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Liberté pour le chichon

feuille.gifUn bon joint à la maison, pour faire passer la rentrée, c’est ce qu’autorise désormais la Cour de cassation. Euh, non : la Cour suprême d’Argentine. Mais le raisonnement des magistrats argentins est tout-à-fait transposable au droit français. Faut-il prévoir une contagion, sur le modèle H5N1 ?

S’agissant de jurisprudence, il faut partir des faits, très simples en l’occurrence. Début 2006, cinq jeunes sont arrêtés par la police, avec entre un et trois joints de marijuana en poche. Direction tribunal, et application de la loi : la simple consommation est un délit, comme en droit français.

Les fumeurs ne se laissent pas faire, et forment les recours jusqu’à la Cour suprême, devant laquelle peut être soulevée l’inconstitutionnalité de la loi pénale. Là, l’Argentine est en avance sur la France,... qui est en train de récupérer son retard. Vous connaissez le problème : la loi doit respecter la Constitution, et notamment les déclarations de droits qui ont valeur constitutionnelle. Si la loi votée parait critiquable, un groupe de députés peut saisir le Conseil constitutionnel, qui éventuellement censure. Dernier exemple : la loi Hadopi, qui avait oublié les principes fondamentaux de l’action en justice.

Oui, mais quid si les députés n’ont pas saisi le Conseil ? Et bien la loi reste, inconstitutionnelle, et le juge doit l’appliquer. D’où l’idée de cette « exception d’inconstitutionnalité » : le plaideur peut obtenir, avant jugement, un débat sur la constitutionnalité de la loi. En Argentine, le système est rodé. En France,  ça va démarrer suite à la dernière réforme de la Constitution (Article 61-1). Et oui, les fumeurs peut-être sauvés des griffes du droit pénal par la hauteur de vue du droit constitutionnel…vie_privee.jpg

Alors, quel est l’article de la Constitution argentine qui a libéré le chichon ?

C’est l’article 19. Le voici en anglais : “The private actions of men which in no way offend public order or morality, nor injure a third party, are only reserved to God and are exempted from the authority of judges.”

Les actions privées des hommes qui ne portent pas préjudice à l'ordre public ou à la morale, ni ne nuisent à un tiers, sont réservées au jugement de Dieu et échappent à l'autorité des magistrats. La Cour suprême applique le texte : la fumette relève de la vie privée et ne porte préjudice ni à l’ordre public, ni à la morale, ni aux tiers ; le juge est incompétent, et allez voir Dieu pour plus de renseignements.

C’est une question de liberté : « Il faut protéger la vie privée des personnes adultes et leur capacité à décider de leur propre conduite ». Et le communiqué officiel appelle « tous les pouvoirs publics à renforcer la politique de lutte contre le trafic de stupéfiants » et à prendre « des mesures préventives et de dissuasion, basées sur l'information et l'éducation, ayant pour priorité les groupes les plus vulnérables ».  Donc pas de problème pour celui qui fume, mais de gros soucis pour celui qui le fournit illicitement pour cet acte devenu licite. Un peu faux-cul quand même.

Et pour la France, alors ?

Retour sur la décision Hadopi du Conseil constitutionnel, n° 2009-580 DC du 10 juin 2009, qui a rappelé que le droit au respect de la vie privée s’imposait au législateur :

951208196.jpg« 22. Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article 2 de la Déclaration de 1789 : " Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression " ; que la liberté proclamée par cet article implique le respect de la vie privée ;

 « 23. Considérant, en second lieu, qu'il appartient au législateur, en vertu de l'article 34 de la Constitution, de fixer les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; qu'il lui appartient d'assurer la conciliation entre le respect de la vie privée et d'autres exigences constitutionnelles, telles que la protection du droit de propriété. »

Voilà l’affaire. Tôt ou tard, le débat sera posé devant le Conseil : une sanction pénale est-elle licite pour un acte aussi peu dangereux qu’un joint fumé par un majeur ? Et ce danger, aussi mince que la feuille de papier du joint, justifie-t-il une intrusion du juge pénal dans la sphère de la vie privée, alors que la liberté est notre credo, et rien mieux que la liberté aiguise le sens de la responsabilité ?

Mais, autre question : le chichon sera-t-il toujours aussi bon quand il n’aura plus le goût de l’interdit ?

Commentaires

  • Voici l'arret de la Cour suprême d'Argentine:

    http://www.csjn.gov.ar/documentos/verdoc.jsp

  • "Un acte aussi peu dangereux qu’un joint fumé par un majeur ?"

    Euh, on peut chipoter, là.

    Car supposons que le majeur en question ait envie de faire une virée en voiture -- avec éventuellement des passagers à son bord -- est-ce toujours aussi bénin ? Son sens des responsabilités (ou de ses compétences) pouvant être "légèrement" altéré par ladite fumette, doit-on être toujours aussi indulgent ?

    Si ce "majeur" fait profession de conducteur de bus ou chauffeur routier, doit-on fermer les yeux au nom de cette sacro-sainte "vie privée" ? Ben tiens, tant qu'il n'y a pas de mort ou de blessé, ce n'est qu'un truc entre Dieu et moi, non ?

    Si je brûle un feu rouge ou un stop, et qu'il n'y a ni mort ni blessé, et encore moins de témoin, est-ce toujours ma vie privée, qui ne regarde personne que Dieu ?

    Je ne suis pas sûr que le législateur, qu'il soit britannique, argentin ou français, soit tout à fait d'accord avec ce point de vue.

    Au risque, parfaitement assumé, de passer pour un vieux con, j'avoue avoir pris la (mauvaise ?) habitude de ne pas faire ce qui est interdit. C'est vraiment très con, hein ?

    Mais entre la "vie privée" ou ne pas être "privé de la vie", devinez ce que j'ai choisi ?

  • Chez nous on consomme le chichon en omelette et en public, c'est stupéfiant !
    Une bonne adresse : Chez Pétiole, à Saint Martin de Seignanx.

    http://www.cuisinedesbasques.com/index.php/omelette-aux-chichons.html

  • "Rien mieux que la liberté aiguise le sens de la responsabilité"

    Théorie angélique...

    Faut savoir ce qu'on choisit comme modèle de société, rien à foutre des autres, ou bien je fais gaffe aux autres, car comme le dit LeProvençal, et pour en connaitre, le fumeur de joints déjante parfois ( selon le produit fumé par exemple, ce n'est pas standardisé comme un verre de ricard ce truc-là...) et devient incontrôlable et peut effectivement prendre le volant et se croise dans la DS de Fantômas...
    Bon aprés je suppose qu'on peut plaider la folie passagère ou incriminer le fournisseur en cas d'accident, n'est-ce-pas ?...

  • L’Argentin qui fume son pétard et prend ensuite le volant ne bénéficie plus de la protection de cette jurisprudence, car sa fumette, acte de la vie privée, met en cause les droits des tiers, dès lors que le danger réapparaît par le fait de conduire sous l’effet du cannabis.

    Comparons avec l’alcool en France.

    Vous pouvez prendre une bonne biture à la maison, soit heureuse, soit malheureuse jusqu’à se retrouver pour comas alcoolique aux urgences de l’hôpital : acte de la vie privée.

    Vous prenez le volant : infraction.

    Mais on oublie parfois que le simple fait de se trouver en état d’ivresse dans des lieux d regroupement publics est défini comme une infraction – ivresse publique et manifeste – par l’article L. 3341-1 du Code de la santé publique:

    « Une personne trouvée en état d'ivresse dans les rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics, est, par mesure de police, conduite à ses frais au poste le plus voisin ou dans une chambre de sûreté, pour y être retenue jusqu'à ce qu'elle ait recouvré la raison. »

    Ainsi, cette infraction est traitée d’abord par une « mesure de sûreté », c'est-à-dire le placement en cellule de dégrisement. Vous êtes au poste, mais ce n’est pas une garde-à-vue. Ce serait d’ailleurs plutôt une garde à l’haleine.

    Quand vous avez cuvé, les flics vous disent « tchao », et ça en reste là le plus souvent.
    Mais l’article R3353-1 du Code de la santé publique permet aussi de vous infliger une amende

    « Le fait de se trouver en état d'ivresse manifeste dans les lieux mentionnés à l'article L. 3341-1 est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe. » (150€ max).

  • C'est marrant que la lutte toujours plus accrue contre l'alcoolisme croise le désir de dépénalisation du cannabis.
    Drôle de société...
    Je suis fils de toubib et on m'a assez seriné sur les conséquences d'une consommation excessive d'alcool ou de cannabis pour savoir que ce sont les mêmes, notamment pour nos jolies cellules grises..
    Aprés l'un est toléré, l'autre non, okay, mais bon ça me parait un combat désuet que de soutenir l'action des amoureux du joint. De toutes façons ils fument chez eux et la police ne vient que je sache les emmerder.

  • Sauf votre respect; je crois qu'il s'agit de l'article 19 de la constitution, le voici en espagnol qui reste encore à ma connaissance la langue officielle de l'état argentin.

    "Art. 19.- Las acciones privadas de los hombres que de ningún modo ofendan al orden y a la moral pública, ni perjudiquen a un tercero, están sólo reservadas a Dios, y exentas de la autoridad de los magistrados. Ningún habitante de la Nación será obligado a hacer lo que no manda la ley, ni privado de lo que ella no prohíbe . "

    Ah ! au fait ! merci pour ce blog que je suis régulièrement avec beaucoup d'intérêt !

