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Ordre des infirmiers : Le début de la fin

39_5.jpgGrand moment d’hypocrisie dans le monde infirmier : l’Ordre des infirmiers va se faire cramoisir, mais c’est silence radio, genre « je suis bien triste, mais je n’y suis pour rien ». Tu parles : un rejet franc et massif par la profession, que vient d’entériner le parlement et le ministère.

Je comprends l'amertume de tous les amis de bonne volonté qui se sont investis dans cette aventure, qui restera comme un modèle de belle gouvernance : sur proposition de parlementaires UMP assoiffés de voix, le ministre Xavier Bertrand, contre son ministère, valide la création de l’Ordre en décembre 2006. Moins de quatre ans plus tard, sur proposition de parlementaires UMP assoiffés de voix, la ministre Bachelot, avec son ministère, valide la dissolution de l’Ordre des infirmiers. Entre temps, des réunions à n’en plus finir, des élections qui ont coûté la peau du cul pour obtenir 13% de votants à partir d’une liste électorale hallucinante, et à peine 10% d’infirmiers versant leur cotisation, selon une procédure tellement irrégulière qu’ils peuvent tous en demander le remboursement. Et demain tchao.

Pas d’accord a dit le Conseil national en réponse: nous allons de l'avant ! Petit problème... Vu le mode de fonctionnement choisi, l’Ordre doit tout à la loi. Alors, si la loi dit « c’est fini » et bien ça sera fini. Sec. Et c’est ce qui s’est dit vendredi à l’Assemblée. Les propos sont nets et précis. Il suffit de lire. J’ai juste enlevé les interruptions. Voici la question du parlementaire et la réponse du ministre.

La question de Yves Bur (UMP) ...

la-rue-sans-issue-affiche_170393_11429.jpgJe souhaite vous interroger, madame la ministre de la santé et des sports, au sujet de l’Ordre infirmier.

Les infirmiers, dans leur très grande majorité, ne veulent pas de cette organisation. Les élections de 2008 ont révélé une abstention massive, de près de 80 % des professionnels.

Cette structure est coûteuse et inutile, en tout cas pour les infirmiers salariés, qui représentent, rappelons-le, 80 % des effectifs.

Le code de la santé publique, le code pénal, la loi portant droits et obligations du fonctionnaire définissent un cadre juridique tout à fait suffisant pour garantir la déontologie des infirmiers. Dans les établissements hospitaliers publics, les instances disciplinaires fonctionnent très bien, et depuis bien longtemps. Il n’y a pas besoin d’un niveau disciplinaire supplémentaire. Enfin, la mission de recenser la population infirmière est dévolue depuis longtemps aux DDASS et aux DRASS et elle l’est aujourd’hui aux ARS.

De plus, cette structure est très coûteuse, avec un budget de fonctionnement de 37 millions d’euros. En dépit de vos efforts, en dépit de ceux des parlementaires qui ont conduit une mission de médiation, en dépit de nos interventions répétées, le conseil national de l’Ordre infirmier refuse de réexaminer le montant de la cotisation de 75 euros réglée par chaque infirmier. Ainsi, chaque infirmier salarié va recevoir cette année un appel de cotisation de 150 euros pour 2009 et 2010, ce qui me paraît inacceptable. L’Ordre relance les hôpitaux, fait pression sur les infirmiers. Jusqu’où ira-t-on ? Doit-on attendre que les huissiers aillent récupérer ces cotisations ?

Je souhaite donc connaître votre position sur la proposition de dispenser les infirmiers exerçant à titre salarié, soit 80 % des infirmiers, de s’inscrire à l’Ordre.

... et la réponse de Roselyne Bachelot

rue_sans_issue,8.jpgQuand je suis arrivée au ministère de la santé, monsieur le député, j’ai trouvé cette loi d’initiative parlementaire créant un Ordre infirmier.

J’ai immédiatement indiqué à l’Ordre infirmier qu’il ne me paraissait pas convenable d’imposer aux infirmiers salariés une cotisation supérieure à environ vingt euros. À l’initiative du président Pierre Méhaignerie, avec Richard Mallié et Bérengère Poletti, vous-même avez mené une opération de médiation, qui s’est elle aussi révélée infructueuse. J’ai déposé dans la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » une disposition législative permettant de moduler la cotisation. Rien n’y a fait, les instances ordinales n’ont pas voulu obéir à ces conseils de bon sens.

Je ne laisserai pas intimider les infirmiers salariés par une demande de 150 euros !

Je ne laisserai pas exposer les employeurs d’infirmiers salariés au risque d’être poursuivis pour complicité d’exercice illégal de la profession d’infirmier, d’autant que, comme vous l’avez souligné, les instances disciplinaires fonctionnent bien et la protection est bien assurée par le haut conseil des professions paramédicales, auquel je veux rendre hommage.

Notre système de santé a besoin de cohésion, il n’a pas besoin d’un double pilotage. C’est la raison pour laquelle je soutiendrai votre proposition de loi afin que ne soient obligés d’adhérer à l’Ordre que les infirmiers libéraux, auxquels il est très utile. Les infirmiers salariés pourront le faire de manière volontaire.

 

Mais l'Ordre n'imprime pas !

SANS_ISSUE.jpgEt côté de l’Ordre ? Tout va bien. Juste un communiqué pour dénoncer ces atteintes contre un Ordre voulu par la loi, et stigmatiser une déclaration « improvisée » de la ministre. Sourd et aveugle, le Conseil national. Pourtant, il n'est pas besoin d'être grand expert en politique pour comprendre que l'échange à l'Assemblée est de nature définitive.

Sur le site, l’éditorial de la présidente claironne : « Depuis plus d’un an, l’Ordre National des Infirmiers est devenu une réalité. Il a été créé pour nous rassembler autour de notre engagement soignant, de la richesse de nos pratiques et, bien sûr, de notre déontologie. Dans le système de santé, notre profession a la force du nombre, mais seul notre Ordre la représente enfin tout entière. Il recueille déjà, en France comme au dehors, l’écoute des pouvoirs publics et de ses partenaires ». S’en serait presque drôle. La dérive institutionnelle en moins d’un an…

Le pari avait été fait d’un Ordre qui n’existait que par la loi, sans aucune préparation, ni assise autonome. La loi rendrait l’Ordre obligatoire, et la cotisation avec, dont tout suivrait. On voit le résultat de cette ignorance des bases de la sociologie du droit.

La loi va donc être votée limitant l’Ordre aux libéraux. Il faudra refaire des élections, et repartir à zéro. Non, à bien moins que zéro. Que ce soit triste, c’est une chose, qui n’empêche pas de faire le constat d’un échec cinglant. En attendant d’inventer une nouvelle vie.

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Commentaires

  • Dr House nous aurait menti ? La médecine est universelle. Reste la culture de société, l'esprit de l'entreprise, son degré d'humanité. Chaque entreprise est unique comme chaque employé, syndicalisé ou non. Un changement de statut de la FP, c'est aujourd'hui "coure après moi", ceux qui ont connu connaîssent et connaitront s'ils le souhaitent, les autres ne pas.

    Une vie se resserre un jour sur de nouvelles valeurs. Au-delà du "clochard" libéral souvent plus atteint psychologiquement que pécuniairement (cf. dessin), l'hôpital avec charité sait et saura encore traiter dignement ceux qui vont vers lui, c'est là sa vocation.

    La radio est passée au numérique. l'observation d'un patient dépend d'où on se trouve et tout regard, tout avis (surtout avisé) , est intéressant. Comme le résultat d'une analyse chiffrée peut changer.

    http://www.youtube.com/watch?v=kOCyHUipbH0&feature=related

  • Brule ce que tu as adoré,pour mieux adoré ce que tu as brulé

  • Bien parlé Rosie :

    http://www.youtube.com/watch?v=fpLYKkfw_D8

  • Malheureusement la nouvelle vie n'est pas prête d'arriver, suffit de regarder toutes les promesses d'un monde meilleur et voir que rien ne changes jamais !

    Les grèves ne suffisent plus il faut une révolution.

  • Je rappelle quelors des élections de 2008, les infirmiers salariés n'avaient pas été informés par leurs directions et leurs cadres (pour 90% 'entre eux,ce qui prouve par A+B que les strucures n'assument pas leur responsabilité d'information sur la loi qui les concerne et qu'une instance ne fait pas doublon. Je vous laisse ma lettre ouverte d'infirmière en colère:

    Lettre ouverte : « La démocratie française et ses infirmières. »
    Madame la ministre Roselyne Bachelot a apporté mercredi 19 mai son soutien à la proposition de loi visant à restreindre le champ de compétences de l’Ordre des infirmiers aux seuls infirmiers libéraux et à dispenser les salariés de s’y inscrire. Nous vivons dans un monde de fous. En passant, là, entre nous, je vous raconte cette observation qui ne manque pas de piquant tout en étant éminemment éthique d’un président d’une association de malades, devant une très honorable assemblée de patients, de proches de multiples associations, de soignants, de représentants d’instances nationales « nous avons un ministère de la santé, de la jeunesse et des sports, et la vieillesse ? et les handicapés ? Et oui, c’est comme ça depuis quelques années, dans notre pays.
    Pour en revenir à notre sujet :
    Je rappelle que la proposition de loi émanait d’un groupe de députés UMP, avec en tête de file, notre cher Monsieur Yves Bur, député du Bas-Rhin, un beau département où je vous suggère d’aller vous promener. Monsieur Bur ne s’est pas creusé la cervelle en matière d’argumentation, ce qui dénote déjà le peu de respect pour la partie adverse. Ce monsieur a déclaré que l’Ordre infirmier serait coûteux et inutile. Moi je trouve que son mandat de député, en tant qu’inutile dans la mesure où il se permet de poser un jugement arbitraire sur ce qu’il ne connaît pas, ce qui est grave, sans arguments recevables et convaincants, est par conséquent inutilement coûteux à notre société. J’ai 30 ans de métier et je me permets de lui dire à quel point, j’aurais aimé, jeune infirmière, par exemple, faire de la recherche en soins, là, dans le service où j’ai commencé mon exercice.
    Par contre, sensible au bon sourire de notre chère ministre de la santé, à son allure sympathique, je veux croire en l’affliction de Roselyne Bachelot à l’idée d’une cotisation trop élevée pour l’infirmière salariée. Quelle bienveillance, quelle gentillesse, quelle générosité!
    Hélas, ça ne tient pas du tout la route dans la mesure où notre chère ministre ne s’émeut aucunement de la dégradation des conditions de travail dans nos institutions et donc des conditions dans lesquelles nos malades, des personnes comme elle et moi, je le lui rappelle, sont soignés. La loi du 4 mars 2002 des droits des malades est aussi faite pour être appliquée par les ministres et j’en appelle à sa responsabilité.
    Prenons un tout petit exemple : une infirmière pour 80 résidents, une équipe aide-soignante pour 30 résidents dans nombre de nos Ehpads, Un manque de formation en soins palliatifs et sur la prise en charge de la douleur des équipes comme de l’encadrement parce que tout ça coûterait trop cher ? Non, Madame Bachelot, ce sont les mauvais choix politiques qui coûtent cher à terme à une société. Entre nous, la loi du 22 avril 2005 relative à fin de vie exige des moyens lesquels ne sont pas déployés. Que dire des soins à domicile. Aujourd’hui, dans notre pays où il ne fait pas bon vieillir, malgré toutes les mesures prises dont beaucoup, beaucoup de décorum, mais laissons ça pour d’autres éditos, et cela pour avoir consulté beaucoup d’experts hélas peu avertis. Bref, chers tous, soyez justes un peu trop fragile et vivez seul, tout est fait pour vous faire basculer très vite dans la grande dépendance.
    Alors, les bons sentiments de Madame Bachelot vis à vis des infirmiers, vous y croyez, vous ?
    Quand à sa coalition avec ces grandes centrales syndicales des structures dont les représentants, qui ne connaissent rien au métier d’infirmière, sont ceux là mêmes qui ont uriné sur le stand de l’Ordre infirmier, ceux là mêmes qui ont combattu l’indépendance infirmière pour une question de petit pouvoir personnel, c’est du propre. Ce type de coalition c’est inquiétant. L’histoire ne recommencerait elle pas presque un siècle plus tard, coalition des extrêmes et exclusion de ceux qui dérangent: en vrac les vieux, les handicapés, les sans papiers, les sans domicile fixe, les sans travail, les gens de couleurs, tiens et ces petits enfants africains, qui vivent dans des logements insalubres du 18ème arrondissement de Paris, dont le QI tombe en chute libre parce que les murs sont bourrés de plomb. Ca fait des années que cette histoire dure. Ah oui, c’est vrai, a-t-il été dit, c’est un problème culturel. Et vive la santé !
    Quand une démocratie est en danger, qu’un pouvoir oligarchique s’installe insidieusement dans un pays, il faut en effet museler tout ce qui dérange et convaincre ceux qui, désinformés, comme hélas, beaucoup de nos collègues infirmiers d’institutions, sont susceptibles de voter pour le pouvoir en question aux prochaines élections. Pas de cotis, ils vont peut-être voter pour nous.
    Quand au Haut conseil des professions paramédicales, lequel se réunit quelques fois, oh pas souvent, par an, sa vocation n’est pas de gérer ce qui est interne à notre profession.
    L’Ordre doit être l’Ordre des infirmiers, de tous les infirmiers. Qu’il ne concerne que les libéraux n’a aucun sens. Cet Ordre a plusieurs missions et la plus fondamentale est la promotion de nos valeurs, les valeurs du soin conformes à celle de notre démocratie et à la déclaration universelle des droits de l’homme dont l’article 1 « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres avec un esprit de fraternité ».
    Pour rappel, jusqu’aux années 72, les médecins hospitaliers étaient dispensés du paiement de leur cotisation à l’ordre des médecins ; cependant, pour des raisons de défense d’une éthique médicale universelle, cette cotisation est devenue obligatoire pour tous. La position de Mme Bachelot s’insère dans une politique de retour en arrière et de négation des acquis de professionnels médicaux et paramédicaux dont la réflexion dans notre démocratie est loin d’être … inutile.
    Dans une société où s’installent de plus en plus la précarité et l’exclusion, les infirmiers sont tous unis par cette adhésion aux valeurs du soin. L’émancipation et l’indépendance de notre profession dérangent un gouvernement qui depuis quelques années malmènent l’ensemble des professionnels de santé d’une façon inédite. La réflexion infirmière est en marche et n’est pas prête de s’arrêter. En tous les cas, si on supprime l’Ordre infirmier, ne faudrait il pas supprimer tous les autres, disperser les forces en somme…mais n’est ce pas ce que souhaite notre gouvernement ?

    Le 22 mai 2010
    Christine Garric
    La résistance infirmière en marche

  • Le récit se poursuit au point où l’avait laissé Objectif Lune. Après quelques minutes de peur au lancement, tout semble bien se passer et la fusée se dirige vers la Lune. Cependant, il y a une surprise de taille : les Dupondt, qui ont pris place à bord pour des raisons de sécurité se sont trompés d’heure, et ont donc oublié de quitter la fusée avant son décollage. Cette situation force Tournesol à réduire la durée du voyage afin de ne pas manquer d’air…

    Le voyage se déroule sans incident, ou presque, et la fusée se pose sans encombre sur la Lune. Les appareils sont installés et Tournesol s’adonne à ses recherches. Durant l’une des expéditions, Tintin reste à bord. À ce moment, Jorgen (alias le colonel Boris) embarqué clandestinement, sort de sa cachette et se prépare à décoller avec la fusée. Tintin réussit à l’arrêter à la dernière minute. Avec un autre passager de plus, la fusée décolle vers la Terre, les réserves en dioxygène étant loin d’être suffisantes. Jorgen est tué dans une altercation et Frank Wolff, l’assistant de Tournesol, pris de remords pour sa complicité avec Jorgen, se sacrifie dans l’espoir de sauver le reste de l’équipage. Finalement, la fusée arrive à bon port.

    ("On a marché sur la lune")

    La loi "astrale" en a voulu ainsi

  • C'est quoi encore, cette histoire ? La renaissance des Ordres comme au Moyen Age, et ce à coup de mlns qui pourraient combler le trou noir de la Sécu ! Je n'ai jamais vu un gouvernement aussi inventif en des bêtises de tout genre !

  • "Charité bien ordonnée..." l'ordre des avocats sera lui aussi menacé, c'est binaire, les Ordres ne sont plus en odeur de Sainteté. :)

  • Et bien voilà on y arrive!!! Les Infirmiers n'ont jamais voulu de cet ordre non représentatif , ordre ne répondant à aucune de leurs attentes. Cet ordre pourrit la vie des infirmiers depuis des mois et des mois, les menace....Cet ordre est le refuge des planqués qui depuis des lustres ne côtoient plus de patients.....qu'ils retournent sur le terrain ou qu'ils cherchent une autre planque juteuse!

  • Question à un spécialiste du droit: l'ordre devra t il refaire ses élections, s'il garde la même "structure" à trois collèges, et si ses élus cotisent?
    Parce que dès maintenant, on a déjà pas mal de monde qui n'exerce plus comme infirmier au sein de cette usine à gaz.
    La loi est votée sur un mensonge, faire croire que la majorité des infirmiers veut de cet ordre. Aujourd'hui, le constat est fait, personne n'en veut, on supprime donc. A mon plus grand bonheur, je vais repasser par miracle en exercice légal de ma profession, comme la majorité de mes collègues.

  • on est content de lire la lettre de ouverte de christine qui n'engage bien entendu qu'elle et la minorité de croyant en la secte ordinale.
    Non, madame christine, je ne suis pas une infirmière de votre bande.
    Je ne te permet en aucun cas de m'associer à ton ordre si immorale (se base uniquement sur le mensonge pour se donner légitimité au sein de ma profession), si racketteur(75 euros pour payer du bon temps aux ordinés, le voyage de DLB au Maroc, ses allers et retour ppour voir son gourou canadien, les indemnités des conseillers .... faut vraiment bosser pour gagner sa vie, pas se palucher dans des réunionites !), si bandit, (menaces de frais huluberlus, sortis de je ne sais où, concernant le non paiement de la cotisation), si liberticide ( y'à qu'a voir les quelques articles de votre code de déontologie rajoutés aux règles qui nous régissaient jusqu'alors) ...
    Moi, Christine, je fais mon travail d'infirmière, je ne mens pas, je ne vole pas mes collègues, je ne les rends pas esclaves, et surtout je ne les juge pas... Et donc, je me regarde dans la glace et je me reconnais.
    Mais toi, et ta bande d'assoifés de pouvoir, pourrais tu en dire de même ?
    Quel explemple pour vos enfants, Mrs et Mmes les ordinés !!

    Alors oui : dehors l'ordre !

  • Essayons de nous renseigner : madame Garric, exercez-vous aujourd'hui votre métier en libéral ou en structure genre Hôpital à Domicile, déjà opérationnelle dès 7 heures du matin, ou en hôpital "en dur", sur un rythme genre 3x8 ? Si vous n'êtes pas dans ces catégories, faites-vous toute petite, c'est mieux sans doute. Non je ne suis pas infirmier, mais j'en côtoie tous les jours.

  • Pour nous résumer il y aurait donc deux catégories d'infirmie(re)s Les planqués qui sont pour l'ordre et les bosseuses qui sont contre Donc les planquées certainement plus nombreux et mieux organisés ont imposés,l'ordre aux bosseuses,avec la complicité évidement de la Bachelot.Lesquelles,infirmières bosseuses,n'ont rien vu venir et n'ont pas pu compter sur leurs organisations syndicales qui les ont trahies (suggestion ne plus payer les cotisations syndicales et boycotter les élections représentatives,....si si vous pouvez vous fâchez)Vous n'avez pas non plus pensé ,a vous, mobiliser avant que tout soit ficelés ? passionnant le petit monde cruelle des infirmières Bon cela fait tout de même un peu peur,car il me faudra un jour confier ma santé a ces professionnelles perpétuellement en crise identitaire,depuis plus de trente ans Vous prendrez bien un petit coup de LMD et le tout arrosé du dernier décret de compétence

  • @ antimythe
    sauf que c'est non pas Bachelot qui a imposé cet ordre, mais Xavier Bertrand.

