Avertir le modérateur

Gollnisch innocenté et condamné

L’infraction de négationnisme fait un retour dans l’actualité avec un arrêt de la Cour de cassation qui innocente Gollnisch et inflige un désaveu aux juridictions lyonnaises.

Tout part d’une déclaration faite le 11 octobre 2004, lors d’une conférence de presse tenue à Lyon, par le député européen est qui la gloire locale du Front national et un professeur de l’Université Lyon 3, en langue et civilisation japonaise. Affirmant « ne pas remettre en cause les déportations » ni « les millions de morts » des camps nazis, il avait ajouté : « Quant à savoir la façon dont les gens sont morts, ce débat doit avoir lieu ». Interrogé sur les chambres à gaz, notre malin avait répondu: « Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être libre. »

Une déclaration faite pour ne pas passer inaperçue dans une ville qui satisfait tant de son titre de « capitale de la Résistance » et dans ce palais de Justice où s’est tenu le procès de Klaus Barbie.

Deux procédures avaient été engagées, au pénal et au disciplinaire.

Les poursuites pénales pour contestation de crimes contre l’humanité ont conduit à une condamnation par le tribunal correctionnel de Lyon le 18 janvier 2007 à trois mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende. La décision avait été confirmée par la cour d’appel le 28 février 2008, qui avait ajouté une somme de 39.000 euros de dommages et intérêts à payer à neuf associations parties civiles.

Retournement complet de la situation ce mardi avec la Cour de cassation qui casse l’arrêt de la cour d’appel de Lyon, et ce sans renvoi, ce qui laisse entendre qu’il n’y a rien à tirer du dossier. La règle est en effet qu’après cassation l’affaire est renvoyée devant une autre cour d’appel qui juge à nouveau les faits, en tenant compte de l’erreur de droit pointée par la Cour de cassation.

La motivation de l’arrêt ne sera connue que dans quelques semaines, et nous en reparlerons, car au delà du cas de Gollnisch, c’est l’application de la loi Gayssot qui intéresse. Il est peu probable que la cassation ait été prononcée pour un motif de forme, car il y aurait alors eu renvoi, et il faut penser à une annulation sur le fond, de manière tranchée. Je rappelle que la Cour de cassation comme la Cour européenne des droits de l’homme n’ont pas remis en cause le principe de cette incrimination. Donc, une affaire d’espèce. Il faudra attendre pour en dire plus,… mais le rendez vous est pris.

La phrase de Bruno Gollnisch reste-t-elle sans sanction ? Non, car le professeur Gollnisch a été suspendu par décision disciplinaire pour cinq ans de ses fonctions d'enseignant-chercheur, en mars 2005. Déjà, l’élu frontiste annonce qu’il va demander sa réintégration. Cela n’a rien à voir, et il le  sait bien. 

Le pénal et le disciplinaire sont deux voies contentieuses répressives, qui partent des même faits, mais conduisent à des réponses distinctes car elles reposent sur des analyses distinctes et autonomes.

Le juge pénal est tenu par les qualifications du code, c’est-à-dire qu’il ne peut sanctionner que si les faits dont il est saisi correspondent précisément à la définition du texte de loi. A défaut, c’est la relaxe, quoi qu’en pense le juge.

Rien de cela au disciplinaire. L’objet, c’est l’analyse du comportement d’une personne, et si des textes existent, ils sont des références non exclusives. L’Université a estimé que cette déclaration, qui ne se situait pas directement dans l’exercice du mandat de député européen, engageait le professeur d’Université et témoignait d’une attitude inacceptable au regard des fonctions d’un enseignant chercheur, et de ce que doivent être ses méthodes. Aussi, l’analyse faite par la Cour de cassation sur l’application de la loi Gayssot ne remet pas en cause l’analyse disciplinaire des devoirs d’un professeur d’Université.

Commentaires

  • Au risque de me faire tacler dans ce blog, je ne vois pas en quoi ses déclarations sont négationistes.

    Le gars prend tellement de pincette qu'il en vient à neutraliser totalement son message.

    "Le débat doit avoir lieu", non il n'y a pas lieu à débattre, à moins qu'il puisse faire ressusciter les victimes, mis à part ça...

  • Si il y a un scandale, c'est cette loi Gayssot qui érige l'expression en délit. Pays des droits mon c..

  • Mathaf a raison, pays des droit, fait chier maintenant, on devrait se borner à laisser aux citoyens les mêmes droits que dans tous ces pays dont on chante les louanges sur ce blog et ainsi fermer le clapet à tous ces merdeux qui prostituent la notion de liberté.

  • Nous verrons avec la motivation de la cour de cassation

    Le propos de Gollnisch est absolument scandaleux, car un professeur agrégé des universités qui prend la parole, alors qu'on ne lui demande rien, pour dire qu'il ne sait pas exactement comment les gens mourraient dans les camps d'extermination, c'est bafouer tout esprit scientifique et tout respect pour la connaissance historique. Aussi je trouve que l'Université a été très bienveillante, car j'aurai préféré qu'il soit radié. Un "enseignant chercheur" doit savoir utiliser le doute, mais le doute ne consiste pas à tout remettre en cause popur le fun. Surtout, la méthode du doute est pour la première phase des travaux. Si la recherche n'a pas douté et affirme d'emblée, alors elle ne vaut rien. Mais sur le sujet, il y a des années de recherches, de témoighages, d'exploitation des archives, et de jugements. Et l'identité des victimes.

    Aussi, dire qu'on ne sait pas vraiment, c'est n'importe quoi.

    Et si Gollnisch fait cette saillie, ce n'est pas parce qu'il vient de faire une découverte sur le sujet, mais pour se rendre intéressant alros qu'il est en perte de vitesse au FN. C'est pitoyable de la part d'un universitaire.

    Maintenant, l'application de la loi pénale... c'est un autre débat. Et la Cour de cassation est aussi ferme pour mettre fin aux pousuites, que le Conseil d'Etat l'a été pour confirmé la sanction disciplinaire de suspension.

  • La Cour de Cassation a tranché sans appel, même si Gollnisch fait le malin, cette chasse aux sorcières est inadmissible.

  • Je suis d'accord avec Mathaf, cette chasse aux sorcières est "politiquement incorrecte". Mais n'oublions jamais les souffrances des millions de gens de quelle que race qu'elle soit, brûlés vifs dans les fours crématoires. Mon père est parti faire son service militaire à 18 ans en 1939, il est rentré en 1947, toute sa jeunesse a passé dans la guerre, le sang, perte de camarades, les milliers d'Oradour-sur-Gan en Ukraïne. Il y encore les survivants, demandez-leur s'ils ont envie d'en parler, des horreurs qu'ils ont vécues.

  • C'est avec des opinions qu'on en combat d'autres, pas avec les tribunaux.

  • Ce que tu écris Naguima, un jour tout le monde en doutera car beaucoup oeuvrent en ce sens, ou soutiennent ceux qui le font.

  • Gilles,

    En attendant les motivations de la Cour de Cassation, il serait intéressant de connaître les motivations de la première instance.

  • Le type dont il est question dit des conneries, fait l'intéressant à propos de crimes.
    Qu'il se fasse virer de son université, c'est juste, manifestement il tente d'introduire un doute là où il n'y en a aucun. Et les universités sont précisément un des lieux importants pour les débats intellectuels.
    Que ce ne soit pas punissable par la Justice, c'est plutôt technique et je m'en tape un peu.
    Même si dans le cas du bonhomme son parcours ne plaide pas pour la présomption d'innocence.

    Mais :
    Il y a eu de nombreux débats chez les historiens à propos de la nécessaire liberté d'opinion, de brassage d'idées, de recherches parfois politiquement incorrectes (ou tout au moins sous un angle en Histoire qui ne soit pas seulement celui des vainqueurs).
    Bien sur, un minimum de bonne foi et d'éléments de preuves est requis.

  • Yesroll,

    Olivier Pétré-Grenouilleau a été cloué au pilori pour son travail d'historien sur l'esclavage; le Mc Cartysme est de retour.

  • Mathaf,

    Oui je crains cette tendance.
    Ici en Bretagne on a eu un prof de l'université de Rennes viré pour avoir mis en doute preuves à l'appui le coté Breton du pays Gallo (l'est de l'actuelle région).

  • Depuis le décès de "qui vous savez", Sarkozy n'arrête pas de chanter "I AM BAD" .

  • Le 29 novembre, le procureur de la République de Lyon, M. Richaud, conclut, au vu de l'enquête préliminaire, que Bruno Gollnisch ne peut être poursuivi dans cette affaire. Le même jour, le procureur général près la cour d’appel, M. Viout, publie un communiqué annonçant que, « sur instruction du Garde des sceaux, ministre de la Justice » Dominique Perben, il ordonne à Me Richaud de poursuivre Bruno Gollnisch pour contestation de crimes contre l'humanité, lequel prétend que l'affrontement prévu lors des prochaines élections municipales à Lyon entre M. Perben et lui-même n'est peut-être pas étranger à cette instruction. (Wikipedia)

    C'est bien une prise en main politique. Je suppose que Gollnisch pourra contester la décision dsiciplinaire devant le Conseil d'Etat, qui ne s'était d'ailleurs pas prononcé sur ladite suspension. C'est bien un cas de Mc Carthysme.

  • Bruno c'est bien defendu, il a du donner des noms preuve a l'appui de ses déclarations,maintenant Bruno peut pretendre a un poste dans un ministère sarkozian,le ministere de l'immigration serai ideal ou celui de l'egalité des chances, car sarko doit aussi installer un nationaliste du front national, qui sait les choses iront mieux.c le gouvernement de la diversité alors soyons divers jusqu'à la fin.

  • Miranda: très beau commentaire affligeant, que je soupçonne même d'avoir été écrit en langue française exception faites de l'orthographe et de la grammaire...

  • Le problème des opinions c'est qu'elles entrent dans la pratique politique... et je ne suis pas sûre qu'elles restent alors vraiment "libres".

  • c'est a dire que pour le conseil disciplinaire, c'est du gateaux Bruno n'a rien a craindre de ses clowns,Burgos le juge le plus salopard des français, c'est bien tiré alors qu'il a fait tuer des innocents, c'est tiré avec un avertissement quelque chose comme se faire taper sur les doitgs gentiment, alors Bruno ecrasse se conseil de discipline autant de plus qu'il est composé de minables,moi je pleure la mort de mikael jason plus que celle de Sarkozy, car pour etre roi de la pop il faut se battre avec beaucoup de monde bien forts et talenteux, alors que Sarkosy c'est battu avec une bande de nazes aussi nuls les uns que lzes autres.

  • Miranda, il y a tout de meme un minimum.
    Faites un effort !

  • Miranda,
    J'hésite entre t'envier pour ta fraicheur d'esprit et l'allégresse joyeuse avec laquelle tu mélanges tout, ou bien te fustiger sévèrement pour confusion mentale.

    Burgos n'a tué personne (être un crétin psychorigide n'est pas un crime, c'est trop commun), et le "roi de la pop" n'était qu'une pauvre marionnette pédophile (paix à son âme et sèche tes larmes).

  • le compte rendu de l'audience devant la cour d'appel, par olivier bertrand, le journalsite très précis de Libé à Lyon

    http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2007/12/gollnisch-ngati.html

  • Le compte rendu de Libé Lyon n'est pas du tout orienté, évidemment. lol
    Et la commission de discipline aussi impartiale que les tribunaux de Moscou.
    Quand je lis la citation, je ne comprends même pas la condamnation en première instance, c'est ahurissant ! Il est grand temps que les politiques cessent d'instrumentaliser l'holocauste à des fins politicardes, C'est maintenant aux historiens indépendants de parler.
    Laissez les morts enterrer leurs morts.

  • Je suis du petit nombre de ceux qui pensent qu'on combat les idées, même les plus détestables, avec le verbe, et point le glaive.
    Même si ce glaive est celui de la justice.
    Lorque la loi se mêle de régir ce peut être dit ou être pensé, nous ne sommes pas loin du totalitarisme et de toutes les plaies en -isme du 20ième siècle, siècle qu'il faudrait quand même arriver à dépasser.
    Quelle est la force d'une idée qui impose de faire taire le contradicteur pour s'imposer ?
    "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais me battrai jusquà la mort pour que vous puissiez le dire". Celà date du 18ième siècle, aussi appelé "siècle des lumières".
    Eclairons donc donc un peu plus au contact de Rousseau, Montesquieu, Voltaire et Diderot.
    Je n'aime ni Gollnish, ni ce qu'il représente. Mais je trouve infect cette façon de déchaîner l'inquisition de la pensée.
    Ceci étant dit, je ne comprend toujours pas l'intérêt de ces vieilles croûtes d'extrême droite pour nier ce drame de l'holocauste. Même Marine Le Pen, l'autre jor, ceà semblait lui écorcher la bouche de reconnaître qu'il ne s'agit pas d'un "détail de l'histoire" !!
    Que, par contre, on soit choqué et on dénonce la captation totale de la notion d'holocauste par les historiens et courants d'idée, je peux le comprendre. On ne parle jamas de Katyn, du massacre de millions de koulaks par les bolcheviques, du massacre de 2 millions de cambodgiens par les Khmers rouges, du génocide arménien par les ottomans.
    L'histoire est pleine d'holocaustes, il n'est pas de siècle où une population n'a été décimée par des rois, des bandes, ou des pays entiers. Que dire des millions d'amérindiens qui peuplaient l'Amérique centrale et les Caraïbes, les Incas, les Aztèques ? Tamerlan, Gengis-khan massacraient par millions, alors que laterre ne comptait pas 100 millions d'habitants...
    Ce serai faire preuve de justice historique, et peut être apaiser le débat, que de cesser de pratiquer le zoom perpétuel sur la Shoah, et faire leur place aux tziganes, aux Roms, et à tous les autres millions de vctimes innocentes de par le monde et les époques.

  • Le couplet années trente, les chemises brunes, le NSDAP, les pancartes "juden rauss" sur les commerces juifs, vous pensez que c'est d'actualité en 2009 ? Arrêtez le délire.

  • Mathaf, à qui vous adressez vous ? Eclairez votre lanterne ?
    Je ne sais pas ce signifie "être d'actualité". Mais je pense que fondementalement, l'homme ne change pas. Loup pour l'homme, mi-Dieu mi-bête, ...bon, ces expressions sont très anciennes...et sont d'actualité !
    Le génocide des Hutus par les Tutsis, suivi plus tard par l'inverse, date de 94... je ne sais pas si pour vous c'est "d'actualité"... Pour moi comme pour beaucoup d'amoureux de l'Afrique, ça l'est et le sera toujours. Et on a rtrouvé la même barbarie, en plus violent et en moins scientifique, mais qu'importe si femmes et enfants meurent éventrés ou décapités à la machette, ou scientifiquement gazés au cyclon B ?

  • longjohn,

    C'est vrai: faisons vite une loi sur le génocide rwandais, le génocide khmer, le génocide aborigène, le génocide amérindien, la saint Barthelemy, et mettons en prison tous ceux qui s'en fouttent.

  • ça c'est la théorie du président Iranien ! Maintenant on attend un couplet sur les homosexuels et les chrétiens et on aura la totale (ou presque ) !
    Le paradoxe est que les mêmes qui raisonnent de cette façon sont les adeptes de son contraire le négationnisme !

  • Gilles ou et quand sommes nous ?

    " hitler avec (avait ?) ses raisons , je considère que ce sont les juifs qui attisent la haine avec leur comportements bizarres ..."

  • jp2,

    Le négationisme est d'une imbécilité sans nom. Ces lois punitives sur la mémoire de ci ou de ça sont une infâmie : c'est 1984 d'Orwell. Ce n'est pas un hasard si c'est un coco qui les a sorties. Tu te rends compte des peines et des amendes prononcées sur un propos anodin ? Bonjour les libertés et la démocratie, c'est du lynchage.

  • Peut-être que ces lois punitives ont été promulguées pour protéger la mémoire des millions de victimes du nazisme ?

    Je me disais ça comme ça car on dirait qu'il y a pas mal de personnes qui en doute ici...

