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Colonna : Gravissime

mensonges_salades_verite_Boite.jpgTruandage de l’enquête à une échelle inconnue. Je suis atterré par ce que j’ai lu. Et tout risque de dégringoler avec la plainte pour « entrave à la manifestation de la vérité » déposée aujourd'hui par les avocats d'Yvan Colonna.

Didier Vinolas. Notez bien le nom de Didier Vinolas, qui était le secrétaire général de la préfecture lorsque Claude Erignac était en fonction. C’était en quelque sorte son bras droit. Depuis l’origine, la thèse de l'accusation est que le préfet Claude Erignac a été abattu le 6 février 1998 par un commando de six hommes. Cinq condamnés lors du premier procès, et Yvan Colonna pour être le sixième. A ces six hommes se serait ajouté Joseph Versini pour l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella en septembre 1997 au cours de laquelle l'arme ayant servi à tuer le préfet a été dérobée. Mais vendredi devant la cour d'assises de Paris, Didier Vinolas est venu expliquer qu’il détenait les noms de deux suspects qui seraient « peut-être » encore en liberté. « Il y a peut-être deux hommes dans la nature qui ont participé à l'assassinat du préfet. Ça m'est insupportable. »

Un rigolo ce Vinolas, qui attend les derniers jours du procès en appel – vendredi soir – pour faire ces déclarations ? Et non, Didier Vinolas est tout sauf un rigolo. Ce haut fonctionnaire a expliqué devant la cour d’assises, sous la foi du serment, avoir transmis cette information au procureur de la République de Paris, Yves Bot, dès 2002, au président de la cour d'assises Didier Wacogne, ainsi qu'au procureur général Laurent Le Mesle par lettre fin décembre 2008.

Et cette information n’a pas été versée au dossier. Rien. Rien, en attendant l’incroyable témoignage.corse.jpg

« Le procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, a effectivement reçu un courrier d'une personne disant avoir témoigné lors du premier procès d'Yvan Colonna. Cette personne indiquait que si elle était appelée à témoigner à nouveau, elle apporterait de nouvelles précisions. Il convient de rappeler que la procédure devant la cour d'assises est orale. Le seul devoir du parquet général était de convoquer Didier Vinolas pour qu'il puisse faire à la barre les déclarations qu'il souhaitait. C'est ce qui a été fait", indique le texte. »Un peu court, s’agissant d’un témoignage qui fait s’écrouler toute la thèse de l’accusation. 

D’après un Didier Vinolas très sûr de lui, les deux personnes font partie de la sphère de Pietrosella, que M. Vinolas a dit qu’il détenait leurs noms d'un informateur fiable. C'est en partant de ce constat, sachant que les deux actions ont été revendiqués par le même groupe, que Didier Vinolas s'est dit "qu'il y a peut-être d'autres personnes ayant participé à l'assassinat" qui n'ont jamais été arrêtées.

Corse-plage.jpgL’ancien procureur de la République de Paris Yves Bot aurait été en possession de ces informations  dès 2001-2002, a expliqué Me Patrick Maisonneuve. Me Antoine Sollacaro, autre défenseur du berger de Cargèse, souligne : « Ce qui est grave, c'est que des policiers, des magistrats ont mis sous le coude des éléments à décharge pour Yvan Colonna. Cela s'appelle une entrave à la manifestation de la vérité. Par conséquent, nous n'avons pas d'autres choix que de déposer plainte contre X, car une telle entrave constitue un délit. À son sens, le président de la cour d'assises d'appel spéciale, Didier Wacogne, ne peut plus siéger, car il aurait reçu une lettre du témoin qu'il affirme ne pas avoir ouverte et dont il n'a pas fait état à la défense. » Pour Me Pascal Garbarini, autre artisan de la défense, le nouvel élément intervenu vendredi « devrait conduire à la remise en liberté d'Yvan Colonna détenu depuis juillet 2003 ».

Samedi dans la soirée, c’était une conférence de presse Me Gilles Simeoni. « On a fabriqué un faux coupable ! Nous avons aujourd'hui lavillage_de_zilia.jpg preuve que des éléments de nature à démontrer l'innocence d'Yvan Colonna ont été délibérément écartés. De façon délibérée, organisée, réfléchie, de hauts magistrats et de grands policiers antiterroristes ont décidé de taire, parfois de détruire des éléments à décharge pouvant conduire à démontrer l'innocence d'Yvan Colonna. Sans crainte d'être démentis, nous l'affirmons solennellement. Le témoignage de Didier Vinolas est d'une gravité extrême, d'autant qu'il était l'ami et le collaborateur direct de Claude Erignac. Tout cela révèle que, dès 1999, une vérité d'Etat a été décrétée et que plus personne n'a voulu s'en écarter. Dans ce dossier, il y a déjà eu la révélation au procès Castela et Andriuzzi d'un faux rapport d'enquête antidaté ; puis la disparition d'écoutes téléphoniques judiciaires dont a témoigné Roger Marion, le chef de la DNAT (Division nationale antiterroriste), sous serment devant le Sénat, lors de l'enquête parlementaire – ces écoutes d'Yvan Colonna le mettaient hors de cause. Il y a eu la deuxième voiture sur les lieux du crime dont on n'a jamais identifié les occupants. Puis la fameuse empreinte relevée sur le ruban adhésif à la gendarmerie de Pietrosella qui n'appartient à aucun membre du commando et encore moins à M. Colonna ! Le légiste dit que le tireur était aussi grand que le préfet et aujourd'hui, on apprend que d'autres éléments capitaux ont été étouffés ! C’est scandaleux. »

N’accusons pas sans preuve. Mais cette fois-ci, l’accusée est la Justice. Nous attendons sa défense. Avec une certaine impatience. Bien sûr, cette exigence de vérité ne crée aucune sympathie pour ceux qui ont décidé de tuer un homme de dos. Et j’ose à peine imaginer les pensées de Mme Erignac.

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Commentaires

  • Bizarre que ça sorte maintenant ce scoop...
    Le désir ultime de la justice c'est zéro coupables...

  • On peut se demander si, dans ces affaires politiques, certains magistrats ne sont pas attirés par les sirènes de la raison d'état. Il y a des interactions ministère de l'intérieur et police judiciaire qui sont en zone grise. Ce n'est pas la première affaire du genre où l'on voit l'intervention à peine déguisée du pouvoir politique : affaire Elf, Angolagate etc.
    Il ya des relents de cour de sûreté de l'état: on sélectionne quelques pièces et témoignages et on en masque d'autres. Ce commissaire divisionnaire risque gros.

  • En Corse les témoins qui se souviennent et ceux qui ne se souviennent plus et ceux qui viennent a la barre terrorisés et fournissent a la défense une heureuse,information
    Méfiance,donc,mais si c'est vrai,il y a scandale d'état

  • En résumé les 5 membres du commando ont avoué et certains ont pris 15 ans seulement ...c'est à dire qu'ils vont être bientôt libérés ? Alors qu'ils connaissent le coupable ? Il faut modifier la loi ! doubler la peine pour perte de mémoire ?

    Donner un complice assassin ne se fait pas "question de code d'honneur "?....pauvre justice !

    Sous Sadam on les aurait découpé en morceaux et ils auraient parlé .... après tout ce ne sont que des lâches ? Tuer un homme désarmé à 6 ? quel exploit ? J'ai du mal à croire que ce sont de vrais Corses ! J'en ai connu , jamais ils auraient agi de la sorte ! jamais !

  • Les infos qui commencent à circuler sont préoccupantes. Très préoccupantes sur les pratiques judiciaires.

    Car notre témoin Didier Vinolas a déjà parlé de ces deux personnes, dans le cadre de l'enquete, sans bruit, et rien n'avait suivi.

    Joli bras de fer à attendre demain à la reprise d'audience.

  • e Didier Vinolas est-il un témoin fiable? Contacté par le JDD, Christian Lambert réserve ses réponses à la justice mais se dit parfaitement "serein". Selon nos informations, les dépositions de Didier Vinolas seraient contredites sur plusieurs points par Yves Bot, s'il devait être interrogé. En 2002, le magistrat - en poste aujourd'hui à la Cour de justice des Communautés européennes - aurait effectivement été approché par Didier Vinolas, qui prétendait avoir un informateur, mais celui-ci n'aurait livré aucun nom de suspect, ni aucun renseignement utile au procureur, et souhaitait en fait être mis en relation directement avec le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy...

    Enfin, rétorquent ses détracteurs, pourquoi n'a-t-il rien dit plus tôt alors qu'il a eu la possibilité de le faire dès novembre 2007 lors du procès en première instance d'Yvan Colonna? "Je ne vivrai pas jusqu'à la fin de ma vie avec ça sur la conscience", a-t-il répondu vendredi. ???????????????????????

  • Didier Vinolas, Ancien commissaire de police ......Tient comme le père de Colonna ...... La grande famille ........

  • Les 2 suspects dont on parle ici seraient dans le box et Colonna en cavale, ce serait le même cinéma.
    C'est du théâtre.

  • Les 2 suspects dont on parle ici seraient dans le box et Colonna en cavale, ce serait le même cinéma.
    C'est du théâtre.

  • Il y a bien des fautes caractérisées dans l'instruction et le déroulement du procès, je ne vois pas comment le président de la cour d'Assises "spéciale" pourrait continuer ce procès qu'il faudra renvoyer, sous peine de cassation. L'honneur de la justice est en jeu ; le temps des tribunaux d'exception est révolu.

  • Oui c'est une piece dramatique...

  • Le drame a eu lieu il y a 11 ans, ne nous y trompons pas.
    Ce qui se passe actuellement relève du burlesque.

  • @Fran engage le débat avec un commentaire sage:
    "...Bizarre que ça sorte maintenant ce scoop......"

    C'est bizarre aussi! Ce bien triste gag est survenu après ma petite remarque destinée à celui qui se fait appeler ici "jean" par exemple, sous l'article consacré aux crimes de guerre...
    Je ne pensais pas à cette évolution, même s'il m'arrive souvent d'avoir raison avant tout le monde, (un sport à risques) en évoquant le premier point commun entre la Yougoslavie et la Corse (le Mensonge Généralisé de toutes et tous sur place) que le 2nd procès de Colonna allait évoluer de cette façon!

    Comme pendant les guerres de Yougoslavie, sur place (mais pas seulement n'est-ce pas Jean?) tout le monde y ment en permanence! C'est même à un point tel que les mieux placés et informés ne peuvent être sûr de rien. Nous en voyons toutes et tous aujourd'hui le résultat: La Confusion Générale!
    (c'est peut-être par intérêt, mais moi, je n'ai pas d'intérêt en Corse ou ailleurs, donc ça me scie)

    Pour être clair, je ne prends pas Yvon Colonna pour un véritable innocent.
    Il a des douteuses et violentes fréquentations et cautionnait des méthodes discutables, tout ceci est avéré, connu et même prouvé. Peut-être même était-il effectivement "sur place" ce soir-là.
    Mais! Mais sa culpabilité totale et absolue d'avoir lui-même tiré sur le préfet, le membre du grand public attentif et documenté que je suis, ne saurait voir autre chose que...
    Ca ne tient pas debout!
    En plus, quand on entend la propre épouse du préfet faire des déclarations successives qui se contredisent à la radio en direct comme dans le journal TV, même la brave dame devenue veuve, étant "impliquée de fait" dans les affaires locales et bien....
    Ca "fait désordre"!
    Si elle fait ça avec les enquêteurs les plus sérieux, on doit lui souhaiter qu'il n'y ait pas d'histoire de cocu dans la famille! Ces gens-là n'aiment pas qu'on leur raconte des histoires!
    Sauf celles qu'ils peuvent avoir envie de dicter et voir signer peut-être...

    Trois choses sont certaines, Colonna est d'évidence victime d'un acharnement rare et parfaitement concerté, je ne le vois pas du tout vrai et "entier" coupable, mais tout au plus caution du geste pas sympa, et.... On nous raconte absolument n'importe quoi!!
    (sur ce sujet comme sur d'autres) D'autre part il ne m'appartient pas de prendre sa défense, mais je suis obligé de penser qu'il le fait fort mal! Adopter ainsi une attitude "de coupable" tout en criant "je suis innocent!" C'est une position qui risque de le garder "à l'ombre" un certain temps.

    Là, comme on est ici chez Mtre Devers, blog-capitaine de "l'Actualités du droit":
    Tout ceci ne va certainement pas, c'est un euphémisme, arranger le prestige de l'institution de la Justice d'une part, et de ce genre de Cour d'Assises (sans jury etc. etc.) d'autre part. Qui a à gagner de ce boxon? Le pays se décompose avec cette accumulation de pratiques aussi douteuses.
    Ce type de Cour d'Assises, ça me fait penser à un autre temps, celui des "sections spéciales" (très spéciales, il faut leur reconnaître ça) du régime de Vichy. Quant à ce genre de flics qui ne disent rien pendant des années et qui soudain font sauter la baraque....
    Ben oui, est-il crédible?
    Tout le monde sur place le sait (et parfois le dit) que l'enquête est douteuse... Un de mes anciens stagiaires (qui lui, ne m'a envoyé ni en Corse ni en Krajina) chez Alcatel, flic et spécialiste radio, avec qui j'ai gardé des relations, me disait après sa longue mutation en Corse:
    -"C'est réellement n'importe quoi là-bas...!"
    Ben oui...
    (C'est triste, il n'a jamais voulu tout me dire... ;-))
    (et il m'interdit de dire le peu que j'ai entendu, lors d'une longue discussion en fin de soirée il y a qlq années. Enfin, je n'ai pas les preuves... Et je préfère prendre mes distances)

    Et dans ces circonstances, il s'en trouve toujours pour se demander pourquoi les Corses, à commencer par les jeunes et tous ceux qui ne sont pas "bien nés", n'ont aucune confiance en les autorités!
    Et par conséquent inversement, celles-ci ne sauraient s'appuyer sur les gens "droits"....
    Ce cercle vicieux, il commence à Paris!

    Même le ministre Yves Jégo (un homme visiblement de bonne foi) n'a pas dit autre chose ce matin sur "France Inter", en reconnaissant l'existence sur place (Antilles) de monopoles douteux et tout à fait abusifs. Il dit avoir fait quelque chose. Cela dit ce qui est sûr, c'est qu'il faut absolument faire quelque chose, pas "seulement" aux Antilles, mais aussi en Corse, en.... Etc.

    Ce qui est à craindre, c'est que bientôt ou "à terme", TOUTES les institutions judiciaires, même les plus petites ou celles des Prudhommes par exemple, se mettent à fonctionner sur le modèle de ce lamentable cirque que nous voyons s'acharner sur Collona en ce moment...
    Et bien là... On aura "gagné"!
    La seconde question c'est aussi: Est-ce voulu? Et par qui? (au pluriel "qui")

    Bien navicalmement
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine
    marchande

    PS: Pour votre information, un de mes meilleurs correspondants, c.à.d. Jojopilou Prof en Guyane, et bien il "frappe" encore:
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2009/02/chroniques-guyanaises-bulletin-nr-3.html
    (je suis son porte-voix)

  • D'autre part, nous assistons là non seulement à un comportement gravissime, mais ceci va bien au-delà du cas douloureux de Colonna ou de ceux de ses très mauvais copains.
    Nous sommes à terme, tous menacé(e)s par des dérives de ce genre, pour les petites affaires comme pour les grandes, ça commence par les histoires du bruit que fait un coq maudit trop tôt chaque matin, et ça "finit" par les disparitions étranges des petites jeunes filles, jamais "expliquées".
    (et encore moins sanctionnées) Comme ça se passe on est peu à peu entré dans le:
    -"il n'y a plus de justice".
    Tout le monde peut maintenant "y passer" à la suite d'un complot de notables, voilà ce que ceci veut aussi dire. D'autre part, je ne croyais pas que c'en était rendu à ce point-là, venant de lire (aujourd'hui j'ai le temps!) des informations encore plus détaillées.

    Aux navires câbliers, il se racontait un gag Espagnol survenu pendant les années 60, "âge d'or" du Généralissime. Des travaux de câbles sous-marins étaient à l'époque réalisés par les PTT Français entre l'Espagne, la France et l'Italie.
    En entrant dans le port de Barcelona pour ravitailler, le Marcel Bayard fut acteur et victime d'une étrange collision avec une "vedette luxueuse" (journal local) assez bizarre. Le pilote Catalan ne fit rien pour éviter le choc, et... Il empêcha le timonier breton et le Cdt provençal d'intervenir "à temps". La vedette coula immédiatement et les deux gars à son bord furent recueillis immédiatement par le Bayard. Ils ne furent ni blessés ni même choqués, on les a "arrosés" et nourris puis.... Mille sabords!

    Ceci n'empêcha pas qu'ils allèrent ensuite se faire soigner (quoi?) à l'hôpital, que la liste de leurs blessures dans le journal et au tribunal paraissait longue comme la guerre civile, que la plainte déposée nécessita le versement par le ministère français des "PTT" d'une solide caution pour ne pas voir saisi son navire câblier et les travaux retardés, que le Cdt se retrouva en garde à vue durant 4 jours et qu'il fut condamné pour erreur de navigation. D'autre part la "DTRI" (sous-ensemble câblier des PTT, ancêtre de France Telecom Marine) aussi fut condamnée, il fallut payer le prix du "magnifique yacht" à ce puissant notable local, qui était à Madrid ce matin-là...
    (c'était moins dangereux que de croiser la route de ce navire de pirates câbliers à Barcelone)
    Note technique:
    Un gars du bord, (plongeur amateur) est allé constater que la "vedette luxueuse" était en fait une vraie poubelle... Mais le juge refusa de la faire renflouer. Le gars a fini par "la boucler" après réception d'une petite lettre expliquant qu'on allait lui apprendre à nager plus longtemps sous l'eau, si la vedette l'intéressait vraiment... Ca calme un peu, n'est-ce pas?...

    D'autre part, seule la menace de l'avocat du navire câblier, appeler à l'aide le Ministère des "PTT" Espagnols (Telefonca) à Madrid a su calmer la colère terrible du Juge:
    -"Ne mêlez pas le Généralissime à cette histoire!"
    -"Mais le Généralissime ne s'occupe pas de..."
    -"Le Généralissime s'occupe de Tout, Partout! Et Toujours!! De Absolument TOUT! Et il déteste les pirates que vous êtes..." (moins d'un an après l'affaire Santa Maria en plus)
    Tout ça sait vous remettre vite dans "l'ordre juste des choses..."
    (dialogue raconté "avec l'accent" au repas annuel de l'association des amis des câbles sous-marins)

    Cela dit, malgré les paroles rassurantes d'un "ponte" des PTT, Grand Ancien de la Résistance, qui avait "ses entrées" à Madrid", à bord les gars se sont beaucoup inquiétés sur le moment!

    Ceci dit, si jamais.... Si par malheur IL apprenait qu'un notable, Catalan de surcroît, perturbe les travaux câbliers négociés avec amour et le plus grand soin avec "la France du Général*" et l'Italie, le Généralissime pourrait bien avoir l'idée de s'occuper de cette clique pour la discipliner un peu...
    C'est arrivé ensuite d'ailleurs! Pan dans le c...! La DTRI récupéra son argent le mois suivant.

