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  • Islam : Le débat des blaireaux

    1560.jpgVous n’avez jamais vu des blaireaux dans un aquarium ? Alors, rendez-vous au débat des masters de l’UMP-FN dans un « grand hôtel parisien ». 

    Aux lascars lobotomisés qui sont les boss de l’UMP, il n’y a qu’une chose à dire : ras-le-bol ! Ces punaises moisies de la politique salissent tout ce qu’elles touchent.

    Premier grand débat, sur l’identité nationale, le thème phare du Front National. Et pour débattre : les préfectures ! J'ai le plus grand respect pour les préfectures, qui sont le lieu où s'affirme l'autorité publique. Mais pour débattre... 

    Ah, ah, ah ! Le pays de Voltaire, Rousseau et Proudhon, celui de Hugo , Sade et Beaudelaire, celui de Foucault, Sartre et Aron, celui de Jean Moulin,  Mendès-France et Malraux, le pays de Brassens, Ferré et Caussimon,  celui qui a donné ses lettres de gloire à la liberté d’expression… Dans ce pays, le gouvernement organise des réunions Tupperware dans les préfectures, avec des policiers qui passent le micro. Ajoutons le site Internet « Bleu, Blanc, Rouge » du Ministère de l’Identité Nationale, devenu l’égout public du racisme et de l’islamophobie. Appeler çà un débat...

    Et après, l’Islam. Il faut débattre,… mais de quoi ? De la place de l’Islam dans la République ? Foutaise ! Ce débat est permanent depuis plus de dix ans ! Pas une semaine sans sa polémique organisée pour masquer l’incapacité du gouvernement à enrayer les maux de la société française : recul de l'économie et montée du chômage. Les chefs à plumes de l’UMP sont des trouillards génétiques. Ils ont peur de tout, et veulent faire peur à propos de tout, car leur grand problème, c’est qu’ils se sont arrêtés de penser il y a longtemps. Vous voulez paniquer un député UMP ? Donnez-lui une feuille blanche et un crayon ! Ce sera pour lui une épreuve insupportable. L’UMP, c’est l’Union pour une Majorité de la Peur.

    Le 5 avril au petit matin, les blaireaux vont mettre leur joli costume et leur belle robe, pour se retrouver dans leur « grand hôtel parisien », sûrement dans une salle en sous-sol, car on ne peut pas prendre le risque qu’ils voient la lumière. Rien ne leur fait plus peur que le monde tel qu’il est. Dans ce huis clos incestuel, sagement assis sur des sièges en velours, ils vont jouer le psychodrame du « grand débat national », déballer leurs salades défraichies et leur poisson pas frais, en écoutant de grands professeurs aussi serviles que cravatés, donner des justifications bienpensantes aux décisions prises depuis belle lurette par le Sinistre de l’Intérieur.

    Allez, va, plus qu’un an à supporter ces drôles de gus…

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    Tout s'explique !
  • Côte d’Ivoire : Les armes, jusqu’où ?

    cote-d-ivoire-petite.pngLes plaidoiries de Vergès et Dumas n’y ont rien fait : Gbagbo a perdu ; après quatre mois d’atermoiements, il est désormais attaqué par la force armée.

    « Toutes les voies pacifiques pour amener Laurent Gbagbo à reconnaître sa défaite sont épuisées ». Le texte a été signé ce mardi 29 par Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). La veille, Ouattara avait envoyé paître le huitième émissaire de l’Union Africaine, qui proposait… des pourparlers.  

    Les troupes de  la rébellion des Forces Nouvelles (FN), l’armée du Nord, fidèles soutiens de Ouattara, rebaptisées en Forces Républicaines de Code d’Ivoire, ont pris l’offensive lundi. Une progression rapide. Dès hier soir, les troupes avaient pris une série de villes importantes sur toute la largeur du pays : Bondoukou (est), près du Ghana, Abengourou (sud-est) à seulement 220 km d’Abidjan, Daloa (centre-ouest) et Duékoué (ouest), à 300 km de Pedro, l’important port (sud).

    Laurent Gbagbo a demandé un « cessez-le-feu immédiat et l'ouverture du dialogue sous la médiation du haut représentant de l'Union Africaine». Dans le même temps, il appelle ses partisans aux armes, affirmant qu’Abidjan ne tombera jamais. Manifestement, Gbagbo mise tout encore sur la partition du pays.

    Le bilan de ces quatre mois de crise est lourd : selon l’ONU, on compte 460 morts et un million de personnes déplacées.

    Les questions s’accumulent, car Ouattara veut déloger Gbagbo du palais présidentiel mais il doit aussi gérer une situation politiquement, économiquement et socialement pourrie par dix ans de crise institutionnelle.plan_abidjan_550.jpg

    Quels sont les forces et les appuis de Ouattara et de Gbagbo dans le sud du pays ? Cette avancée militaire va-t-elle se confirmer ? Tournera-telle à la guerre civile quand les soldats de Ouattara s’approcheront d’Abidjan ? Y-a-t-il une possible sortie honorable pour Gbagbo ? Une telle guerre urbaine, et dans cette ville d’Abidjan, est-elle possible ? L’unité de la Cote d’Ivoire est-elle vraiment en jeu ? Les armes circulent… Le pays peut-il plonger dans une longue guerre civile ? Qui pourra pacifier un jour la Côte d’Ivoire ?

    L’ONU est massivement présente en Côte d’Ivoire, et spécialement à Abidjan. Les casques bleus vont-ils être attaqués ? Que feront-ils si la violence armée s’installe dans Abidjan, sous leurs yeux ? La France est là, aussi. Jusqu’à quelque stade de violence pourra-t-elle rester sur la réserve ? Le Conseil de Sécurité est saisi de la question ivoirienne. Doit-il considérer que l’affaire est interne à la Côte d’Ivoire, qui après un processus électoral très correct, définit son destin avec le recours aux armes ?

    Chaque jour qui passe montre que le mandat donné par la résolution 1973 sur la Libye a été dépassée. L’interventionnisme international a affirmé son but, un appui aux rebelles pour un changement de régime, loin de « la responsabilité de protéger » la population civile. Ces choix ont-ils carbonisé cette notion si récente du droit international ? Pourra-t-elle à nouveau être évoquée comme motif d’une intervention armée internationale en Côte d’Ivoire, où les drames pour la population civile sont déjà une réalité ? Mais quelle action internationale si les combats s’installent dans les quartiers d’Abidjan ?

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    Nuit sur Abidjan
  • Chanson pour l'auvergnat

    Elle est à toi cette chanson
    Toi l'Auvergnat qui sans façon
    M'as donné quatre bouts de bois
    Quand dans ma vie il faisait froid
    Toi qui m'as donné du feu quand
    Les croquantes et les croquants
    Tous les gens bien intentionnés
    M'avaient fermé la porte au nez
    Ce n'était rien qu'un feu de bois
    Mais il m'avait chauffé le corps
    Et dans mon âme il brûle encore
    A la manièr' d'un feu de joie

    Toi l'Auvergnat quand tu mourras
    Quand le croqu'mort t'emportera
    Qu'il te conduise à travers ciel
    Au père éternel

    Elle est à toi cette chanson
    Toi l'hôtesse qui sans façon
    M'as donné quatre bouts de pain
    Quand dans ma vie il faisait faim
    Toi qui m'ouvris ta huche quand
    Les croquantes et les croquants
    Tous les gens bien intentionnés
    S'amusaient à me voir jeûner
    Ce n'était rien qu'un peu de pain
    Mais il m'avait chauffé le corps
    Et dans mon âme il brûle encore
    A la manièr' d'un grand festin

    Toi l'hôtesse quand tu mourras
    Quand le croqu'mort t'emportera
    Qu'il te conduise à travers ciel
    Au père éternel

    Elle est à toi cette chanson
    Toi l'étranger qui sans façon
    D'un air malheureux m'as souri
    Lorsque les gendarmes m'ont pris
    Toi qui n'as pas applaudi quand
    Les croquantes et les croquants
    Tous les gens bien intentionnés
    Riaient de me voir emmener
    Ce n'était rien qu'un peu de miel
    Mais il m'avait chauffé le corps
    Et dans mon âme il brûle encore
    A la manièr' d'un grand soleil

    Toi l'étranger quand tu mourras
    Quand le croqu'mort t'emportera
    Qu'il te conduise à travers ciel
    Au père éternel

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  • La jurisprudence protège le repos dominical

    c-est-dimanche-1.jpgLe dimanche, c’est le jour de repos légal. Un patron de café qui modifie les horaires d’un serveur pour le faire travailler le dimanche est juste bon pour aller se faire rôtir aux prud’hommes (Cour de cassation, chambre sociale, 2 mars 2011, n° 09-43223)

    C’est l’histoire de Nicolas qui était serveur dans un bar depuis 1996, aux 35 heures, soit lundi au vendredi de 9 heures à 16 heures.

    Le 27 avril 2004, le bar est vendu, et le nouveau patron ferme le service ce nuit. A la suite, il réajuste les horaires, et le 11 mai, notifie à Nicolas ses nouveaux horaires à effet du 13 : du mercredi au samedi, de 9 heures à 15 heures et de 16 heures à 18 heures et le dimanche, de 9 heures à 15 heures et de 16 heures à 17 heures.

    Pas d’accord, Nicolas, qui proteste et se fait rabrouer mais qui, avec un gros caractère, continue à travailler selon ses anciens horaires. Ca dure un mois, et le patron se fâche : licenciement pour faute grave le 2 juillet 2004. Faute grave veut dire d’une gravité telle que la poursuite du contrat de travail n’est pas possible même pendant le bref délai du préavis. Le salarié perd tout : indemnité de licenciement, indemnité de préavis et dommages et intérêts. Bienvenue dans le monde des demandeurs d’emploi. Mais Nicolas conteste le licenciement, en soulignant que le travail du dimanche, c’est non.

    La cour d’appel de Paris s’est située dans la demi-mesure : c’est un licenciement valable, mais pas pour faute grave. Explications.

    La cour constate qu’il n’existait pas de contrat écrit excluant le travail les samedis et dimanches et l’examen des bulletins de paie depuis l’embauche montre que les horaires avaient été fluctuants. Bref, Nicolas affirme que le planning constituait un élément essentiel de son contrat de travail, mais il ne le prouve pas.

    Pour la cour, la modification des jours et horaires de travail relève des pouvoirs de l’employeur, et cette modification n’a rien d’abusif car des impératifs de fonctionnement, suite à la fermeture du bar de nuit, conduisaient à réorganiser les horaires de travail des employés. Enfin, cette modification laissait intact le niveau du salaire. Non_au_Travail_le_Dimanche.gif

    Aussi, le refus de Nicolas de se conformer aux nouveaux horaires a constitué une faute qui autorisait le licenciement, mais il ne s’agissait pas d’une faute grave. Nicolas retrouve les indemnités de préavis et de licenciement.

    Mais le débat se poursuit devant la Cour de cassation.

    Pour la loi, le repos dominical, ce n’est pas rien. Il bénéficie d’une reconnaissance légale, avec l’article L. 3132-3 du Code du travail : « Dans l'intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche ». L’article L. 3132-12 pose le cadre des dérogations : « Certains établissements, dont le fonctionnement ou l'ouverture est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l'activité ou les besoins du public, peuvent de droit déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos hebdomadaire par roulement ».

    La Cour de cassation a jugé que la violation de la règle du repos dominical est constitutive d'un trouble manifestement illicite (Cour de cassation, chambre sociale, 13 juin 2007, n° 06-18336).  

    La loi sarkozienne n° 2009-974 du 10 août 2009 « réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires » a un peu élargi les dérogations, mais le dimanche reste le repos de référence.

    De fait, la Cour de cassation s’est montrée expéditive : « La nouvelle répartition de l'horaire de travail avait pour effet de priver le salarié du repos dominical, ce qui constituait une modification de son contrat de travail qu'il était en droit de refuser ».

    Donc le licenciement était abusif, et l’employeur va devoir payer des dommages et intérêts à Nicolas.

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    Un dimanche après-midi à l’Ile de la Grande Jatte

    Georges Seurat, 1884, Art Institute of Chicago

  • Sarko peut-il sauver sa peau ?

    coup_dur_chez_les_mous.jpgSarko a-t-il encore une chance de se succéder à lui-même ? Les Français vont-il dans un an dire qu’ils veulent cinq nouvelles années de Sarko ?

    Il a tellement parlé qu’il est devenu inaudible, il a tellement promis que plus personne ne le croit, et il s’est tellement engagé – la culture du résultat !  – que son échec se lit comme 2 et 2 font 4. Après avoir abandonné la suppression du juge d’instruction, il vient de renoncer au bouclier fiscal et aux déchéances de nationalité. Il voulait Borloo et Copé au gouvernement, pour bien les surveiller. Ses deux rivaux les plus immédiats à Droite sont en liberté. Il est en recul de partout… Aucune idée solide, ça se paie.

    Et pour ces pauvres cantonales, il a montré qu’il préfère voir ses électeurs voter FN que PS. Dont acte ! Après ses simagrées sur l’ouverture à Gauche (In memoriam Koukouch’) il mise tout désormais sur le report des électeurs du FN au second tour. Il va continuer à s’approprier tous les thèmes FN, en disant à l’électeur « c’est avec moi que vos idées gagneront, pas avec Marine ». Tout son problème sera d’être en tête au premier tour, alors qu’aujourd’hui il est bien bas et que cette politique à la Berlu libère de l’électorat centriste.  

    Marine a du talent, et elle sait parler. C’est un nouveau visage, ça compte, et elle est sur une ligne très ascendante. L’élection présidentielle est un bon terrain pour elle, et elle annonce une politique d’ouverture et d’alliance pour le FN, ce que n’avait jamais voulu son père. Depuis hier, maints députés UMP sont avec leur calculette et rencontrent tous les jours des électeurs leur disant qu’ils ne voteront plus pour eux… tant qu’ils sont à l’UMP. Alors, l’instinct de survie…

    Le PS fait un score essoufflé. Les virées de DSK à Paris font monter la mousse dans les médias, mais pour le reste… Martine est comme éteinte, entourée en permanence par ses savants commissaires politiques. Hollande est très en forme et peut compter sur d’excellents réseaux dans le pays, sans avoir à dealer avec les apparatchiks strausskahniens de la rue de Solferino. Il va aller très fort sur la campagne des primaires et ses relations sont correctes avec les alliés traditionnels des soc’. Ce type à des idées qui se tiennent, on pourra faire quelquechose avec lui.

    Je prépare donc mon bulletin Hollande pour le premier et le deuxième tour, et on ira le soir faire la fête pour s’être débarrassé de Sarko et de Marine. Plus qu’un an à attendre, chères amies et chers amis, et rendez-vous Place de la Bastille !

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    Officiel : dans un an, le retour de l'amour
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