15.01.2012
Le tribunal du blog acquitte Standard & Poor’s !
De toute urgence, j’ai demandé à la police spéciale du blog d’aller arrêter Standard et Poor’s au motif de flagrant délit d’outrage à Notre-Bien-Aimé-De-Sa-Dame Président de la République. Sitôt dit, sitôt fait, et voici le susnommé devant le tribunal du blog.
- Nom, prénom ? 
- Standard & Poor’s
- Qualité ?
- Très gentil, car j’aide les peuples vertueux à négocier de bons taux d’emprunts auprès de leurs banquiers, qui eux ne rêvent que les voir dans la mouise pour mieux les plumer.
- Depuis combien de temps exercez vous votre métier de bienfaiteur ?
- C’est très ancien, mais depuis vingt ans, les Etats ont oubliés qu’ils étaient des Etats, et ils sont allés draguer les banques pour négocier les prêts comme s’ils étaient des entreprises privées. Les banques étaient très contentes car les Etats empruntent comme des fous. Ca a asséché le crédit aux entreprises, mais c’est la nouvelle raison d’Etat : « Gouverner, c’est emprunter ».
- Qu’en pense Monsieur le Procureur ?
- Ce sont là des discours aussi nuls que la campagne des présidentielles. Venons-en aux faits, qui sont graves. Il en va de l’autorité de Notre-Bien-Aimé-De-Sa-Dame Président de la République, que je salue affectueusement.
- Le premier chef d’accusation concerne le sommet de l’Union européenne du 9 décembre 2011. Standard & Poor’s, qu’avez-vous a déclarer ?
- Les conclusions du sommet de l’Union européenne du 9 décembre 2011 et les communiqués des décideurs politiques qui ont suivi nous ont conduit à penser que l’accord ne représentait pas une percée d’une importance et d’une ampleur suffisantes pour répondre entièrement aux problèmes financiers de la zone euro. Pour nous, l’accord atteint au niveau politique n’apporte pas assez de ressources ou de flexibilité opérationnelle supplémentaires pour renforcer les opérations européennes de sauvetage ou pour soutenir suffisamment les pays de la zone euro soumis à un accroissement des pressions des marchés.
- Qu’en pense Monsieur le Procureur ?
- C’est absolument scandaleux. Comment jeter ainsi le discrédit sur une telle réussite… Prenez n’importe quel Français, il est en encore ému !... Ah, mon substitut me passe des notes (Il les parcourt en vitesse, et prend grise mine). Bon en effet, je vois que rien n’a encore été mis en œuvre de ce plan. L’Allemagne n’en fait qu’à sa tête, et la Grande-Bretagne mène ses affaires dans son coin. D’ailleurs, le plan de la Grèce adopté il y a six mois n’est toujours pas effectif, et la seule réponse a été, il y a quinze jours, d’annoncer une réforme des traités européens. Rien de flexible, ni d’opérationnel… Bon, j’abandonne ce premier grief, mais vous verrez, Monsieur le président que la suite est accablante.
- Le deuxième grief concerne la recherche des causes de la crise et les remèdes mis en place. Standard & Poor’s, qu’avez-vous a déclarer ?
- Nous estimons également que l’accord repose sur une vision seulement partielle des origines de la crise (que la crise financière actuelle vient essentiellement du gaspillage budgétaire à la périphérie de la zone euro). Pour nous toutefois, les problèmes budgétaires que la zone euro doit affronter sont tout autant la conséquence de l’accentuation des déséquilibres et des divergences en matière de compétitivité entre le cœur de la zone euro et sa prétendue « périphérie ». À cet égard, nous estimons qu’une réforme reposant sur le seul pilier de l’austérité budgétaire pourrait avoir un effet contraire à ses intentions, avec une chute de la demande intérieure résultant de la montée des préoccupations des consommateurs sur l’emploi et leurs revenus disponibles, avec pour conséquence une érosion des recettes fiscales nationales.
- Qu’en pense Monsieur le Procureur ?
