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18.04.2009

Le juge et les conflits sociaux : ça peut faire mal…

greve.gifLes 20 salariés de Caterpillar qui campaient sur le site ont été condamnés par le Tribunal de grande instance de Grenoble pour « entrave à la liberté du travail et occupation illicite des locaux » à 200 euros pour chaque nouveau manquement constaté… Les salariés ont levé le camp suite à cette ordonnance rendue en urgence par le juge des référés.

 

Les salariés avaient obtenu une baisse du nombre de licenciements de 733 à 600, et une augmentation de l'enveloppe du plan de sauvegarde de 48,5 à 50 millions d'euros. La réponse de la direction qui, en urgence, a saisi le tribunal peut aussi paraître cavalière, si ce n’est brutale. Elle s’appuie pourtant sur un solide package jurisprudentiel, légitimant le rôle du juge dans les conflits sociaux.

 

Dans ce type d’affaires, ce n’est pas la grève elle-même qui est en cause, mais les manifestations qui se greffent sur le mouvement de grève, lequel ne doit être légalement qu’une cessation concertée du travail. C’est le problème des piquets de grève qui empêchent les salariés non grévistes d’accéder au travail. Pas simple, car dans le monde réel ces piquets de grève illégaux ont été à la clé de nombre de succès revendicatifs. L’employeur supporte, mais dès qu’il peut se le permettre, il saisit le juge des référés, et il trouve là un terrain très favorable.

 

Ces procédures urgentes sont fondées sur l’article 809 du Code de procédure civile, qui permet au juge des référés « même en présence d'une contestation sérieuse » de prescrire les mesures de remise en état qui s'imposent pour « faire cesser un trouble manifestement illicite ». 

 

Application par une jurisprudence établie de la chambre sociale de la Cour de cassation : Le piquet de grève est « une entrave à la liberté du travail qui donne compétence au juge des référés pour statuer en urgence en raison de la nécessité de mettre fin à un trouble manifestement illicite résultant de l'entrave à la liberté du travail et de l'atteinte portée à la sécurité du personnel et des biens ». (23 juin 2004, 02-31071 et 02-31999)

En toute hypothèse, ce genre de faits peut justifier des mises à pied disciplinaire, avec retenue de salaire (Arrêt du 1 juillet 1998, n° 96-41385). Cela va plus loin, car le fait peut être qualifié de faute lourde, autorisant le licenciement immédiat et sans indemnité. C’est la solution retenue par la Cour dans un arrêt du 17 décembre 2002  (00-42115 et 00-42136) pour des faits « d'entrave à la liberté du travail ». Dans cette affaire, les salariés avaient interdit l'entrée et la sortie des camions de l'entreprise, la Cour soulignant pour justifier cette sévérité que l’employeur « ne s'était livré à aucun agissement répréhensible de nature à faire échec au libre exercice du droit de grève ».

Il faut dire que la jurisprudence est également exigeante pour l’employeur. En cas de grève, il ne peut être dispensé de payer la rémunération des salariés non grévistes que « s'il démontre qu'une situation contraignante l'empêche de fournir du travail » (Arrêt du 27 mai 1998, n° 96-42303). Donc, en cas de blocage de l’entreprise, il devrait démontrer qu’il lui était en pratique impossible de saisir le juge des référés… Ca motive.

Ces règles, certaines, n’en sont pas moins délicates à manier car l’issue du conflit passe toujours par le dialogue. Elles pourraient d’ailleurs être utilisées en cas de séquestration de dirigeants, qui est une infraction pénale. Mais, le pénal n’est pas adapté, notamment car le dépôt d’une plainte ne résout rien sur le moment, et conduirait à faire renaître en décalé, au moment du procès, la crise qui entre-temps a été dépassée.

J’ajoute que là, on joue avec le feu. Lisez plutôt l’article 224-1 du Code pénal qui définit la séquestration : « Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Si la personne séquestrée est libérée volontairement avant le septième jour, la peine maximale est ramenée à cinq ans. Entre nous, cinq ans, ça reste long...