    Les "langues de vipères" Espagnoles disent d'ailleurs qu'il existe encore dans les années 2000 au sein du système judiciaire de leur pays, "quelques beaux restes" dont elles aimeraient bien être débarrassées!
    En Espagne, "on" a encore du mal à "faire le ménage" 35 ans après le "départ" du Caudillo.

    C'est dire qu'en France, si on laisse faire ça maintenant...
    On n'en aura pas fini avant un certain temps!
    Question subsidiaire:
    Est-ce le véritable modèle judiciaire que nous veut cuisiner nos amies Rachida et MAM?

    Bien navicalmement
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine
    marchande

    Note historique: Franco admirait De Gaulle, mais tous les deux ne se supportaient pas très bien.
    Le grand Charles est cependant allé le rencontrer en 1970, je me demande bien ce qu'ils se sont dit.
    Franco était très complexe dans ses motivations. Par exemple, les ennemis Français du régime de Vichy étaient en relative sécurité bien que parfois surveillés, en se sauvant par l'Espagne où ils furent toujours accueillis et de moins en moins fraichement, jusqu'à la fin de 1944.
    Ceci a sans doute fait beaucoup de peine au vieux maréchal...
    En plus, il envoya ce pauvre Laval se faire juger et fusiller en France en 1945. C'est dire.
    (je crois aussi que si Léon Degrelle ne fut jamais renvoyé en
    Belgique, c'est peut-être parce qu'il savait aussi être marrant)
    (Degrelle est encore un mot sensible et à prononcer avec prudence en Belgique)

    On ne peut pas compter les colères de Hitler et de Mussolini contre cet ingrat, qui avait parfaitement pigé dès le début que... Ca se terminerait très mal.
    Note "histoire de la famille Espagnole":
    Un ami Espagnol (et Galicien) de mon âge (50 ans) disait qu'étant enfant ses parents lui disaient des "Tiens-toi droit! Sois sage! Travaille bien à l'école!"
    Et dans les moments difficiles ils ajoutaient:
    -"Si tu n'obéis pas, le Généralissime viendra te chercher!
    Là c'est sûr, avant même d'avoir l'âge de comprendre qui il était, les enfants comprenaient ce que le Généralissime voulait.

  • Colonna : pas de renvoi du procès
    AFP
    16/02/2009 | Mise à jour : 18:33 | Ajouter à ma sélection
    La cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, refuse pour l'instant le renvoi du procès exigé par les avocats de la défense, leur requête étant insuffisamment justifiée à ses yeux, a annoncé son président.

  • http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090216.OBS5032/yves_bot_un_magistrat_proche_de_nicolas_sarkozy.html

  • La Corse nous rapproche de l'Italie.
    A ne pas manquer en ce moment dans les salles le film portrait de choc sur Andréotti, Il Divo.

    N'est pas ce fin connaisseur de la politique et de la corse, Mr Charles Pasqua qui parlait de "pantalonnades" ?

  • @ antimythe
    Vous racontez n'importe quoi.
    1) Le père de Colonna n'a jamais été comissaire de police.
    2) Mr Vinolas n'est pas Corse. Votre démonstration sur l'attitude des témoins ne Corse ne vaux pas plus que vos propos érronés.

    Mr Colonna est peut-être (je dis bien peut-être) impliqué (de près ou de loin) dans l'affaire Erignac mais rien ne le prouve. Aucune preuve tangible ne peut-être apportée par l'accusation. Le plus choquant dans le cas de Colonna est une enquête menée à charge, écartant tous les indices tendants à le disculper.. "Les fuites organisées".. rappelez vous l'interview de Yvan Colonna par TF1 la veille de son arrestation programmée par la DNAT.. ect.. Si on ajoute que les témoins occulaires n'ont jamais reconnus Colonna comme étant sur les lieux le soir du crime.

    Selon l'accusation, le commando "Erignac" est le même que celui qui a attaqué la Gendarmerie de Pietrosella ou a été dérobée l'arme du crime.. Or le seul membre du commando qui ait accepté de participer à la reconstitution de l'attaque de la gendarmerie donne un rôle à chaque personne du commando mais pas à Yvan Colonna.. Pourquoi ? Si celui-ci est déjà désigné par le commando, pourquoi n'a t-il pas de rôle ?? Je vous rappelle que Y Colonna a été également condamnée pour cette attaque. si la cour avait reconnu qu'il nen faisiat pas partie, le reste de la thèse de l'accusation aurait été suffisement mise à mal pour le pronconcé de sa condamnation..

  • "Le plus choquant dans le cas de Colonna est une enquête menée à charge, écartant tous les indices tendants...."

    Non le plus choquant c'est qu'il se taise.

  • Ca C sûr Yesroll!!! La Corse nous rapproche de l'Italie...

    Ce qui se passe est un véritable scandale, qui dépasse de fort loin le cas de Colonna et ses copains.
    Si les autres affaires sont gérées comme ça, on n'est pas sorti de l'auberge!

    Cela dit, comme il faut aussi savoir en rire...
    Que ceux qui ont loupé la mauvaise foi de Jean-Pierre Gauffre
    hier sur France Info (10h57) au moins la lise!
    http://www.france-info.com/spip.php?article253658&theme=81&sous_theme=305

    D'autre part, il n'est pas claustrophobe et n'a pas le mal de mer:
    http://www.france-info.com/spip.php?article254007&theme=81&sous_theme=305
    Et après la bonne rigolade, l'Info:
    http://www.corlobe.tk/rubrique1.html
    (j'ai fait mon sapin aux bateaux noirs, mais cet "ex" en parlera mieux que moi)

    Bien navicalement / Met vriendelijke groeten
    Thierry Bressol OR1
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande

  • Ce qui se passe en Corse, doit se lire en fonction des ingérences multiples dont politiques, quand il ne s'agit pas de celle des services. Par conséquent la lecture et la compréhension des dossiers n'est pas simple, ni limpide.

    Quant à savoir qui a fait quoi, de longue date, il n'y a plus que les idiots, qui laissent leur portable allumé, pour mieux se faire repérer. Quoique d'aucuns peuvent le prêter à un pote pour aller se balader à l'autre bout de l'île, ce qui ne facilite plus les investigations et les conclusions ultra-rapides.

    Là il semble qu'il n'y ait aucune preuve matérielle, une condamnation semblerait relever de la probabilité de la roulette russe.

    Pour Vinolas, proche de Vaillant, fatalement il pourrait y avoir doute sur sa crédibilité. D'un autre coté, une condamnation dans ces conditions, relèverait de l'arbitraire et mettrait certainement une fois de plus la justice sur la sellette. Dans l'esprit de la justice, le doute ne doit-il pas in fine profiter à l'accusé ?

  • @ Bressol,

    Décidément tu semble avoir fait un bon plein, vu les tirades échevelées que tu proposes. Comme tu reviens sur la Krajina, je rebondis, sur le défaut de plaques d'immatriculations que tu as mentionné. En Bosnie effectivement les véhicules civils utilisés par les militaires n'avaient pas de plaques, mais disposaient d'un panneau distinctif collé à l'intérieur du pare-brise. Ce n'était pas le cas, du moins en 1994 pour la Krajina.

    En parlant de ta mission pour installer un relais radio à la gare de Knin. Comment est-il pensable, que Milan Milanovic qui n'avait plus de fric pour payer son abonnement d'accès au satellite Inmarsat, aurait fait installer un relais radio à la gare, alors qu'il n'y avait même pas de train ?

  • @PVarini
    Effectivement! Même s'il est tout de même aussi au moins un peu responsable de ce qui lui arrive. Pourquoi il ne dit rien? Là...

  • @jean
    J'avais un engagement de confidentialité, à commencer par les détails techniques. Ceci dit il n'y a plus de RSK et plus beaucoup de Serbes sur place... D'autre part, j'adore échanger de la technique avec mes correspondants, à propos de navigation ou de radio-électronique par exemples. Ce n'est pas réellement ici l'endroit, bien que... Enfin, j'ai du temps aujourd'hui!

    Nous avons installé quelques dizaines de petits relais PMR, le long des routes et des voies ferrées et sur le toit des gares, d'un modèle petit et simple:
    L'Alcatel ATR 697 (7 signifiant la bande des 440/450 Mhz).
    Nous avons aussi (naturellement) équipé des locomotives et....
    des 4x4 Toyota d'un modèle simple également, avec des E/R au format ("auto-radio"), des ATR 687 et des ATR 427 à TCS et appel sélectif 5 tons CCIR équipés d'une mini-carte "Mica" du modèle "GND" (Gendarmerie "fr"), pour que les personnes "non autorisées" ne puissent pas écouter et piger.

    (tout cela datait des années 1985 à 1992) C'était pas cher, car techniquement démodé en 94, c'était des grands stocks invendus, tout bêtement! Ca n'a donc pas dû coûter cher!! D'autre part, en quantité de matériel, (voir une carte de la région) ben, ce n'est pas les plaines d'Ukraine la région de Knin.
    Il n'y a pas non plus des centaines de km de lignes. Au-delà du relief qui nécessitait plus de stations, il y avait un début et une fin. Leur alimentation électrique, pourrait faire l'objet d'un livre!
    Il arriva aussi qu'on planque les installations d'une façon parfois insolite et rigolote, pour qu'on n'y touche pas, où qu'il n'y ait pas d'accident stupide avec.
    (un "aimable artificier" de JNA laissait une farce dans la boîte avec un pictogramme démotivateur très explicite, Skul & bones)

    Dans cette "troupe" des "Alcateliens" Franco-Yougoslaves, virés à peu près à la même époque que moi lors d'une des 1000 et Unièmes "charrettes" d'Alcatel se trouvaient aussi des cadres commerciaux aux habitudes et manies ou fréquentations parfois bizarres... Avec eux du crime de guerre, non. Mais des petites combines insolites, oui!
    D'autre part, j'ai tendance avec le temps à confondre Milan Milanovic et Milan Martic, deux présidents de la RSK. Mais je pourrais les reconnaître dans la rue si.... Enfin, on ne risque plus de les rencontrer.... Pour Celui auquel je pense, qui est mort à Scheveningen, je crois qu'il n'a jamais voulu tout ce qui est arrivé.

    Là-bas, ça commençait à ressembler au far-west dès qu'on quittait la ville, et un peu aussi en ville.
    Ca c'est sûr, là-bas, si quelqu'un avait avec lui une valise Inmarsat ou un Irridium, c'est qu'il n'était ni du quartier, ni invité! Et pas très bienvenu d'autre part...

    C'était effectivement le royaume des vols de voiture... Enfin, les études de propagation sur les cartes, des photos achetées chez Spot, et sur le terrain les mesures radios, ce fut un excellent moyen de visiter une région magnifique, mais avec des risques de mauvaises rencontres. D'où la nécessité de ces réseaux radios dont l'un était sur le modèle de celui de la DDE en France, avec l'option Mica-GND en plus.
    (le système Diamant de la Gendarmerie "fr" aujourd'hui remplacé par un "truc" Matra)
    C'était techniquement pas trop complexe, fiable et très joli d'ailleurs.
    Ceci dit, je ne vais pas dire ici les positions des stations, le plan de fréquences et les nr sélectifs...
    (à priori, je suppose que l'installation est "off". Sinon, je serais "scié"!)
    On s'est finalement bien éclaté, au sens pro du terme. (et pas trop dans l'autre)

    Tout ça est bien loin de Colonna, qui n'est pas sorti de là, même si c'est aussi de sa faute, ce qui lui arrive est un scandale et ce qu'on entend encore aujourd'hui sur son 2nd procès, C pas bien joli-joli. Ils ne le lâchent pas, ça c'est sûr! Le tribunal à Knin, n'avait pas très "bonne presse". Mais je suis sûr qu'il était plus "règlo" que ce qui se passe à Paris aujourd'hui!

    Quand un avocat Belge affiche dans son bureau:
    -"Il vaut mieux un mauvais arrangement qu'un bon procès..."
    C'est universel probablement, mais Parisien avant tout!

  • Je ne l'ai pas écrit comme ça, trop vite sans doute, c'est un tort!
    Il ne faut pas confondre une station de base GSM et "3G" de nos réseaux mobiles, qu'il n'était pas possible d'installer là-bas et qui coûtent plus de 50 000 Euro pièce, (sans compter le "site") et que nos journaleux appellent un "relais" d'une façon impropre, avec un relais de réseaux radios "PMR" c.à.d. d'usine, de "pipe-line" de voies ferrés etc...
    Un ATR 697 coûtait moins de 6000,00 FRF en 1992 et certainement bcp moins en 94 en RSK...
    Et il se suffit techniquement à lui-même pour couvrir sa zone!
    Alors qu'une station GSM, un "relais" comme disent les journaleux, sans son lien FH ou son MIC sous-terrain avec son BSC et son MSC (autocommutateur, c.à.d. un central téléphonique) il n'est que très décoratif pour le paysage...

    Les réseaux radios, pour fonctionner c'est comme la démocratie et la justice, il leur faut des conditions exigentes parfaitement installées, acceptées et stables!
    C'est pour cela que Bouygues a des soucis en ce moment...

  • @ Bressol,
    Tout le monde à l'époque avait des Inmarsat, suite aux coupures des lignes cablées de la JNA, enfin de l'Etat yougoslave, l'équipe Martic, comme Dudakovic, ou Mladic ou Izedbagovic, etc....toute tendances confondues, par les satellites (...), enfin tu les connais.

  • @Thierry Bressol

    "Effectivement! Même s'il est tout de même aussi au moins un peu responsable de ce qui lui arrive. Pourquoi il ne dit rien? Là..."

    De deux choses l'une,

    Soit Yvan Colonna sait quelque chose et dans ce cas, il est envisageable qu'il puisse être coupable de ce qui lui est reproché..

    Soit il ne sait pas et dans ce cas je ne vois pas ce qu'il pourrait dire.. à part qu'il est innocent des faits qui lui sont reprochés.

    Son boulet est sa fuite de 4 ans.. La question évidente : Pourquoi fuire lorsqu'on est innocent ? Or raisonner comme ça est un reflexe ethnocentrique.
    A cette époque, nombreux sont ceux qui ont fait des mois de prison sans qu'iles aient quoi que ce soit à voir avec l'affaire. Marcel Lorenzoni à fait 18 mois avant d'être relaché.. Yvan Colonna s'est expliqué en disant qu'il attendait que la lumière soit faite sur cette affaire avant de réapparaitre.

    Notez bien que je ne sais pas personnellement s'il est ou non coupable des faits qui lui sont reprochés. Je pense néanmoins que l'instruction a été mal ménée, sans que les vérifications impartiales nécessaires ne soit réalisées afin de fournir un dossier d'accusation solide, ou une mise hors de cause.

  • Sur quelles bases fondez-vous votre pensée PVarini ?

  • Je ne reviendrais pas sur tous les points obscurs de cette affaire developpes lors d'une precedente note de Gilles sauf un...pourquoi Colonna avait-il rendez-vous avec le Prefet Erignac la veille de son assassinat? personne ne s'est penché sur cet element qui semble pourtant essentiel..pourquoi?

  • kripto,

    Alors dis nous z'en plus sur le rdv de Colonna... Il y a suffisament de charges pour l'enchrister comme complice, pour le reste ça a l'air parfaitement fabriqué.

  • Moi je dis : Kripto garde des sceaux.

  • Je cherche ...je cherche ce lien concernant se fameux rendez vous, je ne me souviens plus si je l'avais mis sur la note de Gilles?
    Colonna complice,il y a de forte chance qu'il ait assisté ou entendu la condamnation du prefet et je pense qu'il n'etait pas d'accord et qu'il a voulu avertir celui-ci du danger ,et s'il est toujour vivant c'est qu'il doit avoir des sacres preuves ,se taire est pour lui la meilleure des assurances vie....la mise en scene du temoin surprise n'est là que pour faire passer la pillule de sa prochaine liberation!!!

  • @PVarini 18.02.2009
    Ben oui Pvarioni, finalement, je suis entièrement en accord avec votre raisonnement, qui "se tient".
    Quand j'ai écrit:
    "s'il est tout de même aussi au moins un peu responsable de ce qui lui arrive"
    C'est pour évoquer le "boulet" qu'est effectivement sa fuite:
    D'un point de vue strictement policier, ou de celui d'un juge: fuir, "ça fait coupable"!
    Il a fuit, ça fait désordre donc.
    Cela dit, j'ai tendance à penser qu'il avait des motifs très légitimes de n'avoir aucune confiance en la justice, même en étant innocent du "principal".
    Il faut reconnaître que les faits ne lui donnent pas tort!
    (j'ai la conviction qu'il n'est "dans le coup" que de fort loin et certainement pas le tireur)
    Les "experts" de la justice d'autre part... Ya beaucoup à dire!
    J'ai un exemple marrant à Rouen, dont la Cour d'Assises avait
    cependant une excuse recevable:
    Il est sûr que pour avoir des gars qui pratiquent le Russe, le Géorgien et l'Ukrainien assez bien pour jouer l'interprète à l'audience, il faut se montrer pas trop difficile, sur les autres "aspects" des candidats au poste...
    Mais quand les dits interprètes se font chopper ensuite pour proxénétisme, "ça fait désordre"!
    (ou au moins "mauvais genre")

    Confiance en la justice?
    C'est d'ailleurs dans cet esprit que j'ai raconté ici cette histoire, cet exemple de fonctionnement de justice Espagnole des années 60!
    Je dois ajouter que si la DTRI a récupéré l'argent perdu (racketé) et la caution de saisie de son câblier, il y en a un qui l'a eu "quelque part"...
    Le Cdt qui a dû faire refaire un duplicata son brevet de capitaine au long court, et reste à ce jour dans les archives de nos cousins d'Espagne, condamné pour blessure involontaire et erreur de navigation.... ;-)) Enfin, ya pas de conséquence mais enfin... Quand-même....

    Maintenant c'est un peu sur ce modèle que ça se passe chez nous!
    Tuyau gratis: Même en 2008!
    (ya plus de généralissime "tête de bois" de Galicien mais....)
    Evitez d'acheter une maison ou un appartement en Espagne! car s'il y a motif, ce sera et un mauvais arrangement, et un très mauvais procès!
    (c'est arrivé à un collègue, et bien.... dur-dur!)

    Bien navicalement / Met vriendelijke groeten
    Thierry Bressol OR1
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2008/09/contenu-de-marine-inconnue.html

  • @jean

    Bien oui! Chaque personne utilisatrice d'un réseau radio a sa propre vision et ses besoins personnels!

    Il y a vous et moi aujourd'hui, avec notre radiotéléphone mobile GSM SFR, Bouygues ou FT, ou la petite jeune fille que je vous passer en face, en train d'appeler (ou répondre) X ou Y, ou notre blog-captain Devers, qui a aussi sa prore façon de s'en servir, et éventuellement 2!
    (un "pro" et un "perso", car ça se fait, c'est aussi mon cas) mais tous les 4, on ne fait pas toujours la même chose.
    Il y a le gardien d'usine la nuit avec son E/R portatif Motorola, ou le gars surveillant de supermarché qui peut avoir le même, il y a le chauffeur de bus, le motard "chevalier bleu de la route" de la gendarmerie avec son "trunk" Matra, le cheminot d'une gare de triage ou de la gare St-Lazare, le journalise et sa valise Inmarsat, le cadre technicien du pétrole et son portable Irridium, ou le cheminot Yougo qui voulait pouvoir appeler en cas "de problème en pleine voie", dans la région déjà cité...
    Sans oublier les militaires de JNA qui aimait bien ce système aussi, dans sa version "mica" bien sûr, militaire oblige...
    Je ne sais pas si le président Martic avait un Inmarsat, mais ça n'aurait pas été très "sûr" d'un point de vue discrétion...! A ma connaissance, la JNA avait aussi un réseau radio Motorola en 40 Mhz (avec un système du genre Mica) Je leur souhaite d'avoir utilisé ça.... C'était plus sûr à l'époque.

    En matière de "mauvais coups", en "zone dite civilisée" le double talky-walky très simple avec système TCS est encore le truc le plus sûr, pour ne pas être "pisté", surtout quand l'opération est prévue "rapide"!

    Dans les années 80, c'était avant le GMS, ("apparu" en démo publique en 1992) les usagers du "cellulaire" était en France moins de 370 000. (R2000 et SFR norme NMT-F) C'était pas compliqué et gratuit de "pister un usager" si nécessaire....
    Avec les dizaines de millions d'usagers du cellulaire aujourd'hui en 2008, en France le trio infernal Bygtel, SFR et Orange dispose chacun d'un service spécial pour répondre aux nombreuses demandes de qui vous savez et.....
    Ils font payer à l'Etat des sommes énormes chaque semaine pour ce "service très spécial" en effet!
    Il me semble que gaspiller l'argent des contribuables de cette façon est un scandale énorme, (un de plus) surtout quand on sait qu'il est certain que entre 7 et 9 "demandes" sur 10 ne sont absolument pas justifiables...
    (qu'elles soient légales ou non, car de toutes façons, l'opérateur dit TOUJOURS Oui!)
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/spip.php?article240

    Bien navicalement / Met vriendelijke groeten
    Thierry Bressol OR1
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande

  • "brevet de capitaine au long court" Mille sabord! Je ne suis pas seul ici à avoir lortograf difficile en écrivant trop vite, mais là, ça fait désordre.... CLC, capitaine au long cours!

    Tout ça pour dire que tour réseau radio centralisé sur une vaste surface est le plus grand traitre potentiel qui soit. Seules les réseaux radios locaux et indépendant techniquement peuvent être "Sûr", avec un grand S.
    Et... Plus il est simple, plus il est sûr.... (et impossible à écouter à partir d'un point éloigné, hé, hé...

  • Aller on remonte a 1998 :
    http://www.lexpress.fr/informations/les-mobiles-d-un-crime_627696.html

  • Kripto,

    Clair, c'est une affaire crapuleuse maquillée en affaire politique, comme d'hab. Santoni s'est fait dézinguer récemment, coincidences...
    Le camarade Bressol fait un lapsus révélateur "capitaine au long-court", long sur la forme, court sur le fond. Désolé Bressol, j'pouvais pas m'empêcher. LOL

  • @Mathaf Hacker
    Précision : Santoni a été assassiné en aout 2001.
    Didier Vinolas, dès le début de l'enquête et de nouveau en 2007; lors du procès en première instance, a indiqué que les amis de Santoni l'avaient menacés de manière très claire une semaine avant le meurtre du Préfet Erignac.

    @kriptonite
    Cet article fort intéressant explique notemment pourquoi la DNAT est partie sur la piste agricole.. Or, ce que ne dit pas l'article, c'est que l'attentat de la gendarmerie de Pietrosella a eut deux communiqués le revendiquant. Notamment un faux, celui qui allusion à la filière porcine afin de désigner Marcel Lorenzoni, écrit par les amis de Santoni, qui voient en Lorenzoni un danger potentiel menaçant leurs intérêts locaux. A l'époque des faits Santoni est en prison et négocie sa libération avec le gouvernement en place. Il voit d'un très mauvais oeil la tentative de reprise de la branche armée du mouvement par Marcel Lorenzoni. En faisant publier ce communiqué, qui désigne clairement Lorenzoni, Santoni entend faire éliminer un concurrent en provoquant son arrestation.

    Par le fait les amis de Lorenzoni, sont découverts et se savent surveillés. Le communiqué du 21 janvier 1998 (deux semaines avant l'assassinat du Prefet), qui annonce la mort prochaine d'un représentant de "l'Etat Colonnial", indique qu'une frange de cette mouvance se désolidarise et par la voie du communiqué tente de mettre en garde les forces de police pour faire échouer le projet. Ce qui me semble pour le moins étrange, c'est que le Prefet n'ait pas reçu de protection, même discrete alors même que l'information sur le meurte à venir était publique (parution dans la presse). Autre élément non mentionné par l'article, l'acceptation par le Prefet Erignac de subventionner en urgence un projet immobilier soutenu par le président de la chambre d'agriculture, René Modat (ami de Santoni), alors qu'il envoi le fisc aux autres, les opposants de Modat (cf La note Bougrier).

    Concernant le fuite de la note Bougrier, ce n'est un secret pour personne, elle a été organisée au commisssariat d'Ajaccio.

    Rien dans cet article n'indique que Colonna ait eu un rdv avec le préfet la veille de son assassinat. Je n'ai jamais entendu parlé de ce rdv, mais je reconnais que ce serait troublant si il était avéré.

    En effet personne ne semble relevé qu'entre le 6 février 98, date du meurtre, et avril 99, date de l'arrestation du comando, 14 mois se sont écoulés. Que durant ce laps de temps, des inimitiés ont très bien pu se déclarer.. Le beau frès de Colonna, mort dans un accident peu de temps après la fugue de colonna, était un membre influant du mouvement nationaliste dans la région de Sagone-Cargèse. Viser Colonna était un excellent moyen de le toucher, de l'affaiblir..

  • @PVarini
    http://www.amnistia.net/news/articles/corsdos/maisprod/maisprod.htm

    Pour ce fameux rendez vous je cherche s'il ne l'ont pas supprimé je le retrouverai!!

  • Element qui ne ressort pas souvent des débats : La disparition des notes du Prefet Erignac.
    http://www.lexpress.fr/informations/le-mystere-des-carnets-secrets_633276.html

    Element contredit en première instance du proces Colonna, mais donnée ne 2003 lors du procès du commando Erignac.

    5 juin 2003: l'ancien responsable de la DNAT, Roger Marion, affirme qu'il n'avait «pas d'éléments» pour interpeller Yvan Colonna avant sa fuite.

  • PVarini,

    Exact, j'ai confondu Santoni et Santucci, qui s'est fait dézinguer récemment, il doit bien y avoir un rapport. Désolé, j'ai un problème avec les noms propres. Santoni/Santucci, Iceberg/Goldberg, etc.

  • La disparition des notes du Prefet Erignac. Ah! Ah! Ca étonne quelqu'un ici??? ;-))
    Surtout pour cette affaire...
    C'est là une grande tradition française, à commencer d'ailleurs par....
    Pour les affaires d'accidents maritimes sanglants, pour me limiter à un sujet que je connais bien.

    J'ai évoqué à mon bord il y a peu, la catastrophe du François Vieljeux le 14 février 1979.
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2009/02/vieljeux.html
    (ne les oublions pas)
    Pour celui-ci il n'y a pas eu de gag de ce genre, car la SNCDV n'était pas malhonnête!
    (il n'y a pas que des patrons voyous, loin de là)
    Mais pour la terrifiante explosion du pétrolier Bételjeuse de Total... Là, ce fut le festival!

    L'année "destroy" 1979 commença le 8 Janvier avec le supertanker Betelgeuse de Total, navire construit en 1968, qui explosa au terminal de Bantry Bay (Irlande) durant la fin de son déchargement. (56 morts dont 7 membres du personnel, avec les épouses et des enfants visiteurs, car comble de malchance c'était le jour de "la relève")
    La détonation a été entendue jusqu'à 30 km et le terminal pétrolier de Bantry ne fut jamais reconstruit....

    Le mauvais entretien de la coque fut mis en cause, ce qui nous rappelle un peu l'Erika ey bien d'autres choses...
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2008/09/azf-et-nitrate-dammonium.html

    J'aimerais bien (et ne suis pas le seul!) que Total, surtout la direction de l'époque, nous explique pourquoi les deux autres navires "frères de chantier" du Bételgeuse, sont allés directement à Kaoshung en Corée au chantier de démolition, je dis bien directement en déchargeant leur cargaison à Pusan au lieu de passer par l'Europe!
    Ceci étant, ce "détournement" volontaire eut lieu moins d'une semaine après la catastrophe et au lieu d'attendre entre 6 mois et un an leur tour "d'y passer", ils sont passés avant tout le monde!
    Ce fut plus discret que le porte-avions Clémenceau....
    Quand Total le veut, on n'est jamais loin du Triangle des Bermudes!
    Les procès concernant l'affaire ont été plus que "perturbés" par la disparition de nombreux documents "pénibles". Dois-je avoir la cruauté de rappeler le cambriolage des Affaires Maritimes du Havre? Il y était immatriculé, c'est tout de même étrange, on n'a volé que les dossiers des ces navires, au lieu de prendre ce qu'il y avait "de valeur" dans ces bureaux.
    Si cela ne se nomme pas se moquer du monde, je ne sais pas ce qu'on peut alors en dire....

    Autre affaire en Normandie, JM Deperrois et la josacine empoisonnée. Là aussi, les bizarreries ne manquent pas et il clame encore son innocence après sa sortie. Pour rester poli, ne rien dire de certains témoins considéré comme crédibles alors que ça commençait à devenir "à la Corse"!

    Déjà avec l'affaire Seznec, déjà évoquée par mes soins, (lire Denis Seznec) c'était "comme ça". Ca ne date donc pas d'hier.
    Existe-t-il une épreuve d'escamotage de papiers pénibles à l'épreuve des examens de droit en France?

  • @Mathaf
    "....c'est une affaire crapuleuse maquillée en affaire politique..."
    lapsus révélateur "capitaine au long-court", long sur la forme, court sur le fond. Désolé Bressol, j'pouvais pas m'empêcher. LOL

    Je pense la même chose d'ailleurs! Derrière la mort tragique du préfet, y a une histoire qui se résume "court"! ou "le pognon". Peut-être une partie de son action dans le cadre de ses fonctions "dérangeait" quelqu'un, tout simplement..
    D'où ce lapsus effectivement... ;-))

  • http://cozop.com/enrico_porsia_amnistia_net_bakchich/affaire_erignac_quand_les_gendarmes_enquetaient_sur_le_reseau_pasqua

  • BRESSOL,

    Je crois que c'est à classer dans la même catégorie que l'assassinat de Yann Piat, pas très loin de la Corse.

  • @Mathaf
    "Iceberg/Goldberg "

    Placer du Goldberg dans une histoire corse, on frise la fixation monomaniaque...

  • Hé hé, complément d'enquête... Le procès Colonna est en train de se barrer en quenouille.

  • Fran,

    Doberman/Lieberman ?

  • "Je crois que c'est à classer dans la même catégorie que l'assassinat de Yann Piat, pas très loin de la Corse."
    Exactement Mathaf, exactement ce que je pensais! Ceci peut expliquer l'acharnement contre Colonna.
    Ceci dit, nous on n'a pas les éléments de l'enquête, mais ça sent la même odeur que la mort de Yann Piat, victime de sa lutte contre la corruption. Dans le Var, ça a su atteindre un niveau inégalable.
    Ils ont même réussi à "véroler" une partie de la Marine Nationale et de la DCN, c'est dire.
    (le changement de statut de la DCN n'a d'ailleurs pas dû arranger les choses, "C étudié pour" disait Fernand)

    Les dernières nouvelles du procès laissent penser qu'une "pose" a été acceptée,
    sans doute "pour faire le point"!
    On a rarement su discréditer la justice aussi "bien" qu'avec cette histoire.
    Qu'en pense le bolg-captain?

  • Gilles, je crains que vous ne vous soyez emporté un peu vite, non ?

    http://www.liberation.fr/societe/0101320173-vinolas-des-revelations-toujours-plus-opaques

  • Cela ressemble de plus en plus aux pieds nickelés et rappelle l'Afrique, d'aucuns bêrets rouges, revenaient régulièrement avec des informations "de premières main", achetées 50 dollars? Après confrontation avec d'autres sources, il s'avérait que c'était bidon. Alors on a monté une intox et lancé les limiers en recherche. 9a n'a pas traîné ils sont revenus avec des confirmations de l'intox et il y avait plus de sources disponibles pour se fairre rétribuer, que de fons secrets disponibles.

    Pour 300.000 euros, je suis prêt également à trouver au moins trois témoins X, qui confirmeront chacun à sa façon, "la vraie vérité", qui n'a pas encore été énoncée. Si, si, tout n'a pas été dit et je vous assure, qu'on ne connaîtra jamais la vérité, simplement, parce que ceux qui sont impliqués, notamment en période de cohabitation, comme à l'époque et vu les manipulations multiples, toute couvertes au moins par le secret-défense, ce ne sont pas les petits juges, qui risquent de trouver, parce que même en haut de l'Etat, plus personne ne se souvient plus de rien. Et ceux qui ont été peu ou prou impliqués, informés ou qui savent, sont par principe "muets comme les tombes et de toute facon, ne rendent pas habituellement compte au Ministère de la Justice, sauf sur ordre.

  • Concernant Vinolas, je pense que rien n'est fait pour aider ce monsieur.. qui a une certaine constance, mais qui s'est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit. A l'époque des faits il y a une guerre des polices, entres service du commissariat d'Ajaccio, et entre les RG Ajaccio et la DNAT.. Un peu plus tard entre les RG d'une part, la DNAT, et la gendarmerie d'autre part.. Je devrais ajouter également entre les Gendarmes de Bonnet, et la gendarmerie nationale (le commandemant sur place)..

    Ci dessous deux extraits, il y en a d'autres, il suffit de chercher..

    http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3625324,00-doutes-mort-prefet-.html
    Mais contrairement aux enquêteurs, quand il apprit l'assassinat de son patron, Didier Vinolas pensa aussitôt à la piste nationaliste, d'autant qu'il avait reçu des menaces de l'entourage de François Santoni quelques jours plus tôt. Pourtant, la piste ne fut pas explorée, a-t-il admis vendredi à l'audience, provoquant l'étonnement de la défense de Colonna.

    http://www.rue89.com/colonna/colonna-a-la-famille-erignac-ce-n%E2%80%99est-pas-moi-qui-ai-tue
    Le 29 janvier 1998, soit une semaine avant les faits, Didier Vinolas affirme avoir eu une altercation téléphonique d’une rare violence avec le gérant de la société de convoyage de fonds Bastia Securita. Une société à la réputation sulfureuse, dirigée par François Santoni avant son inculpation dans l’affaire du golf de Spérone. "On savait que sa société pouvait servir à transporter des armes et des hommes", précise-t-il.
    Il s’en ouvre, au lendemain de l’assassinat, aux enquêteurs du SRPJ d’Ajaccio, qui ne prennent pourtant pas sa déposition. "Ce n’est pas de côté-là qu’il faut chercher", lui indique-t-on.
    Maître Gilles Simeoni relève le paradoxe et demande alors à Didier Vinolas, commissaire divisionnaire de la police nationale, s’il n’aurait pas pris la peine, en pareilles circonstances, de dresser un procès-verbal d’audition. Il semble hésiter : "Ca dépend des autres pistes dont vous disposez…" Soudain, sûr de son fait, il se reprend : "Non, vous avez raison. Je dresse un procès-verbal."

  • @Fran

    Je ne pense pas que Gilles se soit emporté. Il me semble que pour rendre une justice équitable, toues les pistes doivent être étudiées. Le prefet Bonnet, lors du premier procès, devait faire des déclarations... avant qu'il ne soit rammené à la raison en échange de l'abandon des poursuites.. et une reconnaissance qu'il pensait mériter pour services rendus..

    Dans le même style, les gendarmes qui ont mis le feu, sur ordre de Bonnet, à la Paillote chez Francis qui n'ont pas parlés, ont fini par avoir une promotion.. Le capitaine qui s'est brulé lors de la mise à feu et qui à fui par bateau le soir même, a été promu Commandant quelques temps après. Cela ne lui a pas porté chance, il a été abattu du côté de Lyon, en service commandé il y a deux ans environ.. Sarkozy et la crème du gouvernement ont assisté à son enterrement et l'on nommé Lieutenant Colonnel à titre posthume.. Pour un "repris de justice" c'est pas mal.. :-)

  • Tous les efforts pour discréditer Vinolas ne font que renforcer sa thèse. Il prend de grands risques en s'avançant de cette façon. Je n'ai aucune sympathie pour Colonna, mais je suis persuadé que l'instruction et le procès ont été montés pour trouver un coupable. La complaisance des magistrats dans cette affaire est honteuse, c'est ça la démocratie et la "patrie" des droits de l'homme ?

  • j'ai peut être un peu chauffé. On verra. Ce n'est pas la première fois, et ce ne sera pas la denière.

    Il s'agit de l'assassinat d'un préfet. Genre l'enquête de chez enquete, ou il faut désespérer de tout. Fait inconstable le préfet a été tué de dos, alors qu'il se rendait à un concert. Tout a été fouillé, et rine n'est sorti d'affaire x ou y qui aurait pu servir de prétexte pour qu'un allumé ouvre le feu.

    Il a été tué par ce qu'il était préfet, et qu'un préfet représente la République.

    Aussi, si une telle enquete n'est pas exemplaire, c'est à désespérer. Depsuis des années, on nous martelle la version officielle, et il faut attendre le procès en appel pour voir le plus proche collaborateurdu procès dire qu'il veut libérer sa conscience car des personnes impliquées n'ont jamais été entendues!

    Je précise tout de suite que notre témoin de dernière heure avait eu d'autres occasions de se faire entendre. Mais son témoignage, outre le fait lui meme de la mise en cause d''autres personnes, traduit un naufrage des méthodes policiières qui est tout de meme consternant. Il faut lire ce que nous dit la presse depuis ces "révélations".

    Et se moquer du témoin car il travaille avec les indics... Mais il suffit de prendre ce type au sérieux, et les rasions ne manquent aps, pour mesurer dans quelle fange patauge une telle enquete...

    Que donnera ce demi-supplément d'enquête ? Nous verrons. Mais quoique fasse la Cour, chacun comprendra que l'Etat n'a pas été à la hauteur dans une enquete sur l'assassinat d'un grand serviteur de l'Etat.

  • Ben oui! Il a été tué en tant que préfet et "tiré dans le dos", ce qui est encore plus inadmissible, alors qu'il se "baladait" sans protection dans le cadre de sa vie privée. Il fallait le rappeler. Tout ça n'est pas très sympathique.
    Qu'il n'y ait toujours pas d'explication claire 10 ans après, c'est odieux mais pas incompréhensible dans le "climat local" et avec les habitudes "omerta" et mensonges de la région. Comment peut on enquêter correctement dans une pareille ambiance? Mission impossible.

