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L’horreur des prisons françaises

injustice.jpgJ’espère que les psychomaniaques qui nous gouvernent, adeptes de la secte de la justice qui fait peur et des peines planchers, n’ont pas enseveli toute leur capacité d’indignation dans leurs amours déçus des Bleus refusant une heure d’entrainement. S’il reste quelque possibilité de lucidité à leurs cerveaux atrophiés, je les encourage vivement à suivre le procès de Nicolas Cocaign, le prisonnier qui a tué un codétenu et a mangé ses organes. Car s’il ne fait pas de doute que si le refus d’entrainement des Bleus est un drame absolu, ce qui s’est passé à la prison de Rouen dans la nuit du 2 ou 3 janvier 2007 signe la faillite d’un système. Mais en prison, ce ne sont que des pauvres, et il n’y a ni caméra, ni sponsor, ni rêve brillant de vernis national. Alors, on peut relativiser.

Nicolas Cocaign est né en 1971. Sa mère, sans domicile fixe, âgée de 21 ans, l’a abandonné quelque semaines après sa naissance. La mère était elle-même une enfant de l’aise sociale à l’enfance : facilitons l’héritage.  

A trois ans, Nicolas Cocaign a été adopté par un couple de Petit-Quevilly, qu’il qualifie de « très bons parents », mais tout est déjà en vrille : échec scolaire, comportement violent, psychologue attitré dès ses six ans... Ce gamin insaisissable est à treize ans victime d’un viol. Plus rien ne tient : c’est de placements en foyers, de foyers en structures de crise. Et commence la saga délinquante : trafic et détention de stupéfiants, violences, agressions sexuelles. Entre deux séjours en prison, c’est hôpital-psy, sous le régime de l’hospitalisation d’office. Début 2007, Nicolas Cocaign est à nouveau placé en détention, pour des agressions sexuelles de type masochistes sur sa fille.

Il se retrouve dans une cellule normale des prisons de la République française, à Rouen, un lieu où, comme chacun le sait, règne la loi : on y entre par décision d’un juge qui applique la loi, le séjour est géré par une administration dont toutes les décisions ne sont que l’application de la loi, et la peine a pour but l’amendement du prisonnier, qui doit se mette d’équerre avec la loi, et payer légalement sa dette à la société.

Le soir du 2 janvier 2007, Nicolas Cocaign partage une cellule de 11 m², la n° 26, avec deux autres détenus David Lagrue et Thierry Baudry, 41 ans. Thierry Baudry n’est pas un costaud, loin de là, et il est le souffre-douleur des deux codétenus. 11 m², ce n’est même pas 3 m sur 4. Pour trois hommes, et dans un coin la tinette. Le soir du 2 janvier, Thierry Baudry a bouché ce chiotte pourave avec le papier hygiénique. Nicolas Cocaign est furieux et frappe Thierry Baudry, avant que David Lagrue les sépare.

Mais ce n’est qu’un répit de quelques heures, dans ce huis clos de l’angoisse mortelle. Nicolas Cocaign croit décerner chez Thierry Baudry un regard de travers, et il se rue sur lui. Dans un déchainement de violence, il le massacre : des coups de poing, puis le corps bousillé avec un ciseau, et enfin la victime étouffée sous un sac plastique, dans une crise qu’il décrira ensuite comme « une jouissance intérieure identique à une jouissance sexuelle ».

L’horreur se poursuit dans la prison de la République. Avec une lame de rasoir, Nicolas Cocaign découpe un morceau de poumon sur le cadavre de sa victime, qu’il fait cuire sur un réchaud avant de le manger…. David Lagrue, terrorisé, n’ose rien dire, ni rien faire. Tous deux passent la nuit au côté du cadavre sanglant et dépecé, et au matin, Nicolas Cocaign annonce aux surveillants son crime.

La justice s’enclenche : Nicolas Cocaign est mis en examen pour assassinat, et David Lagrue pour complicité d'assassinat. Mais l’enquête fait ressortir que dans cet enfer des 11m², c’était le silence ou la mort, et David Lagrue bénéficie d'un non-lieu. Deux ans plus tard, il s’est suicidé à la maison d'arrêt d'Evreux. Trop lourd à supporter.

Nicolas Cocaign, a plusieurs reprises, avait clamé qu’il était entrain de craquer, et demandait son hospitalisation au service médical. Aucune réponse. Après l’assassinat, le ministère de la justice a reconnu sa responsabilité, et s’est engagé dans l’indemnisation de la famille.

Nicolas Cocaign est accusé de torture ou acte de barbarisme et meurtre précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime. La Cour d’assises de Rouen doit rendre son arrêt vendredi.

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Commentaires

  • Après s'être inquiétés de la dignité des femmes en burqa, j'espère que nos courageux députés ne manqueront pas de s'indigner tout autant de celle des détenus français... Mais j'ai comme un doute...

  • La prison n'est pas toujours une solution. Les travaux d'intérêt général sont une meilleure alternative mais, bien évidemment, pas pour tous.
    Ce pauvre gosse malgré l'horreur qu'il ait commis, n'a rien connu de bon dans sa vie. Personne n' a pris la peine de le suivre jusqu'au bout, avoir de la patience. Je suis peut-être idéaliste mais je suis fermement persuadée que dans chaque être il y a qch de bon et c'est ce côté qu'il faut privilégier et développer. A condition que les éducateurs, les employés de foyers ou autres soient réellement humains et impliqués dans leur dur métier.

  • Nicolas Cocaïgn a un très bon avocat, on verra.

  • Il y a quelques années j'avais vu des arguments pour la nationalisation du commerce de la drogue (comme c'est le cas pour le tabac, et cela pourrait permettre un suivi médical des drogués) qui avait deux arguments de poids:

    1 - Parvenir à faire baisser le prix des drogues et ruiner les réseaux mafieux qui en tirent leur revenu (comme la fin de la prohibition de l'alcool aux Etats-Unis a réduit considérablement l'activité de la mafia).

    2 - Réduire considérablement le nombre de détenus dans nos prisons: une très grande part des délits sont liés à la drogue (le trafic en lui-même, et de nombreux vols et crimes sont commis pour se procurer de quoi acheter sa dose).
    Au total cela faisait faire beaucoup d'économie à notre société.

    Reste à le faire accepter par l'opinion, au sein de laquelle l'idée qu'il faut punir les drogués est encore répandue.

  • Le problème est que la génération des dealers actuels consomme aussi. Ce qui était beaucoup moins le cas auparavant. J'en connais qui en sont morts. Une attaque cardiaque en pleine rue, le comma, la mort.

    Les laboratoires sont-ils tous "secret défense".

  • Le ministre de la Justice aux assises pour complicité du meurtre de deux détenus...
    C'est ce qu'attendent tous les pays européens qui nous entourent.

  • http://www.cglpl.fr/wp-content/uploads/rapport_2009_Dalloz.pdf

  • Bon, tout est relatif, mais aux USA, les détenus sont seuls dans leur cellule qui n'est pas fermée par une porte mais par les grilles. Oui, la violence est toujours présente ce qui démontre qu'en prison tout est répressif et non éducatif, au moins, un peu.
    Maintenant, je vous conseille de demander de visiter les prisons de la Chine ou de la Russie. En tout cas, en Russie, tous les détenus sans exception travaillent qu'ils veuillent ou non, sinon, c'est le "mitard". J'aimerais bien que la Direction des prisons fasse un échange de quelques détenus russes contre quelques détenus dans les prisons françaises. Je vous jure que les détenus russes ne voudraient plus repartir car pour eux, une prison comme cela, où le détenu décide de ce qu'il va faire, est un paradis. En plus, quoi qu'on en dise, c'est propre, la nourriture correcte. Cela apprendrait aussi pas mal de choses aux détenus français ou bien dans les pays du Maghreb où c'est la famille qui paie la nourriture du détenu ce qui est justice même, je trouve.
    Ceci dit, je me suis éloignée du sujet. Ce gosse porte l'horreur et le malheur en lui. Ne faut-il pas vraiment revoir toute la structure de la DDASS qui gère les orphélinats (si je ne me trompe pas) et n'a aucun sentiment humain envers ces enfants. Pourquoi, les enfants français ne sont jamais proposés à l'adoption, cette faveur n'est accordée qu'aux enfants étrangers. Et les orphelins français et dans d'autres cas n'ont pas le droit au bonheur de grandir dans une famille d'adoption. Vraiment, la France se conduit envers les Français, tant enfants qu'adultes comme une marâtre, et verse des mlrds de euros partout ailleurs.

  • On peut toujours trouver pire ailleurs en cherchant bien, ça ne peut pas aider à définir la politique carcérale d'un pays développé comme le France, doté de moyens largement supérieurs à ceux de la Chine ou de la Russie.

    Je crois bien que les enfants français sont adoptables, sauf si un lien est maintenu avec ses parents biologiques.

  • Je vous invite à regarder ce reportage, jusqu'au bout
    http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2009/06/22/le-corps-incarcere_1209087_3224.html
    (Le corps incarcéré, grand prix du web documentaire Visa pour l'image, France 24 RFI)

  • @Naguima,
    cet argument est souvent utilisé, le "ailleurs c'est pire alors faut pas se plaindre".
    C'est bien sur un argument non valable (pour rester poli), c'est un sophisme, tel que les définissait Aristote.
    Proposons quelques arguments:

    Premièrement,
    Si c'est mieux ici qu'ailleurs, c'est parce que nos ancêtres se sont battus pour cela, et si nous voulons que ça s'améliore ou même seulement que cela n'empire pas trop, alors il faudra que nous nous battions. Ou du moins, que dans cette putain de société, certains aient les couilles de le faire, comme l'auteur de ce blog. Pas de mysoginie, les femmes aussi peuvent avoir des couilles.

    Deuxièmement,
    C'est un peu stérile de comparer deux pays comme la France et la Russie sur un point précis, alors qu'ils sont si différents.
    Par exemple, vous avez raison, en Russie les prisons sont pour la plupart bien pires que les prisons françaises, mais en Russie ...
    ... le taux de meurtre est 10 fois celui de la France,
    ... la consommation personnelle de toute drogue est LEGALE (un simple consommateur ne peut donc se retrouver en prison),
    ... la vodka est 10 fois moins chère qu'en France,
    ... une prestation sexuelle tarifée par une professionelle est 10 fois aussi moins chère qu'en France.

    Où veux-je en venir ? Comme vous pouvez le voir, la Russie, c'est totalement différent de la France, sur une foultitude de points. Les comparer du point de vue de la qualité de vie, c'est comme de comparer un concombre et une ferrari.
    Beaucoup de russes vivant en France sont heureux de la sécurité qu'on y trouve, mais ils regrettent cette vie trépidante qu'ils menaient dans leur patrie.

  • Si j'ai fait cette comparaison, c'est pour montrer effectivement qu'il y a pire ailleurs mais je n'ai pas développé ma pensée concernant la restructuration des prisons françaises et surtout la révision totale de leur fonctionnement. là-dessus, je suis d'accord avec vous, Otto Hottento.
    Marianne, apparemment, vous ne connaissez pas bien le monde d'adoption. Les enfants français ne sont quasiment jamais proposés à l'adoption même s'ils sont orphelins. On préfère les placer dans les familles d'accueil, si l'attachement devient trop profond (les assistantes sociales veillent !), l'enfant est arraché à cette famille et placé ailleurs. Comment voulez-vous, qu'en arrivant à l'âge adulte, il s'en sorte indemne psychologiquement ? Ce qu'il a fait est une horreur absolue, au-delà de l'humain. Mais qui l'a rendu inhumain ? Ce système éducatif est inefficace et crée les malheureux qui sont marqués à vie d'avoir été placés dans de nombreuses familles. C'est révoltant, il s'agit d'un être innocent qui ne demande qu'aimer mais l'enfant français, selon l'administration sociale française, n'a apparemment pas le droit au bonheur. Souvenez-vous du film "Choristes". C'était au début du siècle, mais la réalité démontre que cela continue toujours.