Commentaires

Bonjour,
Il y a : « Donc, en cas de bocage de l’entreprise, ... » ;
Il faudrait : « Donc, en cas de blocage de l’entreprise, ... ».
Cordialement.
Kotic 14

Écrit par : Kotic14 | 19.04.2009

Caterpillar est un des cas d'école dans les business schools américaines. Entreprise fondée au XIX ème siècle, elle a connu une grande crise industrielle il y a une quarantaine d'années. On ne peut pas dire que cette entreprise manque d'expérience dans les conflits sociaux, que les licenciements soient là pour retailler son profil en bourse.
Il faut bien que les négociations arrivent à une conclusion, les vingt connards qui veulent refaire le monde au huitième jour n'ont pas d'objectif réalisable. Il est sain que ces dispositifs législatifs permettent de les faire déguerpir, cela sert mieux l'intérêt général q'une bande de doctrinaires irresponsables.

Écrit par : Mathaf Hacker | 19.04.2009

La loi s'applique quand c'est rendu possible par ceux qui l'ont initiée...

Écrit par : Fran | 19.04.2009

Poil au nez.

Écrit par : Mathaf Hacker | 19.04.2009

Et dans ta main


Poil au nain

Écrit par : Fran | 19.04.2009

bonjour Maître bonjour tous


on apprend par le journal le Monde

"les salariés grévistes de Toyota à Onnaing ont maintenu le blocage de leur usine, samedi 18 avril,. Les piquets de grève qui paralysent totalement la production de la Yaris depuis jeudi soir "se sont renforcés et sont visités par la population et par de nombreux non grévistes solidaires", a expliqué à Eric Pecqueur, délégué CGT du site.

Une porte-parole du constructeur a précisé qu'"aucune activité de production n'était prévue pendant le week-end", à l'exception d'une "éventuelle séance de rattrapage" samedi matin, annulée la veille. La direction a engagé une procédure en référé pour obtenir le déblocage du site et assigné une dizaine de salariés pour entrave.

il serait intéressant de suivre cette affaire , d'examiner la décision du juge de référés et de se procurer les deux décisions. ( celle dont vous parlez Maitre et la décision qui sera prise dans ce cas d'espèce)

Écrit par : artémis | 19.04.2009

Priver de liberté certains pour exprimer le droit a la liberté de protester .......Voila bien encore une exception bien Française La justice a toujours était très frileuse pour condamner,
-Les politiques (de droite comme de gauche) ont toujours pliés devant ce qu'il convient d'appeler par son nom :une séquestration D'ailleurs les couards sont nombreux aujourd'hui pour déclarer mollement que c'est illégal et haut et fort qu'ils en comprennent la motivation,et le désespoir des salariés
- parmi les séquestrants combien l'admettrait pour eux mêmes sans réaction violente ? Ce qui m'étonne le plus c'est que des cadres puisent subir ce genre de traitement humiliant sans réaction ? Jusqu'à quand ?

Écrit par : antimythe | 19.04.2009

Le président iranien vient de baiser la gueule à l'ONU et sa petite réunion hypocrite. Bravo à Sarko de s'être barré...
Mais c'était tellement prévisible...

Écrit par : Fran | 20.04.2009

Une conception très particulière de l'Etat de Droit s'exprime une fois de plus:
Le droit des entreprises et du patronat de faire n'importe quoi, tandis que les salariés victimes de pratiques douteuses, pour rester poli, doivent se taire, ne rien casser et surtout: ne rien faire pour essayer d'arrêter le massacre social!

Tout est organisé par les politocards et les synditocards,
pour "calmer le jeu"
(un jeu de con il dit Bressol...),
Mais ils sont passés de 733 à 600 postes de travail perdus.

