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26.11.2010

Dette publique : On va dans le mur

-la-tete-contre-les-murs.jpgL’Etat emprunte pour payer les fonctionnaires. Dans le secteur privé, ça s’appelle la faillite. Et d’ailleurs, ça ne se verrait pas : quelle entreprise, déjà endettée jusqu’au cou, serait en mesure de demander à son banquier de débloquer un prêt pour assurer les paies de la fin du mois ? Nous allons droit dans le mur.

Cette info réduit à pas grand-chose les grandes déclarations sur le déficit public, avec des chiffres toujours plus extraordinaires. Dans l’année, on stabilise, l’an prochain, on amorce le mouvement, dans deux ans on accélère et dans trois ans on n'a plus de dette. Ben, voyons ! Encore ces jours-ci, l’ultra-compétente Lagarde et le super-génial Baroin rivalisaient de déclarations enthousiastes. Idem pour Fillon, notre héros des carpettes, tout en transe après la standing ovation du groupe UMP. Avec cette mâle déclaration : « Il faut nous libérer des déficits pour maintenir les taux d’intérêt à un niveau aussi bas que possible et retrouver des marges de manœuvre ».  Bien parlé… Pour l’action, c’est autre chose.

Hier, un communiqué du Sénat est venu briser cette touchante scène de délire collectif en annonçant qu’avait été autorisé un prêt urgent pour faire les paies de décembre des fonctionnaires. Juste une bricole : 930 millions d'euros ! Je salue au passage ce communiqué du Sénat, car ni le Gouvernement, ni l’Assemblée Nationale n’avait jugé utile d’en parler.

Résumons.

(1). Le Parlement est entrain de voter un budget en déficit. C'est-à-dire que d’emblée, on annonce qu’on dépensera plus qu’il n’y a de recettes. Dans l’absolu, ça peut se défendre, si c’est un moyen de financer le développement du pays par de grands programmes que seul l’Etat peut conduire. Oui, mais voilà. Le montant de la dette est déjà exorbitant. la_tete_contre_les_murs01.jpg

(2). Le service de la dette, soit le paiement des intérêts, représente environ 60 milliards d’euros, soit en recettes sensiblement le montant de l’impôt sur le revenu, en en dépense davantage que le ministère de la Défense ou celui de l’Education nationale. En 2011, compte tenu de ce niveau d’intérêts et des prêts qui vont arriver à échéance, on estime le besoin de financement par l’emprunt à 200 milliards d'euros. Si les banques augmentent leur taux d’intérêt de 1%, c’est un surcout de 2 milliards, soit le montant du Ministère de la Culture.  

(3). Donc, on vote un budget en déficit, et avec cet engagement de 930 millions d’euros, on commence à dépenser en 2010 le budget de 2011 ! C’est la technique des décrets d’avance, procédure permet faire financer par anticipation des dépenses. C’est le cas pour des actions imprévues, genre catastrophe naturelle ou pération militaire, ou parce que les dépenses avaient été sous-évaluées. Mais là, c’est nouveau : c’est pour assurer la paie de décembre de huit ministères… Le président de la commission des finances du Séant, le centriste Jean Arthuis, confirme que c’est une première.

(4). Alors on va aggraver le déficit, c’est évident…. Jamais de la vie, nous répond Arthuis, car on va annuler à due concurrence des autorisations sur 2011. Grandiose : le Parlement est entrain de voter le budget 2011, que l’on commence à dépenser en 2010, et des dépenses prévues pour 2011 seront annulées pour compencer ces avances sur dépenses.

Demain, les mêmes petits galopins qui nous gouvernent vont nous faire de grands discours, genre Jaurès recyclé, sur la moralisation du capitalisme et les abus du monde bancaire. Vu du côté du banquier, il y a vraiment de quoi rigoler. Pour ce qui est du citoyen, c’est nettement moins drôle.  

 

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Commentaires

La France aurait emprunté à 3,02 %...N'oublions pas que nous cherchons 190 Mds / an .

Écrit par : sevand | 26.11.2010

Quand les fondamentaux du pays sont mauvais parce que les chemins choisis sont aux aussi mauvais, pourquoi s'attendre à autre chose. On peut toujours critiquer le thermomètre, les faits sont les faits, le pire est à venir (http://www.jpchevallier.com/article-1-055-9-milliards-de-dette-et-speculation-61587369.html)
Pourtant, tout a été dit il y a 160 ans: « Que sera devenue la moralité de l'institution quand sa caisse sera alimentée par l'impôt ? Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d'année en année, comme c'est l'usage jusqu'à ce que vienne le jour d'une explosion. » (Frédéric Bastiat en 1850)

Écrit par : H. | 26.11.2010

Les banques privées, à la frontière de la faillite , ont appelé l'Etat à l'aide, il me semble. N'ayons pas la mémoire courte.

Écrit par : Fran | 26.11.2010

Ah ça fait plaisir de voir que l'information est relevée au moins ici... elle est passée hier sur le canard de 20 minutes, mais j'n'ai pas l'impression que les gens prennent conscience de l'état de la situation de l'état.

Le meilleur n'est pas à venir, il est présent. L'avenir, lui, est juste flippant... Excepté pour les politiques. Mais quand on voit que l'Irlande emprunte juste pour sauver son système bancaire, qu'elle investit plus de 20% de son PIB. Au secours...

