La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

10/05/2012

La Grèce et l’Europe : Quelle est la solution ?

La Grèce fait trembler l’Europe, donc vous et moi. A trop suivre les aventures de Bichou et Bidou, on en arriverait à oublier le monde réel. Bichou et Bidou étaient gravement fâchés la semaine dernière, mais hier Bichou et Bidou sont redevenus de bons amis, si mignons devant la flamme du soldat inconnu. Pour ma part, je pense qu’on les aura oubliés dans quelques années alors qu'on se rappellera encore du soldat inconnu, mais ça, c’est une autre histoire.grèce,dette

Il y a des jours où j’en veux encore au gros spoutnik qui me faisait office de prof’ d’économie au lycée. Imaginez un truc du genre Xavier Bertrand déclarant : « J’ai décidé de rejoindre la Révolution, et je vais adhérer aux Radicaux de Gauche ». Le monde était en ébullition, et ce brave naze nous saoulait avec son cours qui datait de la guerre de quatorze. Ce lascar m’a détourné de l’économie et ça me manque beaucoup pour comprendre le monde (curieux) qui nous entoure. Aussi, dear friends, merci d’éclairer ma lanterne.

Je ne comprends rien à ce qui se passe en Grèce, mais je comprends que c’est l’avenir de l’Europe qui s’y joue. Et ça, ça m'intéresse...

Les élections

Ca, je pige. Les deux grands partis traditionnels de gouvernement – le Parti de la Nouvelle Démocratie (Droite) et le Pasok (Gauche) – et qui ont amené la Grèce à la réussite économique que l’on sait, se sont pris une raclée. Tous les deux soutenaient qu’il fallait accepter la purge dite « plan de rigueur », imposée les grands amis que sont la Commission de Bruxelles, la BCE et le FMI. Ces deux partis ne font pas 40%... Un coup de pied au cul électoral.

La Constitution grecque prévoit un calendrier. Selon l’ordre d’arrivée, chaque parti dispose de quelques jours pour annoncer au Président de la République s’il peut présenter un gouvernement.

La Droite arrivée en tête a renoncé, et Syriza – la Gauche de la Gauche, dirigée par Alexis Tsipras (16,8%)  – a renoncé hier. Le Président de la République a quelques jours pour tenter de trouver une coalition, mais tout montre que c’est cuit. Le 17 mai marquera la fin des dix jours qui permettent de former un gouvernement, et le président devra annoncer de nouvelles élections,  qui auront lieu les 10 et 17 juin. En attendant, les ministres démissionnaires gèrent les affaires courantes. Yurghhh…

L’économie

Jusque là, j’ai compris. Mais quid de l’économie et de la finance. J’ai quand même l’impression que ça sent très très mauvais. Please, help me. grèce,dette

Alors que l’élection s’est faite sur le refus du plan de rigueur, y a-t-il une alternative au plan de rigueur ?

L’Etat Grec va mal, mais le système bancaire grec est-il crédible ? Les grandes banques européennes sont-elles engagées ? A quel niveau ?  

La Grèce va-t-elle sortir de la zone euro ?

Si elle le fait, son économie va-t-elle repartir car elle va dévaluer à mort et planter ses créanciers, ou sera-t-elle tellement isolée qu’elle va péricliter ?

La Grèce peut-elle, à bref délai, avoir une compétitivité en dehors de la zone euro ?

Ceux qui ont prêté à l’Etat Grec ou aux entreprises grecques ont-ils une chance de retrouver leur argent ?

Si la Grèce ou les entreprises grecques refusent d’honorer la dette, combien perdront les pays européens ?  

Dans le contexte de l’économie grecque, que pourrait être un plan de relance ?  

La Grèce aurait bénéficié d’un plan d'aide, financé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, de 110 milliards d’euros. Le second, qui doit conduire jusqu'en 2014, serait 130 milliards d'euros. Ces chiffres – colossaux ! – sont-ils exacts ? Quelle en est la nature ? Garantie, abandons de créance, emprunts ?

Avec la crise grecque, notre brave, sympathique et délicieux (et adorable) (et génial) Président de la République François Hollande peut-il renégocier le pacte budgétaire (sans faire exploser la notation de la France) ?

grèce,dette

02:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (37) | Tags : grèce, dette

Commentaires

Si la Grèce sort de l'Euro? Toutes les banques sautent avec un effet domino touchant d'abord l'Espagne et le Portugal qui s'écroulent à leur tour.

C'est pourquoi l'Europe viendra en aide à la Grèce, que ça plaise ou non.

Mais le plus grave dans cette histoire —car le capitalisme, ou l'économie, renaîtra de ses cendres comme le phénix et comme il a toujours fait— c'est la montée des partis fascistes et de gauche extrême qui s'opère dans toute l'Europe.
C'est la montée des périls, comme en 1910, comme après la crise de 1929.

Écrit par : Patrick Pike | 10/05/2012

Alors que l’élection s’est faite sur le refus du plan de rigueur, y a-t-il une alternative au plan de rigueur ?

Oui. Tout a fait, pour la Grèce:
soit une moratoire ( paye l'interet et pas le principal de la dette) et on reste sur l'euro.
soit defaut tout court et
sortie de l'euro et l'inconnu, monnaie drachma sousevaluée et augmentation de la dette car elle est en euro.
il y a Deja des scenario imaginés sur la sortie de l'euro. Le principe etant qu'elle ne soit pas Fait de façon désordonnée ( lire ici, en panique).
Trois scénarios possibles pour la crise europeenne.

http://www.piie.com/publications/newsreleases/pb11-13_pr.pdf

D'une façon simple sur non-austérité:


ce qui est prôné est de faire une politique de fond expantioniste, c'est a dire, on emet de la
monnaie pour financer des grands travaux ( infra structure) et relancer l'économie, mais en émettant de la monnaie, on est plus en équilibre monétaire et donc il faudra accepter ça au cout d'une certaine l'inflation.




Le problème est qu' on sait pas l'effet a retardement de l'injection de trop de liquidités
Et on peut avoir une inflation hors du contrôle.

Links intéressants http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire

Une prédiction pas du tout optimiste:

Martin Wolf says the euro area crisis has barely begun and could take a full decade to resolve.


Équilibre monétaire:

http://www.core.ucl.ac.be/~tulkens/Fichiers_pdf/CHAP18.pdf
http://www.jourdan.ens.fr/~adirer/doc/Monnaie.pdf

Écrit par : Adriana | 10/05/2012

Ce sont 340 milliards qui ont été apportés à la Grèce par l'Europe (avec le soutien du FMI) et le secteur privé fin 2011.
Parler d'état Grec est illusoire; ce pays n'a pas d'administration digne de ce nom depuis son indépendance. Son produit intérieur brut, son commerce extérieur, sont rikikis et une sortie de l'euro n'apporterait que la ruine pour tous les grecs. Les banques commencent à provisionner 100% de perte sur la Grèce, Il est possible que nous arrivions à la catastrophe malgré tout l'argent déversé, catastrophe qui dépassera le seul plan financier.

Mon humble avis et que Flanby se prendra une porte dans la gueule quand il tentera de négocier un iota sur le pacte budgétaire.

Écrit par : Mathaf Hacker | 10/05/2012

C'est Miterrand a qui des journalistes lui reproché de ne pas faire une politique de relance répondit:"La relance ne se décrète pas"....et de toute façon un plan de relance a l’échelon de l'Europe sera trop long a obtenir a 27 et en attendant nos créanciers tapent a la porte....,Flamby est mal barré et nous allons déguster un max...En Espagne ,j'en revient c'est plus qu'explosif

Écrit par : antimythe | 10/05/2012

Merkel accepte de discuter d'un plan de relance "à l'allemande", c'est à dire pas financé sur l'endettement. L'UE dépense 40% de son budget en subventions agricoles, où trouver l'argent ?

Écrit par : Mathaf Hacker | 10/05/2012

Sincèrement qui peut croire aujourd'hui que la Grèce parviendra à rembourser sa dette ? Et il faut s'interesser à la constitution de cette dette, au-delà de l'argument, traditionnel et rassurant de tricherie des grecs avec leur fisc. Le pire c'est que notre système financier, pourri jusqu'à la moelle, fait que la dette greque est aujourd'hui, et des économistes l'expliquaient récemment, un produit financier, une source de croissance pour certains.

Croyez-vous même que la France remboursera un jour sa dette ?
On est tous en surrendettement, et chacun sait comment se termine un dossier de surrendettement ayant échoué dans sa phase de ré-échelonnement.

Écrit par : Fran | 10/05/2012

Sur les élections, il y a un vrai responsable nommé Antonis Samaras, le leader de la Nouvelle Démocratie (ND), le parti conservateur grec.
Ce représentant éminent de la classe politique grecque débile, clientéliste (maffieuse) et corrompue a provoqué ces élections anticipées pour tenter de reprendre la main sur le PASOK de G Papandréou qui avait accepté de "gérer" le plan de rigueur.
Avec le résultat ingouvernable que l'on sait et rien ne dit que de nouvelles élections donneront un résultat plus gouvernable.
Impasse. d'autant que la majorité des Grecs selon ce scrutin (en oubliant le taux élevé d'abstention) veut à la fois rester dans l'€uro et sans se plier au plan de rigueur.
Pour le moment l'Europe continue de verser du cash (4 Milliards ces jours ci), un tonneau sans fond pour l'Allemagne, un trou noir pour nos Banques Françaises.

Que la Grèce sorte ou pas de l'€uro, resteront les dettes, essentiellement vers la zone €uro qui ne pourront qu'être dévaluées d'une manière ou d'une autre à une valeur proche de zéro.
Avec le risque de contagion pour toute l'Europe du sud et l'Irlande et là c'est fini de l'€uro.

Mais le pire ce n'est pas la dette, le Japon est bien plus endetté par exemple, c'est surtout la compétitivité et la production qu sont nulles. C'est sans espoir à moyen terme là dessus.

Le blog de Nicolas Bloudanis donne une vue de l'intérieur :
http://www.grececontemporaine.ch/?p=150#more-150

Écrit par : yesroll | 10/05/2012

Mathaf, concernant la PAC, autre pilier de l'UE :

L'UE verse 129 milliards d'euros pour la politique agricole, soit 55,5 milliards, soit encore 1,4% du PIB.
L'Allemagne en récupère 12%, la France 17% et la Grèce 5%.

Le principal soucis est à mon avis le mode de redistribution qui fait que les très gros chèques vont à des entreprises aux pratiques très critiquables (genre DOUX avec 55M€ pour trouver des marchés mondiaux après le naufrage de sa filière brésilienne) et que le soutient aux entreprises agricoles innovatrices ou qui simplement répondent aux besoins alimentaires des populations d'Europe est relativement faible (600M€ pour l'ensemble des agriculteurs bretons).

Écrit par : yesroll | 10/05/2012

Qu'on en finisse avec l'euro et qu'on redémarre l'aventure européenne sur de nouvelles bases, plus saines. Sinon c'est le mur de toutes façons.

Écrit par : Fran | 10/05/2012

La moindre des choses serait que la distribution des subventions agricoles soit contrôlée par les députés afin d'éviter les prébendes et les scandales. L'essentiel étant de préverver la souveraineté alimentaire de l'Europe.

Écrit par : Mathaf Hacker | 10/05/2012

la Gréce sortira de l'EURO je l'ai déjà dit sur twitter c'est dans mes prédictions et il m'arrive de me tromper mais assez rarement le probléme c'est quoi que je dise persoone n'en tiend compte et ils ont tords j'ai déja fait de nombreuse prédictions exacte

Écrit par : lebrun daniel | 10/05/2012

Pour "la dette Grecque", il est évident que "les carottes sont cuites".
Surtout si "ça" continue comme ça se passe depuis 1974. Quand les gens se souviennent qu'ils vivaient "mieux" au temps des colonels, ya un malaise...
On ne saurait tondre un oeuf! Ils ne pourront jamais payer!
En plus, si l'oeuf il est cassé, qu'on ne sait pas où sont les poules et si quand on les trouve elles sont toutes malades...

Tant qu'ils ne feront pas "le ménage" dans leur "monde politique", en faisant passer au Tribunal ceux qui prirent les décisions qui ont emporté le pays où il se trouve, et tant que les riches et l'Eglise Orthodoxe ne paieront pas d'impôts, ils ne s'en sortiront pas, la misère sera partout et la guerre civile est au bout du tunnel.

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 10/05/2012

Il y a deux voies possibles à court terme. Je ne pense pas qu'une sortie de l'euro arrangerait l'UE de la zone €. La Grèce resterait dans l'UE mais sans l'€... Une épine dans le pied...

deux voies donc :
- soit les conservateurs maintiennent leur domination (idéologique, politique...) et on reste dans le même schéma qu'actuellement (sans résultat visible et une spéculation accrue... donc bon...)
- soit les mesures des progressistes sont mises en oeuvre pour développer la zone euro.

A moyen et à long terme : maintien ou disparition de l'Europe institutionnelle.

http://www.alternatives-economiques.fr/europe---il-faut-changer-de-politique_fr_art_633_58892.html

Écrit par : Denis75 | 10/05/2012

Il me semble en effet inadmissible que ceux qui ont "mis en oeuvre" la politique criminelle que l'on sait, ne soient pas envoyés au tribunal et sanctionnés durement, pour l'exemple.
Rappel: Cahque jour il y a des dizaines de suicides en Grèce, la plus grande part avec la même cause terrible: ces gens sont devant aucun espoir de "s'en sortir".

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 10/05/2012

Une des solutions pour la Grèce, est de suivre l'exemple de l'Argentine, avec la façon dont le ministre Roberto Lavagna a réussi à remettre un peu d'ordre dans le bazar laissé par Carlos Mennem etc...
C.à.d. re nationaliser toutes les boîtes qui travaillent contre l'intérêt des gens.

On n'aime pas Roberto Lavagna en Europe, justement parce que c'est lui qui avait raison!

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 10/05/2012

Une sortie de la Grèce de la zone euro est envisageable (elle n'aurait jamais du y entrer, pour commencer). Cela aurait des conséquences à court terme sur les marchés mais pas insurmontables.L'Europe pourrait même sortir renforcée de cette épreuve, par exemple en allant vers plus de fédéralisme. Dommage pour le peuple grec qui n'y est pour pas grand chose, mais il faut dire que c'est le bordel complet depuis la création de "l'état grec" en 1830. Espérons qu'une renaissance succédera au chaos.

Écrit par : Mathaf Hacker | 10/05/2012

"re nationaliser toutes les boîtes qui travaillent contre l'intérêt des gens."


on pourrait même le faire en France Thierry, mais on entendrait Minc et ses groupies hurler à la mort lol

Écrit par : Fran | 10/05/2012

Remplir une passoire est une occupation, pas un travail (un vrai travail...).
Donc il faut commencer par boucher les trous de la passoire : revoir de fond en comble le système fiscal (+ de personnel, et compétent, + de pénalisation des délits fiscaux, coopération des pays qui accueillent les fuites, confiscation des entreprises qui font de l'"optimisation fiscale", taxation des armateurs et de l'église, etc.)
Moratoire sur les dettes (capital et intérêts) tant que la réforme fiscale n'est pas achevée : ça ou rien !
Réduction drastique du budget militaire (arrêt des "investissements") et moratoire sur les dettes aux fournisseurs de matériels - assorti d'un traité d'assistance militaire européen (pour le moral des troupes et de la population)
Chasse aux capitaux expatriés - avec réintégration gratuite dans les banques grecques - sinon prison pour les responsables (bénéficiaires et intermédiaires) de mauvaise volonté (mandats Interpol)
Avec l'appui de l'UE, si celle-ci a vraiment la volonté de sortir du merdier qu'elle a laissé prospérer, voire favorisé, c'est possible.
Sinon, hum, hum...

Écrit par : Clafoutis | 10/05/2012

Il parait que en Espagne c'est le meme bordel, dommage pour le peuple espagnol qui n'y est pour rien.
Il y a des villes des bâtiments , aéroports fantômes.

C'est vrai que l'or et l'argent provenant de l'amerique du sud , c'est fini y il a longtemps.
Donc, plus de colonies pour capitaliser leur depenses.
Leur occupation et administration au Pérou a laissé des souvenirs sur les perouviens inoubliables jusqu'a aujourd'hui. Ils les haïssent tout simplement
Eh bien, pendant ce temps-la quand l'économie espagnole agonise, la perouvienne fait son décollage 10% a l'an.
En 2011 Lima, la capitale était très belle a voir.
Douze années de croissance consécutives!
http://fr.wikinews.org/wiki/L'%C3%A9conomie_p%C3%A9ruvienne_a_enregistr%C3%A9_une_forte_croissance_en_2010


La roue de la fortune tourne , il faut jamais oublier cela.

Écrit par : Adriana | 10/05/2012

Et n'oublions pas, sans occulter les responsables locaux :

Au cœur de l’engrenage grec : un accord de «swap» conclu avec la banque Goldman Sachs en juin 2001. L’opération consistait à échanger la dette contractée par la Grèce en dollars et en yens, contre un prêt en euros auprès de Goldman Sachs. Un échange réalisé en utilisant un taux de change «fictif, historique».
Cela avait pour effet mécanique de «faire disparaître environ 2% de la dette grecque de ses comptes nationaux». Et pour rembourser les 2,8 milliards d’euros empruntés à la banque, la Grèce a conclu un autre contrat de swap.
Un montage de produits dérivés d’une complexité extrême dont les responsables grecs n’étaient pas capables de mesurer les dangers, de leur aveu même. En quatre ans, la dette ainsi contractée par la Grèce auprès de Goldman Sachs allait bondir de 2,8 milliards à 5,1 milliards d'euros.

Question annexe dont je n'ai pas la réponse contrairement à Goldman Sachs : quels autres gouvernements européens ont contracté des swaps ?

Info annexe : Au pic des activités de Goldman Sachs en Grèce, de 2002 à 2005, Mario Draghi était vice-président de la branche européenne. Il est à la tête de la BCE aujourd'hui.
Et Mario Monti est aussi un ancien de GS.

Écrit par : yesroll | 10/05/2012

Yaka,faukon,la jolie tribu qui oublie que le gâteau n'est pas extensible et que les pays émergents et le tiers monde veulent une part et pas des miettes....Nous avons sans discontinuer pendant presque 40 ans, vécus a crédit pour conserver nos acquits sociaux et sociétaux...Et aujourd'hui face a cette réalité de la dette,la réaction est de croire,qu'il suffit de vouloir pour retrouver et le chemin du paradis perdu...Il est vrai que certains de nos politicards,par pure calcul électoraliste propage l'idée que nous pourrions nous tailler une part de gâteau plus grosse en haïssant les riches et en aimant les pauvres ...Sauf que les riches,se sont des entités multiformes et que seul leur capitaine de navire sont visés par des mesures confiscatoire ridicules (Au regard des sommes et des besoins)..Ces entités comme les fonds de pensions,sont bien a l'abri ...quand aux pauvres depuis la fin de la guerre et même avant,voila bien longtemps que l'on les aiment pour les élections et que l'on les oublient dans des cités ghettos...ce qui a changé c'est que faute de moyen l'ascenseur social ne fait plus sortir les pauvres de leurs conditions ,mais que bien au contraire ,chaque jour des éléments de la classe moyenne viennent grossir ces bataillons de pauvres...La part que nous revendiquons aujourd'hui est volée a nos descendants qui eux devrons se serrer doublement la ceinture..La crise ,n'est que la contraction violente de notre refus de voir la réalité de la mondialisation et de la redistribution des richesses selon des critéres qui ne nous sont pas favorables,et qui a terme serons mortifère si nous n'acceptons pas la réalité..

Écrit par : antimythe | 10/05/2012

Je crois que beacoup mettent sur le dos des grecs, sur leur culture et habits la faute a cette situation. Je trouve cela très raciste meme. C'est le type de chose que j'entends sur ma région d'origine ça fait un bail pour justifier les disparités de richesse. Cependant, les grecs sont ceux qui travaillent le plus d'heures en UE et , ils avaient le dossier économique correct , comme il faut en 2000 sauf la dette publique, et ils ont bénéficié d'une croissance de 4% l'année, jusqu'a être rattrapés par la crise 2008.
Il y a un très bon dossier sur l'histoire de la dette grecque. Apres la lecture , on se donne compte de quantité de mythes et le fond raciste d'idées reçues sur les grecs.
Je suis tout a fait solidaire avec ce peuple. Ils sont de battailleurs.
http://atterres.org/sites/default/files/L%27imbroglio%20grec.pdf

Écrit par : Adriana | 10/05/2012

Exemple d'incidence de la crise grecque ici :

Les déboires d'Athènes ont coûté en 2011 au seul Crédit Agricole 2,4 milliards d'euros , dont 1,3 milliard lié à la dette souveraine grecque et 1,1 milliard lié à Emporiki, sa filiale achetée quand tout allait bien et invendable à présent.
Les évolutions possibles sont entre "on perd tout" ou "on perd presque tout".
Crédit agricole SA (CASA), la partie de la banque cotée en bourse est en chute libre, elle ne vaut plus que 8,5 milliards d'euros.

source "Le Monde"

Écrit par : yesroll | 10/05/2012

Moi je ne déteste pas les riches, je veux juste qu'on m'explique comment en période de disette, ils s'enrichissent encore davantage. ( Même dans les pays les plus en crise ). La crise est catalysée par ces spéculateurs qui essorent tout ce qu'il y a à essorer.

Écrit par : Fran | 10/05/2012

Ayant de bonnes connaissances en économie, mais n'ayant pas étudié sérieusement la situation de la Grèce je serais prudente.

Par contre je peux donner ici quelques liens sur le parcours de l'Islande qui permettent de comprendre, sur ce cas concret, un certain nombre de mécanismes économiques.



L'Islande est un tout petit pays (300 000 habitants), mais son parcours est très instructif parce que cela a été une star du modèle libéral de la dérégulation financière, admiré pour cela comme le montre ce rapport d'octobre 2006 du Sénat français !
http://www.senat.fr/ga/ga73/ga734.html


En conséquence de cette politique libérale, la crise des subprimes américaine a atteint les banques islandaises de plein fouet. Elles étaient acculées à la faillite.

La solution choisie a été de les nationaliser.
Le pays a refusé de payer ses dettes extérieures. Refuser de payer ses dettes c'est ennuyeux parce que cela ne va pas encourager des acteurs à vous reprêter la prochaine fois.
D'un point de vu global: les banques se prêtant les unes aux autres, tout acteur qui ne paie pas ses dettes fragilise le bilan (le patrimoine) des acteurs qui lui ont prêté, et peut les amener eux aussi à faire faillite, c'est à dire à ne pas pouvoir payer leurs propres dettes. L'effet domino peut être dévastateur pour l'ensemble des banques européennes.

Le paradoxe de l'assainissement financier demandé par l'Union Européenne pour résoudre la crise est que de réduire la dette publique _ dette de l'état_ (réduire le nombre des fonctionnaires et leurs salaires, réduire les investissements publics, augmenter les impôts) réduit le pouvoir d'achat des ménages et donc la demande interne qui s'adresse aux entreprises. Cela finit par réduire les profits des entreprises, la croissance du pays ralentit ou s'arrête. Et cela finit aussi par diminuer les impôts qu'on peut prélever sur les ménages et les entreprises.

L'Islande a obtenu des financements du FMI en échange d'un "Pacte de stabilité", donc d'une politique de rigueur mais étalée sur une longue période, donc pas d'une brutalité qui risquerait de casser toute croissance.
Ensuite la politique a été de dévaluer fortement la couronne islandaise, ce qui a été possible parce que l'Islande n'est pas dans l'euro.



LES EFFETS D'UNE DEVALUATION:

Effet sur les exportations:
Une dévaluation de sa monnaie par rapport aux monnaies de ses partenaires économiques stimule vos exportations (si les entreprises exportatrices n'en profitent pas pour augmenter leurs marges): le même produit exporté devient moins cher à acheter par les pays étrangers. Donc, normalement, ils en achètent davantage. Le mécanisme est le même pour le tourisme: plus de touristes étrangers devraient venir dépenser leur argent chez vous parce que cela leur coûte moins cher dans leur propre monnaie.
Donc l'effet par les exportation est positif sur la croissance du pays qui dévalue.

Effet sur les importations, et éventuellement sur l'inflation:
Une dévaluation de sa monnaie augmente les prix des produits importés en monnaie nationale : si ces produits ne sont pas essentiels, on les achète moins et on améliore sa balance commerciale avec l'extérieur. S'ils sont essentiels, comme le pétrole, cela réduit le pouvoir d'achat des ménages et augmente les charges des entreprises, c'est plus dur à encaisser, cela pèse sur la croissance.

Si les entreprises augmentent leurs prix sur le marché intérieur pour compenser l'augmentation des prix des produits importés, cela peut engendrer un mécanisme auto-entretenu de croissance des prix, c'est à dire une inflation interne qui peut toucher très durement les ménages. L'inflation touche tous les acteurs à revenus fixes cad qui ne peuvent répercuter l'inflation sur la fixation de leur revenu (salariés, retraités).
L'inflation désavantage ceux qui ont prêté de l'argent et avantage par contre ceux qui sont endettés (leur dette représente une valeur réelle de moins en moins forte en pouvoir d'achat).


Effets d'une dévaluation sur les investissements étrangers dans le pays et les investissements des nationaux à l'étranger:
Une dévaluation réduit le "pouvoir d'acheter à l'étranger" du pays: il est plus coûteux d'aller acheter une société étrangère dans un pays étranger.
A l'inverse le pays qui dévalue peut devenir plus attractif pour les investisseurs étrangers (sauf s'il y a des troubles sociaux forts) : pour une multinationale étrangère acheter une société islandaise coûte moins cher en dollar par exemple.


LIENS sur le cas de l'Islande:

Les effets de la crise en 2008:
assez complet sur wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_de_2008_en_Islande
http://www.20minutes.fr/economie/264679-crise-financiere-L-Islande-au-bord-du-naufrage.php


Analyses de la politique suivie par l'Islande pour résoudre sa crise:
-article de mars 2011: http://www.20minutes.fr/economie/696963-economie-la-recette-islande-sortir-crise-economique
-article de novembre 2011: http://www.france24.com/fr/20111129-islande-modele-zone-euro-economie-europe-recession-crise-croissance-ocde-banque
- la situation en février 2012: http://www.lepoint.fr/debats/l-islande-une-nouvelle-utopia-26-02-2012-1435208_34.php


CONCLUSION PERSONNELLE provisoire: il faut laisser l'euro se dévaluer (le cours de l'euro se détermine librement sur les marchés des changes, mais les interventions des banques centrales sur ce marché influent sur ce cours).
L'euro a un cours beaucoup trop haut pour les pays qui n'ont pas la compétitivité de l'Allemagne.



PARTICULARITE du cas Islande:

- Il est moins coûteux d'aider un petit pays qu'un gros.

- Ce même effet de taille joue aussi dans le cas de la dette: Le poids des dettes de l'Islande dans le bilan des banques des autres pays européens était probablement beaucoup moins lourd que le poids des dettes d'un pays comme l'Espagne dans le bilan des banques des autres pays européens.

Écrit par : Marianne | 10/05/2012

Comment fait-on pour que les liens soient actifs ? J'ai oublié.

Écrit par : Marianne | 10/05/2012

Marianne, merci pour ton exposé sur l'Islande, petit pays exemplaire qui a joué avec le feu et qui a assumé ensuite sans pour autant se laisser mettre à terre par les banques britanniques et hollandaises.
Ils ont assez bien réussi parce qu'ils étaient soudés et on eu un président lucide, ferme, démocrate et intègre à leur tête.

Je ne crois pas que la situation puisse être comparée à celle de la Grèce.
La taille et l'histoire de ces deux pays sont trop différentes.
La population est moins soudée, la classe politique et religieuse y est très archaïque (je suis gentil), l'intégration à l'€uro leur ôte toute marge de manœuvre et le risque de "contagion" aux autres pays du sud de l'Europe ajoute à la tension, la situation de l'Espagne est presque aussi grave en bien plus gros.

A partir du moment où les dettes globalement en Europe ne pourront jamais être remboursées, je ne vois aucun scénario optimiste.
La seule chose que pourra faire FH sera de jouer les bons offices avec quelques aménagements de façade, histoire de laisser aux allemands le rôle des méchants et d'essayer de sauver quelques miettes pour nous.
Ce serait injuste de dire qu'il est dépassé parce tout le monde est dépassé.

Pour l'économie, je regarde des sites "classiques" par exemple Les Echos et aussi le blog de Paul Jorion.
Pour les liens je les mets sur une ligne à part,
http://www.pauljorion.com/blog/
en faisant "enter" à la fin.

Bonne journée tout de même

Écrit par : yesroll | 11/05/2012

Oui yesroll, le seul espoir est que même les banques, la finance, les riches, ont intérêt à ce que toute l'Europe ne sombre pas dans la crise.

C'est là qu'Hollande a une carte à jouer: il y a un risque de crise forte, économique, mais aussi politique et morale, de toute l'Europe. Et les différents pays de l'Europe sont liés entre eux parce que l'intégration économique est très forte au sein de l'UE: chaque pays exporte beaucoup au sein de l'UE et importe beaucoup des pays de l'UE. Donc la crise d'un pays se répercute sur les autres.

Et même les riches peuvent devenir les victimes d'allumés comme ceux du FN.

Il vaudrait mieux qu'il réduisent leur gourmandise avant.

Écrit par : Marianne | 11/05/2012

Marianne,

"Comment fait-on pour que les liens soient actifs ? J'ai oublié."

Ben tu le colles dans ton message et tu l'envoies.
Il apparaîtra en bleu une fois envoyé.
Il est possible, (ça m'arrive souvent), qu'un algorithme te demande de retaper les lettres qu'il te propose. (en fait, les lettres se touchent, seul un humain peut les reconnaître, pas un PC).
Il vérifie que tu n'es pas une machine... :-)

Écrit par : Sicotine | 12/05/2012

Très intéressant Marianne ce petit topos sur l'Islande, lu ce matin (ouf du temps pour le faire!).
Mais C sûr, le cas de l'Islande est plu simple que celui de la Grèce et de quelques autres...
Ils n'ont pas les traditions de notables à sales magouilles, qui existent en Europe du Sud, (jusqu'en France d'ailleurs) qui sont une des premières causes réelles du plombage de l'économie de ses pays.
Un fait significatif passe trop inaperçu, même si ça ne fait pas de la peine à tout le monde, C l'annulation de nombres programmes militaires en Italie et en Espagne, et le désarmement des gros navires "gris", à commencer par celui du porte-avions Espagnole. Quand là "on ferme", c que c'est vrai que "ça craint pour les finances".

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 15/05/2012

http://www.nytimes.com/2012/05/18/opinion/krugman-apocalypse-fairly-soon.html

"l'euro peut encore être sauvé. Mais pour cela les leaders européens, spécialement en Allemagne et à la BCE, doivent commencer à se comporter différemment par rapport à ces dernières années. Ils doivent arrêter de moraliser et affronter la réalité"

"La réponse européenne a été l'austérité : des coupes budgétaires sauvages pour tenter de rassurer les marchés."


Mais ça ne marche pas !!! Paul Krugman propose sans cesse depuis longtemps :
- d'arrêter l'austérité débile,
- d'augmenter sensiblement les impôts des riches et même d'augmenter énormément les impôts des super riches,
- de permettre l'inflation en Europe (même si l'Allemagne et la BCE ne veulent surtout pas),
- de lutter contre les fraudes en tout genre (dont les plus riches sont responsables à près de 90%),

Bref ! En quelle langue doit-on s'exprimer ? Après des décennies sous le joug de l'ultralibéralisme et les conséquences qu'on constate, ne peut-on pas laisser une petite chance à des politiques alternatives ???
("Naaaaaaaaaaaaaaaaan
- pourquoi ?
- Parce queeeeuuuuuuuuh !")

Écrit par : Denis75 | 18/05/2012

J'espère que les Grecs ne feront pas comme les Irlandais quand on leur demande de revoter pour les traités qu'ils ont refusés.

http://www.okeanews.fr/strategie-choc-grece-interview-naomi-klein/


"Dans « la Stratégie du Choc » je raconte que c’est ce qui s’est passé au Chili durant la période transitoire vers la démocratie. La fin de la dictature de Pinochet est survenue comme le régime Pinochet l’a voulue. C’était une transition contrôlée.

Dans la réalité il s’agit d’une démocratie où l’économie est hors d’atteinte des politiques. Ils ont utilisé des mécanismes constitutionnels, de sorte que tout changement des règles du jeu économique devienne impossible ou illégal.

Il y a plusieurs manières de raconter l’histoire du néolibéralisme, comme l’histoire du « comment lier les mains de la démocratie », de sorte qu’elle ne puisse pas inciter le pouvoir à changer l’économie."

Naomi Klein

Écrit par : Denis75 | 18/05/2012

Cela montre, s'il en était besoin, que le peuple peut être souverain et con à la fois. Chez nous, on a bien élu Bozo le clown. lol

Écrit par : Mathaf Hacker | 18/05/2012

Catastrophique !!!

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/05/19/le-peuple-grec-sacrifie,235575.php

Quand est-ce que les dirigeants européens vont assumer leurs responsabilités ??

Écrit par : Denis75 | 19/05/2012

Où va la France
Par Edwy Plenel


"A cette aune, la Grèce, c’est la politique, tandis que la finance en est la négation. L’une s’efforce de penser le bien commun quand l’autre s’en tient à l’intérêt particulier.

Tous ceux qui ont fait l’éloge de cette économie financiarisée, dépouillant le bien public, creusant les inégalités, confondant richesse et valeur, épuisant les solidarités, démoralisant les peuples, augmentant la corruption, se satisfaisant de l’amoralisme.

Leur idéologie aveugle, qui relève de la croyance et de l’imprécation, est, dans l’ordre politique, une non-pensée. Ils ne pensent pas, ils comptent. Ils ne rêvent pas, ils accumulent.

Comment ne pas voir l’évidence que ces certitudes idéologiques ont volé en éclats sous l’effet de la crise financière ? N’a-t-il pas fallu, en contravention avec ce même Traité de Lisbonne, improviser en catastrophe des mécanismes de solidarité ?

Faut-il rappeler que les mesures imposées à la Grèce par le Mémorandum épargnent l’Eglise orthodoxe, plus grand propriétaire financier du pays, ménagent banquiers et armateurs, malgré leur responsabilité dans les fraudes et évasions fiscales, ou maintiennent des dépenses militaires inconsidérées qui enrichissent les pays européens fournisseurs, parmi lesquels, au premier rang, l’Allemagne et la France ?

Nul besoin en effet d’être un supposé expert pour prendre conscience de cette aberration qui interdit aux Etats de se financer directement auprès de la Banque centrale européenne à bas taux d’intérêt. Que cache-t-elle ? Simplement l’enrichissement spéculatif des banques privées sur le dos des peuples.

Car, rappellent encore les « économistes atterrés » c’est à ce même « brillant dispositif (qui) s’est effondré avec la crise financière », démontrant que les marchés ne sont ni efficients ni rationnels tout en creusant brutalement la dette et les déficits, que l’on voudrait toujours « confier la tutelle des politiques économiques des Etats ».

N’est-ce pas « à la finance dérégulée que l’on demande de financer les déficits qu’elle a provoqués » ?"


Et oui, et oui, et oui : paradoxal n'est-ce pas ?????????
Aucune chance de succès... Le plus petit des plus petits scientifiques honnête et objectif s'en rendrait compte.

Écrit par : Denis75 | 26/05/2012

Les évènements ont montré des élections délirantes, un refus de changement avec la complainte :"vous êtes obligés de nous aider de toutes façon, sinon on vous entaînerons dans notre chute". Ma conclusion est qu'il faut couper le bois mort et éjecter la Grèce de l'euro.

Écrit par : Mathaf Hacker | 26/05/2012

Ouais on pourrait...

Mais ça réglera quoi ? Ensuite on expulse l'Irlande ? Puis l'Espagne et le Portugal. Viendront l'Italie et la France... Inéluctablement, les mêmes débats auront lieu sur les dettes souveraines des autres pays : puis ta solution sera appliquée aussi...

Si on applique les remèdes qui nous ont plongés dans la crise pour sortir de la crise, nous n'aurons pas d'autres résultats que ceux que l'on connaît déjà.

Écrit par : Denis75 | 26/05/2012

Écrire un commentaire

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu