on nous oppose. Je crois pouvoir dire qu'elle est contraire à ce que l'humanité, depuis deux mille ans, a pensé de plus haut et a rêvé de plus noble. Elle est contraire à la fois à l'esprit du christianisme et à l'esprit de la Révolution. (Applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs à gauche.)

    Le christianisme a été, pour les hommes, tout ensemble une grande prédication d'humilité et de confiance. II a proclamé, avec l'universelle chute, l'universelle possibilité du relèvement. II a dit à tous les hommes qu'aucun ne pouvait s'assurer en sa vertu propre ; qu'au fond des coeurs les plus durs et des âmes les plus innocentes il y avait des germes empoisonnés, résidus de la grande faute originelle, et qui pouvaient toujours infecter de leur venin les âmes les plus orgueilleuses et les plus assurées d'elles-mêmes. Et en même temps il a dit qu'il n'y avait pas un seul individu humain, tant qu'il gardait un souffle, si déchu soit-il, si flétri soit-il, qui n'eût été virtuellement compris dans l’œuvre du rachat divin et qui ne fût susceptible de réparation et de relèvement. Et lorsque je constate cette doctrine du christianisme, lorsque j'essaie d'en résumer ainsi l'essence et la substance, j'ai le droit de me demander comment des chrétiens, comment des hommes de cette humanité misérable et divine... (Vifs applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs à gauche.)

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    M. Lemire. Vous connaissez nos sentiments. Je proteste absolument.

    M. Jaurès. Monsieur Lemire, permettez-moi de constater que par votre isolement même vous soulignez la gravité du procès que je dresse. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)

    Permettez-moi de demander à ces hommes comment, exposés aux mêmes chutes et capables des mêmes relèvements, ils s'arrogent le droit de dire à d'autres hommes, pétris de la même fange et visités du même rayon, qu'ils ne sont qu'une pourriture et qu'il n'y a plus qu'à les retrancher de la vie. (Nouveaux applaudissements.)

    M. Georges Berry. Vous savez bien que c'est l'exemplarité que nous voulons.

    M. Jaurès. Lorsque, il y a quelques mois, dans les premiers jours de ce débat, je disais cela par interruption à M. Barrès, applaudi par nos collègues de la droite, il m'a répondu qu'il y avait, en quelque sorte, deux ordres, deux plans différents d'existence : un ordre, un plan surnaturel, pour lequel valait sans doute cette doctrine de pardon et de relèvement, et un ordre social, un ordre naturel de la vie, dont les exigences ne pouvaient pas être mises en échec par cette doctrine.

    Je comprends que M. Barrès, qui ne s'intéresse surtout au catholicisme que comme à un élément de la tradition nationale, ait pu se contenter de cette réponse ; mais je ne crois pas que ceux des chrétiens qui entrent vraiment dans l'esprit du christianisme acceptent cette distinction et cette opposition ; la force du christianisme, sa grandeur tragique, c'est de tout revendiquer, le monde d'ici et le monde de là-haut, et de vouloir mettre partout son empreinte. Eh bien ! cette ambition universelle, elle a comme contre-partie une universelle responsabilité ; et c'est dans l'ordre naturel d'aujourd'hui, dans l'ordre social d'aujourd'hui, que vous devez affirmer, que vous devez réaliser cette universelle possibilité de relèvement, que vous n'avez pas le droit d'ajourner à un autre monde. (Applaudissements à l'extrême gauche et à gauche.)

    S'il en était autrement, messieurs, si l'Église n'admettait pas, si elle ne proclamait pas pour les pires criminels, pour les individus que vous prétendez ne considérer que comme des déchets sociaux qu'il faut rapidement balayer, si l'Église n'admettait pas pour eux jusqu'au pied de l'échafaud la vocation au relèvement, la possibilité du relèvement, quelle comédie lugubre joue donc l'aumônier des dernières prières ? (Vifs applaudissements à l'extrême gauche et à gauche.) Par quelle dérision sinistre donne-t-il à baiser au condamné l'image du supplicié rédempteur ? (Nouveaux applaudissements.)

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    Ah ! ne dites pas que c'est précisément la peur et la terreur de la guillotine qui préparent les conversions, car l'Église n'a jamais accepté de confondre cette terreur animale de la vie qui va finir avec l'esprit de relèvement et de repentir ; elle déclare que ce n'est pas la crainte servile, que c'est la crainte filiale qui, seule, prépare le relèvement de l'homme ; elle déclare que le criminel, pour être racheté, sauvé, doit non pas subir, mais accepter son expiation comme une satisfaction suprême donnée par lui au principe supérieur de l'ordre. Et je vous demande si une conscience humaine que vous déclarez capable, naturellement ou surnaturellement, d'entrer dans ces vues, à la minute même où l'horreur de la mort va la saisir, je vous demande si une société chrétienne a le devoir de la frapper comme étant irrémédiablement gâtée, irrémédiablement tarée. Non, non, là comme en bien d'autres questions, à l'esprit chrétien les chrétiens substituent une tactique conservatrice qui n'a plus du christianisme que le nom. (Applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs à gauche.)

    M. Maurice Barrès. La Chambre me permettra de répondre par un simple mot.

    En vous entendant, je vous reconnais, monsieur Jaurès ; vous vous appelez Mgr Myriel. Mais l'évêque des Misérables de Victor Hugo ne veut même pas que le coupable aille au bagne. II est tout miséricorde ; il pardonne toujours, car il espère toujours le repentir, le retour du coupable. Voilà l'extrémité d'une pensée évangélique. Je la salue. Mais l'Évangile et l'Église laissent la société se défendre.

    Ici, je m'adresse à des législateurs. Et tandis que la religion accompagne, assiste le condamné à l'échafaud, j'accepte une nécessité plus dure, cruelle comme la vie, celle du magistrat qui défend la société humaine. (Applaudissements sur divers bancs au centre et à droite. -Mouvements divers.)

    M. Jaurès. Messieurs, c'est entendu et si moi je suis l'évêque Myriel, je m'aperçois, aux applaudissements qui ont suivi les paroles de M. Barrés, qu'il est, lui, le docteur autorisé de l'esprit catholique...

    M. Maurice Barrès. Je n'y prétends pas. Je ne suis ici qu'un député.

    M. Jaurès. ... et je constate - je ne vous interdis pas de faire justice à votre manière, puisque c'est cela que vous appelez justice - j'ai le droit de constater et je constate qu'entre la justice, telle que vous la pratiquez, et le christianisme, tel que vous le professez, il y a une contradiction insoluble. (Très bien ! très bien ! à l'extrême gauche.)

    M. Maurice Barrès. Mais non !

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    M. Jaurès. Je ne retiens qu'une chose des paroles de M. Barrès : c'est le rappel de la grande tradition républicaine dont Victor Hugo a été en effet, dans cette question, un des représentants (Très bien ! très bien ! sur les mêmes bancs) ; et,m'adressant à tous les républicains, à tous ceux qui essayent d'organiser, de diriger leur pensée en dehors de la tradition religieuse, je leur dis : Et vous, messieurs, qui, quelle que soit votre philosophie, n'insérez pas le miracle comme un fait brut dans la trame des choses, vous qui essayez de vous expliquer l'apparition de l'homme par une immense et douloureuse ascension de la vie vers des formes supérieures, vous qui vous représentez que la race humaine a émergé par degrés de l'animalité primitive transformée, comment, de quel droit pourriez-vous alors, contre un seul des éléments de la nature humaine, porter une sentence définitive d'exclusion et d'extermination ?

    Messieurs, je sais bien que les sociétés humaines se sont élevées péniblement de degré en degré, de forme en forme, par la plus dure des disciplines. Je sais que le sang a coulé, que les exécutions ont abondé, et je ne recherche pas - c'est une immense controverse que nous ne pouvons même pas ouvrir ici - si, même dans le passé, ces brutalités étaient nécessaires au degré où elles se sont exercées. Sur ce point même, des thèses contradictoires, vous le savez, se sont heurtées : celle de Nietzsche, affirmant que cette éducation brutale était nécessaire pour façonner l'animal humain ; celle de Kropotkine, au contraire, dans son admirable livre l'Entraide, faisant valoir quelles étaient, à chaque époque, les incomparables ressources de sociabilité et de solidarité que renferme la masse humaine et disant que, bien souvent, ce sont les despotes, ce sont ceux qui ont abusé de la race humaine qui ont sévi sur elle par d'inutiles supplices. Je n'entre pas dans cette controverse. Je dis seulement aux républicains : Après bien des siècles de dure histoire humaine, une heure est venue, à la fin du dix-huitième siècle où une magnifique explosion d'espérance humaine et d'optimisme révolutionnaire s'est produite.

