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27.02.2011

La religion dans l’Algérie coloniale

De grands pays musulmans accèdent à la liberté et vont construire leur avenir. Déjà, on s’apprête à leur demander des comptes : quoi, ce n’est pas encore la démocratie absolue et parfaite ?! Affiche_800.jpg
Vingt ans après l’écroulement soviétique, Poutine gave ses réseaux et viole les droits fondamentaux au jour le jour (Je le regrette d’autant plus que je pense que tout ira bien quand la Russie ira mieux) ; les révolutions US des anciennes républiques soviétiques, dix ans plus tard, pataugent encore dans les approximations ; ailleurs, la France-Afrique post coloniale donne encore le rythme. Les révolutions de la Tunisie, de l’Egypte, de la Libye, du Yémen, de Bahreïn ont le grand avantage d’être spontanée : aucun grand frère pour vouloir ensuite récupérer les dividendes.
Bon mais ça sera très compliqué, car ce ne sont pas seulement les dernières années sanglantes des dictatures qu’il faut gérer, mais des décennies d’oubli du droit.

Voici à ce propos quelques repères sur ce qu’a été la liberté de religion en Algérie, du temps de la colonisation : 130 ans.

Deux dates principales ont marqué cette période de l’histoire : 1830, avec l’administration française de l’Algérie et 1905 avec la non-application de la loi sur la séparation de l’Etat et des cultes
1830 : le double langage du droit
L’histoire contemporaine de l’islam et de la France commence en 1830, par l’annexion de l’Algérie. Avec la convention du 5 juillet 1830, conclue entre le Bey d’Alger et le général en chef des armées françaises, le pouvoir français s’impose, préfigurant le rattachement de l’Algérie à la France. Dès 1848, l’Algérie devient « territoire français », divisé en trois départements, sans être pour autant placée dans une égalité de droit avec la métropole. La France qui avait fondé un empire colonial, s’affirme volontiers comme puissance musulmane, dans une société internationale encore manquée par l’empreinte de l’empire ottoman.alg50107.jpg
Les relations de la France et de l’Islam sont évidemment plus anciennes. Il s’agit d’abord des croisades et des échanges entre Haroun al Rachid et Charlemagne, ou entre François 1er et Soliman le Magnifique. C’est aussi la présence durable des Musulmans au moyen âge, en Provence et en Languedoc notamment. La présence française en Afrique musulmane a été permanente depuis le 19ème siècle: Saint Louis, alors capitale du Sénégal, disposait d’un représentant au sein de l’Assemblée nationale. Mais ce qui allait compter le plus dans ce domaine, a été le « fait algérien », c’est-à-dire l’irruption dans la vie politique, économique, culturelle et sociale d’un pays européen, de tout un peuple musulman avec son histoire, ses coutumes, ses règles de vie et sa religion. Un peuple très majoritairement musulman, resté encore à un stade de développement de type traditionnel, devenait partie intégrante d’un pays de culture chrétienne. L’imbrication humaine, culturelle, politique ne cessera de se développer.
Dans cette région islamisée très tôt, le fait musulman est présent dès l’origine : la Convention du 5 juillet 1830 prévoyait que la France devait « ne porter aucune atteinte à la liberté des habitants de toutes les classes, à leur religion, leur propriété, leur commerce et leur industrie ». Or dans le même temps, le droit métropolitain est venu organiser la société algérienne, en rupture avec le droit musulman. S’il est exact que le droit musulman souffrait d’archaïsme, l’esprit de la Révolution des Lumières n’a pas eu droit de cité sur l’autre rive de la Méditerranée : l’accès à la citoyenneté française a été refusé aux personnes de confession musulmane. C’est la doctrine coloniale : l’Algérie est française, mais le musulman relève d’un statut personnel spécifique. Le colonialisme crée les bases du communautarisme. Le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 énonce : « si l’indigène musulman est français, néanmoins il continuera à être régi par la loi musulmane ». L’application du Concordat a été écartée sous prétexte qu’il n’existait pas d’organisations représentant de l’islam. Aussi, l’Etat français a-t-il été dès le début omniprésent, y compris pour régler la pratique du culte, avec une préoccupation particulière pour le maintien de l’ordre public. Il n’existait pas en terre algérienne de droit à la liberté de religion, et la  pratique du culte, pour les musulmans, s’avérait souvent aléatoire. En 1848, a été créé un service de l’administration civile indigène, ayant pour mission le contrôle du culte musulman. L’Etat colonial qui régissait tout, n’allouait que des moyens très limités, et n’hésitait pas à réquisitionner les lieux de prières pour les affecter à des besoins jugés plus légitimes.image001.jpg
1905 : La non-application de la loi
Le schéma n’a pas été modifié par la loi de 1905, bien que l’article 43.2 invitait le gouvernement à déterminer les conditions d’application de ce texte à l’Algérie et aux colonies. C’est le décret du 27 septembre 1907 qui régla la question, pour reconnaître la loi inapplicable et organiser le statu quo, soit une religion sous contrôle de l’administration, avec de maigres financements. La circulaire signée par le Préfet Michel le 16 février 1933 qui a institué un contrôle de l’administration sur le recrutement du personnel cultuel a prévu des indemnités pour ce personnel qui devait prêcher dans les lieux de prière reconnus par l’Etat.
Ce n’est que beaucoup plus tard que le nouveau statut organique de l’Algérie, édicté par la loi du 20 septembre 1947, a rendu le culte musulman indépendant de l’Etat. Les projets réformateurs sont restés lettre morte jusqu’à ce que l’Assemblée algérienne crée en 1951 une commission du culte musulman, parvenant à établir le projet d’une Union générale des comités cultuels, financée par l’Etat. Mais le Conseil d’Etat a estimé en 1953 que la création par l’Etat de ce type de structure était contraire au principe de séparation des Eglises et de l’Etat, et c’est le schéma ancien qui est resté en cours jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962.
Dans le même temps, le maintien du statut personnel spécifique pour les musulmans, faisait de la croyance religieuse une condition de la reconnaissance juridique, créant ainsi un communautarisme légal. L’accès à la citoyenneté répondait à une logique discriminatoire sur le plan religieux : les musulmans devaient renoncer au statut personnel, lié à leur foi, pour adopter celui du code civil. Ce n’est qu’à partir de 1947, que fut acceptée la citoyenneté dans le statut, c’est-à-dire le fait d’être français et musulman, mais en portant le titre de « français musulman ».
Un constat d’évidence s’impose donc : durant la période coloniale (1830-1962), les musulmans vivant sous l’autorité de l’Etat français ont connu un statut juridique caractérisé par une double violation du droit : le non-respect des engagements contenus dans la convention de 1830 et la non application de la loi de 1905.
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Commentaires