Et une remarque que j'avais lu ici ou là, apparemment même si la France est endetté à hauteur de 7% de son PIB, elle est bien endettée à hauteur de 70% de ses revenus. Dans ce cas, on appellerait ce ménage un foyer surendetté....

Écrit par : Angel06 | 26.11.2010

bonjour Maître,
si je peux me permettre, j'aimerais nuancer un peu votre propos alarmiste.

"Dans le secteur privé, ça s’appelle la faillite."
sauf que précisément nous ne sommes pas dans le secteur privé et qu'un Etat ne peux pas faire faillite, donc la comparaison n'a pas de sens.
( http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/CORDONNIER/18883 )

"Le montant de la dette est déjà exorbitant."
il n'y a pas un seuil "naturel" où la dette deviendrait insupportable. L'Europe a fixé 60%... pourquoi ce seuil? pourquoi pas 70? 80? 50? Le Japon est aujourd'hui endetté à hauteur de 200% de son PIB...
En réalité ce sont les marchés financiers qui ont décidé qu'après avoir transféré leur dette à l'Etat (en se faisant renflouer par celui-ci), le niveau de la dette publique était devenu insupportable et qu'il convenait de les rembourser presto (par le service de la dette)...
à mon sens c'est là le véritable scandale: on continue à payer le service de la dette à ceux-la même qui sont responsables de la crise... (c'est ce que vous esquissez il me semble dans votre conclusion).

Dons si on ne peut certes pas laisser la dette filer indéfiniment, attention toutefois aux fausses évidences qui souvent ne servent qu'à faire peur aux citoyens pour mieux démanteler l'Etat social...
( http://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/TINEL/16109 )

pour finir plus positivement, un grand bravo pour votre blog que je lis toujours avec plaisir (même quand je ne suis pas d'accord!)

Écrit par : H95 | 26.11.2010

PS: j'avais pas vu le commentaire de angel06 => encore une comparaison qui n'a AUCUN SENS: quoi de commun entre un Etat et un ménage????

Écrit par : H95 | 26.11.2010

C'est assez rigolo cette croyance des gens selon laquelle l'état ferait fonctionner la planche à billets pour satisfaire des revendications sociales assez improbables mais très persistantes.
Sous l'ancien régime, on envoyait les créanciers au bûcher quand on ne pouvait plus les payer, mais là encore cela n'a eu qu'un temps.
Alors si nous continuons comme cela, nous pourrons toujours vendre notre cul aux chinois, enfin si c'est ce qu'on veut.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.11.2010

Je vais faire simple pour H95 puisque apparemment "démonstration n'est pas raison".

C'est pas tout de lire le Monde Diplomatique, il faut corréler les informations et notamment voir l'état de la dette Française liée à celles Italienne et Espagnole...

Ainsi, vous vous demandez pourquoi c'est 60%. Et bien, pour répondre simplement, le Japon est bien endetté à hauteur de 200% de son PIB et ça ne pose pas de problème pour tous les investisseurs et les agences de notation, puisque la dette est exclusivement Japonaise et non pas détenue par des investisseurs étrangers. Elle est donc là notre limite, et à hauteur de 80%, nous sommes sensés perdre le fameux AAA.
A noter que l'agence de notation Chinoise l'a déjà retiré à la France.

Excusez si vous n'êtes pas en mesure de faire le parallèle entre un ménage et un état, mais pourtant celui-ci est fait dans votre article dont vous donnez la source. Jusqu'ici, on est toujours partis justement du postulat que vous avez avancé, celui d'un état qui ne fait pas faillite...

Mais c'est faux. Il peut faire faillite ou quasi faillite comme l'Argentine en 2001. A voir d'ailleurs le film "Mémoires d'un saccage" sur la façon dont tout cela a été orchestré par les dirigeants de l'époque et pour y installer le FMI.

Si je caricature à mon tour ce que vous me reprochez à propos de ma comparaison entre l'état et les ménages ... Et bien, un ménage non plus ne fait pas faillite. Il a des aides, le secours populaire, on lui prête un logement, souvent un hôtel... Mais forcément, il y a des sacrifices. C'est déjà bien d'avoir un toit sur la tête mais c'est quand même gênant de vivre dans la précarité... Un Etat, s'il ne paye plus l'électricité, ou le gaz comme l'Ukraine à la Russie, il va continuer à exister aussi. Mais le ménage aussi, il ne va pas mourir ! ;)
Il va juste crever la dalle... Ou supporter le choléra comme nos frères d'Haiti... Le sens de ma comparaison que vous n'avez pas compris, c'est que : tout comme on les laisse se surendetter, on leur met ensuite une commission qui décide ou non de supprimer tout ou partie de la dette (avant) ou un rééchelonnement. Avec la France, ce sera pareil, vu qu'on n'a pas eu de Politiques avec des c*uilles (qu'elle soit femme ou homme) pour faire des réformes ou limiter cet endettement, on va risquer très bientôt de se retrouver avec le FMI sur le dos ou une quelconque autorité supranationale. Qui peut savoir exactement bien comment cela peut se passer quand un état comme la France ne paye plus ses fonctionnaires ? Moins de police, plus de délits, plus de corruption ???