  • Visiblement MME GARRIC fait partie de cette minorité intégriste de la profession qui voulait imposer la dictature de l'ordre à 90% d'infirmières qui étaient contre Drôle de vision de la démocratie mais les propos sectaire de cette dame ne sont pas surprenants

  • Humilité !

  • antimythe a plutôt l'air du côté des glandeurs en tout cas ces propos sont inquiétants

  • @ bardo
    Je ne vois pas en quoi antimythe est du côté des glandeurs. Du côté des rétifs à cet Ordre inadmissible, là, d'accord. Et je ne suis pas infirmier. Déjà, je trouve inconcevable un Ordre des médecins, auquel il est impératif d'adhérer. C'est le terme "impératif" qui me rebute totalement. Comme je le lisais ce matin complètement ailleurs, c'est une façon détournée de reconstituer les Corporations de l'Ancien Régime. La responsabilité de chacun est tellement plus fiable, à mon avis, que des diktats imposés et trop souvent inadaptés aux cas particuliers !

    Les Ordres, c'est Vichy. Vous voyez ce que je veux dire ?

    En aparté, vous croyez vraiment que l'appartenance à un Ordre empêche toute dérive ? Cela se saurait...

  • Quel désordre...
    Je ne vais pas pleurer la mise à mort de l'ordre infirmier, bien au contraire. Mais le législateur pourra t'il vraiment aller jusqu'au bout sans remettre en question tous les ordres professionnels ?

  • Au contraire, supprimer tous les ordres professionnels, voilà une bonne idée !

  • Babelouest pose là une questionb intéressante. Notre société a évolué et les ordres ne sont peut être pas ce qui convient le mieuxje propose qu'on y réfléchisse (car elle pose d'autres question ) en attendant, je fais un copié-collé de ma réponse à horace sur infirmiers.com qui se demandait qui croire, son ARS ou R.Bachelot qd on lui demandait de verser sa cotis:

    Voilà la vraie question Horace et je suis aussi dubitative que toi pour croire en qui que ce soit car je suis très indépendante sur le plan des idées. Ma lettre ne regarde que moi Je trime assez sur le terrain pour avoir le droit de m'exprimer!
    Je n'ai pas supporté l'hypocrisie du gouvernement dans cette histoire. L'objectif est bien pour eux de maintenir sous conditionnement le maximum dinfirmiers. C'est hélas plus facile avec les salariés,en plus très nombreux. Plus de 500 000 infirmiers s'exprimant d'une seule voix, ça craindrait pour eux.
    Entrenous, j'ai milité pour l'ordre, dont je fais partie, essentiellement parce qu'il me semblait important qu'un instance légalement installée représente notre profession et surtout pour que les infirmiers de terrain soietnt plus présents politquement et aient une chance d'évolution de carrière plus gratifiante( il y a des tas de gens comme moi qui n'ont pas envie de faire de l'encadrement ou une spécialité reconnue. Par contre la recherche en soins, là, sur le terrain ça doit être reconnue. Ce sont les petites mains des soins les vrais experts). Ceux qui, comme moi, en structure ou en libéral, à domicile, sont proches de la réalité de notre profession et de la vraie vie des personnes malades...et entre nous se lèvent et se couchent à des heures impossibles. La vacherie est là: avancer dans notre métier qd on est épuisée c'est difficile. Je n'étais pas en accord avec la conception d'un ordre infirmier calquée sur la conception classique d'un ordre en france type ordre des médecins et je n'ai pas été en accord avec toutes les décisions au sein de l'Ordre. mais je pense que le monde ne s'est pas fait en un jour, que les textes sont faits pour évoluer et que nous pouvons les faire évoluer. Je regrette que ce qui se passe mette l'accent sur une seule mission de l'ordre soit la discipline. Pour moi la premiére mission c'est la promotion de notre profession et saprotection contre des "politiques qui veulent nous discipliner à leur manière ou nous conditionner" . Oui je suis à l'ordre et j'ai parfois failli démissionné mais je ne veux agir sur un coup de tête. Je pense que la cotisation était trop élevée et qu'il fallait laisser du temps à tous . je souhaitais plus de débat des idées, sur le fond, entre les gens élus, entre le national et les départements, que cette obsession à appliquer la loi et à prétendre faire force de loi. oui il y a eu des erreurs. bien sûr. mais il vaut mieux avancer en faisant des erreurs que de reculer et de voir des députés se moquer de nous et nous prendr pour des abrutis parfaits. Mio , j'ai heureusement ma soupape. j'ai 57 ans et plus d'enfants à élever et je fais un master en éthique. Ca me fait du bien car j'y rencontre des gens avec qui je peux réellement partagé des idées, dans unclimat sain et neutre. ça m'aide. Que je reste à l'ordre ou que je le quitte, jamais je ne basculerai dans la haine de l'autre parce que son avis est différent du mien.
    Bon courage et pour savoir qui croire, croyons chacun en nous mêmes!
    christine 54

  • @ Christine Garric
    Vous avez certainement un cœur gros comme çà, et le souci de très bien faire : je crains que ces générosités ne soient vampirisées par quelques personnes moins convaincues de la valeur de votre profession, de la même façon que certains politiciens accaparent leur fonction au lieu d'être au service de tous.

    Je pense qu'une simple association loi 1901, avec des cotisations et des structures minimales, aurait suffi : certains n'y auraient pas trouvé leur compte naturellement. Si cette association regroupe toutes les infirmières et tous les infirmiers avec une adhésion enthousiaste, elle aura plus de poids qu'un Ordre contraint et dont les dirigeants sont coupés de la base par leur morgue et leurs diktats.

    Je ne suis pas infirmier, mais depuis plus de 20 ans j'en côtoie très souvent (tous les jours maintenant) dans le cadre de soins palliatifs "maison" où je suis "l'aidant". Les contraintes et les impératifs, les pressions psychologiques aussi, même hors profession on finit par connaître.

  • je suis étonnée et choquée

  • @ arabesque
    "je suis étonnée et choquée"
    De quoi ? Merci d'être plus explicite et précise....

  • Je suis étonnée par la virulence, la vulgarité et l'intolérance de certains propos. Celà me choque de voir des collègues s'exprimer ainsi et tenir des propos qui ne donnent pas une bonne opinion des infirmières. Quand on lit son commentaire on peut se demander ce que voit mimicra dans sa glace. Moi en lisant je vois une personne que je n'aimerais pas avoir près de mon lit ni en tant que collègue. Je suis infirmière depuis 35 ans et syndiquée. Pourtant j'étais d'accord pour avoir un ordre infirmier afin d'avoir une ligne de conduite commune. Pour moi les missions d'un ordre et d'un syndicat ne sont pas les mêmes, n'en déplaisent à certains, et peuvent parfois se rejoindre pour avoir plus de force. Malheureusement la peur de perdre du pouvoir de certains, je vous signale que très peu d'infirmières sont syndiquées, et le goût du pouvoir d'autres, les membres du bureau national qui n'écoutent qu'eux mêmes, font que ce qui aurait pu être un moyen de donner une certaine force et reconnaissance à la profession, risque de péricliter. Christine je ne suis pas forcément en accord avec tout ce que vous dites mais je partage certaines de vos idées, au risque de me faire insulter moi aussi, comme il semble que ce soit la normalité dans ce forum. J'ai moi aussi milité pour un ordre mais j'étais contre la cotisation votée par le bureau et la manière de faire de la présidente et cetains élus. Ils ont gâché une opportunité alors qu'en travaillant avec toutes les bonnes volonté et les syndicats (si je suis sur que c'était possible) la profession n'aurait eu qu'à y gagner.