Gilles,

Vous ne pouvez pas traiter ce sujet sans évoquer l'amendement d'Isaac Aldolphe Crémieux en 1870, accordant la nationalité française aux juifs. Ce décret est resté gravé dans la mémoire des algériens.

Écrit par : Mathaf Hacker | 27.02.2011

C'est donc dans l'histoire qu'il faut chercher cette difficulté à accepter le fait que l'on puisse être Français et musulman à la fois.

Les citoyens français de confession musulmane qui utilisent tjrs le "nous" pour marquer leur appartenance à la communauté française ont bcp de mérite. Je les admire car bien souvent je pense que la France ne mérite pas leur fidélité.

Écrit par : aysin | 27.02.2011

Comme on dit en certains endroits de l'internet, je 'plussoie' le commentaire de Mathaf Hacker...
Selon, mon humble avis, ce décret a été un des prémices (j'ai dis 'un des' pas 'le' ni 'l'unique') à la dégradation des relations, au cours du siècle suivant, entre juifs et musulmans en Algérie...

ps : il faudrait être naïf également pour croire qu'il n'y avait aucune tension entre ces deux communautés auparavant...

Écrit par : Aimeci | 27.02.2011

Histoire du décret Crémieux, sur l'excellent site Herodote :

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18701024

Écrit par : Mathaf Hacker | 27.02.2011

http://lmsi.net/Un-racisme-post-colonial

un extrait :

"Si le racisme est, selon la formule d’Albert Memmi, « une valorisation généralisée et définitive de différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression ou des privilèges » [4], il y a bien un racisme spécifique qui s’est construit comme une légitimation de l’agression et du privilège coloniaux : il y a bien eu essentialisation et naturalisation de « différences culturelles » (notamment la référence musulmane), disqualification « morale » de ces différences, théorisation et production de « l’indigène » comme « corps d’exception » encadré par des dispositifs spécifiques (formalisés notamment, en Algérie, par le Sénatus-Consulte du 14 juillet 1865) [5]. Et ce racisme culturaliste s’est bel et bien transmis de génération en génération, y compris après les indépendances - et cela sans grande déperdition, comme tout système de représentations non-soumis à la critique et à la déconstruction : on peut difficilement nier que dans la société française contemporaine continuent de circuler - et d’agir - de manière massive des représentations du « Noir », de « l’immigré », du « musulman », du « beur » ou de la « beurette » [6] survalorisant une différence « culturelle » (« ils » sont différents de « nous ») en même temps que sont niées les autres différences, notamment de classe ou de « personnalité » (« ils » sont tous les mêmes, et « nous » partageons tous une même « identité nationale »).

Il n’est pas contestable non plus que cette double opération de clivage et d’amalgame produit des représentations clairement infériorisantes (« ils » sont marqués au mieux par la carence ou le retard, au pire par la dangerosité [7], tandis que « nous » incarnons « la Raison », « l’Universel » et « la modernité »). Il n’est pas contestable enfin que ce discours dévalorisant assure au présent la légitimation d’une situation de domination, de relégation et d’exclusion sociale systémiques."

Écrit par : aysin | 27.02.2011

Napoléon III décide de rétablir le régime antérieur et renforce les pouvoirs du gouverneur. Le gouvernement et l'administration sont à nouveau centralisés à Alger aux mains d'un gouverneur général. L'Empereur touche très vite au cœur de la question : le problème des terres. Il découvre que l'Algérie n'est pas l'Amérique. "Égalité parfaite entre les Européens et les Indigènes, il n'y a que cela de juste, d'honorable et de vrai" s'enthousiasme Napoléon III. Il envisage la solution suivante : aux Indigènes, les terres, aux Européens le commerce et l'industrie. La religion musulmane devient l'objet d'un respect sincère qui se manifeste par la construction de nouveaux édifices religieux. Les Bureaux Arabes restaurent l'enseignement musulman et un conseil supérieur de droit musulman est institué pour l'interprétation de la loi coranique. En 1865, L'Empereur fait proclamer par un sénatus-consulte que le Musulman est Français, l'égal des Français. Il a désormais la possibilité d'accéder aux emplois civils et militaires et sur sa demande, d'obtenir sa naturalisation.

Écrit par : antimythe | 27.02.2011

Sur le plan administratif, les colonisateurs de l’Algérie, les Français comme les Ottomans avant eux, hésitent entre une politique d’assimilation et des mesures visant à préserver l’autonomie de la colonie, sans vraiment réussir à trouver de solution viable. Instrument de l’assimilation, le décret Crémieux de 1870 accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d’Algérie, puis en 1889 la loi de naturalisation des enfants nés en territoire français permet l’accroissement rapide de la population non musulmane. À partir de 1881, on tente aussi une gestion directe de l’Algérie depuis les ministères parisiens ; échec complet, cette expérience a pour conséquence d’aggraver le sort des populations arabes, ignorées par les législateurs. À la fin du xixe siècle, le régime d’autonomie financière est rétabli. Outre le gouverneur général, l’essentiel du pouvoir est détenu par l’Assemblée des délégations financières des colons, des non-colons et des indigènes musulmans (21 représentants sur 69 membres). Le pays demeure fort peu industrialisé. La population algérienne, évaluée à 2 millions d’habitants à peine en 1830, est estimée à près de 10 millions en 1954, dont 1 million d’Européens.

Écrit par : antimythe | 27.02.2011

À la veille de la Première Guerre mondiale, la plupart des jeunes Algériens souhaitent devenir français à part entière, et la mobilisation de 1914 se fait, à l’étonnement des autorités, dans une atmosphère d’« union sacrée », chez les musulmans comme chez les colons. Mais la législation interdit aux autochtones de tenir des réunions publiques ou de quitter leur maison ou leur village sans permission. Sujets français, ils ne peuvent devenir des citoyens de plein droit qu’en renonçant à leur statut coranique.
Le nationalisme algérien se développe au début des années 1920 au sein de la bourgeoisie musulmane. La demande initiale concerne simplement l’égalité des droits avec les Européens, comme le souligne le cheikh Ibn Badis : « Le bonheur du peuple algérien, grâce à l’aide de la France démocratique. » Les principaux dirigeants nationalistes, Ahmed Messali Hadj, fondateur, en 1926, de l’Étoile nord-africaine, Ferhat Abbas ainsi qu’Ibn Badis, animateur de la ligue des Oulémas, accueillent favorablement le projet Blum-Violette (1936), qui propose d’élargir l’accès à la citoyenneté française sans contrepartie religieuse. Mais le projet de loi, et toutes les tentatives effectuées dans ce sens, se heurte à l’hostilité des colons comme à celle de l’Assemblée nationale française. C’est dans ce contexte que les nationalistes trouvent une argumentation de choix dans un ouvrage paru peu de temps auparavant : le Livre de l’Algérie de Tewfiq al-Madani (1932) proclame en exergue « L’Islam est notre religion, l’Algérie notre patrie, la langue arabe est notre langue » ; les nationalistes devaient s’en souvenir. Source Encarta.

Écrit par : antimythe | 27.02.2011

Voici l'hymne algérien,Il reste des traces de l'histoire communes qui sont autant de plaies et de poisons,de chaque coté de la Méditerranée Je ne suis pas historien,mais votre présentation de cette période est quelque peu orientée

Par les foudres qui anéantissent,
Par les flots de sang pure et sans tache,
Par les drapeaux flottants qui flottent
Sur les hauts djebel orgueilleux et fiers,
Nous jurons nous être révoltés pour vivre ou
pour mourir,
Et nous avons juré de mourir pour que vive
l'Algérie !

Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Nous sommes des soldats pour la justice,
révoltés,
Et pour notre indépendance nous avons
engagé le combat,
Nous n'avons obéi à nulle injonction en nous
soulevant.
Le bruit de la poudre a été notre mesure
Et le crépitement des mitrailleuse notre
chant favori.
Et nous avons juré de mourir pour que vive
l'Algérie !

Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l'avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il faut
rendre des comptes!
Prépare toi ! Voici notre réponse!
Le verdict, notre Révolution
le rendra
Et nous avons juré de mourir pour que vive
l'Algérie !
Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Écrit par : antimythe | 27.02.2011

Une fois de plus, sur ce blog on trouve un article encore fortement teinté de sentiment anti français...On se demande qui a intérêt à répandre ce genre de propagande nauséabonde

Écrit par : Harry Cover | 27.02.2011

Les citoyens français de confession musulmane qui utilisent tjrs le "nous" pour marquer leur appartenance à la communauté française ont bcp de mérite. Je les admire car bien souvent je pense que la France ne mérite pas leur fidélité.

Ecrit par : aysin | 27.02.201

Donc Aysin considère ne pas appartenir à la communauté française...
La porte est grande ouverte Madame, ne vous gênez pas pour quitter ce pays que vous détestez...
Bizarre cependant que vous acceptiez tous les avantages qu'ils vous apporte..

Écrit par : Harry Cover | 27.02.2011

Quels avantages par exemple ?

Écrit par : aysin | 27.02.2011

La liberté, le travail, la douceur de vivre, la allocs diverses et variées, la protection sociale le droit à la santé à la sécurité, la tolérance et la patience de la population française en face de personnes qui viennent vivre sur son territoire en crachant sur ses coutumes, sa façon de vivre et qui veulent imposer la leur

Écrit par : Harry cover | 27.02.2011

Je ne bénéficie pas des droits politiques liés à la nationalité, certaines fonctions et métiers me sont interdits, mes droits d’entrée et de séjour sur le territoire français sont strictement réglementés. Et si je bénéficie des prestations de la sécurité sociale, assurance chômage, droits à la retraite, congés payés etc… c’est sous réserve de travailler de manière déclarée. Les immigrés comme moi en plus de devoirs que de droits. Et ils rapportent de l'argent à l'Etat français.