    Qui d'autres que des nazillons en herbe voudraient nier la mort de millions de personnes, et pour quel intérêt ??

  • Protection de la mémoire... C'est un drôle de concept, franchement zarbi. Comme si les gens avaient perdu la mémoire... Pourquoi pas un marteau et un burin "enfoncez-vous ça dans la tête"?

  • Tu peux dire que t'as pas d'avis sur la question, ou que tu n'y connais pas assez pour t'exprimer, c'est une forme de doute qui ne constitue pas un négationisme en soit.

    Personne ne met un burin ou un fusil sur ta tête, la Corée du Nord c'est plus loin.

    Qui d'autres que des nazillons en herbe voudraient nier la mort de millions de personnes, et surtout pour quel intérêt ??

    Car, les 3 gros arguments des négationistes sont:

    - Il y a eu moins de 1 million de morts

    - Pas de chambre à gaz

    - Tout ça c'est un prétexte à la création d'Israel

    Si tu trouves la mort de millions de personnes "zarbi", pour lequel de ces arguments te penches tu ??

    Je suis intéressé par ta réponse, car ce qui serait réellement zarbi c'est que quelqu'un qui doute du génocide qui s'est produit n'en avance pas les raisons qui l'amène à douter, ce serait "un peu" une question de logique là quand même..

    Tu doutes parce que ... ??

  • De Bruno GOLLNISCH
    LYON, 26 juin 2009


    L’ARRET-UNE DECISION EXCEPTIONNELLE…

    La Cour de Cassation vient avec éclat de mettre un terme à près de cinq années d’ordalies politico-judiciaires, qui avaient commencé lorsque, le 11octobre 2004, en ma qualité d’élu lyonnais, parlementaire européen, président de groupe au Conseil régional, et responsable politique de la formation à laquelle j’appartiens, j’avais tenu un petit déjeuner de presse de rentrée. Ce genre de réunion est, plus que la déclaration ou la simple conférence de presse, l’occasion de discussions à bâtons rompus. J’y avais évoqué longuement CINQ sujets politiques : La constitution européenne, l’adhésion de la Turquie, l’affaire des otages en Irak(où j’ai fait une longue mise au point sur le rôle d’un de mes anciens collaborateurs), la rentrée politique et économique, et enfin le Rapport Rousso sur l’Université lyonnaise, déjà commenté largement dans la presse nationale et locale, en dehors même des milieux universitaires.

    Ce dernier point a donné lieu à des questions de journalistes très diverses, dont certaines sur la seconde guerre mondiale, les camps, etc. Toutes questions que j’avais pour l’essentiel renvoyées aux historiens spécialisés, réclamant seulement la liberté de la recherche et la suppression des lois qui prétendent, sous des sanctions pénales, dire l’Histoire.

    C’est à partir de ces réponses que s’est enclenché un invraisemblable hourvari médiatique, qui a servi de base à une méthodique persécution politique, judiciaire et professionnelle.

    L'arrêt de la Cour de Cassation réduisant à néant les injustes condamnations qui me frappaient pour "contestation" de crime contre l'humanité est non seulement une victoire du droit, mais aussi du bon sens.

    Cette victoire est d'autant plus écrasante que, fait exceptionnel, la juridiction suprême, qui, lorsqu'elle casse une décision, renvoie normalement le procès à une autre cour d'appel, a cette fois-ci cassé "sans renvoi". Dans notre histoire judiciaire, cette procédure exceptionnelle a été utilisée pour la première fois dans l'affaire Dreyfus[1]. J’observe qu’elle l’a été aussi, pour le député Vanneste , accusé du « crime » d’avoir exprimé une préférence pour la famille composée d’un papa et d’une maman par rapport aux unions homosexuelles, et blanchi par un arrêt de cassation sans renvoi du 12 novembre 2008.

    Cassation sans renvoi, cela signifie que rien ne subsiste des accusations portées contre moi. Les "parties civiles", associations stipendiées friandes de dommages et intérêts vont devoir rembourser les dizaines de milliers d'euros qu'elles se sont octroyé.

    …POUR UNE AFFAIRE EXCEPTIONNELLE

    Cette décision exceptionnelle met un point final judiciaire à une affaire exceptionnelle, dans laquelle on ne compte plus les anomalies graves, les manipulations, les violations du droit :

    -Anomalies graves : les distorsions, troncations, auxquelles mes propos ont donné lieu.

    -Manipulation : Quand on a prétendu, contre toute vérité, que j’aurais programmé des déclarations sur la deuxième guerre mondiale (ce qui n’en serait pas moins mon droit), alors que mes réponses n’ont été consécutives qu’aux questions des journalistes. Ou quand on essaye de me faire passer pour sympathisant du régime national-socialiste, alors que j’ai on ne peut plus clairement exprimé ma répugnance à l’égard des deux totalitarismes principaux qui ont ensanglanté le XXème siècle.

    -Manipulation encore, coupures, falsifications, quand par exemple on essaie de faire croire que ce que j’ai dit à propos du massacre de Katyn, le seul fait historique sur lequel je me sois prononcé, s’appliquait à Auschwitz, Le Monde et Libération ayant remarquablement joué cette partition-là !
    -Violation du droit : quand le juge Schir décide de me juger alors qu’il existe une instruction, que cette instruction a conclu à mon innocence, et que, si elle est frappée d’appel, il faut évidemment surseoir à statuer jusqu’à l’aboutissement de cet appel, sauf à faire de Gollnisch le seul justiciable de France poursuivi par deux voies différentes pour les mêmes faits !

    -Anomalie : Les appels cyniques à la répression professionnelle et judiciaire, dont je fus l’objet aujourd’hui, émanaient de ceux-là mêmes qui se réclament des droits de l’homme.

    Il en va de même sur le plan académique :

    -Abus de droit : quand sous la pression du pouvoir exécutif représenté par un recteur menaçant, une instance disciplinaire poursuit un parlementaire et universitaire, non pour ce qu’il a dit ou fait à l’Université, mais en réponse à des journalistes lors d’une conférence de presse dans sa permanence électorale, alors qu’évidemment elles ne pouvaient être saisies d’un manquement allégué aux obligations de tolérance et d’objectivité d’un professeur d’université que dans le cadre de ses activités d’enseignant ou de chercheur. [2]

    -Violation du droit : quant le Recteur Morvan, qui n’a même pas cherché à m’entendre pour savoir quelle était selon moi la portée des propos que j’avais tenus, bafoue la présomption d’innocence, au point que le Conseil d’Etat, qui pourtant dans toute cette affaire ne s’est pas montré favorable à ma cause, a condamné le Ministre en raison des agissements du Recteur !

    -Violation du droit : quand cette instance me condamne en citant onze fois mes « propos » « il a tenu des propos qui…, des propos que…, etc. » … sans dire une seule fois en quoi consistaient les propos litigieux !

    -Manipulation : quand, contraint d’annuler la scandaleuse décision de Lyon, le CNESER, composé d’élus syndicalistes majoritairement de gauche et d’extrême gauche, représentants d’organisations qui dans cette instance ont pris publiquement position contre moi avant la procédure, la reprend sans même examiner les conclusions écrites de mes avocats, en prétendant faute de la moindre preuve, que j’ai reconnu à l’audience les propos qui m’étaient reprochés, ce que les témoins démentiront sous serment !

    Bref, l’arrêt de la Cour de Cassation met une grande partie de tout cela à néant. Il rejoint ici l’ordonnance de M. Chauvot, vice-président du Tribunal de Lyon, juge d’instruction, qui, après avoir instruit l’affaire, avait rendu une ordonnance de non-lieu éclatante, parlant de montage médiatique, et considérant qu’il n’y avait lieu, ni de me renvoyer devant le Tribunal, ni même de me mettre en examen.

    Le texte de l’arrêt n’est pas encore public. Selon ce que je crois savoir, la Cour aurait considéré comme nulle une incrimination faite de bribes de phrases ajoutées les unes aux autres et sorties de leur contexte, pour « reconstituer » une déclaration à base d’extraits de propos, d’ailleurs différents, relatés par des journalistes, non pas contrairement à toutes les règles en matière de presse, sur la base des articles effectivement publiés, mais de leurs déclarations à la brigade criminelle de la police, autre élément de stupéfaction dans cette affaire qui n’en manque pas !

    Je l’ai dit, j’en remercie particulièrement mes avocats, Maîtres Wallerand de Saint-Just et Bruno Le Griel qui ont toujours cru en la justesse de ma cause, ainsi que le regretté Maître Pourchet, qui fut bénévolement leur correspondant lyonnais.

    Je remercie également les membres et dirigeants du Front National qui m'ont soutenu, et plus généralement, bien au-dela de ma famille politique, tous ceux qui m'ont manifesté leur sympathie ou qui simplement, comme feu Raymond Barre, n'ont pas voulu ajouter leur pierre à ma lapidation politico-médiatique, et ont été de ce fait à leur tour attaqués par la meute.

    A ceux-là il convient d’ajouter l’unanimité de mes étudiants, de tous bords et de toutes couleurs, desquels me sont venus des témoignages souvent touchants.

    Ainsi que les membres de mon Comité de Soutien, et spécialement plusieurs centaines de juristes de haut rang, magistrats honoraires, avocats français ou étrangers, universitaires, etc., présidés par un authentique héros de la seconde guerre mondiale, Me Jean-Baptiste Biaggi.

    Je pourrais me contenter de commenter et savourer cette victoire. Mais je n'entends pas en rester là.

    SUITES.
    On ne peut en effet en rester là : Un homme sali durant des années, persécuté, proscrit de l’Université qu’il a toujours servie avec honneur et dignité, condamné à une sanction infâmante et à des dommages intérêts pharamineux au profit d’associations stipendiées, et, en regard, une décision émanant certes de la juridiction suprême, mais dix fois, cent fois, moins médiatisée que ne l’avaient été les accusations portées contre l’intéressé. Après laquelle on irait dire : « circulez, il n’y a plus rien à voir. Ce serait trop facile !

    Cette affaire appelle donc un certain nombre de suites, médiatiques, légales, académiques et politiques, les unes particulières, me concernant (A), les autres générales, au delà de mon cas personnel, (B).

    A. SUITES PARTICULIERES

    1. Sur le plan académique.
    Il me paraît évident qu’en dépit du principe de l’autonomie du disciplinaire par rapport au pénal, je dois être rétabli intégralement dans mes droits, même de façon rétroactive. J’aurai l’occasion de m’adresser prochainement au nouveau ministre de l’Education, M. Luc Chatel. L’affaire est pendante actuellement devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, à Strasbourg. Mais les autorités de mon pays peuvent et doivent rétablir une justice. Car le principe de l’autonomie du disciplinaire par rapport au pénal, que j’évoquais et que cite un fonctionnaire du ministère a ses limites : il n’est pas possible de fonder une poursuite disciplinaire sur des faits considérés comme inexistants par l’ordre judiciaire. Or deux choses m’étaient reprochées : la mise en cause de M. Rousso en raison de ses origines, ce que le Tribunal de Paris, dans un jugement condamnant Olivier Duhamel pour diffamation envers moi a déclaré inexistant, et mes prétendues déclarations enfreignant soi-disant la loi pénale, ce que renverse l’arrêt de la Cour de Cassation. Il serait parfaitement anormal que le Ministère n’en tienne aucun compte.

    2. Sur le plan judiciaire. Dans un souci de justice, et non de vengeance, j’ai demandé à mes avocats d’examiner les possibilités de mise en cause personnelle de la responsabilité des personnes suivantes :

    a)- M. Dominique Perben, ancien ministre de la justice, qui savait parfaitement que mes propos n’enfreignaient pas la loi, comme le lui avait fait savoir le Procureur de la République qui s’apprêtait lundi à classer l’affaire après l’enquête de police qu’il a ordonnée (annonce journal RTL 7h du matin, Libération, Le Monde).
    b)- M. Richaud, procureur de la République, qui a exécuté cet ordre de M. Perben en personne. Ordre qui ne préjuge en rien de ma culpabilité, et qui fait au contraire présumer plus fortement encore de mon innocence.
    c)- M. Schir, juge au tribunal de Lyon, et qui dans son zèle, en violation flagrante de la loi, ainsi que même la Cour d’Appel avait du en convenir, avait accordé de juteux dommages-intérêts à toute association venue les réclamer.
    d)- L’ex-recteur Morvan, dont le Conseil d’Etat avait stigmatisé les agissements. M. Morvan, depuis limogé, et qui a exhalé son dépit dans un livret médiocre, a été également condamné pour injures envers moi.

    B. SUR LE PLAN LEGISLATIF

    Que l’on partage ou non mon opinion sur cette affaire, une chose au moins est certaine : les divergences des magistrats français démontrent que la loi est mal faite, puisqu’elle est le champ des interprétations les plus opposées.
    C’est que l’imprécision voulue des textes est le champ de tous les arbitraires. La loi pénale doit être précise ; c’est une condition essentielle des libertés publiques. Pour les mêmes raisons, son interprétation doit être restrictive, c’est un principe universel.

    Or, en matière de « police de la pensée », nous avons des lois imprécises, et qui plus est, interprétées de façon extensive ! Prenons par exemple la fameuse « incitation à la haine raciale » ; Si j’incite à commettre un crime ou un délit contre quelqu’un en raison de sa race ou de sa religion, il est naturel que je sois condamné. Cas par exemple d’un appel au meurtre. Le meurtre est un crime ; j’appelle à la commission d’un crime. Mais l’incitation à la haine ? A partir de quand la simple critique devient-elle incitation à la haine. La haine est un sentiment, moralement répréhensible, certes, mais parfaitement immesurable ! Qui ne voit qu’il suffit de baptiser « discours de justice et d’amour » le discours « politiquement correct », et au contraire « discours de haine et d’exclusion » celui des adversaires diabolisés, et le tour est joué ! Et c’est ce qui se passe !

    Il en va de même pour la « contestation de crime contre l’humanité » que l’on me reprochait. Où finit la discussion légitime, et où commence la contestation illicite ? Eh bien, c’est selon ! C’est la porte ouverte à une justice « à la tête du client ». Ce n’est pas moi qui le dit, c’est un très haut magistrat que je ne connais pas, M. Bilger, avocat général à la Cour de Paris, auteur d’un ouvrage sur la liberté d’expression intitulé (par antiphrase, sans doute), « J’ai le droit de tout dire ».

    Il est donc évident que ces lois liberticides doivent être abrogées. Totalement. Sans réserve. Et que l’on doit en revenir aux deux seules limites traditionnelles de la loi de 1881 sur la presse : l’injure et la diffamation.

    Car les libertés sont en cause :

    -D’abord celles des élus : un député avocat, médecin, etc ; peut-il être poursuivi disciplinairement s’il met en cause la Justice ou la Médecine ? Si oui, M. Montebourg et quelques autres ont du souci à se faire !

    -Ensuite celles des journalistes eux-mêmes ! je n’ai cessé de répéter ce problème de principe : si le débat est illégitime, les journalistes ont-ils le droit de l’engager ? Si les réponses sont illégitimes, est-il légitime de poser la question ? Est-ce un travail de journaliste ou un travail de provocateur à un acte délictuel ? Si, ce que je pense, la question est légitime, alors la réponse doit être libre. Si la réponse n’est pas libre, la question aussi doit être interdite. C’est l’un ou c’est l’autre. Personnellement, je préfère la liberté.

    -Celles des universitaires également, dont les recherches ne peuvent se faire sous la menace de telles législations.

    -Et enfin celles de tous les citoyens, car si l’évolution actuelle se poursuit, nul ne sera à l’abri de la dictature du « politiquement correct ».

    Beaucoup, et de tous bords l’avaient compris, à commencer par Jacques Toubon, qui qualifiait la loi Gayssot de stalinienne lors de son adoption… et n’a rien fait ensuite. Il faut agir.

    Tel est le sens de l’action politique que je souhaite mener tant auprès de Mme Alliot-Marie, nouveau Garde des Sceaux, que de la Commission européenne.

