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Ete 1940 : De la défaite à l’armistice

La place du droit dans l’histoire, et dans la période si mouvementée des années 1940 ? Je concède volontiers que ce n’est pas l’angle qui permet la vue la plus large. Et puis, c’est aux historiens d’analyser l’histoire, pas aux juristes, ce qui conduit à une grande prudence. Mais il n’en reste pas moins que, pendant ces quatre longues années, le droit a toujours été là. La justice, non, mais le droit comme instrument de la dictature. Ainsi définie, l’étude de ce droit, comme domaine spécifique, est pertinente : l’utilisation de la technique juridique au service d’une politique. Pour l’analyse de cette période, sur le plan politique, diplomatique, sociologique, économique, culturel,...les ouvrages et études sont innombrables. La recherche à partir du droit n'empiète pas sur des domaines qui ne sont pas les siens. Mais cette démarche est d’autant plus opportune que pendant toute l’époque, le régime a recherché le légalisme dans son action, comme signe de sérieux. Toutes les bases de la politique sont passées par le Journal officiel. C’est ce légalisme affiché qu’il s'agit d’analyser. M'étant engagé à parler du Conseil d'Etat lors de cette période, il me faut d'abord poser le cadre.

 

Le 16 juin 1940, Pétain nommé président du Conseil de la III° République

Les derniers temps de la III° République se sont enclenchés selon un processus institutionnel régulier, somme toute banal.

C’est par un décret signé le 18 mai 1940, signée par Albert Lebrun, président de la république, et Paul Reynaud, président du conseil, que  le Maréchal Pétain a été nommé vice-président du conseil, sans attribution particulière : le retour d’une vielle gloire militaire alors que les armées souffraient déjà.

Tout change courant juin, quand s’est imposé le constat de l’impossibilité de poursuivre le combat sur le sol métropolitain. Une réalité militaire qui ouvrait en droit une option : capitulation ou armistice. La capitulation, reddition de l’armée, permet au pouvoir politique de respecter ses engagements internationaux, et de s’installer auprès des alliés, sur un autre territoire de l’Empire ou en exil. Au vainqueur d’assumer l’immense tâche de gérer un paix hostile et de dégager une solution politique. A l’inverse, l’armistice est le choix politique de la fin des hostilités avec comme perspective la signature de la paix. Il épargne l’honneur de l’armée. C’est déjà beaucoup, mais l’armistice n’ouvre pas vers un bouleversement du régime politique, ni vers la collaboration. Ce sont des choix distincts.

Le 16 juin 1940, Paul Reynaud, dont le gouvernement était paralysé entre les deux thèses, devait démissionner. Dans le classicisme de la III° République, le président de la République Albert Lebrun appela le leader du courant devenu majoritaire, le maréchal Pétain, qui accepta aussitôt, et devint président du Conseil de la III° République.  

 

Et si Paul Reynaud n’avait pas démissionné ?

Paul Reynaud aurait-il pu bloquer le système ? Mis en minorité sur la question de l’armistice, le président du Conseil savait qu’en remettant sa démission, il permettait une transition régulière du pouvoir, et la conclusion de l’armistice. Or rien, juridiquement, n'imposat cette démission. Il pouvait poursuivre son action en réunissant les ministres fidèles et en quittant la métropole pour Alger ou Londres. Le départ des troupes du sol métropolitain était, dans la désorganisation ambiante, une gageure, mais à l’inverse rien n’interdisait à Paul Reynaud et ses ministres fidèles le 16 juin, mais encore plus le 15 ou le 14, de quitter le territoire. Même s’il n’était président du conseil que depuis le 21 mars, son départ n’aurait pas manqué d’impact. Bien entendu, l’équipe du Maréchal n’aurait renoncé à rien, mais l’habillage légaliste aurait été singulièrement plus complexe : pas facile de nommer le Maréchal président du conseil, si Paul Reynaud n’avait pas démissionné.

D’ailleurs, dans ses Mémoires, de Gaulle écrit :

« Pour ressaisir les rênes, il eut fallu s’arracher au tourbillon, passer en Afrique, tout reprendre à partir de là. M. Paul Reynaud le voyait. Mais cela impliquait des mesures extrêmes : changer le Haut-commandement, renvoyer le maréchal et la moitié de ses ministres, briser avec certaines influences, se résigner à l’occupation totale de la métropole, bref, dans une situation sans précédent, sortir à tous risques du cadre et du processus ordinaire.

 « M. Paul Reynaud ne crut pas devoir prendre sur lui des décisions aussi exorbitantes de la normale et du calcul. Il essaya d’atteindre le but en manœuvrant. De là, en particulier, il envisagea un examen éventuel des conditions de l’ennemi, pourvu que l’Angleterre donnât son consentement. Sans doute, jugeait-il que ceux-là même qui poussaient à l’armistice reculeraient quand ils en connaîtraient les conditions et qu’alors s’opérerait le regroupement de toutes les valeurs de la guerre et du salut. Mais le drame était trop rude pour que l’on pût composer. Faire la guerre sans ménager rien ou se rendre tout de suite, il n’y avait d’alternative qu’entre ces deux extrémités. Faute, pour M. Paul Reynaud, de s’être tout à fait identifié à la première, il cédait la place à Pétain, qui adoptait complètement la seconde.»

 

Le désastreux discours du 17 juin

C’est ainsi en qualité de dernier des présidents du conseil de la III° République que le Maréchal Pétain, le lendemain de sa nomination, le 17 juin s'est adressé à la population, alors qu’il avait déjà envoyé ses émissaires auprès des autorités allemandes pour ouvrir la négociation.

« Français,

« À l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée qui lutte, avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires, contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr de sa magnifique résistance – elle a rempli nos devoirs vis-à-vis de nos alliés, sûr de l’esprit des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander – sûr de la confiance du peuple tout entier, j’ai fait à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude.

« C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat.

« Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.

« Que les Français se groupent autour du Gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie. »

Le message du 17 juin eut des effets désastreux : les troupes, en situation périlleuse, entendirent « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat » comme un ordre, et dans la plus grande incohérence, posèrent les armes. Mais l’armistice ne fut signée que le 22, et l’essentiel des 1,8 millions de prisonniers le fut au cours de ces cinq jours. Seule l’extraordinaire opération de Dunkerque, conduite par les britanniques, parvint à mettre des bataillons à l’écart. Le Maréchal entrait en politique par une bévue inégalée.

 

L’armistice, contrecoup du rapport de forces

L’armistice, non publié au Journal officiel, était un accord signé le dos au mur. La légitimité des autorités françaises était fictive, tolérée tant qu’elle correspondait aux intérêts allemands, et l’économie allait devoir supporter des coûts d’occupation hors norme.

Le cadre était défini par l’article 3.

« Art. 3. – Dans les régions françaises occupées, le Reich allemand exerce tous les droits de la puissance occupante. Le gouvernement français s’engage à faciliter par tous les moyens les réglementations et l’exercice de ces droits ainsi que l’exécution avec le concours de l’administration française. Le gouvernement français invitera immédiatement toutes les autorités et tous les services administratifs français du territoire occupé à se conformer aux réglementations des autorités militaires allemandes et à collaborer avec ces dernières d’une   manière correcte. »

Les articles 4 à 9 traitaient des aspects militaires : démobilisation des forces françaises, livraison aux autorités allemandes de tout le matériel de guerre pour les territoires occupés et non occupés, mise à disposition des fortifications et installations militaires, démobilisation et désarmement de la flotte et fourniture des renseignements miliaires. L’article 10 imposait une stricte neutralité aux autorités françaises, notamment pour l’Empire. Quelques lignes qui gelaient la politique étrangère de la France, garantissaient un calme stratégique en Afrique pour l’Allemagne, et donnaient le cadre des affrontements à venir entre les forces armées de Vichy et celles de la France Libre.

« Art. 10. – Le gouvernement français s’engage à n’entreprendre à l’avenir aucune action hostile contre le Reich allemand avec aucune partie des forces armées qui lui restent, ni d’aucune autre manière.

« Le gouvernement français empêchera également les membres des forces armées françaises de quitter le territoire français et veillera à ce que ni des armes, ni des équipements quelconques, ni navires, avions, etc., ne soient transférés en Angleterre ou à l’étranger.

« Le gouvernement français interdira aux ressortissants français de combattre contre l’Allemagne au service d’Etats avec lesquels l’Allemagne se trouve encore en guerre. Les ressortissants français qui ne se conformeraient pas à cette prescription seront traités par les troupes allemandes comme francs-tireurs. »

Les articles 11 et 12 assuraient le contrôle allemand sur le trafic maritime ou aérien de type commercial.

L’article 13 imposait au gouvernement français de mettre à disposition des autorités allemandes l’ensemble des équipements collectifs, en bon état. L’article 14 traitait du contrôle des émissions TSF par les Allemands. L’article 15 prévoyait une liberté de transit via la France entre l’Allemagne et l’Italie. Au titre de l’article 16, le gouvernement français ne pouvait procéder au rapatriement des populations ayant fui en zone sud qu’avec l’accord des autorités allemandes. L’article 17 imposait un contrôle strict de l’activité économique. L’article 18, très imprécis, se révéla particulièrement coûteux du fait d’une estimation très favorable du coût de cette occupation, et du choix d’un taux de change irréaliste.

Les articles 19 et 20 traitaient du sort des prisonniers : libération immédiate de tous les nationaux allemands, détenus ou prisonniers pour quelque raison que ce soit,… alors que le sort des soldats français prisonniers était suspendu à la conclusion de la paix. Un article terrible pour les prisonniers qui devenaient les otages du gouvernement allemand, et qui le restèrent 4 ans.

« Art. 20. – Les membres des forces armées françaises qui sont prisonniers de guerre de l’armée allemande resteront prisonniers de guerre jusqu’à la conclusion de la paix. »

Le pouvoir nazi était le grand gagnant de l’armistice, qui amplifiait les effets de la victoire militaire. La guerre contre le nazisme était abandonnée, et les autorités françaises s’engageaient vers la conclusion d’un accord politique. Le nouveau pouvoir français allait administrer le pays, et imposer la neutralité à l’Empire, ce qui stabilisait l’essentiel de l’Afrique. L’ordre serait assuré par les Français, donnant à l’Allemagne la possibilité de contrôler la France avec quelques garnisons et une équipe de hauts fonctionnaires. Hitler pouvait réserver ses forces armées pour d’autres combats.

L’équipe au pouvoir depuis le 16 juin 1940 aurait pu en rester à gérer au mieux les conditions de l’armistice, en cherchant à répondre aux besoins cruciaux de la population dans un pays meurtri et économiquement éreinté. Jouer sur les marges, protéger ce qui peut l’être. Les choix ont été bien différents. Il s’agissait de profiter du choc de la défaite pour refonder le pouvoir : du 22 juin au 10 juillet, vingt jours pour passer de la République à la dictature d’un homme.

(A suivre : La réorganisation du pouvoir)

Commentaires

  • Il n'y avait pas vraiment d'alternative pour Paul Reynaud ; son conseil des ministres était divisé, le parlement était divisé, sans parler des députés communistes hostiles à la guerre.
    Pétain et Laval auraient pu sans difficultés opérer un putsch, Paul Reynaud était clairement en minorité, il s'est rendu à l'évidence.

  • Les Français étaient divisés aussi... Pas simple la vie à l'époque !!! Mieux vaut prier pour qu'il n'y ait pas de retour du fascisme par la petite fenêtre du racisme.

  • Ininteressant et prévisible dans sa conclusion

  • "M'étant engagé à parler du Conseil d'Etat lors de cette période, il ma faut d'abord poser le cadre."

    la suite, la suite, la suite!!!!!!!!!!!

  • Paul Reynaud n'avait plus de majorité dans le gvt, et l'armée cherchait une sortie sur le dos des politiques. Il avait fait venir Pétain et Baudouin au gvt, qui étaient des pacifistes patentés, et qui l'on emporté.

    La question qui a été posée, c'est : ne pouvait-il pas partir à Londre ou à Alger en qualité de président du Conseil, ce qui aurait singulièrement compliqué la tache de Pétain. Sur le plan institutionnel, mais aussi car Pétain voulait rapidement signer l'armistice. Il fallait donc un responsable politique pour cela, et quid si le président du Conseil est à Alger, alors qu'il n'existe pas de réunion de chambre de députés possible avant un bon délai? La capitulation est militaire, et ne pose pas le même pb.

    Je précise de suite qu'il ne s'agit pas de donner des leçons soixante ans plus tard, et ce n'est pas la peine d'allumer sous cet angle. Je préfère prévenir. Notre parole doit être prudente et avisée, mais libre là aussi. L'angle de l'analyse juridique permet la critique sans la culpabilisation

  • Ajoutons que passé le 18, de Gaulle était à Londres, et pas pressé d'accueillir Reynaud! Il aurait fallu arriver le 14, le 15 ou le 16. Après la place était prise !

    De Kerilis, le grand républicain, libre d'esprit, est venu dare dare à Londres, pour se mettre sous les ordres de de Gaulle, qui l'a éconduit car il ne voulait pas autour de lui de personnalités s'étant illustrées sous la III°

  • Paul Reynaud a servi de bouc émissaire, on lui a collé la défaite sur le dos alors qu'il n'était président du conseil que depuis trois mois. Les français ont applaudi, il a été placé en détention administrative durant toute la guerre. Le colonel De Gaulle était un bien maigre soutien face à un Pétain qui avait dix fois plus de légitimité que lui, et à un Weygand qui a joué les Ponce Pilate. Il aurait bien pu s'exiler à Zanzibar que cela n'aurait rien changé. Face à la force écrasante du Reich, les artifices juridiques ne valaient pas tripette; le Front Polulaire socialo-communiste avait déja scellé le sort du pays dans ce que De Gaulle appellera plus tard la chienlit. Il n'y a pas d'excuses, il ne fallait pas perdre cette guerre, le pays en son entier a été responsable de la défaite et en a subi les conséquences, malheur aux vaincus.

  • L'aspect juridique me semble superficiel en pareille situation. Une dictature est une dictature, en exposer l'arsenal légal ça ne décrit que trés peu la vie ( notamment "souterraine" ) des gens sous la dictature.

  • Il me semble qu'il serait, en plus de cette analyse, qui est neutre, mesurée, et précise, qu'il serait utile d'étudier les causes qui ont 'précédé' la défaite militaire de la France.
    Je veux dire, bien avant le début de cette guerre.

  • @Sicotine
    Enfin quelque-chose d'interessant à aborder.

  • Nan... Tu ne vas pas apprécier Fran. Ça fait partie d'un tout.

    En plus des stigmates économiques et sociaux de la crise de 29 (dans les deux camps).
    En sus des cicatrices mal pansées de la guerre 14-18 (dans les deux camps).
    Il y eu une petite idéologie qui a fait son petit bonhomme de chemin dans le cœur des Européens dans les années Trente.

    Mais bon, si tu tiens à t'accrocher à la version gaullienne de la chienlit due uniquement à la période 36-38 et de l'aveuglement de l'armée française... Grand bien t'en fasse ;)

  • @Denis75
    Toi t'es pas un athée. La petite idéologie dont tu parles tu veux contribuer à l'installer pour mieux chanter les louanges d'autre chose.
    L'Europe tu la conchies car elle est libre de toute oppression religieuse et ça t'emmerde bien.

  • "@Denis75
    Toi t'es pas un athée. La petite idéologie dont tu parles tu veux contribuer à l'installer pour mieux chanter les louanges d'autre chose.
    L'Europe tu la conchies car elle est libre de toute oppression religieuse et ça t'emmerde bien."

    LoL tu t'es trompé de fil de commentaires ou alors tu as le cerveau sclérosé par l'ultra-libéralisme (qui à bien des égards collectionne des analogies idéologiques avec le fascisme => vas-y, démontes méthodiquement et scientifiquement cette dernière assertion si tu t'en sens capable).

    En plus, c'est absurde comme affirmation !
    Si tu as raison (je ne suis pas un athée et je souhaiterais l'avènement "d'autre chose") je me demande bien ce que je suis. Car l'internationalisme (ce que je prône) est une idéologie areligieuse et profondément anti-raciste. Donc, ton raisonnement est incohérent.

    L'idéologie dont je parle, l'Europe l'a cultivée au fil des siècles (ça ne t'a pas échappé : impérialisme, colonialisme, nationalisme, racisme, supériorité de la race blanche).
    39-45 n'est que le l'apothéose du nationalisme (qui semble pourtant reprendre du poil de la bête partout en Europe) !!!

  • La nationalisme est humain, il est de mise dans toutes les parties du monde ( Amérique, Afrique, Europe, trés forte dans les Balkans mais on n'en parle que trés peu, et bien sur Asie, trés particulière en ce domaine ). Mais sur ce blog on ne parle pas de tout. Les évènements en Iran, c'est un post de Gilles en réponse à ma question. Le nationalisme ( passé ) français, c'est kirielle de sujets sentant la naphtaline. Remuons ici mais ne parlons pas de ça.
    Il y a une manip que je trouve nauséabonde.
    Salir comme tu le fais Denis75, le pays, le continent dans lesquels nous vivons, selon moi ce n'est pas sans optique. Sans proposition alternative, sans reve de ce que ça pourrait etre.

    La France est beaucoup moins xenophobe, homophobe, sexiste que des pays dont on chante ici les louanges architecturales.

  • Denis75,

    Tu fais une grosse tambouille en galvaudant des mots dont tu ignores le sens Si tu veux te consacrer au droit public (idée saugrenue, mais bon) tu dois absolument approfondir tes connaissances.

  • "Le nationalisme ( passé ) français"

    Parce qu'il n'existe plus ? T'as raison va : "Remuons ici mais ne parlons pas de ça", vous vous sentirez mieux.

    "Salir comme tu le fais Denis75, le pays, le continent dans lesquels nous vivons, selon moi ce n'est pas sans optique. Sans proposition alternative, sans reve de ce que ça pourrait etre." (Fran)

    Je ne salis rien Fran. Bien au contraire. En dénonçant les manipulations de nos élites depuis longtemps je participe à la grandeur de l'Europe (la future).
    C'est une réalité que l'Europe a conquis et massacré d'autres peuples pour assurer sa prospérité.
    C'est une réalité que le nationalisme est la cause des grandes guerres dans le monde.
    C'est une réalité que le fascisme a existé en France pendant le régime de Vichy et il était cautionné par des millions de Français.

    Après, il y a bien sûr une alternative, des propositions... Il suffit de savoir lire.

  • "Si tu veux te consacrer au droit public (idée saugrenue, mais bon)" (mathaf)
    Et pourquoi ? Le droit public est réservé aux élites françaises telles que toi ou Duverger.
    Entre parenthèse : pour le droit privé, il en va de même (c'est peut-être même pire ; en tout cas il faut un socle de connaissance en philosophie, histoire, économie etc...).

    Encore une fois : donnes moi le sens de ces mots que je "galvaude". Si tu me rembarres en insinuant que je ne connais rien à rien, c'est petit. SI tu estimes que j'ai tort sur telles ou telles affirmations : tu le démontres, tu proposes à ton tour une autre version et je réagis. Au passage, j'aurais peut-être appris un truc ou deux alors qu'avec ta technique actuelle, tu te montres uniquement insolent et méprisant ; mais tu ne démontres rien.

    => colonialisme, nationalisme, racisme, supériorité de la race blanche
    Vas-y démontres-moi que ce ne sont pas des idéologies de droite (ou des "théories") ayant conduit au fascisme. Elles puisent toutes leurs racines de ce postulat (faux (à mon avis bien sûr lol)) : seule une minorité riche et dominatrice permettra une vie en société stable avec une immense majorité d'êtres inférieurs.

    Le fascisme c'est donc l'apogée du nationalisme ! ["nationalisme", par opposition à l'internationalisme. Parce qu'on peut faire dire plein de belles choses au terme nationalisme dans le contexte actuel avec la nation et tout le tralala. Mais au final, "nationalisme" c'est tout simplement le déni de la société internationale]

  • Denis75,

    Je n'ai pas vocation à refaire ton éducation, et j'avoue mon impuissance devant des esprits aussi désarticulés. Tu t'exprimes comme un 68tard attardé, ce qui est assez étonnant à notre époque. Tu peux aisément trouver les réponses à tes questions par toi-même, ne t'en prive pas. Sinon, tu pourras toujours te reconvertir en vendeur de portes et fenêtres.

  • Oui, ou en fonctionnaire débile et fainéant Mathaf. C'est bien connu : le secteur privé est plus efficace que le secteur public ; la gauche a souvent gouverné de tout temps sur le globe ; la terre est plate...

    Mais tu éludes encore une fois l'essentiel : mon doute, mon interrogation, la difficulté que je soulève... Et tu ne réponds pas à la question que je formule en guise d'hypothèse. Tu préfères rejeter les arguments de l'autre en le traitant de débile, d'inculte ou de simplet parce qu'il n'a pas les mêmes opinions.
    À mes yeux, tant que tu adopteras cette technique, tu ne seras toujours qu'un homme déphasé, replié sur lui-même donc un tantinet égoïste, un peu réfractaire à tout progrès.

    Je suis peut-être un 68tard, mais vu les quelques progrès accomplis depuis cet évènement, je préfère être un 68tard plutôt qu'un conservateur ("conservateur" par opposition à "progressiste" au sens politique bien sûr - si ça veut encore dire quelque chose).



    C'est mon jugement ; je l'assume. Je sais que mes opinions politiques sont archi-minoritaires et ça ne m'empêche pas de penser. J'espère que mon verdict à ton égard ne te blessera pas car contrairement à ton dernier commentaire, l'effet escompté n'est pas de te rabaisser. C'est juste franc.

    "faites-vous des amis prompts à vous censurer"

  • @Denis75
    "Après, il y a bien sûr une alternative, des propositions... Il suffit de savoir lire"

    Peut-etre les autres vont-ils me rancarder car je ne me souviens pas avoir lu de ta part la moindre alternative au système que tu conchies.

  • "Peut-etre les autres vont-ils me rancarder" (Fran)

    Oh bah c'est facile. Même un môme de 12 ans d'âge mental pourrait comprendre que je préconise l'établissement d'une société internationaliste. Je suis partisan de l'internationalisme, c'est-à-dire d'un projet de société aux antipodes du nationalisme.

    Donc voilà, plutôt qu'une addition de nations, je suis favorable à l'internationalisme qu'il soit libéral dans un premier temps ou, encore mieux, fondé sur les II°, III° et IV° Internationales ainsi que leurs petites cousines moins organicistes.

    Ensuite, les mesures ou les réformes découlent d'elles-mêmes lorsqu'on adopte ce prisme politique :
    - instauration d'une démocratie authentique (donc directe), du scrutin proportionnel, d'un État de droit authentique ;
    - renforcement des droits formellement ET substantiellement garantis, de la Justice ;
    - obligations de solidarité, de partage équitable des ressources (argent, eau, nourriture)...

    Bref, tout ce qu'on nous vend comme acquis depuis des siècles ! En "fait", le système actuel concentre la haine de plusieurs milliards de citoyens du monde parce qu'il n'offre qu'une vitrine - magnifique certes, mais accessible uniquement pour une toute petite minorité.


    http://www.philippebilger.com/blog/2009/12/avezvous-du-carla-.html

  • C'est beau mais stupide.
    T'es sérieux ?

  • Tu sais ce que je pense du nationalisme, du racisme, du fascisme..? Ou, au moins, tu commences à te faire une petite idée !

    Bah oui je suis sérieux. Et qu'on ne me dise pas que ça ne marche pas, on n'a jamais essayé [p.s : j'ai relu l'intégralité de mon post précédent et je persiste et signe : on n'a jamais essayé]

  • On post sur l'affaire "Gollnisch " et on se retrouve sur un site "Pétain". J'ai du dire des âneries ? A cette époque sombre, les radios libres disaient "Radio Paris ment, Radio Paris est allemand". Soixante dix ans plus tard je me demande pour qui roule 20mn ... en tous les cas pas pour la liberté d'expression ... Apparemment elle roule à gauche dans l'espoir d'augmenter son audience. Mais, comme une pute qui ne refuse aucun client, peut-être qu'elle tirera sur la laisse de ses censeurs pour laisser passer des contributions contraires à sa religion. C'est un pari à faire. Il y a deux catastrophes envisageables, la gauche revient au pouvoir ou Sarkozy est réélu. Dans le premier cas on est prié de se taire, dans le second on est invité à ne rien dire ... 20 mn donnera démocratiquement la parole à la majorité dominante. Les autres n'ont qu'à se faire mettre. Faut pas déconner, on est là pour faire du fric ... Bisou à 20 mn, il est à la liberté ce que le Canada-dry est au whisky pur malt 8 ans d'age ...

  • Je lâches l'affaire, je ne fais pas le poids devant la censure de 20 mn....

  • Allez faire un tour dans les pays où les bloggeurs risquent la taule, et appréciez la liberté (en silence, la cas échéant).

  • http://infos.lagazettedescommunes.com/29521/portrait-de-petain-dans-une-mairie-le-prefet-saisit-la-justice/

  • ras

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