  • "están sólo reservadas a Dios"

    Malheureusement Dieu est absent de la constitution française, c'est pour ça que les libertés individuelles sont si souvent bafouées. LOL

  • On a retrouvé récemment une vielle plaque de chichon dans une sépulture en Chine.
    "L'âge des 789 grammes de marijuana a été estimé à environ 2 700 ans. Ils semblent avoir été enterrés à côté d'un shaman, selon le journal anglais The Star.
    Des conditions climatiques favorables ont permis à la plante de conserver sa teinte verte, même si les personnes qui l'ont découverte déclarent avoir immédiatement compris qu'elle n'était plus "bonne" à fumer, n'ayant plus aucun parfum.
    Pour le Dr. Ethan Russo, un neurologue américain, il n'y a aucun doute quant à la raison de la présence du cannabis dans cette tombe. "C'était une pratique commune lors des enterrements que d'ajouter des objets nécessaires à la vie après la mort. Le chanvre et les graines n'ont jamais été utilisés dans la nourriture ou dans la fabrication de tissus. Le cannabis était plutôt utilisé pour ses qualités psychotropes ou comme médicament." "

  • Merci Epicosme pour votre vigilance. Pas de doute, c'est bien l'article 19, et j'ai rectifié.

    Ne connaissant hélas rien de l'espagnol, j'ai trouvé ce texte en anglais, lisible pour moi.

    Eh Mataf, nous n'avons pas Dieu dans la Constitution, mais l'Etre Supreme dans la Déclaration des droits de l'Homme de 1789 ! Extrait du préambule:

    "En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen...."

    Et c'était parti pour des siècles d'ambiguité !

  • gilles devers: sans être spécialement pour la dépénalisation de la consommation de drogues, je serais assez d'accord avec vous sur le traitement similaire avec celui de l'alcool qui devrait en être fait.
    Néanmoins, il me semble qu'une bonne biture met au maximum une grosse journée à se résorber, alors que l'absorption d'un joint mettrait quelques jours, non? (même si on ne "plane" plus...)
    De plus, ce qui ne marche déjà pas très bien entre l'alcool et la voiture marcherait-il dans le cas de la drogue? Car en effet, nous n'avons toujours pas systèmes permettant d'être sûrs que la personne qui conduit: 1/ a une assurance à son nom pour la voiture, 2/ a toujours son permis de conduire valide et 3/ n'est pas alcoolisé (ou n'a pas consommé de drogues)...
    En gros, "malchance" pour celles et ceux qui sont arrêtés dans cet état (ou pire génèrent un accident), mais finalement... rien pour les autres, cad beaucoup de personnes...
    On parlait à un moment d'un éthylomètre comme "clé de démarrage" pour les personnes arrêtés pour alcoolisme au volant... Pourquoi par un "chichonomètre"???:):):):)

  • Le canabis est consommé dans ma montagne depuis tellement longtemps, il ne tue pas, ne represente pas un danger s'il est fumé sans ajout à la con. Prendre juste le bout de la tige seché, et donnez vous un instant de detente. Le canabis à au moins 700 applications sinon plus. Heureusement qu'il y a des conservateurs acharnés de cette magnifique plante qui atteint bien les 2 metre 50 facilement.

  • "Et c'était parti pour des siècles d'ambiguité !" C'est bien une partie non negligeable du fond de commerce des avocats l'ambiguité des lois, non?

  • et mais alors y'aurait de" la tva sur la green ?! trop fort ha ha ha

  • Brau,

    Je fais surtout rapport d’un arrêt de la Cour suprême d’Argentine, donc les juges et pas le législateur, et avec un raisonnement assez transposable. Donc c’est intéressant.

    Mon point de vue personnel… Je pense qu’il faut passer d’une légalisation de fait (les poursuites pour simple usage sont rares (mais elles existent, attention !) une légalisation de droit. Mais alors, il me parait impossible d’autoriser la fumette à la maison, et de sanctionner sévèrement celui qui a vendu ! C’est dire que l’Etat devrait s’impliquer. C’est sire aussi que l’arrêt de la Cour argentine me parait aussi une manière d’obliger le législateur à prendre position.

    Fran, faisait la remarque : ce n’est pas parce que le très dangereux alcool est licite qu’il faut nécessairement ouvrir les portes pour d’autres produits qui, comme l’alcool, sont un bonheur à partager à petites doses, mais deviennent dangereux, voire mortel, avec l’abus.
    Mon premier métier était infirmier, ça se sait, et j’ai travaillé 3 ans dans un service d’urgences médicales, avec des pathologies aussi graves que variées, et qui avaient toutes une même cause : l’abus l’alcool.

    Ce qui pose plus fondamentalement, je crois, la question du rapport à l’interdit. Je reste un forcené de la responsabilisation individuelle, au sein d’un cadre légal – (pas de loi de la jungle -) qui à terme me parait le plus efficace.

  • Vu sous l'angle du bon sens et de l'économie, la dépénalisation des drogues est la seule approche en vue à l'horizon.
    La prohibition donne depuis des décennies les résultats attendus : la consommation ne baisse pas, la répression coute cher aux citoyens et des maffieux s'enrichissent et ruinent le lien social.
    La France avec son futur emprunt atteindra en 2012 les 90% de dette vis à vis du PIB, nos enfants disent merci et fument, boivent et consomment des psychotropes à tour de bras pour oublier ce qu'on leur laisse.
    La première étape reconnue et pratiquée en Californie ou, autre exemple, en Suisse est de mettre en place une zone légale et sociale de tolérance sous l'angle médico thérapeutique.

    Il y a là une sérieuse réforme à envisager.

  • Les traces de cannabis sont repérables dans les urines pendant plus de dix jours ; cela veut dire que le principe reste actif pendant ce laps de temps.

  • oui oui oui les gars trop fort...réforme, cadre légal, zone de tolerance, fumer à la casa, responsabilisation individuelle tout ça c'est vraiment excellent !!! SA LIBERTE S ARRETE LA OU CELLE DE L AUTRE COMMENCE. point à la ligne. vivement la reforme

  • http://www.newscientist.com/article/dn8407

    Je sais qu'il est parfois gênant d'être accro à une drogue, je suis moi même droguée de chocolat. Mais le cannabis, lui, double le risque d'accident. Sans oublier le fait qu'il est actif pendant plusieurs jours. On pourrait considérer qu'après tout on laisse les gens fumer chez eux et on interdit de prendre la voiture aux fumeurs. Sauf que quand on perd sa capacité de discernement, on n'est pas forcément en mesure de raisonner et de dire "tiens je viens de fumer, et je ne dois pas conduire", c'est loin d'être aussi évident. Et quand on a fumé juste un peu et qu'en plus on a bu juste un verre, même si on est en dessous de 0,5g, le mélange des deux fait que l'on est un vrai danger ambulant. Et que ce soit pour le cannabis ou pour l'alcool, on raisonne souvent en terme d'accidents de la route, on oublie souvent les autres aspects de la vie quotidienne: il a fumé, il avait un couteau à côté de lui, il a poignardé sa femme. Elle a trop bu, elle ne maitrisait plus ses gestes, et a laissé son bébé se noyer dans la baignoire. Et on entendra à la radio "il a agi sous l'effet de stupéfiants".

    c'est comme la cigarette: fumer, c'est se bousiller les poumons, mais on garde sa capacité de discernement, et on ne représente pas un danger pour les autres, sauf si on fume devant les autres.

    responsabilisation individuelle, pourquoi pas. Mais ce même Etat qui autoriserait la fumette revendiquerait le droit de se désolidariser lorsqu'il s'agira de payer les frais médicaux pour soigner les maladies engendrées par le chichon. C'est un peu comme le système de la majorité/minorité: tu es mineur, tu ne peux pas faire certaines choses comme voter ou autre, mais en contrepartie tu es d'une certaine manière "protégé", pénalement tu "ramasses" moins, tu as des droits (scolarité, logement...). Peut-on envisager un droit, par exemple, à ne pas mettre la ceinture de sécurité, au nom de la responsabilisation individuelle, contre une prise en charge entièrement personnelle d'une tétraplégie survenue à la suite d'un accident? Peut-on imaginer un système ou l'on troque un droit à l'auto-destruction, parce que c'est ma liberté, contre un droit à la solidarité nationale?

  • Je partage la même analyse que "révoltée" sur le droit aux addictions au sens large... Car même si on imaginait qu'un addict (drogue, alcool, voire chocolat!!!) revendique son "droit à faire ce qu'il veut", il est aussi vrai que son "droit" peut amener des surcoût importants à la société: traitement de patients qui ont un cancer du poumon, cures (d'amaigrissement pour le chocolat, de désintox pour les autres...), campagnes de prévention, surprimes d'accidents, ...
    Je pense donc que révoltée pose la bonne question: jusqu'où la société veut-elle (peut-elle) supporter de financer le choix délibéré de certains de céder à leurs addictions avec les coûts éventuels que cela engendre?

  • "Et c'était parti pour des siècles d'ambiguité !" Gilles,

    C'est sans doute la raison pour laquelle nous nous sentons obligés de légiférer sur tout et n'importe quoi. Les dix commandements sont nettement plus concis que le code de procédure pénale.

  • Les Dix Commandements...

    Certes. Hormis le fait qu'ils manquent un tantinet de subtilité, ils ne disent pas ce qu'il faut faire quand quelqu'un fait ce qu'il ne faut pas faire (vous suivez ?).

    Je ne sais combien de pages, de volumes comporte notre Droit (Me Devers, une idée ?). Plus de deux "tables", apparemment. Peut-être parce que le législateur a compris que 10 commandements, c'était un peu court ?

    Mathaf, rappelle-nous le commandement qui concerne la conduite en état d'ivresse ou sous l'emprise de stupéfiants ? ;-)

  • Bin stadire leProvençal qu'à l'époque le cheval ou la mûle connaisait le chemin et te ramenait droit à la casbah...

  • que de betises

    on ne met pas quelques jours à se remettre de l'effet d'un joint !!! en 1h ou 2 on est dans un état tout à fait normal et apte à bosser!

    quant à cet effet il est largement moins perturbant que l'alcool, allez bosser apres une biture vous m'en direz des nouvelles

    d'autre part il ne détruirait pas les neurones (étude scientifique étrangère) comme le fils de médecin le dit, mais saturerait (un temps donné) les récepteurs ce qui fait une nette différence !

    d'autre part les neurones semblent pouvoir se régénérer ou de nouveaux se créent (je ne sais plus)

    je n'ai pas de sources justes l'expérience et des lectures

    quant à la loi elle sert à enrichir ricard et non le roi du maroc ou sont produits 80-90% du cannabis

    et on commence enfin à reconnaitre cette plante
    que se soit thérapeutique ou écologique

    le cannabis n'est pas actif pendant plusieurs jours, il est présent dans l'organisme ce qui est là aussi différent; demander à n'importe quel fumeur; sinon oui c'est présent des mois
    je n'ai jamais été défoncé pendant plusieurs jours par un joint ou même plusieurs !!!
    quant à nos compétences intellectuelles ou nos capacités de discernement, vous me faites vraiment rire, mais à trop le clamer comme des c... vous nous insultez
    j'ai statistiquement un meilleur poste et de plus lourdes responsabilité que les 3/4 présent ici et je fume tres régulièrement

    vous m'excuserez surement pas, mais j'ai conduit des centaines de fois apres avoir fumé
    pas un seul accident en 15ans de permis; quand on fume on conduit souvent moins vite en étant conscient qu'on est sous l'emprise d'un stupéfiant controlable pour la majorité des gens ! (étude scientifique hollandaise à comparer avec les avis des non scientifiques de l'académie francaise!)
    avec l'alcool vous vous prenez pour fangio
    je ne nie en aucun cas que l'on soit dans un état de conscience différent et donc pas dans le meilleur état qui soit pour conduire; de là à nous faire passer pour des chauffards en puissance....................................

    quant à des affirmations aussi mensongères et stupides ou caricaturales :
    "on oublie souvent les autres aspects de la vie quotidienne: il a fumé, il avait un couteau à côté de lui, il a poignardé sa femme"
    que de stupidité
    c'est arrivé une fois? et donc c'est la faute au chichon?
    tous les fumeurs te riront o nez comme s'il avaient affaire à une demeurée !
    effarant de mauvaise foi et d'ignorance
    un ramassis de cliché que le commentaire de révoltée, sous couvert d'un lien sur une seule étude scientifique anglosaxonne

    "soigner les maladies engendrées par le chichon"
    et les maladies que le chichon soigne ou aide à supporter??? combien d'économies de sécu la spécialiste ès drogues???? prend le premier album de cypress hill pour une liste de 10
    ensuite va en hollande ou en californie voir des sidéens et des cancéreux!
    ah oui on n'enrichit pas un labo de pharma désolé!

    que de raccourcis de clichés, de propagande et d'amalgame dans ce commentaire stupide

    un pratiquant

  • Adriana,

    Ton avis ?

    Fran,

    Bonne réponse.

  • à l'ignorant:

    Votre réaction est à pardonner: vous réagissez comme une personne dépendante à qui l'on est susceptible de retirer son produit qui procure tant de plaisir (peut-être réagirais-je de la même manière si on me retirait mon chocolat: bref, je perdrais, comme vous, toute lucidité et tout sens de la raison).

    Votre post consiste à dire qu'en gros les scientifiques se trompent, ils racontent nimporte quoi. Et la preuve du fait que le cannabis est totalement inoffensif est que vous conduisez après avoir fumé: c'est un peu court comme preuve scientifique, vous ne trouvez pas? C'est un peu comme ceux qui vous disent que la cigarette n'est absolument pas dangereuse parce qu'ils n'ont jamais eu un cancer des poumons. Autre argument scientifique que vous avancez: "es neurones semblent pouvoir se régénérer ou de nouveaux se créent (je ne sais plus)": alors ça, c'est de la précision! Mais quand même, dans votre développement, la raison semble vous revenir par moments (comme quoi, le cannabis n'est pas si nocif, vous retrouvez par moments votre capacité de discernement) quand vous dites: "je ne nie en aucun cas que l'on soit dans un état de conscience différent ".

    Je n'ai jamais dit que l'alcool, c'est mieux.

    Quant aux exemples, j'en ai connu au moins un, il y a quelques mois, peut être en avez vous entendu parler: 4 personnes sont sorties et ont fumé, pour fêter l'anniversaire d'Aurélien, 20 ans. Puis ils ont pris la voiture, résultat: 2 morts, Sofiane et Aurélien, à tout juste 20 ans.

    Quant à l'usage médical du cannabis, pourquoi pas. Mais ce n'est pas parce que ça peut soigner dans certains cas que ce n'est pas nocif: prenez l'exemple de la codéine: certaines personnes se droguent à la codéine, alors que de nombreux médicaments en contiennent (d'ailleurs, quand on prend des médicaments à la codéine, il est conseillé de ne pas conduire...)

    Il n'était pas dans mon intention (ni je pense dans celle des autres posteurs) de vous dénigrez vous ou les fumeurs de cannabis. Mais vous êtes la preuve vivante que le cannabis fait perdre à un individu ses capacités.

    Juste un conseil; avant d'écrire un message, évitez de fumer un joint. Donc là si vous voulez répondre, attendez quelques jours pour que l'effet du cannabis disparaisse de votre organisme.

  • Si "ignorants" a des petits, il faut m'en garder un ! Un tel niveau de beaufitude, ce n'est pas courant !

    En plus, choisir "ignorants" comme pseudo (avec un "s" ; comme ça, on couvre large !), c'est sublime -- que dis-je, sublimissime !

    _______________________
    PS: Mathaf, "humour", ça se dit comment, en basque ?

  • révoltée, Brau....je souhaiterais répondre à votre question par une autre question :

    franchement, avez vous débattu pour interdire la vente d'alcool, ou, quand svp ???
    pourquoi interdire le cannabis,
    pourquoi ne pas l'encadrer tout comme l'alcool ???
    au nom de quoi ...

    je reprend gilles : "L’Argentin qui fume son pétard et prend ensuite le volant ne bénéficie plus de la protection de cette jurisprudence, car sa fumette, acte de la vie privée, met en cause les droits des tiers, dès lors que le danger réapparaît par le fait de conduire sous l’effet du cannabis."

    tchin

  • Massou,

    Certains, apparemment assez nombreux tel "ignorants" (le bien nommé), semblent considérer qu'aucun "danger n'apparaît par le fait de conduire sous l'effet du cannabis"...

    Le gros problème, superbement illustré -- et avec quel talent -- par "ignorants", c'est que les fumeurs de joints réfutent jusqu'à l'idée même qu'ils puissent être dangereux pour autrui quand ils conduisent "sous influence" comme disent les anglophones. Le fumeur dangereux pour lui-même, on s'en fout un peu ; pour les autres, pas du tout.

    Quant à l'interdiction de vente d'alcool, elle semble gagner du terrain, au grand dam des pseudo-gardiens de la liberté : interdiction de vente à partir de telle heure dans les stations-services, par exemple ; interdiction de consommer dans certaines zones (à Paris, les Champs Elysées, le Pont des Arts et le Champ de Mars, notamment).

    Et puis, honnêtement : braver les interdits, ça va quand on est un ado en pleine révolte. Passé 18 ans, est-ce bien raisonnable ?

  • Massou,

    Sous un billet consacré au cannabis, on débat en général de cannabis. On peut effectivement faire un parallèle avec l'alcool, mais comme indiqué plus haut dans les commentaires, ce n'est pas parce qu'un produit dangereux est autorisé que l'on doit en autoriser d'autres: ce n'est pas forcément un exemple à suivre.