    Qu'est-ce, messieurs, que la Révolution française dans son fond ?

    M. le comte de Lanjuinais. Ce n'est pas l'abolition de la peine de mort !

    M. Massabuau. Robespierre a institué la guillotine en permanence.

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    M. Jaurès. Qu'est-ce donc, dans son fond, dans son inspiration première, que la Révolution française ? C'est une magnifique affirmation de confiance de la nature humaine en elle-même. Les révolutionnaires ont dit à ce peuple, asservi et enchaîné depuis des siècles, qu'il pouvait être libre sans péril, et ils ont conçu l'adoucissement des peines comme le corollaire d'un régime nouveau de liberté fraternelle.

    M. Massabuau me rappelait Robespierre et la guillotine en permanence. Je prie M. Massabuau de laisser aux esprits vulgaires ce trop facile jeu d'esprit. (Exclamations et rires à droite et au centre. - Applaudissements à l'extrême gauche.)

    Messieurs, quand les grands esprits de la Révolution faisaient pour les hommes ce rêve d'une justice adoucie, c'était pour une société régulière, équilibrée et fonctionnant normalement.

    Ils ont été obligés à une lutte à outrance par la révolte même des forces atroces du passé. Mais savez-vous ce qui les excuse, s'ils avaient besoin d'excuse ? Savez-vous ce qui les glorifie ? C'est que, à travers les violences mêmes auxquelles ils ont été condamnés, ils n'ont jamais perdu la foi en un avenir de justice ordonnée. (Exclamations à droite. -Applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs à gauche.)

    C'est qu'ils n'ont jamais perdu confiance en cette Révolution au nom de laquelle ils avaient tué et au nom de laquelle ils étaient tués : Condorcet, proscrit, retraçait les perspectives du progrès indéfini de l'esprit humain ; à Robespierre, blessé, on ne pouvait arracher, dans son stoïque silence, aucune parole de doute et de désaveu. Et c'est parce que ces hommes, à travers la tourmente, ont gardé la pleine espérance, la pleine confiance en leur idéal, qu'ils ont le droit de nous la transmettre et que nous n'avons pas le droit, dans des temps plus calmes, de déserter la magnifique espérance humaine qu'ils avaient gardée. (Applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs à gauche.)

    Ce qu'on demande, en effet, au parti républicain, c'est d'abandonner cette politique d'espérance, cette politique d'humanité ; c'est de substituer à cet idéalisme révolutionnaire, considéré comme une chimère creuse et surannée, ce qu'on appelle le réalisme nouveau et qui ne serait que la consécration indéfinie du droit de la force. Ce n'est pas par une coïncidence fortuite que, dans la même séance où il soutenait la peine de mort, M. Barrès disait à M. Théodore Reinach qui la combattait à cette tribune :

    "Vous n'avez pas le droit de parler de la France ; vous n'êtes pas de notre race."

    C'est partout, c'est en toute question la même politique d'exclusion et de brutalité. (Applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs à gauche.)

    II y a des individus maudits, socialement maudits, qui sont à jamais incapables de se relever ; il y a des races socialement, historiquement maudites...

    M. Maurice Barrès. Non ! non !

    M. Jaurès. ... qui ne seront jamais assimilées par les civilisations supérieures.

    M. Maurice Barrès. Ce n'est pas ma pensée !

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    M. Jaurès. Il y a sans doute aussi des classes socialement maudites (Vifs applaudissements de l'extrême gauche) qui ne seront jamais appelées à une libre coopération. Fatalité de la guerre et de la haine, fatalité des races, fatalité des servitudes économiques, fatalité du crime et des répressions sauvages, voilà quel est, selon nos contradicteurs, le fondement durable ou plutôt le fondement éternel de l'échafaud !

    C'est sur ce bloc de fatalités qu'ils dressent la guillotine. Elle a pour mission de signifier aux hommes que jamais le progrès social, jamais le progrès de l'éducation et de la justice ne dispensera les sociétés humaines de tuer et de répondre à la violence individuelle par le meurtre social. C'est le signal du désespoir volontaire, systématique et éternel ; c'est le disque rouge projetant ses lueurs sanglantes sur les rails et signifiant que la voie est barrée, que l'espérance humaine ne passera pas ! (Vifs applaudissements à l'extrême gauche et sur plusieurs bancs à gauche.)

    Et pourquoi, messieurs, dans quel intérêt, pour quel dessein pratique, par quelle nécessité de sécurité immédiate, demande-t-on aux républicains d'abandonner ainsi leurs traditions ?

    On nous dit : "La peine de mort ! elle est nécessaire, elle est exemplaire ; si on la supprime, les crimes vont se multiplier."

    Messieurs, j'ai d'abord le droit de dire à la commission que c'est à elle de faire la preuve. Vous reconnaissez, vous-mêmes, que la peine de mort est atroce, qu'elle est une forme de barbarie, que vous voudriez la rejeter, que vous demanderiez au pays de la rejeter, si elle n'était pas strictement indispensable à la sécurité des hommes.

    C'est à vous, messieurs, de faire la preuve, par des faits décisifs, qu'elle est, en effet, indispensable. Or, qu'est-ce que je remarque ? Ah ! si vous la maintenez, si vous la développez, il y aura demain une certitude, la certitude que des têtes humaines tomberont ; mais il y aura cette certitude aussi que, parmi ces têtes qui tomberont, il y aura des têtes d'innocents. (Exclamations au centre et sur divers bancs à gauche. - Applaudissements à l'extrême gauche.)

  • Je considère plutôt qu'un pays qui supprime la peine de mort est un pays décadent et laxiste!
    De quel droit hommes de "justice" et de "droit" vous octroyez vous cette autorisation de ne pas supprimer un humain qui a tué un autre humain !? Seul la famille proche de la victime trucidée serait à même d'en décider !
    Les droits de l'homme sont faits pour ceux qui les respectent, à mon sens!
    Par ailleurs, de quels droits m'obligez-vous à travailler une partie de mon temps de travail total pour permettre à des criminels conscients et pas du tout débiles de SURVIVRE en prison à nos frais pendant que leur victime est à 10 pieds sous terre, souvent enfant ou adolescent, et même vieillard peu importe, c'est une vie supprimée, et surtout pendant que le conjoint, les parents, les enfants, etc... de cette victime ont leur vie brisée par le chagrin ad vitam eternam !?
    Là où il y avait à faire, c'était à rendre cette peine de mort rapide et sans souffrance, pour l' "humaniser". Mais par pitié, débarrassons-nous de tous ces criminels, les prisons ne s'en porteront que mieux, et un criminel mort est un récidiviste en moins !
    QUE REVIVE LA PEINE DE MORT !

  • Mon dieu, que de haine dans cet article !

    Moi qui était tombé avec bienveillance sur ce blog qui avait l'air intéressant, venu de chez Maître Eolas, je tombe des nues : pourquoi cette attaque bassement politique ?

    Jeune inculte, vous souvenez-vous qu'en 1981, l'écrasante majorité des français, ceux-là même qui avaient voté pour François Mitterrand, étaient encore plus majoritairement et farouchement >pour< la peine de mort ? Le post précédent vous montre que les mêmes raisonnements n'ont d'ailleurs pas disparu...
    Vous souvenez-vous qu'à l'époque, le président de la République n'avait pas le droit de venir dicter ses ordres aux assemblées (ça a bien changé) et que c'est bien le travail du ministre de la justice de l'époque, Robert Badinter, qui a permis non seulement de convaincre l'assemblée de gauche, mais aussi de renverser la conviction d'un Sénat à droite ?
    Vous souvenez-vous enfin que le rôle de cet avocat dans sa lutte pour la peine de mort n'a pas commencé à l'élection de Mitterrand ?

    Alors, jeune inculte, ainsi que tous vos lecteurs, je vous engage à lire l'Abolition et à regarder attentivement le téléfilm qui en a été tiré : s'il est fidèle au livre, vous verrez que loin de s'attirer tous les lauriers, Robert Badinter rend hommage à Mitterrand pour sa volonté politique cruciale dans le processus d'abolition.

    Et croyez-moi, quand je lis la réaction précédente, qui montre que le risque de la peine de mort n'a pas disparu, croyez-vous vraiment que des basses mesquineries et rancoeurs d'avocats ont leur place dans ce qui est encore un acqui fragile ?

    J'espère que vous relèverez le niveau...

  • @ Coolguy

    C'est faux, le premier pays à avoir aboli la peine de mort c'est en Italie, le duc de Florence a aboli la peine de mort en Italie 2 ans avant que les Français choisissent la guillotine pour exécuter les prisonniers.

    Hop c'est plié vous n'aimez pas Maître Badinter vous le dites c'est votre droit. Vous oubliez que si ce que vous dites est vrai, Mitterrand a bien inscrit l'abolition à son programme, ou plutôt il s'était fait discret sur la question en réalité, l'abolition était portée par une minorité et c'est bien Badinter qui l'a défendue.

    Au PS on n'aime pas les gens brillants, c'est pour ça que Badinter n'était guère apprécié. Nous l'avons mis à la place qu'il mérite. Ca chatouille l'orgueil de pas mal de monde encore aujourd'hui et ça me fait bien sourire.

  • Cet angélisme me fait rire, soumettons la pdm au référendum si on en a le courage, le peuple français n'est le père de rien, il a été violé lors de cette abolition. Arrêtons de faire dire ou penser au peuple français ce qu'il ne pense pas ou ne dit pas, arrêtons de sublimer l'être humain, on se raconte des histoires. On absout les pires des monstres, les pires des criminels, afin de se sentir plus humain, quelle douce rigolade...
    La gauche caviar a tué à jamais la gauche, la vraie, la gauche modérée et proche des français et de la réalité du peuple français.

  • Cher Gilles,
    Très bonne analyse, merci.

  • en 1978 christian ranucci a été condamner a la peine de mort , l'opinion criait a mort et voulait sa tete . l'opinion est très dangereuse car il a été condamner a la peine de mort alors qu'un témoin disait avoir vue un homme au pull over rouge ? giscard d'estaing président a refuser sa grace . il a été éxécuté

  • Je trouve cette démonstration un peu longuette, pour répondre à la question "mais qui a contribué à l'abolition de la peine de mort?"...
    De plus, la partie que vous décrivez sur l' "engagement" de F. Miterrand sur ce point m'étonne: voudriez-vous dire que ce président a, contre la population française, fait passer cette abolition? Et dans la foulée, vous écrivez que sa pratique change du gouvernement d'aujourd'hui? Comme quoi chacun voit midi à sa porte.
    Pour conclure, vous souhaitez descendre R. Badinter de son piédestal, trouvant de géniaux pourfendeurs de la peine de mort à travers les âges, mais à mes yeux on ne peut parler d'abolition qu'à partir du moment où « quelqu'un » fait valider ce texte, qui aurait pu sinon rester dans un carton comme tant d'autres projets qui y sont encore actuellement.

  • Badinter est la statue du Commandeur par excellence . C'est une des figures qui empêche le PS de penser, et donc de séduire.

  • Le jeune inculte répond donc, cher ami.

    D’abord, que si je dénonce cette auto-proclamation de « père de l’abolition » et je dis que mon Robert a été un piètre ministre, je veux saluer ses réussites d’avocats d’affaires, et et d'auteur (je recommande son Condorcet) mais surtout je salue son rôle comme président du Conseil constitutionnel.

    Le Parti socialiste n’aime pas les gens brillants… A valider par les faits, mon cher ami,…ce qui vous évitera de raconter n’importe quoi au prétexte de « réhausser le niveau ». Parlons du fait ! Je pense bien au contraire que le PS idolâtre toujours mon Robert parce qu’il est brillant. Et ça a considérablement figé la pensée du PS sur ce le domaine de la justice. Par exemple, le PS n’a rien à dire sur la réforme du juge d’instruction (à part les litanies).

    Il se trouve que le jeune inculte que je suis a tout de même qq souvenirs de l’époque, car il était alors déjà majeur et vacciné, et membre du parti socialiste (qui reste d’ailleurs une honorable auberge). Alors, je peux vous affirmer que l’abolition de la peine de mort fait partie de toujours des programmes de tous les partis de Gauche, et que la plus value apportée de notre joyeux Robert se situe à 0,01.

    Si Maurice Faure avait été moins anticommuniste, il serait resté au gouvernement. La peine de mort aurait été aussi bien abolie, et au lieu de personnaliser cette affaire comme c’est le cas, c’aurait été un vote politique. Point.

    Ce sont les partis de gauche qui auraient du profiter de cette victoire, car ce sont eux qui l’ont toujours défendu politiquement cette abolition. J’ai cité cette interview de Mitterrand à l’émission « Cartes sur table », pour rappeler que les choses étaient politiquement claire sans le génie de mon Robert. Mais je n’en fais pas davantage une victoire personnelle de Mitterrand, car tout candidat – et Rocard en premier – aurait tenu le même engagement, qui était dans la plateforme électorale des partis de gauche depuis toujours.

    Le vrai courage c’était de faire figurer dans les programmes des partis l’abolition de la peine de mort, alors que l’opinion publique était majoritairement contre. Alors que la présidentielle pouvait se jouer à 1%, défendre cette réforme pouvait faire perdre plus d’1%. Mais pour avoir participé à l’époque à nombre de congrès, je peux vous assurer qu’à aucun moment il a été question de mettre cette question entre parenthèses. Jamais !

    Aussi, je suis ulcéré quand je vois mon petit Robert se faire idolâtrer comme le père de l’abolition. C’est une usurpation.

    Quand au débat lui-même… Le defense de l’abolitions serait bcp plus forte si on rappelait quelle doit tout à la constance de partis politiques qui ont pris le risque de se faire élire contre les idées majoritaires, et non pas au rôle de tel ou tel qui par sa lucidité et où son courage, aurait terrassé les méchants. Cette captation d'une avancée collective la fragilise, c'est évident.

    Dernière chose : quant aux conditions de retour de mon petit Robert au Sénat, j’attends un démenti. Je confirme pour ma part que retraité du conseil constitutionnel, il s’est imposé au Sénat en faisant virer une femme. Et ça c’est pas bien.

  • Outre que je confirme l'engagement de tout le PS sur ce qui a été en son temps une position courageuse, je suis très sensible à l'illustration de La Modestie désarmant la vanité.

    Aussi le modeste citoyen et misérable électeur que je suis lance ici un discret appel pour un rabaissement général du caquet de notre Triste Paysage Politique Français.
    Un peut trop encombré d'agités tonitruants et de vieux débris vaniteux.
    Avec respect pour Michel Rocard qui a su tirer sa révérence avant de devenir gâteux.

  • Et oui Badinter a volé la paternité de la loi au PS et ce simple parrain a l'égo surdimensionné en a fait sa gloire
    Il faut dire qu'au PS,le jeu perso,prime sur le collectif depuis bien trop longtemps et que rien ne semble pouvoir changer cette habitude suicidaire
    Les dernières péripéties Sego/Martine en sont l'exemple frappant

  • @ gilles devers

    habituellement j'apprécie vos opinions variées, mais régulièrement je vous épingle parce que vous n'avez aucun argument, c'était déjà le cas sur l'affaire des internements où je vous avais épinglé parce que vous n'aviez pas étayé votre argumentaire, il s'effilochait par les bords vous en aviez convenu en me répondant

    ici c'est pareil, votre argument consiste à me répondre que je dois faire la preuve que le PS n'aime pas les gens brillants alors que c'est un fait avéré, il n'est que de voir la déliquescence de ce parti 25 ans après la mort de Mitterrand qui n'aimait pas les gens brillants tous les observateurs vous le diront, il choisissait pour l'entourer des gens soumis, pour certains rustres, qui avaient gravi les échelons du militantisme ce qui n'était pas le cas de Badinter en effet, trop intelligent pour cela

    mais d'un autre côté je vous fais observer que votre argument de témoin majeur est irrecevable pour contrer le mien, car j'étais moi aussi majeur et témoin des faits, Badinter n'était pas apprécié parce qu'il voulait rester en dehors de l'appareil, ne pas se commettre avec, mais Mitterrand s'il a inscrit la peine de mort dans son programme n'en avait pas fait un argument de campagne, pratiquement s'il avait pu il aurait continuer à grâcier et c'est parce qu'il a grâcié plusieurs fois qu'il ne pouvait plus se dédire sur l'abolition car certains lui ont fait observer qu'il perpétuait le système hérité de la monarchie

    après, vous avez le droit de considérer que Mitterrand avait fait le plus gros et que Badinter n'a plus eu qu'à cueillir les lauriers, je me permets simplement de vous faire remarquer que Badinter était avocat en activité, il a notamment plaidé dans l'affaire Bontems et plaidé dans l'affaire Henry, et que dans l'entourage de Mitterrand il ne se trouvait pas légions d'avocats en activité ayant eu à accompagner des condamnés au supplice, c'était le cas de Badinter

    je pense que vous minorez sa participation parce que vous tentez de détruire ce que vous considérez être une icône du PS, finalement vous me donnez l'impression de vouloir tuer le père, je trouve ça inepte

    vous avez tort, vous vous fourvoyez, Badinter fait partie de notre histoire, il nous a grandis comme Simone Veil nous a grandis en faisant voter la loi sur l'interruption volontaire de grossesse

    que ça vous plaise ou non, je pense que votre propos est politicien et pas du tout écrit dans l'objectif de bousculer les clichés pour vous en émanciper

    je défendrai jusqu'au bout votre droit à la libre expression, toutefois on n'a pas forcément raison parce qu'on gérant de son blog ;)

    bonne journée

  • @Christo :
    "Seul la famille proche de la victime trucidée serait à même d'en décider !"