Aujourd'hui ça va encore mais à ce train-là, on y sera vite, et comme le dit Me Devers, "dans deux ans on accélère" et dans 3 ans plus de déficit....
Il n'y a personne qui a présenté jusqu'à maintenant un plan avec un budget équilibré avec des recettes supérieures aux dépenses. Alors, vous pensez ce que vous voulez, mais c'est inéluctable...si rien n'est fait. Et le fait qu'aujourd'hui, l'Espagne, l'Italie et l'Irlande ait chacune, à part, présenté un plan pour couper 15 milliards dans leurs déficits, c'est super violent et franchement démontrer une incompétence politique évidente. On dit que la France n'est pas un pays qui peut être reformé, pourtant voyez donc le Portugal, l'Irlande, l'Espagne avec leurs grèves. Depuis des années qu'ils sont au pouvoir, ils ont deux solutions : soit ils augmentent les recettes et la compétititivité du pays. Ca, ils ont évité d'y toucher, notamment les recettes fiscales, et ils ont laissé les belles entreprises comme EDF et Areva se déliter. Soit, ils diminuent les dépenses. Et ça, on doit bien reconnaître que là-dessus encore, nous ne sommes pas tous égaux, et ils ont des dépenses bien prioritaires à d'autres qui ne s'avèrent pas justifiées et qu'ils n'ont pas diminués, notamment le cumul des mandats et pour la création de l'emploi....:) L'état est habitué à un certain standing apparemment...


Que voulez-vous, ils préfèrent viser le démantèlement du pays en opposant les communautés quelles qu'elles soient, comme si on avait du temps à perdre...et s'occuper de l'intérêt de quelques entreprises proches du pouvoir.

En espérant que vous y reviendrez sur vos propos de comparaison qui n'ont aucun sens, puisque la finalité est la même.

Écrit par : Angel06 | 26.11.2010

Et franchement, l'héritage que l'état va laisser avec ses actifs publiques s'il y a une tutelle du FMI, fait franchement peur... J'imagine déjà l'état des routes, mdrr

Non, ce ne doit pas être possible, vu que la France est le 3ème pays en nombre de millionnaires... Et pourtant, peut-être vont-ils tous s'en aller, tellement nos dirigeants sont incapables de prendre le pouls de cette crise et agissent au coup par coup !

Écrit par : Angel06 | 26.11.2010

Ah, ça fait plaisir de lire à nouveau Angel06 : je croyais que tu étais mort.

"Il n'y a personne qui a présenté jusqu'à maintenant un plan avec un budget équilibré avec des recettes supérieures aux dépenses."
SI ! Jospin pendant plusieurs années de suite (et d'autres si on remonte un peu).

Le FMI ? Et bien on l'enverra bouler comme l'Argentine vient de le faire. L'Argentine justement : et qui-c'est-qui qui avait provoqué la crise économique en Argentine ??

Toujours les mêmes...

Un Etat ne peut pas faire faillite. Un Etat n'est pas un ménage mais pour expliquer les enjeux d'un débat, la comparaison sur certains points est possible. Elle connaît très vite des limites.

Bien sûr qu'il vaut mieux réduire la dette avec des budgets excédentaires. Mais pour ça il faudrait que les nantis se remettent à payer la totalité des impôts dus à la société partout dans le monde.
C'est pas demain la veille puisqu'on revient de plus en plus vers une société d'Ancien régime où les "privilégiés" (à l'époque clergé et noblesse) ne payent pas d'impôts.

C'est triste mais il faut vous réveiller les gens : faisons payer les très riches. C'est ça la démocratie : ils seront contraints par les choix de la majorité écrasante des masses populaires. Impôt sur les successions comme avant 2007 (càd 80% des successions au lieu des 95% actuels qui ne sont pas taxées ; seules les très, très, très, très riches le seront) ; augmentation de l'IR pour les deux dernières tranches ; et tout et tout. L'IMPÔT n'est pas un gros mot. C'est la plus belle invention de l'homme lorsqu'il est juste et raisonnablement perçu pour le bien commun.
Car ainsi on redistribuera les richesses et la croissance des citoyens tirera vers le haut l'économie.


Petite colle pour Gilles et tant d'autres : quelle est la part de la consommation des ménages sur la totalité du PIB ???

Écrit par : Denis75 | 26.11.2010

@H95 : je me permets de citer votre article :
"Dans ce cas, pour 1 euro effectivement emprunté par l’Etat, les agents financiers sont disposés à en prêter 3,06. Ce n’est donc pas l’Etat qui peine à dénicher des prêteurs, ce sont les prêteurs qui ont du mal à obtenir tous les bons du Trésor qu’ils souhaitent."

Vraiment, c'est quoi ces économistes à deux francs. On voit bien qu'ils n'ont jamais même joués en bourse... Je suis choqué de lire de tels propos !! Auraient-ils oubliés l'augmentation subite qu'ont connus les bons Grecs cette année ?
Une situation financière se renverse très très vite...C'est comme mettre le feu chez soi, on n'est jamais sûr de la façon la plus rapide d'arrêter l'incendie. Et avec les hedges funds qui ont fermés en masse cette année, les banques qui doivent faire quand même leurs chiffres d'affaires et leurs bénéfices, il y aura encore forcément des perdants, puisque l'argent ils se le piquent entre eux. Donc, je ne serais pas aussi optimiste à moins que eux le soient justement pour pouvoir plumer les contribuables Français le jour où il leur faudra rembourser ces bons, car étrangement plus personne ne voudra en racheter. Et là, ces financiers auront fait de belles emplettes, vu que les Etats tenus par la dette ont toujours besoin de se refinancer !!