    Mis à part le chichon de Mathaf, le chichon qui se fume n'est pas tant que ça un élement de vie privée, et à mon sens le rôle de l'Etat n'est pas de dire "je vous autorise, mais si vous prenez le volant, attention, c'est vous le responsable une fois que vous avez causé l'accident", en niant le fait que le fumeur n'est pas dans un état "normal" pour apprecier ses actes et leurs conséquences après une fumette , C'est un peu la même chose avec l'alcool: vous pouvez boire avant de conduire, mais attention, ne depassez pas 0,5g; sauf que quand on est dépendant, on n'est pas forcément en mesure d'apprécier si oui ou non on s'est arrêté à 0,4, 0,5 ou 0,8, et on est un danger ambulant pour soi (certes vie privée) mais pour les autres aussi. Donc boire ou conduire, il faut choisir, et dans un droit qui ne serait pas hypocrite, la tolérance devrait être de 0 alcool quand on conduit.

    chez nous, l'alcool c'est "culturel", d'où cette différence de législation entre le cannabis et l'alcool,

    Regardez juste le combat qui a été mené pour faire admettre que fumer dans un restaurant ou au travail, ce n'était pas tant que ça une element de vie privée. Les lobbies, pour la cigarette ou pour l'alcool, sont très actifs.

    fumer un pétard serait toutefois autorisé le 14 juillet:
    http://www.divertissonsnous.com/2008/07/02/les-petards-le-shit-la-police-et-le-14-juillet/

  • LeProvençal,

    Désolé, mon basque est limité aux prières et aux chants. Il eût fallu que je l'apprisse au biberon, mais c'était très mal vu à l'époque. Un jour, j'ai fait une sortie au comité régional au tourisme de Marseille :"Je ne comprends pas, chez nous on entend le basque et le gascon, mais ici, on entend pas le provençal", ils m'ont tous fait des gueules d'enterrement.

  • costauds les arguments avancés, abdiquons sauf,... pour la correlation entre le gout et l'âge !-)
    fumeurs n'ont jamais d'intention criminelle (si?) alors j'ose me retrancher sur l'article initial, sur la question JUSTEMENT posée :

    "une sanction pénale est-elle licite pour un acte aussi peu dangereux qu’un joint fumé par un majeur ? Et ce danger, aussi mince que la feuille de papier du joint, justifie-t-il une intrusion du juge pénal dans la sphère de la vie privée, alors que la liberté est notre credo, et rien mieux que la liberté aiguise le sens de la responsabilité ?"

    ...

  • Mathaf,

    -- Révoltée, toutes nos excuses, ne te fâche pas : on fait juste un aparté sur les langues régionales --

    Oh, il y a tellement de langues parlées à Marseille -- un vrai melting-pot. Encore heureux qu'il y ait une "lingua franca" -- c'est le cas de le dire -- le français, pour pouvoir être compris par tout le monde.

    Tu n'entends peut-être pas de provençal, en tout cas comme en rêvait Mistral, mais je peux te dire qu'il est encore très vivant dans les expressions plus ou moins francisées.

    Marseille a eu tellement de "visiteurs", plus ou moins bien intentionnés d'ailleurs, que les langues se sont succédées, volens nolens, et agrégées pour finalement donner le "marseillais". Au Pays Basque, à part Roland et Franco de sinistre(s) mémoire(s), il y a eu moins de passage, non ? Donc une langue moins soumise aux influences étrangères.

    CQFD.

  • LeProvençal, pourquoi me fâcherais-je? d'autant plus que ce n'est pas mon blog, et la discussion y semble libre.
    je m'en vais de mon côté prendre des cours de parlé lyonnais chez Guignol: j'avoue ne pas avoir appris de "langue locale"

  • LeProvençal,

    Le seul nom de Franco me fait gerber. Quant à Roland et Totor Hugo , les basques de Pampelune avaient fait appel à Charlemagne pour les défendre contre les pillages des maures. Les troupes de Charlemagne sont bien arrivées, et ont mis à sac la ville. Alors Roland s'est fait niquer en retour par des bandes basques, et pas des sarrazins.

  • Révoltée,

    Leçon numéro 1:

    - Si vous descendez, montez donc voir le p'tit comme il est grand.

  • mathaf, c'est en rapport avec Sarko?

  • Révoltée,

    Euh, du tout...

    Hum, passons à la leçon numéro deux :

    -Je frappe au numéro un, je d'mande mam'zelle Angèle
    -La con...cierge me répond :"mais quel métier fait-elle ?"
    -Elle vend des pantalons, des juppes et des juppons, et des bonnets d'flanelle.
    -Elle vend de pantalons , des juppes et des juppons, et des bonnêts d'cotton, ha ha ha !
    -Je ne connais pas ce genre de métier, allez voir à côté !

    -Je frappe au numéro deix...

  • Massou: réponse un peu tard à ta question pour une question... Je n'ai en aucun cas dit qu'il fallait interdire la vente de l'alcool (ça me ferait bien ****, vu que j'en consomme de temps en temps), seulement... un peu comme notre ami "ignorants" l'a montré, il est difficile pour tout le monde de garder sa lucidité sur le seuil à partir duquel on devient dangereux (que ce soit pour soi ou pour les autres). Ça vaut pour l'alcool, pour le chichon, mais aussi pour toutes les types d'addiction que l'on peut imaginer: le chocolat, la cigarette, les jeux, ... Les addicts sont dans un état second, et ne se rendent pas compte de leur état, et c'est ça qui est dangereux.
    De mon point de vue, je suis pour la légalisation de l'herbe (mais pas des drogues "dures"), mais je pense que le "problème" pour la plupart des défenseurs de la dépénalisation du chichon vient surtout qu'ils refusent d'entendre parler de leurs responsabilités en cas d'implication dans un accident, alors que par exemple pour l'alcool au volant, c'est bel et bien le cas!!! (lâché par l'assureur, présenté au tribunal, ...)

  • On peut aussi "rouler" d'une main :

    http://www.youtube.com/watch?v=EBL4YAmhfbI

  • la loi constitutionnelle de l'union européenne interdit a la france de mettre des grillages anti-clarté dans les prisons . la france le fait quand meme et aucun député intervient sur le sujet ... prison de fresnes des grillages anti-clarté interdit par l'union européenne et le directeur paye chaque jour des amendes a l'union européenne car refuse de les retirés .

  • qu'on leur file du chichon, ils verront de la lumière !

  • @fran toubib il enmerde pas les gens chez eux et pourtant les gens de 40 ans et plus en fume beaucoup . eux jamais controler dans la rue par contre un jeune est toujours controler .

  • on file bien des tranquilisants

  • Mathaf, est-ce que ça un rapport avec ce grand parti de gauche à la recherche du candidat adequat pour 2012?

  • Révoltée,

    Euh non, c'est simplement du lyonnais, Gilles me corrigera si je m'trompe.
    Quant au grand parti de gauche, ça fait une paye que je regarde plus les articles et les débats, ils ont fini par me saouler avec leurs pantalonades incessantes et leur Guignol (appellation d'origine lyonnaise). Pantalone, c'est dans la comedia del arte. lol

  • @ Mathaf : ah oué t'es Basque... M'enfin, je ne suis pas si étonné que ça finalement :D

    Aux "ignorants" (non, c'est juste pour vous titiller)
    Vous avez l'air de très bien connaître les effets d'une drogue que pourtant vous ne consommez jamais... Enfin je suppute, je suipute
    Cependant, il est sûr et certain que si on fume un joint et qu'on prend le volant, même sans se prendre pour Fangio, on a plus de risque de provoquer un accident. Il ne faut pas tomber non plus dans la caricature. Si on fume un (des) joint(s), on ne va pas se précipiter sur le premier couteau venu pour tuer (et encore moins assassiner) sa femme (c'était plutôt ce genre d'exemple qui était attendu Révoltée et non pas un accident de voiture, mais bon, passons).

    Alors c'est un débat compliqué concernant le volet liberté individuelle : peut-on interdire l'alcool, le cannabis, le chocolat ou autres dans nos sociétés ? Ou doit-on "éduquer le peuple de sorte qu'il ne nous saute pas à la gorge" ? (R.W. Emerson)

    Je ne rentrerai pas dans ce débat sans fin mais juste quelques constatations :
    @Révoltée et si on interdisait non seulement le chocolat mais également les pourritures sucrées (et que j'adore) qui pullulent sur nos écrans TV, sur les panneaux publicitaires... Et pourquoi pas? Les obèses ou tout simplement ceux qui ont de l'embonpoint vont finir par coûter très cher à la Sécu ! En quoi ce problème-ci devrait être laissé à l'appréciation de chacun (allé au gniouf les gros - à prendre au 36ème degré bien sûr).

    @ tout le monde : Et si on interdisait les drogues produits par les occidentaux telles que l'alcool (les cigarettes, les saloperies sucrées commerciales) et les médicaments...
    Les "drogues" entre parenthèses ne sont pas a priori pas dangereuses pour les tiers (ça se discute). Oui mais les médicaments ??? Certains bien sûr, tels que les tranquillisants, les antidépresseurs etc. prescrits hâtivement par moult toubibs sans qu'ils songent aux conséquences - autres que pécuniaires...

    Personne n'a soulevé ce problème alors qu'on sait très bien que les Français sont de très gros consommateurs et, Maître Devers pourra le confirmer, qu'il y a beaucoup d'affaires judiciaires pour homicide involontaire (etc.) dues à la prise de médicaments (nul besoin d'évoquer le nombre d'accidents dus à la consommation d'alcool seule qui est statistiquement beaucoup plus importante).

    Il faut arrêter de regarder le monde depuis votre fauteuil doré sans le considérer comme un tout (le monde HEIN, pas le fauteuil). Les pays du Nord peuvent produire et vendre des drogues légalement. Les pays du Sud sont condamnés à la contrebande... Est-ce juste ?

    Enfin, pour donner mon avis personnel de fumeur de joint (et de buveur d'alcool), fumer un joint ou 2 et prendre la voiture 3heures plus tard n'est pas plus dangereux que de boire un verre ou 2. Dans un cas on a juridiquement le droit de le faire puisque la quantité est inférieure à 0,5 g/L de sang ou 0,25 mg/L d'air expiré. Dans le premier cas, on est un délinquant (voire un terroriste puisque c'est pour ça que les pays du Sud produisent ces drogues... Et pas pour se nourrir of course)

    La combinaison des deux est problématique aussi (mais sans commune comparaison avec les "races" que se mettent les jeunes avec de l'alcool tout en prenant le volant après). Personnellement, j'ai toujours fait gaffe avec la voiture quand j'arpentais les montagnes basques en revenant de Bilbao, San Sé ou de la Nuba (Dancharia). En plus j'embarquais des potos et donc je calmais un maximum la consommation d'alcool. Quelques verres et plusieurs taffes mais jamais d'excès. Parfois, je devais sûrement être légèrement au dessus des 0,5 g/L de sang mais d'autres, qui ne fumaient rien, repartaient totalement bourrés (plus de 0,8) ...

    P.S : mais où est Jean... Il me manque tellement.

    @ LJS, merci, bonne rentrée pour toi aussi (du coup tu viens à Assas pour le M2 ???)

  • Denis75,

    Alors comme ça tu connais bien le coin. Je ne connais pas la Nuba à Dantxaria mais la Pitxuri, comme dans la chanson.
    Tiens j'ai trouvé une chouette video qui marrie musique sacrée, populaire, classique, et moderne :

    http://www.youtube.com/watch?v=j_gXomMXUZU&feature=related

  • Denis 75:
    Enfin un fumeur de joint apaisé, ça fait plaisir!
    bon alors, concernant les exemples, ils sont certes caricaturaux, mais c'est le raisonnemment qui compte que je voulais mettre en avant. En revanche, l'exemple d'Aurélien et Sofiane, c'est bien réel, ce n'est pas de la fiction.

    Ensuite, interdire le chocolat? s'il est démontré qu'il y a une conduite addictive en consommant du chocolat (ou des frittes, ou autre), que les effets sur la santé sont tels que l'obésité est réelle (je suis consomatrice régulière, mon IMC est "normal", mais bon, ce n'est pas une raison scientifique, j'entends bien), et que la consommation de chocolat est susceptible de causer un danger pour les autres, alors oui, interdisons le chocolat. Car je pense que vu que l'interdiction doit rester l'exception, les critères doivent être multiples: quel niveau d'addiction? quel niveau de danger pour soi? quel niveau de danger pour les autres? quel coûts engendrés?...

    La question des médicaments est un vrai problème en effet. Sauf qu'il faut aussi concilier avec le droit des individus à se soigner. Bref, choisir le moindre mal. Peut-on laisser 100 personnes sans soin parce que une personne est suscepible de détourner l'usage d'un médicament? Si quelqu'un à la solution...

    "Enfin, pour donner mon avis personnel de fumeur de joint (et de buveur d'alcool), fumer un joint ou 2 et prendre la voiture 3heures plus tard n'est pas plus dangereux que de boire un verre ou 2": ça se discute, et le tout est d'avoir la lucidité de s'arrêter... d'autant que nous sommes tous différents et que nos organismes régissent differement à quantité absorbée égale.

    signé; une ignorante (rire!)

  • Comme dit Gérard Schivardi "si 40% des accidents sont dus aux excès d'alcool, ça veut dire que 60% dont dus aux buveurs d'eau".

  • Brau...voit juste !
    si nous fumeurs demandons une légalisation faut en accepter des contreparties mêmes sévères comme l'alcool (c'est normal ca doit etre severe à mon sens aussi), et s'efforcer de bien présenter la chose...je vote POUR !!!

    et si on pouvait faire plus encore...je serais bien preneur !? y'en a marre de se fr prendre pour des hors la loi, criminels et autres, y'en a marre !-( l'Hollande a l'air de bien s'en tirer (non ?) alors pourquoi pas ici en france ?!

  • C'est parce que j'ai fumé mon petit spliff avant de répondre ;D (non je déconne)
    En effet, et d'une les effets sont différents selon plein de critères (niveau d'addiction, corpulence des individus etc...). Et de deux, l'interdiction doit rester l'exception. C'est déjà bien qu'on soit d'accord sur ça.

    C'est terrible de constater des drames quotidiens tels que celui que t'avais cité : mais on empêchera jamais la faucheuse de faire son travail. Les accidents arrivent et l'erreur est humaine. C'est aussi en tombant qu'on apprend à marcher : ça vaut aussi pour une société humanisée, responsabilisée et terriblement complexifiée (comme commencent à l'être certaines des sociétés occidentales :)

    Pour le chocolat, c'était une boutade et même si devenir gros n'est jamais conseillé, c'est un tout autre débat de société (être anorexique ne l'est pas non plus et pourtant, paradoxalement, nos sociétés occidentales en produisent à la pelle). C'est une drogue lato sensu mais les effets sur les tiers sont... dérisoires.

    Mais : "...et que la consommation de chocolat est susceptible de causer un danger pour les autres, alors oui, interdisons le chocolat. Car je pense que vu que l'interdiction doit rester l'exception, les critères doivent être multiples: quel niveau d'addiction? quel niveau de danger pour soi? quel niveau de danger pour les autres? quel coûts engendrés?..."
    => Donc, pas de problème concernant le cannabis : c'est une drogue "douce" selon une très grande majorité de scientifiques (contrairement aux drogues dites "dures" telles que l'alcool ou la cigarette, voire certains médicaments - ces derniers pouvant cependant être indispensables à la survie ou au bien-être de CERTAINES personnes). Cette affirmation péremptoire est sujette à de très grandes polémiques, mais il y a 10 ans c'était la version officielle de l'Education nationale ; c'est toujours avéré en ce qui concerne une majorité de la communauté scientifique internationale.

    Donc, si l'alcool est autorisé comme d'autres drogues, nous n'avons pas intérêt à réprimer les consommateurs de cannabis. Mieux, nous pourrions engendrer des recettes fiscales conséquentes en légalisant la chaîne de production et de distribution. Par là même, nos relations avec bon nombre de pays du 1/3 monde (voire du 1/4 monde selon une expression d'un "gauchiste" portugais) seraient plus apaisées et en prime, les jeunes des "banlieues" trouveraient beaucoup moins de prétextes pour résister à une oppression policière souvent exagérée. Ça fait pas mal d'arguments en faveur de la légalisation, non? Certes, il faudrait maintenant examiner les éléments à charge contre une telle légalisation (et ils existent j'en suis conscient). Cependant, la prohibition de l'alcool dans certains États a toujours été vouée à l'échec. Pourquoi en irait-il autrement de l'interdiction d'une drogue millénaire et naturelle comme le cannabis (à l'instar de l'alcool).

    Concernant "la" solution, je n'ai aucune solution miracle. Je débats, c'est tout et c'est déjà pas mal. Le problème que tu soulèves dans le premier § est à mon avis le noeud gordien du problème soulevé par le maître des lieux. Un simple coup d'épée ne suffira pas... Et c'est là que le volet de la responsabilisation entre en ligne de compte qu'il faudrait compléter par les volets de la prévention et, bien sûr, de la répression quand un individu pète un câble (comme pour bien d'autres problèmes de sociétés).

  • Entièrement d'accord avec yesroll:

    La dépénalisation des drogues assortie d'un suivi médico-thérapeuthique des dépendants est la seule approche qui serait à la fois efficace et économique.

    La prohibition ouvre le marché aux mafieux et, en faisant monter le prix des produits, le rend plus rentable que la plupart des activités économiques légales.

    De plus cette prohibition remplit nos prisons de drogués qui sont en fait des malades et relèveraient d'une approche thérapeutique. Ces prisons aux sein desquels les trafics, et la violence dont le viol prospèrent parce que ça coûte cher de surveiller tous ces gens qu'on préfère enfermer que soigner.

    La consommation de drogue ne baisse pas, la répression coûte très cher aux citoyens et des maffieux s'enrichissent et ruinent le lien social.

    Il est temps de sortir du populisme niais et de changer cette politique consternante de bêtise.

  • Denis 75:
    je crois que là où on diffère toi et moi, c'est sur le caractère "doux" du cannabis. Pour moi,une drogue qui cause du mal à un individu (c'est prouvé, mais bon, disons "vie privée") et qui est capable de faire péter un cable au point de provoquer des accidents (certes, pas autant que l'alcool, mais des accidents quand même, et donc des morts quand même), et ben ce n'est pas une drogue douce. Vu que l'on diffère sur cet aspect, effectivement, nos raisonnement diffèrent.

    "C'est aussi en tombant qu'on apprend à marcher ": j'entends bien. mais une fois que le mal est fait, c'est trop tard.jouer avec sa vie est chose, avec celles des autres en est une autre.Tu auras toujours des dérives dans une société humanisée et complexifiée, mais le rôle d'un Etat n'est pas de couvrir ou de donner son accord à ces dérives.

    je ne suis pas une acharnée de la repression à tout va, et je ne considère pas qu'il faille pourchasser les fumeurs et les traiter tels de dangereux criminels. D'ailleurs, d'aucuns "protecteurs de la société" ont souhaité les traiter comme des criminels, échec cuisant (http://refusadn.free.fr/spip.php?article69). Mais autoriser le cannabis, ça pose quand même un problème en termes de santé publique, en termes de sécurité.

    Maintenant, à mon sens, les efforts de l'Etat doivent se concentrer sur la prévention, On a sans le vouloir pendant de nombreuses années valorisé la cigarette (le temps ou les ministres par exemple sortaient du conseil des ministres cigarette à la main, ce qui ne se fait plus), et on voit combien il a été difficile de remonter le pente. Une légalisation du cannabis engendrerait sa banalisation, ce qui n'est pas souhaitable. Et n'oublions pas le poids des lobbies, des intérêts, bref, de ceux qui trouvent leur bonheur dans le malheur des autres.

  • oups, j'ai du faire une erreur de manip, je ne sais pas pourquoi le lien sur le site refusadn apparait en cliquant sur mon pseudo

  • que les députés et la france veuillent bien vous entendre....cause I shot no deputy so I and I shot the sheriff :

    http://www.youtube.com/watch?v=foFbFOxbPJk&feature=PlayList&p=7F03CC4CADDE4E8B&playnext=1&playnext_from=PL&index=5

  • Oui... Mais non... Pas si différents que ça : tout dépend de ce que tu "entends" par péter un câble.

    Car nos raisonnements vont dans le même sens : je n'ai pas dit que tel stupéfiant était doux. Ou tel autre "méchant". La distinction entre drogue dure et drogue douce s'appréhende uniquement du point de vue de l'addiction... Pas de la nocivité (enfin je crois).

    Concernant ton 2ème §, je suis d'accord à 100%. Sauf sur un léger détail qui pourrait peut-être représenter notre désaccord. L'Etat doit se préoccuper de ce qui est important pour la société. Pour ce qui est secondaire, que l'Etat se contente de "couvrir" quelques dérives. "Couvrir" voulant signifier "régler informellement, au cas par cas, en urgence". C'est là que la condamnation ne tient plus en comparaison avec les drogues dites dures. En effet, si le cannabis était un problème de société si préjudiciable, pourquoi ne pas signer des accords avec les pays producteurs...

    Selon moi, beaucoup de délits et de crimes ne sont jamais élucidés et parfois, lorsqu'ils sont découverts, ils sont recouverts du voile de la légalité. C'est inadmissible !!! (Je pense notamment à de nombreuses "atteintes" aux personnes, aux crimes et délits économiques et sociaux... Aux injustices quoi)

    "Autoriser le cannabis, ça pose quand même un problème en termes de santé publique, en termes de sécurité." Effectivement... Mais autorisation ne veut pas dire banalisation. Je ne souhaite pas que les ministres puissent sortir sur le perron de l'Elysée avec un joint au bec...

    Certainement pas !!!

    D'ailleurs, qu'est-ce qu'ils foutent à l'Elysée..? Ils devraient être à Matignon, non? (Enfin selon la Constitution de 1958 en tout cas - la même, sur ce point, que celle de 2009)

    En fait, c'est plutôt ce genre d'infractions que je souhaiterais réprimer : un ministre copain copain avec les industriels : il y a anguille sous roche (genre la SEITA se fait des centaines de milliards de francs en quelques dizaines d'années, puis les sevrages tabagiques ne sont pas remboursés... Vive la France ?)

    P.S : je sais que le "lien de cause à effet" est ténu... Cependant...

    P.S² : [j'avoue, il est 23h est je viens de fumer un cône... désolé ! Mais ça fait du bien :D ]

    P.S 3 : ah oui => les lobbies... Ben justement, c'est toute la question mais c'est une toute autre question. J'avoue que je n'y connais pas grand chose, mais quand même, je constate que certains lobbies sont plus influents que d'autres

  • Denis 75: bon, tu as fumé avant d'écrire, alors tes propos sont pardonnés! On ne t'en tiendra pas rigueur! (rire!)

    Si la drogue est douce en termes de dépendance, elle peut être dure en termes de conséquences.

    "En effet, si le cannabis était un problème de société si préjudiciable, pourquoi ne pas signer des accords avec les pays producteurs": tu penses vraiment que ce serait efficace? Et y'a-t-il une volonté politique? et les "intérêts"? les pressions?

    "Je ne souhaite pas que les ministres puissent sortir sur le perron de l'Elysée avec un joint au bec...": certains n'en ont pas besoin pour perdre le sens des réalités, ils s'en passent très bien

    "D'ailleurs, qu'est-ce qu'ils foutent à l'Elysée..? Ils devraient être à Matignon, non? (Enfin selon la Constitution de 1958 en tout cas - la même, sur ce point, que celle de 2009)": ben c'est que ça fait longtemps que l'arbitre a touché le ballon. Et bientôt l'arbitre se déplacera sur un autre terrain (le terrain parlementaire..."vous avez un nouveau message")

    bon allez je te laisse, bon plane! (et ne prend pas le volant!)

  • Non, pas de volant à Paris :(
    Signer des accords et verser des fonds en contrepartie aux pays producteurs implique qu'il y ait une volonté politique forte et sur le long terme (ce qui semble être le cas en France et dans d'autres pays européens). D'où ma question candide : pourquoi ne l'ont-ils pas encore fait ("si c'est un problème de société si préjudiciable") ?

    La seule réponse étant qu'ils ne l'ont pas fait parce qu'ils n'en ont pas envie. Mais tu m'entraînes déjà sur un autre terrain car, à mon avis, c'est plutôt la légalisation du produit qui devrait être visée et non pas l'arrêt de la production. C'est une drogue, certes. Mais d'autres drogues autrement plus dangereuses sont à l'œuvre.

    Par exemple, si je dis que le régime des Talibans avait interdit la production de pavot et que l'Afghanistan ne produisait (quasiment) plus d'opium avant 2001... Tu seras sûrement révoltée d'apprendre que depuis le renversement de ce gouvernement - que je ne cautionne pas pour autant - la production a repris et se porte bien (malgré la soi-disante bonne volonté des autorités afghanes pour y mettre un terme). Autre exemple, la Colombie. Tu crois vraiment que les narco-trafiquants ne pourraient pas être arrêtés grâce aux sommes colossales versées par les contribuables colombiens et états-uniens... Au lieu de ça, c'est un descendant d'une famille de narco-trafiquants qui contrôle le pays (et officieusement la production de plusieurs drogues illicites).

    Alors, en effet les intérêts, les pressions de certains ne doivent pas être négligées. JE dis tout simplement que, concernant le cannabis, la vente pourrait être libre et ne pas engendrer de dommages irréparables. Qu'on se focalise déjà sur les vrais problèmes : les drogues "dures" chimiques étant un de ces problèmes. Autrement dit, avant de s'attaquer aux méfaits du cannabis et de l'alcool ou de la cigarette, il faudrait s'attaquer au problème de fond. Pourquoi s'attaquer au cannabis alors que les vraies drogues font des ravages..? Pour se donner bonne conscience ? Réglons les problèmes dans l'ordre : légalisation du cannabis => Prise de conscience de la dépendance de nombreux citoyens due à l'alcool, la clope, le cannabis => sevrage intelligent de ces citoyens (pourquoi les services hospitaliers d'addictologie en France perçoivent si peu de crédits??? Je le sais j'y suis déjà allé !).
    => En parallèle, série d'accords sérieux concernant les drogues chimiques et élimination de ces drogues du marché parallèle en partenariat avec les pays concernés.

    Oui je sais, c'est ambitieux... Mais qui ne tente rien n'a rien... Ca suppose une volonté politique globale sur le long terme.

    La piste néerlandaise est féconde : ne la négligeons pas (même si d'autres problèmes ont surgi : ça reste un pays composé de citoyens civilisés qui ne s'étripent pas).

  • "Pourquoi s'attaquer au cannabis alors que les vraies drogues font des ravages..": effectivement la lutte contre les drogues doit être globale, mais ce n'est pas parce que elle n'est pas mise en oeuvre pour certaines drogues qu'elle ne doit pas l'être pour d'autres.

    sevrer et soigner? tu sais, c'est dur de se dire que l'on est malade et que l'on a besoin d'aide. tu n'as qu'a regardé les réactions de certains fumeurs qui te disent que la fumette ce n'est rien, regarde les personnes qui ont un problème avec l'alcool et qui ont du mal à l'admettre. ceux qui malgré tout perseverent et se font soigner te disent qu'ils niaient leur état.

  • "la lutte contre les drogues doit être globale, mais ce n'est pas parce que elle n'est pas mise en oeuvre pour certaines drogues qu'elle ne doit pas l'être pour d'autres."
    Elle doit l'être pour toutes les drogues dans ce cas. Comment expliquer qu'on peut se ruiner la santé et risquer la vie des autres en buvant de l'alcool alors que d'autres substances moins nocives sont interdites : ça ne tient pas debout.

    C'est pourquoi, la légalisation me semble une bonne chose : ensuite on traite les personnes dépendantes qu'il s'agisse de l'alcool, du cannabis ou de la cigarette (mais c'est aller contre des intérêts très puissants). De plus, il faudra se pencher sérieusement sur le déni dont tu parles qui concerne également - comme tu le soulignes - les personnes dépendantes de l'alcool.
    Concernant les drogues chimiques, l'interdiction pure et simple me semble salutaire.

    En résumé :
    Du moins nocif au plus dévastateur : cigarette (et autres saloperies sucrées ;) ; cannabis ; alcool => vente libre et prise en charge des "victimes" en les responsabilisant, en les soignant etc... (Avec toutes les taxes ponctionnées, je ne pige toujours pas comment ça se fait que la Sécu soit en déficit perpétuellement... Mais j'ai ma petite idée... Passons)
    Drogues plus addictives que l'alcool (drogues chimiques en général) => interdiction globale et aides aux pays producteurs pour qu'ils n'empruntent plus "la voie de la facilité".

  • je ne fais pas l'éloge de l'alcool... c'est ce que j'expliquais, l'alcool, ça sera beaucoup, beaucoup plus difficile parce que c'est culturel chez nous. Il n'empêche que l'on peut quand même en attendant du mieux côté alcool s'attaquer au problème du cannabis, non?

    et si tu trouves la solution qui ferait que les personnes dépendantes (pour nimporte quelle drogue) ne soient plus dans le déni, et que les personnes qui y goutent pour la première fois ne tombent pas dans la dépendance, et pour qu'aucun pétage de câble ne survienne après une consommation de joint, je vote pour toi! Denis75 président!

    J'en reviens au volet contrôle, et donc repression, et en la matière, il faut dire que c'est souvent au faciès. Il m'arrive souvent de passer en gare de Lyon part-dieu et à plusieurs reprises, les "forces de l'ordre" se dirigent tout droit vers des jeunes "look banlieu" et c'est une fouille poussée qu'ils pratiquent. A Lyon part-Dieu, il vaut mieux être en costume cravate, plutot qu'en jean basket, avoir une malette plutot qu'un sac à dos, ne pas trop avoir bronzé l'été: ainsi, vous avez peut-être une vrai drogue dure sur vous, mais vous ne risquez rien, pendant que l'autre, le "jean basket", on lui trouvera bien quelque chose, et ma foi, s'il n'a pas de joint sur lui, on lui trouvera bien un petit "outrage à agent", lui qui s'est rebellé parce qu'il n'a pas supporté ce contrôle ciblé.

  • C'est vrai, ça c'est l'argument massue : si on ne peut que difficilement réduire la dépendance nationale à l'alcool, pourquoi permettre le développement d'autres substances addictives ?

    j'abandonne, je jette l'éponge : tu as raison sur le fond ;) Mais sur la forme, on peut proposer des solutions qui pourraient apparaître absurdes : légaliser le cannabis pour lutter contre sa propagation galopante (une sorte de raisonnement par l'absurde).

    LE problème c'est "l'hypocrisie tranquille" avec laquelle on lutte contre le cannabis. D'ailleurs, je suis tout à fait d'accord sur une des conséquences de cette lutte qui conduit aux délits de faciès.

    Le corollaire du 1er problème consiste à constater que de plus en plus de personnes fument des joints sans régler le problème (on essaye, mais mal de mon point de vue) : on en crée d'autres avec une politique uniquement répressive.

    Alors une de mes propositions est de légaliser le cannabis tout en luttant réellement et donc efficacement contre toutes les drogues licites (faire prendre conscience des addictions pour éliminer le déni). Je ne suis pas sûr que cela me permettra d'accéder à la plus haute magistrature de France - je ne suis pas sûr d'en avoir envie en fait.

  • @Denis75,

    La question qui tue lol. J'hésite encore tout en envisageant cette option. Disons que j'ai encore 1an pour y réfléchir vu que je suis en L3... Et comme je n'ai pas pu passer les examens du second semestre, ni ceux de la seconde session et ben je dois repiquer mon second semestre. En même temps je suis "excusé"(même si ce n'est pas l'avis de mon entourage) : En effet beaucoup d'imprévus m'ont empêché de me concentrer totalement sur mes études cette année. Mais du coup un pingouin de l'UNEF a trouvé bon de ne pas passer ses exams afin de mieux être vu par le PS... Tu sais avec les grèves et tout, il a voulu montrer de manière fausse et ostensible à quel point il était engagé (faussement) dans la société. Ces carriéristes font trop pitié, y a que ça en France. Enfin bref, tu dois savoir de quoi je parle.

    Tout a commencé avec le massacre de Gaza, où je me suis engagé à récolter de l'argent pour la survie de la population (le CBSP est originaire de mon quartier, numéro 1 en Europe, du coup aider la Palestine reste dans notre culture). J'ai d'ailleurs été stupéfait par la générosité ponctuelle des citoyens Français. Au passage, j'en profite pour dire que le calvaire n'est pas fini pour les gazaouis malgré le manque d'infos.

    Ensuite, vu que je me refuse tout esprit partisan, j'ai été sollicité par certaines associations afin de régler leurs conflits à la fois internes et externes. Le boulot n'a pas été facile, mais je suis parvenu à un compromis et à la création d'un partenariat entre deux assoc naguère rivales. Le souci maintenant, vu qu'en France il n'y a que des carriéristes, c'est de faire en sorte que l'une n'essaie pas d'absorber l'autre. Très passionnant, et très instructif le rôle d'"arbitre".

    Et puis j'ai contribué à la formation de membres actifs pour d'autres structures, mais à la suite comme j'ai remarqué qu'on a essayé de m'investir de la présidence, je me suis barré car en France il n'y a que des carriéristes et Long John Silver n'intègre pas un bureau de carriéristes. Du coup c'est toute la structure qui menace de s'écrouler, à croire qu'ils m'ont pris pour le Messie. De plus j'ai travaillé, et je travaille toujours sur la construction d'un puits au Tchad, et il a fallu parfois faire la quête pour récolter le financement nécessaire.

    Mais le gros du travail a été de mettre en place une idée qui me trottait depuis longtemps : La création d'une caisse de rapatriement des défunts musulmans dans leur pays d'origine. Cela parce que beaucoup d'amicales, d'assurances et de banques en tout genre ont proliférées. Et toutes ne respectaient ni le mort, ni les rites, ni les précautions à prendre. Il faut savoir que la mort est un vrai business, notamment en ce qui concerne les sociétés de Pompes funèbres. C'est infâme et révoltant. Nous avons fais en sorte de créer une association à but non lucratif, qui s'occupe de tout ; du lavage funèbre au rapatriement, en passant par un suivi et un réconfort moral de la famille endeuillée. Et le tout sans produire d'intérêts usuraires, et sans carence, et sans discrimination quant à l'âge. L'engouement sur le terrain pour le service que nous proposons est donc vif, et la structure va bientôt devenir nationale... N'en déplaise aux Banque Cha'bi et compagnie qui enragent, car dans le monde, il n'y a que des profiteurs qui portent l'argent dans leur cœur et non au creux de leur main ; pas d'éthique ; pas de justice ; que du profit. Long John Silver ne pouvait les laisser prospérer sans à être inquiété par leurs injustices.

    Et puis d'autres choses encore... Comme la création d'une banque alimentaire que je suis le seul à avoir mis en place sur le campus universitaire. On peut toujours les attendre les pingouins de l'UNEF pour de tels projets, et en dehors de la polémique stérile ils ne font pas grand chose. Mais bon, ce qui vaut pour l'UNEF vaut pour tout le monde. c'est fou ce qu'on peut faire en une année. Du coup j'ai dû voyager en plein examens sans pouvoir les passer. Et je ne le prends pas comme un sacrifice, c'était simplement nécessaire. Mais bon, les matières en licence ne sont pas compliquées, c'est juste lourd car je devrais encore recracher mon cours. Ah ! que j'ai hâte de faire de la recherche ! Mais t'inquiètes, si je vais à Assas je te ferai signe ;)

    @tous,

    On aime le shit ? Eh ben y a la musique qui va avec :

    http://www.youtube.com/watch?v=cOWJh7sY8dM&hl=fr

  • Je suis contre la banalisation du cannabis. Pour une simple et unique raison : la consommation de cannabis peut déclenche des maladies psychiatriques qui ne se seraient peut être pas révélées sans. Comme par exemple la maniaco-depression.

    J'ai une amie qui est dans ce cas et d'après elle tous les malades qui sont hospitalisés dans le même service qu'elle sont aussi des fumeurs de cannabis.

  • Je ne dis pas le contraire mais c'est juste un peu plus compliqué que ça. La maladie que tu vises par exemple est dans une majorité des cas déclenchée par d'autres causes beaucoup plus "banalisées" (stress, surmenage, carence de sommeil etc.).

    Mais il serait irresponsable de minorer les troubles psychologiques, voire psychiatriques, qui peuvent être liés à l'utilisation de cannabis. Ils existent !!!

    Je dis tout simplement qu'il y a plus urgent à régler. J'affirme que légalisation ne veut pas dire banalisation (voir les études comparatives avec les Pays-Bas : une minorité de chercheurs campe sur leurs positions, mais la majorité note que la "banalisation" s'est accompagnée d'une prise en compte des risques, d'une consommation modérée - notamment parce que les produits étant taxés et de bonne qualité, il faut consommer malin).

    Oh bien sûr je ne serai pas l'avocat du diable (ni son stagiaire déguisé en pingouin pour le compte du propriétaire du blog) : il faut juste analyser rationnellement la situation. La banalisation de l'alcool est dévastatrice (dommages physiques importants et séquelles psychologiques multiples). Pourtant, tout le monde a l'air de la tolérer.

    J'ai eu l'occasion de m'exprimer en long, en large et en travers plus haut, donc je ne me répéterai pas. En ce qui concerne ton amie, c'est regrettable mais il ne faudrait pas essayer de faire croire que le cannabis est la source de tous nos ennuis franchouillards. Les services de St-Anne sont remplis de personnes qui n'ont jamais fumé, jamais bu (à un rythme soutenu). Elles ont juste pété un câble à cause de certaines dérives de nos sociétés et/ou parce qu'elles été prédisposés génétiquement (notamment les maniaco-dépressifs).

  • @ LJS,
    Eh ben, on peut dire que tu n'as pas chômé. Ensuite, je ne suis pas bien placé pour te faire la morale - et puis les carriéristes s'en chargeront à ma place.

    Laisse moi un petit commentaire anodin sur mon blog si tu veux qu'on échange une correspondance (comme ça j'aurai ton adresse). Parce que je ne veux pas parler de ma vie privée sur un blog (enfin que dans une certaine mesure ;)

    "Pour vivre heureux, vivons cachés". J.P. Claris de Florian (c'était la devise de mon grand-père maternel... Il n'y a aucune raison que je ne suive pas cette recommandation sensée)

  • @Denis75,

    Ok ok. Bien sûr, moi non plus je ne parle pas de ma vie privée sur un blog lol. "Vivons heureux, vivons cachés", ton grand-père avait tout à fait raison. Mais là il s'agit de ma vie publique car ce que j'expose sur ce blog tout le monde le sait, et je ne peux pas le cacher.

    Là je dois y aller mais je laisserai un p'tit comm sur ton blog l'ami.

    @aysin,

    Moi aussi, j'ai trois de mes potes qui sont devenus paranos.

  • mathaf hacker tu vis dans le pays basque? bayonne? bidart? quel coin coin ??

  • tarek

    Oui mon canard, c'est dans ce coin coin là.

  • c'est vrai d'abord pourquoi toujours mettre sur le dos du cannabis ?!?

  • @ ignorants :
    Tout à fait d'accord avec toi et extrêmements surpris par le nombre de réactions anti cannabistique.
    J'espère sincèrement qu'on aura bientôt une tolérance zéro au niveau de l'alcool, car c'est vraiment de l'hypocrisie d'accepter l'alcool alors que le cannabis a été prouvé dans beaucoup d'études d'autres pays comme étant moins dangereux que l'alcool, le gouvernement en Suisse le dit bien, les Français sont d'une hypocrisie ! (cf Capital ou Zone interdite sur le cannabis, seul reportage en France non censuré sur la réalité positive du cannabis).

    Un mort à cause de l'alcool c'est devenu tellement banale, alors que le cannabis c'est mal v'voyez !
    L'histoire du monsieur qui renverse un vélo parceque le vélo n'avait pas de lumière en pleine nuit, est biensur coupable d'être sous l'emprise d'un joint fumer trois jours avant (mais où on va?).
    D'après la loi (où du moins les dires de gendarmes à la radio) on a pas le droit de porter un tshirt avec Bob Marley fumant un joint car on prône la consommation du cannabis et on risque une amende.. mais où on va?
    Si ça continue bientôt on va être interdit d'écouter du raggae car ça peut faire penser à du cannabis.. (d'ailleurs je l'ai vu dans un programme d'un politique bien connu il y a quelques années, interdiction d'écouter du raggae et de la techno dans les lieux publics).

    Le pire c'est que lorsqu'on fume du cannabis les effets sont psycoactifs, certes, mais si on boit en plus alors les risques d'accidents sont considérablement augmentés ! Mais on va dire que c'est la faute du cannabis..
    J'suis d'accord pour dire que y a des cons partout, et que y en a qui abusent certainement en fumant sans limite.. y en a toujours qui exagèrent, mais faut pas prendre quelques exceptions pour en faire une généralité !!
    La plupart des personnes que je connais et qui fument ne boivent pas, et respectent beaucoup.
    J'ai d'ailleurs énormément d'exemples sur le faite que les personnes respectent et se font respecter, jusqu'à ce que des imbéciles plein d'alcool viennent foutre la zizanie et que d'un seul coup les gendarmes débarquent car les gens se plaignent que des jeunes boivent abusément et font n'importe quoi..

    Il y a tant de choses à dire, je ne comprends vraiment pas pourquoi autant de personnes trouve le mal ici alors qu'il est clairement visible ailleurs et que personne n'en parle.
    Regardez autour de chez vous le nombre d'abus par l'alcool alors que le cannabis est très largement inférieur à ce nombre.

    Je pense que le problème vient non pas du cannabis mais du Français, on sait bien qu'en Hollande tout se passe bien jusqu'à ce que le Français vienne y foutre le bazar.

    Il y a tellement d'usage du cannabis différents que c'est dommage de ne pas en profiter.
    Certe il se fume, mais il est aussi utile pour atténuer la douleur voir soigner quelques maladies, il est également utile pour changer la pollution des plastiques de voiture, de tuyau ou autre, en une matière naturelle.
    On peut s'en servir pour faire des vêtements, du papier.. (utilisation du chanvre : http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2005/chanvre-papeterie.htm)

    Beaucoup de personnes prônent celui ci (artistes connus, mouvements politiques, centre anti-drogue, avocats, juges, et j'en passe et des meilleurs..)


    Bref pour finir voici le lien du circ (Collectif d’Information et de Recherche Cannabique) http://www.circ-asso.net/presse/presse.php

    avec quelques bonnes raisons de dépénaliser le cannabis :

    Parce que la prohibition implique une marchandisation à outrance et parce qu'au nom de la guerre à la drogue, tous les coups sont permis. Parce que cette guerre comme toutes les guerres tue et parce que la prohibition, dans sa volonté d'éradiquer les plantes à drogues, met en danger l'équilibre écologique de la planète.
    Parce que l'usage du cannabis est répandu à tous les âges dans toutes les classes sociales et que sa stigmatisation empêche tout apprentissage sur son bon usage… Même en parler en termes positifs peut vous mener devant un tribunal !

    Parce que le cannabis n'est pas interdit pour des raisons sanitaires… De toutes les drogues légales ou illégales disponibles sur le marché, l'ensemble des rapports l'atteste, elle est une des moins dangereuse.

    Parce que les vertus thérapeutiques du cannabis sont reconnues, qu'en toute illégalité et à leurs risques et périls, souvent avec l'assentiment de leur médecin, de nombreux patients l'utilisent.

    Parce que nous ne sommes plus au Moyen Age, que les amateurs de cannabis ne veulent plus servir de bouc émissaire d'une société hygiéniste et sécuritaire.

    Parce que l'argent de la " drogue " qui pourrait aller dans les poches de l'état, finit dans les poches de trafiquants sans scrupule.

    Parce que la légalisation du cannabis faciliterait une prévention sur toutes les drogues, dégagerait des emplois et rapporterait de l'argent que l'Etat pourrait investir dans la prévention.

    Parce que le cannabis c'est pas " votre truc ", mais que vous ne voulez pas que vos enfants se retrouvent un jour ou l'autre dans le collimateur de la justice pour un joint ou quelques plants de beuh au fond d'un jardin.

    Parce que le cannabis n'est ni de droite, ni de gauche. C'est une plante utile pour l'humanité qui pousse sous toutes les latitudes.

    ...

    Merci à tous de m'avoir lu.

  • C'est peut être un peu présomptueux d'avancer sa propre expérience comme argument, surtout que j'ai à peine trente ans, mais de ma petite bulle où ça sent la ganja à pleins tubes, aucun drame n'a pu être attribué à cette plante. Je ne nie pas que fumer nuit à la santé et à ceux qui la respirent , que des accidents dramatiques ont une relation plus ou moins étroite avec ce fameux THC. Ce qui reste à prouver est le degré sa nocivité.


    Vous allez penser que vous avez encore affaire à un consommateur stresser ou un dealer pressé ...
    Tans pis je suis lancer!

    Ma curiosité (vilaine;) m'a poussé à gouter et j'ai bien fait c'était sucré et léger. Je précise pour les drogués du sucre car ça fait pas grossir la fumée ça fait juste bien rigoler. Alors toujours curieux j'en ai encore gouter et encore comme pour le cannabis interdit si récréatif ce fut des substances dénommée drogues. Et alors quelle danger ? L'herbe est si douce? Goutons !! Mais là c'était pas sucré... J'ai pris des cuites plus ou moins tournante, des ecsta fait maison et chopé dans la rue, des champignons mexicains, de l'opium mais tout ça c'était pas très bon et j'ai même un peu flipper. Vilain défaut la curiosité si c'est mal dosé!
    Là vous vous dites de quoi il parle ce fou il est perdus dans son cerveau. Le message que je veux faire passer est qu'on ne peux pas associer le cannabis aux autre substance psychotrope; la comparaison n'est pas raisonnable. Où alors il va falloir penser à vendre les épices sous ordonnance. C'est que ça pique . lol

    Je pense que les gens irresponsable et /ou dangereux n'ont pas besoin de l' excuse "cannabis" pour provoquer leur lot de malheur. D'un rien l'être bascule.
    Et alors ? Tout est danger , c'est une question de dosage et d'intelligence. Et de réglementation.


    C'est assez drôle de voir a quelle point cette douce fumée peut provoquer l'ivresse des débats... D'ailleurs, malgré mon partis pris, il me semble que le cannabis est la seule drogue polémique et rien que ça en dit large.

    :)

    Iree !!

    Une loi transgressée chaque jour par des millions de personnes est forcement une mauvaise loi.

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