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17.08.2011

Euthanasie : Ont-ils tous perdu la raison ?

Livre%20de%20poche%20lage%20de%20raison%20F.jpgBayonne : l'empathie face à un collègue mis en examen et menacé de prison, rien de plus naturel, surtout quand le collègue est un toubib, urgentiste apprécié dans son équipe. Alors, ne pas laisser tomber un ami qui tombe… Ce n’est que la vie.

Mais quel spectacle que cette manifestation au sein de l’hôpital ! Tout le monde a vu les images et entendu les propos… Ont-ils arrêté de raisonner ?

D’abord la furie législative.

Mise en examen pour euthanasie… donc… légalisons l’euthanasie. Du grand n’importe quoi. L’euthanasie n’est pas une donnée juridique, et heureusement. Le Législateur se mêle déjà de trop de choses, et je suis atterré de voir cet appel vibrant à une législation sur la mort. Quel personne sensée accepterait de mourir en application de l’article X du Code civil ou de l’article Y du Code pénal ? Et sous le contrôle d'un juge ? C’est çà votre liberté ? C’est çà votre idéal de vie ? Petits misérables… incapables d’assumer votre destin.

Ensuite l’ignorance crasse.

La loi interdit l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire la mise en œuvre de techniques médicales qui ne répondent plus à la logique scientifique. La loi dit 1) que la demande du malade s’impose au médecin, mais que 2) même sans demande du malade, le médecin doit renoncer à tout acharnement thérapeutique. La loi dit 3) que le médecin qui abrège la vie en mettant la priorité sur le traitement des douleurs n’engage pas sa responsabilité. Et la loi dit 4) que le médecin décide seul, mais que sa décision doit être précédée d’un processus collégial.

La loi permet de tout régler, ou presque. Il reste quelques cas insolubles qui ne relèvent jamais de l’urgence. Dans ces situations, le médecin n’est pas seul : conseil de l’ordre, comité d’éthique, instances dans l’hôpital, confrères, équipe du service, famille et proches…  S’il décide seul, il est en faute.

Cette réaction du personnel, c’est du délire collectif. Il faut d’urgence que viennent de cet hôpital des paroles de sagesse.

0472.jpg (34699 octets)

La Liberté armée du sceptre de la Raison  foudroie le fanatisme et l'ignorance

 Gravure allégorique de Boizot et Chapuis

Commentaires

Sans juger du fond, la volonté de faire accepter à tous son destin est d'un paternalisme sombre. Chacun mène son destin et ses choix. Si certains sont "incapables d'assumer leur destin", de quel droit leur impose-t-on ? sans compter que c'est aussi assez facile quand ce sont les autres qui l'assument ce destin.

Cela ne nuance en rien la la fin de ce billet, mais ce passage sonne vraiment comme un dédain pour les autres, jugés faibles.

J'envisage très bien qu'on puisse ne pas vouloir continuer à vivre dans certaines conditions, où le traitement correct des douleurs supprime tout sauf la vie. Les trois points de la fin du billet ne sont d'aucune aide dans ce cas. Après faut-il une loi pour tout et ces rares cas, au risque qu'elle fasse encore plus de dégats, c'est un autre débat.

Écrit par : Eric | 17.08.2011

Euthanasie

Je prends ce mot verre et je verse dedans le mot eau, puis j’étanche ma soif avec un mot… car il s’agit bien d’un mot… qui fait moins mal qu’un autre… mais qui reste un mot parmi d’autres.
Je suis tout comme n’importe qui, une blessée du langage
Estropiée et peut-être même une handicapée du verbe
Parce que j’ai dû, dans mon plus jeune âge
Voler à mon entourage, quelque parole toxique…
Elle est là…Bien implantée dans ma cage thoracique…
Non, je n’ose pas dire cortex… parce que ça me restitue aussitôt le contexte… qui, quand, comment ? Tous les bons et les mauvais prétextes.
Oui, j’ai été écorchée vive, saignée par une parole en l’air, par un mot de trop… lequel ? Mystère !
J’ai beau le refouler, au fond du fond du fond… il reste toujours sous-jacent…
Inspirer, expirer… pour ce faire, je clique sur ma petite souris de cervelle, pour réentendre ce mot et m’assurer que je suis bien celle que je crois que je suis… un souci !

Je suis ici dans votre cabinet, parce que vous prétendez au salut par la parole… alors que je prétends tout le contraire… que la parole est mortelle…
Quelqu’un qui vous dit : j’ai envie de mettre un terme à ma vie… vous ne pouvez rien pour lui ! Et vous ne pouvez rien contre lui.
C’est comme ça que je conçois les rapports humains… à mi-chemin entre l’euthanasie et la paralysie. La paralysie ! Et c’est mon dernier mot.
Accrochez-vous parce que vous n’êtes pas au bout de vos peines !
Vous rendez-vous compte, toute histoire est tributaire d’un mot et d’un seul… le noyau autour duquel gravitent tous les sentiments…
Je te crains, tu me crains… c’est toujours un mot, rien qu’un mot qui domine notre esprit ! Qui nous suit et poursuit et nous rend encore et toujours plus petit !
Le mot qui n’aurait jamais dû être prononcé… je vais vous le révéler… rien que pour m’en débarrasser : J’ai entendu mon père confier à un tiers qu’il n’a jamais aimé ma mère… je ne sais toujours pas pourquoi ça m’a dégoutée de la terre entière !
Je peux aussi vous révéler celui qui a donné et ôté la vie à une vieille amie, Marie Madeleine…
Noli me tangere : « Ne me touche pas » lui dit son bien aimé avant de disparaître dans les nuées.

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/euthanasie/

Écrit par : le journal de personne | 17.08.2011

Aujourd'hui, la loi Leonetti parait être une loi juste et équilibrée. Sans doute faut-il lui allouer plus de moyens ? Y a-t-il suffisament d'unités de soins palliatifs par exemple ?

Écrit par : Polo | 17.08.2011

Ce qui me met mal à l'aise, c'est que le docteur a été balancé par ses collègues, chose assez rare. Y a-t-il un fond de querelles personnelles ? Il savait sans doute ce qu'il faisait, l'instruction nous en dira plus. Je trouve aussi ces manifs assez débile.

Écrit par : Mathaf Hacker | 17.08.2011

Pourquoi Mathaf ? Si les collègues ont pensé qu'il outrepassait son rôle et tuait des gens, c'est ne pas l'avoir dénoncé qui aurait été anormal. La culture du silence et le bandeau devant les yeux sont des refuges confortables mais du coup on a un peu de responsabilité sur ce qu'on laisse faire.

Écrit par : Eric | 17.08.2011

En fait d'ignorance crasse, cet article en est un merveilleux exemple, assez singulier ici.

Faut-il être stupide et borné pour écrire quelque chose comme : "Quel personne sensée accepterait de mourir en application de l’article X du Code civil ou de l’article Y du Code pénal ? Et sous le contrôle d'un juge ? C’est çà votre liberté ? C’est çà votre idéal de vie ? Petits misérables… incapables d’assumer votre destin. "

Mais, puisque la question est ainsi posée (de façon imbécile et avec l'intention d'insulter, mais soit), voici la réponse : MOI.

Je suis citoyen d'un pays dans lequel il existe une loi qui permet l'euthanasie dite "active", et je m'en félicite hautement. J'ai accompli, en pleine conscience et liberté, les démarches administratives pour qu'au cas où je serais incapable d'exprimer moi-même ma volonté en ce domaine d'autres, en qui j'ai confiance et qui de leur côté ont fait de même, puissent le l'exprimer en mon nom.

Et non, petit crétin, cela ne se fait pas "sous le contrôle d'un juge". C'est entre le médecin et son patient (ou ceux qu'il a choisi pour exprimer sa volonté s'il est incapable de le faire lui-même) que cela se passe.

C'est en FRANCE, ce pays où la morale catholique s'impose si fort en toute laïcité, que les juges s'en mêlent, pas chez nous (à moins de considérer que chaque acte de la vie soit sous le contrôle d'un juge, avec toutes ces caméras un peu partout...).

Et le code civil n'a rien à y voir non plus. Le code pénal, lui, se contente de dire que pour autant que telle et telle conditions soient réunies, il n'y a ni crime ni délit dans le chef des médecins. Ce genre de disposition n'a rien de si exceptionnel. Jamais entendu parler, par exemple, de la légitime défense ?

Quant à vos appréciation sur la réaction du personnel hospitalier, elles ne traduisent que le caractère abyssal de votre ignorance et de votre fatuité, de votre prétention, si commune parmi les juristes un peu limités, à pouvoir juger de tout.

Ce papier est si nauséabond et si vil que, vraiment, il n'y a que des imprécations qui viennent à l'esprit pour y répondre. Aussi, j'arrête là, sans vous saluer.

Écrit par : Gracchus | 17.08.2011

Sauce laïque à tous les repas. lol

Écrit par : Mathaf Hacker | 17.08.2011

"Petits misérables… incapables d’assumer votre destin. "

Allo allo, y a craquage ou quoi là, allez dire ça à un malade du cancer en phase terminale qui souffre le martyre, c'est juste odieux sortir une phrase de ce type.

Oui à la légalisation de l'euthanasie, avec un cadre stricte et surtout au libre choix du patient.

Écrit par : Jérémie | 17.08.2011

Un billet, avec en toile de fond, de la violence verbale.
Des mots qui n'honorent pas le rédacteur de ce billet : "ignorance crasse, petits misérables incapables d'assumer votre destin".
Un billet qui se pose "en juge".
Où est l'humanité là-dedans ?
De nombreux français sont sensibles "à la fin de vie" et à leur devenir s'ils étaient en trop grande souffrance morale et physique.
D'autres pays ont franchi le pas. Devons-nous les taxer dee "fous" ?
Je terminerai par ces quelques mots de Chesterton : "un fou, c'est celui qui a tout perdu, sauf la raison.
Bien à vous

Écrit par : Monica Louboutin | 17.08.2011

Gracchus est donc infirmière à Bayonne ?

Il ne vous a pas échappé que ce texte parle d’une manifestation liée à une affaire. Et que parmi les premiers devoirs des professionnels de santé figure le respect de la loi. A l’hôpital public, ça me parait s’imposer, non ?

Alors quand l’infirmière Gracchus est à la maison, elle pense bien ce qu’elle veut, et organise sa vie, et sa mort, comme elle veut. Elle peut revendiquer pour obtenir toutes les lois qu’elle souhaite et même s’organiser pour enfreindre la loi. Eh oui, dans une démocratie, la loi n’est pas un guide de la pensée, et celui qui veut s’organiser en dehors de la loi ne fait qu’exercer ses libertés. S’il cause un dommage aux autres, il risque des sanctions, mais pour le reste, ça ne regarde que lui.

Mais quand l’infirmière Gracchus est en service à l’hôpital, elle applique le fait dans le cadre strict de la loi. Et la loi Leonetti répond parfaitement à ces situations.

Et quand je viens me faire soigner dans l’hôpital où exerce l’infirmière Gracchus, j’ai le droit – certain – de ne me pas me tracasser sur l’application de la loi que fera cette infirmière.

Je ne parle pas de l’affaire dont on sait si peu de choses, à part la déclaration du médecin disant « c’est ma décision seule, et je l’assume ». En particulier on ne sait rien sur l’aspect essentiel de sa défense : soit « j’ai mal estimé la situation, et pris une décision discutable » donc pas d’intention coupable, soit « oui, j’ai décidé d’abréger la vie », donc acte avec intention.

Mais que disait la manif de Gracchus, ses copains et ses copines : « nous voulons être irresponsables ». il nous faut une loi pour être irresponsable

Et bien je ne serai jamais d’accord pour me faire soigner par des irresponsables.

J’ajoute pour Monica Louboutin que c’est pas mon texte qui est violent, mais
- Le fait de donner le mort à des malades
- Cette manifestation hystérique au sein de l’hôpital

S’il n’ya plus de raison, il pourrait y avoir de la retenue

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Jeremie,
j'ai résumé la loi ainsi

1) la demande du malade s’impose au médecin,
2) même sans demande du malade, le médecin doit renoncer à tout acharnement thérapeutique.
3) le médecin qui abrège la vie en mettant la priorité sur le traitement des douleurs n’engage pas sa responsabilité.
4)le médecin décide seul, mais que sa décision doit être précédée d’un processus collégial.

Que voulez vous ajoutez à la loi?

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Vas donc te mettre dans la peau d'une personne tétraplégique, aveugle et muette, juste pour voir. Je suis certain que tu ne tiendras pas deux ans avant que tu ne supplies que l'on mette fin à tes jours. Tu écriras au président, pour l'entendre te dire que "la vie est trop belle"... C'est ça, que tu vas dire aux familles ayant des proches dans cet état ?

Pèse donc tes mots avant de parler d'"assumer ton destin".

Des personnes savent qu'elles vont souffrir le martyre pendant des mois avant de mourir. Il existe un moyen d'abréger leur souffrance et de leur offrir une mort paisible, mais la loi l'interdit. Mais merde, un peu de bon sens et de logique !!!! De plus, l'incarcération de ce médecin n'a fait que relancer un débat, elle ne constitue pas la cause de ce débat.

Tu écris peut-être avec beaucoup de style, mais tes propos ont le don de m'inspirer un profond dégoût. Je ne parle même pas des termes que tu utilises pour "nous" désigner. Le misérable et l'ignorant dans l'histoire, c'est toi. Toi et tous ces arriérés de philosophes du dimanche, qui prétendent se porter garant de la morale en interdisant tout et n'importe quoi.


Et après les gens se demandent pourquoi je perds un peu plus foi en l'humanité à chaque fois que je participe à ce genre de débat...

Écrit par : NaPaLM | 17.08.2011

La possibilité, dans un cadre défini (je n'ai pas les connaissances médicales ni du droit nécessaire), de finir sa vie dignement à l'instant T défini pour les personnes condamnées. En l'état actuel des choses, il me semble que l'on donne aux patients des anti-douleurs en attendant que la maladie face son office. Il me semble, ce n'est pas une vérité que j’assène.

Pas de réaction sur votre phrase plus que malheureuse ?

Écrit par : Jérémie | 17.08.2011

Exactement Jeremie, j'ajouterai même qu'il arrive un moment où les anti-douleurs perdent de leur efficacité sur un patient donné.

Écrit par : NaPaLM | 17.08.2011

Ca, c'est du réchauffé les amis. Faites un effort à la hauteur de vos vues!

Jérémie, relisez la loi, et parlez après. Vous verrez que ça fait du bien là où ça fait mal.

NaPaLM, relisez aussi l'article qui traite du double effet.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Moi je souhaiterais qu'on ajoute une disposition pénale importante :
Que les avocaillons ou toute autre personne qui critiqueraient la décision illégale d'un médecin soit fouetté sur la place publique. Qu'après cette séance revigorante et d'apurement de l'esprit, son corps soit traîné par le zboub sur une route composée de graviers (assez gros le gravier) et qu'enfin il soit pendu par les couilles au sommet d'un clocher d'église (ou à défaut au sommet d'un minaret, d'une synagogue ou d'un temple protestant ou bouddhiste).

Ça va ? J'ai bon niveau vulgarité loooool


Non, plus sérieusement, je ne connais presque pas les faits de cette affaire (4 patients auraient été victimes). Pour au moins un d'entre eux, j'ai cru comprendre que le médecin Bonnemaison n'avait pas obtenu d'accord : ni du patient, ni de la famille, ni d'un quelconque membre de l'hôpital.

Alors, on peut amender la loi (euthanasie passive pour l'instant), je n'ai pas d'opinion tranchée car il pourrait y avoir des abus avec l'euthanasie active. Mais il peut tout de même y en avoir avec la loi actuelle en théorie.
On peut soutenir le collègue, l'homme bien sûr. Mais il ne faut pas oublier qu'il a violé la loi selon les faits qu'on connaît et c'est le mouvement de soutien inconditionnel du personnel de l'hôpital qui est critiqué dans ce billet. Si au moins ils avaient soutenu le collègue sans pour autant plébisciter les homicides. L'instruction nous en dira plus sur les faits reprochés au médecin urgentiste.

Peut-être que c'était très bien pour les personnes concernées et leurs proches (si elles en avaient encore)... Ou peut-être pas !! Il n'avait peut-être pas à prendre une telle décision tout seul.

Les juges pourront ensuite trouver des circonstances atténuantes pour le pénal... On verra.

Écrit par : Denis75 | 17.08.2011

Le fait que le Parquet ait fait appel du refus de mise en détention devrait attirer l'attention des buses en blouse blanche. Ca situe le niveau de gravité du dossier.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Et j'attends toujours la réponse à ma question:

- quand vous allez vous faire soigner à l'hopital, souhaitez vous que le médecin et les infirmières appliquent la loi ou agissent selon leur feeling ?

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Réchauffé ? Vous voulez dire brûlant de colère, oui !

Double effet ou pas, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est que le patient lambda atteint d'une maladie incurable n'a pas le CHOIX d'une mort SANS souffrance. C'est cela qui, à mes yeux, est inadmissible. Car, si j'ai bien compris, les solutions que la loi actuelle propose sont longues. Une minute de souffrance est une longue minute...

Pour ce qui est de l'arsenal législatif, comment expliquez-vous la tournure de l'affaire Vincent Humbert ? Dans son cas, estimez-vous vraiment qu'il n'avait pas le droit de mourir avec un minimum de dignité ?

Écrit par : NaPaLM | 17.08.2011

"quand vous allez vous faire soigner à l’hôpital, souhaitez vous que le médecin et les infirmières appliquent la loi ou agissent selon leur feeling ?"

Si je suis atteint d'un cancer en phase terminale et qu'il me reste 3 mois à vivre dans d'atroces souffrances, je les supplierais de me tuer sur-le-champ !

Si je ne puis m'exprimer à ce moment là, j'aurais au préalable laissé à quelqu'un de confiance le droit de le faire à ma place. Ma femme l'a déjà fait avec moi.

Le but ultime de tout cela n'est pas de laisser libre cours à l'action des médecins. Le but est de donner aux malades le CHOIX !

Écrit par : NaPaLM | 17.08.2011

Réchauffé et trop cuit

Vous débarquez sur le sujet avec vos gros sabots, comme si depuis 20 ans les professionnels de santé et du droit, et les associations de malades attendaient vos lumières pour réfléchir et agir.

Mais en vous en faites pas, toute connaissance est accessible : allez lire la loi, et vous verrez à quel point il est préférable de se renseigner avant de parler.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Il reste sûr que permettre l'euthanasie dans des conditions claires et bien définies juridiquement, c'est nécessaire, pour donner à chacun(e) le droit de mourrir dans la Dignité et sans souffrance sans sens ni nécessité. Au-delà de cette consdidération humanitaire, il existe un danger, si une "brêche" permettant d'étranges et atroces abus (histoires sordides d'héritage, par exemple) est ouverte par le Droit. Vaste programme et attention.
Pour le cas de ce médecin, "no sé"... Ce cas a l'air complexe et il me semble normal, s'il n'existe aucun "coup tordu" d'origine familiale ou financière, que ses collègues essaient de "le sortir de là"... Tout de même! A lui de prouver sa parfaite bonne foi et... Bon courage!

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 17.08.2011

"...L’euthanasie n’est pas une donnée juridique, et heureusement..." ben oui.

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 17.08.2011

D'accord, je veux bien que mes idées ne soient pas neuves et probablement réchauffées.

Si un médecin agit au feeling et sauve ma peau, je suis prêt à prendre le risque, plutôt que d'avoir des praticiens bloqués par le potentiel procès qu'ils se mangeront en cas de possible erreur.

Maintenant que j'ai répondu à votre question, j'attends de même de votre part:
"Pas de réaction sur votre phrase plus que malheureuse ?"

Écrit par : Jérémie | 17.08.2011

Voici un interview d'un vrai Professeur - genre de personnes redoutables car avant de parler, elles étudient et réfléchissent.

Ce Professeur préside l’Observatoire national de la fin de vie, qui est là pour :

- étudier les conditions de la fin de vie et des pratiques médicales qui s’y rapportent ;
- indiquer les besoins d’information du public et des professionnels ainsi que le besoin de recherche dans ce domaine.

Voici une interview récente
du Pr Régis Aubry

http://www.lavie.fr/actualite/societe/affaire-dr-bonnemaison-un-medecin-ne-doit-pas-decider-seul-14-08-2011-19002_7.php

Si vous voulez le traiter de crétin ou lui dire qu'il commencera à comprendre le pb quand il sera en pahse finale d'un cancer douloureux, il suffit de lui adresser un mail à l'Observatoire.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Je ne juge pas de cette affaire, dont je ne connais rien. Je ne prétends pas non plus avoir la solution, mais Gilles, vous faites exactement ce que vous reprochez aux autres.

Certains ont pointé des cas qui ne sont pas couverts par la loi. Quant au fait que ce soit du réchauffé, ce devrait peut être vous aussi attirer votre attention. Non le personnel de santé n'a pas attendu les gros sabots des blogs pour ça. Mais c'est justement une question ouverte et récurrente depuis 20 ans, portée aussi par les personnels de santé.

Je crois d'ailleurs bien me rappeler un procès il y a quelques années où le médecin avait été déclaré coupable, mais sans peine (ou symbolique, ma mémoire n'est pas parfaite), justement parce que la loi ne couvre pas certains cas bien gênants.


"""- quand vous allez vous faire soigner à l'hopital, souhaitez vous que le médecin et les infirmières appliquent la loi ou agissent selon leur feeling ?"""

J'aimerai bien que ce ne soit pas qu'un feeling mais basé sur l'expérience et le diagnostique. Par contre j'aimerai bien que ce qui sort de cette expérience et du diagnostique soit effectivement en accord avec la loi. Pas "parce que la loi dit que" mais "sans contrevenir à une quelconque disposition de loi". Je ne vois aucune raison pour laquelle il faudrait forcément opposer l'application de la loi et la décision médicale. J'oserai même dire que toute situation où les deux seraient opposés démontre justement un problème à résoudre.

La loi s'occupe de certains cas où la situation est dégénérative avec une vitesse assez rapide, ou quand on "maintient en vie". Dans ces cas les anti-douleurs et la capacité de ne pas s'acharner est une solution.