  • @Me Gilles Devers
    Je trouve que votre article est bien éloignée du droit alors que votre blog s'intitule "Actualité du droit". C'est un article polémique et subjectif qui, du coup, ne dit rien des questions juridiques soulevées par la proposition de loi d'Yves Bur. Un Ordre peut-il ne concerner qu'une partie de professionnels du fait de leur statut (libéral en l'occurence) ? Cette question mériterait au moins d'être traitée au regard du principe d'égalité devant la loi. On sait que le Conseil constitutionnel considère l'égalité au regard des situations dans lesquelles les individus sont placés et pourrait bien, s'il était saisi, estimer que les infirmiers libéraux et les infirmiers salariés notamment du secteur public ne connaissent pas des situations identiques ce qui justifie une inégalité de traitement. Mais les juges de la rue Montpensier considéraient-ils les choses de la même manière au regard de la discrimination faite par la loi entre infirmiers salariés dispensés de cotiser et masseurs-kinésithérapeutes, pédicures, sages-femmes, médecins ou dentistes salariés contraints légalement à verser leur obole à leurs ordres respectifs ? Au delà de la cotisation la PPL d'Yves Bur dispenserait les salariés de s'inscrire. Mais la loi (HPST) prévoit par ailleurs une possibilité pour l'Ordre de procéder à des inscriptions automatiques sur la base des listes nominatives fournies par les employeurs. Or, la PPL n'abroge pas cette disposition qui reste donc une possibilité pour l'Ordre.
    Voilà des questions intéressantes pour les juristes et plus intéressantes que des propos partisans déjà largement rabattus.

  • @ James
    Vous voyez bien que la meilleure façon de ne pas discriminer, est de légiférer dans le sens de l'abrogation de cet Ordre-là, et au nom de l'égalité, de tous les Ordres, dont je rappelle à nouveau qu'ils rappellent furieusement les corporations d'avant la révolution. Circonstance aggravante, c'est Vichy qui a remis cette idée au goût du jour.

    Les Ordres sont des carcans, qui bloqueront bien des choses, comme ils l'ont fait dans le passé, et qui n'empêcheront de toute façon pas les dérives de certains. Ils font double emploi avec la simple législation de droit commun, civil et judiciaire.

  • @babelouest
    Certes, mais une fois les ordres supprimés, il faudra bien confier à un organisme de droit privé ou public certaines des missions qu'assurent les ordres et qu'il faut bien assumer compte tenu des spécificités d'exercice des professions. Un exemple : la conciliation entre les professionnels libéraux. Les salariés et employeurs ont les prudhommes mais les libéraux n'ont rien. On introduit une nouvelle inégalité. Pas si simple ! Autre exemple : l'inscription au tableau et la vérification de la nationalité, de la moralité, de la compétence, etc. Les DRASS n'existent plus (fondues dans les ARS) et l'Etat ne veut plus remplacer qu'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Qui ferait le travail des Ordres qui, en tant qu'organismes privés, ne creusent pas les déficits publics au moins...?

  • C'est un truc de folie: 4,6 millions de dette en deux ans... et on continue. Qui paiera ?

    http://www.infirmiers.com/les-grands-dossiers/ordre-infirmier/oni-une-dette-de-plus-de-4-6-millions-d-euros.html

  • et pourquoi plus d'ordre du tout?
    a quoi sert il pourquoi tant d'argent depense?
    ou vont ces recettes que fait la cours des comptes ....

  • Trés bon article merci

  • cet article est très interessant, merci beaucoup

  • James pose certaines questions, pour le cas où les Ordres n'existeraient plus.

    "la vérification de la nationalité, de la moralité...."
    Mais quelle idée saugrenue d'inviter "la morale" là-dedans ! C'est en son nom que l'Ordre des médecins édicte des avis que personnellement je réprouve hautement. Quant à la nationalité, quelle importance a-t-elle si la personne est diplômée et compétente ? Il suffit de s'adresser à sa commune de résidence pour avoir un "bon à travailler" sanctionné par une carte professionnelle, si l'on veut exercer en libéral, ou à la DRH de l'hôpital si c'est la fonction hospitalière qui vous tente davantage.

    "Qui ferait le travail des Ordres qui, en tant qu'organismes privés, ne creusent pas les déficits publics au moins...?"
    Non, ils creusent le déficit de leurs membres nouveaux, c'est indéniable, et de tous ceux qui ont le plus gros du travail. Et s'il y a un problème un jour, les tribunaux ordinaires sont là pour juger ou pour arbitrer. Des Ordres privés me révulsent.

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