    CONCLUSION

    En guise de conclusion, je ne puis que reprendre ce que je disais en octobre 2004 :

    Personne ne doit se faire illusion, et, si j’en juge par les réactions du public, personne ne s’en fait. Chacun sait très bien que l’émotion artificiellement entretenue autour de mes propos n’a pas pour but de rétablir je ne sais quelle vérité officielle (pour utiliser l’étrange propos de M. Morvan). Chacun voit qu’il s’agit en fait, des habituels procédés modernes de diabolisation médiatique et politique.

    En un mot comme en cent, je n’ai commis aucune faute ni pénale ni déontologique. Parlementaire, président de groupe au Conseil régional, j’ai émis, entre bien d’autres sujets, en tant qu’homme politique, dans des locaux politiques, un jugement politique sur une persécution politique qui, dure depuis quinze ans, contre une Université qui est l’une des rares de France a être réellement pluraliste dans les opinions des enseignants et sans endoctrinement à l’égard des étudiants.

    L’ignominie totalitaire n’est pas présente dans mes propos. Elle est dans le mensonge qui m’est opposé. Elle est dans le lynchage politico-médiatique dont je suis l’objet, dans un étrange climat de surenchère et de terreur, où certains des hommes politiques qui apportent publiquement leur petite pierre à ma lapidation viennent s’en excuser auprès de moi en privé, en m’expliquant qu’ils y sont contraints dans le climat actuel.

    Patriote français, j’éprouve une sympathie sans réserve pour les victimes des horreurs qui ont ravagé notre monde au siècle dernier, ainsi que pour ceux qui, de bonne foi, en perpétuent très légitimement le souvenir. Je n’ai que mépris en revanche pour ceux qui détournent à leur profit cette mémoire et qui jouent de l’émotion qu’elle fait naître pour salir des enseignants irréprochables ou pour abattre un adversaire politique.

    [1] Voir par exemple sur internet : http://www.dreyfus.culture.fr/fr/le-periple-judiciaire/vers-la-cassation-sans-renvoi/media-68-Transcription_de_la_cassation_sans_renvoi.htm
    « Attendu, en dernière analyse, que de l'accusation portée contre Dreyfus, rien ne reste debout ; et que l'annulation du jugement du Conseil de guerre ne laisse rien subsister qui puisse à sa charge être qualifié crime ou délit ; dès lors, par application du paragraphe final de l'article 445 aucun renvoi ne doit être prononcé. »

    [2] ( Cf. article 66 de la Constitution de 1958 ; loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, portant droits et obligations des fonctionnaires, modifiée par la loi 2004-805 du 9 août 2004, et spécialement son article 7 ; article 57 de la loi du 26 janvier 1984)

  • 1.Je n'ai pas de doute.
    2. Les historiens peuvent investiguer, essayer de préciser les chiffres; à partir d'un certain niveau d'extermination ce n'est pas un million de plus ou de moins qui fait la différence sur le fond.
    3. Du gaz, Zyklon B, ce sont bien les boîtes qui sont conservées à Birkenau. Ce n'est pas le seul moyen d'extermination, mais peu importe. D'autres moyens ont été employés ailleurs.
    4. Cela a bien été un argument décisif, et le reste, pour la création d'Israel et l'éviction des palestiniens.

    Ce qui est zarbi, c'est cette "protection de la mémoire" comme instrument politique, cette pénalisation de l'expression, cette loi scandaleuse.

    Au passage, la caricature d'Avoine est le mirroir de celles de la propagande antisémite: sans surprise.

  • Oups,

    Je répondais à Coolguy.

  • Demander à des millions de mort venir prouver qu'ils sont morts, voila ce qui est "zarbi".

    En droit français quelqu'un qui est introuvable est, selon les circonstances, présumé absent ou disparu jusqu'à un jugement déclaratif de mort.

    Sous-pretexte qu'ils sont juifs certains français ne se verraient pas appliquer le même traitement ? Pourquoi donc ? Pour que certains esprit tordus puissent à nouveau essayer de les extermier ?

    "ce n'est pas un million de plus ou de moins qui fait la différence sur le fond."

    Alors quel intérêt à remettre en question ces morts ???

  • Erratum: l'absence doit fait l'objet d'un jugement déclaratif d'absence, même si celui emporte tous effets d'un décès...

  • Quand Gollnisch débarque, il prend tout le lit.

  • Coolguy,

    Pas la peine de faire des petits velos dans ta tête ; dans mon pays sur quelque 680 morts en déportation, deux tiers étaient non-juif. Personne ne remet en question les faits à part quelques illuminés, et pourquoi n'auraient-ils pas le droit de le faire ? Alors y en a qui disent 8 millions, y en a qui disent 6 millions, est-ce que ça change quelque chose ?

  • J'ai répondu à tes deux questions dans mon dernier commentaire.

    1. Pour éviter tout risque que cela se reproduise, car tu devrais t'en douter, il y a des personnes qui pourraient croire que cela ne s'est jamais produit...

    2. Si cela ne change rien, alors pourquoi remettre en questions les faits ? (bis)

    Je me répéterais pas sur ces deux points, et s'il est vrai que l'anti-sionisme n'est pas forcément signe d'antisémitisme, le négationnisme ne peut être justifier que par une raison sous-tendue par une raison anti-sémite. Autrement tu m'aurais déjà dis, en premier lieu, pour quelle raison tu réclames le droit à ces personnes que tu qualifies toi même d' "illuminé"s de remettre en question les faits.

  • Coolguy,

    C'est simple : au nom de la liberté d'expression.
    Est-ce que l'haulocoste a empêché le génocide rwandais, le génocide khmer ? La réponse est non ; alors pour éviter que cela ne se reproduise tombe à l'eau. A moins que tu ne considères que c'est normal pour des peuplades sauvages.
    Anti-sionisme = antisémitisme = argument éculé pour faire taire les contradicteurs.

  • Gilles mes remarques plus haut n'ont plus de sens car dieu merci vous avez supprimé le post de la blogeuse ( il y a lieu de s'inquiéter de certains propos d'une certaine diversité ) qui disait que "Hitler avait ses raisons d'avoir éliminé les juifs et qu'elle considérait que les juifs attisent la haine par leurs comportements bizarres " !

    Sur vingt minutes on voit la photo d'une petite Iranienne dans une manifestation qui tient un document de propagande photographique représentant Hitler et le président Iranien , mains gauches au ceinturon et mains droites levées au ciel !

    Après les enseignements antisémites dans les écoles de Gaza , la propagande pro nazie des Iraniens ! Quel avenir ....

  • Il a fallu que je te tire les vers du nez, et encore, tu continues dans la mauvaise foi, ou alors c'est vraiment très naïf de ta part.

    À en lire la quantité incroyables de messages que tu publies ici dans ce blog et dans tous les autres blogs de la toile (tape mathaf hacker dans google), pour toi le negationisme est un sujet comme les autres, tu t'insurges contre mais demain tu passeras à autre chose, c'est pas une fixation pour toi.

    Par contre, la majorité des personnes qui passent leur temps, leur vie pour certains, à combattre vigoureusement (argent, livres,pamphlets,conférence de presse etc) l'interdiction de négationisme sont des anti-sémites, ou des personnes situés politiquement aux extrêmes (facho et coco évidemment).

    Et c'est d'ailleurs pour cette raison que tu les traites toi même d'"illuminés"...

    Il y a tellement d'autres sujets qui mériteraient que l'on s'y exprime avec autant d'énergie et de passion, que s'insurger sur l'atteinte à la liberté d'expression commise par cette loi, c'est faire preuve de d'anti-sémitisme, de niaiserie, ou de naïveté au mieux, je vois pas d'autres options.

    "Anti-sionisme = antisémitisme = argument éculé pour faire taire les contradicteurs."

    Justement j'en affirmais le contraire dans mon dernier commentaire, donc si t'es pas foutu de lire correctement ce que j'écris ça relève plus de ma compétence, je préfère autant en rester là dans nos échanges.

    Bonne journée.

  • Allez, bonne journée Coolguy, à bicyclette...

  • Je suis resté courtois dans nos échanges, c'est pas une raison pour continuer à me provoquer.

    Si tu lis le contraire de ce que j'écris, et que tu es naïf au point de croire que pour les professionnels de la cause négationnisme rime avec liberté d'expression, c'est pas mon problème.

    "Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 1 220 pour mathaf hacker": un vrai baroudeur de la blogosfère, le tout sans un blog à son nom...

    Je m'incline, désolé, mais j'ai pas ton temps.

  • Coolguy, je crois qu'il y a incompréhension sur ce que Mathaf, moi (et d'autres) ont voulu dire. Il existe des témoignages et des preuves irréfutables de l'horreur et de la barbarie nazie. Il existe encore des témoins vivants de cette horreur. Le négationisme est une absurdité qu'il convient de combattre sans relâche par ce qu'il est d'usage d'appeler "le devoir de mémoire".
    Mais ne nous trompons pas de méthode dans ce "devoir de mémoire": le devoir de mémoire consiste à rappeler inlassablement à nos enfants, petit-enfants et aux générations futures les abominations réalisées par un peuple civilisé, capable d'engendrer des Goethe, Mahler, Beethoven ou Kafka, ... et capable aussi d'engendrer des Heydrich, Müller, Hitler, Goering, Mengele....
    Il consiste à produire les preuves de cette abomination (photos et fims pris par les libérateurs de camps, enregistements de témoignages, livres, ..). Il consiste à garder allumée cette petite lumière mémorielle et à appeler à la vigilance les générations futures.
    Mais l'inquisition de la pensée et de la parole ne vaut rien pour le devoir de mémoire. Elle est totalement contreproductive.
    Il s'installe depuis une quinzaine d'années un totalitarisme intellectuel autour de la Shoah, s'appuyant sur elle, et qui consiste à réduire au silence, par des procès ou par la menace verbale ou physique ,non seulement les négationnistes, style Faurisson ou Gollnish (qui s'en nourrissent et en prospèrent) , mais encore tous ceux qui osent s'élever contre la politique d'Israël et ce qu'il est convenu d'appeler le "sionisme". L'énorme erreur est justement de lier les deux, et de ne pas faire une différence stricte entre l'antisémitisme et l'antisionisme.
    On peut dénoncer la Shoah et dénoncer tout autant les violences d'Israël à Gaza!
    De ce fait, un manichéisme s'instaure, qui fait rejetter par toute une communauté, qui se sent proche des palestiniens, à la fois la shoah, et la politique d'Israël.

  • Longjohn, il n'y a pas eu incompréhension de ma part, vos propos portent sur la loi elle même, et ceux de Mathaf hacker ont finis par se dévier sur le négationisme en soit.

  • Merci Longjohn,

    Pas de déviation de ma part : le négationisme est parfaitement imbécile. Cette façon de tailler un costume d'antisémite aux contradicteurs est particulièrement abjecte, cela ne trompe plus personne.

  • Le négationnisme est indéfendable, et nous connaissons suffisament Mathaf pour savoir qu'il n'y a chez lui aucune ambiguité.

    Je redis que Gollnisch est un crétin fini en jouant sur les mots et les sous entendus. S'il n'a que ça à faire pour montrer sa liberté d'esprit... Un prof d'université qui goutte de cette bibine mérite une sanction disciplinaire. je toruve ça normal. Et c'est légal, au regard des devoirs de ces fonctionnaires.

    Mais la loi pénale, je suis opposé.

    La Cour de cassation et la CEDH en admettent le principe, avec des conditions d'applications hyper-strictes, qui permettent à Gollnish de faire le fanfaron.

    Ce sont les cotés "histoire officielle" et "pensée légale" que je critique d'abord. Mais je suis persuadé que ce lois à terme produiront l'effet inverse. Le gavage de mémoire est une horreur. Il faut laisser la curiosité d'esprit, et se battre pour des débats libres.

  • Pardon de faire référence à l'un de mes livres. Mais dans J'ai le droit de TOUT dire, de la page 58 à la page 60, j'avais signalé ce que le jugement du tribunal correctionnel de Lyon ayant condamné Bruno Gollnisch avait d'absurde intellectuellement et donc de judiciairement discutable. La cour d'appel l'ayant apparemment confirmé, je constate avec plaisir que la Cour de cassation y a mis bon ordre et sans renvoi! Comme dans l'affaire Vanneste où la haute juridiction a procédé de même pour le plus grand bénéfice de la liberté d'expression.

  • Pour le coup, un visiteur éclairé! Vous avez reconnu notre grand frère blogueur...

    Un échantillon de lecture sur le sujet.

    http://www.pointsdactu.org/article.php3?id_article=1183

  • Nous avons un lecteur de prestige. Je regrette vraiment que Philippe Bilger officie dans le procès des barbares, ce qui lui interdit de donner son point de vue. Peut-être après ?

  • Je trouve très grave pour nos libertés et en particulier pour la liberté d'expression que cet universitaire ait été poursuivi au pénal pour les propos tenus, si ces propos sont exactement ceux qui sont ici rapportés:

    "...Affirmant « ne pas remettre en cause les déportations » ni « les millions de morts » des camps nazis, il avait ajouté : « Quant à savoir la façon dont les gens sont morts, ce débat doit avoir lieu ». Interrogé sur les chambres à gaz, notre malin avait répondu: « Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être libre. »..."

    Qui ne serait pas d'accord avec ces propos, prudents ? Est-ce cette prudence qui est blâmable, qui serait intrinséquement "révisionniste" ?

    Alors que l'on sait que les poursuites ont été entamées par certains hommes politiques qui briguaient la mairie de Lyon et qui voulaient à tout prix écarter ce challenger dangereux...pour eux. C'est vraiment "à tout prix".

    Et bien, cet arrêt de Cassation me réjouit, non pas parce qu'il s'agit d'un membre éminent d'un parti politique connu (et dont je suis éloigné) , mais parce que la Cour a mis fin à une machination assez indigne.

    Reste la suspension des fonctions qui est, elle, d'ordre administratif...
    Pour les mêmes raisons, je souhaite qu'il ait, là aussi, gain de cause.

    Cette loi Gayssot est une horreur: elle peut "tuer" socialement, professionnellement quelqu'un, savamment utilisée par des adversaires sans scrupules.
    La preuve !

  • Mathaf se raccroche aux branches dès que ça sent le roussi, mais joue régulièrement avec le feu, histoire de faire bouger les positions.
    Il n'est pas antisémite mais haineux avec les sionistes. Ce qui est forcément moins grave lol

  • Petites insinuations, petits sous-entendus : c'est du Fran mais pas du collier. Ca m'en touche une, que l'autre elle bouge pas. C'est chiant non, la liberté d'expression ?

  • Vivement la charia que tu montres un peu de respect.

  • "...Un prof d'université qui goutte de cette bibine mérite une sanction disciplinaire. je toruve ça normal. Et c'est légal, au regard des devoirs de ces fonctionnaires...

    Non, là, désolé, Maître, ce n'est pas du tout légal, à moins de s'asseoir sur la garantie des fonctionnaires candidats à un mandat électif ou élus.

    Cette garantie est fixée par la loi (loi 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires) à l'article 7:

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=07BD84000BAA9DF7BC21D0A442E2F6E2.tpdjo08v_3?idArticle=LEGIARTI000006366494&cidTexte=LEGITEXT000006068812&dateTexte=20090629

    Or les propos incriminés ont été prononcés dans le cadre de l'exercice de ce mandat électif et non pas dans le cadre universitaire. Les mesures de suspension de ses fonctions de professeur d'université prises par le recteur d'académie de Lyon ne tiennent pas plus la route que les poursuites pénales dont la Cour de Cassation a fait justice à cet enseignant.

    Le droit est une chose. La passion politique en est une autre.

    Et, je le répète, je fais complétement abstraction de la personnalité de ce professeur et de ses opinions politiques qui ne sont pas les miennes. Mais à l'examen de ce qui s'est passé il m'apparaît bien plus honorable que ceux qui l'ont attaqué

  • "désolé, Maître, ce n'est pas du tout légal"

    D'abord, à titre de punition pour avoir appelé le maitre sur son blog perché, bernardini sera condamné à lire trois pages des oeuvres politiques de Gollnish.

    Ensuite, me trompé-je? L'erreur, quand ce n'est pas dire n'importe quoi (ça devient une faute ) (ce que fait Gollnish), ne pose pas de problème ? ce sera valable pour bernardini qui se trompe.

    La Conseil d'Etat a rejeté le recours de Gollnisch sur la sanction disciplinaire, et la CEDH est saisie nous verrons.

    mais, en droit disciplinaire, il n'est pas possible de scinder comme vous le proposez. C'est un classique, mille fois jugé. Des faits extérieurs à l'exercice professionnel peuvent sanctionné sur le plan disciplinaire dès lors que ces faits ont un impact sur les devoirs professionnels. Et un professeur d'université qui va patauger dans un caniveau très encombré, meme camouflé sous soiu habit de parlementaire, est en faute.

  • Gilles en droit vous avez réponse à tout ! et de l'humour " pour avoir appelé le maitre sur son blog perché " " dans un caniveau très encombré "... vous voyez que je vous en veux pas !

  • L'arrêt de la Cour de Cassation devrait permettre à nouveau à Gollnisch de contester cette sanction disciplinaire, qui a tout du délit de sale gueule.

  • J'ajouterai que le Conseil d'Etat ne s'étant pas prononcé sur la suspension de Gollnisch, il n'y a pas en la matière d'autorité de la chose jugée. Ouh que c'est vilain la chasse à l'homme !

  • On va le sauver ton symbôle de la liberté d'expression , t'inquiète pas pépère. Et pis on fêtera ça avec Maurisson et Dieudo à Henin-Beaumont, prochaine capitale française de la liberté d'expression.

  • Fran,

    Y a des fois , je me demande en quelle année tu vis. Condamner un homme, non seulement sur ses opinions, mais encore sur l'interprétation que l'on pourrait faire de ses propos, ça donne quoi ? Tu m'as l'air très inhibé par les relais de propagande sioniste, qui n'ont certes pas besoin de ton grain de sel.

    Tiens, je m'en veux de n'avoir pas conservé cet article de Haaretz qui posait la question suivante :"le sionisme a-t-il besoin de l'antisémitisme pour exister ?".

    Si la réponse est oui... Alors Dieudonné est un agent du sionisme. Il a d'ailleurs été répudié par les associations de défense de la Palestine.

    La question est importante, puisque même un avocat perd ses repères sur la liberté d'expression, et le respect des idées d'une partie adverse. Le petit monde des enseignants-chercheurs a organisé un infâme lynchage, on connait bien ses tropismes.

  • Celui qui perd ses repères essaie de ne pas les perdre tous.

    L'écho aux propos de Gollnisch n'aurait pas été le meme sans le microcosme bien pensant lyonnais.

    Lyon s'est - au fil du temps - créé une légende avec la résistance. Lyon "capitale de la résistance". Plus que discutable, mais là je suis un véritable hérétique.

    Lyon s'est trouvé dans le coup pour une raison simple: c'était la seule grande ville de la zone Sud, la plus peuplée, et la plus au Nord de la zone sud. Donc "ça" passait par là.

    mais "ça" n'a pas été la résistance. Herriot a été un planqué horrible, et le fait qu'il soit honoré à Lyon résulte pour le coup d'un véritable révisionnisme. Ce sale type a vendu la république en juillet 1940, et a vendu les parlementaires et responsables politiques juifs : lors du procès de Riom et pour le 2° statut des juifs. C'est un traitre (documents historiques à l'appui)

    Qu'il ait été un traitre... il y en a eu d'autres. Mais qu'il soit aujourd'hui encore idolatré comme la gloire républicaine de Lyon montre la capacité des milieux francs maçons (Herriot était juste à coté,... meme pas le courage de ça) à réécrire l'histoire.

    Ce n'est pas la résistance qui s'est installée dans cette ville qui avait refusé de combattre en juin 1940. Ce sont les nazis, puis la milice, qui s'y sont installlés, et ont détruit les réseaux. Lyon a été la ville où les réseaux ont été démantelés, pas la ville où ils ont été créés.

    Respect au Vercors, à la Haute Loire, et à la Drome.

    Toute la bien pensance lyonnaise s'est liguée contre Gogol-nisch. Je ne cite pas les noms, pour ne pas bloquer le ouèbe. Mais s'est ajouté un recteur folklorique - qualifié de résistant (!) par la presse locale, et qui a passé son temps à souffler sur les braises.

    Je n'en dis pas plus sur le sujet, car je suis impliqué. Je compte sur jp2 pour conduire l'enquête.

    Bref, Golnisch, l'un des pitres à trois couleurs de ce millénaire toujours finissant, a transformé le masque de nos républicains lyonnais en cache sexe, et encore modèle réduit.

    Ce qui ne m'empeche pas d'estimer justifiée la condamnation disciplinaire d'un universitaire qui bafoue les mécanismes basiques de la connaissance.

  • Très cher Maître (sur votre blog perché),

    1°/je fais appel de votre punition;

    2°/ l'appel étant suspensif, je réitère ce que j'ai dit: le sort fait à cet enseignant est inique et je me moque de savoir s'il appartient ou pas à tel ou tel mouvement politique. Les saletés qui lui ont été faites ne sauraient être "contingentes" de son appartenance à un parti plutôt qu'à un autre.

    Vous me parlez de la dissociation des procèdures (pénales, civiles, disciplinaires) concernant les fonctionnaires. OK ! je vous suis.

    Vous me parlez du devoir de réserve des fonctionnaires qui s'applique plus strictement à ceux qui sont investis de fonctions d'autorité, et même en dehors du service. OK ! je connais !

    Dans une autre vie j'ai été fonctionnaire et j'ai même dirigé un certain nombre de fonctionnaires. J'ai eu à connaître de situations diverses où étaient imbriquées les procédures pénales, civiles et disciplinaires (détournement de fonds publics, affaires de moeurs, faux et usage, etc...).

    Donc je connais (un tout petit peu) l'indépendance des actions, étant observé toutefois que les décisions administratives à caractère définitif ( radiation des cadres, par exemple...) sont toujours différées en cas de poursuites pénales. Sous-entendu, la voie pénale et son issue jouent un rôle éminent dans la décision finale. Les mesures conservatoires (suspension, par exemple) ne sont, elles, que...conservatoires !

    Mais là ? Que veut dire cette cassation sans renvoi ? Est-ce bien les paroles prononcées que vous avez rappelées ? où est le "négationnisme" dans ces paroles. Et les zozos lyonnais qui ont pris "l'affaire" à bras-le-corps, dont l'inénarrable recteur ?

    Vous croyez que c'est sérieux tout cela ? Non, c'est honteux

    Enfin c'est mon opinion, et comme aurait dit M. Prud'homme, je la partage !

    Bien à vous, cher Maître

  • Les nombreux ouvrages que j'ai lu sur cette époque m'ont en effet laissé le souvenir de Lyon comme capitale de la milice. Ce qui n'empêche pas les lyonnais de vous montrer les traboules en vous expliquant que les résistants y foumillaient... Il faut bien sûr opiner du bonnêt, par politesse.
    Bafouer les mécanisme de la connaissance, ça mérite bien de boire la cigüe.

  • @Mathaf
    Selon moi le sionisme n'a évidemment pas besoin de l'antisémitisme pour exister. Le sionisme n'est pas plus sale que l'intégrisme religieux sur lequel pour beaucoup nous fermons les yeux et dont nous défendons les aspects les plus barbares en soudoyant la notion de liberté individuelle.

  • C'est une vision assez particulière des libertés, ça ressemble au fran...quisme.

  • Je la préfère à ta vision iceberg des libertés, correcte en surface, et trés orientée en profondeur.

  • Il manque un volet dans ces exposés passionnants.
    Celui des trafics (la Suisse si proche) et des marché noirs.
    L'économie vaut en tout temps au moins autant que la politique.

  • Je connais quelques zorros qui sont partis en croisade solo contre des manquements graves d'une entreprise ou d'une institution; ils se sont fait laminer, écrabouiller, éparpiller façon puzzle. C'est beaucoup plus risqué que la politique.