    Ca, ça s'appelle la vengeance, c'est la négation de la Justice et de la Société.

    "Par ailleurs, de quels droits m'obligez-vous à travailler une partie de mon temps de travail total pour permettre à des criminels conscients et pas du tout débiles de SURVIVRE en prison à nos frais"

    Ca s'appelle le Contrat Social. La Société vous déplaît ? Partez. Traversez l'Atlantique, ou allez en Chine, vous aurez le plaisir d'y financer quelques exécutions bien senties.

  • La société est dessinée par d'autoproclamés détenteurs de la bonne pensée. Qui peut affirmer qu'ils sait ce qui est bon pour le peuple et ce que le peuple voudrait. A part le champion du monde de la vanité, je vois mal...Alors si on veut savoir ce que veut le peuple comme société, il faut tout simplement le lui demander en suffrage direct...
    Il y a une hypocrisie terrible et qui consiste à éviter de dire la vérité, en fait une masse intellectuelle, souvent élue, souvent à gauche, prend la majorité des français pour des rustres et les juge absolument incapables de prendre une décision dans certains domaines, dont celui de la peine de mort, d'où l'absence de référendum sur le sujet.
    Une véritable democratie consulterait ses citoyens, qui en fait sont aujourd'hui des sujets. Le peuple ne décide de rien, c'est une illusion.

  • @Fran : moui, c'est probablement le sujet d'un exposé d'ECJS de classe de 2de sur démocratie directe et représentative. Je ne suis pas sûr que ça nous avance beaucoup ici.

  • Je rejoins Omelgot et Corylus. Cet article sue la haine. On croirait lire du sous-"Minute". C'est dire !

    Et ça ressemble un peu trop à un règlement de compte personnel. Si c'est le cas, pourquoi pas ? Mais alors, gardez-le personnel et ne l'étalez pas sur la place publique. Coiffé en plus d'un titre qui veut faire "djeun's". Mais qui n'est digne, tout au plus, que d'un ado ignare et mal élevé qui ne montre que du mépris pour quelqu'un, du seul fait de son âge.

    Je souhaite à tout le monde -- et à Me Devers notamment -- d'avoir l'intelligence, la sagesse, l'érudition, la prestance, l'allure et la classe de Me Badinter (et non pas de "mon Robert").

    Ph.

    PS: Un autre qui aurait bien besoin de ces bienfaits est ce malheureux Christo dont le mode d'emploi du cerveau date d'environ 15 000 ans.

  • Le sujet de l'abolition de la peine de mort est heureusement derrière nous. Comme l'a dit la Mitte dans un de ses rares moments de vérité, la peine de mort est intrinsèquement contraire aux principes de notre civilisation judeo-chrétienne. Même si ces principes ont été moultes fois transgressés.

  • @VilCoyote
    Le mépris d'une illusoire supériorité n'y change rien, le peuple français normalement souverain n'a pas décidé cette abolition.

  • La grande classe du génial Maître qui vire une sénatrice pour prendre sa place, car cette homme se devait d’aller rehausser le Sénat

    Pour ce qui est d’user le mot de haine, je mets ça sur le compte de l’énervement à lire quelques vérités. Je n’ai rien dit sur la personne. Je dis qu’il a été un ministre « moyen », ce qui est critique de registre raisonnable me semble t il. Je fais l’éloge de la loi sur les accidents de circulation, dont il est l’auteur.
    Je conseille ses livres, surtout Condorcet. Et il a été un grand président du Conseil constitutionnel.

    Mais pour l’abolition, la manière dont il s’approprie la victoire est une honte, et s'effectue au mépris des faits.

  • Le bucher est dressé et la victime celui,qui ose dire,que l'histoire avec un grand H,n'est pas vraiment,cette "petite histoire,"qui passe pour une vérité absolue et que l'on nous impose comme telle Badinter,icône intouchable,.....

  • @Fran : non, en effet, d'ailleurs dans toute l'histoire de la Ve République il n'a pris que 10 décisions. Ca fait un peu juste pour administrer un pays, non ?

  • @Corrylus

    C'est tout à fait...faux. Vérifiez par vous même.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Application_de_la_peine_de_mort_dans_le_monde#Europe

    Et "hop c'est plié". X D

  • @corylus

    Après vérification, dernière abolition en Italie: 1947.
    Vous avez juste deux siècles de retard, "c'est votre droit". X D,

    Mes amitiés à l'autre opportuniste qui vous sert d'élément fédérateur! Pauvre PS...

  • @gillesdevers

    Pourquoi cette soudaine vérification des pseudos par confirmation d'une lecture de codes ?

  • Erratum:

    Dernière "exécution" en Italie et pas "abolition".

  • @vilcoyote
    Pas certain...
    Le peuple élit certes des représentants, car il a autre chose à foutre qu'administrer, mais pourquoi n'est-il pas consulté régulièrement pour les décisions d'ampleur ? Il faut peut-être songer à renommer notre système.

  • On voit bien, en effet, qu'il n'y a rien de personnel ni de haineux dans cet article. Il suffit d'en (re)lire quelques extraits (je cite) :

    "Badinter radote grave"
    "Papa Badinter et son hochet adoré"
    "mon petit Robert"
    "[s]on auguste personne"
    "l’infini prétentieux a saoulé son monde"
    "Badinter Robert, qui avait fait le vide autour de lui"
    "notre ami prend l’amure du pourfendeur"
    "l’usurpation de paternité"
    "notre héros vante très volontiers"
    "les manips de notre ami Robert"
    "Robert pensait pour elle"
    "les vertueuses paroles de notre auguste Robert"
    "notre héros national"
    "les lumières de notre si modeste Robert"
    "mon Robert"
    "sans le génie de mon Robert"
    "mon petit Robert se faire idolâtrer"
    "C’est une usurpation"
    "mon petit Robert"

    Eh bien, si ce n'est pas de la haine, c'est (très) bien imité ! Seul quelqu'un d'une extême bienveillance à votre endroit dirait que c'est, au mieux du mieux, d'une rare condescendance.

    Et lui et vous méritez mieux.

    Ph

  • @coolguy
    On tape tous un code dès lors qu'on joint un lien ô_O

  • @fran

    Je m'en doute bien même si je pige pas grand chose au langage html, mais là il s'agissait bien d'une page 1àminutes dans laquelle était généré un code que je devais retranscrire dans une case....C'est pas gand chose juste peu bizarre.

  • Il existe d'autres systèmes, pourquoi le nôtre serait-il le meilleur ? Il est probable que d'ici 5 ou 10 ans, si le pouvoir politique demandait un référendum sur la question, cela conduirait à libérer des places dans les prisons.
    J'ai bien aimé la citation sur le Duc de Florence. Alors qu'en même temps subsistaient les duels, quoique interdits, personne, exceptés quelques rares exemples, qui octroyaient ce droit à vaste échelle, en France comme en Italie.

    En 1837 (15-12) un arrêt de la cour de cassation déclare que l'homicide et la blessure infligée en duel rentrent dans le droit commun. Cependant, jusqu'en 1914, les duellistes accusés d'homicide volontaire seront régulièrement acquittés par les tribunaux.

    Que voilà une belle solution pour limiter les surcharges des Tribunaux, tout en réalisant d'importantes économies : "le jugement de Dieu sur terre". Equilibré, rapide et efficace. Etonnant que Sarko, n'y ait pas encore pensé !
    …

  • Le bon peuple de France n'est que très rarement consulté par ses élites (un peu autoproclamées) :

    1 parce qu'il y a pas confiance réciproque (de moins en moins ?).
    2 parce que le dit peuple est capable des pires conneries tout autant que nos bien aimés dirigeants. (C'est vrai, c'est chouette d'assister à une décapitation, en live à la télé).
    3 parce qu'entre la télé, la bibine et les médocs, il a pas toute sa tête.
    4 parce qu'il veut le beurre, l'argent du beurre et en prime les lolos de la crémière.
    5 parce qu'une fois sur 2 où on lui a demandé son avis, il a répondu le contraire. (mais la question était peut être mal posée)
    6 parce qu'on n'est pas des suisses ni des américains.

    Plusieurs réponses possibles.

    Mais pour revenir au sujet, l'important, c'est qu'elle ait été abolie, la guillotine, non ?
    Quoiqu'à mon sens, on devrait laisser le choix à celle ou celui qui prend perpette,
    question de droit à chacun à disposer de son corps...

  • GFilles :Impossible de poster ! j'ai tapé par deux fois mon texte et il y a eu des sauts de pages impromptus qui l'ont fait disparaitre .....

  • Le blog-captain nous rappelles ici quelques vérités élémentaires de cette période, à savoir que cette histoire là ne fut qu'une frappe de bidonnage médiocre de plus parmi tant d'autres de la gauche caviard....
    (le rappel à propos des faillites s'imposait aussi d'autre part.... ;-))

    On en apprend souvent "des bonnes" ici...

    D'autre part (bis) effectivement, dans tous les pays civilisés la peine de mort était, est et sera tôt ou tard, irrémédiablement condamnée.
    Si elle pouvait réellement empêcher les crimes les plus odieux, ça se saurait!
    Et si elle l'a parfois fait, et bien tant mieux! Mais ça, qui peut le savoir et encore plus le prouver?
    C'est probablement arrivé mais...
    Quant à faire revenir ou soigner les victimes, ou encore moins consoler réellement leurs proches, là aussi ça se saurait, depuis des millénaires.
    Là aussi, les faits, plus que les opinions suggérées par des propagandes et les réactions émotionelles de comptoir!
    Il y a pire, cette façon de transformer un criminel en victime me dérange plus qu'un peu, au moins autant que la méthode employée. Il est sûr que la guillotine, c'est pas très délicat, même avec l'amélioration technique de la lame obliquée dans les années 1780...
    (pour rester poli, je n'évoque surtout pas quelques méthodes Américaines et hallucinantes...)

    En fait, le seul intérêt réel, c'est le "bon débarras" à propos de certains des "intéressés"! Moi aussi je me dis:
    - Qu'ils aillent donc s'expliquer chez le diable!
    Là, C sûr, pas de récidive à craindre! L'ennui c'est que:
    - La "relève est toujours assurée", donc comme protection, ça se discute...
    Qui va sérieusement y croire?
    (c'est un peu comme l'autre grand mythe, celui de la torture nécessaire pour faire parler le poseur de bombe, à l'expérience... Au-delà du fait que "ça défoule"...
    C'est le général Massu qui nous l'a dit, "en pro")

    Le "pb" c'est que en cas d'erreur, ya du souci pour "revenir en arrière"...
    C'est déjà très grave quand un innocent perd son temps ou sa vie en prison, mais quand on ne peut même plus faire "machine arrière", fusse très et beaucoup trop tard.... Ca fait désordre!

    Que le (a) criminel(le) ait tout le temps nécessaire "à l'ombre" pour réfléchir à ce qu'il a fait! Sans passer pour plus victime qu'il ne l'est devenu.
    Là est un châtiment beaucoup plus sévère que la grande faucheuse qui "lave tout" avec le temps.
    J'ai beaucoup moins la frousse de mourir, ce qui de toutes façons devrait à priori nous arriver toutes et tous, que la frousse d'être "mis en boîte" dans ce pays devenu déséquilibré qu'est la France!

    La peine de mort, c'est la réaction émotionnelle barbare de tous les temps, pas la solution.

    S'il existe une chose plus lamentable que ne le furent ses dernières applications en France, c'est peut-être son instrumentalisation dans le cadre de son abolition qui devait tôt ou tard arriver, même avec la "droite" au pouvoir.

    Il peut effectivement sembler regrettable "d'entretenir" Mrs Fourniret ou Dutroux à nos frais, ça c'est sûr!
    Là, on retourne au thème d'autres articles ici, la vie en prison:

    Si la société "marchait droit" et non sur la tête, ces gens-là pourraient avoir un vrai job de sous-traitance, en "télé-travail" par exemple (c'est devenu plus facile qu'autrefois), chacun selon ce qu'il sait faire (ya pas que des cons en prison) et avec une rémunération au tarif "normal" comme "ceux de dehors"!
    Alors, ce serait plus simple, une petite retenue de 50% (ou plus) sur salaire arrangerait certainement quelques soucis de budget de l'administration pénitentiaire!
    (ceci en créant de la richesse comme les autres)
    Mais les débiles qui dirigent ce pays, ils (elles) préfèrent qu'ils montent des stylos ou ferment des enveloppes pour le compte de boîtes esclavagistes, pour 10% du smic.
    (ou pire, qu'ils dirigent de l'intérieur des prisons de sombres trafics!
    Nous savons tous fort bien que "cela se fait")
    (tout est "réalisé" d'autre part, pour que leur sortie nous coûte au moins aussi cher, faute de moyens, pour faire des "économies" de bouts de chandelles qui à terme...)

    Ah!!! Bien sûr, ceci suppose aussi, que l'emploi se porte bien!
    Il faut commencer à étudier les choses par le début, ça c'est sûr!
    Quand le jeune Olivier Besancenot disait à E1 et à 13H00:
    -"Il faut changer de logiciel..."
    Il me fait un peu marrer, dit comme ça, mais c'est vrai.
    Le pb, reste le choix du logiciel. Vaste question!
    (là j'ai une distance avec lui! Mais il a une façon saine
    et jeune d'observer notre situation, ça ne doit pas durer)
    Une chose reste sûre, en prison comme à l'extérieur, nos
    sociétés en Europe, elles tournent avec du Microsoft
    Windows "Vista-bling-bling++" et c'est en train de "planter"!

    D'autre part, j'aimerais bien voir Robert Badinter avec son ordinateur.
    Est-ce comme Jacques Chirac en 97?
    FR3 Ile de France en "direct-live":
    -"Prenez la souris Mr le Président..."
    -"Une souris? Où ça une souris? Quelle souris?..."
    (j'en ris encore...)
    On n'avait pas vu ça depuis le grand gag avec Maggy Thatcher en 87. Avec JC, c'est tous les dix ans. En 2008, il se fait mordre par son chien, qui aurait aussi attaqué des passants à Paris.
    Si ça arrive à Lyon cher Maître, serez-vous on avocat s'il y a plainte(s)?
    (JC a déjà risqué la prison, mais pas la peine de mort. Enfin...
    Si c'est son chien qui a les juges au cul, ça devrait n'être pas une affaire difficile, s'il ne mort pas un juge bien sûr.
    Et pour le chien, la peine de mort?

    Bien navicalement / Met vriendelijke groeten
    Thierry Bressol OR1
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2008/09/contenu-de-marine-inconnue.html

  • Gilles votre note est ÉPOUVANTABLE pourquoi tant de haine ?

    Moi qui ai voté Sarkozy ai une profonde admiration et beaucoup de respect pour Robert Badinter ! Lors de mon départ en retraite mes collègues qui le savaient m'ont offert son portrait et divers documents dont le discours de l'assemblée nationale le 17 septembre 1981 !

    Il figure sur ma modeste bibliothèque d'abruti (terme dont m'a affublé l'un de vos supporters bloggers dans votre note "qu'est ce qu'un crime de guerre "....) , je disais donc qu'il figurait a coté du portrait du commandant Massoud .

    Son portrait ? il rassure et me fait dire lorsque je le regarde qu'il n'est pas possible qu'il n'y ait pas d'au delà ... son humanisme , sa grandeur d'âme , ses combats pour défendre les condamnés à mort sont beaucoup d'espoir face à cette p..... de barbarie .....!

    Bref , je retiens une phrase qui résume son combat et son patriotisme :
    "LA JUSTICE FRANÇAISE NE PEUT PLUS ÊTRE UNE JUSTICE QUI TUE "

    Concernant les partisans de la peine de mort ils peuvent méditer cette phrase de Robert Badinter :
    "CEUX QUI CROIENT A LA VALEUR DISSUASIVE DE LA PEINE DE MORT MÉCONNAISSENT LA VÉRITÉ HUMAINE . LA PASSION CRIMINELLE N'EST PAS PLUS ARRÊTÉE PAR LA PEUR DE LA MORT QUE D'AUTRES PASSIONS NE LE SONT QUI , CELLES- LA SONT NOBLES "

    Concernant son appropriation de l'abolition , les choses sont claires ...dans le début de son discours du 17/09/1981 :

    " ....je tiens à remercier tous ceux , quelle que soit leur appartenance politique qui , au cours des années passées , notamment au sein des commissions des lois précédentes , ont également œuvré pour que l'abolition soit décidée , avant même que n'intervienne le changement politique ...."

    Concernant "le vide autour de lui ... " comment pouvez vous dire une chose pareille ?
    Il suffit de lire tout ce que vous avez écrit sur DSK , Montebourg , Royal , Kouchner , Collomb et j'en passe pour se demander qui fait le vide ....