  • L’auteur a très justement précisé : « Sa mère, sans domicile fixe, âgée de 21 ans, l’a abandonné quelque semaines après sa naissance. La mère était elle-même une enfant de l’aide sociale à l’enfance : facilitons l’héritage. »
    Tout est dit ! En effet, l’abandon par la mère de naissance, ou sa rupture (décès, maladie prolongée, etc., vécus comme un abandon par la mère) est cause pour tous les enfants qui vivent cet abandon comme une blessure qui le marquera toute sa vie.
    Certains appellent cette blessure, à la suite de Nancy Verrier, et selon nous à tort, comme étant la « blessure primitive ». Or la vraie blessure primitive est… celle de la naissance !
    La vie est parsemée de ruptures et de blessures qui affectent profondément l’être émotionnel en nous.
    Encore faut-il que nous possédions les ressources personnelles pour les surmonter, pour regarder ***devant*** et non derrière soi…
    Il en était d’ailleurs de même de la maman de Cocaign elle-même, qui peut-être,, elle-même ***abandonnée*** s’est peut-être trouvée dans un schéma de reproduction inconscient de son propre abandon.
    Ainsi, chaque rupture est-elle une blessure primitive narcissique, qui cause un choc émotionnel dont l’importance égale celle que l’on attribuait au lien rompu. Que ce soit perte d’un emploi auquel ont était attaché, comme perte d’un être cher ou stérilité du couple…
    Cette stérilité du couple est souvent la motivation à l’adoption, en ***remplacement de l’enfant que l’on ne peut créer***.
    Alors, l’enfant adopté devient un « objet de substitution ». un ***objet*** !
    Mais ***avoir*** (posséder) un enfant n’est pas synonyme d’***être parent*** !
    D’aucuns désignent sous le paradigme de « trouble de l’attachement » les conséquences donc de cette rupture initiale d’avec la mère de naissance, et considèrent ces troubles comme étant ceux qui sont décrits dans le DSM IV 313.89 américain, (« Diagnostic and Statistical Manual - Revision 4, nr. 313.89, et en France sous le « CIM 10 », - Chapitre V - Troubles du comportement et troubles émotionnels apparaissant habituellement durant l’enfance et l’adolescence (F90-F98).
    Ceci classe une fois pour toutes ces enfants dans la catégorie des malades et handicapés mentaux…
    Nous préférons parler de ***développement disharmonieux de la structuration émotionnelle de l’enfant*** : ceci ne « fige » pas (ne stigmatise pas…) l’enfant dans une situation irréversible, mais au contraire l’inscrit dans un ***processus évolutif *** qui doit absolument être pris en charge par des psys compétents en la matière, et de préférence avec une longue expérience.
    Si les premiers signes de ce sentiment d’abandon ne sont ***pas décelés ni pris en charge*** avant trois ans, le cerveau émotionnel de l’enfant est quasiment « verrouillé » et n’évoluera que très lentement, selon les stimulations, positives ou négatives, reçues de l’entourage. C’est dire si la prévention est importante, et donc le repérage des signes comportementaux de l’enfant, et même du bébé.

    Sans cela l’enfant, abandonné sera comme un bagnard charriant une noria de « boulets », chacun représentant les ruptures d’attachement successives. L’âge émotionnel du sujet correspondra inévitablement à un ***grand maximum de 30% de son âge physique !
    À 18 ans, son âge émotionnel sera donc de ***maximum***… 6ans ! Tout les stades de son évolution psychogénétique sont perturbés : oral, anal, phallique, complexes d’Œdipe, apprentissage des limites sont retardés jusqu’à l’adolescence. ***Or, à 18 ans, ils sont considérés comme adultes !***.
    Incompris, il va se révolter (même en très bas âge) et, sans suivi, peut et même deviendra la plupart du temps délinquant, voire un criminel, dans ou hors de la famille ou du foyer d’accueil. Si le sujet repère une faille dans le parent adoptif (la mère, le plus souvent : deuil non « clôturé » de stérilité, deuil d’un enfant mort-né,…), il s’y engouffrera et la réaction sera trop souvent une réaction agressive également. Tous les parents ne sont pas « adoptables » par les enfants adoptifs !
    Et donc judiciairement, les comportements consécutifs à ces ruptures successives (de foyer en foyer, de nounou en nounou,…) seront jugé ***comme*** si l’auteur était adulte.
    Tout était dit dès le début de cet article : tout est dans l’héritage psychosocial qui fut légué à l’enfant.

  • Allez, une petite dernière histoire de faire râler Adriana:

    Un facteur noir verbalisé pour avoir conduit d'une seule main son vélo..

    http://www.leparisien.fr/societe/un-facteur-verbalise-pour-avoir-conduit-d-une-seule-main-son-velo-23-06-2010-974784.php

    Halte au racisme anti facteur lol

  • Je ne suis pas du tout d'accord avec vous, Pierre R. C'étaient des théories très répandues en ex-URSS des années 30-40. L'enfant est bon s'il est né de bons parents et mauvais si ses parents étaient mauvais : ivrognes, criminels, drogués, meurtriers... Selon vous, ces enfants ont enregistré cela dans leurs gênes et vont poursuivre la boucle. Non et non ! Avec amour, beaucoup de patience et attention, fermeté aussi, on peut élever ces enfants mais pour cela, il faut leur assurer une structure parentale stable. Ok, l'administration française ne veut pas voir les enfants français adoptés (c'est vrai, que feraient alors les travailleurs sociaux ?). Mais au moins qu'elle se préoccupe de leur équilibre, de leur bonheur si ce mot fait partie de leur vocabulaire et de leurs circulaires ministérielles ! Un enfant qui grandit dans une famille entouré d'attention, d'amour et des limites posées, sera nettement plus heureux qu'un enfant qu'on jette comme un ballot d'une famille à l'autre sans que ni l'enfant, ni la famille le veuillent. Et si je dis cela, c'est que j'ai des exemples des familles d'accueil en pleurs car on leur a enlevé l'enfant qu'ils élevaient sous prétexte qu'il s'attachait trop à eux ,!!! Mais cette administration est pire que l'inquisition espagnole déjà du fait qu'on vit au 21e siècle, il faut s'humaniser un peu !