Quand ce n'est pas une question de maintient en vie et de soulager les douleurs, la loi n'est pour l'instant d'aucune aide. Je n'ai pas la solution, mais je trouve détestable de nier le problème avec ce ton hautain sans tenter de répondre aux remarques. Peut être même qu'effectivement la loi est mieux faite que nous ne le pensons et que je ne l'ai lu, peut être qu'il existe déjà des réponses (mais ce serait étonnant que la question resurgisse fréquemment, y compris dans l'enceinte médicale), mais dans ce cas là éclairez-nous

Écrit par : Eric | 17.08.2011

"Les partisans ne l’euthanasie ne réclament pas que l’on accélère la mort des personnes qui ne le souhaitent pas"

Ton gars, là, il le dit lui-même. Toi, tu parles de médecins qui agissent en freestyle. Il est où, le rapport, là ? Soit tu cherches à te contredire tout seul sur ce point, soit c'est du "pas fait exprès"...

"Or, je crois que cette étape difficile de la fin de vie est au contraire essentielle, utile. "

Franchement, je crois que le grand-père de ma femme s'en serait bien passé, de cette étape. Il est mort l'année dernière d'une tumeur dans l'intestin. Des jours entiers d'agonie, passés dans une cruelle douleur, avec à la clef une mort certaine. Alors, oui, bien sûr, je ne connais pas du tout le sujet !


Quoi qu'il se dise ici, j'ai clairement l'impression que l'on se fout de ma gueule. Je n'ai plus aucune envie de perdre mon temps ici, j'me casse.

Écrit par : NaPaLM | 17.08.2011

Eric, voici un topic calme et posé sur le sujet

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/01/la-fin-de-vie-et-le-droit.html

Je souligne à nouveau que sur le texte d'aujourd'hui je stigmatise une chose très précise, c'est à dire l'imbécilité et l'ignorance qui résultaient de la manifestation d'hier au sein de l'Hopital.

La pratique médicale est fondée sur la liberté du diagnostic et du choix de la thérapie. Mais ce choix est encadré par quelques lois, très peu, dont une: le respect de la vie. Décider de la fin de vie d'une autre personne, c'est de tous les jours dans les services. Mais partir à l'attaque, comme un grand, avec sa seringue, non ! Et demander en plus l'irresponsabilité, non et non.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Là dessus je pense que nous ne pouvons qu'être d'accord, et donner un sceau d'immunité à tout médecin pour faire ce qu'il veut sans regard est tout sauf une bonne idée. Je vous rejoins tout à fait dans cet ancien billet, bien plus calme et reposé (même si j'y cherche toujours une réponse à d'autres cas, qui ne sont probablement pas concernés par l'affaire qui fait la une)

Écrit par : Eric | 17.08.2011

Le JLD, qui ne doit pas être un demeuré, a laissé le médecin en liberté sous contrôle judiciaire malgré un chef d'inculpation accablant. Est-ce une faute sur la forme (ne pas avoir consulté ses pairs) ? ou est-ce une faute sur le fond (mauvaise intention) ? le procès en assises, s'il a lieu, nous le dira. Evidemment, les bourrins d'un parquet aux ordres ont fait appel de la décision du JLD, mais cela a en général peu de chances d'aboutir.

Écrit par : Mathaf Hacker | 17.08.2011

j'ai été surpris de lire ces dispositions de la loi, et très content qu'elles existent.

je ne sais pas si elles couvrent tout les cas. probablement non. Mais autoriser le corps médical à mettre fin à la vie serait une abération. D'une certaine manière il le font déjà. Mais pas de manière "active". Il est important de ne pas ouvrir une brèche en en écrivant une loi autorisant de donner la mort, quitte à circonvenir tout autour.

Ca ne recouvre pas tout les cas ? Mais avez-vous penser ce dilemme dans l'autre sens : si l'on autorisait l'euthanasie active comme vous le proposez, il faudrait couvrir tout les cas où elle serait interdite. Ce qui serait au moins aussi difficile. Et puis les lois changent avec le temps, une foi la brèche ouverte ...

Le Massacre des aliénés, très bon livre de deux médecins opposés à l'euthanasie, non pas à cause des excès du passé, mais parce que la démarche qui a causé 200.000 morts était justement très encadrée et institutionnelle. Chaque mort dûment autorisée par l'institution médicale.

Laissons un flou, il semble déjà exister une jurisprudence qui disculpe le médecin, gardons cette limite qui empêche pus de problèmes qu'elle n'en crée.

Écrit par : desbabas | 17.08.2011

L'infirmière Gracchus s'en veut d'avoir longtemps pris Gilles Devers pour quelqu'un d'estimable.

Écrit par : Gracchus | 17.08.2011

réduction drastique des coûts sociaux, vieillissement de la population, lois d'internement psychiatriques de plus en plus dures, crise sociale, ...

Il y a déjà un nombre important de personnes dans des mouroirs, maison de retraites, prisons surpeuplées, services psychiatriques, ... et qui n'en sortirons pas. La crise va continuer, leurs conditions de vie continuer à se dégrader, leur vies sont déjà inutiles et déplaisantes, elles coûtent cher, la tension de "l'opinion publique" va augmenter et la qualité des arguments diminuer, il y a des questions qui vont bientôt être posées ...

autoriser l'euthanasie, c'est pas le moment les gars, quels que soient nos avis sur la question.

libérez nos frangins, hébergeons nos vieux, et trouvons des solutions à l'intérieur de la société pour la majorité des personnes à problèmes. morphine ...

mort en douce plutot que mort douce ?

Écrit par : desbabas | 17.08.2011

Entièrement d'accord... Ce corporatisme se retrouve partout, et pour les medecins, appréciés des Français, il passe un peu plus facilement que disons, pour les horticulteurs... Mais en aucun cas, un medecin ne doit prendre une telle décision, seul, dans son coin ! C'est l'inverse absolu de la liberté tant chérie par les défenseurs d'un "vrai" droit à une mort digne pour les malades concernés !!!

C'est avec des gens comme celui-là que cette cause se trouvera dénigrée, dégradée et remise en cause !

Si il y a eu accor des familles, qu'elles le disent, et qu'on prennent cela en considération... Si il n'y a eu aucun accord, ni des familles ni des patients, qu'il soit jugé pour assassinat

Écrit par : samsam13 | 17.08.2011

Chère infirmière Gracchus, je vous dis comme à d'autres que vous ne savez rien de moi, et que votre estimation est déplacée, mais vous etes libre de dire que mes écrits sont nuls et mésestimables

Un peu de méthode ne fait pas de mal

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Comment pouvez-vous confondre "non acharnement thérapeutique" et "euthanasie" ? Vous ne voyez pas la différence ?

Écrit par : Laurent | 17.08.2011

y'en a une. mais parfois couper la machine, c'est assez radical comme non acharnement ...

Écrit par : desbabas | 17.08.2011

Il y a au moins une regle sur laquelle tout le monde doit se retrouver: processus collectif, et décision individuelle.

Le médecin qui décide seul est en faute.

Il serait intéressant de savoir ce qui était écrit dans le dossier, car toute prescription doit etre reproduite par écrit.

je précise à Gracchus, avant qu'il se fache à nouveau, que ça, c'est le respect de la loi à l'hopital. Une fois hors fonction, chez lui, le médecin peut défendre d'autres points de vue et assumer la liberté d'agir selon ce que lui commande sa morale, mais à l'hopital, faut pas dec.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

N'est pas estimable celui qui prétend faire appel à la raison mais n'a, du haut de ses certitudes et imaginant que la vie s'enferme dans un code, d'autre argument que la caricature et l'insulte. Et ce n'est pas moi qui ait commencé.
Donc, je maintiens. Faut pas déc.

Écrit par : Gracchus | 17.08.2011

moi aussi je maintiens. y'en a qui font des tirades psychées sur la vie et d'autres qui prennent en comptes celles des autres.

un peu de raison permet d'entrevoir des problèmes bien plus considérables, que ton parti pris idéologique t'empêche de voir.

quand c'est la merde partout, on crache pas sur les quelques codes qui peuvent faire barrage.

Écrit par : desbabas | 17.08.2011

Le médecin urgentiste, qui a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, "ne souhaite pas s'exprimer publiquement", a dit l'avocat. Son client l'a chargé de s'exprimer sur sa situation à l'occasion d'une conférence de presse qui sera donnée demain à Saint-Jean-de-Luz (18H30 au Relais de Saint Jacques, 13 cours de Verdun).

Me Arnaud Dupin avait indiqué, après la mise en examen de son client, que celui-ci "n'avait pas démenti les faits" devant le juge et que ses décisions avaient visé à "abréger les souffrances de personnes qui allaient décéder dans les minutes suivantes".
(AFP)

La famille n'a pas porté plainte, jusqu'à présent.

Écrit par : Mathaf Hacker | 17.08.2011

Que faites-vous, Monsieur, de la "Présomption d'innocence" ?
Il me semble que vous la bafouez par ces propos : "Le fait de donner le mort à des malades...", "Mais partir à l'attaque, comme un grand, avec sa seringue..."
Chacun a droit à la présomption d'innocence, tant que le jugement n'a pas eu lieu".
Bravo, Monsieur l'avocat !

Écrit par : Monica Louboutin | 17.08.2011

La question est de savoir si c'est humain de laisser "crever" une personne qui est condamnée à 100% dans d'affreuses souffrances alors qu'on peut l'aider à mourrir dignement...
Mais pour cela il faut un cadre législatif clair et strict pour éviter les abus...

Écrit par : lingerie | 17.08.2011

Gracchus, je ne me serais jamais permis ce ton (dans le texte) s'il ne s'agissait pas de traiter de cette manif des blouses blanches dans l'hopital. Je trouve meme que j'ai été brcp trop tendre, et que j'aurai du bien davantage voler dans les plumes de cette volaille blanche.

J'ai traité ici plusieurs fois de cette question, en fonction de l'actualité, et il ya qq post plus haut le lien avec une note de bon ton.

Lorsqu'il s'agit de la vie personnelle, des choix des personnes, et sur ce sujet essentiel, l'avocat n'a rien à dire de plus qu'un autre. Et les plus belles théories sont suspectibles de s'oxyder ou se rompre face à l'épreuve des faits. Dans un sens ou dans l'autre.

Je n'aurai surement pas utilisé ce ton pour parler aussi de l'affaire du médecin, et je m'étais abstenu d'évoquer cette affaire dont nous savons si peu. Je réponds au passage que je suis nickel avec la présomption d'innocence. Où ai je présenté le toubib comme coupable - et de quoi ? J'ai dis que nous manque les éléments essentiels : faute involontaire par mauvais diagnostic ou acte homicide intentionnel.

Ce qui motive le billet, c'est la manif des blouses blanches, qui est une montagne de n'importe quoi. Et les images de ce personnel en furie légitime dans l'opinion la plus grandes des confusions. Je ne comprends pas comment le directeur de l'hopital a pu laisser se tenir dans les locaux du service public une telle chose.

Il est inadmissible que des médecins et des infirmières fasse ainsi l'étalage de leur méconnaissance du droit et de leur volont d'etre irresponsable.

Il est indispensable de soutenir un collégue qui se trouve dans la m.

Mais je peux le soutenir amicalement, dire que c'est un brave gars, sans adhérer à la violation de la loi pénale. Nous avosn vu des ignorants, des incultes, des violents.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

La loi que vous pronez n'a pas aidé Chantal Sébire qui a tout tenté pour qu'on autorise légalement son euthanasie. Pour relancer le débat elle a même fait passer son agonie à travers un reportage que je vous invite à regarder. Heureusement pour elle, on lui a procuré (pas utilisé) des médicaments qui l'ont aidé à mourir. Mais la personne l'ayant fait a été poursuivie. Injuste non ?

Que l'auteur de l'article regarde ce reportage ou pense aux personnes qui tous les jours (par exemple dans la pétition) témoignent des personnes suppliant de mourir (malgré les anti douleurs) ou écrivant noir sur blanc leur pathologie et leur demande d'euthanasie.

Écrit par : KuroTenshi | 17.08.2011

Monsieur, je me permets de vous inviter à lire le témoignage de ma consoeur, Silviane Le Menn, concernant sa fille CORALIE.
Comme je l'ai déjà dit, auparavant, je crois que les photos parlent d'elles-mêmes.
Si une Loi, sur l'euthanasie active, avait existé, à l'époque, cela aurait bien évité des souffrances et des peurs.
20 ANS et tant de souffrance, une longue agonie, quelquefois "donner la mort" est un acte de vie et d'amour

Écrit par : Monica Louboutin | 17.08.2011

@Monica Louboutin, j'ai bcp a apprendre et sur tout, et je lirai le témoignage en cause si vous nous adressez le lien

Mais pour la manif d'hier, tout le monde a pu voir et entendre.


@KuroTenshi

Vous n'arrangez pas le fait de nos manifestants en furie. Car l'affaire dont vous parlez est d'une grande complexité, et rien de tel n'a été évoqué pour les morts de l'hopital. C'est d'ailleurs le gros repproche que je fais aux manifestants: entretenir la confusion.

C'est comme un pompier qui arriverait sur un feu et qui pleure en voyant la maison bruler.

La loi leonetti permet de faire face à 99% des cas, et il reste 1%. OK. Mais ce n'est pas le débat de Bayonne

Après, pour l'affaire dont vous parlez, il ne faut pas confondre la loi, unique, et l'application de la loi, multiple. le proc a ouvert une enquete, obtenu des infos, a eu un contact avec les personnes en cause, a surement dit un certain nombre de choses, et a priori il n'a pas saisi le tribunal. Ca peut etre une très bonne réponse pénale.

Écrit par : gilles devers | 17.08.2011

Je commence à comprendre de quoi vous voulez parler. J'imagine que vous dénoncez une manifestation qui peut être susceptible de cautionner la fin de vie non consentie du patient.

Par contre, c'est bien que cela relance le débat sur l'euthanasie des personnes le souhaitant. Dans la pétition il y a énormément de témoignages.

Je pense que cette loi couvre plus 70% des cas que 99%. Beaucoup de personnes atteintes maladies dégénératives incurables styles alzeimer, parkinson, SEP, sclérose en plaque, Locked-in syndrôme, cancers,... vont jusqu'à envoyer aux plus hautes instance de l'Etat des demandes d'euthanasie, toutes refusées avec dedain. Dans mon cas, je le ferais aussi.

Pourquoi dans d'autres pays l'euthanasie active est-elle légalisée ? D'ailleurs certaines personnes s'expatrient dans ce but.

Je pense que le débat est important. Mais qu'il faudrait vraiment définir un cadre strict pour éviter les dérives. Mais la plupart des gens opposés n'ont jamais vécu ce genre de situation (agonie de proches, avec doses maximales de morphine inefficaces).

Écrit par : KuroTenshi | 17.08.2011

Voici le lien :


http://www.abadennou.fr/dossier_euthanasie.html

Les photos parlent d'elles-mêmes.
Je soutiens le combat de Silviane. J'imagine aisément les souffrances que, toutes les deux, ont enduré, ainsi que la détresse.

Écrit par : Monica Louboutin | 17.08.2011

J'ai passer une semaine en viscéral début du mois dans cet Hopital et je peu dire que le service est très bon!
Chacun d'entre nous devrait pouvoir finir ses jours chez soi avec les siens sans présence médicale. La personne désireuse de mourir le ferai d'elle même ou avec l'aide d'un proche.
Les médecins ont une vie assez compliquée pour devoir assumer me choix des autres.

Écrit par : Tarek | 17.08.2011

Sur le fond, je suis d' accord avec g devers, il est normal de soutenir un collegue en difficulté , ou au moins de ne pas l accabler.. mais pour rester credible, il faut aussi accpeter de voir l enorme erreur qu il a fait, dagir seul.. et finalement de se prendre pour Dieu ( au sens philosophique du terme..)
sur la forme, ce texte est violent, faut il precisement rajouter de la violence a un deabt deja tres passionné.. on a l impression de reglemnts de comptes... Monsieur Devers n est il pas un ex infirmier?...

Écrit par : peache01 | 17.08.2011

@Eric parce que tuer les gens sans leur demander leur avis,
c'est pas paternaliste , peut-être ?

et puis si c'est pour pas "juger du fond", autant se taire, non?
parce que la forme, dans le fait de légaliser le meurtre, c'est assez secondaire...

Écrit par : do | 17.08.2011

Que de bla bla bla ! Chacun se gargarise à qui mieux mieux...
Qui peut parler vraiment de l'EUTHANASIE pour l'avoir vécu ?

Voir mon DOSSIER EUTHANASIE - Ma fille CORALIE FEHLEN -
Le poids des mots, le choc des photos [Silviane Le Menn - Abadennou.fr]http://www.abadennou.fr/dossier_euthanasie.html

Qui peut se vanter de savoir ce qu'il y a dans la pensée et la motivation du Docteur Nicolas BONNEMAISON ? Lui seul ! Qui a tenu la chandelle quand il posait l'acte ? Personne ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

Je suis fatiguée de toutes ces parlotes alors que nous ne demandons qu'une seule chose : une VRAIE LOI de LIBERTÉ de CHOIX de FIN de VIE !
STOP aux magouilles politico-religieuses.

Je reconnais à chacun le DROIT de penser ce qu'il veut mais je ne reconnais le DROIT à PERSONNE de décider pour moi de ma FIN de VIE.

Pour les Français qui s'inquiètent de leur propre FIN de VIE (inévitable, tôt ou tard !) et ne seraient pas suffisamment informés, voir la page web ci-dessous où les PROTOCOLES proposés pour ENCADRER l'euthanasie active sont parfaitement expliqués dans les 15 PROPOSITIONS de LOIS présentées par des élus de tous bords :

FRANCE - EUTHANASIE - PROPOSITIONS DE LOI [Dossier euthanasie - Silviane Le Menn - Abadennou.fr] http://www.abadennou.fr/euthanasie/france_propositions_loi.html

Jusqu'à présent, les débats ont été systématiquement court-circuités, torpillés, sabordés, étouffés, massacrés, enterrés vivants, EUTHANASIÉS (!) par une faible majorité d'élus U.M.P. plus ou moins proches des inquiétants ULTRA-CATHOLIQUES, du PAPE et de fanatiques religieux particulièrement actifs sur le Net comme chacun peut le voir !

L’EUTHANASIE ET LE SUICIDE : DES DROITS INALIÉNABLES INHÉRENTS À L’AUTONOMIE HUMAINE - Guillaume PLAS (Belgique) http://www.abadennou.fr/PDF/droits_euthanasie_suicide_guillaume_plas_belgique.pdf
- Aspects religieux du suicide et de l’euthanasie - Dieu, Jésus et l’Église
-----L’Église catholique et romaine veut se faire passer pour la protectrice de la vie humaine, alors qu’elle est responsable de la MORT de millions de personnes.

Peace and love à tous ceux qui souffrent, qui sont ou qui vont partir dans la souffrance, dans l'indifférence ou dans la clandestinité, faute à PAS DE LOI !

Au pied du chœur ivoire, loin des peines et tumultes naîtra dans les regards, un bonheur qui exulte. Au sommet de la butte, germeront les espoirs des courageux qui luttent pour gagner les victoires...

Espérons qu'en l'an 2011 et plus encore 2012 (!) nous évoluerons vers un authentique HUMANISME, dans le sens noble de ce terme aujourd'hui galvaudé !

Écrit par : SILVIANE LE MENN | 17.08.2011

@do quand le billet étend la question sur le thème général, j'espère bien que si, qu'on peut réagir sur ce général sans parler du fond de l'affaire en cours. Parce que ni vous ni moi n'avons les détails de ce qu'il s'est passé. Prétendre parler du fond d'une affaire où tout ce que nous avons c'est un résumé baclé des JT, ça m'a toujours paru inadapté. Par contre parler du sujet, du choix de notre société, de la manière de l'appliquer, ou de la façon dont on y réagit, ça c'est bien plus pertinent.

Quant à légaliser le meutre, alors que le meutre est justement donner la mort illégalement, c'est un non-sens. Il s'agit comme partout d'un équilibre et d'une frontière à tracer. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc et ce qui nous parait blanc aujourd'hui était par moment noir dans le passé. Comme le dit notre hôte, nous avons déjà une loi sur le sujet, mais ce qu'elle autorise était probablement pas loin d'être un meutre avant, et zone clairement noire à certains moment de notre passé. Maintenant c'est légal et zone blanche.

@Gilles Merci pour le lien et les commentaires suivants. Je crois mieux comprendre ce qui anime votre billet initial : l'idiotie des gens qui défendent par principe cette affaire spécifique, alors qu'il y a probablement un médecin qui a agit sans concertation et sans accord des patients sur des cas litigieux (au mieux), et qui demandent un blanc sein total sans chercher plus loin. Dans tous les cas, le fait que ce soit litigieux rend totalement nécessaire que ça passe au tribunal, je vous rejoins totalement là dessus.

Ce n'est pas ce que j'avais compris de votre billet au départ, et visiblement je ne suis pas le seul. Le billet semble parler du thème d'une façon beaucoup plus générale, ou du moins ça peut être perçu comme ça. Le billet est très radical dans la prise d'opinion, alors que de manière générale il y a largement à discuter (ce qui ne veut pas dire agir et faire n'importe quoi). Je pense qu'une bonne partie des réactions vient de là (mais j'ai peut être mal compris d'autres intervenants)

Écrit par : Eric | 17.08.2011

@do quand le billet étend la question sur le thème général, j'espère bien que si, qu'on peut réagir sur ce général sans parler du fond de l'affaire en cours. Parce que ni vous ni moi n'avons les détails de ce qu'il s'est passé. Prétendre parler du fond d'une affaire où tout ce que nous avons c'est un résumé baclé des JT, ça m'a toujours paru inadapté. Par contre parler du sujet, du choix de notre société, de la manière de l'appliquer, ou de la façon dont on y réagit, ça c'est bien plus pertinent.

Quant à légaliser le meutre, alors que le meutre est justement donner la mort illégalement, c'est un non-sens. Il s'agit comme partout d'un équilibre et d'une frontière à tracer. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc et ce qui nous parait blanc aujourd'hui était par moment noir dans le passé. Comme le dit notre hôte, nous avons déjà une loi sur le sujet, mais ce qu'elle autorise était probablement pas loin d'être un meutre avant, et zone clairement noire à certains moment de notre passé. Maintenant c'est légal et zone blanche.

@Gilles Merci pour le lien et les commentaires suivants. Je crois mieux comprendre ce qui anime votre billet initial : l'idiotie des gens qui défendent par principe cette affaire spécifique, alors qu'il y a probablement un médecin qui a agit sans concertation et sans accord des patients sur des cas litigieux (au mieux), et qui demandent un blanc sein total sans chercher plus loin. Dans tous les cas, le fait que ce soit litigieux rend totalement nécessaire que ça passe au tribunal, je vous rejoins totalement là dessus.

Ce n'est pas ce que j'avais compris de votre billet au départ, et visiblement je ne suis pas le seul. Le billet semble parler du thème d'une façon beaucoup plus générale, ou du moins ça peut être perçu comme ça. Le billet est très radical dans la prise d'opinion, alors que de manière générale il y a largement à discuter (ce qui ne veut pas dire agir et faire n'importe quoi). Je pense qu'une bonne partie des réactions vient de là (mais j'ai peut être mal compris d'autres intervenants)

Écrit par : Eric | 17.08.2011

Choix de société, That is the question. Si quelqu'un peut me dire l'intérêt de vivre jusqu'à 120 ans, je lui serai éternellement reconnaissant. Pour les anticléricaux primaires et bas de plafond, je préciserai qu'aucune religion du livre ne prône le maintien artificiel de la vie, et ce serait totalement incompatible avec les dogmes, n'en déplaise aux ignares et autes crétins de base.

Écrit par : Mathaf Hacker | 18.08.2011

Ne pas oublier qu'il y a un risque si l'euthanasie est presque banalisée. N'oublions pas les forces économiques: les morts coûtent beaucoup beaucoup moins chers que les malades. Donc, il faut pouvoir abréger la vie de ceux qui le demandent, mais il faut des procédures qui mettent de très sérieux garde-fous.

Je ne parle pas ici de l'affaire en cours dont j'ignore tout.

Autre sujet mais lié quelque part:

Pour avoir visité une personne âgée dans certains de nos hôpitaux ces dernières années: j'ai été effrayée de voir des malades âgés gémir très longtemps dans leur chambre sans que personne ne leur vienne en aide.
J'ai été choquée de la manière dont certains personnels soignants s'adressaient sans aucun respect, avec un ton de gaudriole, à une femme âgée malade et sans défense.
J'ai été choquée de voir une personne âgée réclamer "le bassin" et qu'on mette une heure à le lui amener.

Les économies sur le personnel pour combler le trou de la sécu, les vieux dans les hôpitaux, (surtout s'il n'y a pas de proches fréquemment présents pour être "regard extérieur" et parfois aussi relais de communication avec les soignants), le paient un prix exorbitant.

Écrit par : Marianne | 18.08.2011

Pour ceux qui ont suffisament de place pour un lit médicalisé, une chaise roulante et le matériel de levage, je recommande l'hospitalisation à domicile. je l'ai expérimentée avec mon père qui a mis neuf mois à mourir d'une tumeur, il était l'objet de soins bi-quotidiens d'équipes médicales, très sécurisants pour les proches, et n'a pas fini dans un mouroir. Quand la situation devient très critique, c'est à dire que la souffrance du malade devient insoutenable, on peut compter sur les médecins pour apporter une délivrance. Cela c'est passé à Bayonne. Nous sommes croyants et la mort ne peut nous effrayer.

Écrit par : Mathaf Hacker | 18.08.2011

Merci Mathaf

Ca fait du bien de lire çà.

Écrit par : gilles devers | 18.08.2011

J'ai été au cœur du problème pendant 25 ans, c'est le temps qu'a duré la maladie de ma femme. Cela aurait pu être plus long encore, sans doute. Et pendant une grande partie de ce temps, si elle avait pu bouger elle se serait tordue de douleur. Elle ne pouvait l'exprimer que verbalement. Les antidouleurs, il ne faut pas se leurrer, c'est très partiellement efficace.

C'est pourquoi j'ose rappeler le cas de Vincent Humbert, qui lui ne pouvait même pas parler. Le docteur Chaussoy a été acquitté, la mère de Vincent également. Mais le médecin responsable du service où il était, lui, était, je le dis haut et fort, un criminel. Les supplications ne lui ont servi à rien. Il a laissé souffrir physiquement et moralement un garçon qui avait réussi à exprimer sa volonté d'en finir. C'est pourquoi je dis qu'il est un criminel, en fonction d'une loi que la bien-pensance française refuse de voter.

On me rétorquera la présence de la loi Léonetti. Ah oui ! Je viens de lui écrire, précisément, pour lui dire le mal que je pensais des lacunes délibérées (absolument) de cette loi. Donc les parlementaires français sont d'une certaine façon complices de la situation. Pas tous, bien entendu, mais trop d'entre eux.
http://bab007-babelouest.blogspot.com/2011/08/puisque-nous-parlons-deuthanasie-voici.html

J'ai pu parler longuement avec le professeur Dabouis, à Nantes. Lui-même m'a avoué être lié par la loi. La loi que le premier ministre ne veut pas changer, en fonction de ses critères personnels. Mais, Monsieur le Premier Ministre, nous sommes dans un pays laïc, et vos penchants éthiques et religieux ne sauraient être imposés à tous !

Écrit par : babelouest | 18.08.2011

@ Mathaf Hacker

Pendant des années, depuis 2002 et la possibilité de discuter sur le Net de sujets sérieux, j'ai tenté de donner ma vision de ce pourrait être une vraie prise en compte de sujets difficiles comme celui de Vincent Humbert, et d'autres dont celui de ma femme. Confronté au quotidien, l'horrible quotidien qui dure, qui dure, je n'ai cessé de dire que cela ne pouvait, ne devait pas concerner les médecins.

Ma femme a toujours refusé d'aller à l'hôpital, même de très courts séjours lui étaient terrifiants. C'est pourquoi elle est enfin décédée dans son lit. J'emploie le mot "enfin" pour elle, tant ce dut être terrible pour elle qui stoïquement réussissait à sourire simplement parce que j'étais là, sans personne d'autre autour. J'en profite pour saluer encore l'équipe du professeur Dabouis, qui a été admirable de compréhension et de gentillesse quand il a fallu malgré tout passer par la case hospitalisation (en USP, les initiés comprendront).

Donc, pour le cas où le "patient" (j'adore le terme tant il est terrible) veut en finir, l'exprime d'une façon ou d'une autre clairement, il n'est franchement pas souhaitable que les praticiens s’immiscent dans le processus de décision. Plus encore, et là je me démarque du consensus ambiant, ce n'est pas au praticien de faire ce qu'il faut, parce que son serment d'Hippocrate (que les ironistes qualifieront d'Hypocrite) est en porte-à-faux avec cette décision (qui ne lui appartient pas, soyons clairs) et lui enjoint de faire tout son possible pour le bien du patient.

Comme toutes les interprétations sont possibles, ce n'est donc pas à lui de faire quoi que ce soit, excepté donner un avis d'expert. C'est une personne extérieure à la logique hospitalière qui doit se charger de faire ce qui est nécessaire, même si le praticien est là pour dire pas à pas ce qu'il faut faire si.... Que ce soit une personne de la parenté proche, un ami, ou un militant de la sortie de course en toute lucidité, comme ceux de l'ADMD, tout est possible, dans le mesure où ce n'est pas un soignant officiel qui officie (entre guillemets).

Pour éviter toute contestation, j'ai toujours préconisé que soit présent un huissier, pour que soient clairement mises en avant les responsabilités. La procédure est lourde, parce que le sujet ne l'est pas moins. Et surtout, ne seront jamais présentes les difficultés que l'on a constatées dans l'affaire Humbert. Pour conclure, ce système par sa lourdeur évitera tout abus, argument trop facile de la part des partisans du statu quo, que pour ma part je vomis.

Pour rappel, comme Vincent Humbert, ma femme ne pouvait pas accomplir quoi que ce soit dans le processus, sauf donner son ordre (non, je ne dirai pas accord) afin d'en finir. On notera que de ce fait, c'est de mort dite naturelle qu'elle est partie. C'est dur pour ceux qui restent, c'est une délivrance pour la personne qui a pris l'autre voie.

Écrit par : babelouest | 19.08.2011

Mon expérience:
J'ai été confrontée à l'exécution d'une prescription Valium (Ça fait vraiment jaune dans la perf le Valium? avait demandé le prescripteur pendant la pause café) chez un patient déjà inconscient à cause de l'Hypnovel.
Gros scandale car j'ai refusé d'exécuter la prescription: sanctions, changement de service et dépression...
La prescription a été exécutée et le patient est décédé le lendemain.
Le médecin a quitté l'hôpital...
Dans le même service mais avec un autre assistant la fin de vie était gérée par toute l’équipe par une relation attentive avec les famille et les décès survenaient naturellement.
En fin de vie on meurt "quand on veut" il suffit de lâcher prise mais pour ça il faut être prêt, avoir réglé ses affaires et dit au adieu à ceux qu'on aime.
Décider de mettre fin à la vie d'un autre être humain est un crime.
Si je le lui fais on me le fera aussi... sans se poser de question sur mes besoins d'être humain puisqu'on veut que je n'en fasse plus partie!
La souffrance n'aboutit pas toujours à l'abandon de l'espoir et au suicide mais l'assassinat provoque la mort d'un être humain!
Les conditions de travail deviennent très difficiles et, à l'occasion de ce drame, il faut témoigner de notre vécu, de notre propre expérience de ce genre de situation dans les services et dénoncer ces prescriptions assassines en faisant remarquer à nos directions que les conditions de travail ne permettent pas d'accompagner les fins de vie d'une manière digne et qui nous sembleraient satisfaisantes pour nous même ou nos proches.
La pente est longue à remonter...
Claire infirmière

Écrit par : Rosalyre | 21.08.2011

@ Rosalyre
Il semble que nous parlions pas vraiment de la même chose. Vous pensez patient, je pense malade. C'est à celui-ci de choisir , quand décidément cela devient intenable. Mais c'est lui qui affirme sa volonté, d'une façon ou d'une autre. Le personnel soignant ne doit PAS être concerné. Une infirmière ne doit pas être obligée d'accomplir sous la contrainte, un médecin ne doit pas prescrire. Il peut expliquer, donner des indications, son rôle s'arrête là.

Le malade (non, je n'emploierai, à dessein, pas le terme patient) peut choisir de continuer à vivre, ou non. S'il ne veut plus vivre, et que physiquement son choix lui est refusé, il reste à une personne volontaire, de préférence pas hospitalière, de faire ce qui est nécessaire. Et des témoins attesteront que tel est bien ce qui a été accompli. Le mieux serait même qu'un huissier soit là pour noter les minutes de l'acte.

Je vous souhaite de bien remonter la pente. En fait, ce que quelqu'un vous a ordonné ainsi, n'est-ce pas de la lâcheté de la part de ce quelqu'un ? D'une certaine façon, cela pourrait s'apparenter à un viol. Le viol de vos convictions personnelles. En revanche, respectez ceux qui n'ont pas les mêmes que vous.

Écrit par : babelouest | 21.08.2011

Euthanasie: l'hôpital de Bayonne examiné par l'Igas

Le fonctionnement du Centre hospitalier bayonnais sera passé au crible par l'Inspection générale des affaires sociales

Enfin une réaction adéquate.

Écrit par : gilles devers | 22.08.2011

Je suis tout à fait d'accord. En effet si cet examen n'apporte aucune information sur les actes du médecin des urgences les directions des hopitaux ne fermeront plus les yeux sur ces pratiques. Le risque de voir remis en cause les accréditations serait trop grand étant donné les conditions de soin en cours actuellement!

Écrit par : Rosalyre | 23.08.2011

J'avoue que j'ai du mal à donner mon opinion sur un sujet aussi délicat : décider de la vie et de la mort d'un être humain. Je ne supporte pas ce mot "euthanasie". Même pour les animaux, les vétérinaires disent "endormir".

D'autre part, légiférer sur la vie et la mort d'un être humain qui peut présenter des cas si différents, est une grande responsabilité morale.

Ne serait-il plus simple que chacun, adulte, en son âme et conscience, fasse part, par écrit, de ses volontés, dans tel ou tel cas ? Et surtout, si la maladie est incurable, une maladie qui mène à la démence, une maladie qui vous transforme peu à peu en légume, une maladie qui vous enlève toute possibilité de mouvement...

En ce qui concerne le cas présent, j'estime que cette manif avait qch de malsain. Cela ne veut nullement dire que j'approuve le médecin comme je ne l'accuse de rien. Une faute ou un acte d'humanité ?

Écrit par : naguima | 24.08.2011

Coupable, car seul dans ses actes.
Pour autant, je considère que la loi ne va pas assez loin, car ne permet pas l'euthanasie active! Pourquoi la France, pays des droits de l'homme, est elle en retard par rapport à de nombreux Etats?
La liberté : liberté de choisir sa vie, mais aussi liberté de choisir sa mort...

Écrit par : hugo | 25.08.2011

Et encore faudrait-il regarder de près la pratique. Pour ce qui me concerne, je prefère que ça se passe entre moi et le médecin, qu'entre moi et un procureur.

De plus, revendiquer la liberté, dont celle de mourrir comme il vous plait ou de vous détruire la santé par de l'alool et des drogues, oui. mais en faire un droit pour les médecins, jamais de la vie.

Écrit par : gilles devers | 25.08.2011

A l'attention de ceux qui "militent" pour obtenir ce que la loi permet déjà

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/07/on-pose-des-antidouleurs-au-risque-d-endormir-et-de-hater-le-deces_1568829_3224.html#ens_id=1558674

Écrit par : gilles | 08.09.2011

le dr Bonnemaison estime ne pas avoir pris part à la mort de ces patients, il estime avoir soulagé leur souffrance.

Avec du curare !

J'aurai pu voir un acte compassionnel dans l'administration d'un opiacé, d'un barbiturique, mais pas dans la curarisation d'un patient conscient. C'est une mort qui n'a rien de douce. C'est proche de la barbarie.

Tu meurs paralysé et étouffé. Chouette.

Le dr bonnemaison dénonce le fonctionnement du service. En quoi celà justifie de donner la mort à des gens qui sont venus chercher des soins ?



"on sait que ça se fait dans un regard, une poignée de mains" tels sont ses mots.

Moi je trouve que ça fait très peur de voir qu'un médecin est capable de tuer quelqu'un sur l'interpretation qu'il retire d'une poignée de main ou d'un regard.

Écrit par : mandragore | 04.10.2011

Un article à ressortir en cette période électorale...

Écrit par : Mode | 31.03.2012

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