    Vous êtes brillant et humaniste mais la liberté de parole a des limites ....vous êtes avocat et condamnez en quelques sortes tous les vôtres sans procès ?

    Sous la terreur les auriez vous envoyé à la guillotine ?

    On peut terminer sur cette phrase de Robert Badinter que mes collègues on inscrit sur mon cadeau :

    " Les amis qui s 'éloignent emmènent avec eux une part de nos souvenirs , c'est à dire de nous même "


    Ps : J'ai vu que vous avez accepté de porter mandat pour crimes de guerre contre les dirigeants Israéliens devant la cour internationale de justice ! je ne vous souhaite pas bonne chance , défendre les palestiniens cent fois oui ! mais se tromper d'accusé mille fois non ! c'est contre les intégristes du Hamas qu'il fallait porter plainte !

  • La météo donne 16 degrés au pays basque pour demain. Youpee !

  • Je ne dirais rien des procès en cours, c'est évident. Et je l'ai déjà expliqué.
    Aussi j'ai effacé un message qui veut me mettre en cause dans cette actiion, et auquel je ne peux répondre.

  • Jp2, ce texte n’a rien d’outrageant. Dans sa fonction politique, un homme s’expose à la critique. Un petit blog, contre tous les moyens dont dispose Badinter…
    Un jour, j’ai eu la même colère que vous. Car j’avais applaudi au fameux discours. Mais au fil du temps, j’ai vu s’installer cette auto proclamation de « père de l’abolition », et ça c’est contraire au fait, et ça réduit la dimension politique. J’ai dit ce que j’en pensais. Je n’y reviens pas.
    Je m’en prends dites vous à plus d’une personnalité de Gauche ? C’est bien la moindre des choses quand je vois où en est la Gauche aujourd’hui.

    Par ailleurs, ne vous fourvoyez pas ! Vous êtes trop sincère.
    Une plainte sera déposée la semaine prochaine pour une famille gazaouie. Le père est un brillant astrophysicien, salarié de la Nasa, et qui est politiquement très attaché au Fatah, donc opposant du Hamas. Dans sa maison à Gaza, il avait installé un télescope, et les enfants défilaient pour apprendre à voir les étoiles et comprendre le ciel. Sa maison a été détruite parle les bombes des F16 et il a perdu un enfant.

  • Les belges ont perdu des enfants et ça ne froisse personne, on va même faire passer pour fou le jeune meurtrier afin de le soigner et de le faire ressortir le plus vite possible, il faut arrêter de faire se culpabiliser l'opinion internationale dès lors que le meurtrier est israélien. Il y a des meurtiers dans chaque camp, et il faut la même fougue pour en parler.

  • Quelle tristesse ! un enfant qui meurt ! mais le père avait le profil idéal pour être exécuté par le hamas ! il travaillait pour la Nasa , était il en vacances ? Un télescope de jour... très dangereux ! En voyant ce long tube noir dépasser du toit , le pilote peut penser qu'il s'agit d'un missile ? Difficile à défendre ....

  • La bêtise des uns n'a d'égal que la mauvaise foi des autres.

    Mettre sur le même plan un triste fait divers commis par un meurtrier isolé à l'esprit défaillant et des crimes massifs (plus de 1000 faut il le répéter) planifiés et accomplis avec la détermination que l'on sait par un état en marge, il faut avoir l'esprit un peu confus.
    Ou souscrire à une échelle de valeurs telle qu'un enfant d'un pays en vaut 100 d'un autre.

  • Oh ouais, le telessope comme arme de guerre, grande démonstation. Comme celle de (Bad) Inter: le peuple gazaoui a prononcé sa propre malédiction en élisant le Hamas. C'est parfaitement abject. Le peuple juif devrait être le premier à prendre d'infinies précautions avant de manier le concept d'automalédiction.

  • mdrrr, direct dans le panneau...
    Yesroll, ce qui est en marge, c'est ta haine planifiée de l'israélien...

  • Je reviens à ta logique d'échelle, tellement c'est brillant, et je me demande combien d'années suffisent à expier les dizaines de milliers de palestiniens massacrés par les jordaniens, cher Yesroll ?
    Pourquoi les meurtres commis par Tsahal te concernent-ils plus que ceux commis par quiconque d'autre ? Raconte...
    Combien d'enfants dans les charniers des balkans ? Le sais-tu ?
    Pourquoi ce combat sélectif ?
    Enfin quelle arme dérisoire que de tourner à la bêtise l'opinion qui dérange...

  • Les tabous sont là, mais que sont devenus nos totems socialistes ?

  • Dans les musées...

  • Je suis très sensible au post de jp2, qui comme toujours, est d’une grande sincérité.
    Le discours de septembre 1981 était magnifique, jp2, ne nous trompons pas. Je l’ai depuis relu. J’y trouve trop d’emphase, et déjà ce coté « tout ça grâce à moi ».

    Mais, sincérité pour sincérité, je ne peux avoir de l’admiration sincère pour ce qui a été ait ces mois de 1981 et ne pas être très citrique sur l’exploitation éhontée qui a eu lieu dix ans plus tard, quand Mitterrand était dans les choux. Comme une manière de voler un héritage.

  • "exploitation éhontée", "voler un héritage"...

    Décidément, Cher Maître, avec vous, élégance ne rime pas avec éloquence.

    Ph.

  • J'ai déjà dit Fran que je me sentais concerné par les Palestiniens.
    Affectivement, et du point de vue d'un sentiment de justice.
    Comme à d'autres moments j'ai pu me sentir concerné par les Vietnamiens ou les Algériens.
    Ils ont le droit d'avoir leur état, viable. Et c'est Israël qui les en empêche.
    La majorité d'entre eux n'a pas envie de finir dans des réserves ou dans les camps de réfugiés où pas mal d'entre eux sont actuellement parqués et ça me semble légitime.
    Ce droit leur a été reconnu à plusieurs reprises par la très grande majorité des peuples et pays de cette planète. Israël ne veut pas appliquer ce droit.

    Je me sens concerné ici parce que ça se passe maintenant.

    Un massacre est un massacre, je ne vois même pas comment appeler ça autrement.
    Je n'ai qu'une voix, je donne mon point de vue. Et pour tout dire, je ne comprends même pas le tien, tu as l'air plutôt humaniste et démocrate par ailleurs.
    Israël a droit d'exister en sécurité et de se défendre dans le cadre des frontières que la très grande majorité des pays lui a reconnu, pas de massacrer massivement pour pouvoir poursuivre sa colonisation.
    J'imagine que je n'ai pas les mots qu'il faut pour te convaincre, mais essaye Dany Cohn-Bendit, tu comprendras peut être mieux ses arguments que les miens http://www.dcbn.eu/dcbn/cp/fr

  • Quel talent ce Cohn Bendit, dans la grande tradition des orateurs grecs, avc toute la théatralité voulue. C'est la seule voix audible à gauche sur beaucoup de sujets.

  • Un massacre est un massacre, on est d'accord. Il faut savoir les comdamner tous, n'en excuser aucun.

  • Condamner, pardon.

  • @ Yesroll,

    Tu impressionnes avec ta référence trotskiste, pour chercher à convaincre. Pourquoi ne pas citer le "postier" il en a sûrement quelques-unes en réserve.

    Vérifies aussi tes affirmations. La majorité des Gazaouis vient d'où ? Pas de Palestine, ni du territoire d'Israël, mais des Pays où ils ont été virés et/ ou interdits de travail (Koweit, Arabie-Saoudite, Liban, Jordanie, Syrie) dont un grand nombre, après l'excellente initiative de soutien à Saddam.

    Un exemple d'intégration en soi, qui a mené à Gaza, un camp, parmi de nombreux autres, un mode de vie assez agréable en somme, 40% de la population ne bénéficie-t-elle pas du RMI de l'Europe et de l'ONU ?

  • Au fait Jean cites nous donc tes références à toi,
    plutôt que d'avancer sentencieusement n'importe quoi.

    Consultes au moins Internet avant d'avancer des contres vérités du genre Dany Cohn-Bendit trotskiste.
    Tu confonds avec Jospin ?
    Il pourrait te poursuivre en diffamation.

  • @ Yesroll
    Sa fiche a été changée ?

  • Jean
    De quelle fiche de quel fichier avec quel privilège d'accès parles tu donc ?

  • Franchement, au moment ou sarkozy fout en l'air tout le droit social et pénal de ce pays, où les mesures autoritaires se renforcent de partout, où les dernières libertés d'expression, de manisfestation, démocratiques tout simplement sont bafouées, canarder badinter relève vraiment de l'urgence absolue. Vous avez autant de temps à perdre? petits veinards !

  • @ françois

    Le "droit social", public ou privé?