    Mais essayer de "se payer" comme ça la tête d'un gars parce qu'il "faut un coupable", qu'il a un comportement incohérent, peu compréhensible et une "tête de coupable", pour une affaire aussi grave, c'est effectivement un énorme scandale.
    Cette "équipe" qui mène a Cour d'Assises, doit maintenant être très embarrassée. C'est aussi de leur faute.
    Le fait demeure d'autre part, que ce poste de Préfet de Région en Corse, je ne sais pas comment "l'intéressé" travaille, mais je suis sûr que ce n'est pas une cynécure au Vatican ou chez Véolia!
    Il faut "en vouloir" pour accepter le poste!!!
    Ce qui est arrivé au préfet Bonnet illustre encore mieux la chose...
    Lui aussi, je n'ai jamais compris ce qui lui est arrivé, ou ce qu'il lui a pris, si c'est réellement lui qui a donné ces ordres...
    Comment, en ayant décidé une opération pour le moins "destroy", digne du film "les barbouzes" ou des
    "Tontons flingueurs", dans une situation où il ne faut (surtout) pas "se louper", oser demander de faire cela à des Gendarmes??
    Tout le monde sait, à commencer par un préfet je croyais, que les Gendarmes sont des gars
    "droits comme des I" et formés entièrement pour ne pas se cacher et pas du tout à la clandestinité!
    (tout au plus se cachent-ils derrière le "barbecue Mesta" sur le bord des routes ;-))

    Pour faire des trucs de ce genre, il y a des "services spéciaux"... Car c'est "un peu spécial" justement...
    (quoi qu'on en pense, et Dieu sait que c'était discutable, de foutre le feu aux paillotes...)
    Moi, ça m'a scié cette histoire! Je ne comprends pas du tout!

  • @PVarini | 19.02.2009
    C'est vrai ça aussi! Son nom me disait quelque chose....
    On nage en permanence dans la pataphysique avec cette affaire!
    Depuis la disparition de Rudolf Diesel et ses deux corps (comme Christophe Colomb!) en 1913,
    on n'a pas vu autant de trucs "destroy"!
    Il ne manque plus que les Dupont et Dupond!
    (ceux de l'affaire Diesel auraient inspiré Hergé, et son oncle leurs vêtements)
    Mais là, ce n'est ni belge, franco-allemand, ni germano-anglais, c'est du Corse!

    Ceci dit, il est évident que le problème est Parisien!
    Bien navicallemand
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/spip.php?article4

  • Le Fiigaro

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/19/01016-20090219ARTFIG00649-les-figures-cles-du-proces-colonna-.php

  • Fiiiiiiiiigaro Figaroooooooooooo

    Gilles faut pas poster en écoutant de l'opéra lol...


    @PVarini et Mathaf
    Je suis partiellement d'accord, cependant selon moi les pistes à la base anonymes et véhiculées d'oreille en oreille à la façon de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, sont à prendre avec la plus grande des précautions.

    La question est : Est-ce que le doute se basant sur de l'anonyme, doit-il profiter à l'accusé ? Si oui, ouvrez toutes les geôles de France et de Navarre, tout est à rejuger.

  • @fran

    Le doute devrait pourtant profiter à l'accusé.

    Article 9 de la DDH de 1789 : "Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable"

    Article 11, al 1 de la DDH de l'ONU en 1948
    "Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. "

    Article 16 de la DDH de 1789
    "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. "

    Pour revenir à du factuel, le renseignement s'obtient par du bouche à oreille, il faut ensuite le vérifier et corroborrer les faisceaux d'indices pour confondre ou relaxer une personne accusée des faits qui lui sont reprochés. Dans le cas de Colonna, à priori, moult éléments en sa faveur n'ont pas été retenus, voire ont été sciemment écartés.. (Ex les écoutes téléphoniques qui le mettaient hors de cause.. a aucun moment il n'était fait mention de Yvan Colonna..) R. Marion l'a d'ailleurs reconnu lui même en indiquant le 5 juin 2003, que jusqu'au 22 mai 1999, date de la dénonciation par les membres du commando en garde à vue, rien ne lui permettait de soupçonner Y colonna, il n'avaient absolument aucun élément, rien.. => Ces écoutes ont disparues..

    Pour info, en 2006, Castella et Andriuzzi (en appel) ont obtenu le non lieu parce que la défense est parvenur à démontrer que les enquêteurs avaient fait des faux. Comme pour Colonna, l'accusation n'avait pas de preuve matérielle contre eux..

    Le 22 mai 99, 14 mois se sont écoulés depuis le meurtre.. Si colonna avait voulu se fabriquer un alibi, il l'aurait fait.. Il avait 14 mois pour s'en fabriquer un..

    Colonna a été condamné sur l'intime conviction des juges alors même qu'aucune preuve matérielle ne peut être retenue contre lui..

    Une bonne lecture sur la charge de la preuve (atténuée par l'intime conviction)
    http://ledroitcriminel.free.fr/la_science_criminelle/les_sciences_juridiques/les_poursuites_penales/la_preuve/levasseur_charge_preuve.htm

    La plus grosse bétise qu'ai fait Colonna, c'est de s'enfuir.. Je peux comprendre pourquoi, mais c'était pas la chose à faire.. Mais bon, si le monde affichait mon nom en première page et qu'une une chaine de télé (TF1) venait m'interviewer la veille de mon arrestation en m'annonçant que je suis désigné comme faisant partie du commando, je ne sais pas comment j'aurai réagi..

    Comment expliquer que le monde ait pu titrer le jour même (il faut du temps pour rédiger et imprimer un journal) alors que la DNAT l'a appris à 2h du matin ? Pourquoi avoir attendu le lendemain pour le faire arrêter.. ?

    http://www.truveo.com/Yvan-Colonna-en-cavale-depuis-4-ans/id/3868116150

  • Comme le dit le canard enchainé, une chose est certaine, c'est que le préfet Erignac a été abattu.

  • Sur de l'anonyme??
    http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3628346,00-proces-colonna-temoin-clef-fustige-enqueteurs-.html

  • Sur de l'anonyme...

    http://www.liberation.fr/societe/0101320173-vinolas-des-revelations-toujours-plus-opaques


    Y en a qui sont pas aidés...

  • Pas besoin de Vinola pour voir que cette affaire sent la corruption a tout les niveaux a commencer par les valises de billets qui s'echange sur le tarmac (voir sous Juppé)et les magouilles immobilieres....le prefet Erignac dans deux lettres qu'on a retrouvées laissait entendre qu'il voulait mettre un terme a tout ça et qu'il craignait pour sa vie ....la seule question est :a qui profite le crime?

  • Vinolas...

  • C'est surement un complot de ceux-là même qui ont fait péter les tours jumelles à NY...


    mdrrr

  • @fran

    C'est clair qu'un préfet à été abattu. D'ailleurs, ce serait quelqu'un d'autre l'acte n'en serait pas moins un crime odieux. Je pense que personne ne le remet en cause. Je n'ai pas lu ou entendu non plus beaucoup de personnes dire que c'était bien, ni prendre la défense de ceux qui ont avoués y être et en faire partie. Ils ont été condamnés et c'est normal.

    Ce qui est moins normal, c'est les irrégularités de l'enquête ou certains policiers n'ont pas hésités à faire des faux pour impliquer des personnes qu'ils considéraient responsable :

    Andriuzzi et Castela condamné à 30 ans de réclusion avant d'être acquités faute de preuve.. et accusé sur la base de faux.

    Mathieu Finidori emprisonné durant près d'un an parce que des policiers, qui n'avaient rine contre lui, ont planqué des explosifs deffectueux sur sa propriété pour le faire plonger..

    Yvan Colonna : Roger Marion a reconnu le 05 juin 2003, qu'il n'avait rien contre lui, que les écoutes et les surveillances multiples ne permettaient pas le mettre en cause (Les fameuses écoutes ont disparues ...)

    Après on peut dicsuter 100 ans chacun sur nos positions.. Mon but n'est pas de convaincre qui que ce soit, mais d'exprimer un sentiment d'écoeurement et d'injustice caractérisée. S'acharner sur quelqu'un parce qu'il faut un coupable, sans qu'il soit possible de prouver que c'est lui, en écartant sciement des éléments qui le disculperait, ne correspond pas à l'idée que je me fait de la justice. Voila tout. Cela n'enlève rien au fait que je condamne les crimes quels qu'ils soient.

    Concernant Vinolas, il a été descendu en flèche par ses amis d'hier, tout le monde ne retiendra que l'affabulateur mais Le procureur Bot a reconnu avoir échangé avec lui sur les sujets invoqués, l'avoir recommandé à Lambert sur les conseils de Gueant.. Je ne crois pas Lambert lorsqu'il dit ne pas l'avoir rencontré et qu'il essaie de le faire passer pour un demeuré. Je trouve très courageux (voir suicidaire) de la part de cet homme qui aurrait pu se la couler douce en ne disant rien.. d'avoir osé aller jusqu'au bout de ses convictions. Sans préjuger de ce que donneront ses révélations, il me semble normal que celui-ci soit entendu par les juges, qui aurraient d'ailleurs probablement du l'entendre avant.. L'attitude du procureur général en paraphrasant audiard à son égard m'écoeure et me laisse penser (peut-être à tort d'ailleurs) que les dés sont pipés. Aurait-il peur qu'une autre vérité apparaisse ?

  • @ Varini,
    Un peu d'humour d'abord, si "ini" était un diminutif linguistique, Varini, signifierait "enfant de corse du Var et Pasqualini, ce serait les petits passequoi de Corse ?

    Si Guéant a conseillé Lambert d'écouter Vinolas, là cela devient intéressant, car Vinolas était proche de l'ancien ministre de l'intérieur de gauche Vaillant.

  • @Jean

    J'aime bien ce genre d'humour :-)
    Sur ce qu'aurait fait ou dit Guéant, c'est Mr Bot (procureur cité par Vinolas) qui le dit..

    Ci dessous, des propos tenus par le Prefet Bonnet :

    -Pourquoi les menaces contenues dans le communiqué du groupe Sampieru du 21 janvier 1998 ont-elles été dissimulées à Claude Erignac? Alessandri, l'un des assassins, a dit lors du premier procès que si Claude Erignac avait été accompagné, le commando n'aurait pas mis son projet à exécution. Quelle est l'autorité judiciaire qui, informée des menaces, n'a pas réagi? Claude Erignac était menacé, il n'en a rien su. Pourquoi, à cause de qui? Son assassinat aurait pu être évité. Ce n'est pas certain, c'est possible. C'est trop. Les prochains procès devront répondre à ces terribles questions

    -La manipulation essentielle de l'assassinat et des attentats préparatoires est l'invention du faux groupe clandestin Sampieru. Cette mystification est la clé de l'assassinat du préfet et des attentats préparatoires. Le premier procès est passé totalement à côté. Cette manipulation sophistiquée est décisive pour savoir qui a conçu le plan qui s'est tragiquement conclu par l'assassinat du préfet Erignac, et qui était informé du projet d'assassinat.

    François Santoni est à l'origine du faux communiqué du groupe Sampieru qui a pour but de mettre une peau de banane au commando anonyme et à marcel Lorenzoni..

    Dans son livre « Pour solde de tout compte » (1), l'ex-figure du nationalisme François Santoni laisse entendre qu'Yvan Colonna a tenté de le faire assassiner en août 2001. Et de dresser le portrait d'un clandestin appartenant au secteur du FLNC de Cargèse-Sagone, « l'élite des poseurs de bombes ». Faut-il croire Santoni ? A l'époque, le nationaliste est aux abois. Menacé de mort par ceux qui l'accusent d'avoir bradé la cause en « dealant » avec l'Etat, il a besoin du soutien du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. A-t-il voulu donner des gages en noircissant le portrait de Colonna ? Son contact aux RG n'est autre que le commandant qui a permis l'arrestation du fugitif grâce à un tuyau récupéré auprès d'un indic contre 300 000 euros.

    François Santoni, en d'autres temps n'a pas hésité à dealer avec tous les pouvoirs en place, à vendre ses propres hommes, ceux qui lui faisaient confiance et qui se seraient fait tuer pour lui... Ce sont ses amis qui ont menacés Didier Vinolas quelques jours avant le meurtre du Prefet Erignac. Les menaces n'étaient pas uniquement dirigées envers Vinolas..

  • Le préfet Bonnet mécontent d'avoir été empêché de témoigner en 2003 au procès du commando se lâche :

    Bernard Bonnet a écrit deux fois au procureur général de Paris et au président de la cour d'assises spéciale pour leur proposer son témoignage dans le procès de l'assassinat du préfet Erignac.Ils ne lui ont pas répondu.

    Pour éviter que certaines vérités ne demeurent enfouies comme le déroulement du procès peut le faire craindre, Bernard Bonnet nous a fait parvenir le texte intégral du témoignage écrit qu'il a envoyé le 30 mai 2003 au président Jacob

    ...

    La piste agricole fut à l’origine de centaines d’arrestations souvent excessives et mal comprises qui ont ulcéré le monde agricole et irrité toute la Corse.

    Il semblait qu'il suffisait d'avoir participé à la revendication agricole et d'être présumé sympathisant nationaliste pour courir le risque d'être interpellé.
    Les conseillers du Premier ministre s'interrogeaient sur les objectifs véritables de ces nombreuses interpellations sans suite. Ce climat de suspicion allait avoir de lourdes conséquences sur l’enquête.

    Il y avait pourtant un dossier agricole qui aurait pu orienter les investigations vers certains membres présumés du commando.

    Ce dossier avait crispé les relations entre d'une part le préfet Erignac soutenant René Modat, le président de la chambre d'agriculture, et d'autre part des agriculteurs de Cargèse et Lorenzoni. C'était le projet de la maison des produits identitaires. René Modat, le président de la chambre d'agriculture, voulait construire un lieu symbolique de l'agriculture identitaire corse à Ajaccio.

    Des locaux furent trouvés dans la zone industrielle du Vazio. Ces locaux appartenaient à Jean-Michel Emmanuelli, nationaliste proche de Modat, qui exploitait une imprimerie et dirigeait un hebdomadaire. On disait Emmanuelli en difficultés financières. La vente légale du terrain aurait permis d'assainir sa situation financière.

    Pour construire les nouveaux bâtiments, il fallait mobiliser 6,5 millions de F pour la construction des bâtiments. Passant outre une certaine frilosité de l'administration, le préfet Erignac réussit à dégager 3 millions de F. d'aides de l'État. Cette opération sans doute d'intérêt collectif déplut fortement aux agriculteurs opposés à René Modat, en particulier ceux du secteur de Sagone et de Cargèse réunis autour de Colonna, en accord pour la circonstance avec Lorenzoni.

    Deux informateurs.

    Alors que l’enquête s’enlisait dans la piste agricole, deux informateurs se manifestèrent directement auprès de moi dès juin 1998 et me donnèrent des informations précises et inédites. Il va de soi que tout ce que je vais rapporter à la Cour repose sur des témoignages directs, bruts et non recomposés.

    La vérité, il faut oser l'affirmer et pour certains l'affronter: les principaux membres présumés du commando Erignac ont été identifiés parce qu'ils ont été dénoncés à l'été et à l'automne 1998. Les enquêteurs étaient à mille lieux d'imaginer que le chef présumé du commando était Alain Ferrandi. C'est mon informateur, les yeux dans les yeux, qui me l'a révélé.

    Le groupe des "anonymes", qui a revendiqué l'assassinat du préfet Erignac en termes très politiques, avait pressenti la forte réaction de l’État, espérant que cette réaction ressouderait les nationalistes sur les objectifs qu’il avait à la création du FLNC, à savoir le "'combat pour l'indépendance".

    Ce groupe avait sous-estimé les intérêts personnels, qui précarisent toute dissidence terroriste en Corse.

    J’ai donc eu deux informateurs.

    Le premier informateur m'a rendu visite dans la deuxième quinzaine de juin 1998.

    C’est un responsable agricole de Corse du sud. Je le savais proche de feu François Santoni.

    Il m’a révélé le nom de Jean Castela. Je me souviens qu’il hésitait ou feignait d'hésiter dans mon bureau sur la prononciation du nom : il disait tantôt Castela, tantôt Castila ou Castirla.

    Je prévins immédiatement Roger Marion, le directeur d'enquête. Il ne fut pas surpris de ce nom. Il venait de l'apprendre par la direction parisienne des renseignements généraux

    Cette information n'a pris une réelle importance à mes yeux qu’avec l’arrivée de mon deuxième informateur auquel j’ai attribué le pseudonyme de Corte. Il m'a beaucoup appris.

    C’est lui qui m'apprit à l'automne 1998 qu'en août 1998, Castela et Andriuzzi s'étaient retrouvés dans l’appartement de la sœur d’Alain Ferrandi à Ajaccio dans l'ensemble résidentiel A Mandarina. Personne ne le savait. Le directeur régional des renseignements généraux me rapporta à la fin 1998 que les RG avaient suivi ce 19 août 1998 Castela mais qu'ils ignoraient dans quel appartement il était allé.

    C’est lui qui m'apprit l'existence d'un projet d’attentat du commando présumé contre les gendarmes du GPS sur leur lieu d’entraînement au sud de Cargèse dans des immeubles jadis plastiqués en bord de plage.

    C'est lui qui m'apprit en mars 1999 qu’un nouveau projet d’assassinat était envisagé visant le procureur de la République de Bastia, Patrick Vogt. Des repérages auraient été effectués du kiosque à journaux où le procureur se rendait sans protection pour acheter des journaux le samedi matin. J’en avais informé immédiatement les proches collaborateurs de membres du gouvernement: Clotilde Valter (Matignon), MM Bergougnoux (Intérieur), et Vigouroux (Justice).

    C'est lui qui m'apprit que le commando avait eu le projet d’assassiner le préfet Erignac à Ajaccio à l’occasion d’un match de volley- ball du Gazélec d'Ajaccio quelques semaines avant le 6 février 1998. Mais le préfet ne s’était pas déplacé ce soir-là au match, contrairement à son habitude.

    Enfin, c’est lui qui m'apprit que les assassins ont failli être mis en échec le 6 février 1998. Il me décrivit la scène suivante. Le préfet Erignac n’ayant pas de place réservée pour son véhicule, déposa son épouse devant l'entrée de la salle de concerts le 6 février 1998 et chercha une place de stationnement. Sa manœuvre prit au dépourvu ses agresseurs, qui le perdirent de vue dans une petite rue, le retrouvant presque par hasard après qu’il eût garé son véhicule sur le Cours Napoléon.

    J’ai vu Corte quatre ou cinq fois de la fin juin à décembre 1998, et deux fois en 1999.

    Pourquoi est-il venu me voir ? C'est une question que je me pose encore.

    Il m'a toujours affirmé que c’était pour soutenir la politique assez rigoureuse d'application de la loi. Il pensait que l'élucidation de l'assassinat du préfet Erignac serait déterminante dans la poursuite de l'action d'assainissement qui lui paraissait menacée par son impopularité croissante.

    Corte se disait convaincu de la sincérité du gouvernement dans sa politique de l'État de droit. Il avait été très frappé de constater que des notables, considérés comme intouchables, avaient été écroués sur réquisitions du Parquet pour diverses malversations, malgré la puissance supposée de leurs relations.

    Corte ne m'a jamais caché que, pour lui, l'application de la loi n'était pas une fin en soi mais une simple étape vers la pleine autonomie de la Corse.

    Lors de notre première rencontre fin juin 1998, Corte ne m’a pas révélé de nom. Il m’a indiqué que les enquêteurs faisaient fausse route avec la piste agricole et il m’a remis un document dactylographié de quatre pages « Corse mode d’emploi ».

