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28.02.2011

Sarko : « Ce sont les Arabes qui font la loi en France »

A-Bout-De-Souffle.jpgLes révolutions post-Islam ouvrent vers le post-Sarko. Celui qui a fait carrière en tapant sur un Islam génétiquement englué dans l’intégrisme est pris à son propre piège. Sarko à bout de souffle…

Tout le monde a compris ce qui s’est passé. MAM dégage parce qu’elle ne peut mettre les pieds que dans les dictatures arabes, qui vont être de moins en moins  nombreuses. Brice dégage, comme récidiviste devant le tribunal de grande instance de Paris. Guéant dégage car Juppé veut être un vrai ministre. Et on se récupère un ancien d’Occident aux armées !

Si on cumule avec le remaniement de novembre, ça nous montre un Sarko en super forme… Il voulait que Borloo reste au gouvernement et que Copé y entre pour bien les surveiller. On a vu le résultat et aujourd’hui il mise sur un Juppé ressuscité, et déjà intouchable : il a obtenu le départ de Guéant et de rester Maire de Bordeaux.

Pour masquer sa déculottée, Sarko se lâche et nous dit en substance : « Ce sont les Arabes qui font la loi en France ». S’il faut virer MAM et Hortefeux, recadrer Guéant et mettre sur orbite Juppé, c’est à cause des Arabes ! La patrie n’est pas en danger mais tout comme : il faut juste changer tous les ministres régaliens quatre mois après le dernier remaniement. Et avec cette superbe dénégation qui fera le bonheur de mes copains psy : « Nous ne devons pas en avoir peur ». Comprendre : nous sommes morts de trouille et n’osons pas le dire. L’alibi islamiste s’écroule devant l’appel des peuples arabes à la démocratie et à la justice sociale. La question était de savoir combien de temps ce souffle arabe mettrait pour toucher la France : c’est fait, et Sarko signe en direct à la télé.

Alors, juste de la mousse et le bazar ambiant va continuer ? C’est bien possible.

Mais je vois avec beaucoup d’attention la montée en puissance de Juppé, encore conforté par le discours de Sarko hier soir. Un point sera décisif : Juppé parviendra-t-il ou non flinguer le débat sur l’Islam en avril ?  Tout le monde sait que c’est le débat de trop et que cette course devant le FN est écœurante. Si le débat devient une anecdote, géré dans des salons feutrés, maintenu pour sauver la face, Sarko aura perdu et Juppé aura beaucoup de cartes en main. La Droite française a beaucoup de défauts, mais elle n’a rien à voir avec cette culture de l’exclusion.

Tôt ou tard, Sarko fera le constat, cruel pour lui, que pour avoir placé les questions arabo-musulmanes au cœur de sa politique, il devra dégager devant la preuve que ses théories funestes se brisent sur les réalités.

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27.02.2011

La religion dans l’Algérie coloniale

De grands pays musulmans accèdent à la liberté et vont construire leur avenir. Déjà, on s’apprête à leur demander des comptes : quoi, ce n’est pas encore la démocratie absolue et parfaite ?! Affiche_800.jpg
Vingt ans après l’écroulement soviétique, Poutine gave ses réseaux et viole les droits fondamentaux au jour le jour (Je le regrette d’autant plus que je pense que tout ira bien quand la Russie ira mieux) ; les révolutions US des anciennes républiques soviétiques, dix ans plus tard, pataugent encore dans les approximations ; ailleurs, la France-Afrique post coloniale donne encore le rythme. Les révolutions de la Tunisie, de l’Egypte, de la Libye, du Yémen, de Bahreïn ont le grand avantage d’être spontanée : aucun grand frère pour vouloir ensuite récupérer les dividendes.
Bon mais ça sera très compliqué, car ce ne sont pas seulement les dernières années sanglantes des dictatures qu’il faut gérer, mais des décennies d’oubli du droit.

Voici à ce propos quelques repères sur ce qu’a été la liberté de religion en Algérie, du temps de la colonisation : 130 ans.