C très très bien pour les 133 effectivement, mais....
Et les autres alors?
Quand on sait que tout emploi perdu pour un(e)
plus de 40 ans dont les diplômes (grands ou petits)
est impossible à "remplacer" dans les conditions
politico-sociales actuelles....
Tout le monde commence à le savoir ceci:
Moins de 2% des virés retrouvent un job équivalent après, et toujours plus
de 2 ans plus tard en moyenne!
Moins de 15% retrouvent un job, mal foutu ou atroce ensuite, à 90% en CDD
avec ou sans temps partiel et j'en passe...
D'autre part, pour celles et ceux qui "retrouvent" ces jobs merdiques, c'est
toujours longtemps plus tard et...
"Seulement" pour tourner définitivement dans un "circuit de merde":
chômage/CDD à perpète...
- Et tous ces cons de journaleux et politocards ou synditocards, de
s'étonner que les gars de Carterpilar, ils "chahuttent" encore!
No comment...

D'autre part, j'ai été particulièrement indigné par les tentatives de certains patrons passer pour des victimes...
Il a été dit que les épouse et les enfants doivent maintenant se balader avec des gardes du corps!
Tiens tiens!! Ils ont les moyens...
Et bien, qu'ils paient les conséquences de leur comportement odieux.
(et s'il arrive quelque chose, moi, je n'approuverai pas, mais ça ne me fera pas de la peine non plus!

On marche sur la tête, et je reste très surpris qu'il n'y ait pas encore eu de morts, compte tenu de toute cette violence sociale exercée par ce système inhumain.

Cela dit bonne soirée! Bien navicalmement
Le matelot blogueur de
"souvenirs de mer"
(on se demande ce que vient faire ici, la conférence durban II)

Écrit par : Thierry BRESSOL | 22.04.2009

Finalement les cadres de Caterpillar séquestrés ont décidé de porter plainte. Cela peut-aussi être une décision personnelle. Il n'est pas admissible de prendre des cadres, salariés eux aussi, comme bouc émissaire. J'aurais probablement fait comme eux.

Écrit par : Mathaf Hacker | 24.04.2009

Mathaf semble oublier que ces cadres, dans l'exercice de leur fonction, cautionnent les agissements de la direction. Donc, comme il est (de fait) impossible de mettre la main sur les vrais responsables d'une situation parfaitement inadmissible, (tout étant "prévu" pour cela) c'est bien fait pour eux, qd ils se font ainsi capturer.
Pour moi, patrons voyous et cadres voyous vont (hélas) trop bien ensemble.
J'ai assez travaillé pour des gens malhonnêtes durant 10 ans, pour avoir eu le temps de me poser des questions. Heureusement, j'ai réussi à ne pas devenir "manager" autre que "technique", car là....
Ca n'aurait pas marché 10 ans. On me faisait déjà faire des choses "un peu limite".

Ces cadres séquestrés, si c'est pénible pour eux et leur famille, et bien c'est tant pis pour eux!
(et s'il arrive un jour un "pénible évènement", ce sera à eux d'assumer ces conséquences de leurs pratiques. Moi, ça ne me fera pas de la peine)
Croyez vous Mathaf, que ces gens-là se soucient du sort des salariés? Soyez sérieux avant d'écrire.
On sait bien que non. Bon, tout est dit.

Écrit par : Thierry BRESSOL | 24.04.2009

Mais non mais non Bressol ;dans un groupe comme Caterpillar, le directeur général France est un exécutant qui applique la stratégie du groupe à la lettre. Il n'est pas responsable de la chute du carnet de commande, ni de la crise économique la plus importante de l'après-guerre. Bien évidemment que ces gens là se soucient du sort des salariés et qu'ils ont à coeur de limiter les dégâts, ce ne sont pas des sauvages. Quelques têtes brûlées estiment que la séquestration fait partie du dialogue social, comme ce délégué CGT que j'ai entendu ce matin, un vrai nez de boeuf.
Il faudrait sortir des raisonnements binaires des années trente : ouvriers/patrons, les damnés de la terre et Tutti quanti Même les socialistes y sont arrivés, à part Ségolène évidemment. Les cadres dirigeants sont des hommes comme les autres, des salariés aussi, et ils ont raison de défendre leur dignité, comme tout le monde.

Écrit par : Mathaf Hacker | 24.04.2009

Les banques séquestrent certains de leurs clients parmi les plus fragiles en ce moment dans le cadre d'une autorisation de découvert dispendieuse parfois temporaire, mais ça ne gêne personne.

Écrit par : Fran | 24.04.2009

Ce Mr "le directeur général France de Carterpilar est un exécutant " nous dit Mathaf.
Et bien c'est clair. Il exécute, donc il cautionne! C'est pas compliqué tout de même.
Moi, (one more time) je ne me cache pas derrière un "pseudo", d'autrtes ici sont des riches retraités anciens cadres et souvent des "vieux réac", parfois même des militants payés pour faire le troll sur les forum.

Pour moi, ce genre de "cadres", ce sont des crapules, tout simplement. Quand il leur arrive, eux et leur famille, d'être traités comme tel, et bien çca ne me fait pas de la peine.
D'autre part, me relire plus haut, c'est bien connu tout de même que presque personne ne se soucie du devenir des gens qui perdent leur job à l'occasion de ce triste genre d'histoires, et certainement pas la direction locale...
Pour preuve, les entretiens d'embauche pour un certain nombre de poste de cadre:
On s'assure que vous pensez "comme il faut"...!
(c'est à vous dégouter de chercher un job, ce que je ne fais plus depuis longtemps)
Tout est dit et faire des réflexion à propos de stalinisme ou "vieux clichés marxiste", c'est tout de même fort de café quand on sait que la liberté de pensé n'existe plus dans les entreprises privée en France.
Seuls les "dinausaures" qui ont encore un statut protecteur (en danger) ont encore le droit de penser comme ils veulent.
Ca aussi c'est clair.
Moi, ça me fout en colère de lire ici (par exemple) ce que je dois entndre ceomme horreurs sociales et politiques, sur les Europe 1 etc...
Nous vivons sous un régime mafieux, Eva Joly l'a assez bien, déjà démontré.
C'est étrange tout de même! Au-delà du cas particulier du petit juge
de l'affaire d'Outreau, les magistrats qui ont des graves ennuis ont toutes et tous un point commun:
Ils se sont fait un nom dans des histoires de lutte contre corruption.
Tout a été dit, Mathaf.

Écrit par : Thierry BRESSOL | 24.04.2009

D'autre part, je viens encore une fois (à l'instant) d'entendre invoquer l'Etat de Droit à la radio....
Pour être respecté, dans la vie il faut commencé par être respectable, pas seulement par la Loi du plus fort!
En véritable Etat de droit défend celui de Toutes et tous, à commencer par celui des plus vulnérables.
Je n'ai pas remarqué que cela soit le cas en ce moment....

Ca va loin tout de même, ce qui se passe!
Suis souvent de passage en France, obligé d'ailleurs car j'aime de moins en moins l'ambiance pourave qui y règne....
Il est sûr que depuis, j'évite tout contact avec les "gnous des agences bancaires en France, parait-il de plus en plus souvent victimes de nombreuses "incivilités" de la part de clients mécontents.
D'abord, comment s'étonner de la multiplication des mouvements d'humeur, devant des problèmes sans aucune solution?
Ensuite.... Qu'acoustiquais-je? "Incivilité?" un mot prononcé par un dirigeant de banque à la TV....
Yen a qui ne manquent pas d'air... Quand on sait le comportement de nombreux dirigeants de grandes banques, on peut s'autoriser à penser que ceux-ci sont fort mal placés pour donner des leçons de civisme aux clients, quels qu'ils oient, même ceux qui se sont mis "en problème" par leur faute
(ce qui doit aussi arriver)

Toute la journée on entend des énormités, et Mathaf se demande pourquoi les gens pètent les plombs.
Etes vous sur une autre planète Mathaf?