  • Pierre Péant sort un livre :"le monde selon Monsieur K.", j'peux plus attendre, arrghghgh.

  • Et si on demande aux principaux interesses ce qu'ils pensent de la peine de mort?

    Le 16 janvier 2006 en France, dix détenus de la centrale de Clairvaux (Aube) condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ont co-signé un plaidoyer réclamant le rétablissement effectif de la peine de mort à leur sort d'« emmurés vivants ». « Nous préférons en finir une bonne fois pour toute que de nous voir crever à petit feu, sans espoir d'aucun lendemain, après bien plus de 20 années de misères absolues ». Ce plaidoyer apparent pour la peine de mort est en fait un réquisitoire contre la perpétuité, car leur propos principal est la plainte de n'avoir « aucune perspective réelle de libération à l'issue de leur peine de sûreté ». La réponse du ministre de la Justice s'appuie sur cette ambiguïté : « Si on les prenait au mot, combien se présenteraient ?
    Wikipedia

  • @ Kriptonite,
    La réclusion à perpétuité, s'est substituée à la peine de mort, pour les cas extrêmes. Apparemment elle semble moins sanguinaire pour les esprits chagrins, mais remplit aussi bien son rôle dissuasif. Manquerait plus que les centrales deviennent des Club Med. 5 étoiles, sinon, faudrait reétudier la question de la dissuasion, qui d'ailleurs ne semble pas exister, en pratique, appliqué à ce domaine particulier.

  • Je ne comprends pas votre enthousiasme pour l'abolition de la peine de mort. Il me semble que maintenir en cage un criminel monstrueux en lui interdisant le suicide n'a rien de particuliérement vertueux. C'est juste un moyen hypocrite pour ne pas se salir les mains en l'executant. Si le monstre a une conscience, l'execution l'arrache à ses tourments.

  • Admettons que Badinter n'y soit pour pas grand chose dans l'abolition de la peine de mort, est-ce que ça valait la peine de faire un si long discours à ce sujet ? Dix lignes auraient été suffisantes. En revanche, j'aurais bien aimé que vous expliquiez "comment le mythe de l’angélisme face à la délinquance a été collé à la Gauche" par le même Badinter. Ca me semble autrement plus grave et important. Finalement, si Badinter n'a été qu'un mauvais juriste et l'usurpateur d'un faux titre de notoriété, n'est-il pas qu'un exemple au sein de la fameuse "gauche caviard" ? Je ne vois pas l'intérêt de remettre ce couvert.

  • Caviard avec un "d", le personnel déclare une grêve sans préavis.

  • Il faut rajouter au crédit de Robert Badinter le NCP "nouveau code pénal ", celui ci avait été lancé par Giscard d'Estaing mais abandonné sous la critique des pénalistes !

    Repris par Badinter en 1981 le NCP est sorti en Mars 1994 et remplaçait pour mémoire le code du 12 Février 1810 .....

    Pourquoi oublier dans cette note l'abrogation de la loi de VICHY sur l'homosexualité ?
    Après avoir obtenu la dépénalisation en France il a demandé la dépénalisation universelle de l'homosexualité .... pour mémoire dans certaine religion et pays c'est encore un crime que d'être homosexuel !

    Et j'oublie certainement d'autres choses que seul un juriste pourrait aller dénicher !

    Globalement on peut dire que Robert Badinter nous a fait sortir encore un peu plus du moyen age .....

    Concernant d'autres sujets comme la non adhésion de la Turquie ou comme rappelé plus haut le reproche de l'angélisme face à une certaine délinquance , je crois qu'il fait preuve d'une très grande clairvoyance ! et l'histoire un jour la reconnaitra ....

  • Badinter n'est qu'un exécutant, exécutant doué mais exécutant quand même. Sans la volonté de Mitterand et son poids, il n'aurait même pas pu faire abolir une contredanse.
    Beaucoup de gens ont oublié que cette décision ne fut pas particulièrement démocratique car à cette période une très forte majorité des gens étaient pour la peine de mort.
    Pour faire passer la pilule de l'abolition, on avait largement promis la perpétuité réelle qui n'a jamais été mise en place. La perpétuité actuelle n'est guêre qu'une escroquerie qui ne dure que le temps de la peine incompressible, laissant par là-même la nécessité de remise en liberté de fauves dont la récidive mortelle n'est qu'une simple question de temps. Je suis contre la peine de mort mais largement pour la vraie perpétuité. Il y a des gens qu'on ne peut tout simplement pas laisser ressortir, le faire est une faute contre l'humanité.

  • Exécutant .... ça c'est comme le saucisson ...celui qui le fait et celui qui le découpe et le vend ! A qui le mérite ? Ici le saucisson s'est bien vendu contre les règles du marché car le vendeur y a cru toute sa vie !
    .... mais entre les deux il y eut Vichy , ce sacrifice a absout l'un des deux ...
    c'était bien la moindre des choses ! c'est ce que je pense ....

  • jp2

    Si tu continues comme ça tu vas devenir avocat. lol

  • Mon texte pas gentil ? Une goutte d'eau face aux pages de pub et aux émissions en prime time...

    A l'époque, notre Robert était gonflant, mais ça passait. Et la justice a été un des secteurs très bien tenu ( moins bien que l'intérieur, avec ce vrai politique qu'était Deferre, ou les armées avec Hernu).

    Personne n'a oublié Nicole Questiaux, ministre des affaires socailes ( sécu) affirmant: "je ne serai pas la ministre des comptes". Ou les trois dévaluations en trois ans. Ou...

    Un ministre n'est pas qu'un éxécutant, et surtout à l'époque. Mais sur la peine de mort, franchement, c'était l'application du programme de tous les partis de Gauche. Et si Chirac (et d'autres de droite) ont voté, ne me dites pas que c'est la plaidoirie de Robert qui en est la cause. C'est une affaire de conscience.

    On ne peut pas non plus mettre sur le meme plan Simone et la loi sur l'IVG, et Robert et la loi sur l'abolition. Simone avait une large part de son camp contre elle. Elle a été attaquée avec une violence inouie. L'ordre des médecins appelait à ne pas appliquer la loi.

    Rien de tel avec l'abolition. Ce fut une victoire politique et collective. Je dénonce donc avec force cette appropriation indue par Robert. C'est un grave discrédit de l'action politique, trasnformé ( au fil du temps) en une affaire personnelle.

    Il a plaidé contre des réquisitions de peine de mort. Oui, mais comme tant d'autres avocats, ne racontons pas d'histoires! Pour défendre ce genre de cause, ce n'est jamais le vide, mais plutot le trop plein. ET ce n'était pas du courage: c'est la base du métier d'avocat d'assurer la défense des causes, toutes les causes, dès lors que c'est depuis le terrain du droit.

    Le minsitre aurait été une chèvre, la chèvre aurait fait voter l'abolition, car tout était fait quand Mitterrand a gracié - sans attendre les législatives - Philippe Maurice.

  • @ Gilles,
    D'accord avec ces personalités, qui sont tout le temps devant la télé, parfois en famille, pour se faire cirer les pompes et paraître : c'est réellement gonflant.
    Mais tu pourrais ne pas être méchant avec les chèvres, elles ne t'ont rien fait. Et pour les espions venus du froid, faudrait peut-être le demander aux chèvres : les uns on sait qu'ils ont été décorés de la francisque, pour d'autres serait-ce de la faucille roumaine ?

  • Quoique l'on dise , quoique l'on écrive , quoique l'on aille déterrer .... Robert Badinter sera toujours un grand homme dans la mémoire d'une majorité de Français quelles que soient leurs opinions politiques !

    Et il en sera de même pour Simone Weil !

  • Je n'aime pas beaucoup la mère Weil pour différentes raisons, mais j'ai beaucoup d'estime pour son travail en tant que vraie femme politique. On peut compter les hommes politiques de la cinquième sur les doigt d'une ou deux mains.

  • Parole de l'icone badinter au matin de France Culture le 26 janvier 2009. En substance "les tirs de roquettes contre israël releve du crime de guerre, voire du crime contre l'humanité". Merci, il nous fallait vraiment un humaniste pour dire sans tabou cette ultime vérité.
    Ajoutons que l'abolition de la peine de mort à pour effet de laisser completement de coté le débat sur les peines d'emprisonnement de longue durée.

  • Dieu nous préserve des socialistes défroqués !
    Ah "mon" Gilles, n'est pas Eolas qui veut. Car finalement, une fois époussetées les scories de l'envie, les minuscules habiletés de la jalousie, que reste-t-il ? Au mieux un frustré, au pire un antijuif ordinaire, si ordinaire...

  • La première intention est de gommer ce genre de message, qui ressemble trop à un bouton disgracieux sur le bout du nez.

