31/03/2009
Un ex-braqueur au Barreau
Un avocat parle : banal pour un bavard. Moins fréquent quand il parle de lui, et pour raconter qu’il a vécu les deux cotés : côté avocats aujourd’hui, côté voyous hier. Etonnante histoire de Maître Christian Laplanche, du Barreau de Paris, maître de conférences des universités, et dont France 3 publiant hier le portrait.
Au début des années 1980, c’est la galère. Les coups tordus suivent aux coups tordus. Laplanche était un bon candidat pour l’application de la loi sur la récidive, peine plancher et circulez y’a rien à voir. Si, il y avait à voir, et des magistrats ont vu.
En 1982, Christian Laplace, âgé de 19 ans, ponctue une série de méfaits par le braquage du bureau de Poste de Barbentane, id est vol avec arme. Direction la taule et perspective les assises, avec une petite dizaine d’années de prison comme tarif de base. Oui, mais voilà un juge d’instruction, au tribunal de grande instance de Tarascon, pige qu’il se passe quelque chose dans la tête de ce jeune homme. Christian Laplace passe son bac en prison, et le juge le libère sous condition de suivre des études. Et lorsqu’il comparait quelques temps plus tard devant la Cour d’assises, en 1990, Christian Laplanche est un étudiant assidu de la fac de droit. La cour dit banco, et Christian évite le retour à la case prison. Un truc bizarre qui s’appelle « faire confiance ».
L’étudiant sursitaire se montre à la hauteur : licence, maîtrise, doctorat et réussite au concours de maître de conférences en droit. Il enseigne à la Guyane.
Un maître de conférences dispose d’une équivalence qui lui permet de s’inscrire au barreau. Aboutissement logique.
Première tentative en juillet 2003, auprès du Barreau de Nîmes : niet pour ce professeur qui « ne remplit pas les conditions d'honneur et de probité indispensables à la profession d'avocat ». Pour le Barreau de Nîmes, très jeune d’esprit, on a toujours vingt ans… Christian Laplanche fait appel et la Cour lui donne raison, soulignant que notre ami a «donné des gages de réinsertion sociale plus que suffisants. ». C’est parti, mais quinze mois plus tard, la Cour de cassation annule l’arrêt qui ordonnait son inscription au barreau. Vingt ans de mise à l’épreuve, avec des efforts constants et une réussite exemplaire, ce n’est pas assez. A la pointe de la jurisprudence, le principe de précaution pour analyser la nature humaine. Le Barreau de Nîmes n’a pas confiance.
Christian tente sa chance devant les barreaux d'Avignon, d’Alès puis de Cayenne, qui déjouent la manœuvre de ce perfide. Bon pour la famille, la société, les étudiants, la fonction publique, la fac, mais pas pour la barre. Non mais des fois !
Nouvelle tentative, cette fois-ci au Barreau de Paris,… qui dit oui ! « J'ai demandé que le droit soit appliqué, pas qu'on me fasse une fleur. Le secrétaire général de l'ordre m'a entendu en mars 2008. Puis j'ai été auditionné par le Conseil de l'Ordre le 17 juin. Les quarante membres du Conseil ont délibéré et j'ai été inscrit le soir même. Cela m'a fait bizarre, une émotion un peu particulière après avoir connu plusieurs échecs et lutté contre les préjugés, la calomnie. »
Au cœur de l’affaire, Xavier Alègre de La Soujeole, qui était le juge d’instruction de Tarascon et qui depuis, est devenu dominicain. Professeur de théologie à l'université de Fribourg, en Suisse. Xavier, tu exagères. Pour une fois qu’on en tenait un bon… Xavier et Christian, qui sont devenus potes, raconte : «J'avais été frappé par l'intelligence et le sens moral de cet inculpé: il voulait réparer ses torts. Il a vraiment les qualités pour être avocat. Et son expérience serait d'un précieux concours à la justice.»
Bravo aux juges qui ont l’œil, Bravo au Barreau de Paris, et une tournée de Lexomyl pour les barreaux de Nîmes, Avignon, Alès et Cayenne. Quand à Christian, si jamais tu passes par le blog un de ces jours, fais nous signe : tu es notre invité.

01:25 | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note | Tags : avocat











Commentaires
J'ai éclaté de rire en voyant la première illustration, il ne manque que la mayonnaise.
Écrit par : Mathaf Hacker | 31/03/2009
Bravo a ce juge d'instruction qui a su déceler ce qu'il y avait de meilleur en cet homme(,on devrait le cloner et le dispacher dans plusieurs tribunaux)comme quoi il y a toujours une raison d'espérer et trouver la lumiere,ce jeune homme a l'époque a trouvé la sienne elle a guidé son parcourt et elle continuera j'en suis sure a l'accompagner jusqu'au bout de sa tache.
Ca fait un bien fou de lire se genre de note ....je vais bien dormir ce soir.
Écrit par : Kriptonite | 31/03/2009
Ben Kripto, t'es pas couchée à c't'heure ? Il est temps de faire la planche.
Écrit par : Mathaf Hacker | 31/03/2009
Sitôt la dernière lettre tapée sui'parti faire la planche!!et toi Mathaf pas couché non plus?
Écrit par : Kriptonite | 31/03/2009
Comme quoi tout n'est pas perdu!
Écrit par : XSB | 31/03/2009
J'avais demandé à un de vos confrères qu'il me comente un peu ce cas...silence total.
Il parait même que ce maître de conférence avait été en quelque sorte boycotté lorsqu'il prêtait serment au barreau de paris..
C'est une attitude déplorable qui fait implicitement comprendre à chacun que la prison a plus d'intérêt dans l'apaisement du ressentiment des victimes que dans la toute théorique réinsertion sociale des coupables.
En gros vous prennez quelques années de prison mais c'est pas à travers elles que vous aurez réparé votre erreur, non non, il vous en coutera la vie..
Tant d'hypocrisie, Beurk.
Écrit par : coolguy | 31/03/2009
C'est une belle histoire avec un "happy end", un homme de foi qui a foi en l'homme ; un voyou déterminé dans la voie de la rédemption.
Un grand verre d'huile de ricin pour ceux qui ont voulu savonner Laplanche.
Écrit par : Mathaf Hacker | 31/03/2009
Comme vous le dites dans votre article, M. Laplanche a passé son bac en prison et a été suivi dans ses études par le juge, ce qui n'aurait probablement pas été le cas si le juge avait eu les "idées larges" et avait passé l'éponge sur la Xième infraction de M. Laplanche, lui permettant ainsi de continuer tranquillement un vie de voyou dont il ne serait probablement jamais sorti...
On en revient toujours au rôle de la prison, qui à mon avis doit être tour à tour punition (étape 1), retrait temporaire de la vie civile (étape 2) pour mieux permettre à l'individu de se reconstruire (étape 3). Encore faut-il que 1/ l'individu le veuille, ce que le meilleur des éducateurs ne pourra tout au plus qu'encourager, 2/ les moyens soient mis en place pour y arriver, et 3/ que toute la société joue le jeu, ce qui visiblement n'était pas le cas pour M. Laplanche dans un certain nombre de tribunaux...
Allez, je lâche ma blague foireuse: finalement, il est toujours un voyou, mais du bon côté... (pas trop gros les cailloux!!)
Écrit par : Brau | 31/03/2009
Drôle. Bravo l'avocat et conseiller juridique. Ils font un bon travail sovyu. Et digne de remerciements. Ils apportent leur cas à la fin. Je pense que les deux fonctionne, et plus encore.
Écrit par : Albert | 31/03/2009
génial pour lui, si les autres (détenus et juges) faisaient pareil ce serait bien ...
Écrit par : ben | 31/03/2009
Brau,
Les meilleures astuces sont foireuses , la preuve :"Quand Laplanche a passé son bac, Laplanche a lavé ".
Écrit par : Mathaf Hacker | 31/03/2009
Mathaf: merci public!!!:):):):)
Écrit par : Brau | 31/03/2009
@Mathaf
Je dois encore dormir ,je viens juste de voir le jeu de mot ..dormir/la planche !!ou alors tu l'a pas fait express c'est aussi possible,dans tout les cas cette fois ci ,j'ai ete est très longue et très plate!loll
Écrit par : Kriptonite | 31/03/2009
bravo à cet homme qui a su mettre à profit le temps passé en prison pour s'élever et rentrer dans la vie active. Mai la "honte" pour tous ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues, comme on dit, ils ne lui arrivent pas à la cheville.