    Ce document était une charge terrible contre certaines dérives nationalistes et contre l'État.

    J'ai gardé en mémoire la conclusion de ce document rédigé après les assassinats fratricides de nationalistes: "Avec cynisme le préfet de police a déclaré que bientôt le combat s’arrêtera faute de combattants. Non le combat s’arrêtera faute de cibles car désormais les hauts fonctionnaires sont discrètement surveillés pour pouvoir être abattus le moment venu. En Corse on dit que le sang lave le sang et le sang corse ne sera pas le seul à couler. En misant sur l’affrontement entre les fractions nationalistes, l’État fait le plus mauvais calcul qui soit. En Corse tout finit par se payer cher."

    J’ai revu Corte au cours de l’été 1998.

    Il m’a révélé les noms de Jean Castela et de Vincent Andriuzzi affirmant qu’il était certain de leur implication. Je lui ai évidemment proposé de rencontrer les enquêteurs. Il a refusé.

    Je suis allé voir Roger Marion à la suite de ces révélations. Il me montra spontanément les dossiers de Castela et de Vincent Andriuzzi qu'il avait en évidence sur son bureau. Les renseignements généraux parisiens avaient établi les rapprochements.

    Plus tard en septembre 1998, Corte m'indiqua le nom d’Alain Ferrandi qu’il me présenta avec certitude comme le chef du commando. Personne ne l'imaginait. Les yeux dans les yeux, Corte m'a donné le nom d'Alain Ferrandi. Il m'assura que le groupe des anonymes était aussi impliqué dans les attentats commis contre l’Ena à Strasbourg et contre la brigade de gendarmerie de Pietrosella le 6 septembre 1997. Corte avait eu cette formule dans mon bureau: "Ils sont très forts; ce sont de vrais joueurs d'échecs, ils ont toujours un ou deux coups d'avance".

    J'ai donc eu connaissance dès septembre 1998 de trois noms présentés avec certitude par Corte comme des membres du groupe des anonymes ayant revendiqué l'assassinat : Andriuzzi, Castela et Ferrandi, le chef du commando..

    Je n'ai pas évidemment pas gardé ces informations pour moi.

    J'ai informé le gouvernement de leur existence. La période n'était pas favorable.
    L'accident opératoire de M. Chevènement début septembre avait bouleversé les circuits d'information. Mr Chevènement avait veillé à une coordination étroite entre son cabinet, les magistrats enquêteurs et Roger Marion. Matignon avec l'absence de M. Chevènement prit les choses en mains et sous l'impulsion de Christnacht, conseiller du Premier ministre, instaura un nouvel équilibre au profit de la Chancellerie. "L'axe Bruguière Marion" n'était plus du tout privilégié dans l'enquête.

    C'est donc le ministre de l’intérieur par intérim (M. Queyranne) qui m'a reçu dans la première quinzaine de septembre 1998 en présence de ses proches collaborateurs. Je rencontrais aussi Olivier Schrameck, le directeur de cabinet du Premier Ministre. Je leur fis part de ma conviction de détenir des renseignements inédits notamment sur les mobiles et l'identité du chef présumé du commando.

    Je pris en même temps rendez-vous avec le juge Bruguière. Il pensait mettre à profit une visite qu'il avait programmée en Corse pour s'entretenir avec moi, mais elle fut annulée et après plusieurs reports, le rendez-vous fut fixé au 16 novembre 1998 à Paris, date qui correspondait à une réunion des préfets au ministère de l'intérieur.

    Alors que je sollicitais un rendez-vous du président Bruguière, je pris sur moi de communiquer au colonel de légion de gendarmerie Mazeres les trois identités que m'avait révélées Corte: Ferrandi, Castela et Andriuzzi.

    Cette imprudence était commise de bonne foi, car la gendarmerie était chargée - avec la police judiciaire d'Ajaccio - de l’enquête sur l'attentat contre la gendarmerie de Pietrosella en septembre 1997. Elle était donc concernée par mes informations puisque les "anonymes" m'étaient présentés comme responsables de l'assassinat et des attentats de l'automne 1997.Et la gendarmerie n'avançait pas dans son enquête. Elle cherchait depuis des mois l'origine d'une empreinte d'une chaussure de boxe relevée sur les lieux de l'attentat contre la brigade de Pietrosella.

    Il m’était apparu indispensable d'avertir le colonel Mazeres pour une autre raison. Le groupe des anonymes envisageait, selon mon informateur, de repasser à l'action selon la méthode utilisée contre les gendarmes de Pietrosella. Leur projet aurait consisté à dérober à nouveau une arme à des gendarmes et à perpétrer un nouvel assassinat qu'ils auraient "signé" avec l'arme volée. La brigade de gendarmerie de Belgodère en Balagne aurait été choisie comme cible.

    J’apprendrai ultérieurement que le dispositif renforcé de surveillance de la brigade de Belgodère avait été éventé et que les plans avaient été changés. Le commando aurait finalement eu le projet d’intercepter un fourgon de gendarmerie de la brigade de Belgodère à Ogliastru, en Balagne, où la gendarmerie surveillait la circulation rendue difficile par des travaux routiers.

    Je reviens au rendez-vous que j’avais obtenu du juge Bruguière le 16 novembre 1998.

    Le samedi 14 novembre 1998, j’appelai Clotilde Valter, conseillère du Premier ministre pour l’informer que je verrai le juge Bruguière le lundi 16 novembre 1998 et que je lui remettrai une note "blanche" sur les informations que j’avais recueillies.

    Clotilde Valter manifesta une vive réticence et me dit qu'elle allait en parler avec Olivier (Schrameck) et qu'elle me rappellerait. Ce qu'elle fit dans l'heure.

    Je reçus l'ordre (ce n'était pas un simple conseil) de décommander mon rendez-vous avec le juge Bruguière et de prendre contact avec M. Dintilhac, procureur de la République de Paris que Matignon avait pris soin d'informer.

    J’ai argumenté, faisant valoir que le juge Bruguière allait s’étonner. En vain.
    Matignon se défiait du juge Bruguière. Les vives protestations suscitées en Corse par les interpellations nombreuses et souvent ténues de la piste agricole avaient installé la méfiance.

    Cet ordre de Matignon transmis par Clotilde Valter est responsable d'un énorme cafouillage dans l’enquête.

    La rencontre avec le Procureur Dintilhac eut lieu le 16 novembre 1998 à 17 heures 30, au Palais de Justice en présence d’un substitut. Mr Dintilhac m’a très bien reçu. Il me confia que la remise en liberté de Filidori une semaine auparavant par la chambre d'accusation de la Cour d'appel de Paris avait ruiné la crédibilité de la piste agricole et que désormais, il n'y avait plus de piste sérieuse. Mes renseignements étaient inespérés dans ce contexte.

    Le Procureur de la République de Paris a confirmé l'importance qu'il avait accordée à mes révélations lors de son audition le 28 octobre 1999 par la commission d'enquête parlementaire sur le fonctionnement des forces de sécurité en Corse.

    Mr Dintilhac m’indiqua le 16 novembre 1998 qu’il rédigerait à l'issue de notre entretien une note qu’il remettrait lui-même au président Bruguière qui, m'apprit-il, était un de ses camarades de promotion. Il s’engagea à ce que ni moi ni ma source n’apparaissions.

    Au cours de l’entretien, je commentais ma note que j’avais datée du même jour.

    J’insistais très fortement au début de ma note sur la nécessité d'approfondir l’enquête à partir des trois noms que je citais - Ferrandi, Castela et Andriuzzi- et surtout de ne pas précipiter des interpellations qui, dans l'immédiat, seraient incomplètes. Mr Dintilhac le confirma aux parlementaires de la commission d'enquête lors de son audition du 28 octobre 1999: "celui qui m'avait donné cette information m'avait précisé qu'il ne fallait pas se précipiter, mais cerner et préparer le terrain".

    Je détaillais les mobiles de l’assassinat que m’avait précisés Corte :

    - venger la mort des nationalistes qui s'étaient entretués en 1995 et 1996 à la suite des prétendues manœuvres de l’État. "Le sang lave le sang ".
    - défier l’État en assassinant son représentant et provoquer une réaction de rigueur qui souderait à nouveau les nationalistes.
    - déstabiliser ceux que les membres du commando appelaient les petits chefs de bandes nationalistes qui voulaient se présenter aux élections territoriales de mars 1998 ce qui, pour ces intégristes de la cause nationaliste, était une abdication par rapport aux objectifs initiaux de la "lutte nationale."

    Je précisais aussi dans ma note que le commando n’avait bénéficié d’aucune aide extérieure, les habitudes du préfet Erignac étant connues.

    J’ajoutais que le commando avait eu le projet de passer à l'action quelques semaines plus tôt à l’occasion d’un match de volley- ball du Gazelec d’Ajaccio. Cette tentative avait tourné court, car Claude Erignac ne s'était pas rendu au match ce soir-là.

    J’écrivais que les auteurs de l’assassinat étaient le bras armé du groupe des anonymes.

    Je révélais trois noms en distinguant les "intellectuels", Jean Castela et Vincent Andriuzzi, de l’"opérationnel" Alain Ferrandi.

    J’écrivais que la participation de ces trois personnes aux préparatifs de l’assassinat de Claude Erignac était quasiment certaine.

    Après avoir reçu l’assurance de M Dintilhac qu’il allait immédiatement informer le juge Bruguière, je prenais congé. Confiant et soulagé.

    Hélas le 18 novembre 1998, deux jours après ma rencontre avec Mr Dintilhac, la police de l'anti-terrorisme (la DNAT) interpellait Castela et Andriuzzi et ignorait le chef présumé du commando, Alain Ferrandi.

    Les policiers de la DNAT n’avaient pas eu matériellement le temps d'exploiter les renseignements que j’avais fournis au Procureur de la République de Paris.
    Vincent Andriuzzi fut remis en liberté à l’issue de ses quatre jours de garde à vue. Jean Castela fut écroué pour sa participation présumée à d'autres attentats plus anciens.

    La non-interpellation du chef présumé du commando, Alain Ferrandi était surprenante au regard de mes informations, elle ne l'était pas au regard de ce que pensaient les enquêteurs.

    J’en tiens pour preuve les termes de la note blanche de janvier 1999 de la direction régionale des renseignements généraux de Corse adressée à sa hiérarchie parisienne : " l’activité publique d’Alain Ferrandi est aujourd’hui totalement éteinte. Il semble vivre une vie rangée et régulière avec sa femme Jeanne et son enfant. "

    Dans cette même note blanche, il est écrit : "Dans son environnement amical, on retrouve plusieurs militants nationalistes tels que Pierre Alessandri, Mathieu Ceccaldi, Stéphane et Yvan Colonna, Joseph Versini. "

    Si mes informations avaient été exploitées en novembre 1998, cette note blanche de janvier 1999 permet de penser que les informations relationnelles dont disposaient les enquêteurs auraient pu circonscrire le champ de leurs investigations sur l'identification des appels enregistrés sur les téléphones portables le 6 février 1998 à Ajaccio.

    Un événement ancien d'une certaine gravité aurait pu permettre aux enquêteurs de faire des rapprochements.

    Je venais de prendre mes fonctions de préfet de police en Corse en janvier 1991 quand survint une affaire sérieuse impliquant notamment deux membres présumés du commando Erignac, Alain Ferrandi et Pierre Alessandri. Ils avaient pris part à la séquestration en janvier 1991 d'Aurélien Garcia, commissaire du développement de la Corse. À la tête d'un commando, ils l’avaient bousculé dans son bureau, ficelé, et finalement abandonné sur le tapis roulant de l’aéroport d’Ajaccio avec une étiquette fixée sur un fil de fer autour du cou, au nom de son ministre de tutelle M. Chérèque.

    Le tribunal d'Ajaccio, où Yvan Colonna avait été remarqué apportant son soutien aux prévenus, les condamna à 3 mois de prison avec sursis, situant à un niveau bas l'échelle des sanctions pour l'agression physique d'un haut responsable de l'administration, qui quitta l'île en raison du traumatisme subi.
    L'indulgence du jugement peu dissuasive pour les auteurs ne fut pas contrariée par le Procureur général de Bastia, M. Nadal, qui n'a pu relever appel.

    Comment expliquer les interpellations à contretemps du 18 novembre 1998?

    C'est la conséquence de l'irruption de Matignon dans l'enquête et de la défiance des conseillers du Premier ministre envers "l'axe Bruguière Marion."

    Le procureur de la République Mr Dintilhac m'a reçu, je le répète, de manière
    courtoise et professionnelle. Il m'a assuré qu'il préserverait mon anonymat et
    qu'il ne révélerait pas au juge Bruguière que je l'avais informé. Il était pourtant évident (et je l'avais dit) que le juge Bruguière avec qui j’avais annulé mon rendez-vous le matin même du 16 novembre 1998 le questionnerait. Il allait se douter que j'étais à l’origine des informations que le procureur Dintilhac lui transmettrait.

    C'est ce qui se produisit. Respectant l'engagement pris, le Procureur Dintilhac ne divulgua pas au juge Bruguière l'origine de ses informations. Ce dernier décida sans doute de se donner le temps de vérifier la fiabilité des nouvelles informations. Il ne s'opposa pas aux interpellations du 18 novembre 1998.

    L’enquête aurait pu être compromise définitivement sans l'action de la gendarmerie.

    Lorsque les gendarmes qui enquêtaient sur Castela, Ferrandi et Andriuzzi - à la suite des confidences que j'avais faites au colonel Mazeres - ont constaté que Ferrandi n’était pas interpellé par les policiers lors des opérations du 18 novembre 1998, ils prirent l’initiative de surveiller son domicile.
    Le soir même des interpellations ou le lendemain, je ne m'en souviens pas, le colonel Mazeres me révéla que les gendarmes d'une unité spécialisée avaient surpris le départ en trombe de Ferrandi de son domicile en pleine nuit.

    Sous la pluie, les gendarmes réussirent à conserver le contact avec le véhicule de Ferrandi qui s'arrêta à Cargèse. Un passager monta à bord et le véhicule retourna à Ajaccio et s'immobilisa près d'un bar au quartier de Mezzavia. Les gendarmes pensaient avoir reconnu Stéphane Colonna sans en être absolument sûrs. C'est la première fois et peut-être la seule fois qu'un contact a été noté entre le chef présumé du commando, Alain Ferrandi et ,pour le moins, un habitant de Cargèse ayant un lien avec le chef présumé du commando.

    Quelques semaines après l'épisode des interpellations de novembre 1998, malgré ses craintes après ce premier fiasco, Corte me confia de nouveaux éléments que je consignais dans une nouvelle note que je remettais et commentais personnellement le 11 décembre 1998 au Procureur de la République de Paris.

    Je rappelais dans cette note datée du 10 décembre 1998 les mobiles de l'assassinat.

    J'apportais un élément essentiel pour établir le lien entre le groupe du Nord et celui du Sud.
    J'écrivais que: " le nom de Jean Castela est connu des services de police depuis plusieurs mois .Une filature de Castela par ces services avait échoué au cours de l'été. En fait le groupe auquel il appartient s'était alors retrouvé dans l'appartement occupé par la sœur d'Alain Ferrandi. Cet élément est capital pour l'enquête."

    C’était effectivement un point central : les policiers qui "filaient" Castela depuis Bastia ce jour d'août 1999 avaient perdu sa trace devant l’immeuble A Mandarina à Ajaccio. En décembre 1998, le commissaire des RG Pupier me confiait qu’il était encore à cette date chargé de localiser l’appartement.

    J'écrivais aussi dans cette note du 10 décembre 1998 que Ferrandi est le pivot du commando. Les autres membres "seraient ses lieutenants d’une ancienne équipe du FLNC canal historique du secteur de Cargèse Sagone".

    Un fils Colonna était cité qui n'était pas Yvan.

    Enfin Corte m’avait révélé qu’après les interpellations du 18 novembre 1998, le code d’authentification du groupe des Anonymes avait été retiré à Andriuzzi et remis à Alain Ferrandi. Les contacts entre le nord et le sud se faisaient alors par un employé de Hertz Bastia. Un certain Mattei, de mémoire. Je l'indiquais.

    D’autres précisions contenues dans cette note venaient-elles du travail de surveillance des gendarmes qui avaient identifié Versini et Istria avec des prénoms ne correspondant pas à ceux des accusés.

    Après avoir remis cette note au Procureur de la République le 11 décembre, les événements se précipitèrent.

    À la mi-décembre 1998, la gendarmerie fut dessaisie de l’enquête Pietrosella au profit de la DNAT.

    La gendarmerie qui était allée très loin dans son enquête avait éveillé les soupçons du juge Thiel qui avait au surplus pris connaissance d'une note de la direction de la gendarmerie de fin octobre 1998 critiquant son attitude dans l'enquête la qualifiant, bien imprudemment, de timide.

    À la fin de l'année 1999, le ministre de l'intérieur Mr Chevènement reprit ses fonctions.

    Informé par son conseiller, Philippe Barret, de l’existence de mes notes, le ministre demanda à Bergougnoux, le directeur adjoint de son cabinet de me recevoir avec le juge Bruguière pour les évoquer. L'axe Bruguière Marion était reconstitué pour l'enquête.

    La réunion eut lieu Place Beauvau le 8 janvier 1999 dans le bureau de Patrice Bergougnoux.
    J
    e commentais à nouveau ce jour-là mes notes que j’avais remises plusieurs mois auparavant au Procureur de la République de Paris. Je peinais à convaincre mes interlocuteurs tant ils privilégiaient encore la piste Filidori, qui sera d'ailleurs le premier mis en examen dans l'enquête sur l'assassinat du préfet Erignac.

    Le ministre de l'intérieur m'ayant sommé dans une réunion organisée dans son bureau le 26 février 1999 de ne plus interférer dans l'enquête, je fus obligé de contourner cette interdiction en communiquant à M. Pupier, directeur régional des renseignements généraux, les ultimes informations que Corte m’avait confiées pour qu'il les fasse remonter à sa hiérarchie.

    Ces informations ont trait à un week-end de fin janvier ou février 1999 à Cristinacce, petite commune située à l'intérieur du triangle Vico Sagone Cargèse.
    Corte m'avait appris que le commando s’y était retrouvé dans la propriété d'un des membres présumés du commando.


    Au cours du week-end, un parent d’Alain Ferrandi l’aurait appelé de Nice lui demandant s’il avait lu l'article du Figaro publié plusieurs semaines auparavant sous la signature d'Éric Pelletier sur le projet d'attentat contre la brigade de gendarmerie de Belgodère. Cette conversation aurait éveillé la méfiance de Ferrandi, qui suspendit tout projet nouveau d'assassinat.

    Ces projets refirent surface quelques semaines plus tard.

    Le commando aurait envisagé de s’attaquer au procureur de la République de Bastia. Des repérages avaient même été effectués selon Corte ; le commando avait constaté que le samedi matin le procureur, Patrick Vogt, était sans protection au moment où il achetait ses journaux dans un kiosque près du palais de justice de Bastia.

    Ce sont les dernières informations que j’ai obtenues de Corte.

    Je les ai transmises immédiatement à Mr Vigouroux, directeur de cabinet de la ministre de la Justice, Mr Bergougnoux, directeur adjoint du cabinet du ministre de l'intérieur et à Clotilde Valter, conseillère technique du Premier Ministre.
    C'était fin mars, début avril 1999.