  • Salut, Albert, arrête de provoquer, on risque de t'accuser de harcèlement moral envers certaines personnes du blog. Quand elles épuisent leurs arguments, elles commencent à accuser celui qu'ils essayaient de déstabiliser !
    Ceci dit, j'ai lu l'article que tu as mis dans ton post, cela devient vraiment ridicule. Et moi, qui conduis souvent d'une seule main, je suis fautive aussi ? Et les flics eux-même, en dehors de service ? Il y a à la fin de l'année sur TF1 (?) une émission "les perles de la télé". Il faudrait commencer à recenser ces faits comme perles de la police (attention, je ne m'en prends pas à tous les policiers, mais seulement aux attitudes idiotes).

  • Salut Naguima,
    Oui j'avoue je suis un peu taquin...lol
    mais sérieusement concernant mon post, ce genre de choses me révoltent..Et quand je pense que ce pauvre facteur a été conduit au poste de police..Il y a vraiment des flics qui ne pensent qu'a "emmerder" le citoyen, alors qu'on aurait vraiment besoin d'eux à d'autres endroits..
    Je te dis, on marche sur la tête dans ce pays...

  • À Naguima,

    Je suis désolé de vous contredire : ce ne sont pas des idées de l’ex-URSS, mais bien les théories toutes récentes à propos des « troubles de l’attachement » sur lesquels vous devriez d’abord vous informer avant de répondre.

    D’ailleurs, il semble que vous n’ayez compris que la moitié de ce que j’ai écrit, puisque vous écrivez très justement : « Avec amour, beaucoup de patience et attention, fermeté aussi, on peut élever ces enfants mais pour cela, il faut leur assurer une structure parentale stable. »

    Je n’ai dit nulle part que « ces enfants avaient enregistré cela dans leurs gênes » : les mutations génétiques ne se produisent qu’accidentellement lors de la conception ou lors d’exposition à des radiations ou des produits nocifs…

    Je ne connais pas votre formation : moi je suis psychothérapeute dans la « Clinique de l’Adoption ® » [1] et ma formation dans les années 1970 ainsi que ma pratique depuis, m’ont confirmé cette dure réalité.
    À 64 ans je peux vous dire que le nombre d’enfants ***victimes*** de l’abandon, ou pire, d’abandons successifs, subissent un traumatisme émotionnel tel que, oui, lorsque ce traumatisme n’est pas réellement pris en considération par le milieu dans lequel il est appelé à grandir, quand ce milieu ne répond pas à son instabilité émotionnelle, il réagit, même bébé, avec colère, incomprise.
    Si la colère est incomprise, l’exaspération des parents adoptifs peut même devenir de la maltraitance et du harcèlement.
    Et puis, si la réponse adéquate ne vient toujours pas, et de manière répétée, il devient amorphe (cf. les enfants des orphelinats roumains).
    Ensuite, si les ruptures émotionnelles se multiplient, l’enfant, inconsciemment, décide de ne plus faire confiance en l’adulte : il décide « de se construire lui-même ». Ceci même bien avant le stade de la conscience de soi (la reconnaissance dans le miroir se fait vers 8 mois chez le bébé).
    Et si les échecs d’attachement successifs se multiplient, l’évolution émotionnelle, la psychogenèse de l’enfant (cf. Piaget et al.) reste tout à fait ***bloquée*** : l’enfant ne peut plus… avancer, enchainé qu’il est à cette ‘noria de boulets de forçat’ dont j’ai parlé antérieurement.
    J’ai connu une jeune adolescente qui ne s’y reconnaissait pas et avec laquelle il a fallu travailler plus de 20 ans avant qu’elle reconnaisse son corps dans le miroir… mais pas encore le visage : pour cela, il aura encore fallu près d’un an !
    Les psychiatres auraient bien voulu interner cette jeune fille... La thérapeute avec qui je travaillais (elle s’est retirée depuis) s’est alors véhémentement battue pour qu’il n’en soit pas ainsi. L’accord fut qu’elle reste chez sa maman mais qu’e ce soit la thérapeute qui la prenne en charge.
    Rappelez-vous ce que j’ai écrit dans mon premier post : l’âge émotionnel équivaut, dans des cas pareil, au MAXIMUM au tiers de l’âge physique. Cela nous donne donc, dans le cas dont je vous parle, un âge émotionnel inférieur à 5 ans… MAXIMUM tandis qu’elle avait 13 ans, lorsqu’elle a été prise en charge par la thérapeute qui fut me plus tard une collaboratrice extraordinaire.


    Sa mère (de naissance, ici) avait perdu un premier enfant, et la seconde n’était qu’un « enfant de remplacement » (« enfant-objet-transitionnel » ou encore « enfant médicament ») n’a compris qu’aux résultats obtenus qu’en réalité, elle ne s’était pas vraiment intéressée à sa seconde fille, restant toujours dans le deuil de l’enfant mort-né…

    Pour une histoire qui finit bien, il y en a tant d’autres qui se terminent par des drames.
    Pourquoi croyez-vous que la proportion d’enfant adoptés et placés soit supérieur à celui des enfants adoptés en général ??

    Vous dites « Un enfant qui grandit dans une famille entouré d'attention, d'amour et des limites posées, sera nettement plus heureux qu'un enfant ***qu'on jette comme un ballot d'une famille à l'autre*** sans que ni l'enfant, ni la famille le veuillent » : mais c’est exactement ce que je dis aussi !
    L’enfant n’a pas le temps de s’attacher à sa « nouvelle mère » qu’il part dans une autre famille, puis une autre encore !
    Pour ce qui concerne l’enfant en famille d’accueil qui s’attachait trop, je suis plus réservé car je n’en connais pas l’histoire qui a conduit à cette mise en famille d’accueil. Je ne veux en dire plus à ce sujet : ce serait trop long, et m’engagerait dans une série d’hypothèses de vécus familiaux d’origine ou d’accueil beaucoup trop complexes sans en savoir plus. Et je ne fais pas ici de consultation… ! Je donne mon avis sur les conséquences des ruptures émotionnelles dramatiquement vécues par les enfants, et qui marqueront leurs comportements ultérieur à l’égard du monde des adultes. Ouvrez les yeux et voyez ce qui se passe dans les cités…

    Vous parlez d’humanisation : c’est le combat que nous menons, mais combat incompris car notre société a résolument pris le chemin de l’utilitarisme, et non de l’humanisme.

    Et notre combat est celui du parrainage des enfants, dans leurs propres pays, et dans leurs cultures, qui a bien des leçons de solidarité à nous donner. Notre richesse ne vaut rien à côté de celle du cœur de ces populations dites « pauvres » (!). Et j’ai de la famille haïtienne qui dénonce elle-même cet acharnement à l’adoption d’enfants du pays, à la suite des séismes, tandis que la coutume, comme en Afrique, est de considérer les enfants comme étant ceux de tous les proches. Et ces proches-là, même s’il s’agit de proximité en dehors du cercle familial selon ***ce que nous entendons par là*** seront de meilleurs parents pour eux que n’importe quelle famille adoptive ici !

    Et parrainer un enfant, c’est faire en sorte qu’il soit heureux dans son pays, avec les siens.
    Et quand il sera grand, il pourra, grâce à l’aide financière apportée, faire des études améliorer la situation de ***son*** pays !
    Bien à vous.


    _________________
    [1] http://www.cliniquedeladoption.eu

  • À Naguima,

    Je suis désolé de vous contredire : ce ne sont pas des idées de l’ex-URSS, mais bien les théories toutes récentes à propos des « troubles de l’attachement » sur lesquels vous devriez d’abord vous informer avant de répondre.

    D’ailleurs, il semble que vous n’ayez compris que la moitié de ce que j’ai écrit, puisque vous écrivez très justement : « Avec amour, beaucoup de patience et attention, fermeté aussi, on peut élever ces enfants mais pour cela, il faut leur assurer une structure parentale stable. »

    Je n’ai dit nulle part que « ces enfants avaient enregistré cela dans leurs gênes » : les mutations génétiques ne se produisent qu’accidentellement lors de la conception ou lors d’exposition à des radiations ou des produits nocifs…

    Je ne connais pas votre formation : moi je suis psychothérapeute dans la « Clinique de l’Adoption ® » [1] et ma formation dans les années 1970 ainsi que ma pratique depuis, m’ont confirmé cette dure réalité.
    À 64 ans je peux vous dire que le nombre d’enfants ***victimes*** de l’abandon, ou pire, d’abandons successifs, subissent un traumatisme émotionnel tel que, oui, lorsque ce traumatisme n’est pas réellement pris en considération par le milieu dans lequel il est appelé à grandir, quand ce milieu ne répond pas à son instabilité émotionnelle, il réagit, même bébé, avec colère, incomprise.
    Si la colère est incomprise, l’exaspération des parents adoptifs peut même devenir de la maltraitance et du harcèlement.
    Et puis, si la réponse adéquate ne vient toujours pas, et de manière répétée, il devient amorphe (cf. les enfants des orphelinats roumains).
    Ensuite, si les ruptures émotionnelles se multiplient, l’enfant, inconsciemment, décide de ne plus faire confiance en l’adulte : il décide « de se construire lui-même ». Ceci même bien avant le stade de la conscience de soi (la reconnaissance dans le miroir se fait vers 8 mois chez le bébé).
    Et si les échecs d’attachement successifs se multiplient, l’évolution émotionnelle, la psychogenèse de l’enfant (cf. Piaget et al.) reste tout à fait ***bloquée*** : l’enfant ne peut plus… avancer, enchainé qu’il est à cette ‘noria de boulets de forçat’ dont j’ai parlé antérieurement.
    J’ai connu une jeune adolescente qui ne s’y reconnaissait pas et avec laquelle il a fallu travailler plus de 20 ans avant qu’elle reconnaisse son corps dans le miroir… mais pas encore le visage : pour cela, il aura encore fallu près d’un an !
    Les psychiatres auraient bien voulu interner cette jeune fille... La thérapeute avec qui je travaillais (elle s’est retirée depuis) s’est alors véhémentement battue pour qu’il n’en soit pas ainsi. L’accord fut qu’elle reste chez sa maman mais qu’e ce soit la thérapeute qui la prenne en charge.
    Rappelez-vous ce que j’ai écrit dans mon premier post : l’âge émotionnel équivaut, dans des cas pareil, au MAXIMUM au tiers de l’âge physique. Cela nous donne donc, dans le cas dont je vous parle, un âge émotionnel inférieur à 5 ans… MAXIMUM tandis qu’elle avait 13 ans, lorsqu’elle a été prise en charge par la thérapeute qui fut me plus tard une collaboratrice extraordinaire.


    Sa mère (de naissance, ici) avait perdu un premier enfant, et la seconde n’était qu’un « enfant de remplacement » (« enfant-objet-transitionnel » ou encore « enfant médicament ») n’a compris qu’aux résultats obtenus qu’en réalité, elle ne s’était pas vraiment intéressée à sa seconde fille, restant toujours dans le deuil de l’enfant mort-né…

    Pour une histoire qui finit bien, il y en a tant d’autres qui se terminent par des drames.
    Pourquoi croyez-vous que la proportion d’enfant adoptés et placés soit supérieur à celui des enfants adoptés en général ??

    Vous dites « Un enfant qui grandit dans une famille entouré d'attention, d'amour et des limites posées, sera nettement plus heureux qu'un enfant ***qu'on jette comme un ballot d'une famille à l'autre*** sans que ni l'enfant, ni la famille le veuillent » : mais c’est exactement ce que je dis aussi !
    L’enfant n’a pas le temps de s’attacher à sa « nouvelle mère » qu’il part dans une autre famille, puis une autre encore !
    Pour ce qui concerne l’enfant en famille d’accueil qui s’attachait trop, je suis plus réservé car je n’en connais pas l’histoire qui a conduit à cette mise en famille d’accueil. Je ne veux en dire plus à ce sujet : ce serait trop long, et m’engagerait dans une série d’hypothèses de vécus familiaux d’origine ou d’accueil beaucoup trop complexes sans en savoir plus. Et je ne fais pas ici de consultation… ! Je donne mon avis sur les conséquences des ruptures émotionnelles dramatiquement vécues par les enfants, et qui marqueront leurs comportements ultérieur à l’égard du monde des adultes. Ouvrez les yeux et voyez ce qui se passe dans les cités…

    Vous parlez d’humanisation : c’est le combat que nous menons, mais combat incompris car notre société a résolument pris le chemin de l’utilitarisme, et non de l’humanisme.

    Et notre combat est celui du parrainage des enfants, dans leurs propres pays, et dans leurs cultures, qui a bien des leçons de solidarité à nous donner. Notre richesse ne vaut rien à côté de celle du cœur de ces populations dites « pauvres » (!). Et j’ai de la famille haïtienne qui dénonce elle-même cet acharnement à l’adoption d’enfants du pays, à la suite des séismes, tandis que la coutume, comme en Afrique, est de considérer les enfants comme étant ceux de tous les proches. Et ces proches-là, même s’il s’agit de proximité en dehors du cercle familial selon ***ce que nous entendons par là*** seront de meilleurs parents pour eux que n’importe quelle famille adoptive ici !

    Et parrainer un enfant, c’est faire en sorte qu’il soit heureux dans son pays, avec les siens.
    Et quand il sera grand, il pourra, grâce à l’aide financière apportée, faire des études améliorer la situation de ***son*** pays !
    Bien à vous.







    [1] www.cliniquedeladoption.eu

  • ‘comprends pas ce bégayement.

  • renseignez vous sur les USA dans certaines prisons les detenus dorment dans des dortoirs de plus de cinquante personnes. Il y a des prisons en France qui ne sont pas ce que vous dites, toutes les prisons modernes sont des residences où certains retraités de ma connaissance iraient volontiers , et si vous aviez autant d'interet pour les retraités dans le besoin qui eux n'ont fait que de travailler toute leur vie tout en etant honetes, là , il y aurait du progres car on ne sort pas de la vieillesse , mais de prison quoi que l'on fasse on s'en sort toujours , même les pires assassins , je regrette que l'on n'ai pas en France des peines comme aux USA , Madoff 150 ans de prison, même avec remises de peine il ne sortira qu'avec un costume de sapin, c'est ce qu'il faudrait pour certains.
    bonne soirée

  • D'accord avec vous, Hascouet. C'est pour cela aussi que j'avais fait une comparaison avec les prisons en Chine et d'ailleurs.
    Mr PierreR, vous avez quand même terminé votre intervention par la phrase : l'héritage psychosocial transmis à l'enfant. C'est là-dessus que je ne suis pas d'accord. Ensuite, vous parlez des abandons émotionnels. Or, moi, je parle de l'attitude de l'administration sociale qui déplace l'enfant dans une autre famille d'accueil dès que l'enfant s'attache trop à sa famille d'accueil et donc, se sent heureux ce qui lui assure un équilibre psychosocial. J'ai très bien compris votre article mais cibler seulement les abandons sans parler de l'attitude de l'administration, c'est un peu bancal, il faut traiter les deux parties.
    Avec tout mon respect,
    un ancien professeur de lycée ayant choisi une autre voie tout aussi utile, à mon avis.

  • Madame Naguima,

    Malgré tout le respect que je vous dois, vous ignorez manifestement tout de la psychogenèse de l’enfant, du rôle du milieu dans son éducation. C’est cela, l’héritage psychosocial.
    Lisez Adler, Piaget, Winnicott, et tant d’autres cliniciens et auteurs…
    Je suis par ailleurs d’accord avec vous lorsque vous parlez de « l'attitude (le plus souvent inadmissible) de l'administration sociale qui déplace l'enfant ».
    Je mets cependant un bémol sur la suite : « dans une autre famille d'accueil dès que l'enfant s'attache trop à sa famille d'accueil et donc, se sent heureux ce qui lui assure un équilibre psychosocial. »
    En effet, l’intérêt premier de l’enfant est de vivre dans sa famille d’origine.
    Ceci est à modérer selon le climat de la famille en question.
    L’éloignement ***définitif*** n’est à requérir ***que*** si le milieu familial est dit ***toxique***.
    On entend, en psychopédagogie, par « toxique » un milieu :
    - où les parents sont en querelle, voire violences trop fréquente pour assurer la stabilité émotionnelle de l’enfant ;
    - où les enfants eux-mêmes sont mis en danger physique, maltraités, soumis à des attentats à la pudeur ;
    - ou les parents sont alcooliques irréductibles.
    - Toute autre situation mettant gravement en danger le bienêtre (nouvelle orthographe), l’évolution et la croissance de l’enfant.

    En dehors de ces situations « toxiques », l’éloignement ***temporaire*** peut être requis dans des situations passagères diverses. Je ne vais pas en dresser l’inventaire. Mais l’important est de retenir que l’éloignement est, en principe, bien ***temporaire***, auquel cas l’attachement de l’enfant à sa mère est premier. Ceci, dans son propre intérêt.

    Si donc, ***dans ce cas de figure***, il y a un attachement trop important au regard de celui avec sa mère, cela nuira à la stabilité émotionnelle de l’enfant et de l’adulte en devenir. Cela peut provenir d’un trop grand investissement de la part, par exemple, de la mère d’accueil, qui inconsciemment tente de prendre la place de la mère chez qui l’enfant est censé retourner.

    Je ne vais pas continuer à donner un cours de psychopédagogie. Il y a suffisamment d’ouvrages en librairie que je vous suggère de feuilleter avant d’émettre des affirmations péremptoires quant à la manière dont des enfants en difficultés diverses ***doivent*** (ou devraient…) être pris en charge :
    c’est là que évidemment je vous rejoins.

    Pour le reste, je ne poursuivrai plus cette discussion car cela pourrait ressembler à un dialogue de sourds. Et de grâce, ne tombons pas dans une « pensée unique » sur laquelle on s’accroche sans une bonne connaissance de ce dont on parle.

    PierrR
    Sociopsychothérapeute.
    www.cliniquedeladoption.eu

  • Même si vous ne me répondez pas, Mr Pierre R, vous voyez bien, sur plusieurs points nous sommes tombés d'accord. Je pense qu'on pense la même chose de l'héritage psychosocial mais on prend le problème chacun de son côté, moi, en mère et professeur pour donner tout l'amour, toute la patience et démontrer à l'enfant que le monde n'est pas si mauvais que cela, que l'adulte peut être bon, que lui, l'enfant est aimé, on ne cherche pas à lui faire mal. Vous, tout en reconnaissant certaines lacunes (euphémisme) de l'administration sociale ce dont je vous suis reconnaissante, pensez toujours rendre l'enfant à la mère. C'est là que cela coince. Donc, l'enfant doit être malheureux toute sa vie, devenir délinquant, manger de l'humain (extrême) et tout cela parce qu'il ne faut pas qu'il ait de l'attachement aux étrangers car il a sa mère qui n'a que faire de cet enfant. On crée un malheureux. Vous-même, vous avez décrit les cas cliniques très douloureux.
    Bien évidemment, Mr PierreR, je n'ai pas les connaissances aussi immenses que les vôtres sur le domaine psychosocial, je n'ai appris que les rudiments, le reste ,j'ai essayé de lire dans la littérature spécialisée. Vous êtes non seulement un excellent théoricien mais aussi médecin, donc, vous réflechissez en toute objectivité. Mais désolée de vous contredire, en toute objectivité, cherchant rendre cet enfant à la famille, l'arrachant à une famille d'accueil pour le balancer dans une autre, l'administration locale crée un déséquilibre psychosocial que vous soignez après. J'ai connu les gens élevés par les parents adoptifs qui ont toujours dit : les parents sont ceux qui nous ont élevés, nous ont donné l'amour, qui ont fait de nous des êtres humains avec des valeurs humanistes et non des parents biologiques. Cela ne veut rien dire. Et l'héritage psychosocial s'il n'est pas d'ordre médical, on peut le corriger mais pendant des années et avec , je répète, beaucoup d'amour, tendresse, attention, et fermeté de mère. Même si vous ne me répondrez pas, vous me lirez. On est tout simplement des deux côtés de la barrière, sur deux planètes différentes et surtout, je parle avec mon coeur, tandis que vous parlez en scientifique, ce n'est pas le même poids, ni la même réflexion envers le pauvre enfant balloté et finissant le plus souvent en prison.
    Mes respects et bon we, Mr PierreR

  • Madame Naguima,

    Allez, bon, je vous réponds lapidairement : lisez notre site, et je crois que vous aurez enfin compris.
    www.cliniquedeladoption.eu

    Voilà... J'ai beaucoup de travail pour réparer les erreurs administratives ou familiales...
    Bon WE.

  • Monsieur PierreR, merci pour l'effort consenti. Je suis allée sur votre site. Il y a de très bonnes initiatives mais dire que l'adoption est toxique car les parents stérils veulent un enfant (pour certains pour être comme tout le monde, d'accord), qu'ils ressentent le "vide", quoi de plus normal ? Et vos écrits qualifient cela d'adoption "toxique". Et l'adoption saine est d'être tuteur par résilience. Quelle qualification barbare ! Décidément, on se comprendra jamais. J'apprécie la première partie de votre travail : parrainer un enfant mais voir une adoption saine comme un tuteur, donc, toujours pas comme un père ou comme mère. Que vous ont-ils fait vos parents pour que vous ayez une telle méfiance envers une structure familiale qui donne l'équilibre à un enfant ? Je n'attends plus votre réponse, même lapidaire car vous estimez, du haut de vos diplômes, de vos travaux scientifiques et de votre expérience que vous avez raison. Mon peiti coeur me dit que non, vous n'avez pas toujours raison, Mr PierreR, vous avez perdu la notion de l'âme, chemin faisant vers la rationalisation de l'adoption.

  • Madame Naguima,

    Je n'ai JAMAIS dit que les parents stériles étaient "toxiques"! il s sont suffisemment en souffrance pour cela! ar contre, je parle, les pédopsychiatres, psychologues et psychothérapeutes parlent de toxicité lorsqu'il y a danger de maintien dans le milieu OÙ il est (famille, foyers etc.) lorqu'il y règne un climat belliqueux, l'alcoolisme irréductible, la guerre, etc.)

    Je constate que vous réagissez en effet avec votre coeur, mais ce n'est pas suffisant!
    Je vous recommande la lecture du livre "Pourquoi l'amour ne suffit pas" de la Psychanalyste Claude Halmos (cf. p.ex. une présentation sur http://www.oodoc.com/41841-delinquence-juvenil-psychanalyse-halmos-education.php )

  • Les prisons française sont la honte de la France. Les animaux enfermés dans des refuges ont plus de maitre carré à leur disposition que des êtres huamins dans les prison sans que celà ne soulève un quelconque émoi de la population. Certes on vous dira, s'ils y sont c'est qu'ils l'ont mérité. Attention demain tout le monde peut s'y retrouvé et plus vite qu'il ne le pense, vous répondez à un flic qui vous arrête et quyi vous manque de respect (plus légieon qu'on ne le pense), vous ne payé pas une pension alimentaire. Les prison sont des annexes aux hôpitaux psychiatrique ou l'on enferme des malades en se donnant booine conscnience. Mais voilà à leur sortie ces malades sont toujours malade.

  • Pour ma part ceux qui ne sont pas heureux de voir nos prisons comme elles sont, n'ont qu'à aller voir ailleur, les prisons ne sont pas à ce que je sache le CLUB MED et les gens qui y sont dedans, comme ceux qui sont dehors n'ont vraiment pas à se plaindre, pour ceux qui y sont, ils n'avaient qu'à pas faire les cons pour qu'on les y mette, quand à ceux qui sont dehors ils ne leur restent qu' à attendre que ceux qui sont dedans en sortent, s'il en sortent un jour et sans pleurnicheries, le mur des lamentations c'est pas en France. Pour moi il n'y a pas d'émoi à soulever, quand on fait des conneries il faut assumer.

  • Pour ma part ceux qui ne sont pas heureux de voir nos prisons comme elles sont, n'ont qu'à aller voir ailleur, les prisons ne sont pas à ce que je sache le CLUB MED et les gens qui y sont dedans, comme ceux qui sont dehors n'ont vraiment pas à se plaindre, pour ceux qui y sont, ils n'avaient qu'à pas faire les cons pour qu'on les y mette, quand à ceux qui sont dehors ils ne leur restent qu' à attendre que ceux qui sont dedans en sortent, s'il en sortent un jour et sans pleurnicheries, le mur des lamentations c'est pas en France. Pour moi il n'y a pas d'émoi à soulever, quand on fait des conneries il faut assumer.

  • Bonjour, Mr PierreR. Je vous suis reconnaissante de m'avoir répondu. J'ai parcouru le site de la clinique et c'est là que j'ai trouvé trois types d'adoption y compris "toxique". Je vous remercie de me recommander ce livre, je vais l'acheter et le lire. Tous mes respects, Mr PierreR.

  • Madame Naguima,

    Puisque vous êtes encline à lire cet ouvrage que je vous ai recommandé, je vous en recommande un autre.

    Mais il faut être bien accroché : j'en ai pleuré tout au long...

    "Le Violon cassé" de Johnny Subrock : roman autobiographique d'un coréen adopté en France à l'âge de cinq ans. Il se demande "pourquoi on l'a arraché à son orphelinat et à ses copains pour l'emmener dans une famille qui va bientôt le haïr..."!

    Pendant des années il subira un véritable enfer !

    "Le Violon Cassé" de Johnny Subrock
    Références : Éditions France-Loisirs, 1996 (www.franceloisirs.com,
    Lien vers le livre chez l’éditeur : http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/subrock-johnny/le-violon-casse-roman-temoignage,33003638.aspx), (épuisé-disponible en occasion) ;
    ISBN 2-7441-8737-2
    Voir aussi sur notre site (lien direct : http://epis-meles.sante.officelive.com/Le_Violon_Casse.aspx)

    Si vous souhaitez poursuivre le débat, et comme je vous vois plus ouverte à la discussion, vous pouvez m’écrire à pierre[(@]cliniquedeladoption.eu (ôter les crochets [ ] anti-spam) car notre discussion est ici vraiment devenue « hors sujet ».

    Sincères hommages.
    PR

  • Les liens corrects sont :

    www.franceloisirs.com (sans la virgule...)
    et
    http://epis-meles.sante.officelive.com/Le_Violon_Casse.aspx (sans la parenthèse...)
    PR

  • Et...

    http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/subrock-johnny/le-violon-casse-roman-temoignage,33003638.aspx

    sans parenthèse ni virgule...

    PR

  • Merci pour cet article sur cette question fondamentale de la prison, devenue depuis plusieurs décennies l'une des plus ouvertement ignorées par les responsables politiques français.

    Vos voisins de La Brèche s'y étaient aussi intéressés à deux reprises il y a quelques temps, un regard pour enrichir la discussion :
    http://labreche.20minutes-blogs.fr/archive/2010/02/19/la-prison-l-intolerable.html
    http://labreche.20minutes-blogs.fr/archive/2010/02/22/prisons-francaises-un-suicide-tous-les-trois-jours.html

    Face au silence général il n'est jamais mauvais d'en parler, même si ce n'est que pour réitérer, répéter inlassablement les mêmes terribles constats.

    Bien cordialement

  • Et bien voilà ce qui se passe à force de vouloir rendre des fous responsables devant la loi pour satisfaire les victimes, les familles des victimes et surtout l'opinion publique !!
    Comment ça, on le déclare irresponsable et hospi au lieu de le mettre en prison ?!
    Inacceptable, intolérable ! Alors Sarko fait des lois pour son électorat tout en étant parfaitement conscient de la réalité des choses de part les rapports d'enquêtes parlementaires (car je suis sûre qu'il en a lu, il faut lui reconnaître qu'il est bosseur).
    Ce tueur est un malade mental, il lui faut une hospi avec les piqures qui vont bien (en général, en prison, les soins sont inadaptés, et bien oui, c'est pas la structure adéquate)
    La prison lui fera pas prendre conscience de ses horreurs, non elle lui fera faire d'autres victimes.
    Et ce qui me révolte aussi, c'est de laisser sortir d'hospi des fous dont on sait qu'ils ne prendront pas leur traitement à la sortie. Mais ça, c'est aussi un problème de structures psychiatriques encombrées ou inadaptées.
    Quand le gouvernement saura faire le tri dans les budgets alloués à la fonction publique dans le cadre leurs réformes ??

  • J'ai également été abonadonnée à l'age de 4ans, placée à la DDASS, puis placée dans des familles d'accueil pour finalement finir en internat jusqu'à ma majorité. C'était dans les années soixante et à l'époque ils n'étaient pas très doux et bienveillants envers les gosses. De plus je suis métisse ce qui a fait de moi la risée de toute les structures que j'ai rejoins car à l'époque le métissage n'était pas très répandu. Bien-sûr que j'en ai souffert ainsi que mes petits camarades mais cela ne fait pas forcément de nous des délinquants ou des criminiels ...

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