- C’est absolument scandaleux. C’est toute la glorieuse politique économique de France qui est bafouée. Ah, mon substitut me passe des notes (Il les parcourt en vitesse, et prend grise mine). Oui, effectivement, il y a un loup. Si on se colle une cure d’austérité, on va casser la consommation, et les entreprises qui vendront moins n’auront pas trop envie d’embaucher. Nos amis allemands sont à 3% de croissance, ce qui suffit pratiquement à dégonfler la dette, pendant que nous nous pataugeons entre 0 et 1%. Tout est dit dans cette phrase : « Une réforme reposant sur le seul pilier de l’austérité budgétaire pourrait avoir un effet contraire à ses intentions ». On étrangle la croissance avec cette cure d’austérité, ce n’est pas compliqué ! Même notre moine heureux Saint-François Hollande est obligé de revoir le programme qu’il n’a pas encore écrit. Bon, j’abandonne ce deuxième grief, mais vous verrez, Monsieur le président que la suite est accablante.
- Le troisième grief concerne les perspectives de la France. Standard & Poor’s, qu’avez-vous a déclarer ?
La perspective de la note à long terme de la France est négative, ce qui indique qu’il y a une chance sur trois que nous puissions l’abaisser encore en 2012 ou 2013 si :
* ses finances publiques devaient dévier du chemin tracé en matière de consolidation budgétaire. Les mesures budgétaires annoncées à ce jour par le gouvernement français pourraient être insuffisantes pour respecter les objectifs de déficit en 2012 et 2013 au cas où la croissance tomberait sous les actuelles prévisions de 1 % et 2 %, respectivement. Si le déficit public de la France devait rester proche de ses niveaux actuels, conduisant à une augmentation graduelle de la dette publique nette au-delà de 100 % du PIB (contre juste au-dessus de 80 % actuellement) ou si la croissance économique devait rester faible pour une période prolongée, cela pourrait conduire à un abaissement (de la note) d’un cran.
* si une intensification des risques financiers et économiques dans la zone euro devait conduire à une augmentation significative de ses engagements ou à une aggravation de ses conditions de financement extérieur.
- Qu’en pense Monsieur le Procureur ?
C’est absolument scandaleux. C’est une attaque en règle contre la France, un véritable attentat à sa sûreté économique. Ah, mon substitut me passe des notes (Il les parcourt en vitesse, et prend grise mine). Ouaip… Effectivement, on y arrive à la dette qui fait 100% du PIB : pas de croissance et une économie éreintée par l’austérité, c’est mécanique. On emprunte pour rembourser les intérêts, et de ce fait la masse du crédit disponible va partir pour l’Etat, ce qui va finir de planter les entreprises. Ajoutons que l’Europe est en ébullition, avec de grandes économies comme l’Italie ou l’Espagne qui sont chancelantes. Bon, j’abandonne ce troisième grief, mais vous verrez, Monsieur le président que la suite est accablante.
- Le dernier grief concerne le scénario alternatif. Standard & Poor’s, qu’avez-vous a déclarer ?
- Inversement, ses notes pourraient se stabiliser à leur niveau actuel si les pouvoirs publics réussissent à réduire encore le déficit public de manière à stabiliser le ratio de la dette publique (vis à vis du PIB) dans les deux à trois prochaines années et à mettre en œuvre des réformes favorisant la croissance économique.
- Qu’en pense Monsieur le Procureur ?... Mais où est passé-t-il passé ? Monsieur le Substitut, savez-vous où est parti Monsieur le Procureur ?...
- Il vient de partir, mais il m’a laissé un mot à l’attention du tribunal : « J’en ai ras-le-bol d’être dirigé par des incompétents, je suis parti me faire embaucher chez Standard & Poor’s. Amitiés ».
- Plus de procureur, et les griefs abandonnés, c’est bien fâcheux. Standard & Poor’s levez-vous, je vais rendre mon jugement.
Le tribunal du blog,
Attendu que selon le proverbe chinois, quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt,
Attendu le tribunal, même s’il n’est pas toujours sage, n’est toutefois pas idiot, et qu’il va donc regarder la lune,
Attendu que l’économie française est dans le bousin, et qu’elle y a été conduite par ses dirigeants,
Attendu que le tribunal du blog a encore les oreilles charmées par les beaux discours tenus par les dirigeants politiques depuis le deuxième septennat de Tonton, sur les vertus magiques du libéralisme économique,
Attendu que le tribunal du blog a encore les oreilles charmées par les beaux discours de la campagne des présidentielles de 2007 qui clamaient la nécessité de limiter l’endettement, pour ne pas laisser la dette aux enfants, et autres couplets du même acabit,
Attendu que loin de ces belles résolutions, tout a été de mal en pis,
Attendu que les dirigeants de l’Etat ont renoncé au rôle régulateur de la puissance publique,
Attendu que désormais la première dépense de l’Etat est le remboursement des intérêts de la dette, et que l’Etat doit emprunter pour rembourser ces intérêts, du délire quoi,
Attendu que ce résultat était inévitable, dès lors que l’Etat pendant des années a dépensé plus qu’il ne gagnait,
Attendu que deux et deux font quatre, et qu’il faut remercier l’accusé Standard & Poor’s de nous l’avoir rappelé,
Attendu que le principe de la légalité des délits et des peines ne permet de condamner que si les faits correspondent à une qualification légale,
Attendu que le tribunal du blog va donc relaxer l’accusé Standard et Poor’s,
Attendu qu’en cas d’innocence proclamée, il n’y a plus lieu d’appliquer le principe de la légalité des délits et des peines qui a juste pour objet de protéger la présomption d’innocence
Attendu que la France est notre mère patrie, et que si ça continue, on va tous plonger, ce qui impose de savoir prendre quelques mesures de bon sens, car on ne peut pas rester gouvernés par des pieds nickelés.
Par ces motifs
Vu le proverbe chinois
Relaxe Standard et Poor’s et le déclare innocent
Mais, la patrie économique étant en danger
Condamne Standard et Poor’s à un travail d’intérêt général qui consistera à mettre en place la politique qu’il préconise, à savoir la rigueur budgétaire, la relance de l’économie et le renforcement de l’Europe.
Et ce sera justice.

Le libéralisme économique, il n'y a que ça de vrai
00:30 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note











Commentaires
Le communiqué de S & P
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-communique-de-S-&-P-sur-la-France_6346-2031882-fils-10_filDMA.Htm
Écrit par : gilles | 15.01.2012
Quand on pense a tout ces cris d'orfraie des politicards de tout bord,lors du débat avec Merckel sur les mesures a prendre qui entraineraient soit disant, une perte de souveraineté inadmissible ...Les mêmes se réjouissent de la dégradation des notes de la France...Tous le cœur sur la main jurent, qu'ils feront le nécessaire pour se mettre aux gardes a vous ,aux ordres des agences de notations....Ils ont reprochés a Sarko ce qu'ils se vantent de faire s'ils sont élus...Merde,alors ,y a t'il encore dans ce pays des gens qui résonnent, autrement que dans un anti Sarkosisme Pavlovien complétement stérile ?
Écrit par : antimythe | 15.01.2012
"y a t'il encore dans ce pays des gens qui résonnent, autrement que dans un anti Sarkosisme Pavlovien"
Non ! Malheureusement, ils ne raisonnent plus et leurs idées ne résonnent pas non plus du coup... et je ne sais pas si ce n'est pas voulu par les très mauvais conseillers de Sarkozy.
Ça fait 5 ans que ses conseillers pondent les mêmes idées : ils sont censés être intelligents, ils doivent faire tout ça de manière réfléchie.
Ou alors ce sont des buses absolues et il est urgent que le Président change son équipe durablement.
Écrit par : Denis75 | 15.01.2012
je ne serais pas aussi rapide en innocenter SP, agence de notation americaine.
Merci a toutes les agences qui n'ont jamais prevu les crises ( 2008 entre autres).
(Lire Krugmann sur ce sujet.)
A qui profite ça?