Écrit par : Thierry BRESSOL | 24.04.2009

Mais non Bressol, pas sur une autre planète, certainement pas. J'ai eu l'occasion de gérer des licenciements collectifs, et encore c'était plutôt civilisé : transfert d'activité, article 122.12 du code du travail. Ce n'était pas mon job du tout, mais y avait personne en dessous ou au dessus de moi pour le faire, et pourtant c'était dans l'intérêt général de l'entreprise. Tu sais, ce machin "l'entreprise" qu'a des salariés ?
J'ai eu mon lot de menaces de mort, de bagnole amochée, de lettres de corbacs, de la part d'abrutis à l'eau de Javel. Je n'ai pas porté plainte.
J'ai tout fait pour que les "transférés" gardent un job dans de bonnes conditions, les trois quarts ont refusé comme des cons. Dans un cas, à Marseille, j'avais à faire à des pouraves qui trayaient la vache à coup d'arrêt maladie pour se faire du blé en travaillant au noir. Dans l'autre cas , à Singapour, je me suis heurté à cette notion qu'on ne casse pas ton bol de riz sans en subir les conséquences. C'étaient pour la pluspart des techniciens, pas de problème donc : la technique, les procédures, les protocoles. Quand le travail du technicien est fait, il est fait: pas d'autres questions, on a fait notre travail, on dort du sommeil du juste. Faire vivre et prospérer une entreprise avec des salariés, des concurrents, des opportunités, des menaces, c'est plus compliqué. Le capital humain de l'entreprise est primordial et personne ne l'ignore, ces australopithèques de la CGT ne représentent strictement rien, à part un mode social "distroy".

Écrit par : Mathaf Hacker | 24.04.2009

Mathaf,
J'imagine ta peine a gerer un dossier si lourd. Il est vraiment terrible de mettre a la porte des gens avec une famille. Je ne voudrais pas etre a ta place.
Mon mari, a deja passé par la, tu sais. La grand majorité des gens qui ont cette charge sont aussi des peres de famille et ils savent qu'il est dur. Heureusement, on a pas encore du mettre des gens a la porte avec cette crise.
Par contre, il parait que l'entreprise dont mon mari appartient a mis a la porte 400 cadres ingenieurs en France. Comme tu peu constater, il est tres consterné de ce fait. Tous les jours il recoit un e-mail de depart des gens avec qui il a travaillé.
Je ne crois pas , vu l'état de la crise qu'en France en ce moment , etre un cadre n'est pas un certificat de ne pas etre mis a la porte ou de trouver l'emploi.
CNN cet apres-mi a annoncé 17% de chomage en espagne.

Écrit par : adriana | 25.04.2009

Adriana,

C'est vrai la situation en Espagne est grave, les banques ont suivi les mêmes dérives spéculatives qu'en Angleterre et aux USA. Il y a un scandale en ce moment sur des espagnols qui vendent leurs organes sur internet, je ne sais pas s'ils sont nombreux mais ça fait du bruit. La dernière fois que j'ai déjeuné à Saint Sebastien, il n'y avait presque personne au restaurant. La France est en récession aussi mais moins durement que dans d'autres pays.

Écrit par : Mathaf Hacker | 25.04.2009

@Adriana est encore plus sévère que moi.
Je constate que Mathaf n'avait pas d'états d'âme. Bon c'est son problème, je le soupçonne d'être en retraite comme souvent dans le cas de ce genre d'intervention sur la vaste toile Internet.
Cela illustre aussi le fait que les "vieux clichés marxistes" de Jacques Marseille, malheureusement ils ont de l'avenir! Des personnes sont en train de plumer leurs concitoyens, c'est tout!
Et que ces derniers, constatant que "l'Etat de droit" ne les protège pas ou plus, se mettent à toyut casser, et bien....
L'homme d'ordre qu'est l'ancien marin que je suis, il est bien obligé de se dire que le malaise existe et que notre "Etat de droit" est tout à fait contestable!

D'autre part, Mathaf comme "jean" et "jp2" ici il n'y pas si longtemps, ces gens nous re-servent le vieux plat décomposé des salariés qui se conduisent fort mal... Ah bien oui....
Tout le monde sait que ça existe aussi! Mais je n'ai jamais remarqué que la mauvaise conduite de ceux-ci ait des conséquences aussi graves, que la mauvaise conduite des patrons voyous.

D'autre part, le marin que je suis a vu "quelques mauvais sujets" se faire virer bien avant qu'ils ne deviennent "nuisibles"....
D'autre part, autant à bord des navires de commerce on virait vite fait les "mauvais", il était et reste impossible d'ailleurs, de ne pas être tenté pour un second capitaine ou un chef mécanicien de débarquer un "encombrant" à la prochaine escale, compte tenu des faibles effectifs...
Le marin que je suis a cependant vu plus souvent "quelques mauvais sujets" se faire virer bien plus souvent pour incompatibilité d'humeur que pour "incapacité professionnelle".

D'autre part, je n'ai pas encore vu la CGT défendre réellement les gens, qu'ils soient ou non "défendables".
Là aussi.... Stop à la propagande sarkozyste.

L'Espagne étant un des pays qui furent longtemps les plus "à la mode" ou "à la page" des pratiques néo-libérales, il ne faut pas être surpris!
C'est aux Espagnols de se poser des questions, avant de voter!
Ils ont récolté ce qu'ils ont semé, comme ailleurs.
Si j'écris souvent que les "supporters" du néo-libéralisme devraient être démissionnés de toutes fonctions en entreprises privées ou publiques, et mis en procès pour les cas les plus graves, ça ne sort pas d'un esprit tordu!
Mais d'un soucis citoyen, soucieux de l'avenir de nos enfants. Ces gens sont dangereux et doivent être écartés de toutes responsabilités importantes, et punis sévèrement pour l'exemple.
Je dis ici tout haut et fort, ce que de plusen plus de gens pensent "tout bas".

Eux, ils ne se gênaient pas pour écarter les "gauchistes" et autres contestataires....
Bientôt en France, on va faire le ménage. je pense aussi que les coupables en retraite, devraient rendre des comptes. Mais ça, c'est moins urgent! Que Mathaf et tous les autres vieux réac qui exploitent les jeunes se rassurent!

Bon week-end

Écrit par : Thierry BRESSOL | 25.04.2009

La preuve la plus triste que la situation est devenue intenable, c'est bien la mode de la vente d'organes par les gens les plus en difficulté financières. Quel monde avons nous fabriqué pour nos enfants?

Merde à la fin! ne soyons plus tolérants avec des criminels très dangereux. N'oublions pas que si Marc Dutroux, Herr Fritzl, Emile Louis et tous les autres sont en plein consensus à propos de leur cas douloureux...
En nombre, ils font toujours moins de victimes que les dirigeants et brillantes élites qui tiennent le haut du pavé, et qu'il faut mettre à l'écart au plus tôt!
D'autre part, nous savons tous que certaines situations sociales "fabriquent les criminels", ce qui ne leur donne pas des excuses d'ailleurs, mais ça doit au moins nous faire réfléchir. Qui a besoin de "participer" à la décomposition puante de l'esprit malade de certains d'entre nous?

Écrit par : Thierry BRESSOL | 25.04.2009

C'est qui me chagrine dans tout ça, a part le vies brisées,
c'est la montée de l'intolerance, le racisme et pointer du doigt des faux boucs émissaires dans une situation de crise économique aussi sevère.

J'ai peur pour cela, cette ressurgence de l'intolerance. Pourvu que cette crise finisse au plus vite. J'ai peur qu'une situation pareille genere des conflits sociaux tres graves en Europe.

Deja qu'aller en Espagne, je n'y vais plus. Il y a une tres bonne conference dans mon domaine cette année. Mais j'ai pris la decision de ne pas y aller.
Ils prennent les bresilliens a l'aeroport ( en regle ! ) et il tabassent et les laisse pour compte dans une zone de non-droit !
il y a eu plusieurs cas de maltraitance.

Le capitalisme en soit est generateur de polarités. Le probleme est que depuis la chute du mur de Berlim, ll n'a plus de vrai oppositeurs, donc pas de balancier pour les dysfonctionnements tel qu'on a vu. Le speculation du capital sans avoir derriere creation de vrai richesse. La reglamentation de ces marchés est necessaire mais les americains sont par principe contre.

Écrit par : adriana | 25.04.2009

Thierry,
Je crois que vu le sujet, il est vraiment délicat. Tu n'as pas encore reflechi a tete reposé sur le mensage de Mathaf.
Je ne crois pas que Mathaf est indiferent au licencement. Au contraire, il a essayé de faire une re-placement dans le marché de ces gens.