    Mais après tout ? Le message est symptomatique d'une betise si remarquable, qu'il mérite de rester.

    Socialiste défroqué... Le pauvre petit visiteur sur le blog, qui trouve un petit texte qui ne lui plait pas, et nous gratifie de sa grande science.... sans avoir jamais lu le reste... et notamment les (trop nombreux) articles que j'avais commis à l'occasion du congrès du PS, expliquant mon vote, qui n'a rien de défroqué. Mais notre ami d'un jour préfère parler sans savoir. C'est préférable quand on a décidé d'avoir raison.

    Je ne saurais donc que trop conseiller à Hausse Cour d'aller se reforquer, et deretourner dans son bac à sable.

    Et après, me voici taxé "d'antijuif ordinaire, si ordinaire".

    Pauvre crétin, si crétin ordinaire. C'est tout de meme trop de se faire qualifier d'être une personnalité délinquante par un tel charlot ! Je critique l'utilisation à des fins personnelles d'une victoire politique collective, et bing, on me ressort l'antijuif.

    Il faut davantage que le bac à sable. Je préconise de plonger le popotin de notre Hausse cour dans de l'eau froide, car je pense que ça se ne peut se situer qu'à ce niveau là.

  • Bonjour,
    Je viens de mettre en "lien" votre article et ses commentaires sur mon blog.
    http://yannjansen.over-blog.com/article-27539692.html au sujet de la peine de mort.
    J'y ai ajouté un petit commentaire par rapport à M. Badinter.

  • Il faudrait un jour quantifier le nombre d'enfants, de jeunes femmes qui seraient encore en vie si la peine de mort existait encore. Ca éviterait les longs discours des gauchos qui ne servent à rien.

  • Pour ceux qui ont encore les yeux qui brillent en écoutant Badinter, il passe en ce moment sur l'émission de " Riposte "... Et bla bla bla, et bla bla bla...

  • Ha ha "mon Gilles", je constate que j'ai appuyé là où ça fait mal.
    Je confirme, n'est pas Eolas qui veut.
    Quant à la crétinerie ordinaire, c'est çui qui dit qui est... dans le bac à sable !

  • @Hausse cour

    Que Mr Badinter soit aussi grand baratineur de notre temps, parmi tant d'autres, n'était plus un secret pour personne... Pourquoi trouver cela crétin? C'est arrivé et méritait d'être rappelé.

  • "et bla bla bla ".... le contraire m'eut étonné .... encore un kaffir !

  • Hausse cour l'anonyme croit qu'il peut venir picorer sur le blog pour me traiter d'antijuif.

    Jamais.

    Pour me qualifier ainsi, d'anti juif ordinaire, ce qui me range dans la qualité des délinquants, notre vengeur masqué à 100% a certainement passé au crible les 52 ans de ma vie, lu les 423 textes de ce blog, les 11 livres que j'ai publiés, la centaine d'articles répertoriés dans des revues universitaires. Il a étudié les programmes des deux diplomes universitaires que je dirige, et lu les textes de la cinquantaine d'interventions que je fais en congrès chaque année. Ce génie du travail a étudié ma clientèle, examiné le texte de mes conclusions, et interrogé les juges et les avocats sur mes plaidoiries. Il a vérifié mes virées politiques.

    Et bien sur, il a procédé à l'analyse critique de mon travail "La législation de Vichy", premeir travail universitaire d'ensemble sur ces quatre années d'oeuvre législative.

    Ayant fait tout cela, Hausse Cour me qualifie "d'antijuif oridnaire".

    je fais appel, et demande que le juge d'appel ne soit pas comme lui, rond comme une queue de pelle.

  • @Maître Devers,

    Je suis admiratif quant à votre parcours. Quant aux accusations dont vous faites l'objet, vous savez mieux que moi que lorsqu'on n'a pas d'arguments on tente de vous mettre dans des cases prédéfinies. Surtout lorsque vous cherchez le juste-milieu, on essaiera toujours de vous cataloguer dans les excès, ça rassure ceux qui se confortent dans la médiocrité.

    Vous le savez sans doute encore mieux que moi, la politique consiste à flatter les gens comme eux, et à convaincre les gens comme vous... et comme moi j'ai envie de dire ( bien que je suis encore loin de votre expérience ).

  • Gilles , je peux témoigner que vous n'êtes pas ANTI JUIF car étant sur ce blog depuis 1 an , je tenais à le dire fermement ! mais vous prenez indéniablement partie pour le monde musulman et tout ce qui s'y rattache y compris les conflits , ce qui ne me choque pas car il en faut et chacun a ses affinités !

    Vous avez écrit un ouvrage sur le droit CORANIQUE je crois , il y a 6 000 000 de musulmans en France et 1milliard dans le monde ? il faut bien des gens qui s'en occupent ? c'est une clientèle comme une autre ? Et peut être qui sait ,à la vitesse ou ça va , serons nous ( d'après les stats du Kosovo ça devrait arriver dans 50 ans , sauf si les maternités voient leur chiffre baisser ) un jour une république Islamique vous n'aurez alors pas à vous convertir ( en droit) , vous aurez 103 ans ! y faut pas rire .... les serbes du Kosovo enclavés (ceux qui sont encore vivant , car y en aura bientôt plus ) en savent quelque chose ... et tous ceux qui vivent comme des poissons dans l'eau dans le monde islamique points de suspension et qui sont de plus en plus nombreux point de suspension ?

    Moi vous avez pu le voir , j'ai tendance à défendre les juifs car je me sens proche d'eux , on a la même culture , on est des "kaffir " en terre non musulmane et surtout on se comprend ! et ils ne sont que 500 000 en France et 13 000 000 dans le monde ! Je suis un peu comme l'Abbé Pierre ...j'ai la fâcheuse habitude de me mettre avec les plus faibles ...
    le mot faible est utilisé en regard de mes instincts profonds de conservation ....en plus je m'approche de plus en plus du royaume des cieux ....

    Un de vos protégés sur ce blog disait il y a très très peu de temps "ceux qui se confortent dans la médiocrité ...." je dois en faire partie ...inch allah

  • Il n'y a rien à admirer, non. J'en reste à la pensée de Camus: un etre humain fait son devoir en fonction des circonstances. Qui qu'il soit, où qu'il soit. le reste n'est que conséquences.

    Les faits m'ont amené à travailler avec nombre de "causes" musumanes. Mais j'applique le droit que la science conduit à enseigner. Notre livres "droit et religion musulmane", écrit avec mon ami Chems-eddine Hafiz, avocat de la Grande Mosquée de Paris, a été publié chez un éditeur assez scrupuleux quetion droit, la maison Dalloz. Et j'ai signé en qualité d'avocat de la Grande Mosquée de Lyon. le livre est aussi le fruit de travaux avec les imans de la Grande Mosquée de Paris.

    Que disons nous dans ce livre? Que si l'on en reste aux préceptes religieux, la pratique de l'islam s'inclut parfaitement dans le modèle di droit des relgions européen. Il n'est demandé aucune exception au droit européen ou à la loi de 1905.

    Et nous fournissons les références de nombre de décisions de jurisprudence rendues à propos des autres religions - de toutes les religions - pour appuyer notre propos, en démontrant que ces jurisprudences sont des atouts pour les fidèles musulmans, et pour les peersonnes originaires de pays ou de famille musulmanes, et qui soit ont rompu les amarres avec la religion, soit entre en faire exclusivement une affaire privée.

    De plus,

    Je conduis actuellement une action avec des ONG et l'Autorité Palestinienne dénoncçant la commission de cirmes de guerre et de crimes contre l'humanité, et demandant que la Justice se prononce sur tous les aspects.

    Les assocations "musulmanes" sont quelques unes parmis les 450 qui a ce jour ont rejoint cette plainte. Et nous plaidons pour des ONG israéliennes ou d'autres juives. Un site internet sera bientot créer pour suivre cette action, avec la lsite des plaignats, et nos arguments.

    J'ai rencontré un avocat qui défend la partie "adverse". Nous ne nous épargnerons rien, dans la défense de nos thèses. Masis nous nous sommes engagés à signaler l'un à l'autre tout dérapage verbal, ou tout acte s'approchant des thèses raciales, antisémites ou antijuives. Et nous signerons en commun des mises au point si c'est nécessaire.

    Je peux m'emporter parfois sur ce blog, et vous aussi, les uns comme les autres. Mais nous le disons, nous discutons et nous rectifions. Sincérité et spontanéité dans les échanges, ce n'est pas si fréquent, alors ça vaut bien de temps en temps un pied en touche.

    Mais pour le reste - violation de la loi - ce que disait notre sous-informé visiteur, non. Non, jamais.

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