Deux dates principales ont marqué cette période de l’histoire : 1830, avec l’administration française de l’Algérie et 1905 avec la non-application de la loi sur la séparation de l’Etat et des cultes
1830 : le double langage du droit
L’histoire contemporaine de l’islam et de la France commence en 1830, par l’annexion de l’Algérie. Avec la convention du 5 juillet 1830, conclue entre le Bey d’Alger et le général en chef des armées françaises, le pouvoir français s’impose, préfigurant le rattachement de l’Algérie à la France. Dès 1848, l’Algérie devient « territoire français », divisé en trois départements, sans être pour autant placée dans une égalité de droit avec la métropole. La France qui avait fondé un empire colonial, s’affirme volontiers comme puissance musulmane, dans une société internationale encore manquée par l’empreinte de l’empire ottoman.alg50107.jpg
Les relations de la France et de l’Islam sont évidemment plus anciennes. Il s’agit d’abord des croisades et des échanges entre Haroun al Rachid et Charlemagne, ou entre François 1er et Soliman le Magnifique. C’est aussi la présence durable des Musulmans au moyen âge, en Provence et en Languedoc notamment. La présence française en Afrique musulmane a été permanente depuis le 19ème siècle: Saint Louis, alors capitale du Sénégal, disposait d’un représentant au sein de l’Assemblée nationale. Mais ce qui allait compter le plus dans ce domaine, a été le « fait algérien », c’est-à-dire l’irruption dans la vie politique, économique, culturelle et sociale d’un pays européen, de tout un peuple musulman avec son histoire, ses coutumes, ses règles de vie et sa religion. Un peuple très majoritairement musulman, resté encore à un stade de développement de type traditionnel, devenait partie intégrante d’un pays de culture chrétienne. L’imbrication humaine, culturelle, politique ne cessera de se développer.
Dans cette région islamisée très tôt, le fait musulman est présent dès l’origine : la Convention du 5 juillet 1830 prévoyait que la France devait « ne porter aucune atteinte à la liberté des habitants de toutes les classes, à leur religion, leur propriété, leur commerce et leur industrie ». Or dans le même temps, le droit métropolitain est venu organiser la société algérienne, en rupture avec le droit musulman. S’il est exact que le droit musulman souffrait d’archaïsme, l’esprit de la Révolution des Lumières n’a pas eu droit de cité sur l’autre rive de la Méditerranée : l’accès à la citoyenneté française a été refusé aux personnes de confession musulmane. C’est la doctrine coloniale : l’Algérie est française, mais le musulman relève d’un statut personnel spécifique. Le colonialisme crée les bases du communautarisme. Le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 énonce : « si l’indigène musulman est français, néanmoins il continuera à être régi par la loi musulmane ». L’application du Concordat a été écartée sous prétexte qu’il n’existait pas d’organisations représentant de l’islam. Aussi, l’Etat français a-t-il été dès le début omniprésent, y compris pour régler la pratique du culte, avec une préoccupation particulière pour le maintien de l’ordre public. Il n’existait pas en terre algérienne de droit à la liberté de religion, et la  pratique du culte, pour les musulmans, s’avérait souvent aléatoire. En 1848, a été créé un service de l’administration civile indigène, ayant pour mission le contrôle du culte musulman. L’Etat colonial qui régissait tout, n’allouait que des moyens très limités, et n’hésitait pas à réquisitionner les lieux de prières pour les affecter à des besoins jugés plus légitimes.image001.jpg
1905 : La non-application de la loi
Le schéma n’a pas été modifié par la loi de 1905, bien que l’article 43.2 invitait le gouvernement à déterminer les conditions d’application de ce texte à l’Algérie et aux colonies. C’est le décret du 27 septembre 1907 qui régla la question, pour reconnaître la loi inapplicable et organiser le statu quo, soit une religion sous contrôle de l’administration, avec de maigres financements. La circulaire signée par le Préfet Michel le 16 février 1933 qui a institué un contrôle de l’administration sur le recrutement du personnel cultuel a prévu des indemnités pour ce personnel qui devait prêcher dans les lieux de prière reconnus par l’Etat.
Ce n’est que beaucoup plus tard que le nouveau statut organique de l’Algérie, édicté par la loi du 20 septembre 1947, a rendu le culte musulman indépendant de l’Etat. Les projets réformateurs sont restés lettre morte jusqu’à ce que l’Assemblée algérienne crée en 1951 une commission du culte musulman, parvenant à établir le projet d’une Union générale des comités cultuels, financée par l’Etat. Mais le Conseil d’Etat a estimé en 1953 que la création par l’Etat de ce type de structure était contraire au principe de séparation des Eglises et de l’Etat, et c’est le schéma ancien qui est resté en cours jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962.
Dans le même temps, le maintien du statut personnel spécifique pour les musulmans, faisait de la croyance religieuse une condition de la reconnaissance juridique, créant ainsi un communautarisme légal. L’accès à la citoyenneté répondait à une logique discriminatoire sur le plan religieux : les musulmans devaient renoncer au statut personnel, lié à leur foi, pour adopter celui du code civil. Ce n’est qu’à partir de 1947, que fut acceptée la citoyenneté dans le statut, c’est-à-dire le fait d’être français et musulman, mais en portant le titre de « français musulman ».
Un constat d’évidence s’impose donc : durant la période coloniale (1830-1962), les musulmans vivant sous l’autorité de l’Etat français ont connu un statut juridique caractérisé par une double violation du droit : le non-respect des engagements contenus dans la convention de 1830 et la non application de la loi de 1905.
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26.02.2011

Hedi massacré par la police

La police n'est pas au niveau, et elle s'enfonce. La violence vicieuse pour un simple controle : que la justice se prononce, et qu'elle sanctionne. Une fois n'est pas coutume : je reproduis sans un mot de plus ce texte de l'excellent Bondy Blog.

Hedi, 23 ans, a été hospitalisé trois jours après avoir été « contrôlé » sans raison apparente le 12 février, alors qu’il se trouvait sur un parking d’Aulnay-sous-Bois. Récit.

Samedi 12 février, aux alentours de 14h30, Hedi (prénom modifié) est assis dans le camion utilitaire d’un ami. Ils sont alors trois dans le véhicule garé sur le parking des 3000 à Aulnay-sous-Bois, revenant du foot. Quatre policiers de la BAC arrivent discrètement pour procéder à un contrôle. Ils font descendre en premier Hedi et l’un d’eux lui fait une fouille au corps. S’attardant trop sur ses parties intimes, Hedi lui dit : « Enlève ta main j’ai mal ! – Tu veux que j’appuie plus fort ? », lui répond le policier, et il exerce une pression plus forte. Hedi repousse sa main et lui tourne le dos pour se tenir l’entre-jambe quand soudain l’agent de la BAC lui met un coup de poing violent en pleine mâchoire. Un deuxième policier intervient pour tenir Hedi par la gorge et son collègue lui remet un coup de poing de l’autre côté de sa mâchoire.

Pendant dix minutes, Hedi est laissé à terre avec du sang qui sort de sa bouche. La flaque de sang laissée au sol témoignera de la violence des coups portés à son visage. Ses deux amis voulant intervenir se retrouvent bloqués à l’intérieur du camion, sous la menace de flash-ball des deux autres policiers.

Emmené au commissariat d’Aulnay-sous-Bois pour une garde-à-vue pour « outrage et rébellion », Hedi se retrouve assis à l’arrière du véhicule de la BAC entre deux policiers qui le frappent de leur matraque dans les côtes le long du trajet. « « On va te niquer, tu veux pas qu’on te ramène dans un coin pour te finir ? », me disent-ils », raconte Hedi. Avant d’entrer dans le commissariat, ils l’attrapent par les cheveux et les oreilles pour le forcer à s’essuyer la bouche mais il refuse, voulant laisser ces marques de violence. Il finira par cracher sur son pantalon pour que le sang s’y imprègne.

Dans le commissariat, il est placé deux heures en cellule de dégrisement, alors qu’il n’est ni saoul ni sous l’effet de stupéfiants, avant d’être emmené à l’hôpital Jean Verdier de Bondy pour une visite médicale. Après diagnostic, le médecin appelle les deux policiers qui l’accompagnent et leur demandent : « Qui a fait cela ? – Ce sont nos collègues. – Il faut l’emmener d’urgence à la Pitié-Salpêtrière. » Un magistrat ordonne aux deux policiers d’emmener eux-mêmes Hedi à la Pitié-Salpêtrière. Après examen le diagnostic tombe : double fracture de la mâchoire, nerf de la lèvre inférieure dévitalisé et deux dents qui ont traversé la gencive. Trois jours d’hospitalisation, une opération avec une pose de broches et trente jours d’ITT.

Hedi a pris un avocat et porté plainte à la police des polices, l’IGS. Il est dans l’attente d’une confrontation et déterminé à obtenir réparation pour le préjudice subi. A partir de huit jours d’ITT, un policier est condamnable. Avec trente jours dans le cas de Hedi, ce dernier espère avoir un résultat satisfaisant. Ce qui l’a le plus étonné dans tout ça c’est qu’il connaissait les policiers qui l’ont violenté : « Dans notre quartier, il y avait un chantier, des tours ont été détruites et j’ai participé à la sécurité du chantier sur ce même parking où j’ai été agressé. Ils me voyaient travailler, me disaient bonjour. J’ai 23 ans, j’ai une société sur les marchés. Ils savent que je ne suis pas quelqu’un de bizarre… »

J’ai de mon côté contacté le commissariat concerné mais n’ai pas eu de réponse : « Je ne suis pas au courant de cette histoire et personne ne peut vous renseigner ici », m’a répondu la personne qui a décroché le téléphone. En attendant, Hedi est en arrêt de travail et attend le traitement de sa plainte.

Inès El Laboudy

25.02.2011

Juppé dans l’ascenseur ?

Alain-Juppe-1.jpgJuppé jusqu’où ? Sarko victime collatérale de Kadhafi ? La vie politique va vite ces jours-ci.

Juppé a réussi à transformer Bordeaux. Il a compris cette grande ville, l’a extirpé de ses langueurs. Si vous n’avez pas la chance d’habiter à Bordeaux, allez y passer un week-end, et vous verrez que tout a changé.

Juppé aurait du prendre la suite de Chirac, mais cet imprudent s’est fait chopé par les flics, puis condamner par les juges. La Cour d’appel a passé l’éponge sur son arrogance  pathologique,  sanctionnée lors de la première instance, et lui a permis de rester dans le jeu politique, après une année de purge canadienne.

Maintenant Juppé est de retour. Il a eu l’intelligence politique d’accepter de rentrer dans le « gouvernement » du « président » Sarko, et soudain le revoici aux manettes.

MAM était l’hyper-pro en novembre ; elle est out, totaly, en février. Tout le monde a compris : elle veillait  à ses petites affaires familiales avec les amis du régime pendant que la Tunisie était en révolution, et elle s’est fait prendre la main dans le sac.

Sa position est intenable, et résulte de ce constat : tout déplacement de MAM dans un pays arabe est un pari d’équilibriste. Intenable. Juppé ne s’est pas gêné hier. Après avoir évoqué les « maladresses » de sa collègue, il lâche : « Il appartient aux autorités compétentes de l'État d'en tirer les conséquences si elles le souhaitent». Si les carottes ne sont pas cuites, ça y ressemble beaucoup.

Tout le problème est que Juppé ministre des affaires étrangères, ça change beaucoup de choses, et il n’acceptera d’être nommé que s’il devient un vrai ministre, et non le porte parole de l’Elysée sur les affaires étrangères. Depuis mai 2007, on sait que le Quai d’Orsay, ce n’est que pour les réceptions. Tout ce qui compte se passe à l’Elysée : Sarko décide, Guéant et Lévitte gèrent, Guaino écrit les discours, et Sarko les lit. Avec l’arrivée de Juppé, c’est ce processus qui prendra fin, et les répercussions seront multiples. Le même Juppé qui avait déploré la violente campagne anti-roms de cet été. Celui qui a exprimé il y a quelques jours son opposition au nouveau débat sur la place de l’Islam dans la République. Avec Juppé, on retrouve une bonne veille Droite, qui va très bien au pays. La Droite qui avait refusé l’intervention en Irak, qui refusait l’entrée dans le commandement militaire de l’OTAN.

Sarko n’a pas d’autre solution que de s’en remettre à un rival.

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La politique étrangère de Sarko

24.02.2011

La soupe Obama

obama-war-is-peace.jpgObama veut faire oublier son veto sur la colonisation en envoyant la douce et tendre Hillary au Conseil les Droits de l’Homme de Genève pour défendre la liberté des peuples, à l’heure des révolutions arabes. Sinistre plaisanterie du VRP des grands groupes d’armement US.

Obama a besoin d’être réélu et c’est à portée de main. Les leaders du Parti Republicain, rendus hystériques parce qu’une famille black vit à la Maison Blanche, ont choisi une leader moisie, Sarah Palin, qui signale ses adversaires par des cibles. Sarah Palin a pour principe d’action « toujours plus de surenchères » car elle est morte de trouille de se faire doubler à Droite par les allumés du Tea-Party. Une fin de cycle.

Obama est plus raisonnable. Il a fait un truc qui s’est appelé le discours du Caire. Il a ensuite fait un autre truc qui s’appelait le refus de serrer la main devant la télé à Netanyahou, quand il s’agissait d’imposer le gel de la colonisation comme préalable à des pourparlers de « paix ».

Ce fut grandiose,… mais ça n’a pas tenu plus de trois mois.

Le dos au mur après l’éjection de Moubarak, les dirigeants Palestiniens ont convaincu les gouvernements arabes en sursis de soutenir devant l’ONU une résolution condamnant la colonisation. C'est-à-dire soutenant le point de vue de Barak Obama du mois de septembre. C’est-à-dire réaffirmant les principes de base de la IV° Convention de Genève de 1949 : l’occupant est simple administrateur, et ne peut s’approprier les terres. C’est-à-dire respectant l’article 8, 2, b, viii du statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale, qui sanctionne comme crime de guerre  « le transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d’une partie de sa population civile, dans le territoire qu’elle occupe, ou la déportation ou le transfert à l’intérieur ou hors du territoire occupé de la totalité ou d’une partie de la population de ce territoire ».

C’est la même règle qui a été retenue par la Cour Internationale de Justice dans l’affaire du mur, avec l’avis du 9 juillet 2004, ou la Cour de Justice de l’Union européenne dans l’affaire Brita le 25 février 2010.

Le droit est compliqué, certes, et le droit international l’est plus encore, certes derechef. Mais cette donnée là est simple : un Etat a des frontières, pour ce qui est d’Israël celles reconnues lors de son entrée à l’ONU en 1949, et aucun Etat n’a le droit de s’approprier par la force armée les terres de son voisin. Les guerres de conquête, c’était bon pour le Moyen-âge ou pour le cinglé Bonaparte, mais c’est fini.obama_2.jpg

Tu piges, Barak ?

Barak pige, mais il n’oublie pas le nom mélodieux des grands groupes qui ont financé sa campagne, dégommant les Clinton, et qui financeront la suivante s’il se montre bien gentil.

D’où le veto sur la résolution palestinienne défendu par une Susan Rice liquide, voire gazeuse. Barak défend donc la colonisation : la franchise fait du bien.

Deux jours après, alors la Libye est en guerre de libération, Barak nous balance une déclaration de presse affirmant les valeurs des Etats-Unis d’Amérique au service des Libyens. De l’imposture.

J’enrage de voir ces impérialistes génétiques encore sur le haut de la vague, mais leur victoire est celle du vide.

L’Europe n’existe pas avec ses trois présidents et son impayable ministre des affaires étrangères. Zéro. La Russie passe son temps à monter des plans contre les populations du Caucase et à gérer sa dette. Zéro. La Chine : moins un. L’Amérique du Sud : un jour peut-être.

OKi, le grand vainqueur est celui qui finançait les dictateurs et qui est disponible pour financer les révolutions. Les Etats-Unis gagnent parce qu’ils sont les seuls. La France, pivot d’Europe, pouvait faire quelque chose dans le monde arabe tant qu’elle était hors du commandement militaire de l’OTAN. Ca aussi a été soldé.  

C’est dire que cette victoire US est bien faible. Dans cette période de feu, les peuples n’ont pas d’alternative, mais c’est un amour par dépit, et son temps est compté.

Une dernière chose pour Barak, le grand ami des libertés et des valeurs : pourquoi ne pas ratifier le Traité de Rome instituant la Cour Pénale Internationale qui avait été signé par Clinton ? Est-ce parce que la Cour ne défendrait pas les libertés ou les valeurs, ou par peur, raisonnée, de devenir le premier justiciable ?

Bandit…

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Un combat pour les valeurs

23.02.2011

Quand Sarkozy saluait la respectabilité de Kadhafi

Le site de l’Elysée a fait disparaitre les photos de la visite de Kadhafi à Paris, en décembre 2007, mais on retrouve vite les discours tenus à l’époque. Voici la déclaration de presse de Sarkozy, le jour de l’arrivée de Kadhafi, le 10 décembre 2007, retrouvé sur le site de l’ambassade de France au Royaume Uni. Au passage, il salue la qualité de la collaboration avec les services Libyens quand il était ministre de l’Intérieur… Et toujours ce raisonnement binaire : rien faire ou foutre le feu.

 

Kadhafi-et-Sarkozy.jpg« Mesdames et Messieurs, bonjour.

Je voudrais vous dire dans quel état d’esprit la France reçoit aujourd’hui le président Kadhafi.

La France reçoit un chef d’Etat qui a choisi de renoncer définitivement à la possession de l’arme nucléaire.

La France reçoit un chef d’Etat qui a choisi de rendre les stocks sous le contrôle des organisations internationales.

La France reçoit un chef d’Etat qui a choisi de renoncer définitivement au terrorisme.

La France reçoit un chef d’Etat qui a choisi d’indemniser les victimes. Je recevrai, d’ailleurs, les associations de victimes. Et j’ai, d’ores et déjà, eu l’occasion de dire au président Kadhafi qu’il faudrait régler ce que la partie libyenne s’est engagée à faire, les derniers éléments du litige qui restent en cours de discussion.

La France reçoit un chef d’Etat qui a choisi de libérer les infirmières bulgares détenues pendant plus de huit années. Je voudrais d’ailleurs dire à ceux qui font des commentaires sans savoir que, si la France n’avait pas conduit l’action qu’elle a conduite, ces malheureuses seraient toujours retenues aujourd’hui.

C’est la France qui a demandé la libération et qui a négocié, avec l’Union européenne, cette libération et qui l’a obtenue.

J’ajoute que ma conviction, la plus profonde, est que la France doit parler avec tous ceux qui veulent trouver le chemin de la respectabilité et de la réintégration dans la communauté internationale. Il faut encourager ceux qui tournent le dos au terrorisme. Il faut encourager ceux qui tournent le dos à la possession de l’arme nucléaire. Kadhafi-Sarkozy-avion2007.jpg

Et je peux témoigner de la collaboration des services français avec les services libyens pendant les quatre années où j’étais ministre de l’Intérieur. J’ai dit au président Kadhafi, combien il fallait continuer à progresser sur le chemin des Droits de l’Homme dans tous ses aspects, tout ce qu’il restait à faire. Mais à l’inverse, que dirions-nous aujourd’hui aux dirigeants iraniens si nous ne tendions pas la main au dirigeant libyen qui a choisi lui-même de tourner le dos à l’arme nucléaire et au terrorisme ?

Q - Pour encourager les libyens qu’est-ce que la France propose exactement ?

R - La France signera des contrats de collaboration pour une usine de dessalement de l’eau de mer avec un réacteur nucléaire, pour une coopération en matière d’armement et différents contrats économiques. Et puis surtout, il faut que tous les pays dans le monde qui seraient tentés d’avoir recours à l’arme nucléaire comprennent que la communauté internationale ne traite pas de la même façon celui qui va dans le bon chemin, celui vers la respectabilité, et celui qui reste dans le mauvais chemin, c’est-à-dire celui qui se met en dehors de la communauté internationale. Si vous traitez de la même façon un Etat qui va du soutien au terrorisme vers le renoncement au terrorisme, alors pourquoi voudriez-vous que d’autres Etats comprennent qu’ils ont intérêt à aller vers la respectabilité ?

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22.02.2011

La France a-t-elle une politique étrangère ?

035_le_grand_cirque_350.jpgKoukouch et son sac de riz, MAM et son agence de voyages, les grands manitous de l’Elysée qui font les instruits alors que le monde leur échappe… Sarko est resté ministre de l’Intérieur, et l’Extérieur est à l’abandon.

En Afghanistan, nos soldats sont embarqués dans une guerre perdue d’avance, qui mise  pour la solution politique, la seule qui fait gagner, sur le Moubarak du coin, un certain Karzaï, tombé des avions américains. Un défaite qui sera cruelle militairement, et qui politiquement deviendra une révolution, car ce sont les Talibans qui gagnent chaque jour du terrain. Qui paiera l’ardoise ? Hier encore un massacre causé par l’aviation de la coalition : 50 morts civils dans l’Est afghan. Qui en parle ? Qui est en droit de parler à ces victimes ?

En Chine, c’est soldé. Après les pitreries de Koukouch et « la première Dame de France » faisant les guignols auprès du Dalaï Lama, c’est tout le staff gouvernemental qui se précipite en file ininterrompue pour faire la mendicité à Pékin.

L’Afrique se ferme à la France et se fermera de plus en plus. Le discours de Dakar de l’homme blanc sur l’homme africain est plus que mal passé, et l’aveuglement de la diplomatie française finit de rendre ce discours pitoyable. Les vieux réseaux ne pigent plus rien. Out !   

Les US rigolent devant la volonté de Sarko de mesurer ses petits muscles avec ceux d’Obama, après son adoration déclarée à Bush Junior.

En Europe, la France, morte de trouille de perdre son AAA dans les agences de notation, a renoncé à toute autonomie – pas aux discours ! – et se contente de mettre en musique les décisions économiques et financières prises en Allemagne.

L'affaire de Sarko, c’était l’Union pour la Méditerranée… Le grand grand grand cirque à Paris, et Moubarak comme pivot du système. Cette France omniprésente dans le pourtour de la Méditerranée, et  qui n’a rien vu venir, qui n’a rien compris aux peuples… le-grand-cirque-affiche_250819_9015.jpg

Toile de fond de cet aveuglement maladif, la diabolisation de l’islam, en voulant faire prendre en otage cette noble et grande religion par les groupes intégralistes. Qui ose aujourd’hui, devant le courage et le combat pour la justice des populations de Tunisie, d’Egypte, du Bahreïn, de Libye, du Yémen, de l’Algérie,… qui ose dire en face de ces magnifiques citoyennes et citoyens arabes qu’ils font le lit de l’intégrisme ? Nos bouffons, gavés comme des oies d’élevage à la marmelade du choc des civilisations, nous ont saoulés pendant une décennie, et les faits les laissent à poils.

C’était leur pilier ; ce n’est que du vent.

Au Proche-Orient, la ligne française est celle des US : à genou devant la colonisation. Trente ans de retard, et l’oubli du droit.

Je passe sur notre « ministre » interdite de séjour en Tunisie. Et notre sarkoboy d’ambassadeur qui fait le cake avec sa boite de chocolat ventrale.

De tout cela, les fines lames de l’UMP se contrefichent car la politique étrangère n’a jamais été au centre de la présidentielle.  

Je crois qu’ils se trompent et pour deux raisons : chacun sait que, du fait de l’endettement, la marge d’action à l’intérieur est ultra limitée, ce qui reporte l’intérêt sur l’extérieur ; surtout, le message apporté par cet appel à la liberté et l’égalité parle à chacun d’entre nous, et finit de ringardiser les appareils politiques, qui, de Droite comme de Gauche, se rêvent dans le rôle du bon berger conduisant son troupeau dans les verts alpages. Le colonialisme jamais digéré... Les morts libyens, après des années de compromissions institutionnelles, sont notre affaire à tous.

Les US cherchent à reprendre à la racine tous ces nouveaux pouvoirs. Ces mêmes US qui ont entretenu et financé les dictateurs, et dont la CIA a installé les groupes terroristes. Il y a un rôle majeur à jouer pour les vieilles démocraties européennes. Vont-elles rester spectatrices ?  Qu’auront-elles à dire ensuite ? Nous sommes gouvernés par des petits.

Au passage, cette bonne nouvelle. Le silence soudain de nos bonimenteurs d’intellectuels patentés, porte-paroles sous-traitants de la CIA, disparus des écrans car trop occupés à négocier leur prime de risque auprès du DRH de France-Culture. Un autre monde…

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20.02.2011

Kadhafi, un criminel fréquentable ?

ITALY-LIBYA-Kadhafi-berlusconi-432.jpgOn le connait vicelard, éducateur sexuel de Berlusconi. Il s’affirme criminel, Pinochet infâme d’un grand pays de civilisation de la Méditerranée. La seule chose qu’on ne sache pas aujourd’hui, c’est la prison dans laquelle il finira ses jours.

Pour la Libye, c’est devenu sérieux depuis ce mardi. Tripoli et la partie ouest du pays restent calmes. Kadhafi arrose avec le fric volé et ses milices occupent l’espace, promettant la mort aux manifestants. C’est autour de Benghazi, la deuxième ville du pays, et la capitale de la Cyrénaïque, que s’est installée la contestation.

Hier c’étaient les obsèques de plusieurs victimes, tuées la veille. Une foule accompagnait les morts, et les forces de l'ordre ont tiré sur le cortège, en visant les personnes. Human Rights Watch cite les témoignages des médecins : tir dans la tète ou dans le thorax. Les assassins ont été lâchés, avec leurs armes.

Le vicelard Kadhafi, reçu il n’y a pas si longtemps comme un prince en France, a coupé toutes les communications. Internet bloqué, signaux brouillés pour les chaines satellitaires, réseaux téléphoniques filtrés au compte-goutte. Il ne reste qu’Al Jazzera (Version anglaise sur le canal 361) pour mieux comprendre. 1481291_3_c851_l-ancien-president-egyptien-hosni-moubarak.jpgVoir les manifestants qui tombent, avec le sang rouge, celui de la mort, qui coule de la tête. Un dignitaire religieux de Benghazi, Abellah al Warfali, parle des seize victimes inhumées ce samedi : « J'ai vu de mes propres yeux un blindé écraser une voiture dans laquelle se trouvaient deux personnes ».  

Alors, Kadhafi après Ben Ali et Moubarak ? On le souhaite ardemment, mais ce sera très difficile.

La capitale est choyée par le dictateur, les miliciens déguisés en comité révolutionnaires patrouillent, et les lieux du pouvoir ne sont pas menacés. La Lybie est riche de son pétrole, et l’argent va couler à flot dans les jours qui viennent pour gaver ceux qui savent se montrer gentils. Enfin, Kadhafi est prêt à tous les massacres pour sauver sa peau.

Et puis Kadhafi a su ne pas s’enfermer dans un vis-à-vis avec les US. Son pays a des richesses considérables en hydrocarbure, alors on l’épargne… 

sarkozy_kadhafi432.jpgDonc rien à faire ?

Hier, William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, a dénoncé les « violences inacceptables et effroyables » commises. M. Hague a sommé les autorités libyennes de « cesser de recourir à la force et d'empêcher l'armée d'affronter les manifestants », affirmant avoir reçu « des informations selon lesquelles 35 corps ont été amenés dans un seul hôpital ».

L’Europe doit immédiatement stopper la négociation de l’accord cadre envisagé avec la Lybie, dans le cadre du processus dite de Barcelone, en cour de finalisation pour 2011. L’Europe est déjà un partenaire important, et elle doit arrêter toute forme de coopération et geler les avoirs du clan Kadhafi. Le crime est trop évident. Comment peut-elle engager un plan contre Gbagbo et rester les bras croisés devant Kadhafi ?

Je ne parle pas de la France, avec MAM en résidence surveillée à Saint-Jean-de-Luz et l’ambassadeur de Tunisie, un sarko-boy pur jus, obligé de s’excuser devant les manifestants.  

 

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Enfoirés !

19.02.2011

Zemmour, l’inculte

41GZfm6PALL-_SS500_.jpgZemmour provoque à la haine, profitant des invitations du décérébré Ardisson pour balancer ses propos racistes, pendant que le décérébré se marre.

 

Zemmour a été condamné par la 17° chambre du TGI de Paris. Il a dix jours pour faire appel. Est-il raciste ? Ce n’est pas le débat. En revanche, ses propos le sont.

 

Un vieux et si estimable procureur général à la retraite me le disait il y a quelques jours : « Le grand problème, c’est l’inculture ». Des farfadets au QI de moule deviennent des leaders d’opinion. La télé des « grandes » chaines est devenue une pourriture.

 

La 17° chambre du tribunal correctionnel fait la jurisprudence en droit de la presse parce qu’elle travaille dans la sérénité et que les principaux organes de presse ont leur siège à Paris. Un jugement de la 17°, ça pèse, croyez moi.

 

Le 6 mars 2010 dans une émission de l’inculte Ardisson sur Banal+, l’andouille blanchâtre Zemmour pérore : « Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait ».

 

Le chouchou du fatigué (et fatiguant) Bilger poursuit sur France Ô, expliquant que les employeurs « ont le droit » de refuser des Arabes ou des Noirs.

 

Pour la 17° chambre, Zemmour a incité à la discrimination raciale car « par cette phrase catégorique et péremptoire, il justifie directement et clairement les contrôles, aussi arbitraires que systématiques, envers certaines catégories de population ».lmp_2e_Inculte.jpg

 

S’agissant de la discrimination à l'embauche, Zemmour ne pouvait « légitimer une pratique illégale, en la présentant comme licite ».

L’ahuri a « dépassé les limites autorisées du droit à la liberté d'expression » et ce d'autant plus que c'est « un professionnel des médias et de l'expression qui revendique la maîtrise des mots et de leur portée ».

Le crétin de service est Thierry Mariani (UMP), glorieux secrétaire d’Etat aux transports (d’allégresse ?), spécialiste du glycol par temps de neige à Roissy, et donc très connaisseur de la jurisprudence en droit de la presse. Il a aussitôt exprimé sa « consternation ».

Cinquante huit députés UMP (Union pour la Majorité Provocatrice) regroupés dans le « Collectif pour la Liberté d'expression » déplore (sans l’avoir lue) cette condamnation qui « illustre la dérive judiciaire contre la liberté d’expression dans notre pays » (...) « qui précède la dérive totalitaire » et « impose désormais la révision des lois qui la permettent ». Oui, mes chéris, changez vite la loi… Les occasions de rire ne sont pas si fréquentes.

Héros de ces hautes sphères de la pensée, le Bien-Aimé-de-sa-Dame Résidant de la République lance un grand débat sur « la place de l’islam dans la République ». C’est en effet un sujet jamais abordé et qui est une urgence. Sœur Caroline Forest de la Bénédiction Laïque en frétille déjà. 

Pas de doute pour un électeur de Droite. A ce niveau, mieux vaut voter Marine que Nicolas. C’est plus franc. Et au deuxième tour, Martine ou François se feront élire à 70 % des voix.

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18.02.2011

La poule Mercier a fait son œuf

poulette-copie.jpgCot, cot, cot : la poule Mercier a fait son œuf. Un tout petit œuf, et sans poil. Juste de quoi de se poiler devant le squatter qui occupe le ministère de la « Justice ».  

La France découvre ce soir qu’il existe des directeurs interrégionaux des services pénitentiaires. Petite revue de détail...

La loi fulmine de peines de prison pour tout ce qui bouge ; les procureurs – sous l’autorité du gouvernement – demandent l’application de la loi ; les tribunaux – sans l’autorité du gouvernement – in fine l'appliquent. Donc les prisons se remplissent. La logique est respectée.

De la prison, on connaît le maton, porte-clés blasé ou honnête homme qui, atterré par la dureté de la détention, cherche à parler aux détenus. J’en vois tant et tant qui ont compris qu’ils restaient « le lien », et l’assument. On connaît aussi le directeur de prison, agent de haute responsabilité, qui chaque jour se bat contre les sorties mal préparées, véritables toboggans vers la récidive. La société est dure, mais elle est impitoyable pour celui qui sort de prison.

On connaît moins le « directeur interrégional des services pénitentiaires ». Il est, au niveau de la région, le patron des prisons, cherchant, avec le sens du service public, donc de l’humanité, à mettre en œuvre les budgets de misère que lui alloue la poule Mercier.

La dramatique affaire de Laetitia, chacun l’a comprise. C’est vieux comme l’histoire du monde : un type largue les amarres, et devient un sauvage. Les exemples sont trop nombreux. Pas la peine d’insister. Tout le problème est que le coq a annoncé des sanctions (Et avec Marine à 20% dans les sondages, ça ne rigole plus). oeuf-ou-poule-298x300.jpg

Taper les juges ? Impossible ; ils sont trop organisés et trop en vue.

Taper les flics ? Impossible ; écœurés par la course au chiffre, ils menacent de tous passer à Gauche.

Taper les éducateurs ? Impossible ; tout le monde a compris qu’ils sont dans un sous-effectif pathologique.

Alors, pourquoi ne pas se rôtir un directeur interrégional des services pénitentiaires ? La confrérie ne bloquera demain ni les TGV, ni les dépôts pétroliers.

Bonne cible, donc, sauf que sanctionner le relais direct du ministère la fout mal. D’où cette ultime entourloupe de la poule Mercier.

En droit, le directeur des services de Rennes n’a pas été sanctionné. Selon les caquètements de la poule, le directeur « n’est plus en mesure d’exercer son autorité dans des conditions compatibles avec l'intérêt du service ». Pas de sanction, car il faudrait respecter une procédure et les droits de la défense, mais une mutation dans l’intérêt du service. Avec un nouveau poste dès demain, dit la loi.

Vous avez compris la mascarade. Le coq avait, par un retentissant cocorico, annoncé une sanction ; la poule glousse de joie et prononce une mutation.

J’espère bien que le directeur interrégional de Rennes va attaquer cette mutation, qui n’est qu’une sanction disciplinaire déguisée, pour coller un bon bonnet d’âne à la poule. Des pratiques de Moubarak light.

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Science naturelle

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