  • Fran les gens mélangent tout quand ça les arrange ! L'idée et les actions visant à la création de l'état d'Israël ont commencé bien avant la seconde guerre mondiale ! Ignorer la réalité historique du sionisme dés le début du 19 ème siècle , feindre de ne pas savoir que le sionisme et les vagues d'immigration juives d'Europe et de Russie vers la Palestine mandataire " ont précédé de très loin l'avènement du nazisme " c'est faire de la propagande anti sioniste .

    Gilles désolé je suis comme vous impliqué à Lyon car j'ai fait du porte à porte pour vendre du vin au début des années 70 ! J'ai la liste de tous les alcooliques du coin mais déontologie oblige .... Ceci dit je comprendrai jamais les provocations sur la shoah !

    Dommage pour des politiques de gâcher la marchandise électorale (voir les résultat des élections ) ! certains ont beaucoup perdu avec ça ! C'est comme inviter un ancien ss , il n'y a rien de mal en soi ? Mais c'est le contexte provocateur ....inutile tout ça !

  • quel rapport me demanderez-vous entre l'article et cette info? les idées du fn devant la cedh

    La CEDH ne veut pas de "soupe au cochon"
    LE MONDE | 07.07.09 | 15h07 • Mis à jour le 07.07.09 | 15h07

    La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a déclaré irrecevable, dans une décision rendue publique lundi 6 juillet, la requête de l'association Solidarité des Français, animée par des militants d'extrême droite du Bloc Identitaire, déposée contre l'annulation en décembre 2006 par la préfecture de Paris de distributions de repas contenant du porc. L'arrêté du préfet, suspendu en référé par le juge administratif, avait été confirmé en appel par le Conseil d'Etat. Pour la CEDH, le préfet "a légitimement considéré qu'un rassemblement en vue de la distribution sur la voie publique d'aliments contenant du porc, vu son message clairement discriminatoire et attentatoire aux convictions des personnes privées du secours proposé, risquait de causer des troubles à l'ordre public que seule son interdiction pouvait éviter".

  • merci révoltée

    c'est une très bonne nouvelle.

    On laisse trop entendre que les droits de l'homme c'est tout ce qui passe par la tête, et que la CEDH est une généreuse lotterie.

    Les rats vont pouvoir rentrer dans leur trou.

  • Excusez-moi mais quelqu'un peut avoir accès à la décision du 21 juin 2009 ? Je ne la trouve pas dans les ressources électroniques Dalloz... Ni ailleurs !

  • est-ce que c'est ce que tu cherches? si oui, je pense que tu n'as pas tapé la bonne date, elle est sur Legifrance.
    http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000020821426

  • "Mais n'oublions jamais les souffrances des millions de gens de quelle que race qu'elle soit, brûlés vifs dans les fours crématoires. Mon père est parti faire son service militaire à 18 ans en 1939, il est rentré en 1947, toute sa jeunesse a passé dans la guerre, le sang, perte de camarades, les milliers d'Oradour-sur-Gan en Ukraïne. Il y encore les survivants, demandez-leur s'ils ont envie d'en parler, des horreurs qu'ils ont vécues."
    Ce qui est en question c'est l'existence de chambres à gaz spécialement destinées à occire le plus de monde en moins de temps possible. A ma connaissance il n'y a pas eu de victimes jetées en masse vivantes dans les fours crématoires. Pour ta gouverne, un four crématoire contenait (et contient toujours car la pratique de l'incinération à toujours cours de nos jours) un cadavre à la fois. Quant à Oradour-sur-Glane (et non pas Gan) elle est située en France et non en Ukraine. Il y eu des centaines de victimes (et non des milliers) des atrocités commises par une colonne de Waffen-SS (volontaires ou engagés de force dans l'armée allemande) chargés de représailles. Cela ne change rien à l'horreur mais la cible n'était pas Oradour-sur-Glane mais Oradour-sur-Vaire. Les SS se sont trompé. La famille de ma mère était originaire de cette région et quelques-uns de ses membres ont péri dans les incendies allumés par les tortionnaires. Pour revenir à l'affaire Gollnisch, ces propos sont quasiment sibyllins. Il ne nie ni ne confirme, il se défausse sur les historiens spécialistes. On a fait une loi pour réprimer toute expression non conforme à la vérité historique communément admise. Soit. Que l'on traîne en justice quelqu'un qui tenterait de minimiser ou nier les crimes commis par le national-socialisme ne me semble pas scandaleux dans la mesure où, face à la justice, il aurait l'occasion de faire valoir les arguments sur lesquels reposent sa théorie historique. Si cette loi avait été promulguée à la libération, tout historien, journaliste, enquêteur ou autre qui aurait prétendu que le massacre de Katyn était l'oeuvre des soviétiques aurait été condamné sur le champ. A ce moment, la vérité historique officielle imputait ce crime à l'armée allemande. On sait, aujourd'hui, avec la même certitude qu'en ce qui concerne la politique d'extermination menée par les nazis ce qu'il en est. On sait aussi que lors de l'assaut ultime mené dans le ghetto de Varsovie les troupes soviétiques, toutes proches, sont restées l'arme au pied en attendant que les nazis aient fait le "ménage". En France, pays des droits de l'homme et de la libre expression, il y aura toujours des imbéciles pour minimiser les crimes du national-socialisme tant que les crimes de son cousin, le communisme, seront tabou. On ne peut pas parler de génocide, affamer toute une classe de population n'en est pas un. Mais, arithmétiquement, la lutte des classes a fait, en Ukraine, un nombre de victimes approchant les scores de la Shoah. Je ne parle que de l'Ukraine. Si l'on additionne un demi-siècle de paradis socialiste, les chiffres donnent le vertige, mais lorsque c'est pour le bonheur du genre humain, on ne va pas mégoter sur la vie de quelques dizaines de millions. En France donc, pays des droits de l'homme et de la liberté d'expression, on peut s'enorgueillir de ne plus voir s'afficher ouvertement les théories nazies. Par contre on peut, sans complexe, faire une carrière politique en professant des théories qui ont provoqué autant, sinon plus, de victimes innocentes (pléonasme, une victime est toujours innocente). Cherchez l'erreur ... Le troisième Reich comme l'URSS n'avaient qu'une ambition, asservir le monde. Ils se sont allié puis chamaillé après s'être partagé une partie de l'Europe. A eux deux ils ont saigné à blanc les populations. Des deux, le communisme sort vainqueur dans notre pays. Amoindris certes, financés par l'état et les entreprises publiques les soviets n'ont plus le pouvoir de la révolution, les lendemains qui chantent sont devenus les lendemains sans transport, sans école, sans service public (auxquels ils sont tellement attachés et je les comprends, quant on tient la voilure il n'y a pas de raison de se préoccuper du personnel à fond de cale). L'idéal humaniste du bonheur du genre humain a pris un coup de vieux. L'affaire Gollnisch est un non-événement par rapport à l'endoctrinement de notre élite professorale qui distille un discours stéréotypé sans se soucier de développer l'esprit critique nécessaire à une prise de position politique. Le nazisme fut une abomination mais il reste de la place pour les autres ... On peut comprendre qu'à la libération on fit la fête aux troupes soviétiques décimées par les méthodes de leurs dirigeants et l'acharnement de l'ennemi (les vagues d'assaut recevaient les balles de l'ennemi s'ils avançaient, et les balles de leurs compatriotes s'ils reculaient). Combien sont morts pour leur pays et par leur pays ? Pour moi, le genre humain est un genre libre et je met tous les ennemis de la liberté dans le même panier. Gollnisch dit des conneries ? Et alors ? Il n'est ni plus ni moins con que Marchais qui affirmait que le bilan communiste était globalement positif. A partir de combien de million de morts un bilan est "globalement" positif ? A bas les cons et vive la liberté ...

  • Loin de tout délire passionnel ceci repose rationnellement sur quoi ce fonde l'emprise idéologique d'un dogmatisme de politique idéologique quand à l'usage de la liberté d'expression si tot que l'on aborde (et cela serait lourd de conséquence face à l'opinion sur la parti accusatrice)un quelconque doute sur le possible ethnocide juif européen alors que tout usage de toute critique historique sur des fondements scientifique en est bannie ...

Les commentaires sont fermés.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu