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Justice has been done ? No !

« Justice has been done ». Non : « Just an illegal act of war has been committed ». Obama est libre de vanter sa réussite sur un plan militaire, politique, moral, économique, avec ses critères. Mais il y a une chose qu’il ne peut pas dire, c’est « Justice has been done ». Car les règles sont d’ordre public. Elles appartiennent à tous, sont opposables à tous et la réponse juridique ne fait pas de doute.

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Le droit international humanitaire

icrc-1.gifLe droit international humanitaire est ce que l’on appelait jadis le droit de la guerre. Même la guerre a des règles, qui sont parfaitement définies par des textes reposant sur plus de cent ans de pratique à travers le monde, et spécialement les quatre Conventions de Genève de 1949.

La première protège les soldats blessés ou malades sur terre en temps de guerre, la seconde les militaires blessés, malades ou naufragés en mer en temps de guerre, la troisième s’applique aux prisonniers de guerre, et la quatrième assure la protection des civils, notamment en territoire occupé.

La difficulté, c’est l’application, et ce n’est pas nouveau. Les tribunaux internes étant dépassés, l’ONU a créé de grandes cours internationales : Nuremberg, Tokyo, puis les tribunaux ad hoc pour l’Ex-Yougoslavie, le Ruanda, le Libéria, le Cambodge. La base légale a alors semblé suffisamment acquise pour créer une cour permanente, et ce fût la Cour pénale internationale, instaurée par le Traité de Rome en 1998, et entrée en œuvre en 2002. En pratique, le statut reprend les règles du droit international humanitaire, mais il définit les sanctions et la procédure pour juger les faits. Le droit n'est rien sans la volonté de rendre justice. Chercher à comprendre, c'est une ligne de vie pour les humains.  

L’arrestation et la mort

icrc-1.gifL’arrestation et la mort ont-elles été conduites selon un procédé légal, qui permettrait de dire « Justice has been done » ? Je lis ici et là le décryptage de la législation US, et en particulier des actes signés par Bush suite aux attentats du 11 septembre. Mais cette analyse n’est d’aucun intérêt. Les actes ont été commis sur ordre et en application de ces textes. Oki. Cela signifie simplement, sous réserve de l’analyse des faits, que les militaires ont agi dans le respect des consignes données. Mais cela n’a  aucune incidence sur la validité des actes, car ils ont été commis au Pakistan où la loi US - faut-il le rappeler ? - ne s’applique pas. Les soldats US n’ont aucun droit pour exercer une action militaire quelconque sur le sol pakistanais, sans l’accord et la participation du Pakistan. Les actes sont illégaux par nature.

Les dirigeants actuels, mis devant le fait accompli, ont sûrement beaucoup à faire en interne ces jours-ci, et il va aussi être difficile d’expliquer comme cette maison là dans ce quartier là n’avait jamais été repérée. Mais l’ancien président pakistanais Pervez Musharraf n’a pas les mêmes réserves, déclarant l’évidence à la BBC : « L'opération aurait du être menée par l'armée pakistanaise. Des troupes étrangères ne doivent pas rentrer sur notre sol (...) Je ne m'attends pas à des scènes de liesse du peuple pakistanais car leur souveraineté a été violée».

Justice aurait été faite s'il y avait eu une arrestation par les forces pakistanaises, avec sans doute l'appui des US, puis un procès respectant les normes du droit international, devant un juge indépendant et impartial. C'était le moyen de chercher la vérité.

Pour le reste, on ne peut dire davantage des faits, car les US seuls dirigent  la communication. Mais sous cette réserve, on peut évoquer les qualifications juridiques, et donc ce qui est en jeu.  

L’article 8 du statut de la CPI définit comme crimes de guerre, « lorsque ces crimes s’inscrivent dans le cadre d’un plan ou d’une politique » les infractions graves aux Conventions de Genève du 12 août 1949, et notamment :

-       Art. 8, 2, b, i) : L’homicide intentionnel ;

-       Art. 8, 2, b, vi) : Le fait de priver intentionnellement un prisonnier de guerre ou toute autre personne protégée de son droit d’être jugé régulièrement et impartialement ;

-       Art. 8, 2, xxi) : Les atteintes à la dignité de la personne, notamment les traitements humiliants et dégradants.

3. Les funérailles

icrc-1.gifL’identification

Les guerres font des morts, et les références sont multiples pour définir ce qui, dans une société du droit, fait le respect des morts. Les deux grandes premières questions sont la recherche des morts et leur identification. Après un engagement, chaque partie au conflit doit prendre sans tarder toutes les mesures possibles pour rechercher, recueillir et évacuer les morts, sans distinction de caractère défavorable.

L’obligation d’identifier les morts avant de les inhumer, codifiée pour la première fois en 1929, se retrouve dans les Conventions de Genève de 1949.

C’est pour la 1° Convention, l’article 17, alinéa 1 : « Les Parties au conflit veilleront à ce que l'inhumation ou l'incinération des morts, faite individuellement dans toute la mesure où les circonstances le permettront, soit précédée d'un examen attentif et si possible médical des corps, en vue de constater la mort, d'établir l'identité et de pouvoir en rendre compte. La moitié de la double plaque d'identité ou la plaque elle-même, s'il s'agit d'une plaque simple, restera sur le cadavre ».

La même règle est prévue par le droit des droits de l’homme. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH, Kaya c. Turquie, et Yasa c. Turquie)  et la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH, Neira Alegría) ont exigé que des mesures effectives soient prises à cet effet en temps utile, même dans des situations de violence armée.

La restitution du cadavre aux familles

Les parties à un conflit ont l’obligation de faciliter le retour des restes des personnes décédées à leur famille, ce qui est conforme à l’exigence du respect de la vie de famille reconnue par le droit humanitaire. La question est bien celle de la restitution, pour les personnes tombées sur le territoire ennemi. De même est reconnue l’obligation de retourner les effets personnels des personnes décédées, et ce depuis la Convention de Genève de 1929. Il existe peu de contentieux, mais en 1985, la justice colombienne a jugé que l’on ne pouvait nier aux familles leur droit légitime à revendiquer les corps de leurs parents, à les transférer où elles le souhaitaient et à les inhumer (Cundinamarca, n° 4010).

Le Plan d’action adopté en 1999 par la XXVIIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge exige de toutes les parties à un conflit armé qu’elles prennent des mesures efficaces pour s’assurer que « tout est mis en œuvre pour identifier les morts, informer leurs proches et leur remettre les dépouilles ».

L'inhumation

Les morts doivent être inhumés de manière respectueuse. L’obligation d’inhumer les morts de manière respectueuse, codifiée pour la première fois dans les Conventions de Genève de  1929, est maintenant traitée de manière détaillée dans les Conventions de Genève de 1949 (1°, art. 17 ; 2°, art. 20 ; 3°, art. 120 ; 4°, art. 130). De nombreux manuels militaires précisent que les morts doivent être inhumés de manière honorable, et cette obligation est inscrite dans la législation de la plupart, sinon de la totalité, des États.

Les tombes doivent être respectées et entretenues. Le Protocole additionnel I, art. 34, par. 2, ajoute que les parties doivent conclure des accords pour assurer en permanence la protection et l’entretien des sépultures.

Le respect des rites religieux

Les Conventions de Genève précisent que les morts doivent être enterrés selon les rites de la religion à laquelle ils appartenaient.

C’est, pour la 1° Convention, l’article 17, alinéa 3 : « Les Parties au conflit veilleront, en outre, à ce que les morts soient enterrés honorablement, si possible selon les rites de la religion à laquelle ils appartenaient, que leurs tombes soient respectées, rassemblées si possible selon la nationalité des décédés, convenablement entretenues et marquées de façon à pouvoir toujours être retrouvées. A cet effet et au début des hostilités, elles organiseront officiellement un service des tombes, afin de permettre des exhumations éventuelles, d'assurer l'identification des cadavres, quel que soit l'emplacement des tombes, et leur retour éventuel dans leur pays d'origine. Ces dispositions s'appliquent de même aux cendres qui seront conservées par le Service des tombes jusqu'à ce que le pays d'origine fasse connaître les dernières dispositions qu'il désire prendre à ce sujet ».  

Des tombes collectives ne peuvent être utilisées que lorsque les circonstances ne permettent pas d’inhumer les morts individuellement. Afin de permettre l’identification des morts, chaque partie au conflit doit enregistrer toutes les informations disponibles avant l’inhumation, et marquer l’emplacement des sépultures.

Rien, légalement, ne pouvait justifier de s’emparer du corps, pour l’embarquer en mer, et l’immerger.

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Commentaires

  • Et rien ne justifiait cette précipitation puisque Ben Laden est mort, hormis naturellement les échéances électorales aux États-unis naturellement.

  • Maintenant que la case Ben Laden est cochée sur la "to do list" américaine, l'étape suivante est de neutraliser al Zawahiri, cela achèvera de mettre le souk chez al Qaeda.
    Combien d'autres bombes de 500kg vont elles péter au Pakistan ?
    Les républicains sont obligés de ravaler leur haine d'Obama, c'est assez plaisant.
    20 mn continue de bloquer les posts, c'est chiant.

  • Comme hier, je renouvelle que la discussison libre impose une correction particulière

  • La censure ainsi pratiquée, c'est misérable. Vous devriez avoir honte.

  • Vous me faites bien rire avec votre censure. Essayez donc de vous mettre au niveau d'une discussion qui porte sur des faits en se passant de la maladie infantile des imputations personnelles.

    Faites donc une critioque de la 1° convention de Genève, et de son artilce 17. Ca m'intéresse.

  • Ben laden n'était pas un général de corps d'armée mais un criminel qui se terrait. Al Qaeda n'est pas une armée conventionnelle mais une nébuleuse qui se transformait en franchise meurtrière. Pourquoi vouloir leur appliquer la conv de genève ? Juste pour condamner les ricains ?

  • "Ben laden n'était pas un général de corps d'armée mais un criminel qui se terrait. Al Qaeda n'est pas une armée conventionnelle mais une nébuleuse qui se transformait en franchise meurtrière. Pourquoi vouloir leur appliquer la conv de genève ? Juste pour condamner les ricains "

    D’où l'article, "justice ne peux pas avoir été faite" dans ce cas de figure, il s'agit d'une vengeance, d'un assassinat... qu'il soit justifié ou non ne change rien au fond...

  • C'est un débat qui ne doit même pas avoir lieu. Tout ceci est une farce et d'un point de vue externe tout ce que je vois comme message c'est:"on fait ce qu'on veut ou on le veut et quand on le veut".

    bienvenue 5000 ans en arrière.

  • Sa mort signifie peut-être des vies sauvées dans tel avion, tel métro, tel bâtiment...C'est une opé qu'il fallait mener. Peu importe les mauvais coucheurs aprés tout.

  • On ne peut prétendre appliquer les termes de la convention de Genève dans une affaire de criminalité ordinaire, fut-elle internationale. Vouloir donner à la mafia Al Ka le statut d'armée nationale c'est vraiment lui faire un honneur qu'elle ne mérite pas. Pour autant on ne peut approuver plus l'exécution sommaire de M Ben Laden que celle de Mesrine, un autre truand bien de chez nous. Les démocraties ne font que respecter leurs valeurs en ne traitant pas les criminels comme ceux-ci traitent leurs victimes. La nature de nos régimes est durement questionnée par de tels actes.

  • Il aurait été utile de faire au moins un simulacre de procès, même par contumace, afin que cette exécution puisse au moins avoir la couleur d'une sentence. En la circonstance, on voit une bande armée en attaquer une autre. Cela ne ressemble en rien à de la Justice. Et tout en croyant affaiblir Al Ka, on ne fait que justifier ses thèses, et donc susciter de nouvelles vocations de voyous meutriers, qui ne s'en prendront ni à Bush, ni aux autres décideurs, mais à d'innocentes victimes, d'abord au Pakistan, en Afghanistan ou en Irak, et éventuellement en d'autres lieux. Entièrement contre productif.

  • Merci pour cet article, il fait le point sur de nbreuses questions que je me posait.

    Toute cette histoire est louche. Je ne parle pas de théorie de complot ou quoi que ce soit mais, tout cela est aller bien vite à mon goût.

    On nous annonce de but en blanc que, non seulement on a retrouvé Osama Bin Laden, mais qu'en plus il est mort et que son corps, bien qu'après avoir reçu les rites funéraires dù à sa religion, a été jeter en mer ... Aucune preuve photographique, aucune vidéo ? Juste la parole d'on ne sait qui que "sisi c'est bien lui, on a fait les tests adn toussa" ? Sérieusement ? Et quand en plus, on lis ce genre d'article, qui nous prouve par a+b que le Convention de Genève n'a pas, mais alors pas du tout, été respecté. Peu importe le criminel et/ou ses crimes, tout Homme a droit à un procès équitable.

    Je ne suis pas journaliste, j'ai un tant soit peu confiance en nos médias mais là, j'ai de sérieux doutes.

  • Obama a été clair : c’est lui qui a donné l’ordre de l’attaque, et c’est lui qui a décidé de d’embarquer le corps et l’immersion. Il a informé le président pakistanais quand c’était fini.
    C’est donc une opération militaire, conduite hors du territoire national et sans mandat de l’ONU.

    Pour une opération militaire, s’applique la Convention de Genève, et au delà, ce qu’on appelle le « droit international humanitaire coutumier ». C’est un droit tellement appliqué sur la planète qu’il a valeur de coutume, donc s’applique même sans texte.

    L’illégalité est irrémédiable.

    C’est le vice fondamental.

    Après se pose la question des modalités : volonté réelle de capturer et de juger, ou volonté d’abattre et de faire disparaitre le corps. Je ne crois pas un instant à la première hypothèse.

    Là encore, écoutons Obama triomphant et vantant son grand pays : « justice a été faite ». Si la justice c’est abattre quelqu’un, pourquoi le juger ?

    Obama est exactement sur la même analyse que Bush. C'est triste à dire, mais c'est ainsi.

  • Patrick Roy est mort.
    Gilles, dans un de ses papiers, exhaltait le courage et la dignité de cet homme, et soulignait les trop rares moments de "communion démocratique" de nos élus.
    Quel contraste avec cette vision du curée autour du cadavre d'un homme, confisqué à ses proches.

  • C'est faux monsieur devers, la conv de genève s'applique entre deux armées conventionnelles.

    Lorsque l'armée française délivre un bateau détenu par des pirates, l'opé est militaire mais les prisionniers ne sont pas des prisonniers de guerre.

    Votre analyse est inexacte.

  • On est bien évidement dans la ligne "Malheur aux vaincus" bien plus que dans celle du droit.
    A la sauce antiterroriste américaine qui considère depuis le début qu'il y a "guerre" mais que les diverses conventions et règles de droit y afférentes ne s'appliquent pas à ces gens là.
    Les USA sont cohérents à défaut d'être juridiquement corrects et humanistes.

    Ceci dit je n'ai pas envie de verser des larmes de crocodile sur BL, qu'il se débrouille avec Allah là où il est. Par contre j'attends maintenant un pas en avant vers une situation de droit en ce qui concerne Guantanamo et ses détenus.

  • Pourquoi Ben Laden n'aurait pas le droit d'être traité comme tout suspect ? et la présomption d'innocence? ce n'est pas parce qu'on revendique des actes terroristes ou un crime qu'on est coupable, on a déjà vu des gens innocents s'accuser... certes ce n'est pas le cas et on le sait tous ... mais même le pire dictateur a le droit à son procès ... même ces Papon, Ceaucescu et autres responsables de graves crimes contre l'humanité ont été jugé ... pourtant ils ont causé bien plus d'atrocités qu'un leader emblématique du terrorisme ...

    Tout cela semble extrêmement bizarre ... Soit les USA sont des barbares, soit cette information n'est en fait qu'une énorme intox ... ça m'étonne aussi qu'ils n'aient pas exhibé au moins une photo du corps, meilleurs moyens de faire cesser toute polémique...

  • Sur la disparition du corps de BL, l'hypothèse la plus simple pour moi est qu'il n'y en avait plus.
    Il a pu être proprement désintégré.

  • La mort de ce personnage funeste etait un évènement souhaitable . Car c était l anti-Nobel de la Paix. Alors pour ceux qui chipotent sur son passage vers la mort , sont soit des hypocrites, soit des critiques permanents, mais je n oserai dire pire.

  • Quant ici les américains parlent de justice, ils parlent bien évidemment de justice divine ("In God We Trust") et non pas de justice laïque.

  • Le droit international humanitaire (DIH) n'est applicable qu'en cas de conflit armé, ce qui suppose l'existence de « parties » belligérantes. Il peut s’agir d’un État et de mouvements de libération nationale, ou d’un État et des forces rebelles.

    Les parties ont en commun une formation de type militaire et un commandement structuré.
    Le droit international humanitaire s'appliquent à toutes les parties à un conflit armé, et même en légitime défense.

    Le « guerre » contre le terrorisme, c’est une politique générale, et tout ne relève pas du droit international humanitaire (renseignement, surveillance, actions policières contre les trafics, les braquages…)

    Dans ce qui a suivi le 11 septembre 2001, la guerre conduite par les États-Unis en Afghanistan en octobre 2001 caractérise un conflit armé, au sens du DIH. Les Conventions de Genève de 1949 et le droit international coutumier sont applicables.

    Ce n’est pas le cas de tous les actes dits « terroristes ». Il faut chaque fois poser la question de la formation, de l’organisation militaire et des parties identifiées comme parties adverses.

    Ici nous avons une intervention armée, en dehors du territoire national, contre l’un des principaux responsables de la partie adverse au conflit, à savoir un leader des forces armées combattus par les US et la coalition. Cette mort était un des buts de la guerre, déclaré comme tel !

    Cela aurait pu etre un acte de police, si le Pakistan s'en était occupé selon ses procédures internes.

  • Bah. Même benladen à ses aficionados, la preuve. Sous couvert d'une pseudo défense des droits de l'homme, on apporte son soutien à un terroriste et on dénigre une démocratie.

    Mais vive la liberté d'expression, le courageux auteur en a le droit, qu'il en profite, il n'en userait certainement pas sous une dictature.

    Vive les USA. Mort aux terroristes.

  • Mon cher Brelan, sous pretexte qu'on donne son avis sur un tel sujet signifierais que l'on y apporte son soutiens ? Il y a un différence entre soutenir et réagir.

    Je réagis face à ce manque d'application du droit fondamental qu'est la présomption d'innoncence (et ce, peu importe la personne).

    Ben Laden a revendiqué les attentats du 11/09, c'est un fait. Doit-il pour autant être tué et jeté en mer sans aucune forme de Justice ? Je ne crois pas.

    Je ne minimise pas son influence, ni les actes commis par Al Qaeda, mais je le repete, tous criminels doit être jugé de manière impartiale, point.

    Si cela fait de moi une aficionados de Ben Laden, une personne qui soutiens le terrorisme, c'est bien dommage, car c'est loin d'être le cas.

  • Attentat suicide au procès de oussama ben laden à New York : 23 morts dont ben laden lui-même.

    Un commando suicide de 4 hommes équipés d'un grande quantité d'explosifs a réussi à pénétrer à l'intérieur de l'immeuble où devait commencer le procès de ben laden cet après-midi.

    Une première explosion de forte puissance a retenti à 11h12, heure de New York, endommageant fortement l'entrée ouest de l'immeuble et blessant de nombreux membre des forces de sécurité qui protégeaient le bâtiment.

    L'attentat semble avoir été minutieusement préparé et on peut se demander sérieusement si les terroristes n'ont pas bénéficié de complicités internes.

    La suite dans notre édition spéciale de treize heure.

    Les terroristes ne méritent aucun respect.

  • Je ne voit pas bien le rapport entre la convention de Genève et les terroristes...
    Ben laden était un terroriste, et non un soldat d'une armée d'état.
    Je crois pas savoir qu'il ai signé la convention de genève. La convention s'applique entre 2 pays l'ayant signé, par entre un pays et un groupe terroriste. Ce serait trop facile.
    Alors oui, justice has been done.

  • En bref ça donne : Attention je ne cautionne pas ses meurtres mais bon c'est pas bien de l'avoir tué.

    Quelle farce...

  • Pour moi "Justice has been done" si on se réfère aux lois américaines "Terrorist Elimination Act"... De plus on pourrait se poser la question de la légitime défense car d'après les premiers rapports de la navy aurait annoncé à ben laden qu'il était en état d'arrestation, comme il a riposté par des tirs, les forces spéciales étaient parfaitement dans leur droit de répondre par le feu...
    Force est de constater que pour le bien de l'humanité cette personne morte permet de sauver finalement des vies...

  • @Gatsy : peut être justement pour nous distinguer des criminels, comment laisser dire que Justice a été faite alors que mêmes les criminels nazis ont eu droit à un procès.

    Entendons nous bien, je ne suis ni n'ai jamais été pour ce fumier de ben laden, mais je crois tellement en la Justice que je ne peux que déplorer qu'elle ne soit jamais rendue dans les affaires d'attentats commandités par ce type.

  • Les nazis étaient pendables d'avance, tout le monde la savait à Nuremberg.

  • Pourquoi est ce que Obama et les Etats-Unis doivent suivre la convention de geneve et autre droit international contre un groupe de meurtrier et d'assassins qui ne sont pas un pays mais des terroristes qui n'hesite pas a tuer des vies innocentes?

    article ridicule.

  • Gatsby, il n'empêche qu'ils ont eu un procès et que ledit procès a aussi servir à savoir pourquoi et comment. Refuser un procès équitable même à un répugnant criminel (et en comparaison de certains nazis, Ben Laden n'a pas été aussi épouvantable que ça il a été nettement moins nocif) c'est se priver d'outils de connaissance voire de mémoire. Remarquez certains des commentateurs ont l'air d'avoir oulbie Nuremberg alors...

  • Mais tous les nazis n'étaient pas présents à Nuremberg, quid d'hitler et de sa garde rapproché et des nombreux généraux en fuite en amérique du sud???

  • Je me permets de ne pas être d'accord avec ce que vous écrivez en exergue de votre article:

    "Car les règles sont d’ordre public. Elles appartiennent à tous, sont opposables à tous et la réponse juridique ne fait pas de doute".

    En réalité, le droit pénal international est en pleine construction, et ses règles ne sont pas encore bien définies. Faute à la fois d'un législateur international et de l'équivalent d'une Cour Suprême américaine ou d'une Cour de cassation française, les deux sources principales du droit - la loi et la jurisprudence - font défaut.

    En l'occurence - l'attaque de Ben Laden -, tout le problème est de savoir quel est le type de situation dans laquelle se trouve les USA vis-à-vis d'Al Qaïda en particulier, et du terrorisme en général. Pour être juridiquement plus clair, peut-on considérer qu'il s'agit d'un état de guerre ou d'un état de paix (parce que c'est l'un OU l'autre, et les règles ne sont pas les mêmes)? La jurisprudence actuelle a considérablement infléchi la notion de guerre ou de conflit armé. On pourrait donc considérer que les règles du conflit armé peuvent s'appliquer à la situation d'un pays confronté à des attaques meurtrières (11 septembre) venues d'un organisme structuré qui s'est donné pour objectif de terroriser la population civile.

    Pour ma part, je considère qu'il est fort probable, cette situation serait-elle examinée devant la CPI, que cette Cour considère que les catégories d'incriminations que sont les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité pourraient s'appliquer. Ce qui aurait pour conséquence de considérer que les "lois de la guerre" doivent être suivies.

    Or ces lois protègent principalement deux catégories de populations: d'abord les populations civiles non combattantes, puis les combattants prisonniers, blessés, malades ou en reddition.

    Ben Laden ne faisait partie d'aucune de ces catégories, et revendiquait son titre de combattant. Il est mort au combat. Or, en état de guerre, il est non seulement permis de tuer un combattant ennemi, mais c'est requis. Si donc le commando américain a tué des membres d'une unité combattante d'Al Qaïda, y compris son chef, il n'a pas violé les lois de la guerre.

  • Si vous êtes si sûr de votre coup faites donc un procès à Obama histoire qu'on rigole tous bien un coup! Bravo Obama! Yes We Can!

  • sCet article témoigne de la confusion de certains esprits prétendus humanistes:
    1) Ben Laden a revendiqué de nombreuses fois, par video, l'éxécution d'attentats, dont celui du W.T.C.
    2) il était à la tête d'une organisation terroriste,
    3) les Conventions de Génève ne s'appliquent qu'entre des armées régulières apprtenant à des parties qui les ont signées. Elles excluent les francs-tireurs en civil. Elles ne sauraient s'appliquer en particulier à des terroristes.
    4) Cc'est au peuple de décider souverainement (sous réserve éventuelle des traités internationaux en vigueur) des lois, et non des "intellectuels" auto-proclamés.

  • Votre erreur : les gens qui ne respectent ni le droit ni la démocratie ne peuvent bénéficier du droit et de la démocratie. Bin Laden rejetait notre justice et ceux qui l'exerçaient. En conséquence, il ne pouvait en bénéficier. Si cette règle avait été suivie, Hitler n'aurait jamais pu se présenter aux élections pour devenir chancelier et détruire la démocratie.

  • La manipulation de masse dans toute sa splendeur, les Américains sont des spécialistes du genre.
    Ben Laden doit être mort depuis longtemps mais pour faire tourner les manufactures d'armes il faut du terrorisme et de la guerre.
    Une photo-montage en guise de preuve et on se dépêche de jeter un soi-disant corps a la mer.... j'ai envie de dire "lol"
    Les terroristes ont désormais un Martyre de plus pour justifier leurs actes, il faut s'attendre a une énorme catastrophe dans les jours ou semaines qui viennent.

    Encore une bien belle histoire pour vous endormir, braves moutons....

  • @Olivier la qualification de mouton peut être totalement retourner contre ceux qui sont sans cesse dans le négationnisme sur chaque évènement

  • Cet article nie le droit à un état de se défendre contre le terrorisme..c est lamentable

  • cet assassinat est une affaire américaine, les musulmans ne s'intéressent pas à ben laden

  • Un article intéressant sur la légalité de assassiner par commande des cibles.

    Targeted Killing in U.S. Counterterrorism Strategy and Law

    Kenneth Anderson
    Washington College of Law, American University; Stanford University - The Hoover Institution on War, Revolution and Peace; Brookings Institution - Governance Studies


    May 11, 2009


    http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1415070

  • 3000 corps sans sépulture ni funérailles à la place des Twin Towers...
    "Qui a vécu par l'épée périra par l'épée..."

    Quant à prêcher, seuls peuvent le faire les 3000 familles des victimes et celle de Bin Laden.
    Nous nous n'avons pas le droit (moral) de le faire bien au chaud en arrière des lignes (fussent-elles des lignes de blog :-)

  • Le procès a été équitable. L'auteur a plaidé coupable avec fierté de nombreuses fois. Les victimes sont innombrables. Les preuves matérielles irréfutables.

    Le jugement a été rendu. La sentence exécutée immédiatement.

    Au suivant.

  • je trouve qu'ils n'ont pas assez souffert du terrorisme, ils méritent pire que deux tours détruites

    Ecrit par : aysin | 03.05.2011

    c'est ignoble d'écrire des chose pareilles..Votre haine viscérale envers l'occident vous fait déraper..D'autres ce sont fait censurer sur ce site pour bien moins que ça.

  • cet assassinat est une affaire américaine, les musulmans ne s'intéressent pas à ben laden

    Ecrit par : aysin | 03.05.2011

    La bonne blague!!!!!!!!!!

  • non c'est que je pense

    ils arment tous les mouvement terroristes du moyen orient pour déstabiliser les pays de la région, ils méritent un juste retour des choses

    le sang américain n'est pas plus précieux à mes yeux que le sang des arabes, des turcs, des irakiens, des iraniens, des palestiniens, des libanais etc ....

    de toute façon cette affaire ne passionne que les occidentaux,

  • ils collaborent avec des terroristes islamistes en libye sans états d'âme, ils leur livrent des armes qui se retourneront contre eux dans pas longtemps

    tjrs la même histoire avec les américains

  • votre phrase est un appel à la haine et au meurtre..En principe c est interdit par la loi.





    de toute façon cette affaire ne passionne que les occidentaux,

    Ecrit par : aysin | 03.05.2011

    On vous sent réellement affectée par la mort de Bin Laden et par dépit vous niez l'attrait de certains musulmans envers ce fou furieux

  • que de grands mots, je dis "on récolte ce que l'on sème" et je trouve qu'ils (les américains) ne récoltent pas assez

    quant à ben laden, il n'a représenté les musulmans que dans vos yeux d'occidentaux,

    même l'immersion de son corps dans la mer n'est pas si grave, des tas d'oulémas ont dit qu'il n'était pas musulman

  • Tout repose dans la constatation positive ou pas que Us (état ) et Osama( non-état) étaient en conflit armée depuis 1991.
    Sinon, c'est l'assasinat pur et simple, selon e texte écrit par kennneth Anderson, il faut un conflit international on non qui soit en progrès.
    Dans ce conflit , il faut considerer si l'use de la force est en self-défense ou une agression illégitime?
    selon le texte, le IHl ne s'adresse pas a la légitimité de l'utilisation de la force, mais les conduites qui doivent être prises en cas de conflit armée.

    Deuxième point selon ce que j'ai compris jusqu' a maintenant , le fait que US et Osama soit en conflit armée, ne signifie pas qu' ils sont automatiquement sous IHL, il y a des conditions a remplir. 
    L'une d' elles est si le  conflit a atteint niveau minimum d'agression, soit persistant, organisé, et d''une façon généralisé. En fait , selon lui,   l'use simple de la force dans le cas d'élimination ciblée d'un terroriste ne nécessairement justifie l' application du IHL .
    cependant, la convention  des droits de l'homme interdit le meurtre arbitraire et l'exécution extra-judicial. C'est cela l'empêchement majeur en accepter comme légale ce type d'action qu' on vient de voir.

    a mon avis, C'est très douteux, ce que vient de se passer, je n'ai pas encore saisi tous les méandres , mais les juristes américains sont très inquiets sur ce type d'action. Cela  ouvre la porte a d'autres au actions comme celle la et non nécessairement sur des présumés terroristes. 

    C'est grave  et inquiétant en fait , ce qu' on vient de voir. Je crois que Obama va plus loin que Bush. 

  • je trouve qu'ils n'ont pas assez souffert du terrorisme, ils méritent pire que deux tours détruites

    Ecrit par : aysin | 03.05.2011



    Monsieur devers, vous ne modérez pas ce genre de propos ? C'est grave, vous savez.

  • Aysin, fais attention à tes propos. La haine suinte dans tes paroles, ce n'est pas charitable. Pour moi aussi, c'est un assassinat, donc, les Américains se sont abaissés au niveau des terroristes.
    J'aurais préféré qu'il soit capturé (ils avaient la possibilité de le faire, il n'était même pas armé) et traduit devant la justice pour répondre de ses actes, pouvoir parler et se défendre comme n'importe quel citoyen de la terre.
    Oui, avec son argent, il a fait faire des choses horribles, que Dieu ait pitié de son âme. Il a laissé des orphelins, les handicapés, il a fait tué les milliers de personnes. Il a soutenu l'obscurantisme islamique, mais tuer comme cela, je ne sais pas, ça me gêne, il ne faut pas descendre aussi bas et agir comme des terroristes.
    Maintenant, je regarderai ou pas du tout les films américains où ils capturent les terroristes, la réalité a démontré qu'ils font tout autre chose. Je ne pleure pas sur Oussama Ben Laden, loin de là. Mais je suis pour le respect de chaque être humain quel qu'il soit. Et surtout, se réjouir d'une mort, c'est pour moi, perdre une part d'humanité qui est en nous.
    Maintenant, il y a le domaine politique et là, je préfère ne pas me mêler.

  • Afin d'éclairer la lanterne de certains voici un article au lendemain du 11 septembre qui est toujours d'actualité. Jamais démenti depuis ce jour ... Ceci, j'espère relèvera le niveau de discussion ...

    À l'occasion de l'annonce officielle de la mort d'Oussama ben Laden , nous publions à nouveau cet article publié pour la première fois sur Global Research le 12 septembre 2001.

    Note de l'auteur. Cet article fut rédigé le jour même des attaques. Il fut publié en anglais par Global Research le 12 septembre 2001.

    Quelques heures après les attaques terroristes du 11 septembre au World Trade Center et au Pentagone, l'administration Bush concluait, sans preuve à l'appui, qu'Oussama ben Laden et son organisation, Al-Qaeda, étaient les suspects les plus probables. Le directeur de la CIA, George Tenet, déclarait que ben Laden « a la capacité de planifier plusieurs attaques sans avertissement ». Le secrétaire d'État Colin Powell qualifiait de son côté les attaques à Washington et à New York de « déclaration de guerre », ce que George Bush confirmait dans son discours à la nation le soir même en affirmant qu'il ne « fera aucune distinction entre les terroristes qui ont commis ces actes et ceux qui les ont soutenu ». L'ancien directeur de la CIA James Woolsey insinuait pour sa part la complicité de un ou plusieurs gouvernments étrangers. Et l'ancien conseiller à la sécurité nationale Lawrence Eagelberger déclarait dans une entrevue télévisée: « Je crois que nous allons démontrer que, lorsque nous sommes attaqués de cette façon, nous pouvons réagir d'une manière brutale avec force et détermination » (« we are terrible in our strength and in our retribution »).

    Suite aux déclarations officelles, les médias occidentaux n'ont pas tardé (sans preuves à l'appui) à approuver le déclenchement d'actions punitives contre des cibles civiles au Moyen-Orient et en Asie centrale. William Saffire écrivait à ce propos dans le New York Times : « Lors que nous aurons raisonnablement pu déterminer la localisation des bases et des camps de nos attaquants, nous devrons les pulvériser - en minimisant mais également en acceptant les risques de dommages collatéraux. Nous devrons agir par des opérations [militaires] directes mais également par des actions en sous-main [de nos services de renseignement], afin de déstabiliser les États hôtes de la terreur. »

    Le texte ci-dessous a pour object d'analyser l'histoire d'Oussama ben Laden et des liens entre la Jihad islamique et la politique étrangère des États-Unis depuis la Guerre froide.

    Le premier suspect des attaques de New-York et Washington, le Saoudien Oussama ben Laden, qui est déjà désigné comme un « terroriste international « par le FBI pour son rôle présumé dans le bombardement d'ambassades étatsuniennes en Afrique, ironiquement fut au point de départ recruté par la CIA pour combattre les Soviétiques durant la guerre soviéto-afghane.

    1

    En 1979, la « plus grande opération secrète de l'histoire de la CIA » fut lancée en réponse à l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques afin de soutenir le gouvernement pro-communiste de Babrak Kamal.

    2

    Sous les vifs encouragements de la CIA et des Services secrets pakistanais, qui voulaient transformer la Jihad afghane en une grande guerre menée par tous les pays musulmans contre l'URSS, quelque 35 000 intégristes musulmans en provenance de 40 pays islamiques se joignirent à la lutte en Afghanistan entre 1982 et 1992. D'autres dizaines de milliers vinrent étudier dans les madrasah pakistanais. Avec le temps, plus de 100 000 intégristes musulmans furent directement influencés par la Jihad afghane.

    3

    La Jihad islamique était appuyée les États-Unis et l'Arabie saoudite, une grande partie du financement provenant du commerce de la drogue dans le Croissant fertile.

    En mars 1985, le président Reagan signait la directive de sécurité nationale nº 166, qui autorisait une aide militaire secrète aux Mujahideen. Cette initiative démontrait sans équivoque que la guerre secrète ménéee en Afghanistan avait pour objectif de combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. La nouvelle aide en sous-main des États-Unis fut marquée par une augmentation substantielle de la quantité d'armes fournies - une aide annuelle régulière équivalente, en 1987, à 65 000 tonnes d'armes -, de même qu'un flot incessant de spécialistes de la CIA et du Pentagone, au quartier général secret des Services de renseignements pakistanais, sur la route principale, près de Rawalpindi, au Pakistan.

    4

    La CIA, utilisant les services de renseignement pakistanais, jouait un rôle clé dans l'entraînement des Mujahideen. À son tour, la guérilla soutenue par la CIA fut intégrée avec les enseignements de l'Islam :

    Les thèmes prédominants étaient que l'Islam est une idéologie socio-politique complète, que l'Islam sacré avait été violé par les troupes soviétiques athées et que le peuple islamique d'Afghanistan devrait réaffirmer son indépendance en se débarrassant du régime socialiste afghan soutenu par Moscou.

    5

    Le réseau des services de renseignement pakistanais
    Les Service de renseignement pakistanais - Inter Service Intelligence (ISI) - furent utilisés comme « intermédiaire ». L'appui de la CIA à la Jihad fut réalisé par l'entremise de la ISI, c'est-à-dire que la CIA ne faisait pas parvenir son appui directement aux Mujahideen. En d'autres mots, afin de garantir le « succès » de ces opérations en sous-main, Washington avait pris soin de ne pas révéler l'objectif ultime de la Jihad, qui consistait à détruire l'Union soviétique.

    Selon l'expression de Milton Beardman, de la CIA, cette agence « n'a pas entraîné les Arabes » en tant que tel. Cependant d'après Abdel Monam Saidali, du Centre Al-Aram d'études stratégiques du Caire, ben Laden et les « Arabes afghans » avaient reçu « par l'entremise de la CIA, un entraînement [militaire] très sophistiqué et spécialisé [dans différents champs d'application] ».

    6

    Beardman confirme néeanmoins qu'Oussama ben Laden n'était pas conscient du rôle qu'il jouait pour Washington : « Ni moi [ben Laden], ni mes frères n'avions pu observer une quelqonque aide américaine. »

    7

    Motivés par le nationalisme et la ferveur religieuse, les guerriers islamiques n'étaient guère conscients qu'ils se battaient contre l'Union soviétique pour le compte de l'« Oncle Sam ». Alors que des contacts furent établis et entretenus aux échelons supérieurs des services de renseignement, les commandants des rebelles islamiques sur le terrain n'avaient aucun lien direct avec Washington ou la CIA. Avec le soutien de la CIA et l'aide militaire américaine, la Inter Services Intelligence (ISI) pakistanaise s'est rapidement transformée en une « structure parallèle exerçant d'énormes pouvoirs sur tous les aspects de gouvernement ».

    8

    La ISI possédait un personnel, composé de militaires, d'agents de renseignement, de bureaucrates, d'agents doubles et d'informateurs, estimé à 150 000 personnes.

    9

    Entre-temps, les opérations de la CIA contribuaient également à renforcer le régime militaire pakistanais dirigé par le général Zia Ul Haq :

    Les relations entre la CIA et les Services de renseignement pakistanais sont devenues plus amicales suite au coup d'État contre Bhutto par [le Genéral] Zia et l'installation d'un régime militaire. [...] Durant la plus grande partie de la guerre d'Afghanistan, le Pakistan était encore plus anti-soviétique que les États-Unis. Peu après l'invasion de l'Afghanistan par des militaires soviétiques, en 1980, Zia avait donné ordre au directeur de la ISI de mener des actions en sous-main afin de déstabiliser les républiques soviétiques d'Asie centrale. La CIA n'a approuvé ce plan qu'en 1984. [...] La CIA était encore plus prudente que les Pakistanais. Le Pakistan et les États-Unis choisirent tous deux la supercherie. Des actions diplomatiques de façade furent ménées alors que les services de renseignement [CIA et ISI] s'étaient préalablement entendus qu'une escalade militaire constituait la meilleure solution.

    10

    Le croissant d'or de la drogue
    L'histoire du commerce de la drogue en Asie centrale est intimément liée aux activités secrètes de la CIA. Avant la guerre URSS-Afghanistan, il n'y avait pour ainsi dire presque pas de production locale d'héroïne.

    11

    À cet égard, l'étude d'Alfred McCoy confirme que, durant les premières années des opérations de la CIA en Afghanistan, « les territoires près de la frontière pakistano-afghane devenaient le principal fournisseur d'héroïne pour le marché mondial, répondant à 60 % de la consommation d'héroïne au États Unis. Au Pakistan, le nombre de personnes dépendantes de l'héroïne est passé de près de zéro en 1979 à [...] 1,2 million en 1985 - un accroissement beaucoup plus grand que celui connu par n'importe quel autre pays. »

    12

    La CIA contrôlait indirectement le commerce de l'héroïne. Lorsque les Mujahideen ont établi leur contrôle sur une partie du territoire afghan, ils ont donné l'ordre aux paysans de cultiver de l'opium en guise de taxe révolutionnaire. De l'autre côté de la frontière, au Pakistan, des leaders afghans et des groupes d'affaires locaux, sous la protection des Services de renseignement (ISI), ont mis sur pied des centaines de laboratoires de production d'héroïne. Durant cette décennie de commerce ouvert de la drogue, la US Drug Enforcement Agency à Islamabad s'est trouvé incapable de faire quelque saisie ou arrestation majeure que ce soit. [...] Les autorités étasuniennes ont refusé d'enquêter sur toute charge en rapport avec l'héroïne à l'égard de leurs alliés afghans « parce que la politique des États Unis relative à la lutte contre le narcotraffic en Afghanistan fut largement subordonné à la guerre contre l'Union soviétique ». En 1995, le directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, avait admis que la CIA avait sacrifié la guerre contre la drogue pour se consacrer à la Guerre froide. « Notre mission principale était d'infliger le plus de dommages possible aux Soviétiques. Nous n'avions pas vraiment les ressources et le temps requis pour enquêter sur le commerce de la drogue. [...] Je ne crois pas que nous ayons à nous excuser de cela. Toute situation à ses inconvénients. [...] Il y a eu un inconvénient au niveau du narcotraffic, oui. Mais l'objectif principal a été atteint. Les Soviétiques ont quitté l'Afghanistan. »

    13

    Au lendemain de la Guerre froide
    Au lendemain de la Guerre froide, la région de l'Asie centrale n'est pas seulement stratégique pour ses réserves de pétrole : elle fournit à elle seule les trois quarts de la production mondiale d'opium, ce qui représente un revenu de plusieurs milliards de dollars pour les milieux d'affaires, les institutions financières et bancaires impliquées dans le lavage de l'argent sale, les agences de renseignement et le crime organisé. Le commerce de la drogue dans le croissant d'or rapporte entre 100 et 200 milliards USD par année, soit environ le tiers du chiffre d'affaire annuel du commerce mondial de la drogue (heroïne, cocaine, etc), évalué (sans compter les retombéees dans d'autres secteurs d'activité) par les Nations unies à environ 500 milliards USD.

    14

    Avec la désintégration de l'URSS, la production de l'opium avait pris un essor considérable. Selon les estimations des Nation unies, la production afghane d'opium en 1998-1999 - dates qui coïncident avec le développement d'insurrections armées dans les anciennes républiques soviétiques - avait atteint un niveau record, avec 4 600 mètres cube de production.

    15

    De puissants groupes d'affaires de l'ex-URSS alliés avec le crime organisé se font concurrence pour le contrôle stratégique des « routes de l'héroïne ».

    Le vaste réseau militaire des Services des renseignement pakistanais ne fut pas démantelé au lendemain de la Guerre froide. Par aillerus, la CIA continuait d'appuyer la Jihad islamique par l'entremise du Pakistan. De nouvelles initiatives secrètes furent lancéees en Asie centrale, dans le Caucase et dans les Balkans. L'appareil militaire ainsi que les Services de renseignement pakistanais ont essentiellement « servi de catalyseur pour la désintégration de l'URSS et l'émergence de six républiques musulmanes en Asie centrale ».

    16

    En parallèle avec ces actions en sous-main de la CIA, des missionnaires islamiques de la secte Wahhabi d'Arabie saoudite s'étaient installés dans ces républiques, de même qu'à l'intérieur de la Fédération russe, empiétant sur les institutions de l'État et de la sociéte civile. En dépit de leur idéologie « anti-ÉUA », les actions fondamentalistes islamiques ont pourtant servi les intérêts stratégiques de Washington en ex-URSS...

    La guerre civile afghane s'est poursuivie suite à la retraite des forces soviétiques en 1989. Les Talibans avaient reçu l'appui des Deobandis pakistanais et de leur parti politique, le Jamiat ul Ulema e Islam (JUI). En 1993, le JUI s`était joint à la coalition du premier ministre Benazzir Bhutto. Des liens furent établis entre le JUI, l'armée et les Services des renseignements. En 1995, avec la chute du gouvernement Hezb i Islami de Hekmatyar, à Kaboul, les Talibans ont non seulement instauré un gouvernement islamique intégriste, mais ont aussi « confié le contrôle des camps d'entraînement afghans à des factions du JUI ».

    17

    Et le JUI, avec l'appui du mouvement Wahhabi, a joué un rôle majeur dans le recrutement de Mujahideen pour les Balkans et dans l'ex-URSS. Jane Defense Weekly confirme à cet égard que « la moitié des hommes et de l'équipement des Talibans provient des Services des renseignement pakistanais ».

    18

    En fait, il semblerait que, suite au retrait des troupes soviétiques, les differentes formations armées dans la guerre civile en Afghanistan ont continué à recevoir une aide en sous-main de la CIA par le biais des Services de renseignement pakistanais.

    19

    En d'autres mots, soutenus par l'ISI pakistanais lui-même contrôlé par la CIA, l'État islamique taliban a grandement servi les intérêts géopolitiques de Washington. Le commerce de la drogue dans le Croissant fertile a également servi à financer et équiper l'Armée musulmane bosniaque, dès le début des années 1990, et l'Armée de libération du Kosovo (UCK). Au cours des derniers mois, des mercenaires Mujahideen combattaient dans les rangs des terroristes de l'UCK impliquée dans la guerre civile en Macédoine. Et il est avéré que l'UCK est non seulement appuyé par l'Otan, mais elle est également en partie financée par la mission des Nations unies au Kosovo.

    Cela explique sans l'ombre d'un doute pourquoi Washington a fermé les yeux sur le règne de terreur imposé par les Talibans, impliquant notamment des dérogations flagrantes aux droits des femmes, la fermeture des écoles de filles, le congédiement des employées de la fonction publique et l'imposition de la « loi pénale de la Sharia ».

    20

    La guerre en Tchétchénie
    Les principaux leaders rebelles en Tchétchénie, Shamil Basayev et Al Khattab, ont reçu leur formation militaire et idéologique dans des camps d'entrainement financés par la CIA en Afghanistan et au Pakistan. Selon Yossef Bodansky, directeur du US Congress's Task Force on Terrorism and Unconventional Warfare, la guerre tchétchène fut planifiée durant un réunion secrète de Hizb Allah, tenue en 1996 à Mogadishu, en Somalie.

    21

    De nombreux cadres supérieurs des Services de renseignement iranienne et pakistanaise, ont participé à cette réunion, à laquelle Oussama bin Laden était également présent. Le rôle de la ISI pakistanaise dans la guerre civile en Tchétchénie « va beaucoup plus loin que l'approvisionnement des Tchétchènes en armes et en expertise : les Service de renseignement pakistanais et ses mandataires islamiques radicaux sont en réalité ceux qui dirigent cette guerre ».

    22

    Le principal oléoduc russe traverse la Tchétchénie et le Daghestan. N'eut égard aux condamnations de pure forme du terrorisme islamique par Washington, les bénéficiaires indirects de la guerre tchétchène sont les géants pétroliers anglo-américains luttant pour le contrôle des ressources pétrolières et des oléoducs dans le bassin de la mer Caspienne.

    Les deux principales armées rebelles tchétchènes (respectivement dirigées par le commandant Shamil Basayev et par l'émir Khattab), estimées à 35 000 hommes, furent financées par les Services des renseignement pakistanais. La ISI a aussi joué un rôle clé dans l'organisation et l'entraînement de l'armée rebelle tchétchène :

    [En 1994], les Services des renseignement pakistanais ont organisé pour Basayev et ses lieutenants de confiance un endoctrinement islamique intensif et un entraînement de guérilla dans la province de Khost, en Afghanistan, dans le camp d'Amir Muawia, installé au début des année 1980 par la CIA et les Service de renseignement pakistanais et dirigé par le célèbre seigneur de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar. En juillet 1994, « diplômé » d'Amir Muawia, Basayev est transféré au camp de Markaz i Dawar, au Pakistan, pour y entreprendre un entraînement en tactiques de guérilla avancées. Au Pakistan, Basayev rencontrait également les plus hauts cadres des forces militaires et des services de renseignement : le ministre de la Défense, le général Aftab Shahban Mirani, le ministre de l'Intérieur, le général Naserullah Babar, et le directeur des Services de renseignement responsable pour l'acheminement de l'appui de la ISI aux causes islamiques, le général Javed Ashraf (tous maintenant à la retraite). Ces liens en haut lieu se montrèrent vite utiles à Basayev.

    23

    Suite à son entraînement et son endoctrinement, Basayev fut affecté pour mener un campagne militaire contre les troupes fédérales russes lors de la première guerre tchétchène de 1995. Son organisation avait également développé des liens étroits avec les consortiums criminels moscovites et avec le crime organisé albanais et l'UCK. En 1997-1998, selon le Service de la sécurité fédérale russe, « les seigneurs de guerre tchétchènes ont commencé à investir dans l'immobilier au Kosovo [...] par l'intermédiaire de plusieurs firmes immobilières enregistrées en Yougoslavie en guise de couverture ».

    24

    L'organisation de Basayev fut également impliquée dans bon nombre de trafics, notamment les narcotiques, l'exploitation illégale et les sabotages d'oléoducs russes, le kidnapping, la prostitution, le commerce de faux dollars et la contrebande de matériaux nucléaires.

    25

    Avec le blanchiment de l'argent de la drogue, les profits de ces activités criminelles furent également utilisés pour financer le recrutement de mercenaires et l'achat d'armes.

    Pendant son entraînement en Afghanistan, Shamil Basayev s'est lié avec le commandant vétéran saoudien Mujahideen Al Khattab qui avait combattu en Afghanistan. Quelques mois après le retour de Basayev à Grozny, début 1995, Khattab fut invité à créer une armée installée en Tchétchénie pour l'entraînement de combattants Mujahideen. Selon la BBC, le voyage de Khattab en Tchétchénie fut « planifié grâce à l'appui de la Islamic Relief Organisation (IRO) basée en Arabie saoudite qui avait expédié des fonds en Tchétchénie. La IRO était financée par des mosquées ainsi que des dons de riches individus [associés aux milieux d'affaires saoudiens]. »

    26

    En conclusion
    Depuis l'ère de la Guerre froide, Washington a sciamment soutenu Oussama ben Laden, tout en le plaçant sur la liste des « personnes les plus recherchées par le FBI ».

    Alors que les Mujahideen sont impliqués dans des insurrection armées pour le compte des États-Unis dans les Balkans et en ex-URSS, le FBI, a pour mandat de mener aux États-Unis de mener une guerre au terrorisme. De toute évidence, il s'agit là non seulement d'actions contradictoires mais d'une politique qui s'avère mensongère à l'endroit des citoyens. Car la CIA depuis la guerre URSS-Afghanistan, appuie le terrorisme international par l'entremise de ses opérations secrètes.

    Cruelle ironie, la même Jihad islamique, présentée par l'administration Bush comme « une menace contre l'Amérique » responsable des assauts terroristes contre le World Trade Center et le Pentagone constitue un instrument clé des opérations militaires stratégiques de Washington dans les Balkans et en ex-URSS.

    Au lendemain des attaques terroristes de New York et de Washington, la vérité sur les liens entre le gouvernment américain et le terrorisme international doivent être devoilés à l'opinion publique afin d'empêcher l'administration Bush et ses partenaires de l'Otan de se lancer dans une aventure militaire qui menace l'avenir de l'humanité.

    Notes
    Hugh DAVIES., « International: `Informers' point the finger at bin Laden; Washington on alert for suicide bombers ». The Daily Telegraph, Londres, 24 août 1998.
    Cf. Fred HALLIDAY. « The Un-great game: the Country that lost the Cold War, Afghanistan ». New Republic, 25 mars 1996.
    Ahmed RASHID., « The Taliban: Exporting Extremism ». Foreign Affairs, Novembre-décembre 1999.
    Steve COLL. Washington Post. 19 juillet 1992.
    Dilip HIRO., « Fallout from the Afghan Jihad ». Inter Press Services, 21 novembre 1995.
    Eric WEINER et Ted CLARK. Weekend Sunday (NPR). 16 août 1998.
    Ibid.
    Dipankar BANERJEE. « Possible Connection of ISI With Drug Industry », India Abroad, 2 décembre 1994.
    Ibid.
    Cf. Diego CORDOVEZ et Selig HARRISON. Out of Afghanistan: The Inside Story of the Soviet Withdrawal. Oxford University Press, New York, 1995. Cf. aussi la critique de Cordovez et Harrison. International Press Services. 22 août 1995.
    Alfred MCCOY. The Progressive, « Drug fallout: the CIA's Forty Year Complicity in the Narcotics Trade ». 1 août 1997.
    Ibid.
    Ibid.
    Douglas KEH. Drug Money in a changing World, Technical document nº 4. Vienne, UNDCP, 1998, p.4. Cf. Report of the International Narcotics Control Board for 1999. E/INCB/1999/1 United Nations Publication, Vienne, 1999, pp.49-51 ; et Richard LAPPER, « UN Fears Growth of Heroin Trade ». Financial Times, 24 février 2000.
    Report of the International Narcotics Control Board. Op. cit., pp.49-51. Cf. Richard LAPPER. Op. cit.
    International Press Services. 22 août 1995.
    Ahmed RASHID. « The Taliban: Exporting Extremism ». Foreign Affairs, Novembre-décembre, 1999, p.22.
    In « Christian Science Monitor ». 3 septembre 1998.
    Tim MCGIRK. « Kabul learns to live with its bearded conquerors ». The Independent Londres, 6 novembre 1996.
    Cf. K. SUBRAHMANYAM., « Pakistan is Pursuing Asian Goals ». India Abroad 3 novembre 1995.
    Levon SEVUNTS. The Gazette, « Who's calling the shots? Chechen conflict finds Islamic roots in Afghanistan and Pakistan ». Montréal, 26 octobre 1999.
    Ibid.
    Ibid.
    Cf. Vitaly ROMANOV et Viktor YADUKHA. Chechen Front Moves To Kosovo Segodnia. Moscou, 23 février 2000.
    The European. 13 février 1997. Cf. Itar-Tass, 4-5 janvier 2000.
    BBC. 29 septembre 1999.

    Article original en anglais: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=368

  • Premières observations de l'ONU

    Mme Pillay. "C'était une opération complexe et il aurait été utile de connaître avec précision les détails entourant la mort" d'Oussama Ben Laden, a-t-elle souligné, ajoutant que les opérations antiterroristes devaient respecter le droit international.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/04/97001-20110504FILWWW00479-ben-ladenoperation-l-onu-vigilante.php

  • Pour résumer, en effet, ce n'est pas la justice qui a été faite, c'est la guerre!
    Ce qui est arrivé le 11 sept 2001 à New-York et à Washington (on les oublie un peu ceux-là), c'était plus qu'un attentat multiple, le plus sophistiqué et le plus dangereux de tous les temps.
    (pourvu que ça dure, car personne n'a envie de voir "mieux" dans le genre)
    Ce fut aussi un acte de guerre, auquel légitimement, ont été prises en réponse, des "mesures de guerre". Pas vraiment les meilleures, j'ai pensé et continue à le penser. C'est un autre pb. Et dans la guerre, le mot justice n'est pas dans le vocabulaire.
    Ce qui est arrivé à Ben Laden et son épouse semble-t-il (l'affaire n'est pas très limpide), ce fut un autre acte de guerre, qui fut supposé "clore le débat". Je ne suis pas certain que c'est terminé, moi aussi...

  • garant,
    même si je ne suis pas d'accord avec Asyn, elle a tout le droit d'exprimer son avis.
    je ne vois pas pourquoi on doit la censurer.
    essaie de comprendre que les US is ont tue beaucoup plus de gens sans avoir le moindre remords.
    Alors , on doit censurer tous qui sont pour le US ici?

  • Excuse moi, mon erreur de frappe . je m'adressais a Gatsby dans le message antérieur.

  • bon puisque le terrorisme c'est mal (sauf quand c'est l'oncle sam qui collabore avec les terroristes pour renverser tel ou tel gvt arabe) est-ce qu'on peut leur souhaiter ce qu'ils ont fait aux japonais à Hiroshima ? qq bombes sur la tronche leur remettrait les idées en place, ne trouvez-vous pas ?

  • après la notion "responsabilité de protéger" qui a servi de justification à l'agression de la Libye, les occidentaux vont bien nous inventer un nouveau concept le "droit de tuer"

    sont visés les terroristes qui ne veulent plus collaborer avec eux ou les dirigeants pas assez accommodants (genre ils ne veulent pas acheter les avions ou les centrales nucléaires que sarko veut leur refourguer)

    après saddam hussein et ben laden, le prochain sur la liste est kadhafi

  • Maitre Devers laisse passer les appels à la haine et à la violence de Aysin et censure ceux qui dénoncent ce genre de discours passible de condamnations pénales...Les masques tombent..

  • ah mais j'ai mis des points d'interrogation cette fois-ci

    donc je plaide non coupable

  • Il faut être charitable avec la pauvre Aysin, elle a un pet au casque, y a même des fois où elle ne sait plus écrire son nom.

  • mais ce n'est pas mathaf qui sera charitable, lui il est pour la guéguérre devant sa télé, ça l'excite

  • "bon puisque le terrorisme c'est mal (sauf quand c'est l'oncle sam qui collabore avec les terroristes pour renverser tel ou tel gvt arabe) est-ce qu'on peut leur souhaiter ce qu'ils ont fait aux japonais à Hiroshima ? qq bombes sur la tronche leur remettrait les idées en place, ne trouvez-vous pas ?

    Ecrit par : aysin | 04.05.2011


    Monsieur devers, les propos de cette intervenante vont avoir des suites si ça continue. Souhaiter des morts américains, est-ce acceptable, merci de nous répondre cette fois.

  • je suis innocente de tout ce qu'on m'accuse

  • tout compte fait le papy a raison, j'ai un pet au casque, je plaide l'irresponsabilité, je demande à être placée sous tutelle, j'ai veux être soignée pour me guérir de mon anti-américanisme primaire

  • Quand on demande le pardon, c'est le premier pas vers la rédemption.

  • je ne sais pas pourquoi vous metez Asyn au pilori, il parait une courre.
    d´ailleurs , il y a des personnes qui font des propos racistes en France et plein de personne vient dans ce blog justifier, en plus des propos dont la personne qui l´a emis a ete deja condamnee !!
    Il en a qui repetent des blagues racistes, des propos racistes, insultent
    personne ne bouge le cul pour protester dans le blog.
    Asyn pense diferent de vous et c´est tout.
    Entre le desir, intention et l´action il y a des enormes diferences.

    A mon avis , elle essaye d´exprimer a sa maniere que c´est ne pas juste tuer millions de personnes en Irak, Afganistan , Pakistan pour chasser 1 une seule personne.
    elle a voulu dire que les americains devraient sentir dans la peau le ravage qu´il font dans le monde pour se rendre compte du mal.

    Personnelment, je crois que la voie de la violence engendre plus de violence. Et je suis assez consciente qu´il y a une distance entre le peuple et gvts americains
    de la meme facon que je ne fais pas l´almagame entre Sarkozy= francais.

    Laisse- la , elle a le droit a l´expression de ses sentiments. vouz pouvez etre d´accord ou pas mais de grace ne faites pas une enorme histoire d´une chose pour rien du tout.

    D´ailleurs je lis dans les sites americains beacoup d´americains s´exprimer contre et ne sont pas contents du tout comme cette affaire a ete geree par le gvt americain.

    allons Gatsby, du calme la.

  • Gatsby arêtes ton chars...
    Primo alquaida a fait plus de victimes dans les populations musulmanes (pour faire court).
    Secondo quel est le droit des americains de liquider quelqu'un sans proces et de priver les victimes de tant d'autres pays d'un proces qui aurait permis de repondre à mille questions.
    Pourquoi ne serait ce pas à un tribunal international de juger et condamner ?

  • Mon Dieu j'ai péché, j'ai eu de mauvaises pensées, j'implore ton pardon.

    A partir d'aujourd'hui, je répéterai matin, midi, soir : "gloire au peuple américain"

  • adriana, gatsby et harry se fichent complètement de ce que je dis, ils essayent juste de coincer gilles en le faisant passer pour un censeur

  • Aysin, vous justifiez le génocide turc envers les Arméniens, vous défendez Khadafi, Ben laden,Sadam Hussein, le hamas.. Vous souhaitez publiquement la mort de milliers d'américains...Vous êtes vraiment une personne humaniste et très sympathique...

  • merci cher harry :)

  • Je ne comprends pas,
    On n'est plus dans une cour de recréation, ni dans une maternelle.
    C'est vraiment désolant.
    Pauvre Gilles, des fois je ne voulais pas être dans sa peau.
    To much noise for nothing.

    Ok, Asyn, copy that. LOL, bonne nuit ou whatever it is in France. :)

  • Aysin, je me permets d'intervenir.
    Il y a des éléments pertinents dans vos interventions.
    Mais vous vous laissez prendre au piège de radicalisation que vous tendent vos détracteurs.
    Et tout ceci noie le valide dans l'inacceptable.
    Restez vous même, et défendez vos lignes de pensée, sans les caricaturer vous même.

    Pour autant, retenons tous ce mot de Voltaire ou Diderot: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. ".
    Combattre des opnions, si indéfendables fussent-elles, par l'intimidation et la violence, c'est reproduire la sainte inquisition, 400 ans plus tard...
    On tue les mots avec des mots, on détruit des idées avec des idées. Pas avec l'écrasement du verbe.

  • monsieur devers,
    Merci pour le nettoyage de ces propos transpirant de haine, malgré tout j'ai gardé le post. C'est si facile de nier certaines choses avec le temps qui passe .

  • Y f'ra plus la vedette, Ben Laden...

  • I wonder why the other experts of this sector tend not to notice this. It's essential to proceed your creating.

  • Je vois qu'Obama n'assume pas

    Le Parisien
    Le soldat qui tua Ben Laden n'a pas droit aux honneurs
    Le Parisien - ‎Il y a 16 minutes ‎

    Quand il sera en taule pour tous ces assassinats, il aura le temps de réfléchir

  • "Quand il sera en taule pour tous ces assassinats, il aura le temps de réfléchir"


    ptdrrrrrrrrrrr

  • Obama effectivement n(assume pas ce qu'il fait faire à l'armée des Etats-Unis, il se ridiculise et il la ridiculise.
    Le gars qui participa au commando, doit se poser des tas de questions...
    La disparition de "l'intéressé" d'autre part, n'a rien arrangé. Tout au plus peut-on penser "bon débarras"... Mais du côté "justice, ça C sûr... C de la vengeance, et du western, pas de la justice..."

  • L'assassinat est condamné par toutes les législations et tous les traités internationaux

    Aussi, cher Gatsby, deux questions

    1/ Pouvez vous m'adresser le texte de droit qui, créant une exception formelle, autorise M. Obama a décider de tuer d'autres personnes, avec préméditation et en bande organisée.

    2/ Ce texte est il aussi applicable pour les dirigeants Russes, Chinois ou Iraniens. Si notre ami Mahmoud Ahmadinejad envoie des drones ici ou ailleurs pour procéder à des assassinats, pourra t il bénéficier de la même impunité que M. Obama?

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