Si tous ceux qui sont dehors et qui ne se sont jamais fait prendre prenaient autant conscience
de leur avenir, il y aurait moins d'andouilles.
Écrit par : Gomez de la Serna | 31/03/2009
comme quoi rien est perdu!
Écrit par : paris sportifs | 31/03/2009
Qu'en pense la bavette de Gilles ? Mayonnaise, sauce hollandaise, crevettes a la plancha, ou bien aïoli en bonne et due forme ? Me gusta avocados :
http://www.youtube.com/watch?v=mzgjiPBCsss
Écrit par : Mathaf Hacker | 31/03/2009
"...son expérience serait d'un précieux concours à la justice..."
Tout est dit.
Maintenant ce n'est plus "serait" mais "c'est".
Un gars tenace en tout cas! Mais surtout, il a eu de la chance....
Il sait par lui-même, que les portes, ils faut les enfoncer pour passer dans ce pays.
Écrit par : Thierry BRESSOL | 01/04/2009
Quand les voyous servent la justice, il y a tout à craindre ; quand les étudiants honnètes et pauvres doivent travailler et étudier, les voyous ont tout le loisir d'étudier, puis de conseiller voire de plaider devant les juridictions. Pôvre France qui marche sur le tête, quand le Bareau de Paris a perdu la sienne, question déontologie.
Écrit par : Minh hoan | 01/04/2009
@Minh hoan
Je perçois dans votre propos,comme un manque de compassion...je me trompe?
Écrit par : Kriptonite | 01/04/2009
Nul ne peut avoir été un délinquant, apprendre le droit en prison quand tant d'autres honnètes gens galèrent pour étudier, et venir dire le droit, plaider une cause autre que la leur, avoir la qualité de Conseil. Les voyous à la Barre, ne peuvent que déservir la Justice, le Droit. Et, après d'aucun viendra se plaindre des erreurs judiciaires ! Ardents des victimes, sans états d'âme pour les délinquants, les conditions d'emprisonnement, dès lors que les droits de la défense ont été exercés. Les délinquants ne doivent pas être traités sur un pied d'égalité avec les honnètes gens et surtout favorisés par rapport au victimes.
Écrit par : Minh Hoang | 01/04/2009
Nul ne peut avoir été un délinquant, apprendre le droit en prison quand tant d'autres honnètes gens galèrent pour étudier, et venir dire le droit, plaider une cause autre que la leur, avoir la qualité de Conseil. Les voyous à la Barre, ne peuvent que déservir la Justice, le Droit. Et, après d'aucun viendra se plaindre des erreurs judiciaires ! Ardents des victimes, sans états d'âme pour les délinquants, les conditions d'emprisonnement, dès lors que les droits de la défense ont été exercés. Les délinquants ne doivent pas être traités sur un pied d'égalité avec les honnètes gens et surtout favorisés par rapport au victimes.
Écrit par : Minh Hoang | 01/04/2009
Nul ne peut avoir été un délinquant, apprendre le droit en prison quand tant d'autres honnètes gens galèrent pour étudier, et venir dire le droit, plaider une cause autre que la leur, avoir la qualité de Conseil. Les voyous à la Barre, ne peuvent que déservir la Justice, le Droit. Et, après d'aucun viendra se plaindre des erreurs judiciaires ! Ardents des victimes, sans états d'âme pour les délinquants, les conditions d'emprisonnement, dès lors que les droits de la défense ont été exercés. Les délinquants ne doivent pas être traités sur un pied d'égalité avec les honnètes gens et surtout favorisés par rapport au victimes.
Écrit par : Minh Hoang | 01/04/2009
@: Minh Hoang
Il y a plein de personnes qui ont galère pour étudier le droit(et autres) et qui a l'époque était effectivement honnêtes ,mais combien de Magistrat,de Juges ou d'Avocats sont passés d'honnête a corrompu ?et ceux la sont beaucoup plus dangereux que M.Laplanche car eux ils ont le Pouvoir et ils se gênent pas pour en user et en abuser!
M.Laplanche a fait le parcours inverse, qui dit que justement cela n'est pas un avantage pour la justice...en tout cas lui il a l'avantage de connaitre les deux cotés de la "chose"...
Écrit par : Kriptonite | 01/04/2009
C'est votre point de vue cher Kriptonique que je ne partage pas, les erreurs sont très rares et très médiatisées, quant aux magistrats, avocats et auxiliaires de justices, qui commettent des fautes ils sont rarissimes, et la Justice en France est très bien rendue et bien mieux qu'ailleurs ; les droits y compris ceux des personnes soupçonnées, mis en examen sont exceptionnels. Les conditions de détentions pour les délinquants et criminels sont bonnes voire confortables et bien supérieures aux autres pays, excessivement bonnes pour qui est incarcéré eu égard aux honnètes gens entassés dans des réduits sordides sans confort. Manifestement vous connaissez le système judiciaire d'un seul côté, comme moi sauf que moi j'étais aux côtés des victimes moins bien traîtées que leurs agresseurs, chauffards et criminels. Quid de leur réparation et de leurs traumatismes physiques et psychologiques durant toute leur vie ; les délinquants sont certes privés de liberté avec remise de peine, et durant leur incarcération ils étudient le droit pour mieux le détourner. La délinquance en cols blancs est encore mieux "traitée" et font pression sur les magistrats. Je suis favorable à la réinsertion mais pas à l'excès, à quand le violeur devenir psychiatre, les landrus devenir médecins, .... l'expérience des délinquants ne peut pas servir à défendre le droit, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, et les fautes graves de M. LAPLANCHE ont été établies.
Écrit par : Minh Hoang | 02/04/2009
Christian Laplanche n'a pas l'air d'un monstre; ce juge d'instruction a agi de façon remarquable, comme un tuteur. S'il n'y avait pas eu un bon terrau, ça n'aurait pas fonctionné. Il devrait écrire un livre sur son histoire, ça donnerait espoir à beaucoup.
Écrit par : Mathaf Hacker | 02/04/2009
@Minh Hoang
Je suis aussi et très sensibilisé par le sort des victimes,mais c'est un autre débat que celui qui nous occupe ici.
Vous dites "l'expérience des délinquants ne peut pas servir à défendre le droit, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, et les fautes graves de M. LAPLANCHE ont été établies.
1-l'expérience des Magistrats...Juges...Avocats... prend t-elle le dessus malgré la corruption de certains?
2-Au nom de cette expérience ses mêmes personnes peuvent-elles se prévaloir de leurs propre turpitudes pour rendre le droit?
3-Sachant qu'il est très difficile,voire impossible(contrairement a M.Laplanche) de faire aboutir une plainte pour ses mêmes personnages,pensez vous que notre "Justice" pourra un jour établir leurs fautes graves,et les poursuivre comme n'importe quel citoyen n'occupant aucun poste élevé dans les plus hautes sphères de la société?
Je vous joint un lien si par extraordinaire vous n'étiez au courant de cette vidéo ,je vous invite a la visionner jusqu'au bout.
http://leweb2zero.tv/video/coubiac_52451292d348029
Écrit par : Kriptonite | 02/04/2009
On célébrait les mêmes héros "repentis" sous le règne de la gauche caviar.
Écrit par : Fran | 02/04/2009
Après jean et jp2, vci l'affreux troll "Minh Hoang"...
On n'est pas sorti de l'auberge.
Christian Laplanche a fait son "taff", il a passé ses diplômes, on lui fait confiance maintenant de longue date, qu'est-ce qu'on peut lui demander de plus?
D'autre part, il n'est pas "au ministère" et n'y a jamais été. Il ne saurait donc être tenu pour responsable de "ce qu'il peut s'y passer de très discutable", pour rester poli.
On le sait bien que la justice en France, comme ds beaucoup de pays, elle est très malade et que tout y est fait par nos dirigeants pour qu'elle servent plus à protéger les riches, les notables et "l'ordre établi", qu'à servir les "justiciables modestes", à commencer par les victime de tout ce qui peut nous arriver de "tordu".
Pour l'instant, les patrons voyous ne risquent pas grand-chose, ce qui ne veut pas dire que tout le monde est malveillant, débile ou incompétent.
Proverbe chinois:
-"Le poisson commence à pourrir par la tête"...
Écrit par : Thierry BRESSOL | 02/04/2009
Il semblerait que pour certains l’on ai ni le droit a l’erreur, ni le droit au repenti, ni le droit à la rédemption. Que ceux qui osent errer hors du très droit, très rigide et très strict chemin pourrissent sur place, n’est-ce pas ?
