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L’Ordre infirmier (déjà) dans la tempête

infirmier.jpgLa profession infirmière, ce sont 480 000 personnes en exercice. Des statuts différents : fonction publique, salariat et libéral. Des  domaines d’intervention très distincts : soins généraux, bloc opératoire, réanimation, psychiatrie, pénitentiaire, médico-social, médecine du travail, médecine scolaire, fonction cadre… Une immense diversité qui part d'une base faite de compétences réglementées et d’une déontologie commune. D’où une première idée, qui fait consensus : parvenir à fédérer cette profession. Mais a suivi une seconde idée, qui ne fait pas consensus : créer un Ordre national.

 

C’est cette idée minoritaire qui s’est imposée, alors que Xavier Bertrand était ministre de la Santé, avec la loi n° 2006-1668 du 21 décembre 2006. Depuis, c’est la mise en œuvre, et ce n’est pas simple. Il faut bien mesurer l’enjeu : à partir de presque rien, réunir 480 000 professionnels en un Ordre, qui englobe tout l’exercice professionnel. Il faut dire que la loi d’émancipation de la profession infirmière a pris pour modèle le régime de l’Ordre des médecins : assez cocasse tout de même… Opportunité très discutable, mais surtout un pari : l’Ordre des médecins ne compte « que » 200 000 personnes,  et surtout il s’est rodé au fil du temps. Lors de sa création en 1945, l’effectif était de 40 000. Ici, 480 000… Imaginez la masse de travail à fournir et de problèmes à résoudre.

 

L’Ordre doit assurer la mission que lui donne la loi : moralité, compétence, discipline. Bien sûr, il y a le côté qui brille : l’Ordre sera le représentant institutionnel de la profession pour les grands débats nationaux, tout en respectant le rôle des syndicats et des associations. Mais l’Ordre, c’est surtout le quotidien, pas très folichon : inscription au tableau, réinscription en cas de changement de département, contrôle de la santé psychique, vérification des contrats d’exercice, réponse aux doléances des patients et des organismes sociaux, responsabilité disciplinaire. L’Ordre agit par l’intermédiaire de ses conseils, structures administratives, tenue par le principe de légalité et responsables juridiquement de leurs décisions : les conseils départementaux et le Conseil national. Mais il existe aussi au sein de l’ordre un système juridictionnel, avec des conseils régionaux et une chambre disciplinaire nationale. infirmiere-croix-rouge-australie.jpg

 

La profession n’a pas montré un enthousiasme absolu à l’occasion des premières élections : 13,7 % de participation. Après tout, c’est bien, ça laisse une marge de progression.

 

Et ce mois d’avril, ça se gâte, alors qu’on entre dans les choses sérieuses : la cotisation, seule ressource de l’Ordre, qui va enfin permettre à l’Ordre de fonctionner. Le principe est assez simple. Le Conseil national, organe élu, décide du montant de la cotisation, qui est légalement obligatoire. Ce sont les conseils départementaux qui sont chargé su recouvrement. Du fait de la double obligation légale – adhérer à l’Ordre et payer la cotisation – les récalcitrants, après mise en demeure, seraient inévitablement condamnés au paiement par le tribunal d’instance du lieu de leur domicile. Voilà, tout est légal, tout est simple. Sauf que ça coince au maximum.

 

La question de la cotisation est dans le débat dès l’origine. Payer pour pouvoir travailler, ça n’a rien d’évident. Et faire payer joyeusement la cotisation alors que seulement 13 % de la profession se sent concernée, c’est encore moins évident. Ca suppose une culture du consensus et un sacré savoir-faire pour convaincre les réticents.

 

finist%C3%A8re.jpgMais voilà, la méthode pour emballer la machine n’a visiblement pas été trouvée. C’est plutôt la contestation qui a été emballée. La cotisation a été décidée le 3 avril. A ce jour, c’est la levée de boucliers chez les syndicats, et même le ministère demande de revoir les prétentions à la baisse. 

 

Le montant a été fixé à 75€ par an ce qui n’est tout de même pas rien pour une cotisation qui donne droit à travailler, et alors que la première revendication de la profession est celle des salaires. Et par ailleurs, vu le nombre de professionnels, on obtient un budget annuel de 35 millions d’euros. Pas mal, mais avec de telles ressources, il va falloir assurer.

 

Les réactions n’ont pas tardé, d’autant plus vives que tout le débat antérieur, notamment pour les élections, évoquait un maximum de 30€.

 

Revue de détail. La Coordination nationale des infirmiers (CNI), qui était favorable à la création de Dessin.gifl'Ordre, dénonce le montant qui « dépasse largement les prévisions les plus sombres » et au regard des engagements pris, la CNI stigmatise une « véritable trahison de la profession ». Pour la CFDT, c’est une « une provocation injuste et scandaleuse ». Cette cotisation va « annuler, de fait, toutes les prochaines valorisations salariales espérées depuis longtemps par l'ensemble de la profession infirmière ». La CGT demande l’abrogation de la loi « créée par le gouvernement pour mettre en place ses multiples réformes ». FO affirme que les personnels infirmiers n'admettent pas cette « obligation de payer pour travailler » et lance un mot d'ordre de « grève de la cotisation ». Le SNICS-FSU rappelle les engagements antérieurs et dénonce  « une injustice et une trahison envers toutes les infirmières ». La CFTC juge « incroyable » et « scandaleux » ce « camouflet infligé à la profession ». Plusieurs élus ordinaux et ceux qui avaient soutenu le vote de la loi, dénommé « le groupe Sainte-Anne », s’empressent de rappeler qu’ils étaient pour une cotisation à 30€.

 

Et cerise sur ce beau gâteau, la directrice de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, Annie Podeur, entre dans la danse et demande au Conseil national de l’ordre infirmier de revoir à la baisse ses prétentions ! Invitant au respect des capacités financières des infirmières, elle « s’interroge sur les missions qu’entend assumer l’Ordre avec de tels moyens », rappelant l’Ordre ne peut agit que dans le cadre de sa mission légale : éthique, moralité, compétences et devoirs professionnels. Et elle demande à Madame Le Boeuf, président de l’Ordre quel est le «programme d’actions justifiant d’un tel besoin de financement ».

livret%20ordre%20inf.jpgCoté présidence de l’Ordre, c’est tout de même un peu sec : « Nous avons revu le budget à la baisse : de plus de 80 euros de cotisation, nous sommes descendus à 75 euros. Mais la loi prévoit que seul le conseil national vote. Or je vous rappelle que le conseil national a été élu, c’est donc en toute démocratie que la décision s’est prise. » Ah, l’illusion du pouvoir réglementaire… Et d’ajouter, dans la perspective d’une cotisation réduite : « Si on ne sert que d’annexe à la Ddass comme chambre d’enregistrement, ce n’est pas la peine de faire un ordre ».

Donc, retour à la question de départ : un Ordre pour faire quoi ? L’Ordre a une seule  mission, celle que lui a confiée la loi, et dire que cette mission c’est un job d’annexe de la DDASS témoigne d’un militantisme bien excessif. Il y a beaucoup de sujets passionnants dans la profession, mais ils ne se trouvent pas tous dans le champ de la loi, et l’Ordre n’a aucune vocation à être une super-associaton ou un super-syndicat.

Derniers mots à Madame Le Bœuf. « Au-delà des mots, les syndicats sont dans leur rôle, il n’y a rien de nouveau. Ils étaient hostiles à l’ordre dès le début, cela fait des semaines qu’ils préparent le terrain. Dans tous les hôpitaux, les infirmières étaient préparées à une cotisation à 30 euros par les syndicats. Mais on ne va pas se priver d’assurer l’autonomie de l’ordre rien que parce que les syndicats ne sont pas contents. En revanche cette cotisation nous oblige. Il va falloir qu’on soit capable de produire des résultats d’ici la fin de l’année. Les gens veulent payer pour voir et c’est normal. C’est un terrible challenge. »

Un monde nouveau...

1infirmier.jpg

 

 

Commentaires

  • 35 millions d'euros, c'est énorme. Ca va servir à quoi, créer une techno structure qui va pondre des notes administratives ?

  • je suis infirmière et je n'ai pas voté pour la création de cet ordre,qui à mon avis ne sert a rien lorsqu'on travaille en institution!!!! devoir payer pour travailler,alors que nos salaires sont loin d'êtres mirobolant!!!Même tarif que les libéraux!!!je trouve cela injuste.
    on annonce une augmentation de 0,8% dans la fonction public!!!! cessons de se moquer des citoyens!!a quand un "ordre" pour les plombiers,les facteurs......bref tout les salaries!!!

  • une fumisterie organisée par une poignée de gens qui ne représentent EN RIEN les infirmiers et infirmières et qui ne sont plus et depuis longtemps au chevet des patients mais au chevet d'une reconnaissance éternelle qu'ils rêvent d'obtenir un jour pendant que les autres, les vrais, triment sur des journées de plus en plus cadencées.

  • Mon modeste soutien à cette profession estimable et méritante.
    Dans le contexte actuel, a t'on besoin de ce type de provocation ?

  • scandaleux,là encore quelques uns décident pour tous 13%de votant! le vote devrait être annulé selon les critères d'élections professionnel car non représentatifs les opposant avaient signés a plus de 19 %contre le projet d'ordre.

  • Quand on additionne des choux publiques,des carottes libérales,des navets privés..... ,on obtient une soupe pulivé Pas appétissante ?
    -Voila des décennies que cette profession (syndicats faux culs y compris),fédère les mécontentements tout azimut autour d'une reconnaissance professionnelle se voulant proche de celle des médecins
    -La soupe serait amère pour certain(es),voir indigeste ,la faute a qui ?
    Au secours nous avons obtenu ce que nous voulions et une voix nous dit qu'il faut en payer le prix
    Collectif des Infirmier(ere)s Schizophrènes

  • Et bien,je crois bien qu'on est dans la merde à cause d'une loi votée à la sauvette par une pinçée d'individus sous la pression d'un groupuscule minoritaire non représentatif d'une profession.

    Il y a quelques mois, en réaction à un moment de dégout je me suis allé à làcher la vapeur en écrivant quelque part, le texte suivant:
    "Ordre ou pas, personnellement,je m’en fout royalement.Ce qui me dérange par contre, c’est le caractère obligatoire de l’adhésion et surtout de la cotisation. A quand l’obligation d’adhérer à un parti politique ou à un syndicat. L’ordre arrive. Attention, maintenant, il faudra panser, je veux dire penser aseptisé "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" car l’ordre choqué par des émissions vocales non édulcorés pourra sanctionner. Je vais être dans l’obligation d’amputer mon salaire pour financer de nouveaux fainéants. excusez-moi, pour financer de nouveaux bureaucrates sinon je devrais pointer au chomage car je n’aurai plus le droit d’exercer une profession qui est la mienne depuis plus de trente ans. Personnellement, j’ai peur de ce qui va arriver. Etre sous la dictature d’un ordre n’a rien de réjouissant. Obligation d'adhérer à une organisation, payer pour avoir le droit de travailler sous peine de représailles, en d'autres circonstances, celà s'appelle des pratiques maffieuses et du rackett mais bon là, puisque que c'est légalement autorisé. J'ai lu quelque part que les ordres professionnels on vu le jour sous Vichy, est-ce vrai? et pourquoi une telle nostalgie?"

    Je m'étonne de constater aujourdh'ui que celà n'à pas changer ma vision. Quand un syndicat ou une organisation dans certains milieux glauques impose à des individus d'adhérer et de cotiser pour bénéficier d'une protection et de pouvoir travailler sous peine de représailles celà s'appelle toujours des pratiques maffieuses et du rackett. Si je me trompe je m'en excuse par avance et il faudrait penser à légaliser ces syndicats précurseurs dont les pratiques sont aujourdh'ui légalement admises.
    Personnellement, celà me fais peur. j'ai lu quelque part que certains kinésithérapeutes ont été récemment tirés au sort et poursuivi pour exercice illégal d'une profession pour avoir refusé d'adhérer et de cotiser à leur propre ordre. Ceci pour l'exemple. Alors là, je n'y crois pas. les représailles prennent une forme inattendue. Celà ne vous rappelle rien? Je sais les mémoires sont courtes. D'autres diront qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
    Personnellement je m'estime être pris en otage par un organisation non représentative et malheureusement légalisée.
    L'écoeurement est au maximun. Avoir pratiqué, plus de trente ans, une activité que j'adore et être aujourdh'ui traité comme une sous-merde. Un constat décevant.

  • Mon père le disait depuis 1981 et Jack Rallite, que laisser marcher sur la gueule d'une profession " à foi ", ça se paierait un jour...