La situation est la suivante, on reçoit de l'ordre, vu la baisse de commande, il est inevitable dans certaines entreprises de faire des licencements si elles ont eu une mauvaise gestion ou s'il a eu un placement financier mal geré.
Si tu est un fonctionnaire de deuxieme echèlle, tu dois le faire, sous contrainte, si tu refuses d'etre a la porte a ton tour.
Il y a des façons et façons de generer une situaton pareille. Et il a des procedures de licencement ou on essaie de minimiser les degats.
Generalement, si tu fais une bonne administration dans une entreprise, tu gardes de cote, un surplus d'argent pour les temps ou il a une dificulté pareille. Par contre si, l'entreprise place dans un actif pourri l'argent , alors la, que faire?
Le licencement est le dernier recours, par exemple, en ce moment, le billets d'avions sont interdit dans l'entrepise dont mon mari appartient. Il doit faire 400km en voiture s'il doit aller a Sao Paulo.

Parce que, tu sais, embaucher a un cout aussi grand pour l'entreprise. Tu perds en actif intangible, si le capital humain s'en va.
On ne sait pas quand la crise va finir , si tu mets tes richesses en cerveau et creativité a la porte, tu risque de ne pas retrouver dans l'immediat quand tu auras besoin.
Meme que, tu dois les former a la tache, donc une periode ou tu ne vas pas avoir la personne a 100% productive.

Écrit par : adriana | 25.04.2009

Adriana,
J'ignorais ce que tu dis sur l'Espagne, malgré l'Europe, si tu veux des nouvelles des pays voisins, il faut aller les chercher. As tu pensé passer par la France ou le Portugal ?
Je ne suis optimiste ni sur la profondeur et la durée de la crise, ni sur l'évolution de nos sociétés et de la violence, mais bon, être trop parano n'arrange rien non plus.

Écrit par : yesroll | 25.04.2009

Bressol rime avec Ravachol et avec... LOL

Écrit par : Mathaf Hacker | 25.04.2009

Du temps du Bounty , il aurait été du coté des révoltés et pendu haut et court !

Écrit par : Ponpon | 25.04.2009

Yesroll,
Si je passe par la France j'y reste ! J'AIME de tout mon coeur ce pays!! JE VOUS ADORE TOUS !
Bon serieusement, ces histoires avec les Bresiliens je crois ce pas trop diffusé. Il parait qui'on a une communauté bresilienne importante en Espagne et en Italie pas tjrs en règle avec l'immigration. Du, leur mecontentement avec ça et avec la crise , j'imagine.

T'inquiète pas , je sais faire la difference entre ces histoires et je ne generalise pas. Le pays et les espagnols sont des gens chouette. Je ne met pas tous dans le meme sac, mais c'est un risque et je ne veux pas en fait, etre tabassée pour un type mécontent a l'aeroport, tu sais, pour rien. Faut laisser les choses se calmer un peu dans leur coin.

Écrit par : adriana | 25.04.2009

Ponpon,

Je vois plutôt Bressol dans la soute, sa vraie place, assis sur ses mains en attendant que le bateau coule.

Écrit par : Mathaf Hacker | 25.04.2009

C'est " l'homme de picardie" !

Écrit par : Fran | 25.04.2009

@poonpon:
Lire mon "papier" à propos du Bounty:
http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/spip.php?article235
Après, tu pourras parler de mon éventuelle attitude....!
Et ça te fera connaître un des plus grands marins de tous les temps, même si c'était aussi une tête de bois.

Chez moi, lire page d'entête, ce n'est pas le "anti-patrons" ni chez Ravachol ou Savonarol.
Les marins sont des hommes et des femmes d'ordre!
(le vrai, celui qui fonctionne, on n'est pas vraiment dans ce schéma,
mais aussi, qui le fait dans l'intérêt général)
C'est pourquoi la sarkopathie, on pense qu'il faut la soigner.

Écrit par : Thierry BRESSOL | 26.04.2009

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