Il faudrait donc, si je suis bien la logique du raisonnement, que pour devenir avocat, magistrat, il faille être plus blanc que blanc dès le départ. Or, des avocats malhonnêtes (financièrement, professionnellement ou intellectuellement), il y en a à la brouette, mais ca, ca n’a pas trop l’air de déranger.
L’histoire de cet homme n’est pas sans me rappeler ce qui se passe pour ceux des très rares patients psy qui tournent les tables sur le système et deviennent à leur tour des cliniciens de psy, des chercheurs en psy etc.
Ils sont, nous sommes donc très rares mais nous existons et sommes régulièrement confrontés aux mêmes préjugés que cet homme par les mêmes qui débitent les très vides discours sur l’inclusion sociale. Quels préjugés ? Par exemple que le tolard repenti ou le patient psy bien stable/guéri, c’est très bien tant que ça reste dans sa boi-boite et que ça ne fait surtout pas de bruit, que ça ne dérange pas. Pourtant, ces hommes et femmes qui choisissent le chemin difficile de travailler dans leur domaine d’expérience apportent quelque chose que des étudiants conventionnels de ces métiers ne pourront jamais apprendre sur les bancs de la fac ou dans les bouquins. A savoir une autre perspective venue de l’expérience, à ajouter au reste, et d’une humanité forgée et reconquise à la force du bras et en dépit de tout.
Écrit par : anna donskoy | 04/04/2009
Retour d'Anna
Pas de doute: c'est le printemps !
Écrit par : gilles devers | 04/04/2009
Non la justice française n'est pas malade, elle est parmi les meilleures du monde ; la justice est humaine est par conséquent s'accompagne de la faiblesse des hommes qui la servent ou la desservent. Nous devons tout faire pour qu'elle soit la meilleure possible.
Les magistrats, auxiliaires de justice et avocats devenus délinquants sont fort heureusement rarissimes eu égard à leur nombre et à l'histoire de la justice depuis Saint Louis, et ce ne peut être une raison pour admettre comme un avocat toute personne ayant eu un passé de délinquant, bien au contraire. Le débat ne devait ni porter sur la justice en elle même, ni sur les fautes graves et pugées en prison par Ch. Laplanche, mais devait se limiter au fait de savoir s'il était bon ou non pour la justice qu'un ex-délinquant devienne avocat. La seule connaissance des règles de droit ne suffit pas à en faire un bon avocat, question de déontologie. La critique doit être constructive et tendre à l'amélioration, vous qui réclamez une justice bien rendue, n'oubliez pas les magistrats sanctionnés ou assassinés pour servir la justice en but à des politiques et à des voyous puissants.
Écrit par : Minh Hoang | 07/04/2009
j ai eu l occasion de faire une étude sur le cas de christian en 2005. cela me révoltait de voir que la justice qui pronait la réinsertion, fermait la porte a une personne qui avait sur faire preuve d une telle volonté. Je suis heureuse de voir que Christian a reussit.
bravo au barreau de Paris
Écrit par : brigitte | 18/06/2009
J'ai découvert cet article en cherchant à savoir ce qu'était devenu mon chargé de TD de deuxième année. Je découvre par la même occasion son histoire. Je comprends alors mieux pourquoi il avait un langage décalé par rapport aux autres chargés de TD, et l’œil malicieux qui luisait en quelques occasions.
Écrit par : Z34 | 27/08/2011
Je l'ai aussi en TD à la faculté de Droit de Montpellier. Un homme modeste, intelligent, ouvert, compétent. il aurait aussi bien pu être juge qu'avocat. Bravo Christian pour ton parcours !
Écrit par : Etudiant | 21/09/2011
Salut
J'étais en première ou en terminale avec lui à Saint Joseph,c'était un gars réglo, sympa, mais pas très causant. Je pense qu'il s'est fait entrainer dans des trucs qui l'ont dépassé, un contexte familial difficile, une crise d'adolescence où il avait besoin de montrer qu'il était quelqu'un....
La prof d'anglais nous parlait de lui, elle l'a pas mal aidé quand il est allé en prison.
Je suis bien content qu'il ait réussi à remonter tout ça et à aller jusqu'où il voulait.
Écrit par : Tofe | 19/12/2011
Bonjour - "Emue" par le parcours de cet avocat,- et... chrétienne, après la lecture d'un article dans "Libération" ( et autres) j'ai pensé qu'il voudrait faire ses preuves, car j'étais en défense dans une histoire de copropriété en Bretagne.
Il m'a reçue en consultation dans son Etude à Paris, a exigé un gros chèque, m'a remis une lettre et un reçu à en-tête de cette étude. Puis, le silence. A 4 jours de l'audience en région, (métropole), rien, le silence.
C'est alors que le standard de l'étude m'a appris qu'il n'y venait que pour relever le courrier, qu'il n'y avait ni bureau, ni secrétariat. Son N° de portable m'a été communiqué... et là... suprise, il était en Guyane. A 4 jours de l'audience !!!
Il n'a pas agi conformément à ses engagements, et j'ai arrêté les dégâts en le désaisissant de mon dossier, et en lui demandant restitution des honoraires.
Jamais je ne lui aurais confié mon dossier s'il m'avait prévenue - qu'il allait se rendre en Guyane, ( avec mon dossier ), et qu'il était seulement domicilié à Paris.
Il a fallu l'intervention de l'Ordre des avocats de Paris afin qu'il me restitue mon dossier.
Quant aux honoraires, M. Laplanche ne s'est jamais présenté aux audiences à Paris. Il est très "fax"...et il a été condamné par la Cour d'Appel de Paris, décision définitive, opposable à tous tiers, à me restituer partie des honoraires avec intérêts à compter du 1er novembre 2008, plus une indemnité au titre de l'article 700 cpc et aux dépens.
A ce jour, malgré l'intervention d'un huissier à Paris, de la Chambre départementale des Huisiers de Paris, Me Laplanche ne m'a rien remboursé, ni payé.
Il n'a pas même voulu régler 50 Euros par mois selon la proposition de l'Huissier de Justice... alors que- lui - avait exigé une somme globale pour "s'occuper" de mon dossier;
Quant au dominicain, "son ami", auprès de qui j'ai tenté une démarche conciliatrice afin qu'il le raisonne... cela ne le concerne pas !
Or, tout citoyen a le devoir d'aider à une bonne Justice !
Voilà mon expérience, coûteuse, décevante...
Pourtant, tout citoyen a le devoir d'aider à une bonne Justice !
Écrit par : Citoyen _honnête | 06/08/2012
@Citoyen_honnête
Il est passé de voyou à avocat, cela ne sous-entend pas forcément qu'il est honnête, les avocats n'ont pas une réputation de requin sans raison, je me doute qu'ils sont loin d'être tous des escrocs, mais certains le sont certainement un peu....
Écrit par : XSB | 06/08/2012
Bonjour XSB : merci de m'avoir lue.
Mon père était avocat, et j'ai travaillé un temps en son étude, or,j'ai horreur des conflits, et pas la "vocation"!!!- lui était loyal, compatissant si nécessaire, désintéressé ( quelquefois il ne faisait pas payer ) et persévérant
Mais il y en a d'autres, effectivement... il existe une Chambre spécialisée dans les contestations d'honoraires d'avocats à la Cour d'Appel de Paris, qui siège toute une journée, toutes les semaines.
Ledit Laplanche vit de publier un article dans "La Croix" ... "Un tremplin pour l'élévation"... je n'en crois pas mes yeux ! A lire sans rire, si possible !
J'écris afin d'agir non seulement pour moi, mais pour les autres...
Écrit par : Citoyen_honnête | 06/08/2012
Jamais ni lui, ni le dominicain, dont il est le protégé, n'ont un mot, un regret, pour ses victimes - j'en suis une - mais ni consentante, ni complaisante - et cela me choque, évidemment ( le mot est faible).
C'est lui qui le rappelle, abondamment, avec égocentrisme : il a un passé de braqueur, et il a tiré, blessé un gendarme.
Qu'est devenu ce gendarme ?
Ma compassion va au gardien de l'ordre, de la paix, qui a fait son devoir.
Écrit par : Citoyen_honnête | 07/08/2012
En tout cas c est un très bon professeur de Droit Civil à l université de la Guyane. Il est très intelligent et explique très bien sa matière! Bon il faut dire aussi qu il est extrêmement exigeant quant aux commentaires d arrêt. Les zéros ou un sont très courant (petite parenthèse).
Écrit par : Ayloria | 23/09/2012
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