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26.08.2011

Viol à l'hôpital

Encore de service au commissariat. Eh, oui, flic c’est tous les jours, mais c’est the last avant les vacances. Une des nuits les plus calmes de l’année. On a l’impression que toute la ville dort... et c’est là que viennent les histoires les plus invraisemblables.

Vers minuit, le téléphone sonne.

-          C’est le directeur de l’hôpital qui veut vous parler

-          Merci, dites lui que je pars en vacances demain, et que je n’ai pas besoin de me soigner.

-          Non, c’est pas une blague, ils ont un problème aux urgences.

-          Ok.

J’ai surtout l’impression que c’est quand il n’y a pas de problème aux urgences qu’ils devraient nous appeler. Dans une grande ville, les urgences, c’est la cour des miracles

-          Alors, Monsieur le Directeur, du bazar aux urgences… Il vous faut une équipe en renfort ?

-          Non, Monsieur le Commissaire. C’est l’article 40 du Code de procédure pénale qui m’amène.

-          Des stups ? Pas de problème, on sait faire.

-          Non, c’est un viol. Un truc de dingue. La femme accuse un de nos internes, un type de 26 ans, compétent et attentif, que tout le monde apprécie dans le service. Elle dit que c’était à l’occasion d’un examen. Actuellement, la femme est aux urgences et l’interne dort tranquillement. On fait quoi ?

-          Il y a des violences ?

-          Non, rien. Elle dit qu’elle a été surprise, mais qu’il n’y a eu ni violence, ni menace.

-          Vos toubibs ont fait les prélèvements  de sperme ? Là, ils sont sur place...

-          Non. Enfin, je crois qu’ils vont le faire. Mais la femme dit que quand elle s’est aperçue que l’interne la violait, elle s’est relevée de la table d’examen, et ça en est resté là. 

-          Bon, bon… Vous ne me laissez pas le choix, mais bon… Vous avez rencontré la femme ?

-          Non, mais je suis allé dans le service, et j’ai discuté avec le toubib des urgences à qui la femme a raconté histoire. Lui aussi n’y comprend rien, mais il me dit que cette femme est bouleversée. Elle arrive à peine à s’exprimer et n’arrête pas de pleurer.  

-          J’arrive. Dites à la plaignante que j’arrive.

-          On fait quoi de l’interne ?

-          Il est où ?

-          Il est dans sa piaule à l’internat, et il dort.

-          On mettra un type pour le surveiller discrètement en attendant demain matin. A de suite, Monsieur le Directeur, mais avec vos urgences, vous nous surprenez tous les jours.

L’hôpital est à cinq minutes. Me voici devant le service des urgences. Il est minuit pass’, et c’est encore une ruche. Deux ambulances privées, une des pompiers, et les familles qui attendent devant les portes. C’est éclairé de partout. A l’intérieur, les blouses blanches s’activent. Un viol, ici, avec une femme qui a fait enregistrer son dossier et un mec que tout le monde connait. Et le mec qui reste sur place…

Je vais saluer le toubib qui a appelé le directeur, mais c’est juste pour jauger. Je veux entendre la plaignante en direct, pour me faire une première idée. Les autres témoins ne peuvent que m’embrouiller. On verra ensuite. 

La plaignante a été installée dans une chambre du service des urgences, et son mari l'a rejointe. Je demande à la rencontrer seule.

-          Bonjour. Je suis le commissaire Blog. Le directeur m’a dit que vous vouliez déposer plainte pour viol.  Dites-moi ce qu’il en est.

-          C’est une affaire horrible, mais ici personne ne me croit.

-          Mais, si. Le directeur reçoit plein d’infos. Or, cette fois-ci il m’appelé. Pour moi, c’est sérieux, et je suis là.

-          Je vous remercie.

-          Ne me remerciez pas, ça n’a rien à voir. Je fais mon travail qui est d'appliquer la loi. Donc, vous me dites ce qu’il en est, j’enquêterai et je transmettrai au procureur de la République. C’est lui qui décide. Je suis là pour vous entendre, et je me fiche de ce que pensent les autres.

-          J’espère que je vais vous convaincre. Pour moi, c’est tellement invraisemblable. Je n’arrive pas à croire que ça m’est arrivé.

Cette jeune femme est là devant moi, prostrée. Elle pleure, inconsolable. Le toubib a juste eu le temps de me dire qu’elle est enceinte de 15 semaines. 

-          Ce matin, je n’étais pas bien. Rien n’allait. Dans l’après-midi, j’ai été prise de vomissements, et je me suis rendue à l’hôpital.

-          Vous n’avez pas appelé un médecin ?

-          Oui, j’ai appelé le 15. Mais il y avait de l’attente, et je voyais la nuit arriver. J’ai préféré venir directement aux urgences. Ce n’est pas interdit…

-          Non, non, ce n’est pas le problème. Mais je cherche à comprendre.

-          J’ai été reçu par une infirmière. Je lui ai dit ce qui arrivait, on a fait un dossier, et elle m’a dit que je serai examinée par l'interne en gynécologie. J’ai attendu un peu, et ce médecin est venu. Il m’a examiné et m’a posé des questions. Là, c’était une consultation normale. Il m’a dit que ces vomissements n’étaient pas un bon signe, et qu’il fallait faire des examens complémentaires. Il a décidé de l'hospitalisation, et nous avons fait les démarches.

-          Rien d’anormal jusque là ?

-          Rien. C’était normal. Il est revenu un peu plus tard, et m’a demandé de le suivre pour des examens complémentaires. Il était vers 22 heures, et nous nous sommes rendus dans une autre partie du pavillon. Il n’y avait personne, mais vu l’heure, c’était logique. C’était pour un entretien, et il m’a posé beaucoup de questions sur ma santé, cherchant aussi à savoir si je me sentais bien ces temps-ci.

-     Les questions étaient cohérentes de la part d’un médecin ?

-          Oui, un peu insistantes, mais rien à dire. Pour lui, ca pouvait être une cause physique ou psychologique. Il a alors dit qu’il allait me donner un médicament homéopathique, pour me détendre. Tout à l’heure, le médecin des urgences m’a dit que c’était sûrement un anxiolytique. Il a attendu un peu.

-          Combien de temps ?

-          Je ne sais pas, mais je dirais une dizaine de minutes. Je cherchais à me détendre. La journée avait été épuisante.

-          Après nous avons reparlé, et il m’a dit qu'il allait faire un examen dans le noir au calme... Déjà je n'ai pas très bien compris. On est passé dans la pièce d’à côté. Il m'a dit de fermer les yeux. Dans la salle où j'étais, il y avait du carrelage noir au mur et en fait j'ai vu en haut comme dans un miroir ce qu'il était en train de me faire. J'ai vu que c'était lui, qui était à l'intérieur de moi. Je me suis dit : « Non, c'est pas possible ». Brusquement, je me suis alors relevée. Il n'est pas parti. Il a remonté son pantalon. J'ai eu très peur, parce que j'étais toute seule avec lui. Derrière il y avait du matériel chirurgical. J'ai d'abord cru qu'il allait me tuer. Je lui ai dit que je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça, et il m'a parlé. Il m'a dit qu'il s'était fait violer quand il était petit, et que le fait d'avoir parlé avec moi, il s'était attaché à moi. Il n'était pas dans un comportement de violence. Il m’a dit que ça devait rester une affaire entre nous.

Elle est bouleversée, et son récit est haché par sanglots qui semblent chaque fois l’arracher. Mais quel récit…

-          Comment avez-vous pu vous libérer ?

-          Je me suis levée, et il est resté sans rien dire. Je suis partie, je suis passée par ma chambre, et je me suis décidée à aller en parler au médecin. J’avais honte et peur de ne pas être crue, mais j’avais trop peur qu’il revienne et me tue.

-          Il a été violent ?

-          Non.

-          Il vous a menacée, avant ou après ?

-          Non. Je dois même vous dire qu’il avait un comportement… Je ne sais pas quel mot utiliser… Il avait un comportement très doux.

-          C’est tout, Madame ?

-          Oui, c’est tout... Je sens que vous ne me croyez pas. Personne ne croira jamais cette histoire. Pourtant, c’est vrai, je ne mens pas, je n’ai jamais menti. C’est horrible, Monsieur le Commissaire. Il savait que j’étais enceinte, c’était pour moi une protection totale. Et à l’hôpital… Qu’allez-vous faire ? Vous allez l’arrêter ? S’il n’est pas arrêté, qui me protégera ?

-          Madame, vous avez surtout besoin de repos. Les médecins vont venir. Moi, je vais continuer l’enquête. On vous tiendra informée quand il y aura du neuf. Dans l’immédiat, des policiers vont garder discrètement votre chambre. Vous êtes maintenant en sécurité.

Pas facile. J’en ai vu d’autres, mais le visage de cette jeune femme est marquant. Elle vient à l’hosto tranquille, et se retrouve dans cet état… En face, on va trouver quoi ? Un jeune toubib sympa et apprécié, et qui finit tranquillement sa nuit de garde à l’hôpital. Pas vraiment l’attitude du violeur… Violence, zéro. Sperme, zéro. ADN, peut-être, mais quelle conclusion?

Pourtant, pourtant…Ca serait quoi l’alternative. Il ne s’est rien passé ? Impossible, la femme ne serait pas dans cet état. Et puis dans un service hospitalier, on repère vite ce que fait un interne de garde. Or, elle décrit une histoire qui a duré plus d’une heure. Ca se retrouvera.  

Non, je sens que le type va nous dire que tout est vrai, mais que c’était consenti. Il a craqué, et elle aussi. Il dira que dès qu’elle a dit non, le rapport a pris fin, qu’ils ont ensuite parlé, qu’elle est allée tranquillement rejoindre sa chambre et lui la sienne. Craquer à deux, ça existe, mais ce n’est pas un viol.

Le mec a fauté, c’est sûr. C’est presque un classique pour les toubibs. Ils draguent comme ils veulent, et peuvent devenir amoureux fou de leur patiente. Mais, pas pendant l’examen ! S’il y a consentement, même d’un instant, c’est du disciplinaire.

On verra. Notre job, c’est chercher les preuves. Quand un type viole une femme, il appelle rarement un huissier pour constater... On est toujours dans cette recherche, mais là, franchement, c’est un cas limite de chez limite. Les indices matériels sont ultra faibles, et l’essentiel va se jouer sur les personnalités et la fiabilité des récits.

Bon courage, mais pas pour moi, chères amies et chers amis. Je finis ma nuit, et c’est tchao congé ! Le Lac Léon dans les Landes, si ça vous dit quelque chose. Je récupère mes deux petits gones chez Madame Ex, et je me casse. L’enquête n’y perdra rien : le collègue qui prend la suite est un as des enquêtes psychos. Alors, ça tombe très bien. Il va être comblé, et demain, sous les pins, je lui donnerai un coup de fil pour savoir.

*   *   *

En fait, je n’ai pas eu besoin du coup de fil. La page Internet du Figaro m’a appris le résultat des courses, et ça a été rapidos :

« Après avoir été placé en garde à vue, tôt dimanche matin, il a avoué les faits, expliquant avoir cédé à une pulsion. Il a assuré que son geste n'était pas prémédité. Mis en examen mardi pour "viol" avec "circonstances aggravantes du fait que l'acte a été commis sur une personne vulnérable et dans le cadre de ses fonctions de médecin", il a été placé en détention à la maison d'arrêt de Chaumont. Il encourt une peine de 20 ans de prison »

Incroyable. Le mec s’est déballonné en cinq minutes, comme un gus qui lâche sa conscience, et qui avec ce qu’il raconte, libère des années qui étaient bloquées entre son cerveau et son gosier. Les vrais psys, c’est nous les flics.

Ici, je suis trop bien, et dès demain on commence quinze jours de miel. Mais un petit truc me tracasse en me disant que j’aurais bien aimé conduire l’enquête. Une enquête qui se finit bien, j'apprécie en tant que bon poulet. 

Même avec quelques années de métier, on n’est pas trop malin quand on débarque à six heures du matin dans la piaule d’un interne. On sait que si on se plante, c’est une explosion nucléaire de ravages. Maintenant, impossible de faire autrement que de débarquer chez l’interne sympa. Parce que c’est sûr qu’il est sympa. Une fois que tu as passé une heure avec le mec, tu verras vite que si tu enlèves le crime, le type est sympa. Interne à 26 ans, apprécié dans le service, et son boss qui lui laisse les urgences, ce type a plein de qualités en lui, c’est certain. S’il était père de petits gamins, et qu’il venait aussi au Lac Léon, on aurait pu passer de bons moments. Mais s’ajoute le crime, et c’est ça, c’est carbonisé.

Un type de 26 ans, intelligent et attentif, ne devient pas violeur s’il n’a pas des trucs en vrac dans la tête. Et ces trucs, il ne se les est pas mis tout seul dans sa tête, histoire de se pourrir joyeusement la vie. Il paraît franc et d’équerre, et s’il accepte de péter l’armure chez un psy, il s’en sortira. S’il s’était enfermé dans un truc, genre « elle m’a allumé, et j’ai craqué, mais c’est moi la victime », il serait peut être libre, mais condamné à trimbaler la misère toute sa vie.

Cette femme que je ne verrai plus… Mon pote est un bon, et il saura faire. Mais c’est à moi qu’elle s’est confiée... Un flic fait des rencontres incroyables. Le matin, c’est une jeune femme insouciante ; à 21 heures, elle est victime d’un viol ; et à minuit, elle se retrouve devant mézigue, flic en chef, visage fermé, pour passer la plus dure épreuve de sa vie, comme ça, assise en pleurs à côté de son lit d’hôpital. Autant vous dire qu'on est content quand l'enquête se finit bien. La femme a dû avoir l’info bien avant moi, et malgré le viol, j’espère qu’elle a repris place dans la courbe de la vie. Elle sait qu’on va la croire, elle sait qu’elle n’est plus menacée. Il lui reste à assumer, çà c'est pour elle, mais, à notre niveau, on a avancé.

A l’heure qu’il est, mon pote doit être dans le bureau du Proc’ entrain de lui raconter l’histoire. Comme je le connais, il doit être le premier avocat de cet interne. Mais pour le Procureur, il n’y pas trop de choix. La taule, c’est le chemin désigné par l’intention coupable.

01:05 Publié dans justice | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : viol

Commentaires

il a mal saisi la signification du mot "interne"

une "pulsion"? non "prémeditée"? quand on donne un medicamenet pour mettre la personne dans un état second?

Écrit par : révoltée | 26.08.2011

A/ L’incriminations du viol (Article 222-23) (Quinze ans)

Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.

Le droit français (civilisé car il accepte le droit international) reconnait le viol par surprise, namely sans violence. Ben oui, pardi, pourquoi donnerait-on une prime au violeur malin sur le violeur bourrin

B/ Les circonstances aggravantes, qui font passer de 15 à 20 sont définies par l’article 222-24

Le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle :
1° Lorsqu'il a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ;
2° Lorsqu'il est commis sur un mineur de quinze ans ;
3° Lorsqu'il est commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l'auteur ;
4° Lorsqu'il est commis par un ascendant ou par toute autre personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait ;
5° Lorsqu'il est commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ;
6° Lorsqu'il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ;
7° Lorsqu'il est commis avec usage ou menace d'une arme ;
8° Lorsque la victime a été mise en contact avec l'auteur des faits grâce à l'utilisation, pour la diffusion de messages à destination d'un public non déterminé, d'un réseau de communication électronique ;
9° Lorsqu'il a été commis à raison de l'orientation sexuelle de la victime ;
10° Lorsqu'il est commis en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d'autres victimes ;
11° Lorsqu'il est commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ;
12° Lorsqu'il est commis par une personne agissant en état d'ivresse manifeste ou sous l'emprise manifeste de produits stupéfiants.

C/ Trente c’est 30 ans quand il y a eu mort de la victime (qui ainsi ne peut plus mentir, pas vrai excellence Cyrus Vance « Eternal Junior ») encore appelé (pour les amis) "Cyrus Vance Loser"

Article 222-25
Le viol est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu'il a entraîné la mort de la victime.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l'infraction prévue par le présent article.

D/ Perpet pour l’horreur

Article 222-26
Le viol est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu'il est précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d'actes de barbarie.
Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l'infraction prévue par le présent article.

Écrit par : gilles devers | 26.08.2011

C'est très dérangeant comme affaire.
Comme dit le narrateur, c'est limite de chez limite.
Aussi certain que le viol est un crime, la prison n'est certainement pas la solution pour ce gus.
Un beau gâchis et une triste humanité.

Écrit par : yesroll | 26.08.2011

Et oui, il n'y a pas que les gros porcs dépravés pour céder à des pulsions incoercibles. Dans ce cas on accordera quelques circonstances atténuantes, sans effacer la faute.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

A qui, la circonstance atténuante ? Au gros porc dépravé ou au jeune interne perturbé ?

Écrit par : naguima | 26.08.2011

Je parlais du jeune interne, pas du gros porc dépravé, bouffi de lui-même et pété de thunes.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

Le jeune interne est un gros porc dépravé. Quelles circonstances atténuantes ??? Est-ce qu'on peut être à moitié violée, est-ce qu'il était à moitié en elle ???

Écrit par : Mifa | 26.08.2011

Voyons, le jeune interne est jeune, pas de violences, il flashe sur sa patiente . Cela n'efface pas la faute et il va déguster. Le gros porc dépravé a un lourd passif qui, peut-être, a construit un sentiment d'impunité dont il a abusé.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

De voir ce gros porc dépravé, bouffi de lui-même et pété de thunes, ça me dégoutte de vivre dans cette société.

Écrit par : Sicotine | 26.08.2011

Allez Sicotine, y a pas que ça dans la société. Il y a des gens très intéressants, et d'autre pas du tout.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

...ça me dégoûte...

Écrit par : Sicotine | 26.08.2011

Oui Mathaf, tu as raison, ...mais il fait honte à voir.

Écrit par : Sicotine | 26.08.2011

Et ben je chante avec Renaud "casse toi tu pues, et marche à l'ombre".

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

je n'ai pas envie de chanter... :)

Écrit par : Sicotine | 26.08.2011

Je ne vois pas de différence entre le gros dépravé et le jeune interne en ce qui concerne le viol, 100% viol, avéré et reconnu. C'est le sentiment d'impunité, ou non, du violeur qui fait la différence ? Dois-je comprendre qu'il y a des viols bénins et des viols graves ?

Écrit par : Mifa | 26.08.2011

Allez Mifa, les choses ne sont pas si simples : l'interne a reconnu sa faute depuis la première heure. Le gros porc dépravé a nié depuis le début, enfin à moitié, et il s'en est tiré à bon compte grâce à un tonne de pognon. Un viol est un viol, c'est tout.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

En poursuivant le raisonnement : si ma petite-fille de 20 ans tue quelqu'un, la victime sera moins morte que si je la tue parce que je bois une bière de temps en temps et pas la gamine ? Si un viol est un viol, pourquoi le prix est-il différent ?

Écrit par : Mifa | 26.08.2011

Si c'est réellement arrivé comme ça se raconte, il devrait se faire soigner en urgence psy ce gars... A priori, dans un hôpital, n'importe quelle femme (comme tout autre personne) devrait se sentir en sécurité!
Commettre un viol, je ne pige pas, mais profiter d'une malade ou d'une blessée... Qui va comprendre? C'est de la sauvagerie. Il faut péter les plombs pour faire ça.

Si c'est fait cyniquement, ça mérite, de ne plus jamais sortir de tôle...
Et je crains que la carrière médicale de ce gars, soit brutalement interrompue, pour longtemps. Ce n'est plus du droit, C du bons sens brut, on ne peut pas laisser faire.... Et encore moins "passer"...

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 26.08.2011

Les commentaires de l'article du Figaro sont édifiants :

"Il était plus qu'à l'écoute, il était branché.".

"C'set ce qu'on appelle une consultation en profondeur."

"C'était un examen approfondi !! Il est allé au bout de son devoir !!!
Je lui souhaite bien du "plaisir" à Chaumont !!"

Écrit par : Steven | 26.08.2011

Mifa,

"Si un viol est un viol, pourquoi le prix est-il différent ?"

Parce que le droit français repose sur l'individualisation de la peine, contrairement à la loi commune anglo-saxonne.

Selon les cas, le procès sera correctionnalisé, et beaucoup plus concluant, ou ira aux assiettes, processus lent et pénible, y compris pour la victime.La différence est le quantum de la peine, mais qu'est-ce que ça peut faire dans le processus de réparation ?

Les anglos ne s'embarrassent pas de ces subtilités, ils appliquent simplement une grille de peines en fonction des charges retenues par les jurés.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

Merci pour l'explication. J'ai dû lire trop de polars anglophones... Mais la réparation est sans doute plus difficile quand le coupable est traité avec indulgence et la victime sans compassion, voire avec cynisme (ce n'est pas le cas ici).

Écrit par : Mifa | 26.08.2011

Matthaf! La "grille des peines" façon grille des salaires, en fonction d'une liste de faits, C certes plus simple! Mais alors... Plus besoin de magistrature professionnelle! On prend des ordinateurs et un logiciel, programmés en fonction des Loi et de la "grille de paie" et go!Vogue la galère! Et cerise sur le gâteau ce sera moins cher, pour un Etat sur-endetté....

Cela dit, si C "comptablement" fort séduisant, le rôle de l'avocat sera petit, petit! Seuls les éventuels doutes légitimes sur la culpabilité seraient alors motif à discussion et plaidoierie. Hum-hum... En fait, l'avocat ne pourrait être utile à son client que devant la police, puisque la peine ne serait plus "évaluable" et individualisée.
D'un point de vue "justice équitable", tout cette théorie purement sarkozyste, me semble....
Tout à fait discutable!

Même l'Inquisition Espagnole ou la nôtre, dans sa chasse aux Cathares en Occitanie ancienne, individualisait les sanctions!
Je crois que relire certaines bonnes pages ici, ça développera mieux que moi ce qui peut être pensé des brillantes évolutions de ces dernières années!
Si le monde judiciaire, dont on sait qu'il n'est pas parfait et qu'il ne sait pas reconnaître ses "plantages", s'il ne résistait pas de longue date et presque tous ensemble contre l'ambiance de sottise et d'inculture collective.... Où en serait-on? Heureusement il résiste!

Moi, je ne suis pa satisfait des prisons qd les gars en sortent encore plus mauvais qu'en rentrant. Ca C du "perdant-perdant".

Écrit par : Thierry Bressol | 26.08.2011

Cher Bressol,

Je ne porte pas un jugement de valeur, mais je pose des questions.

- Faut-il juger les faits, ou l'homme ? Amuse toi avec ça.

- Pourquoi notre justice est-elle engorgée de procès pénaux et criminels ? Cherche cherche .

- Pour la prison, c'est un scandale incroyable en regard des valeurs prétendues de notre république, et légèrement débiles selon moi.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26.08.2011

@Matthaf! Les faits, ils sont déjà "appréciés" à leur valeur, C un bon exemple, pour un toubib, profiter ainsi d'une patiente ne pouvant pas se défendre, C pas joli-joli-joli...
Le toubib que je fréquentais (rarement, heureusement) qd j'étais gosse affichait dans sa salle d'attente, le serment d'Hypocrate, librement consultable via notre ami Googoule! Ca se passe de tout autre commentaire. Ce viol par un jeune futur toubib, C encore plus grave qu'un viol plus "banal".

Il me semble normal qu'on juge le bonhomme (ou la dame) en fonction des faits commis, des circonstances du moment, de sa situation etc. Pour un même fait, tout le monde n'est pas coupable de la même façon!
Sans prendre ça en compte, autant acheter un PC et un "logiciel Juge"! Mais moi, je n'appelerai pas ça jugement ni justice.
Notre justice est "embouteillée" parce qu'elle manque de moyens, à comparer avec les moyens d'autres pays d'Europe, à commencer par les plus pauvres! Un des syndicats de la magistrature a un jour, diffusé une étide comparative des moyens par pays d'Europe, et C pas brillant pour le "pays.fr"!
(Mtre Devers a déjà évoqué ça ici si je me souviens)
D'autre part, certaines procédures ont été fort mal conçues, sont peu claires et font perdre du temps et de l'argent pour peu de choses. Là aussi, il y en a qui évoqueront ça mieux que moi! Mais c'est un fait irréfutable. Voilà pourquoi c'est "engorgé"!

D'autre part, quand on sait qu'un nombre énorme de délits et crimes, ont aussi pour cause (au-delà de la responsabilité personnelle des individus que nous sommes) la dégradation abominable des conditions économiquer, c.à.d. l'appauvrissement des populations et le délassement des classes moyennes, conséquence naturelle et incontournable de l'ultra libéralisme, il ne faut pas s'étonner que le nombre de "mauvaises actions" ne fait qu'augmenter!
(bien sûr, mon père est né pauvre, ce qui ne l'a pas transformé en délinquant, mais d'autres dans son quartier le sont devenus, et pouvaient ne pas le devenir s'ils n'avaient pas été pauvres... Rien n'est simple! Mais plus la misère augmente, plus "ça craint", C la nature humaine ça)

Écrit par : Thierry Bressol | 27.08.2011

Je conseille à Matthaf la lecture de "La page qui fait réfléchir la Grande Bretagne":
http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-08-12/le-texte-qui-fait-parler-toute-l-angleterre-856416.php

C un rappel au plus élémentaire bon sens, à propos des émeutes récentes. (Et nous sommes en France, "un peu" concernés)
D'autre part, le régime de ce con de Cameron fait expulser les parents des couillons qui se sont fait chopper de leur logement sociaux...
(même si ce sont leurs fils qui ont fait des conneries*)
Qui va croire que ça va "calmer" le jeu?
S'il veulent faire taire les pauvres, qu'ils assument:
- Ou on soigne la misère.
- Ou on les gaze... (vous voyez Cameron assumer ce qu'il pense en réalité?)
Rien ne sera fait, comme d'hab....

Il faut pourtant oser porter les jugements de valeurs. Sinon, est-ce qu'on pense vraiment?

Écrit par : Thierry Bressol | 27.08.2011

Ce sont des propos de portée générale sur les valeurs de cette société, avec une dose d'excuse sociale à la Yoyo. La GB a vendu l'argenterie de famille depuis longtemps, avec ses valeurs traditionnelles. Il n'a pas manqué de scandales ces dernières années sur les parlementaires qui se gavaient sur le dos du contribuable, donc il sont assez mal placés pour donner des leçons de morale. La crise fait remonter ce genre de problèmes un peu partout en Europe, voir les propos de Merkel sur l'échec du Multikulti. Je crains qu'elle n'ait raison.
En passant elle s'est faite copieusement morigéner par son ancien boss, Elmut Khol, pour sa gestion lamentable des affaires étrangères et ses reculades devant les verts.

Écrit par : Mathaf Hacker | 27.08.2011

Le problème n'est pas le multiculturalisme, argument aussi visqueux que vaseux qui cherche à détourner l'attention du Vrai Problème (et abuse de la sottise collective):
Le vrai problème, peut être résumé par un dicton de grand-mères, qui n'est pas aussi sot que ceci peut être pensé!
"L'oisiveté est mère de tous les vices!"
Croyez-vous, les uns et les autres, que si 98% des petits jeunes qui ont mis le boxon plusieurs nuits de suite dans plusieurs quartiers de quelques villes de la Grande Bretagne, si 98% de ces jeunes gens bossaient, au lieu de chômer depuis 2 générations, ça arriverait???

D'ailleurs, chez ceux qui se sont fait chopper, il y a (comme prévu) autant d'anglais de souche ancienne que des originaires du "Londonistan"!
Et ça, faire fonctionner la Sté d'une autre façon pour que tout le monde ait la dignité du Travail, on ne cherche pas réellement à le faire!
(C compliqué ça, C sûr... Surtout qu'il faudrait alors faire pression sur les riches et...)
Le problème, il est là, pas ailleurs. Tout le reste n'est que baratin de comptoir de bistrots mal fréquenté ou de salon de la bourgeoisie décadente, ou même, de la propagande raciste et nauséabonde.

Tout est dit.

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 28.08.2011

Exactement, Thierry

Cameron a montré qu'il était un sac en osant dire que le simple fait de se demander "pourquoi?" c'était cautionner!

Écrit par : gilles | 28.08.2011

Et oui, j'ai entendu ça, d'où ma réaction épidermique ici!
Ce n'est pas moi qui vais cautionner des petits jeunes qui cassent tout comme C arrivé.
La répression est malheureusement une nécessité.
Mais ne pas se poser la question du "d'où ça vient?" ou du "pourquoi? C préparer la prochaine séance!
Tant qu'il y aura des couillons comme James Cameron ou ce pauvre Matthaf pour penser "aussi court", il y aura cette violence gratuite, interminable et... sans espoir d'amélioration de la situation.
Et tout ceci concerne la France, car en la matière, nous aussi on a déjà donné!
Ca arrive même en Algérie d'ailleurs... Exactement de la même façon et avec les même cause.
(où souvent ce sont les commerçants chinois qui se font casser la boutique et la gueule, éventuellement)

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 28.08.2011

Tu sais ce qu'il te dit le pauvre Mathaf ? Visqueux visqueux rage ! lol

Écrit par : Mathaf Hacker | 28.08.2011

Interrogé sur DSK, Michel Rocard a rappelé qu’il était un homme de grand «talent» mais qu’il était apparemment atteint «d’une maladie mentale» qui l’empêchait de maîtriser ses pulsions

Il est impayable ce Rocard

Écrit par : gilles | 29.08.2011

Un peu comme Bressol, mais pas tout à fait. Comme toujours chez les saucissialiasties : un peu...

Écrit par : Mathaf Hacker | 29.08.2011

Au demeurant, DSK a effectivement quelque chose qui ressemble à des problèmes psychologiques. Les habitudes que nous connaissons tous maintenant, sont à la fois dangereuses pour lui et ses "cibles", les faits sont là...
D'autre part Mathaf, ne pas accepter les faits et l'examen de leurs causes, ça aussi c'est un problème psychologique, ou de la malhonnêteté intellectuelle au minimum. Tu devrais avoir le courage de t'exprimer ici sous ton vrai nom, car s'exprimer sous un pseudo pour dire des horreurs, C pas si brillant que ça....

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 29.08.2011

Je t'en prie mon brave Bressol, enfin "brave" au sens méridional, tu as une thérorie fallacieuce sur l'excuse sociale, et je pense différemment.Il faudrait que tu réffèchisses un peu sur des avis divergents avant d'invoquer des trucs hors de ta portée intellectuellelle...
Moi je t'aime bien, sauf quand tu fais le lapin crétin. A toi de voir. Question subsidiaire : Bressoll, c'est ton vrai nom ? Pourquoi veux-tu changer les règles du net, ça te troue ?

Écrit par : Mathaf Hacker | 29.08.2011

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