    Pour conclure mon témoignage, je voudrais dire que l'assassin présumé et identifié depuis quatre ans, Yvan Colonna, n'est pas le seul absent.

    Sont aussi absents ceux qui savaient qu'un projet d'attentat était projeté contre le préfet Claude Erignac.

    Ils avaient rédigé le 21 janvier 1998 un communiqué de mise en garde et de condamnation anticipée: "Nous condamnons par avance toute action qui pourrait être menée contre certains fonctionnaires éminents de l’État colonial ".

    Cet avertissement explicite avait été adressé à Guy Benhamou, alors journaliste à Libération qui a affirmé en avoir immédiatement informé les autorités judiciaires.

    Se pourrait-il que la vérité fût triste, c'est-à-dire que l'avertissement de l'imminence de l'assassinat du préfet Erignac ait été négligé, et que la tragédie qui aurait pu alors être évitée ait été consommée par négligence? Qui a traité ou n'a pas traité cet avertissement?

    Bernard BONNET
    Préfet hors cadre

  • @PVarini le 20.02.2009
    C'est ce qui s'appelle conforter mes soupçons et impressions!
    Il est donc fort probable que le préfet Erignac par son action, emmerdait quelques notables corrompus.
    Il avait la réputation d'être "droit comme un I", et comme pour Yann Piat, c'est très dangereux en France...

    Un de mes amis ex courtier maritime et petit armateur, qui a failli être mon employeur, il a "plongé" aux Antilles, pour venant de Paris (C dur d'être Parisien et vouloir en faire trop...) avoir monté un service de vedettes rapides sur Ste Lucie, Martinique, Guadeloupe, Marie Galante etc....
    Marcher sur les plate-bandes (que dis-je? Piétiner!) de qui a su attirer l'attention depuis quelques semaines, et se mettre à dos une sorte de mafia locale, ben oui. C'est très dangereux!
    Il n'est pas parti seulement la que basse et ruiné, il a failli rentrer en Bretagne les "pieds devant" ou en ambulance...
    En Corse aussi "ça se passe comme ça", et c'est moins réglo que chez Mc Donald!! Beaucoup moins.

    Pour moi, Erignac s'est fait "défalquer" en tant que "gêneur"!
    (dit-on dans la marine marchande, c.à.d. rayé de la liste de ceux qui mangent à bord durant l'escale, ou de la liste "tout court" au sens figuré, c'est à dire au sens pas propre)
    Et par la même occasion se débarrasser une bonne fois pour toutes de ce "petit cornichon autonomiste", si c'était possible, en lui chargeant Mr le Préfet sur le dos....
    Bon, maintenant, ça va être un peu difficile.... ;-))

  • Tout va bien, tout est normal

    "L'informateur de Didier Vinolas, dont il ne voulait pas livrer le nom devant la cour d'assises spéciale qui juge en appel Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a été entendu vendredi par les magistrats chargés d'un supplément d'enquête, a-t-on appris de source proche du dossier.

    "Il s'agit de Michel Poirson, un ancien policier de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG), a-t-on ajouté de même source, confirmant une information de Liberation.fr.

  • Extrait de la réunion qui s'est tenue samedi à Ajaccio :
    source "Nice Corse matin"

    La LDH au nom des principes

    Après la fougue des deux défenseurs d'Yvan Colonna, la voix d'André Paccou, au nom de la Ligue des droits de l'homme remet froidement ce procès dans la rationalité avec une mise au point immédiate : « Je voudrais rappeler que pour la Ligue des droits de l'homme et pour la fédération internationale des droits de l'homme, il n'est pas question de se prononcer ni pour la culpabilité ni pour l'innocence d'Yvan Colonna. »

    Ceci posé, il enchaîne, reprenant le rapport accablant édité par la FIDH après le procès de première instance. En précisant : « Pour l'instant, les deux premières semaines du procès en appel confirment voire amplifient les critiques portées par ce rapport ».

    Il insiste sur le fait que ce constat ne remet pas en cause les droits des victimes en précisant : « Mais au nom de ces droits, il n'est pas possible de porter atteinte aux droits de tous les autres ». Il rappelle que le député PS André Vallini qui avait présidé la commission d'enquête sur l'affaire d'Outreau est déjà monté au créneau la semaine dernière en demandant un vrai complément d'information.

    Et il conclut : « Je m'adresse à toutes celles et à tous ceux qui considèrent que la contestation du dispositif antiterroriste est une affaire de nationalistes. L'antiterrorisme n'est pas une réponse du berger à la bergère, de l'Etat à la clandestinité. Parce qu'il porte en lui une régression des droits, parce qu'il est une porte ouverte à l'arbitraire... »

  • C'est vrai que les pratiques de l'antiterrorisme sont glauques, surtout en ce qui concerne la Corse. D'un autre côté, il est difficile de faire le tri entre truands et politiques, sur l'île de beauté. C'est ce qu'on appelle une situation en mirroir ; le problème, c'est la contamination de la justice, à force de combattre l'adversaire avec ses mêmes méthodes.

  • ambiance et enjeux

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jpZPkGhMzddrCFywQTiGXMAxjrFA

  • A propos de procès retentissant, il y en a un très beau qui commence aujourd'hui ce 23/2!

    Dès le lendemain le 22 Sept. 2001, "on" a parlé d'ammonitrate, à commencer par le nitrate d'ammonium, malgré toutes les tentatives de démenti du groupe Total. De toutes façons, venu des salariés, c'est vite devenu irréfutable!
    Là, sans savoir, je me suis dit "fatalement": "Tiens tiens!"
    Et... "ya 95% pour cent que.... C'est pas la peine de chercher plus loin, le Grandcamp est "de retour", à Toulouse cette fois. Et ouii, avant l'ammonitrate de Toulouse il y a eu par exemple, celui de Texas-City en 1947...

    Pour information l'ouverture de "la foire aux ammonitrates de Toulouse", c'est pour ce lundi 23 Février 2009. En effet le procès de la Catastrophe AZF commence et sera même filmé. Ce sera très "pédagogique" certainement, le terme est très à la mode. Mais pas vraiment le bon exemple pour nos enfants...
    Nous pouvons cependant nous douter que rien ne manquera à la Tradition Française des "grands procès":
    Mauvaise foi, pressions sur des témoins, témoins "pénibles" écartés, faux témoignages, expertises contestables ou farfelues, ni les disparitions de pièces du dossier "délicates", pas même bien sûr la clémence envers les plus tristes personnages. Ici on n'est pas aux Etats-Unis, pays où les patrons voyous (mêmes avec Georges W. Bush) qui se font chopper vont "à l'ombre" pour longtemps, par exemple les ex-patrons d'Enron...
    C'est aussi une excellente illustration du modèle de société que "jp2" tente ici parfois de défendre:
    Ca se résume par: Les grandes entreprises ont le droit de faire tout ce qui leur plait, quoi qu'il arrive!

    Et pour quiconque ne sait pas ce que sont les "ammonitrate":
    (on peut vivre, ou mourir sans le savoir)
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2008/09/azf-et-nitrate-dammonium.html

  • Le procès sombre dans la confusion

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/24/01016-20090224ARTFIG00003-le-proces-colonna-s-enfonce-dans-la-confusion-.php

  • Il n'y a là sans doute aucune confusion. La lecture pourrait être assez simple au contraire. Entre ce qui peut être dit en interne et ce qui peut, ou pas être officialisé, il existe de grosses nuances. Comme dit, sans ordres, entre services, rien ne transpire, d'autant que n'importe qui, n'a ni compétence, ni agrément pour communiquer.

    L'hypothèse du signalement de suspects potentiels, repris sur une note blanche, parmi d'autres possibilités, sert, détourne ou réoriente une enquête, (...). En revanche, ensuite citer publiquement ces "pseudo-terroristes", sans preuves ou ne pouvant produire les sources initiales exactes, sans les griller, voire exposer également leurs familles, se transforme en "dénonciation ca&lomnieuse". Et s'il s'agit de sources techniques, elles ne sont pas nécessairement recevables et de toute façon très classifiées, donc secrètes.

    D'où, notre camarade semble plutôt "gêné " dans cette affaire, car le pote Vinolas, semblerait pouvoir l'avoir grillé, ce qui ne devait pas être au programme et ne se fait d'habitude. (car pouvant difficilement être interprêté, au pire comme une trahison, au mieux un règlement de compte, voire un manque de professionnalisme ou autre.

    Là, à coup sûr, vu la médiatisation, des ordres ont certainement du être donné pour limiter la casse et il serait maintenant étonnant qu'il en sorte quelque chose.

  • "Le procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, a effectivement reçu un courrier d'une personne disant avoir témoigné lors du premier procès d'Yvan Colonna. Cette personne indiquait que si elle était appelée à témoigner à nouveau, elle apporterait de nouvelles précisions. Il convient de rappeler que la procédure devant la cour d'assises est orale. Le seul devoir du parquet général était de convoquer Didier Vinolas pour qu'il puisse faire à la barre les déclarations qu'il souhaitait. C'est ce qui a été fait", indique le texte. (N.Gilles)
    "Si elle etait appelée a temoigner de nouveau".......qui a cité le temoin l'accusation ou la defense?

  • Figaro

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/25/01016-20090225ARTFIG00043-colonna-les-audiences-reprennent-sur-fond-de-nouvelles-polemiques-.php

  • @ben oui...
    Cet intéressant article du Figaro, qui me rappelle (curieusement) un autre consacré au lobby des éoliennes, montre bien que la mauvaise foi et le mensonge ont envahi cette affaire et que la vérité (probable affaire de corruption perturbée par le préfet, d'où sa mort tragique) ne sera jamais connue, ou pas avant longtemps...

    (ya aussi des journalistes sérieux au Figaro... Comme certains "pro" de la politique sont honnêtes, ça va sans dire)

  • Le directeur de la salle de concert; Monsieur Colombani, a répété son témoignage : deux assassins, plusieurs balles, et il ne reconnait pas Colonna.

  • Tout ça est assez bizarre Mathaf, ça c'est sûr. Et si l'inétressé est vraiment trop petit pour être le tireur, j'aimerais pouvoir lire le fameux rapport de l'expert qui le dit, et bien alors?
    C'est comme l'assassinat de Darlan, on n'a pas fini de se poser la question, tout en pensant l'idée principal:
    On a "zappé" le gêneur! Mais qui ça "on"?

  • EUh Correction, Colombani est un fonctionnaire territorial. Aucun témoin oculaire ne reconnaît Colonna, particulièrement cette femme qui était la plus proche de la scène du crime. Les jurys de ces cours d'assises "spéciales" sont composés de magistrats ; on peut se demander si leur âme et leur conscience ne sont pas formatés.
    Cela rappelle un peu trop la cour de sûreté de l'état et les tribunaux d'exception, de triste mémoire sous la Vème. Je préfèrerais nettement des jurés citoyens ordinaires.
    Ce meurtre est ignoble, je voudrais bien qu'on trouve les vrais auteurs, je suis persuadé que Colonna n'en fait pas partie.

  • @Mathaf

    Ben oui.... "Aucun témoin oculaire ne reconnaît Colonna...." Je viens encore d'entendre cela d'une dame qui était sur les lieux et déclare, avoir regardé dans les yeux le tireur.
    J'en arrive à me demander pourquoi on l'a choisi lui, pour jouer le rôle du coupable...
    Ces gens de cette cour d'assises, sont en train de se ridiculiser.

    Cette pratique de la cour d'assise dite "spéciale" est déjà en soi parfaitement contestable, et rappelle d'ailleurs aux "anciens", une institution du gouvernement de Vichy qui n'était pas très sympathique...
    (et qui portait presque le même nom: "sections spéciales")

    Quand en plus, ça fonctionne comme nous le constatons, c'est le bouquet!
    Les "sections spéciales" du régime de Vichy fonctionnaient en planquant leurs méthodes. C'était plus propre... Même si on pouvait aussi en dire
    -"C'est du propre..."

  • Rien n'accuse Colonna et pourtant le commando l'a désigné comme le tireur.. Pourquoi ?

    Une des raisons possibles (ce n'est qu'une hypothèse) peut-être la suivante :
    Colonna Père, député PS des Alpes Maritimes, a été très proche de la sphère du ministère de l'intérieur. Il était même en charge des affaires Corses.

    Pour connaitre "un peu" (c'est de l'humour) la Corse, il me semble que c'est un des postes idéal pour se faire nombres d'inimitiés.

    Depuis le milieu des années 80, tous les gouvernements ont plus ou moins essayés de passer des accords "plus ou moins secrets" avec les nationalistes de tous bords.. avec une particularité succulente, en s'appuyant sytématiquement sur une frange des nationalistes contre les autres. Evidemment, les appuis se faisaient en sous main pendant que le discours se voulait équitable et unitaire. La frange "soutenue" profitait alors des amis de circonstance pour reprendre le pouvoir et éliminer les gêneurs des autres factions. Sachant que la faction soutenue change avec les gouvernements, voir en fonction des ministres de l'intérieur.. Certains ont bu le calice en attendant que le vent tourne.. et il a tourné plusieurs fois.

    Les "leaders" de la fin des années 80 ne sont plus les "idéalistes" des années 70 qui méritent aujourd'hui encore respect et sympathie, en ce sens que ceux-la ne tuaient pas et essayaient de faire valoir des idées. Or le mouvement gangrénné de l'intérieur par la voyoucratie a changé les vieux chefs pour mettre des loups aux dents longues, qui ont vite compris comment se servir du pouvoir et des pouvoirs politiques. Amis un jour, ennemis le lendemain..

    Les "nouveaux chefs", sans vergogne aucune, avides de pouvoir et d'argent, ont brillés par leur capacité à manipuler les sympathisants et militants sincères, allant jusqu'à en donner quelques uns aux forces de polices (petits marchés entres amis pour les stats et l'opinion), organisant même quelques petits flagrants délits.

    Ok, mais pourquoi Colonna ?
    Colonna fait partie des forts de caractères, de ceux qui ne se font pas manipuler.. et nombreux sont ceux qui ont du s'estimer lésés et créancier de droit du Père Colonna, tout un héritage lourd à porter pour Yvan.

  • Quand même :


    Procès Colonna prolongé de 2 semaines
    AFP
    27/02/2009 | Mise à jour : 10:39 | Ajouter à ma sélection
    Le procès en appel d'Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, devant la cour d'assises spéciale de Paris, va être prolongé d'au moins deux semaines, selon un nouveau programme des débats communiqué à la presse vendredi.

  • Comme le dit notre blog-captain, la confusion est en train de s'installer à tous les étages...
    Pour une affaire aussi retentissante, ça n'est pas arrivé souvent à ce point là!
    Pour ce qui est de l'affaire AZF, le tribunal a dû céder aux pressions des parties civiles.
    Il est sûr que l'absence de Total, ça faisait désordre....

  • Il se joue tout de meme une partie peu ordinaire

    http://www.lepoint.fr/actualites/la-defense-d-yvan-colonna-met-en-accusation-la-cour-d-assises/1037/0/321407

    La défense attaque, et devant une cour d'assises spéciale (7 magistrats professionnels) il faut y aller. Que le procès de l'assassinat d'un préfet doive passer par de tels marécages...

  • La junte birmane lol. Il n'y va pas de main morte Sollacaro. Avec un nom comme ça, s'il est radié, il pourra se reconvertir dans le sanitaire.

  • @Gilles

    "La défense attaque, et devant une cour d'assises spéciale (7 magistrats professionnels) il faut y aller. "

    Selon vous, la défense dépasse t-elle les limites communément admises ?

  • Je trouve que cet article rend mieux compte de ce qui s'est passé vendredi 27. Le support ne fait pas partie de mes lectures habituelles, mais la restrancription des faits est plus détaillée, notamment sur l'échange entre Colonna et le Président Wacogne.


    http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/02/28/justice-violent-incident-au-proces-d-yvan-colonna.html

  • Oui, il est rare d’arriver à ce type de situation.

    S’il y a parfois des procès très « durs », car la tension est forte entre la défense et la cour, il est bcp plus rare que ça se focalise sur la personne du président, que des propos d’une telle nature puisse être tenus, et que la défense dans ce jeux marque des points.

    Le plus simple : mettre en cause la Cour, en audience, en la qualifiant de junte birmane… pour dire au président qu’il n’est plus qualifié pour conduire le procès… Non, à coup sur, ce n’est pas banal.

    Ce que je vois aussi c’est que de tels propos conduisent à une suspension d’audience, et à une mise au point « hors audience », mais il n’y a pas d’appel au bâtonnier, ni de plainte déposée pour injure.

    Que peut chercher la défense ? Grande question…

    - Obtenir l’innocence ? Certes ! Mais c’est loin d’être gagné... et notamment, les propos des collègues, tenus lors d’autres audiences, pèsent lourds…

    - Eviter la perpétuité, sur le thème il fait partie du groupe, mais rien ne permet de dire que c’est lui qui a tiré

    -Utiliser toutes les failles de cette enquête (et il y a en a… et de belles…), pour démontrer la faiblesse d’un accusation, et les méthodes d’investigation dans un tel dossier. Réunir les éléments pour une cassation ou un recours CEDH? Sans doute.

    Sur ce plan, il y a des pas marqués incontestables. C’est une des enquêtes criminelles pour laquelle on était en droit d’attendre tous les moyens d’une police républicaine, sous le contrôle des juges. Or, ce que tout le monde voit et apprend est au minimum pas au niveau…

    Je n’ai rien vu qui soit reproché à la défense sur le plan pénal ou disciplinaire. Mais Sollacaro, avocat expérimenté, ancien Bâtonnier, est entré sur un terrain tout à fait limite. Je ne suis pas à l’audience, ne connaît pas les PV, et ne sait rien des réactions de la Cour (7 juges). A lui de mesurer la pertinence de ses propos.

    Mais comparer la cour à une junte birmane justifie de présenter des excuses, ou au moins de retirer le propos publiquement. On peut s’emporter à une audience, ou par la mécanique d’un procès. Mais la cour d’assises ce n’est pas de la dictature, c’est du droit démocratique ; et entrer sur terrain peut conduire à obtenir les applaudissements de la salle, mais c’est le genre d’excès qui affaiblit.

    Voilà, vu de loin.

    Maintenant, il faut aussi savoir créer un certain rapport de forces à l'audience pour être entendu.

  • @Gilles

    Merci pour votre réponse. Je connais Maitre Sollacaro. C'est clairement quelqu'un d'expérimenté, mais je pense personnellement qu'il va trop loin.. qu'il ne recoltera pas forcément les fruits qu'il espère en suivant ce chemin..

    Pour autant, les dés me semblent pipés depuis fort longtemps.. Ces excès conduiront-ils la Cour à de la mesure, je n'en suis pas certain. Vise t-il déjà la Cassarion et la Cour eurpéenne de Justice ? L'avenir nous le dira..

    Malgré tout, voici une info qui si elle était vérifiée, jetterai un plus de discrédit à l'enquête sur cette affaire (Faire glisser le curseur à 9mm 20 sec pour entendre le journaliste de FR3 sur le procès.

    mms://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/cappuccino/production/publication/France_3/Autre/2009/S09/26995_HD_1920_20090224.wmv

    Ceci va dans le sens des déclarations de Vinolas et de la thèse selon laquelle tout le monde n'a pas été inquiété de la même manière dans cette affaire.

  • Désolé le lien ne passe mas..

    il y a moyen d'écouter la video en allant sur le site de france 3, choisir la journée du 24 février

    http://jt.france3.fr/1920/

  • Ce procès en le suivant de loin, juste à la radio.

    Le type de propos de la défense est si excessif et si hors du commun qu'il ne peut avoir qu'un but : pousser l'accusation à la faute, qu'elle commet déjà en restant muette. Et ce n'est qu'un point parmi tant d'autres cafouillages, insuffisances et embrouillaminis..

    Mais surtout, j'ai été convaincu par le témoignage net et clair de cette femme qui exerce la profession de croupière, qui a vu l'assassin et qui a dit "Ce n'est pas Colonna".
    Ce seul témoignage m'est suffisant pour le considérer innocent au bénéfice du doute.

  • Je ne voulais pas en parler, mais j'ai eu l'occasion de rencontrer un de ces "jurés-magistrats" antiterroristes qui avait bénéficié d'un voyage récompense en Asie : première classe, pute de haut-vol, je sous assure que c'était édifiant.

  • Ce qui arrive au procès de Colonna est devenu tout à fait délirant!
    Les personnes constituant cette Cour d'Assises n'oseront plus se montrer même chez eux si ça continue comme ça....
    Effectivement, il faut oser, pour attaquer bille en tête de cette façon ce genre de tribunal.
    Je pensais que ça n'arrivait que dans des dictatures, là où l'accusé sait qu'il a de toutes façons déjà tout perdu, alors, pourquoi se priver? C'est inouï et sûrement jamais vu à ce point.
    Et pourtant des comédies surréalistes, il yen a eu plus d'une!

  • La question qui tue c'est....
    Après la semaine folle qui vient de s'achever, que va-t-il arriver à cette cour d'assise la semaine prochaine?
    Je me demande ce qu'attend Rachida Dati pour essayer d'arrêter ça! Son ministère et son Institution, dont elle a la responsabilité se ridiculisent totalement. Et ça aussi, c'est tout à fait gravissime à terme.

    Les "dégâts collatéraux" seront fatalement nombreux tôt ou tard, que je suis incapable de prévoir, et....
    Il n'y a pas que ce sujet à être piloté de cette façon....

    Bon appétit & bon week-end!

  • La thèse de l'accusation toujours plus fragilisée :

    http://blogs.rtl.fr/aphatie/index.php/

  • @Mathaf... Ben oui.
    Vendredi dernier je me suis demandé:
    Que va-t-il arriver à cette Cour d'Assises la semaine prochaine?
    Le bazar continue, et ils se ridiculisent tous.

    Je suis surpris que rien ne soit fait pour arrêter ça! D'autre part, j'ai l'impression que ce qui se passe n'est pas juridiquement prévu. Le blog-captain, dont c'est la formation, nous dira peut-être ce qui est prévu quand un procès tourne à "la farce"...

  • Bressol,

    Normalement , ce devrait être un rototo, un renvoi. Burrp ! lol

  • Vous avez raison, cette comédie a assez duré, rendons la vie au préfet Erignac, ça devient ridicule...

  • @ben oui Mathaf! La justice pète les plombs, et... Ah oui? Il est mort dans l'accident, le préfet Erignac?

    A propos de procès branquignol, on sait faire beaucoup mieux dans le genre au Mexique:
    http://www.florence-inocente.com/fra/index.htm

    D'autre part, quand j'ai su qu'il y a la visite officiel de Sarko au Mexique en fin de semaine, je me suis demandé...
    Qu'est-ce que les tordus qui gouvernent le Mexique cherchent à obtenir de Sarko?
    En utilisant Florence?
    Il faut savoir:
    - Le Mexique est l'un des pays du monde les plus violents de toutes les façons imaginables.
    - Il est gangrèné par les trafics de came.
    - Le crime, à commencer effectivement par les enlèvement avec demande de rançon et assassinats, et la corruption y sont dans les 10 premiers rangs Mondiaux.
    - La justice ne connaît absolument aucune indépendance, où que ce soit dans la république fédérale, vis à vis des ministres de la justice et de l'intérieur.

    D'autre part, y séjourner autrement qu'en touriste de passage (pas trop longtemps ni n'importe où pour ces derniers) est souvent très dangereux, surtout pour y travailler.
    Pour finir, il reste "cultivé" au Mexique, un sentiment anti-français qui....
    Date d'une brillante initiative de l'Empereur Napoléon III
    (Hugo disait Badinguet mais je suis moins sévère, N.III n'a pas fait que des c....)
    au Mexique, dans les années 1860. Là-bas, la France s'est crashée joyeusement!
    L'Empereur Maximilien du Mexique fut fusillé et l'armée Française chassée.
    (ça et le soutien aux Confédérés, en Amérique Bandinguet n'était pas prudent)

    D'autre part, un pays civilisé d'Europe ne devrait pas entretenir de relation avec un pays comme le Mexique.

  • Finalement on pourrait se poser la question, si le fait de charger Colonna, n'aurait pas d'incidence ou d'influence sur les juges d'application des peines, pour les "déjà condamnés" dans ce dossier.

    En effet, si un autre portait incidemment le gros chapeau, cela n'allégerait-il pas l'exécution des peines, des époux de ces dames, à la mémoire aussi sélectivement variable ?

  • @ Jean
    C'est effectivement une possibilité,pour ma part je pense que Colonna n'est pas celui qui a appuyé sur la gachette,mais je reste persuadé qu'il connait l'assassin...alors pourquoi ne parle t-il pas?pour moi c'est soit l'honneur corse comme ils disent et s'il dénoncait un du pays il ne pourrait plus remettre les pieds dans son ile ,soit ce sont des liens du sang?il est pour moi pris au piege ou de l'un ou de l'autre!!!

  • Pourquoi refuser une reconstitution ? C'est quand même un élément essentiel dans la recherche de la vérité, c'est incompréhensible.

  • La question que j'ai posée vendredi dernier:
    La question qui tue c'est....
    "Après la semaine folle qui vient de s'achever, que va-t-il arriver à cette cour d'assise la semaine prochaine?

    Je me demande ce qu'attend Rachida Dati pour essayer d'arrêter ça! Son ministère et son Institution, dont elle a la responsabilité se ridiculisent totalement. Et ça aussi, c'est tout à fait gravissime à terme. Les "dégâts collatéraux" seront fatalement nombreux tôt ou tard, que je suis incapable de prévoir, et.... Il n'y a pas que ce sujet à être piloté de cette façon....

    Il n'est que voir le dernier gag de Montpellier, quand un quidam est arrêté sur dénonciation, et que les courriers "destroy" continuent... Ca me rappelle quelque chose.
    Le plus drôle c'est quand Juppé faisait le malin! S'il se fait "tirer" du haut d'un toit, même si je pense que MAM n'a peut-être pas tort de ne pas prendre ça au sérieux, j'espère que ça le soignera! Et tout de même qu'on le loupera...
    Moins drôle, comment on traite Emaüs à Marseille, il est sûr que s'il l'Abbé Pierre était encoree là, l'autre question "qui tue" c'est: aurait-on osé?

    Bon appétit & bon week-end!

  • @kriptonite

    "C'est effectivement une possibilité,pour ma part je pense que Colonna n'est pas celui qui a appuyé sur la gachette,mais je reste persuadé qu'il connait l'assassin...alors pourquoi ne parle t-il pas?"

    Il ne sait pas forcement qui c'est, mais il sait probablement d'ou vient le coup bas. C'est pas la même chose et demeure très difficile a établir.

    http://www.20minutes.fr/article/308503/France-Proces-Colonna-Pourquoi-mon-nom-y-a-une-raison.php

    Il faut probablement remonter aux années 94-95 pour comprendre le pourquoi.. Et la personne n'en parlera devant la cour.

  • @ Mathaf,
    Mais ça coute cher une reconstitution. Et puis, sans doute elle pourrait s'avérer plutôt contreproductive et enfoncer le clou. Ce n'est sans doute pas le but recherché. Au faut, recherche-t-on nécessairement la justice dans ce dossier ? On pourrait en douter. Mais comme le système "de condamnation" repose sur l'intime conviction des juges, ce seerait peut-être du sabotage, que d'avoir à relaxer Colonna, après un tel niveau de dépenses inconsidérées. Maintenant si une condamnation survenait, sans qu'il y ait reconstitution, sans doute y aurait-il le risque avéré d'avoir un autre problème à gérer en Corse.

  • @ Bressol,

    Arrêtes tes "conneries". En France, déjà on ne monte pas comme cela sur les toits. Ensuite, vu le climat, tu en connais toi, qui accepteraient de s'y geler le "cul" pendant un mois en attendant qu'un "pigeon" passe à porté ? LOL

  • @ PVarini

    Vu la tournure prise, Colonna doit certes défendre son cas, qu'il connaisse ou pas le tireur n'est pas le problème. S'il citait un nom, d'abord serait-il crédible ? Cela serait certainement attribué à une manoeuvre dilatoire et même risqué, car passible de poursuites pour dénonciation calomnieuse, en l'absence de preuves corroborées.

    Si la justice fonctionne correctement, Colonna n'a ici rien à prouver, c'est au contraire le Tribunal qui doit prouver que c'est lui le tireur ou qu'il a participé à un autre titre.

    C'est assez mal parti pour et sauf à tirer le dossier par les cheveux, on ne voit plus trop comment il pourrait être sérieusement incriminé, sans de nouveaux éléments probants à charge.

  • @jean
    Toujours tes torrents de haine devant l'irréfutable... D'autre part je crois que c'est toi qui est sur le toit en ce moment. Et c'est ton cerveau qui est gelé probablement. Faute de pouvoir argumenter, les insultes ordurières. Je sais faire aussi, mais avec moi c'est plus rare.
    "Tout y est" dans ce procès, y compris les très mauvais traitements, les menaces envers les familles et l'emprisonnement abusif, comme d'habitude. A suivre semaine prochaine...

  • @ Bressol,
    Tu en es toujours aux phantasmes, procès d'intentions, le cerveau vide à éructer n'importe quoi et à mélanger les fables. Tu n'y connais rien en matière de sécurité. Alors de quoi parles-tu ? De tes histoires de bistrot habituelles? Bon cela rassure un peu. Continues comme cela, sans avoir la moindre preuve de ce que tu mentionnes, à développer des hypothèses très farfelues. Oui, il vaut mieux que tu continues à picoler, tu te sentiras bien sous peu, pour encore insulter les autres. Quoique apparemment le week-end ton disjoncteur semble régulièrement sauter et du coup on se repose un peu, sans tes salades.

  • @jean! Parfois tu m'amuses, parfois C l'inverse.
    Qui es-tu au juste? Sous ton pseudo? Dis nous tout et où tu es!
    Moi j'ai rien à cacher, c'est:
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/spip.php?article282
    (quand suis pas à Namur C Oran ou Poitiers)

    Es-tu comme jp2, un de ces retraités vicieux, qui n'ont fait en tant que "cadre" qu'entuber les copains durant leur vie "pro", et qu'on paie aujourd'hui à rien branler avec nos sous? Qu'on devrait obliger à recracher le pognon? La retraite, ça se mérite! Ou... Plus exactement, ça devrait se mériter.

    D'autre part en matière de sécurité, le premier "novice cuisine" d'un cargo il en sait plus que toi sur la question. Lui, il fait un exercice chaque dimanche avec "démo".
    (à bord des navires Belges ou chez les marins Croates, c'est effectivement le samedi..)

    Bien navicalement / Met vriendelijke groeten
    Thierry Bressol OR1
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2008/09/contenu-de-marine-inconnue.html

  • Ce qui est marrant ici, c'est qu'en rentrant tard le soir, en jetant un coup d'oeil sur le e-mail puis sur les 7 sites qui sont ouverts en forme d'onglet avec Firefox, sur les "Actualité du Droit" si dans les récents commentaires on lit "jean": on est sûr de savoir où est la poubelle!

  • Journée bien remplie hier, à la cour d'assises. Vinolas a allumé une mèche, et l'étincelle fait son bout de chemin. Tout le monde, et la quasi-totalité de la presse a tenté de le discréditer : frustré, aigri, maniaco-dépressif et j'en passe. Ca en dit long sur le panurgisme de nos valeureux journalistes don on sait, depuis Yves Bertrand et bien avant, où il vont puiser leurs "informations". Ce sont d'ailleurs les mêmes qui couinent sur une liberté de la presse qu'ils se gardent bien d'exercer, par paresse.

  • Toujours pas de nouvelles du préfet...

  • @ Bressol,

    Effectivement, tes commentaires où tu sautes du coq à l'âne, dans une sorte de délire imbibé quasi permanent, tu peux les mettre droit à la poubelle, cela te ferait des vacances pour récupérer. Mais ta vanité sans doute démesurée t'empêches, de ne pas t'étaler en long et en large, avec des "conneries" indicibles, pour quelqu'un doté de normalité et de bon sens. Les portes-drapeaux du communisme international se portent bien à Grenoble ?

    Colonna mérite comme tout justiciable, un procès équitable. Déjà, vu les nombreuses manipulations on peut se demander s'il ne devrait pas carrément être libre. De nombreux Corses qui semblent informés le penseraient.

    Tu parles de menaces sur les témoins ? Prouves-le donc, au lieu de baratiner dans le vide, la tête enfumée par du belge : qui, quoi, où, quand, comment, par quel moyen et pourquoi ? Preuves matérielles?

    Lesquelles, rien n'est prouvé, si ce n'est les arrangements multiples des condamnés et leurs proches pour organiser une version commune, autour d'une défense collective. Sur laquelle ils reviennent.

    A l'évidence l'enquête a été orientée, comme cela se fait couramment pour établir la réalité d'une thèse. En matière de recherche du renseignement c'est tout sauf la bonne méthode, permettant d'aboutir à la vérité. Du coup la vérité judiciaire, qui risque de sortir d'un aggloméra de théories vaseuses, d'allégations fausses, de vraies manipulations, d'accusations et de dénégations, il est probable qu'à l'arrivée la solution ne satisfasse personne et pour cause.

    Ce procès est un autre raté, qui pourrait bien sceller un second Outreau. On ne sait pas quel est le rôle joué par Colonna. Mais ce qui est probable, réside dans l'impossibilité de dire une vérité judiciaire, compte tenu des résultats actuels de l'enquête et des déclarations très peu crédibles des témoins, quant à leurs accusations à l'encontre de Colonna. Ne sont-elles pas désormais tombées et nulles ?

  • Tiens donc..Douillet cité dans l'affaire du "concorde"!!! ceci explique-t-il cela???
    Et Montagné.... ou va-t-on le trouver???

  • Toujours pas de nouvelles du préfet... Nous dit "Fran".
    Et toujours pas de nouvelles d'un raisonnement qui "sonne juste"
    chez notre ami "jean", qui ne se présente toujours pas.

    Effectivement, dans une affaire où tout le monde ment, (au moins autant qu'en ex-Yougoslavie)
    Qui va pouvoir prouver quoi que ce soit?
    Pas une seconde j'ai affirmé ici, quoi que ce soit de plus!
    Une seule chose est certaine, c'est le bazar ce procès.
    Un report est nécessaire, certainement, sur de nouvelles "bases", effectivement.
    Comment? J'en sais rien, je ne parle de ce que je connais,
    et quandj'évoque ce que je ne connais pas, je dis aussi, que je ne sais pas.

  • @ Bressol,

    Bon on aura compris que ton niveau en matière de sécurité se résume à l'exercice de mise en route de la friteuse en cuisine, par l'apprenti cuisinier, merci d'avoir bien voulu situer ton niveau. Donc, mieux vaux ne pas parler de la sécurité des hommes politiques, tu passera pour un peu moins idiot. Mais c'est ton choix, tu es libre de radoter.

    Je te cites : "Tout y est" dans ce procès, y compris les très mauvais traitements, les menaces envers les familles et l'emprisonnement abusif, comme d'habitude. A suivre semaine prochaine..." Tu as vu cela où ? Tu répètes des conneries, la rumeur ou as-tu des preuves de ce que tu avances ? Sans doute encore une de tes digressions habituelles fortement imbibée, dont tu ne te souviens pas au post suivant pour développer la thèse inverse.

    Ceux qui ont voulu me contacter ont su le faire sans problème. Pourquoi discuterais-je en particulier avec un érudit de ton niveau "bibine". Tu étales déjà assez ta confiture, mais tu connais sans doute le proverbe à ce sujet.

  • @jean
    Comment se fait-il que le contenu de la poubelle qui te sert de cerveau déborde tous les jours ici, matin, midi et soir?
    Mon niveau de sécurité, s'arrête là où tu te trouves, ça au moins c'est sûr.
    Pour le reste, ce "niveau" il est celui d'un ancien officier de la marine marchande, et là, le moins qu'on puisse dire, c'est que tu n'est pas "dans le coup".
    Pour savoir où il commence, faut regarder à mon bord, mais il s'y trouve plus intéressant.
    Je ne te souhaite pas un bon dimanche jean. Au cas ou ta bêtise et ta méchanceté t'empêcherait de piger ça.

  • A propos des très mauvais traitements, des menaces envers les familles, les emprisonnements abusifs etc
    - J'ai vu ça dans les comptes rendus du procès, comme presque tout le monde. Ne suis pas sur place, et ce n'est pas très intéressant, ce spectacle dégradant.

  • Merci pour ton "prêche-poubelle" de curé raté. Relayer des commérages de concierges, n'apporte rien au débat. "A propos des très mauvais traitements, des menaces envers les familles, les emprisonnements abusifs etc .J'ai vu ça dans les comptes rendus du procès"

    Quand tu cites des éléments, sans les dater, ni préciser quelle en est la source, à qui ils s'appliquent, éventuellement si depuis ils ont été démentis, tu ne fais que relayer des commérages du niveau concierge attardée, sans aucun intérêt. C'est précisément en raison de tes sautes de lucidité et de divagations multiples, alternés quelquefois avec du bon sens, on ne se pose pas la question de savoir si ton cerveau est une poubelle, mais plutôt à quel taux il est imbibé ou s'il ne s'agirait pas d'un chiote, vu la teneur de tes propos.

    Merci encore pour leur contribution nauséabonde, aux portes-drapeaux cocos de Grenoble !

  • @jean, je ne me sens effectivement pas obliger de répéter ici ce qui se raconte à la radio, à la TV ou dans les journaux, donc encore moins de dater la chose. Toi par contre, tu joue au grand stratège bushiste sous au moins trois articles ici, et ça ne nous amène pas grand chose, autant lire directement l'original, plutôt que ce qui te sert d'opinion copier/coller...
    Les fameux témoins concernés ont retenus de leur garde à vue ou "préventive", quelques souvenirs qui n'ont rien de commérage de concierges et le tribunal "spécial" est invité maintenant à écouter.
    D'autre part, si tout le monde ment en Corse pour chaque affaire, qu'y puis-je? Qu'y pouvons nous?
    Le constater ou s'en douter, seulement...
    Il est sûr qu'une campagne d'étude de propagation et de mesures radioélectriques, avec les instruments de mesures qui s'impose, c'est plus rationnel qu'une cour d'assises "spéciales", comme les "sections spéciales du gouvernement de Vichy...

  • D'autre part, les techniciens et ingénieurs en radio, quand on travaille nous, ça marche après!
    Voyez et constater ce que fait votre mobile.
    Ce tribunal, il me semble pour le moins "planté" comme un PC sous Windows Vista.

    D'autre part, depuis 1992 que j'utilise Internet, avant le web-windows créé par le CERN (il n'y avait alors que le e-mail pour nous), je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi puant que toi Jean, ça c'est fort. Tu t'es un peu relu parfois?

  • @Jean
    J'ai du avoir la berlue,il m'avait semblé voir passer un lien que tu m'avais adressé et rentrant du boulot celui-ci a disparu???

  • @ Kriptonite,
    Disons que la censure frappe, comme d'habitude, en fonction de la tête des clients. Certains peuvent insulter d'autres en toute liberté, le droit de réponse apparemment n'existe pas dans la règle juridique du Blog. Absence d'équité et de réciprocité, mauvaise foi, ce n'est pas nouveau.

  • Nous serions donc sans droit de réponse pour certains cas....ceci est contraire a l'expression de la liberté de penser,Lémurien a plus d'une fois insultés plusieurs blogueurs et Gilles n'a pas censuré pour autant ,par contre il a censurer(que dis-je,carrément FOUTU dehors du blog) @Ingenys qui n'est pas plus ni moins insultant que Lému,il ne me semble pas que l'autorité de Gilles est ou a été mise en cause par @Ingenys.....c'est vrai que parfois nous sommes très virulents sur certains sujets,mais que ça plaise ou pas, faut écouter ce que l'autre a a dire,car meme s'il est insultant il y a toujours une vérité qui en sort soit pour celui qui le dit soit pour celui qui reçoit!!!!
    Que ça plaise ou pas @Ingenys et Lému manque cruellement a ce blog...et je constate que meme Anna poste moins fréquemment ......et ils me manquent,NAAAAAAAAAA!!!!

  • J'ai oublié, la vérité apparait aussi et surtout a celui qui assiste a la passe d'arme!

  • La censure…

    Pour la … fois, je répète.

    1. Aucune censure pour les posts. Vous constatez vous-même qu’ils apparaissent dès le clic ou qq minutes après le code de contrôle. Il faudrait donc imaginer que je suis planté devant l’ordi, pour els relire en instantané et faire le tri…

    Merci pour moi, mais mon cas n’est pas si grave.

    2. A ce jour, on compte 418 notes et 33108 commentaires. Comme censure, on fait mieux.

    3. Je n’interviens pas sur l’essentiel débat « Gaza », et chacun sait pourquoi. Environ 4000 posts, j’ai du en effacer moins de 10.

    4. Si j’ai lassé passer un commentaire illégal, merci de me le signaler

    5. Quand je vire un texte, je le dis, et je dois pourquoi

    6. J’ai remercié uniquement 2 internautes de ne plsu poster, non pour le fond des idées, que pour une volonté de s’approprier le fonctionnement du blog. Il se trouve en effet que le blog est largement ouvert, mais ouvert à mon nom. Et j’envisage qu’il dure longtemps.

    7. Chère Kriptonite, vous citez un blogueur qui m’insulte et me diffame sur son site. Ca règle la question, non ?

  • C'est vrai que le sujet en point 7. est un sacré fouteur de merde qui empoisonnait la plusparts des sujets.

  • Donc le divorce est bien consommé.....AMEN!

  • Si nous pensions et savions tous exactement la même chose:
    - Ca n'aurait aucun intérêt de venir ici
    - Ca n'aurait aucun intérêt de laisser un petit msg ici
    - Comme il est peu intéressant de lire, ce qui a déjà été dit dans le journal TV de 20h00 ou la presse classique.
    - Nous construisons nos opinions avec:
    . Notre savoir, qui à priori augmente chaque jour de notre vie
    . Notre expérience, ce qui se passe autour de nous, avec ou sans nous, qu'on le veuille ou non comme si on le peut ou non.
    . Ce que nous entendons, lisons et voyons à la TV, au cinéma et sur la vaste toile.
    . En d'autres termes, nous construisons aussi nos opinions et notre savoir avec celles et ceux des autres.
    - Plus loin même, nous avons besoin des opinions et du savoir de toutes et tous les autres.
    (même l'opinion de "jean", car il faut au moins savoir que ça existe)

    Ceci ne veut pas dire qu'on va "recopier", au contraire!
    - Pour ma part et sur n'importe quel sujet, une opinion totalement différente de la mienne est de fait plus intéressante que si elle en était proche, car:
    . Elle va permettre sa modification, pour la renforcer, la modifier, la "réparer" ou carrément me faire changer d'avis si je constate avoir pensé des erreurs, petites ou grosses. Ya que les idiots qui ne changent jamais d'avis et l'univers est ainsi fait que rien n'est très simple ou sans nuance. C'est bien le problème d'ailleurs...

    Il me semble important que chacun(e) songe chaque soir avant de dormir, à ce qui a été pensé dans la journée et vérifie simplement ce qui a été suggéré dans la journée par "l'environnement" en se posant la question simple:
    -"Je valide ça ou non?" C'est un bon moyen de ne pas penser des bêtises, ça a fait ses preuves, car ça fait aussi partie d'une démarche du Yoga pour apprendre à dormir bien.
    Et... Plus que jamais le retour à la prise en compte des rapports de cause à effet est nécessaire!
    Ca éviterait de triste "faits divers" comme l'accident avec le RER des supporters de foot à la sortie du Stade de France Samedi soir...
    On se demande parfois si les gens ne sont pas en train d'oublier de penser. Comme oublier de respirer, c'est dangereux!

    D'autre part, il est sûr que le pilotage est parfois difficile pour un site-captain:
    Exemple, JD Merchet a dû (à son regret plusieurs fois exprimé) limiter les commentaires, car certains sujets traités déclenchent systèmatiquement des torrents des msg haineux parfois tout à fait stupéfiant.
    http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/
    Au début il avait tout zappé, c'était dommage.
    Maintenant, il limite! Ou enlève la fonction, c'est selon le sujet:
    http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/03/charles-de-gaul.html
    (il a semble-t-il pensé que 10 ou 20 posts suffisent pour faire le tour de chaque article)

    Bien navicalement / Met vriendelijke groeten
    Thierry Bressol OR1
    - Le matelot blogueur, ex-ingénieur radio et ancien officier de la marine marchande
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/

  • @ Bressol,

    En Technicien "radioélectrique", tu expliques par un vaste laïus, que tu n'as pas la science infuse. Si tu étais ingénieur, la maîtrise de l'esprit de synthèse l'aurait réduit à deux lignes.

    Tu as compris que Merchet limite à 6 posts, pour éviter la saturation. Si les intervenants y maîtrisaient aussi mal la synthèse que toi, il ne ferait plus apparaître six post, mais deux et l'on est sûr de ne pas risquer de faire le tour de la question.

    Tu ne pourrais pas mettre à la poubelle ta pub gluante et propagandiste hors sujet "souvenirs de mer" et blabla radio ? Remplaces par "souvenirs cochons" cela nous changera les idées.

  • @ Kriptonite,
    Lemu, nous expliquait le peuple pacifique malgache, pas prêt de s'exciter, ni de descendre dans la rue; un peuple qui adore les étrangers, invités à venir visiter "Nosy bay" et y rencontrer les belles.
    http://www.magistro.fr/content/view/200/1/

  • Toujours les insultes et insanités de jean, le très courageux anonyme du présent blog.
    JD Merchet, il en a eu marre des gens comme toi Jean, qui polluaient son site, tout simplement!

    Effectivement je n'ai pas la science infuse, mais ce que je fais ou faisais, je sais le faire!
    Personne n'est infaillible, fut-on ingénieur radio, sortie de l'Ecole Nationale Supérieure des Telecom à Evry!
    (ce que je ne suis pas, je sors de l'Ecole Nationale de la Marine Marchande de Nantes)

    Je constate à propos du sujet de cet article, que les "pro" de la justice, responsables de la tenue de ce procès de Colonna, ils n'ont pas fait du très sérieux travail!
    Tandis que...
    Nous les spécialistes radios, quand on installe quelque chose, ça fonctionne après notre passage!
    (je ne suis pas certain que jean, soit capable de comprendre ça, ni même s'il sait se servir correctement de son téléphone mobile)

    Ceci dit, une partie de la vérité va peut-être "sortir", ça a commencé "hard" ce lundi...

  • @ Bressol,

    Il n'y a aucune insulte, ni insanité : tu refuses juste toute remarque fondée. Tu écris des tartines hors sujet, façon "vassouille", en rajoutant des histoires télécom à toutes les sauces, dont on s'en fout.

    Tu persistes encore, tout le monde s'en fout également que je ne sache me servir d'un portable. C'est la raison pour laquelle je n'en ai pas.

    Mais toi tu sais faire et cela démontre ton intelligence supérieure de technicien, pourtant incapable de rédiger en Français, sans bégayer une longueur de page. La vérité, est que tu t'écoutes causer, du coq à l'âne, comme au bistrot, après quelques verres.

    J'ai relu, il n'y a aucune insulte, juste des idées et des constats, simples et lisibles par un homme du monde.

  • @ Bressol,
    Encore une idée fausse: je n'ai jamais été censuré sur le Blog de Merchet où j'interviens régulièrement, en anonyme par rapport au public, comme la norme le permet.

  • Il me semble que j'ai été censuré sur le blog de Merchet quand je me suis foutu de sa gueule sur l'utilisation de MI-8 au Tchad. C'est une vieille trapanelle qui remonte à la guerre du Vietnam, il a du confondre avec le MI-17. Il est bien Merchet, mais pas très liant et l'humour n'est pas son fort.

  • @ Mathaf,
    Oui, pour les hélicos russes, il y a divers paramètres entre les civils les militaires, la position du rotor de queue. D'autant que l'évolution a été permanente, notamment pour les versions des MI 24 et suivants. On trouve pas mal de doc sur le net, mais avec des photos de qualité moyenne, ce n'est pas évident. De toute façon, le pinaillage de spécialiste, cela ne change pas grand chose. J'avais dans le temps une base de donnée très exhaustive, qui doit toujours être sur un disque dur ou des copies de sauvegardes, sans doute inutilisables avec les ordis actuels

  • @Mathaf
    Me souviens sur le statut public hospitalier que l'on nomme "chef de clinique ", ton humour avait eu des limites également....lol
    Personne n'est parfait hein...

  • Ben oui mon bon Fran, personne n'est parfait n'est-ce pas ?

  • Exact, et c'est bien de s'en souvenir parfois...
    Allez un bon film avec ce cher Clint m'attend, bonne soirée !

  • Peine maximum pour Colonna : perpète et 22 ans de sureté. Ca laisse un drôle de goût dans la bouche. 11 ans de procédure, plus ça dure moins on comprend.

  • Ca ça va faire des dégats........????

  • Chais pas, je n'ai aucune sympathie pour ces nationalistes corses, mi-bouffons mi-maffieux.
    Je suis un peu écoeuré par un processus qui ne me semble pas trop démocratique, qui me rappelle trop les tribunaux d'exception de triste mémoire, et ça ne remonte pas à Vichy pourtant.

  • Moi non plus je n'ai pas de sympathie particuliere,mais ici il ne s'agit pas d'etre pour ou contre des nationalistes,mais que chaque citoyen est un procès équitable,mené par une justice au dessus de tout soupçons....c'est loin d'etre le cas ici!

  • La justice a parlé : comme du temps de Vichy où elle était aux ordres, mais également après la guerre, comme maintenant. Donc, rien ne semble changé sur le fond ni la forme, ni depuis Outreau.

    Bon, on aura compris, la justice ne pouvait pas encore "perdre la face", donc Colonna a eu sa dose en prime, malgré nombre d'interrogations. Mais le secret des délibérations a permis d'établir ce verdict. La justice, n'a pas à se justifier, elle est souveraine....

    Donc, l'Etat a condamné Colonna à débourser quelques sous en sus, pour aller en cassation et le cas échéant, si la justice n'a pas percuté, la France sera sans doute une nouvelle fois condamnée au niveau de l'Europe, passant globalement derrière l'Albanie, Etat démocratique bien connu au niveau mondial.

  • La correspondance avec Vichy "Comme à Vichy" me gene beaucoup, car s'il ya bien un domaine où Vichy a été une horreru, c'est dans sa pratique judiciaire. Les magistrats ont été très laches, suggérant aupouvoir poltiqiue de créer des juridictions spéciales pour les affaires politiques de manière à ne pas se salir les mains. Ce qui fut fait.

    Ce qui ressort de cette affaire, après l'affaire Ferrara, c'est que la justice est à la peine pour les affaires de grande ampleur. Et pour Colonna, il ser intéresant de suivre et de voir ce que dira la Cour de cassation et la Cour européenne des droits de l'homme

    Une chose est certaine. C'est que l'enquete qui a suivi l'assassinat d'un préfet (balles tirées dans le dos, vivent les héros corses ! ) a été conduite en dépit du bon sens, dans le champ clos de la rivalité des services.

  • Franchement cherchait-il un autre verdict ? Quand on sait, on parle ou on prend.

  • Colonna est certes "dans le trou", mais pas vraiment dans les oubliettes...
    On n'a pas fini d'en entendre parler...
    D'autre part effectivement, ce tribunal effectivement n'est pas sans rappeler (à commencer par le terme "spéciale") le système "vichyste".
    Les excès d'autorité du régime Sarkoziste, qui n'a pas d'autorité morale réelle, mais celle de la force brutale et celle de l'escroc sur ses victimes après avoir bien menti, sont une fois de plus illustrés par cette conclusion.
    D'autre part, il va certainement pleuvoir ici ou ailleurs, jean dit presque la même chose que moi aujourd'hui. Sans doute l'excès de certains médicaments.

  • La vraie question des prochains mois, quand l'affaire va "rebondir" avec les recours cités et étudiés par les avocats de l'intéressé, c'est aussi:
    - Va-t-on dans le futur, savoir:
    . Qui, avec qui et pourquoi on a lâchement "descendu" le préfet en lui tirant comme ça dans le dos?
    . Qui, les activités anti-corruption du préfet gênaient-elles?
    (ça a déjà été dit, mais cet aspect là, ressemble un peu trop à l'affaire de Yann Piat, jamais éclaircie, comme d'habitude)
    . Et qui "plongera" légitimement et clairement cette fois, si la vérité éclate?
    - j'ai des doutes sérieux là-dessus. En France on n'est pas aux USA.
    Les notables voyous bien en place, n'ont pas grand-choses à craindre. Là aussi est le pb.

  • Gilles,

    Point n'est besoin de remonter à Vichy : sous De Gaulle, Colonna aurait été condamné à mort et exécuté. Ca n'est pas si vieux les tribunaux d'exception, en plus il n'y avait pas d'appel. Froid dans le dos.

  • j'ai étudié de près le focntionnement de la justice sous Vichy, et franchement s'était terrifiant. Mais entre cette terreur et la Jusitce des temsp apaisée, il y de 'espacee pour des structures intermédiaires.

    Mongénéral aimait bien les juridictions spéciales, et il s'est fait retoqué plus d'une fois par le Conseil d'Etat... alors qu'à l'époque on n'avait pas la CEDH.

    La Cour d'assises spéciale reste une juridiction incontestable, légalement.

    Mais sur la partique du procès, il y a qu minimum de vrais points d'interrogation.

    Un avocat proche du dossier me raconte l'inicident, peu relayé par la presse.

    Vinolas est entendu comme témoin, pour dire qu'il y a deux memebre du commando qui sont restés en liberté.
    Il dit à la barre avoir adressé une lettre en ce sens avant le procès au président de la Cour et au Procureur.
    Le président répond: "j'ai vu arriver ce courrier mais ne l'ai pas ouvert parce que (plusieurs motifs, genre c'est hors débat.
    Le procureur dit le vais vérifier.
    A la reprise d'audience, le procureur dit avoir reçu lui ausssi ce courrier, l'avoir ouvert, et l'avoir tranmis au président, ouvert et l'enveloppe agraphée en annexe, par un "soit-transmis".

    Donc...

  • Reste la Cour de Cassation, il doit bien y avoir quelques moyens à faire prospérer, comme cet escamotage de témoignage.

  • @ gilles devers
    La comparaison, sur la base de fonctionnement s'entend, n'est pas différente de celle juste après de la guerre où d'aucuns ont utilisés les mêmes juges aux ordres, parfois par le moyen de la dénonciation calomnieuse, mais pas seulement, pour faire des affaires juteuses, par voie judiciaire.

    Actuellement, il n'est pas très compliqué d'observer que la séparation des pouvoirs n'existe que très partiellement et que d'aucuns clubs, groupes de pression ou divers clans politiques, possèdent tout pouvoir pour faire donner la justice dans le sens qui leur convient le mieux. Certes, elle ne condamne plus à mort, mais la justice ne peut que fonctionner ou dysfonctionner, pas correctement au profit des protégés et mal pour ceux qui sont à dézinguer.

    Pour Colonna, je n'ai aucune idée préconçue, en revanche, pour le condamner apparemment tous les éléments ne semblent pas avoir été sur la table, objet du questionnement actuel, pour nombre d'observateurs.

    Certains spécialistes, envoyés jadis par avion, de Corse à Paris pour la Cour de sureté de l'Etat, signalaient à leur escorte de gendarmerie avant le départ, que franchement ils n'avaient pas de bol, car lui serait déjà revenu en Corse par vol régulier, le billet étant déjà réservé, alors qu'eux seraient toujours à attendre de connaître la date pour un vol du Cotam. Autant, ce procès semblerait à l'inverse reposer sur des arrangements similaires, bien qu'opposés.

  • C'est normal, en tant qu'avocat, de jeter un voile pudique sur cette cour spéciale. Tout ce qui touche aux procès politiques est hautement suspect.
    Je me souviens de ce leader syndicaliste qui avait démissionné du parti communiste au moment de la conclusion du pacte germano-russe. Balancé par les communistes, il a passé l'occupation en prison, où il a contracté la tuberculose. A la libération, les mêmes communistes on tout fait pour l'envoyer devant le peloton d'exécution, parce que les allemands ne l'avaient pas fusillé.
    Libéré donc, ils ont essayé de l'assassiner à trois reprises.
    Avant,pendant, après Vichy et bien après, ces procès politiques et ces cours spéciales puent grave. Quel que soit l'habillage qu'on leur donne.
    Marina Paella a eu la chance de ne pas être française, elle. Totalement foutrac, le pouvoir.

  • "La défense du berger corse a d'ores et déjà mis en avant "trois moyens" susceptibles, selon elle, d'entraîner une cassation du verdict rendu vendredi par la cour d'assises spéciale d'appel de Paris.
    Les avocats dénoncent "le manque de loyauté" et "le manque d'impartialité" de la cour ainsi que "l'absence d'avocat" de la défense durant les deux dernières semaines du procès, à la suite de la décision d'Yvan Colonna et de ses défenseurs de quitter l'audience, le 11 mars" (NouvelObs)

  • C'est énorme ce qui se passe aujourd'hui, Sarkozy est jugé pour atteinte à la présomption d'innocence de Colonna.
    Gilles, quelles sont les éventuelles issues possibles ?

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