  • @ide2nuit, bonjour, je confirme, l'idée de création des ordres vient bien de Vichy ( les p'tits copains de Tonton), et bien entendus, ils ont été dissous à la Libération, pas beau, caca, pour être vite fait recréer par les libérateurs parcequ'il est bien pratique de garder les moutons dans le même enclos. A noter que la création de l'ordre des paharmaciens en 1941 a , par exemple, entrainer la disparition des herboristes. Accessoirement, il me semble qu'au niveau des textes Européens concernant le Travail, il doit y avoir des bricoles utiles pour casser la loi française destinée à trouver des places au chaud pour les copains énarques qui savent pas ou poser leur c.l . Bon courage.
    un mari d'IDE qui s'est chargé des enfants le matin, le WE, pendant même parfois les vacances ( vous savez quand celle qui doit travailler tombe systématiquement malade quand la votre doit poser la seringue). Bises à tous et toutes

  • ide, ne vous laissez pas faire, si personne ne paye, y' aura pas de probleme, impossible de vous emmener tous et toutes au tribunal!!
    bon courage

  • Ni bonne ni conne ni NONNE.. Et on nous colle un ordre.. Merci les sœurs de St Anne!!

    Citoyenne avant tout je réfute la structuration ordinale en elle-même, mélange des pouvoirs, corporatisme, mascarade de démocratie sont autant de valeurs que j'exècre.

    Et puis infirmière, titulaire de la fonction publique hospitalière, je refuse et ferai preuve de désobéissance civique face à lui. Les arguments sont nombreux et il serait trop long de les énumérer ici (le temps m'en manque!) Je pense que d'autres le feront..

    Et puis simplement.. Ne serait-ce qu'un euro je refuserai de payer pour avoir le DROIT de travailler..

    Mais la désobéissance et la ''lutte'' s'organisent, car nombreux nous sommes à le refuser et c'est ICI:

    http://codi.xooit.fr/index.php

    .. qu'elles s'organisent..


    Ni bonne,ni conne, ni nonne ni ordre..


    Au plaisir de vous rencontrer prochainement Mr Devers.

  • je suis scandalisée de devoir payer
    1 --> pour quelque chose que je n'ai pas voulu
    2---> pour avoir le droit de travailler ensuite quand j'entends dire la majorité l'a voulu ,... 13% chez moi , ce n'est pas la majorité .Je n'ai qu'une chose à dire comme ma collègue SophKiPeu
    RESISTANCE et oui c''est par ici aussi :
    http://codi.xooit.fr/index.php

  • Les mêmes qui sont aujourd'hui à la tête de l'Ordre sont ceux qui étaient à la barre lors de la manœuvre pour instaurer cet organe aussi inutile qu'un appendice!

    N'ayant pas assez d'occasion de briller (ou de brailler) dans leurs petits syndicats professionnels ils se sont constitué en un groupe soi disant représentatif de LA profession (le Groupe Ste Anne) alors que chacun d'entre eux comptait 2 pelés et 3 tondus dans ses rangs.

    Ces gens là ne savent plus guère ce qu'est le travail car en majorité ils passaient déjà leur temps dans des instances diverses loin du terrain.
    Mais cela ne suffisait pas, les égos monstrueux demandaient plus et pour celà il leur fallait pouvoir régner sur l'ensemble de la profession.

    Alors quoi de plus simple que d'OBLIGER tous les infirmiers et toutes les infirmières à "adhérer" et qui plus est à mettre la main au porte-monnaie pour satisfaire leur soif de pouvoir et de représentation.

    Les plus imperméables à l'actualité de la profession sont vite revenus à la réalité à la simple évocation du montant et là, peu de salut pour l'Ordre.

    Ils refusent le terme de racket et de mafia...! mais comment peut on qualifier autrement le fait d'autoriser un individu à exercer une profession pour laquelle il a fait des études, passé un diplôme qu'il a obtenu, uniquement s'il paie un écot ????

    La révolte gronde, et ce même parmi les pro ONI

  • Comme souvent, le choix des illustrations est particulièrement réussi et... Percutant.
    Encore un sujet à propos du quel, le pays marche sur la tête, en effet.

    D'autre part, en soi la création d'un ordre, comme pour les médecins, pourquoi pas?
    Mais il y a des choses qui sont arrivées avec l'ordre des médecins, à ne pas imiter.

    A mois de débattre sur des sujets délicats et importants, tels que :
    Les infirmières sont-elles autorisées à travailler en étant nues sous leur blouse blanche?

    (derrière le gag, ya une autre question, bien sûr)

  • 13% c'est un hold-up bien représentatif du syndicalisme français : les maqueraux du travail, disait Céline.

  • J'ai relu.
    Dès le début "Moralité, compétence, discipline".
    Nul doute, Mathaf que le docteur Destouches aurait eu plein de choses à dire la dessus.

  • Cette histoire repose sur une imposture :
    Il n'y avait pas 92% de demandeurs d'un Ordre comme l'ont prétendu les ONIstes...
    Ils ont menti aux députés.
    Pas besoin d'une structure ordinale.
    D'autres professions s'en passent très bien,
    ceux qui en ont une voudraient s'en affranchir..!

  • Nous autres kinés on est passés par là, nous connaissons par expérience la nature autiste, arrogante...et dépensière (!) des galonnés ordinaires, praticiens émérites du rond de jambe, experts en flagornerie, docteurs es langue de bois, qui cherchent depuis deux ans au moins à nous imposer leur racket. Ils ont les faveurs dubitatives du pouvoir en place. Dubitative, si grande est manifestement leur aptitude à fédérer la profession dans le secteur salarié, mais fédérer CONTRE eux ! Et pour renseigner un infirmier lu plus haut, OUI ils sont capables de "tirer au sort"(je les cite) 20 récalcitrants, pour l'exemple, et d'entamer contre eux une procédure judiciaire. Ils l'ont fait à Toulouse en Mars 2008.
    Nous nous réjouissons, un peu égoïstement je le reconnais, que leurs pendants à l'ONI fassent preuve de la même absence de pudeur. Sourds aux appels à la prudence émis par l'HAS et le syndicat infirmier, ces pauvres cloches sèment le vent de la fronde sur une population de 350 000 salariés au bas mot, nous espérons bien qu'ils récolteront la tempête. Toute cette agitation balaiera peut-être les remugles assez nauséabonds qui commencent à nous donner la nausée !

  • eh oui, puisque les infirmiers
    ne savent pas se défendre ,
    acceptent souvent d'être traités comme de la merde par les toubibs ,
    ne défendent pas leurs compétences et leurs savoirs si le chef leur dit de faire autrement,
    confondent avoir bien fait son travail et avoir la benediction pour sa complaisance,
    par celui qui prescrit
    a peur de faire partie de la FNI qui n'a que trés peu de membres,
    ne voit pas l'intérêt de se former pour sa satisfaction personnelle ( si l'employeur ne le fait pas)
    a peur d'exiger de son employeur de faire des formations ou abonnements aux revues professionnelles
    accepte pour le petit nombre de syndiqués que les syndicats leur prennent une cotisation annuelle importante sans promesses particulières car les syndicats ne veulent pas que les IDE se détachent des petits salaires
    de ne pas avoir les mêmes privilèges que les IDE bien traités en Europe
    de ne pas avoir de déontologie
    ne pas avoir de digne représentation
    de gagner un salaire de misère (en tout cas moins qu'un BAC +2)
    alors ces mêmes IDE peuvent bien se faire plumer par l'Ordre (facile!),!!!!!
    ou alors............................ et pour cela il faudrait un éléctrochoc...? ! commencer à ne pas répéter bêtement " n'acceptons pas de payer pour travailler (slogan complétement con qui doit en faire rire certains)" et finir par se dire "pourquoi pas profiter de ce que la loi nous donne (et bien difficilement car cela ne les arrange pas) pour changer notre statut en adherant et participant à cet Ordre.

    A mediter il me semble
    MARREDETRE CONNE

  • "car les syndicats ne veulent pas que les IDE se détachent des petits salaires"
    Cette remarque est d'une stupidité sans nom...

    Comme l'ont fait remarquer mes deux collègues, il existe un collectif intersyndical qui peut vous aider.
    Bien sur, y apporter sa pierre ne fera pas de mal.
    Voici un résumé de nos idées:
    http://www.picdo.net/Fichiers/3e2542dc92df379d77042dd42878ee/Nos-resolutions.doc

    A faire passer sans modération.

  • aaaaaaaaaaahhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    réveillez moi !! je fais un cauchemar !!!! : on me demande 75 euros pour avoir le droit de continuer à faire mon métier d'infirmier que je fais depuis 30 ans sans payer !!!!!
    RÉVEILLONS NOUS , TOUTES ET TOUS !!!!!!! nous faisons le même cauchemar !!! nous les infirmières et infirmiers !!!!
    faisons face à ce racket : refusons de payer , signons des pétitions ; soyons solidaires !!!
    nous vaincrons , car cet "ordre infirmier" n'a aucune légitimité !! AUCUNE !!! nous ne l'avons pas demandé , il ne servira à rien d'autre qu'a payer des gens qui parlent (?) du métier , mais ne le pratiquent plus depuis longtemps , qu'a les payer à ne rien faire et à bien manger , pendant que nous , les vraies infirmières , nous travaillons auprès des malades pour des salaires modiques !!! FAISONS FRONT CONTRE L'ORDRE INFIRMER !!!!!!

  • pas question de payer pour bosser quand on voit notre pauvre salaire et les conditions de travail(faire de plus en plus pour de moins en moins de salaire) c est une vocation notre metier maiscertainement pas pour ceux qui decident pour nous moi j arrive a la retraite dans 1 an si retraite il y a......alors je boycotte cette inscriptionet surtout la cotisation on nous prend vraiment pour des vaches a lait de la sante que ceux qui decident viennent nous rejoindre pour assumer tout que l on fait et apres on pourra discuter moi je travaille de nuit en chirurgie et je suis seule pour 2 services (36 patients) et il faudrait que je paie pour bosser mais ou va t on??????, quelle honte!!! faites payer aussi les macons, les hoteliers, les aides soignates les secretaires allez pompez nous notre fric il nous en reste deja peu !et vous vous enrichissez
    bye je suis tres en colere

  • Vous, ceux de l’ « ordre infirmier », faites preuve d’une sauvagerie sans pareille ….
    Vous débarquez dans nos vies brutalement.
    Vous nous demandez de prouver notre bonne moralité sans nous informer sur la votre ….
    Vous vous immiscez dans nos vies professionnelles et privées comme la police le ferait chez des criminels …
    Vous nous menacez de ne plus pouvoir exercer si nous ne courbons pas l’échine.
    Vous plongez la main dans notre porte monnaie et vous vous servez sans vergogne.

    Mais qui êtes vous donc ???? Vu des services de soins vous nous faites l’impression d’une secte !
    Votre existence nous dérange et nous gêne. Notre profession n’a pas besoin de vous.
    Souhaitons que vous disparaissiez comme vous êtes apparus, comme un virus qui n’a pas sa raison d’être.

    Des infirmières et infirmiers choqu(é)es et révolt(é)es par vos manières de soudards .

  • Réveil brutal ?
    Enfin, vous comprenez que la création de votre "machin" ne se fera pas sans douleurs!!!!
    Vous accusez les syndicats et certains personnels d'organiser des actions illégales pour empêcher les infirmiers de s'inscrire!!!
    Vous n'avez donc rien compris....les infirmières et infirmiers de france et d'ailleurs n'ont pas attendu une consigne pour se positionner!!!
    Il y a fort longtemps que la profession est adulte et sait ce qu'elle à a faire!!nul besoin "d'ordres" même syndicaux pour savoir ce que l'on veut!!LA PREUVE, le 30 sept la mobilisation est apparue moins forte qu'espérée, car bon nombre d'entre nous ont mis directement ce questionnaire à la poubelle, ou vous l'ont renvoyé..vierge.
    REVOYEZ d'urgence le résultat des élections....13.87% ont souhaité la création de l'ordre.
    Cela SIGNIFIE que ce n'est pas l'attente prioritaire de la profession, dont je me vois obligé de rappeler à votre ignorance maladive, qu'elle serait plutôt demandeuse d'augmentations d'effectifs et de salaires décents au regard des contraintes du métier sur la vie de famille.
    La profession dans son immense majorité à bien compris que l'ordre n'y pourrait rien sur ces questions (cf profession de foi + lettre de la présidente leboeuf + budget prévisionnel)!!!
    Vous avez la prétention de demander un extrait de casier judiciaire pour garantir la bonne moralité du professionnel???j'en ai fourni un il y a 22 ans!!!depuis, peut être que j'ai commis des actes pénalement répréhensibles...Devrais-je en fournir un à mes frais tous les ans???Votre questionnaire, dans sa forme et dans le fond est inutilement inquisiteur et s'apparente à un interrogatoire policier, ce que nous refusons massivement également.
    Si l'ordre voulait changer quelque chose, il faudrait d'abord que son avis soit pris en compte dans les instances où il siège, ensuite il faudrait qu'il soit représentatif de la profession et légitimé par les urnes!!!
    Vous avez donc du boulot avant que l'on vous suive, en cotisant de surcroît...
    Vos réactions, telles, celle ci-dessus, sont d'une stupidité affligeante et ne font que renforcer le sentiment de haine à l'égard de cet ordre qui n'aurait jamais dû voir le jour!!!
    Quand comprendrez vous que même GRATUIT, la profession ne veut pas de cette instance!!!
    Je vous précise également que tout ceci est le fruit de ma pensée et de l'observation quotidienne des préocupations de mes pair...nul syndicat ne me dicte ma conduite puisque je ne suis pas encarté!!l'Adhésion à un syndicat, un parti politique, une association,un mouvement idéologique ou théologique doit RESTER LIBRE, INDIVIDUEL, ET PLEINEMENT CONSENTI...le contraire s'appelle de la DICTATURE!!!!!!
    Posté par fifi, 03 octobre 2009 à 23:07

  • Réveil brutal ?
    Enfin, vous comprenez que la création de votre "machin" ne se fera pas sans douleurs!!!!
    Vous accusez les syndicats et certains personnels d'organiser des actions illégales pour empêcher les infirmiers de s'inscrire!!!
    Vous n'avez donc rien compris....les infirmières et infirmiers de france et d'ailleurs n'ont pas attendu une consigne pour se positionner!!!
    Il y a fort longtemps que la profession est adulte et sait ce qu'elle à a faire!!nul besoin "d'ordres" même syndicaux pour savoir ce que l'on veut!!LA PREUVE, le 30 sept la mobilisation est apparue moins forte qu'espérée, car bon nombre d'entre nous ont mis directement ce questionnaire à la poubelle, ou vous l'ont renvoyé..vierge.
    REVOYEZ d'urgence le résultat des élections....13.87% ont souhaité la création de l'ordre.
    Cela SIGNIFIE que ce n'est pas l'attente prioritaire de la profession, dont je me vois obligé de rappeler à votre ignorance maladive, qu'elle serait plutôt demandeuse d'augmentations d'effectifs et de salaires décents au regard des contraintes du métier sur la vie de famille.
    La profession dans son immense majorité à bien compris que l'ordre n'y pourrait rien sur ces questions (cf profession de foi + lettre de la présidente leboeuf + budget prévisionnel)!!!
    Vous avez la prétention de demander un extrait de casier judiciaire pour garantir la bonne moralité du professionnel???j'en ai fourni un il y a 22 ans!!!depuis, peut être que j'ai commis des actes pénalement répréhensibles...Devrais-je en fournir un à mes frais tous les ans???Votre questionnaire, dans sa forme et dans le fond est inutilement inquisiteur et s'apparente à un interrogatoire policier, ce que nous refusons massivement également.
    Si l'ordre voulait changer quelque chose, il faudrait d'abord que son avis soit pris en compte dans les instances où il siège, ensuite il faudrait qu'il soit représentatif de la profession et légitimé par les urnes!!!
    Vous avez donc du boulot avant que l'on vous suive, en cotisant de surcroît...
    Vos réactions, telles, celle ci-dessus, sont d'une stupidité affligeante et ne font que renforcer le sentiment de haine à l'égard de cet ordre qui n'aurait jamais dû voir le jour!!!
    Quand comprendrez vous que même GRATUIT, la profession ne veut pas de cette instance!!!
    Je vous précise également que tout ceci est le fruit de ma pensée et de l'observation quotidienne des préocupations de mes pair...nul syndicat ne me dicte ma conduite puisque je ne suis pas encarté!!l'Adhésion à un syndicat, un parti politique, une association,un mouvement idéologique ou théologique doit RESTER LIBRE, INDIVIDUEL, ET PLEINEMENT CONSENTI...le contraire s'appelle de la DICTATURE!!!!!!
    Posté par fifi, 03 octobre 2009 à 23:07

  • Au sujet de l’ordre infirmier



    Mes chères consoeurs, mes chers confrères,


    L’ordre infirmier nous a été imposé.

    Au delà de la considération financière dont je reparlerais plus loin, il faut surtout bien comprendre que cet ordre a été instauré sur un mensonge : il n’y pas 92 % des infirmières qui voulaient un ordre et qui plus est, il a été instauré de façon tout à fait anti démocratique car nous n’avons jamais été consultés !!!
    Rien que cela implique que nous ne pouvons pas accepter de nous y soumettre.
    La loi qui a instauré l’ordre infirmier est une mauvaise loi ; elle doit être abrogée et ne peut qu’être abrogée !
    Ce ne doit pas être les 480 infirmières et infirmiers de l’ordre qui imposent leurs contraintes aux 480 000 infirmières et infirmiers de France.

    Quand a l’aspect financier : 10 à 20 euros annoncés par Mme Bachelot il y a un an …
    75 euros cette année !!!!
    Cela ne peut qu’augmenter car la structure est gourmande !!! (il est déjà question de 85 à 135 euros pour 2010 .. )
    Tout cela pour un résultat nul pour nous qui devrions payer pour eux ; l’inutilité des autres ordres français en témoigne ! ( Médecins , kinés , sage femmes … )

    La population que nous servons nous aime et nous défend.
    Ne nous laissons pas manipuler par la propagande de l’ordre, ne payons pas et l’ordre sera rapidement incapable de fonctionner !!
    N’ayons pas peur !!! Notre nombre est une force sans pareil ! et nous sommes indispensables au fonctionnement des hôpitaux , des cliniques et des cabinets libéraux !!!!

    Croyons en nous !! Nous sommes de bons professionnels, et nous n’avons pas besoin de l’ordre pour le savoir !!!!

    Croyons en la démocratie et en la liberté !!!!
    Ne laissons pas une infime minorité parler et agir pour nous !!!!!!!!!!

  • je n'y comprends rien ,la loi m'oblige à adhérer à l'ordre des infirmiers alors qu'avec mon petit diplôme d'infirmière psy je ne peux pas exercer comme INFIRMIERE ds les autres services que la psy!!!infirmière pour l'ordre mais seulement pour l'ordre!!diplôme qui n'est plus reconnu en tant que tel mais mis au même titre que les autres quand cela arrange!

    comment accepter une obligation alors qu'il n'y a eu qu'une minorité à accepter l'idée de cet ordre?Ce n'est pas ça la démocratie!!si bcp se sont abstenus ce n'est pas pour rien !et cette inscription qui est très inquisitrice , le diplôme suffit !!!pourquoi faut il prouver "sa bonne moralité"?et l'adhésion n'en parlant pas , la buraucratie côute cher mais n'est pas utile!
    ras le bol de l'ordre moral!!déjà en psy le risque court que la sécurité soit l'unique mot d'ordre et la qualité du SOIN bien oubliée alors il y a tellement à faire déjà pour sauvegarder un soin de qualité en psychiatrie qui est une discipline bien négligée de la santé comme l'est d'ailleurs notre diplôme ....

  • Ordre infirmier avec tous les ingrédients du désordre
    J’ai maintenant 25 ans de diplôme, et ai exercé dans différents services hospitalier très lourds. Pour moi, sauver des vies a été pendant plusieurs années mon activité quotidienne. Déjà je trouvais scandaleux de devoir payer des amendes douteuses liées à la circulation pour me rendre au travail, dont le montant était supérieur au tarif que je pouvais gagner dans ma nuit de 12h de travail. J’ai été très actif lors des manifestations infirmiers des années 88-91 et ai stationné plus de deux mois au sit-in au pied du ministère de la santé. Je me suis fait tabasser par les gendarmes mobiles, avenue de la tour Maubourg lors de la manif de 1991, grâce à laquelle nous avions tant bien que mal, réussi à "revaloriser" notre profession.
    Maintenant "on" me demande de payer pour pouvoir travailler sous la bénédiction d'un désordre infirmier, c'est à dire pour être reconnu aux yeux de nouveaux arrivistes qui sont venu s’imposer sournoisement dans notre profession et qui mettraient eux.. En doute la légalité de mon diplôme, qui m'interdirait d'exercer si je ne me laissais pas raquetter? (obligation de verser 75 Euros, voir plus chaque année)
    Cette sorte de dictature imposé aux professionnels que nous sommes ne correspond pas à l'éthique infirmier, et je ne vois pas comment ce modèle peut s'associer avec notre code déontologique qui met sa plus grande valeur au respect de la liberté d'autrui.
    Il manque énormément d'infirmiers dans tous les domaines.
    Que veulent ces politicards et ces nouveaux arrivistes ?
    Veulent ils saboter la profession où simplement nous raquetter ?
    Pour moi... "Et cela devrait être pour nous tous"...
    Adhérer à un ordre dans ces conditions...
    c’est... trahir la profession.

  • oui !! je confirme , pour être auprès des malades et des souffrants depuis des décennies : ne laissons pas des pseudos "infirmier(e)s" loin des soins et des souffrants depuis des années parler pour nous !!!! non à l' ordre infirmier !!!!!!! nous ne pouvons que gagner face à cet ordre inique .

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