Merci a Goldman Sachs qui a maquillé la dette grecque et a passé le tuyaux aux hedge fonds.
Merci a la dette americaine qui va avoir la preference en achat par rapport a l'europeenne avec la maintenance des taux bas.
Merci a SP, responsable pour la migration ailleurs de certains actifis car ils doivent obligatoirement etre basés sur AAA.
Sans compter qu'on oublie un fait ideniable: la dette française actuelle a eu un enorme coup de pouce des socialistes qui a mon point de vu n'en sont pas, mais une succursale UMP-BIS
Si on veut faire dansle facile on blame seulement NS.
Écrit par : Adriana | 15.01.2012
Buses ou pas Sarko est de passage et il n'a que l'importance qu'on lui prête et de toutes les façons ils n'est que de passage 5 ou 10 ans maximum Mais ,nous,nos enfants,nous sommes la depuis plus longtemps et nous serons encore la lorsqu’il ne sera plus president ..Alors que voulons nous ?...
Écrit par : antimythe | 15.01.2012
Le communiqué de S & P sur la France :
"Nous estimons également que l’accord repose sur une vision seulement partielle des origines de la crise "(que la crise financière actuelle vient 'essentiellement' du gaspillage budgétaire à la périphérie de la zone euro)".
Périphérie, le mot est imprécis : s'agit-il de "contour" de la "surface externe" et donc de "l'économie de pays étrangers à UE".
Écrit par : Sicotine | 16.01.2012
On se croirait chez les shadocks. On alimente la pompe à finance spéculative mondiale, on ne sait plus pourquoi tant on ignore où passent les fruits de cette spéculation, mais on continue car on a peur de ce qui pourrait arriver si on cessait de le faire...
Bravo sarko en tous les cas, même ça, la conservation du triple A, il l'a raté.
Écrit par : Fran | 16.01.2012
Le sarko, je n'en parle plus, ça me fatigue, du "Casse-toi, pauv' con ! " à un cultivateur aux Roms déportés à la frontière à l'aide du bulldozers etc.
Écrit par : Sicotine | 16.01.2012
Pourquoi rester béatement pendu à cet espèce de bulletin scolaire dispensé par les agences de notation ?...A qui ça profite, c'est la question qu'il faut se poser.
Des petits malins s'amusent à spéculer et faire des fortunes sur les dettes réelles ou à venir des pays, vous le saviez ?
La finance mondiale telle qu'elle est configurée aujourd'hui est un despote à détrôner.
Écrit par : Fran | 16.01.2012
Je préfère sacraliser notre modèle social aussi insuffisant soit il que la propriété privée et le système d'échanges libéraux.
La richesse est le fruit de tous et doit être équitablement répartie entre tous, pas juste quelques actionnaires et dirigeants qui planquent leur pognon dans des paradis fiscaux.
Écrit par : yesroll | 16.01.2012
S & P juge simplement la qualité de la gouvernance d'un état qui se finance sur les marchés. Ils ne sont pas responsables de la mauvaise gestion des finances publiques. Souhaitons que cette douche froide amène une saine réaction.
Écrit par : Mathaf Hacker | 16.01.2012
Qu'on commence par fermer les vannes d'argent public vers les plus grands groupes privés français, qu'on commence par les marchés publics, tiens. Chiche !
Écrit par : Fran | 16.01.2012
C'est une piste parmi d'autres, il y a beaucoup à faire.
Écrit par : Mathaf Hacker | 16.01.2012
Quand un bateau prend l'eau on peut toujours pomper l'eau en espérant équilibrer,entrant et sortant et c'est ce que demande les agences de notation Mais on peut aussi boucher certains trous et alléger l'embarcation,ce sont les solutions que proposent les principaux candidats Mais tout cela ne vous met pas a l'abri d'un grain ou d'une tempête ...Il y a une solution plus courageuse qui consiste a mette en cale sèche et faire de grands travaux de reformatages du vaisseau et ensuite de voguer avec une flottille de vaisseaux amis et voisins sur des trajets et des destinations communes...Bref lorsque l'on reste dans le champ des équations connues il ne faut pas s'attendre a du changement ,mais a de la continuité par des changements de façade et surtout sémantique..Enfin l’expérience et l’échec Européen démontre combien est utopique et destructeur la conception d'un avenir humaniste de la mondialisation ...Mais les logiciels de nos politiques sont uniquement de fabrication big brother limitant au référentiels du monstre, les possibles champs de changement de paradigme
Écrit par : antimythe | 16.01.2012
Le jugement es agences de notation sont si precis qu'ils ont donné AAA aux sub-primes qu'on ont ete au coeur de la crise de 2008.
Krugman sur le bien-fondé du jugment des agences:
S& P and USA
http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/08/05/sp-and-the-usa/?scp=1&sq=S%20p%20krugman&st=cse
"On the other hand, it’s hard to think of anyone less qualified to pass judgment on America than the rating agencies. The people who rated subprime-backed securities are now declaring that they are the judges of fiscal policy? Really?"
"but there’s no good reason to believe that theory, and for sure S&P has no authority to make that kind of vague political judgment."
Une autre donnée:
La dette de l'US est infiniment superieure a la dette Italienne.
L'Italie se financie sur le marché a 6%, Elle a un solde de balance positive,
Le US a 1%.
Écrit par : Adriana | 16.01.2012
La dette américaine et la dette japonaise sont colossales ; la différence est que ce ce deux pays battent monnaie et qu'ils peuvent jouer cette variable d'ajustement. C'est loin d'être le cas des pays de l'Euroland. C'est plutôt marche ou crève ; côté Royaume Uni on est en train de vendre son cul aux chinois, c'est la coutume là-bas.
Écrit par : Mathaf Hacker | 16.01.2012
Mine de rien, c'est un désavantage en situation de crise de ne pas disposer de sa propre monnaie. Comment contrôler ce qui ne vous appartient pas...
Je suis peut-être parano mais j'ai comme l'impression que sauver l'euro n'a pas pour unique motivation de sauver le petit citoyen européen.
Écrit par : Fran | 17.01.2012
C'est peut-être la raison pour laquelle le "petit peuple" français, qui n'est pas aussi sot qu'on nous le dit, avait répondu "Non !" au référendum ; le "Oui" est revenu par la fenêtre... la question étant posée de nouveau, mais par précaution, à l'assemblée...
Écrit par : Sicotine | 17.01.2012
La déconfiture de l'Europe et les conséquences pour les peuples (voir la Grèce) n'ont pas servit de leçon,Bien que voué a l’échec le plan de sauvetage de la Grèce reste inchangé et c'est sur ce modèle que l'on va aligner tout les pays en difficultés.... Alors soit les responsables politiques sont tous incompétents,ce que je ne crois pas ....Soit ils sont cyniquement indifférents au sort de leur peuple ce que je ne crois pas non plus... Alors l’hypothèse que nos politiques n'y peuvent rien,ou pas grand chose me semble la plus convaincante ...Le système ,son emballement incontrôlable,semble les tétanisés dans une résignation de type bourgeois de Calais la corde au cou,...Ils espèrent que le réalisme financiers des puissances de l'argent,ne nous étranglerons pas trop ,par nécessité car on ne tire plus rien d'un mort ...Dans toute guerre et celle ci est financière ,il y a des morts,et nos politiques essaient de croire et faire croire que eux ont le pouvoir de nous permettre moyennant sacrifice et larmes de s'en tirer a bon compte...Le choix c'est la déconfiture complète imposée,ou la déconfiture partiel volontaire..La chimio ou la chirurgie,un vrai choix ?
Écrit par : antimythe | 17.01.2012
Adriana
Les agences méritent une sévère procédure displinaire : le comportement
Mais s'agissant du fait, et au pénal, j'acquite S&P. Qui peut contester le communiqué de S&P, devenu réalité factuelle par les banques qui pretent plus cher à la France qu'à l'Allemagne?
Il ne faut pas oublier que nous sommes gouvernés par des vedettes azimutées qui s'appellent Lagarde ou Baroin
Écrit par : gilles | 18.01.2012
la différence est que ce ce deux pays battent monnaie et qu'ils peuvent jouer cette variable d'ajustement
C´est un peut plus complexe que cela.
Il est vrai que depuis la crise de 2008, la FED a mis en marche plusieurs quantitative easying. Cependant,traditionnelment, le Dollar est une valeur de refuge apres l´or.
Neanmoins, avec la perte de son AAA par S&P, il fallait s´attendre que les investisseurs ne prennent plus les bonds du tresor US (risqués) et partent vers le EURO.
Or, par coincidence, on voit une guerre mediatique entre FT e Wall street journal qui predit depuis la perte du AAA par les US,la fin de l´euro et l´eclatement de la zone.
Les investisseurs sont tout sauf rationnels, malgré la dette colossale US, malgre la perte du AAA, et malgre le fait que le dollar est aujourd´hui une monnaie de singe avec l´innondation executé par le FED, les investisseurs entre le dollar et euro preferent le dollar en vue du mouvement anglo-saxon de discreditant l´euro, donc aidant a avoir des taux plus bas pour le US.
C´est a qu´on assiste en verité est une guerre Euro-dollar sous fond de crise.
Écrit par : adriana | 18.01.2012
Qui peut contester, n'est-ce pas ce qu'elles disent les agences?
"Et pourtant, aux boulettes à deux trillions près, Standard pourrait bien avoir raison – mais pas du tout comme elle croit. Signalons rapidement que sa place dans la structure générale de la finance libéralisée, au point focal de la production de l’opinion collective, la dote des moyens d’avoir plus probablement raison que le commun des agents, en fait même de se donner raison, puisque les effets qui suivent d’une telle dégradation à grand fracas sont tout à fait susceptibles, indépendamment du bien-fondé de la dégradation en question, d’entraîner une série de réactions parmi lesquelles les séquences : 1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ; et 2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – I told you so ! triomphe alors l’agence."
http://blog.mondediplo.net/2011-08-11-Le-commencement-de-la-fin
Qui paye ces agences?
"La question de la rémunération par les clients-investisseurs. La confiance qui serait accordée par les investisseurs à une nouvelle agence européenne dépendrait toutefois de sa capacité à éviter les reproches adressés aux "Big Three" en termes d'indépendance.
La transparence du fonctionnement des agences de notation et leur impartialité ont en effet été mises en cause à la suite de la crise financière de 2007-2008, du fait des risques de conflits d'intérêts tenant au principe de l'émetteur-payeur : aujourd'hui, ce sont les entités qui émettent des produits financiers qui rémunèrent les agences pour leur évaluation ; les agences seraient par conséquent davantage incitées à donner une note qui convienne à leurs clients qu'à veiller à ce que cette note soit un reflet fidèle du risque que présente le produit. Les notations des dettes souveraines sont moins susceptibles de susciter des conflits d'intérêts, puisqu'elles ne sont pas, la plupart du temps, sollicitées par les États, mais réalisées à l'initiative des agences elles-mêmes.
Cela n'a pas suffi à écarter toute suspicion quant aux motivations de leurs décisions : le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, estimait ainsi en décembre dernier que leur méthodologie et les justifications de leurs notations tendaient parfois à devenir plus politiques qu'économiques. La création d'une agence européenne de notation pourrait, si elle s'accompagnait de garanties adéquates, permettre de répondre à ces critiques."
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/17/vers-une-agence-de-notation-europeenne_1630867_1471069.html#ens_id=1626411
Une lecture salutaire:
http://www.bilan.ch/editoriaux/mz/investisseurs-politisez-vous
http://www.lepoint.fr/economie/emmanuel-todd-annulons-la-dette-du-vieux-monde-13-12-2011-1406951_28.php
Écrit par : Adriana | 19.01.2012
Article paru le monde sur l'importance des agences de notation entre autre thèmes.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/01/22/le-marche-gouverne_1631984_3234.html#ens_id=1268560
Écrit par : Adriana | 22.01.2012
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