La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

06/01/2011

Ben Ali contre le peuple tunisien

aff_tunisie.jpgLes Tunisiens vont-ils parvenir à se débarrasser du dictateur Ben Ali, le grand ami des pays occidentaux ?

 

N’importe quel autre dirigeant aurait été dézingué de longue date par les belles âmes qui nous gouvernent. Mais Sarkozy, comme Chirac, adore Ben Ali. Les visites présidentielles en Tunisie n’ont été que de sinistres provocations. Le Parti Socialiste fait semblant d’agiter ses petits bras, mais il est sur la même ligne. Ben Ali est un bon gars qui fait régner l’ordre, et impose à son peuple le rôle du gentil sous traitant institutionnel de l’ancienne puissance coloniale. Alors chez ceux qui de longue date ont fait le choix de l’ordre contre celui de la justice, c’est un héros. Ben Ali, un brave arabe absent de toutes les causes arabes...

 

Le régime ne tient pas par son économie ou sa société, mais par le contrôle policier qu’impose Ben Ali depuis 1987, avec des élections bidon saluées comme des réussites par les pays européens. Il suffit de s’écarter des grands axes, des centres touristiques, et des alignements d’immeubles beaux comme la Silicon Valley pour sentir l’air puant de la dictature policière. Allez dans les banlieues, ou l’arrière pays, restez quelques heures dans les cafés, regardez la télévision d’Etat. Glissez-vous dans un congrès médical, et allez discuter à côté de la salle officielle. Observez les réponses gênées des salariés des hôtels qui ne veulent parler de rien d’autres que du soleil, des épices ou des beautés du pays. Et n’oubliez pas les préfectures et les sous-préfectures, couvertes de photos de Ben Ali, comme les locaux de permanence électorale. La Tunisie est un Etat policier, au service de l’enrichissement d’un clan. Le régime joue sur sa soit-disante lutte contre l’islamisme pour obtenir les grâces absolues des occidentaux, et tout se permettre contre son peuple.

 

Loin du miracle économique, la société se scinde sous les coups de l’injustice économique et de la répression. Le peuple tunisien est grand, et la société n’a jamais abdiqué de rien. La pensée libre n’a jamais été contenue sur les campus universitaires ; le barreau ne cesse de se battre, procès après procès ; le syndicalisme vit, sous les structures étouffantes qu’impose le pouvoir ; la jeunesse se forme, étudie et tire d’Internet tout ce qu’elle peut pour échapper aux flics.nng_images.jpg

 

Ben Ali n’a jamais pris le risque de vraies élections, car il serait balayé. Gbagbo a accepté le jeu électoral. Ben Ali n’est pas assez courageux. Et ceux qui font les matadors devant Gbagbo n’ont pas un mot à dire à Ben Ali.

 

Quand la situation est explosive, une étincelle peut mettre le feu.

 

Cette étincelle, c’est l’histoire de Mohamed Bouazizi, ce jeune vendeur de fruits et légumes, âgé de 26 ans, qui s'était immolé le 17 décembre à Sidi Bouzid, dans le centre du pays. Un chômage endémique et une famille à nourrir. Mohamed s’est essayé à vendre dans la rue des fruits et légumes, sur sa carriole. Pas d’autorisation : la police a embarqué ce qui permettait à une famille de survivre. Mohamed s’est rendu à la préfecture, pour rencontrer quelqu’un : niet. Il s’est immolé, et il est décédé hier.

 

Lors des funérailles, 5 000 personnes étaient réunies, dénonçant cette injustice qui fait mourir. Les manifestations se répandent dans le pays, mêlant la lutte contre l’injustice sociale et la revendication des libertés. Ben Ali a repris sa tronche des mauvais jours pour dire que « la loi sera appliquée avec fermeté ». Appliquer la loi… Un jour, la loi sera appliquée contre toi, Ben Ali. C’est tout ce que je te souhaite.

 

Pour ce jeudi, on attend de nouvelles manifestations. Les réseaux cherchent à se constituer. Les avocats ont annoncés qu’ils seraient en grève. Tous les démocrates rêvent d’un dénouement, avec des forces qui parviendraient à renverser le dictateur honni, qui ruine son peuple pour mieux enrichir ses proches. Parviendront-ils, alors qu’il y aura un flic pour chaque manifestant, à créer le rapport de forces ?

 

Avec un courage infini, les Tunisiens seront aujourd’hui devant celui qui usurpe le pouvoir. Si je savais que faire pour leur donner le moindre coup de main…

162741_493701097854_38135612854_5883382_2694201_n.jpg
Le 28 décembre 2010, Ben Ali au chevet de Mohamed Bouazizi
Une justice digne de son nom aurait décerné un mandat d'amener à son encontre

Commentaires

Code de procédure pénale tunisien

article 78. - Lorsque l'inculpé n'a pas comparu ou se trouve dans l'un des cas prévus à l'article 85, le juge d'instruction peut décerner mandat d'amener. Le mandat d'amener est daté, signé et scellé. L'inculpé y est désigné le plus clairement possible.
Le mandat indique l'objet de l'inculpation, les textes de loi applicables et contient l'injonction à tout agent de la force publique de procéder à l'arrestation de l'inculpé et de l'amener devant le juge d'instruction.
Si l'inculpé ne peut être trouvé, le mandat est exhibé au chef du quartier ou au cheikh du lieu de sa résidence, lequel y appose son visa.

Article 79. - Après exécution du mandat d'amener, le juge d'instruction interroge l'inculpé dans les trois jours au plus tard de son entrée dans la maison de dépôt.
À l'expiration de ce délai, l'inculpé est conduit d'office, par les soins du surveillant-chef, devant le Procureur de la République qui requiert du juge d'instruction l'interrogatoire immédiat.
En cas de refus ou d'impossibilité, l'interrogatoire est fait par le Président du Tribunal ou par le juge qu'il désigne, faute de quoi le Procureur de la République ordonne la mise en liberté immédiate de l'inculpé.

Article 80. - Après interrogatoire de l'inculpé, le juge d'instruction peut sur conclusions du Procureur de la République, décerner un mandat de dépôt si le fait emporte une peine d'emprisonnement ou une peine plus grave.
Si la décision du juge d'instruction n'est pas conforme au réquisitoire, son ordonnance peut être attaquée par voie d'appel devant la chambre d'accusation par le Procureur de la République dans les quatre jours à partir de la communication, qui doit être faite sans délai, de ladite ordonnance.

Écrit par : gilles devers | 06/01/2011

J'ai passé une semaine de vacances à côté de Tunis il y a quelques temps dans un club. On a bien essayé de discuter parfois avec les animateurs ( qui étaient obligés de manger avec les clients ), mais effectivement rien ne filtrait, certains expliquaient avoir tenté leur chance en France, d'autres que leur avenir professionnel était trés limité. Ben Ali là-bas on n'en parle pas aux étrangers.
Je ne vois pas comment ça pourrait changer si ce n'est sous l'impulsion d'un soulèvement massif du peuple.

Écrit par : Fran | 06/01/2011

Aux dernières élections (oct 2009) Ben Ali était en baisse, 89,62% contre 94 % en 2004. Gardons espoir...

Écrit par : sevand | 06/01/2011

Un grand merci à ce journaliste digne et à ce journal qui a dévoilé la réalité de la dictature de général Ben Ali et sa femme, un type de journalisme qui nous manque en Tunisie où la répression ne les laisse pas place. Continuer SVP votre devoir pour la libération du peuple tunisien... (Opposant tunisien qui a passé plus de la moitié de sa vie en exil)

Écrit par : Jribimed | 06/01/2011

Ma foi que dire...
ce régime est l'une des pires dictatures du monde arabe, et à coup sûr la pire du maghreb. au moins au Maroc certaines idées politiques parviennent à s'exprimer, et en Algérie la presse est loin d'être tendre avec Boutef. Ce n'est même plus un état policier, c'est une société policière, les surveillants sont partout, en civil, dans des endroits aussi "classiques" qu'un café ou un marché. les 5000 qui se sont déplacés aux funérailles, on n'a pas idée nous ici du courage que cela demande de se déplacer à un tel évènement dans ce contexte.

le regard des politiqes occidentaux (notamment les nôtres) est "c'est un démocrate car il a dévoilé les femmes"... waou....

"Ben Ali là-bas on n'en parle pas aux étrangers": c'est même pire que ça Fran, des fois on craint même au sein de la cellule familiale. viendra le jour où ça petera, car ça ne peut durer éternellement.

mais effectivement que faire?