Pour votre info, je ne déteste pas la France mais je méprise les gens comme vous. Ce n'est pas parce qu'on est étranger qu'on doit aimer tous les frustrés qui vivent dans ce pays.

"L’immigration apporte plus à l’État qu’elle ne lui coûte

L’équipe du professeur Xavier Chojnicki de l’université de Lille vient de publier les résultats d’une étude menée en 2009 pour le ministère des Affaires sociales, démontrant que les immigrés apportent des avantages économiques à l’État français. La population française compte environ 5,3 millions d’immigrés vivant avec leur famille, et 6,5 millions de Français ayant au moins un immigré dans leur famille. Si l’État dépense en moyenne 47,9 milliards d’euros pour ces étrangers, ces derniers, par contre, reversent à l’économie de l’Hexagone 60,3 milliards d’euros. Les immigrés apportent donc un solde positif de 12,4 milliards d’euros aux finances publiques chaque année.
Dans le détail, les 47,9 milliards d’euros dépensés par l’État en 2009 comprennent les retraites pour 16,3 milliards d’euros, les prestations de santé pour 11,5 milliards d’euros et les allocations familiales pour 6,7 milliards d’euros. Le reste est ventilé entre les allocations de chômage, les aides au logement, les prestations de l’éducation et le RMI. En contrepartie, les immigrés ont apporté 26,4 milliards d’euros aux caisses sociales, 18,4 milliards d’euros comme taxes et impôts à la consommation, et 6,2 milliards comme CRDS et CSG. Ils ont également reversé aux finances publiques des impôts sur le revenu et sur le patrimoine, ainsi que des impôts locaux.

http://www.finance-banque.com/economie-francaise-immigration.html"

Écrit par : aysin | 27.02.2011

Le mépris est réciproque Madame..
Comment dit on déjà??..Ah oui "une chance pour la France", c est ce que vous pensez être ?
Mieux vaut en rire...

Écrit par : Harry Cover | 27.02.2011

Je n'ai jamais prétendu que j'étais une chance pour la France. J'ai juste rappelé que l'immigration rapportait de l'argent à l'Etat français. L'apport de l'immigration présente un bilan positif. Les étrangers s'ils ont des devoirs ont aussi des droits dont celui de s'exprimer sur des blogs français par exemple. Cela s'appelle la liberté d'expression et celle-ci n'est pas réservée exclusivement aux Français. Il faut vous habituer à entendre des choses désagréables. Y compris de la part des étrangers.

Écrit par : aysin | 27.02.2011

Rien ne vous empêche de vous exprimer...La preuve..
Mais rien ne m'empêche de vous répondre..Nous ne sommes pas encore en république islamique Madame, ce que vous devez regretter...

Écrit par : Harry Cover | 27.02.2011

aysin ,vous avez choisi parmi toutes les études celles qui vous arrangez Aucune étude fiable ne permet a ce jour d'affirmer ou d'infirmer votre point de vue L'immigration est une des composantes de la mondialisation voulue par les USA,et les puissances de l'argent Les conséquences, au niveau de la protection sociale et du statut des salariés sont dévastatrice
L'immigré n'est qu'une variable d'ajustement et de contournement de la justice sociale L'immigré est plus victime, qu'acteur de la mise en coupe réglée de nos acquits sociaux Car une fois qu'il a acquit le statut de régulation légal, il se retrouve en concurrence avec de nouveaux migrants Le combat n'est pas au niveau de l'immigré mais de l'immigration et des entreprises "utilisatrices" d'immigrants illégaux Pourtant ni la droite ,ni la gauche ne proposent de lutter efficacement contre ces fléaux Devinez pourquoi ?Il suffirait de fermer les entreprises délinquantes et de confisquer leurs biens pour mettre fin a cette traite négriére Seulement voila ce ne sont plus nos élus qui décident,même s'ils font semblant et font des déclarations tonitruantes pour mieux masquer leur absence de pouvoir

Écrit par : antimythe | 27.02.2011

En effet, rien ne vous empêche de me répondre mais dans la mesure où vous me répondez par "prenez la porte" au lieu de m'opposer des arguments cela montre bien que que si nous ne sommes pas dans une république islamiste votre mentalité n'est pas très éloignée de celle des islamistes qui n'admettent que leur propre liberté d'expression. Vous leur ressemblez un peu dans la mesure où vous avez visiblement du mal à accepter que toutes les idées, même celles qui vous déplaisent, puissent être débattues, y compris par des étrangers.

J'en resterai là en ce qui me concerne, je ne vois pas l'intérêt de poursuivre cet échange avec vous.

Écrit par : aysin | 27.02.2011

aysin ,vous avez choisi parmi toutes les études celles qui vous arrangez Aucune étude fiable ne permet a ce jour d'affirmer ou d'infirmer votre point de vue.

il suffit pas de dire, il faut le démontrer pour être crédible.
d' ailleurs, venant de qqn qui a des problèmes pour suivre un raisonnement avec des chiffres,
Cette affirmation est très discutable pour ne pas dire sans valeur.

Écrit par : Adri | 27.02.2011

don't feed the trolls ...

Pour discuter il faut être deux, et ces deux là n'ont malheureusement ni d'arguments à dire, ni à entendre. aux mieux seront-ils capables d'une astuce faussement rhétorique toutes les 20 phrases.

ils prétendent être contre les fanatiques, mais font le même travail ici qu'eux là-bas. fanatiques de tous les pays, haïssez-vous ! si l'un d'eux mordra parfois la main de son maître en crachant un coup sur la finance, un autre contre une multinationale, ils défendent bien leur patrons et leurs capitalismes nationaux respectifs.

voir même le capitalisme US plutôt que le leur, comme c'est le cas pour les paras des réseaux stay-behind et pour les ben-ladens instrumentalisés par l'ISI et les saouds. tout ce petit monde se sent patriote et bosse pour la CIA, comme c'est mignon.

m'enfin, leur patron pourrait leur payer des formations continues ... en écrivant si mal qu'ils pensent si peu, ils nuisent même à leur propre cause.

Écrit par : desbabas | 27.02.2011

http://www.youtube.com/watch?v=zHyKl1_CTrI

Écrit par : révoltée | 28.02.2011

Tu as raison Révoltée, mais amalgamer tous les Français, aux énergumènes (présents et passés), qui les ont gouvernés n'est pas juste ni agréable.
Les peuples ne savent pas toujours par quels hommes ils sont gouvernés...

Écrit par : Sicotine | 28.02.2011

L'historien Daniel Lefeuvre indique, dans son ouvrage Pour en finir avec la Repentance coloniale, que la reconstruction de la France par les immigrés est un mythe et une légende urbaine au vu du faible taux d'ouvriers étrangers dans l'immédiat après-guerre. Ainsi les travaux de reconstruction réalisés par les ouvriers immigrés concerneraient en réalité moins de 5 % de l'ensemble[24].

Au contraire, Gérard Noiriel indique, dans son ouvrage Le Creuset français (publié en 1988, mis à jour en 2006), en se basant notamment sur les travaux de Georges Mauco (1977), que les immigrés ont depuis la Seconde Guerre mondiale construit 90 % des autoroutes françaises, une machine sur sept, et un logement sur deux[25].

L’âge moyen relativement jeune de la population immigrée aurait théoriquement dû faire d’elle une population plus active, donc payant plus d’impôts et recevant moins de prestations sociales. Mais leur taux d’emploi faible annule l’incidence budgétaire bénéfique et produirait même des effets inverses [réf. nécessaire].

Les études d'Yves-Marie Laulan, Jacques Bichot et Maurice Allais [26] indiquent que l’immigration profite surtout aux immigrés eux-mêmes, ainsi qu’aux employeurs qui bénéficient de la présence d’immigrés non qualifiés (parfois de façon non déclarée). Les coûts pourraient être un peu plus élevés pour les autochtones non qualifiés, qui entrent en concurrence avec les immigrés. Toutefois les immigrés occupent souvent des emplois que les autochtones hésitent à accepter.

Par ailleurs, la dépendance à l’égard de l’aide sociale est surtout importante pour les demandeurs d’asile, qui ne sont pas autorisés à travailler la première année de l’instruction de leur dossier. Si leur dossier tarde à obtenir une réponse de l’administration, alors ceux-ci peuvent être autorisés à travailler. Cependant les demandeurs d’asile ne constituent qu’une petite minorité au sein de l’immigration et les frais d’aide sociale les concernant ne sont que marginaux.[réf. nécessaire]

Yves-Marie Laulan, économiste et président de l’Institut de géopolitique des populations, estime le coût annuel de l’immigration en France à 36 milliards d’euros (soit l’équivalent de 80 % du déficit public annuel)[27]. Son étude, qui prend en compte le différentiel entre les recettes et les dépenses apportées par les immigrés s’appuie notamment sur les travaux des professeurs d’économie Jacques Bichot et Gérard Lafay avec comme données principales les dépenses en maintien de l’ordre, de la justice, frais de scolarité, de santé, formation professionnelle, logement, coûts supplémentaires dans les quartiers dits « sensibles », les aides sociales diverses ou le regroupement familial.

Selon une autre étude de Jacques Bichot pour l’Institut Thomas More, ce coût serait d'au moins 24 milliards d’euros pour l’année 2005[28],[29],[30].

Ces calculs rejoignent en partie ceux plus anciens de Maurice Allais, « prix Nobel » d'économie 1988. Celui-ci a calculé que, lorsqu’un travailleur immigré entre dans un pays, il faut consacrer une épargne quatre fois supérieure à son salaire annuel pour construire les équipements (école, logement, hôpital...) dont il a besoin, charge relevant en France de la collectivité.

Inversement, selon Joseph Alfred Grinblat, docteur en économie de l'université de Princeton et longtemps responsable de la Division de la population des Nations Unies, « une analyse objective montre que l'immigration, y compris illégale, a des conséquences globalement positives pour le développement du pays receveur » et pourrait « remédier au déclin des populations » notamment dans l'Union européenne, « mais pas à leur vieillissement »[31].

Selon une étude de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, et pour le compte du ministère des Affaires sociales, les immigrés reçoivent de l’État 47,9 milliards d’euros et reversent 60,3 milliards soit un solde positif de 12,4 milliards d’euros.[32

Écrit par : antimythe | 28.02.2011

Sicotine,


oui (ce n'était pas mon propos)

Écrit par : révoltée | 28.02.2011

Révoltée,

Je sais, mais c'est à toi que j'ai préféré répondre ...

Écrit par : Sicotine | 28.02.2011

... que j'aie

Écrit par : Sicotine | 28.02.2011

Ah la période du 14 Juin au 5 Juillet 1830, tout un symbole, et le consul Deval n'était pas vraiment un honnête homme.
Utile de le rappeler quand le petit homme vient de se faire tirer les oreilles en pays Ottoman.
D'où vient déjà la fortune du baron Sellières ?

Écrit par : yesroll | 28.02.2011

Le copier coller a été parfait, mais il faut surtout pas oublier qu' on est en train de copier un texte. citer la source pour que d'autre personnes puissent accéder a l' info est le minimum pour un débat valable. Sinon, c'est contre le droit des auteurs, copiersans autorisation, et ne permet pas a d'autres de s' adresser au texte pour analyser la crédibilité de ce qu' on affirme.

cependant,a part le copier coller, c' est clair qu' on a pas compris la question posée.
je répète ,
en quoi on se bases-t-on, quels sont les arguments tires de l' analyse de l' étude lui même pour dire que le travail Xavier Chojnicki n'est pas valable et pourquoi cet étude n'est pas fiable?
la personne en question est professeur a l' université de Lille, membre du CEPII, avec plusieurs travaux scientifiques publies dans ce domaine.

En vérité, copier des sources en citant les travaux sans donner des arguments valables et concrets pour étayer l' affirmation jetée, on convient, n' est pas aller au coeur du problème, mais plutôt une action pour discréditer le travail en question.
l' étude en question a été mené par le compte du ministère des affaires sociales. je vois mal, deja au départ , q' un étude sur un sujet si sensible soit pas fiable et valable.
j' attends donc la démonstration d' invalidité du travail et de l' imprécision, bref démonstration de l' affirmation ou on va rester que sur du copier coller d' une source anonyme?

Écrit par : Adriana | 28.02.2011

D' ailleurs,

je peux citer plusieurs articles contre la théorie de la relativité restreinte a l' époque de sa conception, quand il n' y avait pas moyen expérimental de la confirmer.
cependant, elle ne reste pas moins valable.

Écrit par : Adriana | 28.02.2011

J'ai contacter l' auteur du travail qui Asyn a cité par e-mail.

voila la réponse :

Bonjour et merci de l'intérêt porté à mes travaux,

L'étude que nous avons remise avec mes collègues au ministère des affaires sociales tend en effet à montrer que les conséquences budgétaires de l'immigration sont relativement neutres voire légèrement positives dans certains cas. C'est résultats sont relativement conformes à la plupart des travaux économiques menés sur la question dans les pays étrangers (USA, Espagne, Suède, Allemagne, Autriche, etc.). Ils s'éloignent pourtant de quelques études menées sur le cas français, notamment par Bichot, Gourevitch et Allais.

L'absence de résultats tranchés sur la question tient à l'absence de statistiques claires et accessibles. Notre travail a essayé d'inférer aussi finement que possible l'impact de l'immigration sur la base des données existantes. Pour ce faire, nous avons croisés des enquêtes individuelles telles que l'enquête budget des familles et l'enquête soins-santé avec des données macro comme celles de la comptabilité nationales ou du recensement de la population. Nous avons également combiné différentes techniques d'analyse (micro-économétrie, comptabilité générationnelle, modèle d'équilibre général calculable) afin de vérifier la robustesse des résultats. Comparativement aux autres travaux français, notre étude se distinguent par la multiplicité des approches mais aussi par le fait que nous avons évaluer l'impact de l'immigration à la fois de manière instantanée (pour une année donnée) mais aussi dynamique afin de tenir compte des effets de cycle de vie.

Pour mieux connaître nos travaux, je vous joins le lien du rapport remis au ministère ( http://droit.univ-lille2.fr/uploads/media/Rapport_Drees_EQUIPPE_V3_01.pdf ). Je vous joins également une petite contribution que j'avais écrite pour Telos reprenant quelques éléments chiffrés du rapport ( http://www.telos-eu.com/fr/article/immigration-combien-ca-coute).

Bien cordialement.


j' invite tous a lire sont travail qui a aussi été citee dans la revue Problèmes économiques de Février 2011. l'impact economique de l'immigration. on peut s' acheter en kiosque.
je crois que sur on sujet pareil qui génère a chaque année sont lot de fantasmes et dérapages. on a le devoir de ne pas rester a la surface en citant d'ici et de la quand cela arrange que tel étude n'est pas valide or untel ne dit rien.

je suggère commencer par le Link de Telos et aussi a visiter sa page a l' université. Il est prof en macro-économie.

Écrit par : Adriana | 01.03.2011

merci Adriana je vais lire tout ça

Écrit par : aysin | 01.03.2011

Après avoir simplement parcouru le rapport Drees effectivement sérieux et complet, j'en conclus (peut être hâtivement) que l'angle économique n'est pas décisif sur cette question, c'est bien ailleurs que ça se passe.
L'accord auquel est parvenu ces derniers jours le gvmt suédois est assez intéressant, mais pour diverses raisons non reproductible ici en France.
Il faudrait pourtant, avoir un véritable accueil ouvert et important, éventuellement sélectif, éventuellement temporaire, serai une bonne contribution aux printemps des pays du sud de la Méditerranée.

Écrit par : yesroll | 08.03.2011

vive l'algerie independante

Écrit par : filali mohamed el mehdi | 18.04.2011

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