A ce propos, j'en profite ici pour exprimer tout mon soutien à Zapatero qui dit que ceux qui parient sur une faillite de l'Espagne à court terme ont tort.
Pour ma part, la faillite de l'Espagne, je la vois plutôt l'année prochaine avec les 125 milliards d'euros qu'elle devra trouver pour refinancer, je crois, entre le quart et le cinquième de son budget. Et vu que l'UE ne semble pas être en mesure de contenter la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne en sus...bon....
Voir les récents articles du NYT à ce sujet.

sur ce, bonne journée à tous !

Écrit par : Angel06 | 26.11.2010

Ce qui est alarmant c'est que la dette publique grandit à vitesse grand V alors que son soi-disant ennemi, le fonctionnaire, lui décroit...
Quelqu'un a consulté les résultats des banques françaises, celles-là même qui étaient sur le point de fermer boutique il y a un an, avant que l'Etat les aide avec un trés gros apport en trésorerie, et qui sont nos créancières, paradoxalement ?

Écrit par : Fran | 26.11.2010

Héhé Denis... T'es dur quand même, là. Bon, alors, j't'dirais que comme le Phenix, j'ai ressuscité de mes cendres, mdrrr...

Tu n'as pas vu que l'Argentine a refait appel au FMI ces derniers jours ? Ca va mal chez eux, et déjà il y a deux ans, ils s'occupaient d'envoyer leurs productions à l'exportation alors que la population n'avait même pas de quoi manger pour tous. C'est dément.

Pour Jospin, je suis d'accord sur l'histoire du budget, ce sont les chiffres, mais il n'a pas non plus modifié le fonctionnement de l'état en étant audacieux ou en lançant un grand plan. Mais tu sais que j'aime bien râler et ça doit tenir aussi du clan Chirac.
Puis même Sarkozy a fait sauter l'excédent retraite prévu pour 2020 par Jospin, alors c'est vrai que j'ai été injuste ;)

Encore une fois, il faut regarder l'endettement par rapport aux recettes, pas par rapport au PIB. Mais sinon, je rejoins quand même H95 qui ne veut pas que ce soit le social qui trime et là je suis entièrement d'accord avec lui !!

Écrit par : Angel06 | 26.11.2010

Moi, je propose un concept :

(Attention, ça va pas plaire à tout le monde)
Plus d'un candidat qui se présente à gauche en 2012, votez pour Sarkozy...

Y en marre d'être pendu à leurs décisions individuelles.

Écrit par : Angel06 | 26.11.2010

Sarko c'est, en un quinquennat, explosion de la délinquance, démoralisation accrue du capitalisme, exercice paranoïaque du pouvoir, creusement d'un fossé plus grand entre démunis et nantis, la dette publique qui passe d'un nombre à 2 chiffres à un nombre à 3 chiffres, et malgré tout, on trouvera des gens pour revoter pour lui, et pas forcément dans les classes favorisées.
C'est juste ubuesque. Moi je reste bouche bée et même je dis bravo. C'est beau d'être maso à ce point, ça devient de l'art.

Écrit par : Fran | 26.11.2010

Dans le secteur privé les grandes entreprises sont soutenues par de nombreux petits porteurs qui ne récupèrent jamais leur mise.

http://www.youtube.com/watch?v=Fhx4wlW9np8

Écrit par : zougoulou | 26.11.2010

Sans quitter le tout à fait le sujet, nous pourrions écrire : "Le destin des Indiens d'Amérique est prémonitoire. Il annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources". […]

Écrit par : Sicotine | 26.11.2010

Ce qui est singulier c'est de déformer par un prisme de lecture personnel la dimension de la France.

Comme si la crise mondiale n'avait touché QUE la France.
La position financière de la France à l'échelon international :5éme !

Doublé ! ... J'entends, je lis à chaque page les anti-sarkozystes lancer le mot qui tue : a doublé la dette !
La vérité:De Mitterrand à Chirac 2007 : On est passé de 672 à 1.150 milliards

Si internet avait existé du temps de Mitterrand on aurait dit : le Président à sextuplé la dette passant de 111 à 672 milliards!
Qu'il avait promis de ne pas fermer les mines du Nord etc.

Si internet avait eu son apogée sous Jospin on aurait pu souligner les faits suivants :De 1997 à 2001 contrevenant à la déclaration commune PS-PC du 29 avril 1997 qui promettait « pour France Telecom, Thomson et Air-France, l’arrêt des privatisations »[citation nécessaire] il entreprend une série de privatisations ou d'ouverture aux capitaux privés : France Telecom, Thomson Multimédia, le GAN, le CIC, les AGF, Société marseillaise de crédit, RMC, Air France, Crédit lyonnais, Eramet, Aérospatiale-Matra, EADS Banque Hervet; Il déçoit également de nombreux sympathisants de la gauche à propos de l'usine Renault de Vilvoorde en Belgique (bien que manifestant quelques mois plus tôt contre la fermeture, il ne put arrêter le processus).
Donc, si la France devait s'écrouler, eh bien les States et l'Angleterre endettés respectivement à plus de 107/112% du PIB s'écrouleront avant notre nation qui n'a pas dépassé les 72 % de son PIB et sur la dette relative au budget nous nous en tenons au 6.70% du PIB! L'objectif étant de ramener cet endettement à 2.4% en 2014 .

Je le redis pour les entêtés : Sarkozy n'est pas la France mais il l'a représente et ce sont les 65 millions de Français, les 27 millions de travailleurs dont 5.175.000 fonctionnaires et 512.000 régimes spéciaux , les 2.350.000 entreprises et le Président de la République qui FONT la France.


Alors les sado-masochistes, bonne journée!

Écrit par : antimythe | 26.11.2010

52% des f seulement oyers doivent payer l'impôt sur le revenu
- les foyers non imposables ont un revenu moyen annuel de 6 709 €.
- les foyers imposables ont un revenu moyen annuel de 24 373€.
- 30% des foyers ont un revenu net déclaré inférieur à 7 500 € par an ( 3 704 € de moyenne)
- 50% des foyers ont un revenu net déclaré inférieur à 12 000 € par an ( 10 458 € de moyenne)
- 375 714 foyers ont un revenu supérieur à 78 000 € atteignant une moyenne 146 441 € ( Ils payent tous l'impôt, ouf...)


Tout cela pour un montant de quelque 54/55 milliards selon les années.

Écrit par : antimythe | 26.11.2010

En janvier 2012, on sera obligé d'annuler tous les crédits votés pour faire face aux avances de 2011. Je en sais pas si ça vaut la peine pour Sarko de se représenter alors qu'il sera forcé de mendier pour faire le plein de son airbus...

Écrit par : Patrick Handicap expatrié | 26.11.2010

"Héhé Denis... T'es dur quand même, là. Bon, alors, j't'dirais que comme le Phenix, j'ai ressuscité de mes cendres, mdrrr..." (Angel06)

Mais non, c'était pour rigoler et c'était sincère : je me demandais où tu étais passé.

Pour l'Argentine, non, je n'ai rien vu de neuf. J'en étais resté à ce refus clair et net opposé aux détenteurs de la dette publique argentine (l'article commence à dater).
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp_00294771.htm?xtor=RSS-2053

Oui, Jospin n'a pas été très audacieux mais c'était un président de la République de droite qui était au-dessus de lui. Et ça, ça change beaucoup de choses même si le président minoritaire reste discret, il sait très bien ralentir l'action du gouvernement.
Par contre je n'ai pas compris cette phrase :
"Puis même Sarkozy a fait sauter l'excédent retraite prévu pour 2020 par Jospin, alors c'est vrai que j'ai été injuste ;)" (Angel06)

Enfin, les recettes sont liées au PIB : petit PIB, petites recettes, et inversement (normalement càd si on taxe correctement).

Bon, comme dirait l'autre : "Alors les sado-masochistes, bonne soirée !"

Écrit par : Denis75 | 26.11.2010

Curieuse définition de la faillite, pour quelqu'un qui se pique de faire du droit.

Écrit par : Gracchus | 26.11.2010

Oui, il y a eu du neuf depuis sur l'Argentine : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/11/23/le-retour-du-fmi-en-argentine_1444148_3222.html
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp_00301068.htm

Pour la phrase sur Jospin que tu n'as pas compris, apparemment Jospin avait de son temps où il était 1er ministre créée un fonds retraite. Tiens cet article, il explique mieux que moi : http://www.politique.net/2008041401-fonds-de-reserve-des-retraites-perte-de-3-milliards.htm
http://www.slate.fr/story/29407/fonds-reserves-retraites-detournement

C'est super ce que dit Antimythe et c'est malheureusement vrai, nous sommes en train d'attendre notre tour, entre les USA et l'Angleterre. Euh, juste un détail quand même, moi je ne prétends pas que Sarkozy est responsable de la situation actuelle, ce qui serait complètement ridicule. Tout cela vient de l'amont, du temps justement où Chirac avait les manettes...
Sarkozy, lui, manque juste de réactivité mais finalement sa stratégie est un peu celle d'Antimythe : "il y a les USA et l'Angleterre avant nous et moi, je dois réussir les elections, restons dans la mouvance, pas de vague et on continuera à me porter...."

Et dans l'intérêt du pays, la meilleure solution c'est encore "plus d'1 candidat pour la gauche, votez Sarkozy" même si ça en est bien triste, parce que dans tous les cas, sinon ça part FN. Que voulez-vous, si la gauche est incapable de s'aligner sur la droite, on ne peut rêver l'impossible pour soi et satisfaire leurs petites personnes qui n'emporteront rien pour les français d'autre que les 5% réglementaires pour qu'ils se fassent rembourser leurs campagnes et leurs trains de vie....

Écrit par : Angel06 | 26.11.2010

Vous n'y êtes pas c'est de la faute aux 11% d'etrangers qui avec leur bas salaires ne payent pas d'impots d'une, qui pompent nos mutuelles car toujours malades et jamais au boulot, creusent au marteau piqueur le trou de la sécu, nous coutent des millions en mobilier urbain et j'en passe et des meilleurs!

Vite 2012!

Écrit par : tarek | 26.11.2010

A propos d'étrangers, peu de medias ont parlé de cette dépêche : Le 12 novembre, sous la pression de deux pays – le Maroc et le Mali – les Nations-Unies ont supprimé la référence explicite aux homosexuels de la résolution condamnant les exécutions arbitraires. Une première mouture du texte mentionnait «les préférences sexuelles» parmi les motifs de discrimination. Un amendement, présenté par ces deux pays africains, supprimait cette mention explicite. Il a été adopté par 79 voix contre 70, avec l’appui de la majorité des pays africains et arabes, et a été approuvé par l’Assemblée générale par 165 voix en faveur et dix abstentions.

Écrit par : antimythe | 26.11.2010

Plaie d'argent n'est pas mortelle, et l'humanité dispose encore d'une prise sur ces mécanismes financiers.
Bon je ne crois pas que les riches qui nous dirigent voudront, mais la possibilité existe.
Cette possibilité de survie de l'espèce par contre disparait clairement chaque jour un peu plus quant à l'épuisement des matières premières, quant au réchauffement climatique, quant à l'empoisonnement progressif de l'air et de l'eau.
Oh la vie continuera, mais pas pour les humains.

Sicotine tu as raison d'évoquer les indiens.
J'ajouterai ce proverbe breton :
Le monde appartient a ceux dont les ouvriers se lèvent tôt.

Écrit par : yesroll | 26.11.2010

Là où ça part aussi en sucette, c'est avec des machins genre Mediator.
La saviez vous ? il était commercialisé en Suisse sous le nom de Mediaxal. Il y avait été retiré du marché en 1998.

Écrit par : yesroll | 27.11.2010

Comme l'a fort justement relevé H95, un Etat ne peut pas faire faillite. Au pire, ce sera un défaut (probablement partiel et/ou temporaire) de paiement. Vous nous faites du JM Aphatie, là, c'est un peu désolant.
Le marché continue à prêter à faible taux à la France, ça veut dire qu'il lui fait confiance. Pas comme la Grèce. La capacité d'un Etat à s'endetter est plutôt un bon signe. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi avec l'argent public, bien sûr. En l'occurence, il s'agit de payer des fonctionnaires. Vous préconisez quoi, à la place ? Ne pas les payer, ou augmenter les impôts ?

Écrit par : VilCoyote | 27.11.2010

Hé oui, Maître, la France, ce pays fabuleux, peut être en faillite ou en quasi-faillite, mais un Mars et ça repart !...

La France, ce n'est pas l'Irlande et ça c'est vraiment une bonne nouvelle mdrr, donc endettons-nous tant que nous pouvons puisque on vous dit enfin qu'un état ne fait pas faillite !!...tss

Écrit par : Angel06 | 27.11.2010

"Plaie d'argent n'est pas mortelle, mais elle ne se referme jamais" (Jules Renard)
Ouarf, arf, mouarf


@ Angel06,
Ah oui : le FRR (Fonds de réserve des retraites). Je n'avais pas compris le sens général de ta phrase... :(
Bah oui : il va être liquidé dès 2010 alors qu'il n'y a pas d'urgence... Faut pas chercher à comprendre. C'est du grand n'importe quoi de toute façon. Sarkozy ne règle pas du tout le problème des retraites (ni à court terme, ni à moyen terme) ; il voulait juste diviser la société française une fois de plus... et il a réussi.

Pour l'Argentine (once again) : à mon avis, on en est toujours au même point (même si le FMI a marqué un point).
Très brièvement : depuis la crise qui a éclaté en 2001, le FMI s'était ingéré dans les finances publiques du pays (ce qui en a mécontenté certains). Mais bon : prêts d'argent, plan drastique, et proposition de remboursement intégral de la dette par l'ancien président. Sauf que le "Club de Paris" (créanciers publics) fait de la résistance : ils acceptent d'être remboursés si, et seulement si, l'Argentine demeure sous tutelle du FMI...

Encore une fois, il ne faut pas chercher à comprendre : c'est juste une histoire entre les citoyens non décérébrés et oligarques crapuleux souhaitant demeurer les maîtres du monde envers et contre les volontés des peuples...
Et l'Argentine continue à résister de son côté : ils ne veulent pas de la tutelle du FMI (et franchement, je peux les comprendre quand on sait comment et à cause de qui la crise argentine est née (ils ne veulent pas que l'histoire se répète - voir le lien ci-dessous).

Ce lien très détaillé vers la documentation Française nous livre quelques précieuses informations. C'est ce que je dis : il faut taxer d'urgence ceux qui sont solvables et arrêter les petits cadeaux fiscaux, politiques faits aux plus nantis. Parallèlement, il faut bien sûr gérer les finances publiques sérieusement.
=> "Après la réélection de Carlos Menem en mai 1995 on assiste à un semblant d'embellie économique, bien vite démenti par un taux de 45% de chômage et de situations précaires enregistrés en 1996. Les réformes prônées par le FMI visant à réduire les dépenses publiques et à augmenter les recettes fiscales entraînent un mécontement populaire, des vagues de licenciements et une précarité grandissante. La classe moyenne, moteur social de l'économie argentine, est frappée de plein fouet.
Parallèlement le pays est secoué par une vague d'affaires de corruption impliquant les plus hautes autorités de l'Etat, dont le président Menem et ses proches. Enrichissements illicites, évasion fiscale, blanchiment de narcodollars, trafic d'armes, anomalies judiciaires sont au centre de tous ces scandales. Au moment où la crise sociale touche le plus grand nombre, le régime ménémiste affiche un excès de luxe."
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/argentine/index.shtml

Enfin, pour "les candidatures" de gauche, je ne partage pas du tout ton avis : voter encore Sarkozy (soi-disant parce qu'en face ils ne sont pas crédibles ou trop divisés) ce n'est plus du sado-masochisme, ce serait le signe d'une grave prédisposition suicidaire... Si vous n'avez pas encore compris... Moi j'abandonne

Écrit par : Denis75 | 27.11.2010

Hey Denis, il faut que tu le voyes alors le film "Mémoires d'un saccage", ça raconte exactement ce que donnes ton lien mais en images. Où tu vois l'imposteur Menem qui s'est fait élire comme défenseur du petit peuple, qui ne fera pas comme son prédécesseur à mentir pire qu'un arracheur de dents, et qui leur a mis plus violent qu'à faire craquer les os...

Bien sur qu'il faut taxer d'urgence les riches, mais il faudrait surtout des gouvernements qui ont une paire de... pour taxer les banques et récupérer l'écart de déficit en milliards d'euros qu'elles ont largement contribué à creuser !!
Même Krugman dans son blog le reconnait pour l'Irlande, on nage en plein délire......

Denis, j'espère que tu as compris que je ne suis pas pour Sarkozy, mais honnêtement, c'est la gauche qui est en train de se suicider si elle présente plus d'un candidat. Après, quand je dis ça, c'est parce que de toute façon, donner sa voix à des candidats de gauche s'il y en a plus d'un, ça revient au même que s'écarter pour laisser la droite ou l'extrême-droite gagner les élections. Et oui, on a Sarkozy depuis 2007, mais il y a pire, on pourrait bien l'avoir jusqu'en 2017 ou qui sait...si la situation économique des USA et de l'Angleterre ne nous touche pas plus tôt....

Pour l'instant, je ne suis pas certain qu'il y ait de toute façon un seul candidat avec assez de charisme et une vision économique à portée...On perd notre temps à suivre ces palabres.

Écrit par : Angel06 | 27.11.2010

Faillite d'un Etat ?

Faillite,ou quasi faillite, de l'Argentine en 2001?

Quelle est la définition exacte d'une faillite en économie?

Quels sont les critères concrets et objectifs qui permettraient de faire une analogie pertinente entre "un pére de famille",une entreprise,ou l'Etat en ce qui concerne une faillite?

Aucune définition ou information précise n'apparaît dans ce post ou le blog sur la notion de faillite.
En tout état de cause, "un père de famille" ou une entreprise sont des "personnes physiques" ou morales qui composent la société.
Elles ne sont pas LA société.
On ne peut pas confondre le collectif et le particulier.
Selon que l'on se place du point de vue du collectif ou du particulier les choses sont bien différentes.
En effet l'Etat posséde un privilège que le particulier n'a pas:celui de fixer lui-même le montant de ses recettes.Que celles-ci puissent provenir de la fiscalité,des services que l'Etat peut faire payer et des bénéfices venant des entreprises publiques.
En théorie l'Etat n'a pas à emprunter car aucune loi physique n'empêche un Etat de créer toute la monnaie nécessaire.
C'est juste UN CHOIX POLITIQUE!
En effet depuis la Loi de janvier 1973 il est désormais interdit à l'Etat français de créer sa propre monnaie avec obligation de l'emprunter,avec intérêts, à des banques privées.
Loi reprise par le Traité de Maastricht et confirmée par le Traité de Lisbonne et ainsi rendue obligatoire pour tous les états de l'union européenne.
Ainsi la dette de la France en 1974 ne représentait que 16 °/° de son PIB.A comparer au montant actuel de la dette par rapport au PIB!

Enfin un Etat est immortel,ce qui n'est pas le cas de ses habitants,que ce soit un "père de famille" ou une entreprise.
Ce qui signifie concrètement qu'il n'y a pas à craindre que les engagements liés à une dette ne puissent être tenus à la suite de la disparition du débiteur puisque celui-ci (l'Etat)ne peut diparaître.
Ausi il apparait indispensable de préciser quels sont les éléments concrets qui permettent d'affirmer qu'un Etat peut "faire faillite" comme une personne physique ou morale...avant de s'inquiéter sur une éventuelle faillite d'un ETat.

Écrit par : anachorète | 27.11.2010

"Dans le secteur privé, ça s’appelle la faillite".

Exact, les Etats ne sont jamais en faillite juridique, pour la simple et bonne raison que les sociétés peuvent être en faillite parce que la loi a créé un régime de faillite. Si pas de régime légal, pas de faillite...

Si une entreprise privée ne peut pas servir la paie, un salarié fait partir illico un référé devant le conseil de prudhommes. Il obtient une ordonnance de référé en 8 jours, met à exécution par huissier. Le non paiement d'un titre judiciaire permet d'assigner en faillite (redressement ou liquidation, c'est le tribunal de commerce qui décide) et le salarié touche alors sa paie par le biais de l'AGS, organisme social d'assurance salaire.

Une société très endettée, dont l'endettement s'est bcp accru en deux ans et dont le chiffre d'affaires stagne est-elle en mesure d'obtenir un pret bancaire pour permettre la paie du personnel ? Bien entendu impossible.

Écrit par : gilles devers | 27.11.2010

Ohlala, voilà qu'on ne peut plus discuter sans devoir donner tous les liens des définitions de faillite, quasi-faillite, et tutti quanti....


Moi, je n'invente rien, faîtes une simple recherche puisque vous êtes si malin pour tenter de défaire des argumentations, et vous vérifierez par vous-même que la faillite de l'Argentine est considérée comme une quasi-faillite par les économistes....Quel intérêt de répondre à ça...

Et certes, un état est soi-disant immortel....mais il fait faillite. On peut dire ce qu'on veut, mais dans la définition juridique d'une entreprise, c'est quand il y a cessation des paiements, et quand l'insuffisance d'actif ne permet plus d'assurer la pérennité de la société. Vous devriez plutôt étudier les mesures conservatoires et de sauvegarde, parce que c'est la même chose que pour un Etat qui n'ose pas dire le mot faillite....

Le problème, c'est justement la nomination d'un administrateur Judiciaire, du mandataire Judiciaire (le représentant des créanciers) et des autres représentants...Imaginez un peu au niveau d'un Etat, et si vous ne voulez pas voir le cas de la France, parce que pour la France cela vous semble impossible, regardez au travers du prisme de l'Argentine !

Écrit par : Angel06 | 27.11.2010

Les éléments concrets qui permettent de dire qu'un état fait faillite, en ce moment et vu l'imbrication de nos économies, c'est le fameux "too big to fail", et là on ne rêve pas, on est en plein dedans. De plus, si vous ne faîtes pas faillite, mais laisser le FMI entrer dans votre économie, c'est comme le vers dans le fruit...D'autres l'expliqueront mieux que moi...Et certes, la France a des sièges qui la représentent au FMI et lui prête également de l'argent, mais dépendre davantage d'investisseurs étrangers pour sa dette, c'est juste du suicide... Après, pour le nom, libre à vous de ne pas appeler ça une faillite, mais pour ma part, une page sera définitivement tournée....

Écrit par : Angel06 | 27.11.2010

http://eco.rue89.com/2008/10/18/dans-quelles-conditions-un-etat-peut-il-etre-en-faillite


De toute façon, la seule issue de secours salutaire pour tous les peuples de la terre est aujourd'hui de repenser l'internationalisme, de franchir le Rubicon et d'abandonner l'Etat nation bien trop faible en créant un Etat international.
Mais là je rêve debout (ou assis plus exactement :)


P.S : et un article très long... mais rédigé par un économiste
www.cairn.info/revue-etudes-2006-3-page-317.htm.

"Avant de parler de la faillite de l’Etat, voire de la faillite de la France, il convient aussi de distinguer : un Etat n’est ni un ménage qui dépend de créanciers privés, ni une entreprise qui doit sauvegarder un certain équilibre entre ses dettes et son patrimoine propre."

Écrit par : Denis75 | 27.11.2010

La France vue de l'Helvétie voisine: http://www.jpchevallier.com/ext/http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c7fff560-f961-11df-ba16-b7d6d5319130|0

La conclusion est lapidaire et sans appel:
"Oui, les comportements laxistes, complaisants et sournoisement indolores ont pris le pas sur les exigences de l’intérêt général. Les mauvaises habitudes des déficits exagérés datent de 1981, les Français en paient aujourd’hui le prix… La Suisse a suivi Jacques Rueff, son taux de chômage est de 3%!

(En 1958, la comparaison était simple entre un Français possédant FRF 100. – (l’équivalent de 15 €) et son homologue suisse, hors zone euro, possédant pour sa part CHF 100. –, l’un et l’autre avaient la même somme du fait de l’égalité parfaite des taux de change.)
Si un Français a gardé l’équivalent de 15 € en poche, son homologue suisse avec 75 € (équivalent de CHF100. –) est plus riche, beaucoup plus riche que lui. A qui la faute?"

"L’utopie appuyée par l’idéologie n’est astreinte à aucune obligation de résultats. Sa seule fonction est de permettre à ses adeptes de condamner ce qui existe au nom de ce qui n’existe pas." — Jean-François Revel"

Écrit par : H. | 27.11.2010

Toujours à la rue antimyth...
Bref. Un état en faillite c'est un état qui empreinte toujours plus sur les marchés financiers et toujours plus cher. Il ne manquerait plus que l’état lance un grand emprunt pour que des gogos se fassent avoir et risquent de voir leurs économie partir dans un trou...

Écrit par : tarek | 27.11.2010

Certaines dépenses se discutent, comme le surcoût des opérations extérieures (OPEX) qui devrait monter à 817 millions d'euros en 2010.
Le débat parlementaire pour les amateurs :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cfiab/10-11/c1011037.asp#P4_91

Écrit par : yesroll | 28.11.2010

on y va tout droit...

Écrit par : olpsg | 28.11.2010

Je suis toujours naïvement étonnée lorsqu'on parle de la dette publique. Il paraît qu'elle représente des mlrds. En même temps, l'Etat envoie des centaines de mlns d'euros, par ici, quelques mlrds par là, et on parle de la dette publique ? Et on parle des réformes d'austérité toujours pour le peuple, bien sûr ? Et cet argent qui part ailleurs, il est pris où ? Pourquoi on laisse mourir les SDF sur le sol français, soi-disant, c'est la crise, pas d'argent, et les mlns transitent allègrement de la France dans les autres pays. C'est vrai que la vie d'un SDF, paix à votre âme, Monsieur qui est parti cette nuit en Seine-et-Marne, ne vaut pas grand'chose face au grand capital et au libéralisme effréné.

Écrit par : naguima | 08.12.2010

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