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Histoire de la Palestine entre 1917 et 1947

Comment s’est construite l’histoire de la Palestine lors du XX° Siècle ? Tout part de la fin de la Première Guerre Mondiale, avec la dislocation de l’Empire Ottoman.

 

Le régime des mandats de la SDN (1922)

Le régime des mandats a été une pratique étendue à la fin de la Première Guerre Mondiale. Dans un langage très caractéristique de l’époque, il s’agissait de gérer le mouvement d’indépendance des nations. C’était la solution juridique envisagée alors qu’apparaissait l’idée ce qui allait plus tard s’imposer comme principe, le droit des peuples à l’autodétermination.

S’agissant de l’autodétermination du peuple palestinien, la référence se trouve à l’article 22 du Pacte de la SDN.

Les deux premiers aliénas définissent le cadre général, par référence à la notion de souveraineté. 

« Les principes suivants s'appliquent aux colonies et territoires qui, à la suite de la guerre, ont cessé d'être sous la souveraineté des Etats qui les gouvernaient précédemment et qui sont habités par des peuples non encore capables de se diriger eux-mêmes dans les conditions particulièrement difficiles du monde moderne. Le bien-être et le développement de ces peuples forment une mission sacrée de civilisation, et il convient d'incorporer dans le présent Pacte des garanties pour l'accomplissement de cette mission. » 

« La meilleure méthode pour réaliser pratiquement ce principe est de confier la tutelle de ces peuples aux nations développées qui, en raison de leurs ressources, de leur expérience ou de leur position géographique, sont le mieux à même d'assumer cette responsabilité et qui consentent a l'accepter: elles exerceraient cette tutelle en qualité de Mandataires et au nom de la Société. »

 

L’article 22 : Les mandats pour l’ancien Empire Ottoman

L’article 22 se poursuit en décrivant les divers types de mandats, suivant le degré de développement, la situation géographique et économique du territoire. L’aliéna 4, décisif, traite de l’ancien Empire ottoman.

« Certaines communautés, qui appartenaient autrefois à l'Empire ottoman, ont atteint un degré de développement tel que leur existence comme Nations indépendantes peut être reconnue provisoirement, à la condition que les conseils et l'aide d'un Mandataire guident leur administration jusqu'au moment où elles seront capables de se conduire seules. Les vœux de ces communautés doivent être pris d'abord en considération pour le choix du Mandataire ».

Se référant aux mandats dits de classe « A », attribué aux territoires arabes de l’Empire Ottoman dont la Palestine, la Société des Nations énonçait :

« Dans un premier groupe – les mandats « A » (Syrie, Liban, Palestine, Transjordanie et Iraq) – la nation est provisoirement reconnue comme indépendante, mais reçoit le conseil et l’assistance administrative du mandat jusqu’à ce qu’elle soit capable d’être indépendante (…)

« Le mandat « A » diffère sensiblement de ceux des deux autres catégories. Dans les pays auxquels ils s’appliquent, les habitants ont atteint un stade de développement plus avancé et leur indépendance pourrait en principe être reconnue par le pacte, sous les conditions ci-dessus mentionnées. La mission des mandataires dans ces pays a donc consisté principalement à développer leur capacité à s’autogouverner, à établir leurs systèmes économiques et les institutions sociales et autres sur une base plus stable de manière à ce qu’elles puissent assumer leur position en tant que nations indépendantes. »

Comme l’a rappelé la Cour Internationale de Justice (CIJ, 11 juillet 1950, Statut international du sud ouest africain) ces mandats reposaient sur deux principes : la non-annexion et le développement des peuples.

Le Premier Ministre britannique Lloyd Georges avait exprimé le point de vue du Royaume-Uni, qui allait être mandataire pour la Palestine, dès 1918 :

« L’Arabie, la Mésopotamie, la Syrie et la Palestine ont d’après nous le droit de voir reconnaître leurs aspirations nationales séparées, et (…) le principe d’autodétermination nationale est donc applicable à ces cas de la même manière qu’aux territoires européens occupés.»

Une quinzaine de mandats ont été adoptés dans le cadre de cet article 22 précité, tous confiés aux puissances coloniales, vainqueurs de la Guerre. Trois concernaient l’ancien empire ottoman : l’Irak, la Syrie, et la Palestine. Celui-ci, signé le 24 juillet 1922, visait les territoires qui  correspondent aujourd’hui à la Jordanie, à la Palestine occupée et à Israël. L’Irak, la Syrie et le Liban sont parvenus, non sans mal, à l’indépendance. La Jordanie a été disjointe du mandat de Palestine, par un accord avec les autorités jordaniennes, ouvrant la voie à l’indépendance.

 

La spécificité du mandat pour la Palestine

Le processus, décrit précédemment pour les autres pays, n’a pas été achevé vis-à-vis de la Palestine

Une raison très précise est à l’origine de toute les évènements qui ont suivi : l’engagement du 2 novembre 1917 de la couronne britannique, représentée par Lord Arthur Balfour, le ministre britannique des Affaires étrangères, à Lord Rothschild, représentant de la Fédération sioniste, de créer en Palestine un « foyer national juif ». Cette question, a été incluse dans le mandat, mandat. 

La première étape a été d’identifier la Palestine, dans le cadre du démantèlement de l’Empire ottoman, et ce sera le fait de l’article 95 du Traité de Sèvres du 10 août 1920. Pour  prévoir le « foyer national juif », le texte souligne la préexistence des droits des palestiniens : rien ne peut être fait qui cause préjudice aux droits civils et religieux des Palestiniens. 

Art. 95. – The High Contracting Parties agree to entrust, by application of the provisions of Article 22, the administration of Palestine, within such boundaries as may be determined by the Principal Allied Powers, to a Mandatory to be selected by the said Powers. The Mandatory will be responsible for putting into effect the declaration originally made on November 2, 1917, by the British Government, and adopted by the other Allied Powers, in favour of the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people, it being clearly understood that nothing shall be done which may prejudice the civil and religious rights of existing non-Jewish communities in Palestine, or the rights and political status enjoyed by Jews in any other country”.

Cet article qui fait référence aux frontières de la Palestine, renvoyant à un plan, à un futur mandat d’administration, confié à l’une des grandes puissances, mentionne bien aussi la déclaration du 2 novembre 1917, accompagnée de la préconisation de ne causer aucun préjudice aux populations non juives.

 

Le traité de Lausanne

Ce traité ne sera pas ratifié par les instances de la nouvelle Turquie, et le traité de Lausanne, du 24 juillet 1923, lui succéder, étant précisé qu’entre temps, le 24 juillet 1922, la SDN avait validé le mandat donné au Royaume Uni sur la Palestine. Selon le premier alinéa du préambule, il s’agit de déterminer le rôle d’un mandataire chargé de l’administration du territoire de la Palestine, qui « appartenait autrefois à l’Empire Turc ».

La déclaration de Lord Balfour est citée dans le préambule du mandat, le texte du mandat visant à concilier ces deux objectifs inconciliables : foyer national et indépendance dans le respect des frontières d’origine.

L’article 1 prend acte de la souveraineté, inaliénable, du peuple palestinien, le mandataire ayant, selon l’article 1 tous les pouvoirs pour la législation et l’administration :

« Art. 1. - The Mandatory shall have full powers of legislation and of administration, save as they may be limited by the terms of this mandate”.

Si l’article 2 prévoit que le Royaume-Uni a « la responsabilité d’instituer dans le pays un état de choses politique, administratif et économique de nature à assurer l’établissement du foyer national pour le peuple juif », ce dernier doit surtout :

« assurer également le développement d’institutions de libre gouvernement, ainsi que la sauvegarde des droits civils et religieux de tous les habitants de la Palestine, à quelque race ou religion qu’ils appartiennent. ».

La notion de foyer national  restait à définir, mais devait s’inscrire dans le respect de l’article 4 qui prévoyait :

« Un organisme juif convenable sera officiellement reconnu et aura le droit de donner des avis à l’administration de la Palestine et de coopérer avec elle dans toutes questions économiques, sociales et autres, susceptibles d’affecter l’établissement du foyer national juif et les intérêts de la population juive en Palestine, et, toujours sous réserve du contrôle de l’administration, d’aider et de participer au développement du pays. ».

Ce projet « ne peut porter préjudice aux droits civils et religieux » des autres communautés, et surtout le mandat ne peut échapper au cadre de l’article 22 du Pacte, à savoir le respect de la souveraineté, et la garantie essentielle se trouve à l’article 5, qui  protège l’intégrité du territoire :

« Le mandataire sera responsable de veiller à ce qu’aucun territoire palestinien ne soit cédé ou abandonné, ni en aucune manière placé sous le gouvernement d’une quelconque puissance étrangère. 

Le mandat n’est donc que d’administration, et ne pourra non plus, et en aucune manière, modifier la substance de la souveraineté, dans les limites territoriales fixées par un mémorandum britannique du 16 septembre, et correspondant aux limites de l’ancienne province de l’empire ottoman.

Les textes du droit applicable en Palestine montre que l’ordre juridique palestinien était déjà pleinement structuré à l’époque, et respecté par le mandataire.

Parmi une documentation très fournie sur le droit applicable pendant la période du mandat, l’élément central est la sentence arbitrale sur la dette publique ottomane, du 18 avril 1925.  

 

Affaire de la dette publique ottomane (Sentence arbitrale du 18 avril 1925)

La question posée est celle de la dette publique ottomane, qui au début des années 1920 doit être partagée entre la Turquie et les « territoires détachés de l’Empire Ottoman », à la suite du processus enclenché par le traité de Lausanne du 24 juillet 1923. L’arbitre a été saisi par le Conseil de la Société des Nations.  Les parties à l’arbitrage sont, sur un pied d’égalité, la Turquie, la Bulgarie, la Grèce, l’Italie, l’Irak, la Transjordanie et la Palestine.

On lit au point 1, page 532 :

 

« Sur convocation communiquée par le Secrétariat général de la Société des Nations aux cinq Puissances recourantes, ainsi qu'à l'Italie, ont comparu devant l'Arbitre siégeant à Londres dans la salle d'audience du Tribunal arbitral mixte anglo-allemand, 2, Cavendish Square, le lundi 20 janvier 1925, à 16 heures, les Etats ci-après:

 

-          La Bulgarie, représentée par MM. Steyan Petroff Tchomakoff, Conseiller de la Légation de Bulgarie, et Th. Papazoff, Conseiller à la Cour de Cassation de Sofia;

-          Les Etats placés sous mandat français, représentés par M. Adrien Thierry, Premier Secrétaire de l'Ambassade de France à Londres, lequel était assisté de Adib Pacha, Secrétaire général de l'Etat du Grand Liban, représentant ce dernier;

-          L'Irak, la Palestine et la Transjordanie, représentés par Sir Paul Harvey, lequel était assisté de MM. R. V. Vernon et Ibrahim Effendi El Kebir, pour l'Irak;

-          La Grèce, représentée par M. Alexandre A. Pallis, Délégué près de la D.P.O. »

 

La Palestine est citée comme partie, en qualité d’Etat, et cette qualité n’est ni contestée, ni même discutée. 

 

Le dispositif de la sentence (page 611) se prononce sur la répartition la dette, et la met à la charge des Etats, sans autre réserve, et ce même pour la Palestine, qualifiée d’’Etat sous mandat britannique. De fait, la sentence cite de nombreux points intéressant la Palestine, en tant que telle. La formule est reprise s’agissant de la prise en charge des honoraires (VII, page 613)

 

« Les honoraires de l'Arbitre et les autres frais du présent Arbitrage sont mis à la charge des Parties, et répartis entre Elles comme suit:

Trois parts à la charge de l'Irak, de la Palestine et de la Transjordanie, pris collectivement comme Etats placés sous mandat britannique;

Deux parts à la charge de la Syrie et du Liban, pris collectivement comme Etats placés sous mandat français;

Une part à la charge de la Bulgarie;

Une part à la charge de la Grèce;

Une part à la charge de l'Italie;

Une part à la charge de la Turquie.

Total: neuf parts. »

 

Dans la partie « Frais de l’arbitrage » (p. 608), l’arbitre s’interroge sur la répartition des frais d’arbitrage. Il écarte une première interprétation fondée sur une répartition en fonction du bénéfice tirée de la décision, pour dire ceci (p. 609) :

 

« 3. Le seul procédé correct demeure celui qui consiste à répartir les frais d'une manière égale entre les Etals comme tels. Ici se présente la difficulté de savoir comment il convient d'envisager les Pays d'Asie sous mandat britannique et sous mandat français. L'Irak est un Royaume, à l'égard duquel la Grande-Bretagne a assumé des responsabilités équivalant à celles d'une Puissance mandataire. Sous le mandat britannique, la Palestine et la TransJordanie ont chacune une organisation entièrement distincte. On est donc en présence de trois Etats suffisamment séparés pour être considérés ici comme Parties distinctes ».

 

Puis l’arbitre conclut sur une formulation qui renvoie à l’égalité souveraine des parties entre elles : 

 

« Le nombre des Parties à considérer ici est donc de neuf. L'Arbitre estime ne pas être autorisé à faire entre Elles une distinction au point de vue de leur importance et à consacrer ainsi, même en simple apparence, une inégalité qui n'existe pas entre Elles ».

 

 

Confirmation de cette analyse par le RU, mandataire

 

Le 18 février 1947, le secrétaire d’Etat britannique aux affaires étrangères, devant la Chambre des communes, a reconnu être dans l’incapacité d'imposer une solution de partage, en retenant l’existence de « deux communautés en Palestine », la souveraineté palestinienne n’étant pas discutable : 

 

« His Majesty's Government have .... been faced with an irreconcilable conflict of principles. There are in Palestine about 1,200,000 Arabs and 600,000 Jews. For the Jews, the essential point of principle is the creation of a sovereign Jewish State. For the Arabs, the essential point of principle is to resist to the last the establishment of Jewish sovereignty in any part of Palestine. The discussions of the last month have quite clearly shown that there is no prospect of resolving this conflict by any settlement negotiated between the parties. But if the conflict has to be resolved by an arbitrary decision, that is not a decision which His Majesty's Government are empowered, as Mandatory, to take. His Majesty's Government have of themselves no power, under the terms of the Mandate, to award the country either to the Arabs or to the Jews, or even to partition it between them.

 

It is in these circumstances that we have decided that we are unable to accept the scheme put forward either by the Arabs or by the Jews, or to impose ourselves a solution of our own. We have, therefore, reached the conclusion that the only course now open to us is to submit the problem to the judgment of the United Nations. We intend to place before them an historical account of the way in which His Majesty's Government have discharged their trust in Palestine over the last twenty-five years. We shall explain that the Mandate has proved to be unworkable in practice, and that the obligations undertaken to the two communities in Palestine have been shown to be irreconcilable. We shall describe the various proposals which have been put forward for dealing with the situation, namely, the Arab Plan, the Zionists' aspirations, so far as we have been able to ascertain them, the proposals of the Anglo-American Committee and the various proposals which we ourselves have put forward. We shall then ask the United Nations to consider our report, and to recommend a settlement of the problem. We do not intend ourselves to recommend any particular solution.”

 

 

La recommandation du 29 novembre 1947

 

La résolution 181 (II) du 29 novembre 1947  de l’Assemblée générale n’est pas créatrice de droit. Il s’agit de la recommandation d’un plan de partage, document détaillé en quatre parties, accompagné en annexe d’un plan.

 

« L’Assemblée générale, (…) Recommande au Royaume-Uni en tant que puissance mandataire pour la Palestine, ainsi qu’à tous les autres membres de l’Organisation des Nations Unies, l’adoption et la mise à exécution, pour ce qui concerne le futur gouvernement de Palestine, du plan de Partage avec Union économique ci-dessous exposé ».

 

Cette résolution n’est pas créatrice de droit, et elle est le témoin de ce qu’était alors la lecture du droit existant, et spécialement s’agissant de l’existence de la Palestine, de la souveraineté. L'ONU a proposé. Elle ne pouvait donner quelque chose qui ne lui appartenait pas.

 

La résolution précitée « recommande le plan de partage », mais elle procède aussi à une description du droit existant, en précisant que le retrait du mandataire, conduit à l’indépendance de l’Etat arabe, avec transfert de l’exercice des fonctions d’Etat et organisation d’élections.

 

Un accord aurait été nécessaire pour organiser le partage. A défaut d’accord, le retrait du mandataire conférait l’exercice des fonctions étatiques à la Palestine, dont la souveraineté préexistait, qui avait été actée dans le traité de Sèvres de 1920 et le mandat de 1922, et qui était reconnue par la jurisprudence.

Commentaires

  • Le texte du mandat :

    http://avalon.law.yale.edu/20th_century/palmanda.asp#art2

  • Le Traité de Sevres de 1920

    http://wwi.lib.byu.edu/index.php/Peace_Treaty_of_S%C3%A8vres

  • Le Traité de Lausanne

    http://wwi.lib.byu.edu/index.php/Treaty_of_Lausanne

  • Pour suivre, il y aura la déclaration unilatérale d'indépdendance de Ben Gourion en Mai 1948, mollement entérinée par les Nations Unies. Le palestiniens devraient procéder de même pour mettre un terme au moins politique à cette situation, c'est ce qu'avait préconisé leur premier ministre il y a à peu près un an.

  • Mathaf,

    il y avait eu la déclaration d'indépendance de 88 (http://www.france-palestine.org/article1798.html), mais vu qu'un palestinien ne vaut pas un israélien, les résultats n'ont pas été les mêmes

  • Révoltée, ton lien ne fonctionne pas. Depuis 88 de l'eau a passé sous les ponts, on a pu réaliser que le "pocessus de paix" était un leurre et qu'Israel n'avait aucune intention de concéder quoi que ce soit. Une déclaration d'indépendance entrainerait une reconnaissance de l'état palestinien par nombre d'états, et recadrerait la donne sur les plans politique et juridique.

  • http://www.france-palestine.org/article1798.html

  • Quand les Israéliens comprendront (avec leur coeur) ce qu'ils ont fait aux Palestiniens, Israël et les juifs ne s'en remettront pas.

  • c'est qui qui tire des roquettes depuis gaza pour tuer des enfants israéliens, c'est tout de même pas les juifs ? si ?
    israël se remettra toujours de tout, car placé en permanence dans l'instinct de survie.

  • La survie n'implique pas l'épuration ethnique.

    Faire le blocus d'une population est ignoble, la bombarder est insoutenable. Israël est encore en train de bombarder de Gaza, les soldats israéliens ont encore tué des enfants.

    Le racisme d'une trop grande part des Israéliens les rend fous.

    http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE15/015/2009/en/8f299083-9a74-4853-860f-0563725e633a/mde150152009en.pdf

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/08/97001-20110408FILWWW00310-gaza-5-palestiniens-tues-par-des-raids.php


    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/08/97001-20110408FILWWW00324-gaza-2-palestiniens-tues-dans-un-raid.php

  • vous ne connaissez rien aux israéliens, peuple, vous diabolisez, c'est une entreprise haineuse. une majorité d'israéliens n'ont que faire de coloniser ou de chercher à tuer ceux qui lancent des roquettes, ils veulent juste vivre paisiblement et si les voisins étaient pacifiques, les frontières seraient fleuries
    votre haine ne peut qu'engendrer la haine, vous parlez de meurtres d'enfants pour les bombardements d'hier, où sont vos preuves ?

  • Ici c'est aux femmes que les soldats israéliens s'en prennent:

    http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2011/04/201147213052467175.html

    Traduit en français ici:
    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10430

    Extraits:

    Les troupes israéliennes d’occupation ont pris d’assaut le village d’Awarta au nord de la Cisjordanie, arrêtant plus de 100 femmes sous prétexte de recherche des tueurs d’une famille israélienne dans la colonie illégale d’Itamar, ont indiqué des responsables.

    Les militaires ont également utilisé des bulldozers pour détruire des maisons palestiniennes dans un village agricole au nord est de Tubas, dans une zone sous contrôle israélien, selon des responsables de sécurité palestiniens.

    A Awarta, des centaines de soldats israéliens sont entrés dans le village peu après minuit [l’heure des rafles - N.d.T] ce jeudi et ont imposé un couvre-feu. Après quoi les troupes d’occupation ont commencé à arrêter les femmes, dont beaucoup étaient des personnes âgées, a déclaré à l’AFP, Tayis Awwad, chef du Conseil local.

    Les troupes d’occupation ont continué à procéder à des perquisitions dans les maison toute la nuit, a-t-il dit.

    Les femmes ont été emmenées pour un camp militaire où les troupes ont pris leurs empreintes digitales - et des échantillons d’ADN - avant qu’une partie d’entre elles ne soient relâchées, selon des sources palestiniennes.

    75 personnes enlevées « et sans accusation »

    Vingt femmes sont restées en garde à vue, ce qui amène le total des personnes kidnappées dans Awarta depuis l’attaque d’Itamar à 75, ont déclaré à Al Jazeera les responsables locaux.

    Un black-out a été imposé par Israël sur les actions de l’armée ce jeudi à Awarta.

  • Ca c'était hier:

    Outre les trois Palestiniens tués, dont un jeune de 17 ans, au moins huit autres personnes, dont une fillette de quatre ans, ont été blessées dans les tirs de riposte israéliens sur la bande de Gaza, ont précisé les médecins palestiniens.


    http://fr.news.yahoo.com/4/20110407/twl-palestiniens-israel-violences-gaza-38cfb6d_1.html

  • je condamne tout ça
    les roquettes vous ne condamnez pas
    la paix est bilatérale madame
    souvenons-nous-en sinon ce n'est que le début du déferlement de violence entre les brutes que nous avons de part et d'autres
    bonne journée

  • Pardonnez moi, David, mais condamner les crimes ne suffit pas.

    Quelles sont les racines de ces crimes au moins hebdomadaires, contre les Palestiniens ?

    La politique de l'état d'Israël: son expansion coloniale sans limite et d'une violence extrême:
    Cette expansion a volontairement anéantie toute possibilité de créer un état palestinien viable. La carte sur cet article de Gilles Devers le prouve:

    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/05/palestine-respecter-les-faits-et-le-droit.html

    Vous n'avez pas le droit de parler de violence "de part et d'autre": d'un côté nous avons un état surarmé d'armes de destruction massives, et qui n'hésite pas à s'en servir comme à la fin 2008, ou lors des diverses invasions meurtrières du Liban en 2006 et auparavant. Je n'oublierait jamais qu'Israël a délibérément bombardé la banlieue de Beyrouth en 2006 (déjà au moins un millier de civils tués, dont des centaines d'enfants).

    Soyez un minimum honnête, vous et moi serions Palestiniens, aurions nous le courage de continuer à résister et à lancer des roquettes ? Ils lancent ces roquettes parce qu'ils n'acceptent pas d'être enterrés par l'histoire occidentale.

    Ils les lancent pour affirmer au monde: "vous voulez oublier que nous avons été spoliés des terres de nos ancêtres, vous voulez oublier nos terres dévastées et nos maisons détruites, vous voulez oublier les milliers de vies qu'Israël a fauché, vous voulez oublier la misère dans laquelle nos enfants sont condamnés à vivre, nous continuerons à risquer nos vies en lançant ces roquettes dérisoires pour que vous ne puissiez oublier".

    Je vous supplie, David, de faire entendre raison aux Israéliens que vous connaissez: la majorité des Israéliens parvient à vivre dans l'amnésie, dans l'oubli total de ce qui se passe dans les zones palestiniennes, dans l'ignorance volontaire que leur état tue, chaque semaine, des gens parce qu'ils ont le malheur de ne pas être juifs.

  • Je maintiens ce que j'ai dit. C'est bien parce qu'ils ont peur de ne pas s'en remettre qu'ils préfèrent déshumaniser les Palestiniens.

  • les filles,
    David est la premiere personne concernée qui condamne les actes de violence et il est pret a entendre l´autre coté.
    Plusieus sont venus ici, avec arrogance, avec fanatisme.
    Je le trouve ouvert au dialogue. Et ça cet une excellente qualité qui peu en ont.
    C´est un excelent debut . :)

  • bonsoir
    vous avez raison madame aysin nous devrions ne pas nous en remettre mais tort aussi car nous nous en remettrons toujours car depuis des lustres on veut notre perte et paradoxalement ça fait notre force et la légimité de nos va-t'en-guerre, nous ne sommes pas ce peuple élu magnificent mais tant pis c'est la survie
    israel n'est pas le 3 ° reich décrit par votre amie marianne, israel a été placé là, et il existe par ce qu'il l'a fondé, la violence
    désolé de pas savoir plonger la flèche de la vérité dans le miel
    bonne soirée

  • Israël n'est pas la pauvre petite victime de la fable que vous comptez David: c'est un état surarmé, c'est une économie essentiellement axée sur la fabrication d'armements et les équipements de sécurité. Israël a toujours mis plus d'argent dans la fabrique de mort que dans la fabrique de paix.

    Vous vous cachez derrière l'épouvantable tragédie du nazisme, mais un peu de dignité: la plupart des Israéliens d'aujourd'hui sont trop jeunes pour avoir souffert du nazisme. Ils se servent de cette tragédie pour masquer le racisme et les crimes d'Israël.

    Le nazisme n'a rien à voir avec l'expansion coloniale d'Israël, avec les bombardements de population à Gaza, avec les guerres menées par Israël au Liban.
    Les Palestiniens n'ont rien à voir, absolument rien avec le nazisme, alors pourquoi ramener ce thème. Pour justifier l'injustifiable ?

    Moi je connais une réelle victime du nazisme, qui a été enfant caché. Il ne parle pas comme vous "on veut notre perte, ça fait notre force", cette mythologie dont se gargarisent des gens bien confortables dans leur canapé, qui n'ont jamais rien vécu de grave dans leur vie, pour se donner un genre et ne pas regarder en face la politique infecte de leur état depuis des dizaines d'années et son caractère ultra-raciste.

    Mon ami ne se sent aucun lien avec Israël, et je ne lui fait pas l'offense de le ramener à cet état raciste.

  • Des habitants de Sderot s’opposent aux actuelles attaques aériennes d’Israël sur Gaza:

    "L’emploi de la force brutale par israël nous a menés dans l’impasse" écrivent des habitants israéliens de Sderot et de la région limitrophe avec la Bande de Gaza, qui ont manifesté vendredi pour exiger la fin du blocus et des souffrances imposés aux Gazaouis".

    Communiqué de "The Other Voice" (L’Autre Voix)

    Vendredi 8 avril, des Israeliens de la région de Sderot ont organisé un rassemblement de protestation à la jonction de Yad Mordechai Junction, pour dire

    "NON à Plomb durci 2 !"
    "OUI au dialogue"
    "Une vie pour eux = une vie pour nous"

    Ils déclarent :

    "Nous résidents de la région, voyons une relation étroite entre les souffrances de nos voisins en raison du blocus qui persiste et des attaques militaires israéliennes, et nos propres souffrances.

    Nous appelons le gouvernement d’Israël à cesser l’escalade vers un nouveau cycle de violence, à mettre un terme au sang versé et à offrir une autre alternative aux habitants de cette région en promouvant le dialogue, les négociations et en favorisant un accord à long terme nous permettant de vivre en paix et dignement avec nos voisins palestiniens.

    L’emploi de la force brutale nous a menés dans l’impasse ! Il est temps de favoriser une initiative politique."

    Contact :

    Arnon 054-7742084

    Naomi 052-8897306

    The Other Voice in Sderot and the Gaza Border Region

    www.othervoice.org

    CAPJPO-EuroPalestine

    http://www.europalestine.com/spip.php?article6055

  • Le pouvoir syrien assassine des innocents désarmés dans la rue en ce moment, quelqu'un le savait ?
    Chuuutttttt

  • Oui Ok Janov, c'est bien ! Depuis combien d'années les Palestiniens sont assassinés en toute impunité (je parle des civils et non pas des "militaires" palestiniens)......?

    Allons, allons. Discutez sereinement, usez de vos neurones pour débattre raisonnablement ou ne participez pas à ce débat pour le ruiner. Évidemment que l'Iran, la Chine, (et l'Arabie Saoudite ou l'Egypte : mais chut, chut) et, depuis quelques semaines, la Syrie tuent des innocents. Mais allez : chuuuttt !

  • Il me semble que l'union africaine a demandé une no fly-zone en Palestine.

    Attendons de voir si le trio qui bombarde depuis près d'un mois la Libye (qui soit dit en passant n'a agressé aucun pays) a encore qq bombes en réserve pour Israël.

  • Rien n'est gravé dans le marbre, un pays peu disparaitre et etre remplacé par un autre. Nul n'est prophete en la matiere.
    Il faut integrer qu'une entité qui se comporte comme une tumeur qui devient cancereuse, n'a au mieux pas d'avenir dans son environnement ou au pire sont environnement est condamné.
    Les israeliens s'obligerons à normaliser leurs relations avec leur voisins, il en va de l'existence de l'etat d'israel en tant que nation.

  • On ne bombarde pas les amis

  • Je ne crois pas tarek. Cela fait des dizaines d'années qu'Israël poursuit son expansion coloniale: le grand Israël, ils y sont presque. Et c'est en toute impunité.

    La France y est pour quelque chose, même si elle est moins impliquée que les Etats-Unis (et Obama): en France les soutiens d'Israël ont pignon sur rue, collectent de l'argent pour l'armée, font pression pour des accords commerciaux avantageux etc...

    L'hsitoire n'est pas juste.

  • On ne bombarde pas les amis

    Ecrit par : Janov | 12.04.2011

    oui mais il faut se méfier avec les occidentaux qui ne semblent pas très fidèles en amitié, regardez ce qui est arrivé à Kadhafi qui était courtisé par tous les Européens il y a encore qq mois

  • sauf que nous on n'est pas fou à lier asyn, et que penser du massacre silencieux des manifestants pacifiques en syrie, en iran, au yemen ( j'ai vu les vidéos ) ?
    on en parle pas car c'est tabou ?

  • mais on peut on parler des syriens, des iraniens, des yéménites, des bahréinites et de tous ceux qui veulent se libérer de leurs tyrans

    ceux qui refusent de faire le lien sont ceux dont l'interventionnisme humanitaire est à géométrie variable cf. le trio qui bombarde la Libye et qui en même temps soutient la famille royale qui massacre les manifestants au Bahrein

  • La France et les Etats-Unis ne sont pas coupables des crimes commis en Syrie et en Iran, (les Etats-Unis portent par contre une responsabilité sur ce qui se passe au Yémen, dont le gouvernement est leur allié).

    La France et les Etats-Unis sont coupables des crimes israéliens: Les Etats-Unis arment cet état raciste. Les Etats-Unis n'arment ni la Syrie, ni l'Iran, et comparé aux sommes astronomiques versées à Israël, peu le Yémen. L'Union Européenne commerce intensément avec l'état raciste Israël, très peu avec la Syrie, l'Iran, et le Yémen.

    En France et aux Etats-Unis il y a un gros tas de salopards qui soutiennent l'abjecte épuration ethnique menée par Israël. Il y a très peu de gens pour soutenir les politiques de la Syrie, l'Iran, ou du Yémen.

    Mais est-ce que des arguments logiques ont une chance de te convaincre Moshe ?

  • Les dirigeants d'Israël ne sont pas plus racistes que le Hamas. Juste mieux armés.
    "Epuration ethnique" n'est pas un argument logique mais une vocifération empreinte de désespoir. Votre raisonnement est trop personnalisé.
    Je suppose que les français ne soutiennent pas Israël pour qu'ils tuent des enfants mais parce qu'ils savent ce qu'en feraient le Hezbollah, le Hamas et leurs amis bavant de haine si elle les laissait.
    La base de tout ce gâchis même si on ne se l'avoue pas c'est l'hostilité jamais démentie depuis des décennies manifestée à l'israélien, au juif.

  • Moshe, vous devriez consulter les rapports d'Amnesty International et de Human Right Watch. Vous ne pourriez pas ainsi continuer à vous aveugler sur ce que font votre armée et vos colons.

    Une épuration ethnique c'est expulser les gens d'un territoire sur des critères ethnico-religieux. C'est le fondement même de l'état d'Israël tel qu'il est actuellement défini.

    Faîtes le décompte des assassinats de civils et vous verrez qui massacre et qui résiste.

    Cessez de vous abritez derrière une période abominable de l'histoire qui n'a absolument rien à voir avec la Palestine ou les Palestiniens.

    Vous aimez bien vivre dans un pays où, à simplement lire la carte d'identité d'une personne, on peut savoir si elle est juive ou non ?

    Arrêtez de jouer cette ignoble comédie morbide: la plupart des Israéliens d'aujourd'hui ne sont pas des victimes du nazisme. Beaucoup ont juste suivi le nazisme sur un point: son racisme. Et heureusement que les médias existent aujourd'hui et sont beaucoup plus efficaces qu'au XIXème et pendant les années 1940 ...

  • Pourquoi les kurdes, les tibétains, les tchétchènes pour ne parler que d'eux sont-ils si peu évoqués alors qu'ils subissent le même sort ?

  • Moshe,
    Question candide doublée d'un leurre abject. Déjà, les situations ne sont pas comparables d'un point de vue historique, juridique, moral et social. Ensuite, puisque l'on parle d'un sujet précis avec ce billet (les actions peu humanistes et démocratiques d'un Etat de droit qui se vante d'être la seule démocratie du Moyen-Orient), pourquoi tenter d'esquiver ???

    Vous croyez vraiment que les Tchétchènes, les Soudanais etc. sont oubliés pour autant ?? Pourquoi excuser les fautes d'Israël en mettant en avant d'autres conflits alors qu'il suffirait de faire pression sur les gouvernements israéliens (dont l'actuel fleure bon le racisme institutionnalisé) pour mettre un terme aux colonisations, aux actions armées et profiter de la paix ?

  • Pour soigner un mal, il faut toujours chercher les racines, c'est juste une question d'intelligence.
    Qui a contribué à en faire un état militaire nerveux en l'agressant en traitre par trois fois ? Qui peut prétendre que les intentions belliqueuses des mêmes lâches ne se réveilleront pas si un jour Israël se désarme et baisse sa vigilance ? Qui peut le garantir ?

  • Pour Moshe qui aime que sa carte d'Identité indique qu'il est juif, et qui aime profiter des avantages liés à cette appartenance ethnique en Israël.

    Les Israéliens racistes ne tuent pas que des Palestiniens: celle-ci avait la peau blanche.

    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10454

    Ne cherchez surtout pas, Moshe, les racines des actions du Hamas ...

    Quand au Hezbollah libanais, les racines de ses actions ne sont pas difficiles à comprendre:

    - Dès le début des années 1980, le Sud-Liban est envahi par l’armée israélienne (opération « Litani ») dans le but de miner l’assise territoriale de l’Organisation de libération de la Palestine (l'OLP était modérée, Israël a donc favorisé le Hamas, n'importe quel historien vous l'expliquera). Mais l’intérêt israélien pour le Liban est aussi dicté par l’importance des ressources hydrauliques du pays et la présence syrienne.

    Le sud Liban a été occupé par Israël pendant 18 ans, de 1982 à 2000, y établissant une prison très connue pour la torture que les Israéliens y pratiquaient.

    Entre 2000 et 2006, l'armée israélienne a effectué des milliers de violations du territoire libanais par des incursions terrestres, maritimes et aériennes.

    En 2006 Israël bombarde le Liban pendant un mois. La banlieue de Beyrouth est bombardée, des civils qui fuient sont bombardés.
    On estime à environ 1500 le nombre de civils libanais massacrés ainsi par Israël.

    Vous devriez lire quelques livres d'histoire un peu sérieux sur la Palestine Moshe. Au lieu de partir du principe que votre état raciste et surarmé est une pauvre victime qui massacre "à l'insu de son plein gré".

  • "Pour soigner un mal, il faut toujours chercher les racines, c'est juste une question d'intelligence.
    Qui a contribué à en faire un état militaire nerveux en l'agressant en traitre par trois fois ? Qui peut prétendre que les intentions belliqueuses des mêmes lâches ne se réveilleront pas si un jour Israël se désarme et baisse sa vigilance ? Qui peut le garantir ?"

    Ecrit par : Moshe | 13.04.2011

    Oui, les Arabes n'ont pas accepté la déclaration unilatérale de Ben Gourion, ni la création de l'Etat Hébreu durant des dizaines d'années. Mais je pense que les mentalités ont beaucoup changé depuis.

    Pour les racines du mal, on peut remonter le temps à l'infini. IL faut aussi avoir à l'esprit que les pays arabes ont accueilli les Juifs il y a plusieurs siècles durant les ravages de l'Inquisition en Europe. Ils vécurent ensemble.
    Il me semble que ce fut le cas aussi pour les Hébreux qui ont eu la chance de pouvoir fuir l'Europe dans les années Trente et Quarante.

    C"est sûr que la "nervosité" de l'État israélien peut s'expliquer facilement par les quatre grandes guerres des pays voisins (mais c'était il y a trente ans) et les attaques quotidiennes des branches armées des mouvements islamistes (mais qui font tout de même peu de victimes (il n'empêche que ce n'est pas acceptable)). Néanmoins, ces attaques peuvent s'expliquer aussi facilement par la situation pourrissante depuis 63 ans dans cette minuscule région du monde.

    Quant à la garantie dont vous redoutez qu'elle ne puisse pas être mise en œuvre, j'aurais tendance à faire confiance aux alliés indéfectibles d'Israël depuis 60 ans. Les grandes nations occidentales, l'ONU peuvent tout à fait garantir (je ne comprends pas pourquoi ils ne font quasiment rien depuis tout ce temps, mais c'est de la géopolitique de Géotrouvetou).

    A l'origine, le plan Peel de 1947 prévoyait un partage de la Palestine mandataire et une administration par l'ONU d'une large zone autour de Jérusalem. Déjà, les 45% du territoire pour les Palestiniens me semblent assez injustes (au minimum 50-50 à mes yeux et avec une répartition équitable des ressources : minières, en eau etc.).
    En tout cas, en cas d'accord entre les deux peuples, la garantie peut tout à fait être mise en œuvre par les forces onusiennes. En plus de Jérusalem, l'ONU pourrait aussi sécuriser l'ensemble des frontières avec des troupes expérimentées et bien armées par les vieilles nations occidentales (qui, franchement, commencent à en avoir marre d'être impuissantes face à des "résistants" ou combattants palestiniens d'un côté et des gouvernements israéliens assez irresponsables, va-t-en guerre et qui ne remplissent pas leur part du marché de l'autre).

  • Vous êtes risibles à vous insurger derrière votre 17 pouces, allez vous battre pour vos idéaux et débattez ensuite.
    L'ONU, quelle merde...

  • Ce commentaire miteux m'était destiné cher Moshe ??
    Je viens de relire pour la quatrième fois mon commentaire et je le trouve très consensuel et raisonnable. De plus, le fait que vous ayez écrit "l'ONU, quelle merde..." me laisse penser que c'est là une réponse qui m'est destinée.

    Si c'est le cas, faites gaffe. Déjà, si vous adressez pour seule réponse à mon point de vue détaillé et pacifique ce genre de commentaire puéril, je devrais vous plaindre sincèrement pour votre manque de cohérence et de sens commun. Surtout, je me permets de vous donner un conseil gratuit : un jour des dizaines de millions de jeunes gens comme moi (éduqués, dans la force de l'âge et déterminés) vous montrerons de quel bois ils se chauffent (de sapin !!! lol ! C'est malheureusement inéluctable si les élites demeurent inertes).

    Ils établiront certaines règles à respecter impérativement par tous sous peine d'aller faire un petit tour en prison. Ils rétabliront l'ordre normal des choses face aux petits totalitaires de la pire espèce qui prospèrent, malheureusement, depuis surtout 20 ans et le paradigme ultralibéral imposé depuis les années 90.

    Très cordialement

  • p.s : j'ai un 15 pouces, acheté à 800 € il y a 5 ans hihi

  • Les jeunes comme vous, une baffe et ça rentre dans le rang.

  • Non, ne raisonnez pas d'une manière aussi simpliste. L'histoire a démontré le contraire au cours des siècles.

    Il faudra vous faire une raison : l'histoire officielle d'Israël ne pourra jamais admettre et légitimer des étapes de colonisation successives, de nombreux crimes militaires significatifs contre des civils et des famines organisées durant de longues années... Vu sa propre histoire... C'est impossible !

    Il y aura donc une prise de conscience généralisée à toute la population israélienne malgré les lavages de cerveau, malgré la désinformation et les techniques de matamore telles que celle que vous avez utilisée ci-dessus.

    L'opinion publique israélienne est très majoritairement favorable à la paix, donc il faudra admettre la discussion sur la création de la Palestine, sur des frontières acceptables pour parvenir à la paix.

    Et si des dirigeants un peu trop autoritaires empêchent les Israéliens de se gouverner comme ils l'entendent, ils seront renversés de l'intérieur ou de l'extérieur - et ils connaîtront les joies infinies de la prison :)

  • Un peu de lecture de Noam Chomsky : un professeur juif des États-Unis d'Amérique :)

    http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/CHOMSKY/14992

  • Le rapport de l'ONU dénommé "rapport Goldstone" doit-il être annulé... Il semblerait que non !

    Après le Washington Post, le juge Goldstone s'est ravisé "cinq jours plus tard dans un entretien à Associated Press : « Je n’ai pas de raison de croire qu’une quelconque partie du rapport devrait être reconsidérée aujourd’hui. »"

    "En intensifiant les pressions sur Richard Goldstone, les dirigeants israéliens ne préparent-ils pas une nouvelle offensive meurtrière sur Gaza ? De nombreux signes concourent, hélas, à cette hypothèse."
    "La Ligue arabe, pour une fois, n’a pas manqué d’à-propos en demandant que le ciel de Gaza soit déclaré « zone d’exclusion aérienne »"

    http://www.politis.fr/spip.php?page=article&id_article=13763

  • La France s’oppose à une Zone d’exclusion sur Gaza
    Al-Manar TV
    La France s’est opposé à une zone d’exclusion aérienne à Gaza demandée par la Ligue arabe pour protéger les civils des bombardements israéliens.
    Paris estime que la résolution 1860 de l’ONU "offre le cadre approprié" pour une "trêve durable" entre Israéliens et Palestiniens, a dit lundi la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages, interrogée pour savoir si Paris soutenait la demande de la Ligue arabe.

  • RIP Vittorio Arrigoni

    Souhaitons que le Hamas retrouve les chiens qui lui ont ôté la vie.

  • asyn, as-tu des liens vers des informations écrites sur ce vote sur une zone d'exclusion aérienne sur Gaza.

    En français, en anglais ou en arabe si possible.

    La presse française ne semble pas s'être intéressée à la question...

  • De quoi Israël est-il le nom ?

    http://oumma.com/Quand-la-propagande-israelienne

  • non j'avais trouvé cette fois dans les brèves d'info-palestine

  • les israéliens perdent leur humanité et ça c'est plus important que des territoires, quand ils s'en rendront compte ils sera trop tard pour eux,

    ps : ils s'étaient aussi moqués des meurtres des militants de la flottille de la paix

  • http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/les-palestiniens-veulent-entrer-a-l-onu_1015547.html?xtor=x


    adhesion de la palestine a l ONU?
    En tout cas, cela semble traduire un changement de fond sur la diplomatie palestinienne.

    A savoir que jusque-là, les dirigeants palestiniens n'ont jamais voulu faire reconnaître que les frontières mandataires de 47 de la Palestine.

    En se résignant finalement à demander que les frontières de 1967 soient reconnues, c'est une manière de reconnaître implicitement la souveraineté israélienne, l'existence de cet état, chose que pour l'instant ils avaient toujours hypocritement contournée, de même que la presque totalité des autres pays arabes.

    Le fait que les palestiniens aient jusque là toujours officiellement revendiqué la totalité de la Palestine mandataire explique pourquoi il aura fallu attendre aussi longtemps avant d'en arriver à cette démarche qui semble plutôt évidente.

    -----

    Cependant, un autre problème se profile, et je peux comprendre qu'il y ait dans ce cas un véto de l'administration Obama, une administration pourtant favorable à un traité de paix global au Moyen-Orient.
    A savoir qu'en bloquant les frontières à celles de 1967 (c'est à dire la ligne dite "verte"), on s'interdit de fait de négocier un traité de paix qui prenne en compte les réalités constatées sur le terrain ou qui permette la gestion commune et internationalisée de certains lieux symboliques. Par exemple, autant restituer la quasi totalité de la Cisjordanie est possible, ou abandonner les colonies de peuplement qu'y s'y trouvent, autant il est fort peu probable qu'Israël décide d'abandonner du jour au lendemain certaines des banlieues de Jérusalem actuellement peuplées par une large majorité de citoyens israéliens (arabes comme hébreux, d'ailleurs), ou de laisser aux palestiniens le contrôle intégral et non partagé de la vieille ville et de ses lieux saints.

    Le même problème avait achoppé à toutes les négociations de paix entre représentants Israéliens et Palestiniens. Et même dans sa forme la plus aboutie, c'est à dire l'initiative de Genêve, les frontières de 1967 sont très légèrement modifiées. A Tabah comme à Genêve, Israël proposait un "swap", c'est à dire de transférer quelques bouts de territoires limitrophes à la Cisjordanie et à Gaza en échange de l'annexion effective de plusieurs de ces banlieues hyérosolomitaines. Ce principe avait d'ailleurs été à l'époque accepté par les délégués palestiniens.

    Donc de fait, pour en revenir au sujet... demander la reconnaissance immédiate d'une Palestine sur les seules frontières de 1967 risque paradoxalement de contribuer au blocage de tout traité de paix effectif avec Israël. Paradoxe! Et cela, l'administration Obama, qui pourtant ne mâche pas ses critiques vis à vis du gouvernement Netanyahu, le sait parfaitement.

    Le seul avantage potentiel que je vois cependant dans cette démarche légaliste, c'est qu'elle risque éventuellement de contraindre les pays du monde musulman à enfin reconnaître tacitement l'état d'Israël, chose qui n'est toujours pas faite en 2011 (et ce degré de haine est généralement poussé jusqu'à l'absurde, puisqu'un simple tampon israélien sur votre passeport peut pousser certains pays à refuser votre entrée sur leur terrritoire, et ce même si vous avez un visa on ne peut plus en règle).
    Car il faudra bien que ces pays mettent un nom à l'état qui se trouvera à l'ouest des frontières de 1967, non?

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