Écrit par : révoltée | 06/01/2011

Je voudrais saluer le courage du journaliste qui a révélé aux lecteurs l'illusion du "miracle" tunisien qui a poussé des jeunes à s'immoler, à fuir le paradis présumé. Mais le peuple tunisien continue son combat contre la dictature et la répression pour la justice,la liberté et la démocratie. Le peuple tunisien, comme tout le monde, a le mérite d'une vie digne.

Écrit par : El kout Ismail | 06/01/2011

un mot sur le CPP tunisien:
a part le truc "Si l'inculpé ne peut être trouvé, le mandat est exhibé au chef du quartier ou au cheikh du lieu de sa résidence, lequel y appose son visa.
" et les termes utilisés qui n'existent plus chez nous (inculpé), je ne vois pas de grande différence avec notre système, même s'il faudrait lire les textes complets du CP tunisien pour voir s'il existe d'autres différences avec notre système passé ou actuel (pas -encore- de JLD en tunisie semble-t-il, ce qui fait que les 3 jours avant interrogatoire par le juge d'instruction sont, semble-t-il à la discrétion du parquet)

Écrit par : sevand | 06/01/2011

Ben Ali est le dernier rempart contre les islamistes en Tunisie. La démocratie est impossible à instaurer avec des extrémistes prêts à tout pour imposer la loi d'Allah , et la terreur l intimidation le meurtre le viol sont leurs armes favorites pour combattre un des seuls régime laique en pays arabe.
.Alors que faire contre eux? Leur offrir des roses????

Écrit par : harry cover | 06/01/2011

ça bouge à côté aussi

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=148541&titre=émeutes à oran

Écrit par : révoltée | 06/01/2011

Vous préférez certainement une dictature islamique au seul régime laïque du monde arabe..Si le Tunisie tombe aux mains de ces sauvages, nous sommes tous directement menacés.Il faut soutenir Ben Ali dans sa lutte contre les extrémistes

Écrit par : Harry Cover | 06/01/2011

@ harry

Bravo! Bonne idée.

Soutenir un dictateur pour se protéger d'une menace hypothétique et laisser un peuple dans la misère et dans la souffrance pour se sentir un peu en sécurité.

Quel est le pouvoir de nuisance des extrêmiste dans le monde occidental?
Il est presque nul. Il fait plus de mal aux musulmans qu'à n'importe qui d'autre.

C'est en soutenant un homme comme lui qui l'on fait le jeu des intégristes de tous poils et que l'on pousse les gens à partir. Les tunisiens son comme vous et moi. Eux aussi ils préfère vivre dans une démocratie plutôt que sous une dictature.

Écrit par : lex | 06/01/2011

La question que je me pose vis à vis de la Tunisie et d'autres pays comparables est :

Est il possible d'assujettir les entrées sur le marché européen à des clauses commerciales éthiques ?

Je ne crois pas dans l'efficacité à moyen terme de pressions politiques, elles auraient forcément des relents de colonialisme.
Mais dèjà parler de ce qui se passe la bas c'est bien, renforcer le soutien qui peut être apporté localement aux organisations des Droits de l'homme, c'est bien aussi.

Écrit par : yesroll | 06/01/2011

@lex
regarde ce qui s'est passé en Iran. l'arrivée au pouvoir des ayatollahs a été vue d un oeil favorable par les occidentaux..Il fallait absolument détrôner ce Shah qui pourtant amenait ce pays vers la modernité..Et maintenant on peut juger du résultat .Une dictature obscurantiste impitoyable.
Ne refaisons pas la même erreur avec la Tunisie qui en plus se trouve géographiquement bien plus proche de notre pays.

Écrit par : Harry Cover | 06/01/2011

"Une dictature obscurantiste impitoyable" l'Iran ?

Houalala tu vas avoir des soucis toi lol

Écrit par : Fran | 06/01/2011

@ Harry

Oui ne faisons pas la même erreure que d'habitude cessons de soutenir les régimes dictatoriaux.

En général, on apprend de nos erreurs, je ne pense pas que quelqu'un soutiendrait les ayatollahs aujourd'hui.

Mais vous préférez peut être un président qui tue des gens maintenant à l'hypothèse (fondé sur quelle preuve?) que des islamistes arriveraient au pouvoir et imposeraient des lois islamique?

Ce que nos dirigeant doivent faire est simple. Bien avant le blocus économique et l'abandon des relations diplomatique et commerciale, c'est apporter un soutient matériel et médiatique à ceux qui se battent contre cette dictature.

Écrit par : lex | 06/01/2011

Pardon, mais je profite de l'occasion pour m'énerver contre l'emploi débile qui est fait du verbe "immoler". "Mort de l'homme qui s'était immolé", c'est une redondance absurde : "s'immoler", ça veut dire "sacrifier sa vie pour une cause" - et ça n'implique pas forcément le feu, même si c'est le moyen le plus utilisé car le plus spectaculaire. Voilà alors merde, si on s'immole par le feu, on ne peut pas mourir une semaine après s'être immolé.
Tous les journaux ressassent cette formule, et on va finir par croire que c'est comme ça qu'on dit. Arrêtons l'immolation linguistique, s'il vous plaît.

Écrit par : VilCoyote | 06/01/2011

Pas mal pas mal pour la défense de la langue. Mais l'homme n'est pas mort immédiatement de son immolation, cela a pris plusieurs jours. Donc je ne vois pas de faute de français ni d'absurdisté, à moins que ce ne soit une immolation manquée.

Écrit par : Mathaf Hacker | 06/01/2011

C'est du genre de cogitation de haut-fonctionnaire qui ne compte plus les les accidentés de la route dcd au-delà de trois jours, dans les chiffres des morts de la route...

Écrit par : Fran | 06/01/2011

@Mataf : "l'homme n'est pas mort immédiatement de son immolation" :

vous le faites exprès ? S'immoler = se donner la mort = se suicider = mourir. Si je vous dis "l'homme n'est pas mort immédiatement de son suicide", rien ne vous choque ?
Ou Lapalisse chez les Shadoks, "Un quart d'heure après sa mort, il était encore en vie".

Écrit par : VilCoyote | 06/01/2011

( S' ) Immoler, c'est ( se ) sacrifier pour une cause. Il n'y a pas de distinction entre mort instantanée ou consécutive à des blessures, le sacrifice est là. On peut donc écrire que ce jeune homme s'est immolé.

Écrit par : Fran | 07/01/2011

Plus de 23 morts. Un massacre

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/09/tunisie-nous-marchons-vers-l-inconnu_1463104_3212.html

Écrit par : gilles devers | 09/01/2011

CYBER-CONTESTATION EN TUNISIE

http://www.france24.com/fr/20110107-2011-01-07-1140-wb-fr-le-net

http://nawaat.org/portail/

Écrit par : sosso-massaï | 10/01/2011

La réponse du pouvoir tunisien est à double détente :

C'est la faute aux islamistes qui jettent de l'huile sur le feu depuis la suisse (entre autres).
Ben Ali a ordonné la création de 50 000 emplois.

Écrit par : yesroll | 10/01/2011

Pauvres islamistes, ainsi diffamés lol

Écrit par : Fran | 10/01/2011

C'est une diffamation contre les tunisiennes et les tunisiens qui risquent leur peau et leur liberté. Ne pas confondre.

Écrit par : gilles devers | 10/01/2011

Il est envisageable que les islamistes, dont un spécialiste disait encore ce matin l'objectif principal est l'installation d'un système bien plus totalitaire que ceux existants dans les pays du Maghreb, voient d'un bon oiel les évènements, et peut-être y concourent.
La détresse du peuple est là, mais la convoitise fondamentaliste également.

Écrit par : Fran | 10/01/2011

Un témoignage interessant !

La révolution du jasmin la vrai

Extrait : Une jeunesse éduquée, qui en a marre, et qui s’apprête à immoler tous les symboles de cette ancienne Tunisie autocratique, par une nouvelle révolution, la révolution du Jasmin, la vraie.

Le témoignage dans son intégralité
http://nawaat.org/portail/2011/01/11/une-jeunesse-vecue-sous-lombre-de-ben-ali/

Écrit par : sosso-massï | 11/01/2011

Al-Qaïda soutient les manifestations en Tunisie et en Algérie
(AFP) – Il y a 8 heures

WASHINGTON — "Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a appelé les manifestants à étendre leurs mouvements en Tunisie et en Algérie, afin de renverser les pouvoirs en place et instaurer la charia, a rapporté jeudi le service américain de surveillance des sites islamistes SITE.

Dans une vidéo de 13 minutes, le chef d'Aqmi, Abou Moussab Abdel Wadoud, suggère aux contestataires tunisiens, qui manifestent depuis un mois, "de nous envoyer leurs fils afin qu'ils reçoivent un entraînement militaire", a rapporté SITE..."


Apparemment al-qaïda n'a pas pigé que les tunisiens aspirent à la liberté...

Écrit par : Fran | 14/01/2011

il s'est cassé! cette ordure!

Écrit par : révoltée | 14/01/2011

Oui, ce qu'on fait les Tunisiens est grandiose

Tous les dirigeants arabes font dans leur froc ce soir

Écrit par : gilles devers | 14/01/2011

Il est à Paris, j'ai bien peur qu'il ait l'intention de se présenter aux primaires socialistes....

Écrit par : Fran | 14/01/2011

La France a dit aujourd'hui qu'elle avait gelé les avoirs de Gbagbo

Elle doit geler les avoirs de Ben Ali, l'arreter et le remettre à la justice tunisienne

Écrit par : gilles devers | 14/01/2011

Je pense que c'est plus compliqué que ça Gilles, Ben Ali a du négocier avec la France, si vous m'hébergez "amicalement", je quitte le pouvoir.
La diplomatie française a sans doute sauvé des vies.
Maintenant il s'agit de barrer la route aux idées noires, du genre islamisation du pays.

Écrit par : Fran | 14/01/2011

Islamiste-sation, je voulais dire...

Écrit par : Fran | 14/01/2011

Il va falloir s'habituer à ce que le peuple arabe se fasse entendre sans s'affoler contre les fantasmes de barbus

Ben Ali a tout fait pour les encourager afin de diaboliser la révolte.

Écrit par : gilles devers | 14/01/2011

L'avenir confirmera ou infirmera, Gilles. Ecoutez France Info, des spécialistes du sujet disent qu'il est, même s'il s'agit d'un soulèvement populaire, indéniable qu'il y a un risque.

Écrit par : Fran | 14/01/2011

Non, franchement, je crois que ce n'est pas le sujet, mais pas du tout

S'il y a un risque, c'est que les crapules mafieuses du clan Ben Ali se cachent en barbus pour combattre le nouveau pouvoir.

Les micro groupes destructeurs n'ont ni le gout, ni la capacité de diriger un pays.

Vive la Tunisie !

Écrit par : gilles devers | 14/01/2011

Vive la liberté !

Écrit par : Fran | 14/01/2011

Espérons que l'issue sera positive, s'il y a un pays qui peut être la première démocratie dans cette région c'est bien la Tunisie. Si seulement les jeunes algériens pouvaient botter le cul de la junte militaire, mais trêve d'utopie.

Écrit par : Mathaf Hacker | 14/01/2011

Et MAM qui voulait envoyer des brigades anti-émeutes françaises pour aider la police tunisienne.

Les Tunisiens ont fait une sorte de révolution non ? Est-ce que ce mvt social a un leader ou est-il totalement spontané ?

Écrit par : aysin | 14/01/2011

la France va-t-elle l' accueillir? Va-t-elle l' extraditer?
Ou Va t-elle Injurier la démocratie et les lois tunisiennes? LOL

Écrit par : Adriana | 14/01/2011

Cette journée est à graver dans le marbre.
un grand Bravo

Concernant la piste "islamiste" je n'y crois pas trop. Les tunisiens ont vu ce qui s'est passé avec des dangers comme le FIS dans le pays voisin. En Algérie Ali Belhadj a essayé d'attirer les foules la semaine dernière lors des révoltes, il s'est fait jeter.

Je pense qu'une telle révoltuion ne pouvait arriver que dans un pays comme la tunisie, la syrie l'Egypte ou encore la Lybie. Parce que ce sont des pays entièrement totalitaires, aucune liberté, vous osez une critique sur le chef vous risquez la mort. Et ce caractère ultra totalitaire fait que l'explosion était ineluctable et brutale et que le mouvement ne pouvait prendre fin qu'avec l'issue que l'on a vue aujourdh'ui.

"Espérons que l'issue sera positive, s'il y a un pays qui peut être la première démocratie dans cette région c'est bien la Tunisie. Si seulement les jeunes algériens pouvaient botter le cul de la junte militaire, mais trêve d'utopie.Ecrit par : Mathaf Hacker | 14.01.2011 "

Les choses sont différentes en Algérie:
- La tunisie était un régime de "ferme ta gueule", l'Algérie est le régime de "cause toujours". Les libertés sont loin loin d'êtres parfaites en Algérie, mais les algériens ne demandent pas le droit de traiter de guignol Boutef ou d'avoir une presse très virulente à l'égard du pouvoir, ça, ils l'ont. Le problème majeur de l'Algérie est la corruption, le gouvernement annonçait juste avant les dernières émeutes que les caisses étaient pleines, mais le peuple n'en voit pas la couleur. La preuve que ce que recherchent les algériens, c'est de pouvoir vivre avec un niveau de vie qui soit en adequation avec les revenus du pays, c'est que le calme est revenu avec l'annonce d'une baisse des prix sur les biens de consommation courante. Mais ce n'est pas dit que ça ne repète pas.
- Ce qui différencie enfin l'Algérie et la Tunisie, c'est que la Tunisie a tjrs été soutenu par les gvnt et medias occidentaux, la presse occidentale a d'ailleurs été au début des révoltes honteusement complice par son silence ou son atténuation, soutien lié au fait Ben Ali est un pro-occident averré; soutien qui fait défaut vis à vis de l'algérie, en raison des positions moins pro-occident de l'algérie (question israelienne, l'UMA,réciprocité en matière de visa, etc...) et sans doute inconsciemment ou consciemment en raison du passé (et du passif). Si un algérien descend dans la rue ça fait le troue de france info toute la journée et envoyé special fait un numéro spécial, aucune complaisance de ce côté là (et tant mieux d'ailleurs). Soit un gros effort est fait pour qu'enfin l'algérien récupère son fric et peut être que les évènements en Tunisie serviront à ça si la bande de nazes gère les choses avec intelligence, soit si ça pète, ça risque d'exploser.

Ce soir toutes mes pensées vont aux Tunisiens, et à un ami en particulier, réfugié politique, qui j'espère pourra retourner au pays voir les siens, ou plutôt une partie des siens, le temps ayant joué son rôle et ayant emporté une partie de sa famille sans qu'il ne puisse assiter aux enterrements du fait de son statut de réfugié. Puis aussi au jeune qui est mort par qui tout a commencé.

Aux Tunisiens, je leur dis à la tunisienne "nhabkoum barcha barcha", à bientôt autour d'un verre de Boga.

Écrit par : révoltée | 14/01/2011

D'après ce que je comprends, les occidentaux ont soutenu Ben Ali car ils pensaient qu'il était un rempart contre l'islamisme. Le souci, c'est que plus un régime est autoritaire plus il y a des chances pour que l'opposition se radicalise. Et malheureusement dans les pays musulmans la religion peut être utilisée comme un outil de contestation du pouvoir en place.

J'espère que les opposants de Ben Ali sont des démocrates. Je ne parle pas des gens dans la rue qui ont permis la chute d'un dictateur, je pense aux leaders qui vont le remplacer.

Écrit par : aysin | 14/01/2011

J'espère aussi Aysin, faut voir mais je crois que l'opposition est plurielle. Elle s'est construite essentiellement à l'étranger (normal car impossible d'être un opposat à Ben Ali en Tunisie), notamment europe dont londres.

En revanche, ce que je crains, ce n'est pas tant la radicalisation de l'opposition qui me semble "structurée" ou du moins pas totalement dépourvue d'organisation, mais les personnes qui ont été torturées (et leurs familles), qui ont été atteintes dans leur chair, physiquement.

Écrit par : révoltée | 14/01/2011

sérieux vu comme Sarko a remballé Ben Ali, je n'aimerai pas avoir Sarko pour ami

Écrit par : révoltée | 14/01/2011

Ben Ali et sa femme chez le grand démocrate et ouvert Saoudien. Le comble, c'est quand même que sa femme va devoir se voiler mdr!

Écrit par : révoltée | 15/01/2011

effectivement, passée l'euphorie d'hier, la vigilence s'impose

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Tariq_Ramadan.140111.htm

Écrit par : révoltée | 15/01/2011

Écrire un commentaire

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu