25/06/2012
Bambi veut abolir la prostitution
Bambi-la-déserteuse, qui a attendue d’être nommée ministre pour renoncer à sa candidature aux législatives, a eu tout le temps d’affiner sa profonde réflexion et elle nous en livre le nectar dans le JDD : abolir la prostitution. Avec posture morale, regard quasi-fâché et tout le tintouin. La politique cosmétique est en pleine forme.
Je voudrais d’abord rappeler à notre procureur de la morale qu’il n’y pas si longtemps elle était adjointe au Maire de Lyon, collant son Collomb sur toutes les photos. Alors, elle est bien sûr partie prenante des décisions municipales, notamment s’agissant de la prostitution. Ouaip, eh ben les faits sont moins clinquants que les discours, car ce qui a été fait à Lyon est juste honteux.
Collomb, le protecteur politique de Bambi, a joyeusement profité de l’infraction anti-racolage créée par Sarko pour virer les prostituées du centre-ville, car elles n’avaient plus leur place dans le bien propret « modèle lyonnais ».
Les prostituées, à coup d’arrêtés municipaux ont été virées à la périphérie, sur l’extrémité du quartier de Gerland, loin des lumières. Là bas, on y voit, sans fin, un rassemblement de camionnettes et de loin on croirait une foire-expo. Non, c’est seulement le marché du sexe à Lyon, une zone de désolation et de misère, avec les prostituées livrées à la loi des macs. 
Alors, comme Bambi entend « se donner les moyens », elle peut commencer par la ville où elle est élue. Pour défendre la dignité de la femme, elle va demander à Collomb de retirer ses arrêtés ce qui mettra fin à ce parcage de la prostitution, et elle va financer des programmes sociaux, pour l’hygiène, l’accès aux droits sociaux et l’accompagnement des familles des prostituées. Ca sera fait dès demain ?
Bref, cette salade lyonnaise suffit à montrer l’épaisseur des convictions de Bambi. Mais on peut poursuivre.
« Les prostituées sont en majorité victimes de l’exploitation ». Quelle perspicacité dans l’analyse ! Alors, la réponse serait de pénaliser le client. Ca, c’est un dérivatif pour amuser un plateau télé… Non, ce qu’il faut, c’est une politique pénale contre le proxénétisme, sous toutes ses formes. Avant « d’abolir la prostitution », on commence par se coltiner le proxénétisme, non ? Les flics y passent beaucoup de temps, et c’est coton. Alors, question à Bambi : quelles mesures concrètes engages-tu pour renforcer la lutte contre le proxénétisme, donc quels moyens tu donnes à la police ? Allô ?
La larme à l’œil pour les prostituées ? Oui, le lot commun est la misère sociale. Je ne parle pas philosophie, mais argent. Demain, une femme, ou un homme, peut se laisser convaincre de glisser, car elle ou il a trop besoin de fric. Un autre veut quitter, et comment lui donner des relais sociaux sûrs ? Questions : Bambi, tu mets combien d’argent sur la table, tu le trouves où, et tu embauches qui pour animer ce nouveau service social ? Allô ?
On peut aussi parler de coopérations internationales simples. Par exemple, où en est la coopération entre les polices française et marocaine, sur la prostitution infantile à Marrakech ? Par exemple, quel plan européen est mis en œuvre pour que les jeux olympiques de Londres ne soient pas, comme c’est le cas chaque fois, l’occasion d’une prostitution massive ? On peut aussi aller faire un tour sur les campus universitaires, c'est moins loin.
Donc, l’affaire est pliée. Tout pour la tchatche… C’est un métier.
Mais, il y a quand même un petit plus, c’est cette maladie génétique de la gauche morale à vouloir imposer sa pensée, parce qu’elle s’autorise à penser qu'elle pense mieux que les autres. La prostitution existe depuis la nuit des temps, et sur toute la planète. Elle est une forme de sexualité, c’est dire quelle fait partie de la vie. De la part d’un responsable politique, soutenir le phantasme abolitionniste, c’est dire qu’on ne supporte pas que d’autres vivent différemment, que des voies plus ou moins cassées trouvent une existence là où aucune ligne droite ne conduit. C’est le raccourci sarkozyste, la vie comme un damier. Il y a les bonnes cases, bien blanches, et les mauvaises, bien noires.
Et à ces femmes et ces hommes qui se prostituent, qui ont pour métier de se prostituer, on leur dit qu’on va abolir leur vie, car ils sont dans l’indicible ? Les prostituées ne demandent pas leur disparition, mais le respect de leurs droits. Si on progressait sur cette voie, ça serait déjà bien.

01:12 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : prostitution, parti socialiste











Commentaires
On n'abolit pas le plus vieux métier du monde, c'est aussi simple que ça.
La solution allemande n'est sans doute pas la plus mauvaise.
Écrit par : yesroll | 25/06/2012
Elle vit au royaume de Candy la jolie Bambi. Je lui propose aussi de réconcilier les oeufs brouillés, de beurrer les hommes sandwich, de ramoner les volcans une fois par an, confomément au programme du parti d'en rire de Pierre Dac et Francis Blanche.
Écrit par : Mathaf Hacker | 25/06/2012
Bof,tout ce cirque n'a qu'un objectif faire du buzz en écran de fumée pour cacher ce que la meluche dénonce (sans écho dans les médias,évidement)..... cad l’échec de Hollande sur l’Europe et les annonces de renoncement aux promesses pour passer a une cure sévère d'austérité
Écrit par : antimythe | 25/06/2012
Les prostituées exploitées, battues, violées demandent la disparition de la prostitution. La maladie génétique de ce blog est de voir le PS à travers un prisme de constant mépris suffisant.
Écrit par : Gatsby | 25/06/2012
Gatsby: "Les prostituées exploitées, battues, violées" demandent... l'abolition de l'exploitation et des violences, pas de leur activité.
Cet angélisme débile qui fait de la prostitution une question féministe au lieu d'une question sociale et tout simplement ridicule.
Il faut répondre, clairement, à la question suivante : qu'est-ce qui vous pose problème avec la prostitution ?
1- le fait que des gens acceptent de se faire payer pour avoir des relations sexuelles ?
2- le fait que les prostituées sont plus que la moyenne victimes de violences ?
Dans le cas 1-, alors, ma réponse est "qu'est-e que ça peut vous foutre, et quelle est la légitimité de quiconque pour leur interdire de faire ce choix ?"
Dans le cas 2-, alors, soutenez des politiques qui permettent de réduire la violence dont ces gens sont victimes, y compris la violence sociale liée aux lois qui les mettent en marge de la société. Ce n'est certainement pas en interdisant une activité que l'on favorise son exercice paisible, au contraire, on la livre au milieu du crime.
L'objection que ces gens sont des gens souvent en difficulté n'a rien à voir avec la question : vous aurez beau interdire la prostitution, ces gens seraient toujours en difficulté, sauf qu'ils auraient un moyen de moins pour essayer malgré tout de vivre.
Écrit par : vfwh | 25/06/2012
Donnez aux femmes les moyens de sortir de la misère.
Ainsi, il n'y aura plus de prostituées contraintes.
Écrit par : Marianne | 25/06/2012
Parlons du réel.
Quand on voit un gros mecs entrain de négocier l'affaire avec une jeune prostituée africaine, qui se gele dans les rues de Lyon, en hiver, on a juste envie d'entauler le mec, c'est normal.
Mais un "ministre" n'est pas dans l'émotion, mais dans la politique. Alors, quand je vois Bambi pousser ses petits cris à Paris alors que la ville de lyon maltraite les prostituées, je dénonce
Voici un article du Progrès, qui donne une idée de la valeur sociale des arretés de Collomb-Bambi
http://www.leprogres.fr/rhone/2011/06/01/prostitution-la-chasse-aux-camionnettes-s-intensifie
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Un article de Lyon Capitale
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Prostitution/Les-prostituees-lyonnaises-s-accrochent-a-leur-trottoir
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Un autre article
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Autre-contenu/Les-dossiers-Lyoncapitale/Prostitution/Le-maire-de-Lyon-etend-la-zone-d-exclusion-des-prostituees
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Avec cinq arrêtés anti-prostitution à son actif, la Ville de Lyon est une municipalité pilote dans la politique d’exclusion des prostituées de l’espace public.
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Prostitution/Comment-le-maire-et-le-prefet-chassent-les-prostituees-de-la-ville
Comme c'était son protecteur qui signait les arretés, Bambi la fermait
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Au US la prostitution est un crime depuis 1910 pour celui qui propose le service et celui qui l'utilise. Sauf au Nevada dans certaines villes.
Est-ce que c'est fini pour autant?
Il me parait qu'l faut ecouter les prostituées. Chose qu'on ne fait jamais.
Voilà ce qu'une d'elles disent:
http://www.nytimes.com/2012/01/01/nyregion/at-52-a-prostitute-still-working-the-streets.html?_r=1&ref=characterstudy
Écrit par : Adriana | 25/06/2012
De Rue 89, qui montre que Collomb a devancé Sarko
http://www.rue89lyon.fr/2011/11/10/chasse-prostituees-7-arretes/
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Où étaient les protestations de Bambi?
Du site "Travail du sexe":
Rafle de prostituées à Lyon : Gérault et Collomb complices des proxénètes !
http://www.travaildusexe.com/?q=raflelyon
Nous exigeons :
* Que le Parti Socialiste renonce à copier la Droite et exclut le maire de Lyon Gérard Collomb qui depuis 2002 mène une chasse aux prostituées indigne et dangereuse.
Écrit par : gilles | 25/06/2012
J'ai entendu quelques féministes assimiler la prostitution au trafic d'organes, on est dans le summum de la déconnance.
Écrit par : Mathaf Hacker | 25/06/2012
Voici le point de vue syndical
Non à l’intox de la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem.
"Vouloir faire disparaitre la prostitution c’est en réalité s’attaquer aux travailleursEs du sexe. Nous ne voulons pas nous faire abolir. Nous voulons des Droits."
http://site.strass-syndicat.org/2012/06/non-a-lintox-de-la-ministre-des-droits-des-femmes-najat-vallaud-belkacem/
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Voici l'argumentaire contre la pénalisation des clients
http://site.strass-syndicat.org/wp-content/uploads/2011/06/dossier_de_presse_penalisation_clients.pdf
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Quand on se souvient de l'effet miraculeux obtenu au début des années 1920 aux USA à l'occasion de la géniale loi de prohibition de l'alcool, c.à.d. qu'on a jamais autant but, et autant mal bu (de plus en plus souvent des alcools frelatés parfois très dangereux) et que jamais le gangsterisme ne s'est aussi bien porté qu'à cette époque et dans ce pays....
On peut réellement se demander ce qui arriverait, aux clients peut-être mais aussi aux "filles", si on essayait réellement d'arrêter la prostitution, qui n'existait théoriquement et absolument pas dans les pays du bloc de l'Est en son temps.... ;-)) fait-il le rappeler? Quand le diable a pu sortir de sa boîte, nul n'a été déçu du résultat...
Qu'en 2012 en un pays qui se dit civilisé et dont les notables donnent des leçons de morale au monde entier, on se paie encore de mots avec ce sujet (ô combien!) délicat, parce qu'il est très rarement délicat, ça le sidère!!!
La question c'est:
- Que va-t-il arriver? et Que va-t-elle inventer? Ca craint...
Écrit par : Thierry Bressol R/O | 25/06/2012
Cela dit, C sûr, être client quand on ne vit pas isolé de toute et tous durant des semaines ou des mois et en vivant entouré de tôlerie, , C peut-être avoir des problèmes psychologiques. Et personne de sérieux, ou rationnel ou bien intentionné, ne croira qu'une contravention ou des mesures pénales peuvent empêcher ou soigner "ça"...
Encore un sujet qui incite beaucoup de monde à marcher à côté de ses pompes, ou ramer à côté de sa barque...
Écrit par : Thierry Bressol R/O | 25/06/2012
Une tres intéressante interview Lilian Mathieu, sociologue au CNRS spécialisé dans les questions liées à la prostitution
Au passage vous verrez les explications de Lilian Mathieu sur le role pionnier de Collomb, qui a devancé Sarkozy. Alors quand sa protégée Bambi se la ramène, il y a de quoi rire
http://www.liberation.fr/societe/2012/06/25/abolition-de-la-prostitution-une-position-purement-morale_828992
Écrit par : gilles | 25/06/2012
Ce type de mesure est injuste pour plusieurs raisons, entre elles, le fait que cela va toucher seulement une partie de celles qui sont les plus fragilisées ( les pauvres qui travaillent sur le trottoir).
On oublie souvent qu´il y a une partie qui ne va pas etre touchée, ni genée, celles qui travaillent pour une clientele plus huppée , riche et puissante des politiques et entrepreneurs. show bizz, etc.
Faut arreter l´hypocrisie de croire que les clients sont tres peu et avec probl'emes insurmontables, lol , soit qui sont impuissants, moches, ou incapables de conquerir une femme. ( c´est d´une naivité penser cela).
Le prototype bien dans sa peau, pere ou mere de famille, jeune est beacoup plus commun qu´on ne le croit.
Écrit par : Adriana | 25/06/2012
Bonjour maître,
Vous avez raison de dénoncer la politique hypocrito-crasseuse, et dégueulasse pour les putes, d'un collomb et de sa bande en la matière.
(je suis une racaille 2 France, donc j'appelle une pute une pute, un chat un chat, et point barre, veuillez accepter mon langage très peu chatié).
Mais les bases sur lesquelles vous le faites me semblent contestables (la racaille 2 France aime bien faire guili à Maître Devers et s'opposer à lui sur ses arguments, là, il y a matière, donc je fonce).
En effet, dénoncer la stigmatisation des putes, leur relégation, voire leur mise en danger, n'implique pas nécessairement de prétendre que "le plus vieux METIER du monde est prostituée donc il sera là ad vitam aeternam et c'est très bien ainsi", comme vous le faites :
"La prostitution existe depuis la nuit des temps, et sur toute la planète. Elle est une forme de sexualité, c’est dire quelle fait partie de la vie."
En plus, c'est faux qu'elle existe sur toute la planète, les anthropologues vont s'insurger s'ils lisent de telles généralisations. C'est faux qu'elle existe depuis la nuit des temps, et pour les mêmes raisons : pour qu'il y ait prostitution, il faut qu'il y ait MONNAIE, PAIEMENT du rapport sexuel.
Bon, comptez le nombre de sociétés sans monnaie...
Premier point.
Deuxième point maintenant, le "plus vieux METIER du monde".
Désolée, au risque de vous contredire une seconde fois, maître, il me semble qu'il existe un métier bien plus vieux que péripatéticienne (voui la racaille 2 France parle bien la France, d'un coup, là) : sage femme.
Que tous les types qui paient pour s'approprier l'espace-temps d'une passe le sexe d'une personne de sexe féminin, n'oublient pas d'où ils sortent, et grâce à qui.
Troisième point maintenant "elle est une forme de sexualité". Certes. Mais une forme aussi contestable que le devoir conjugal et ses affres l'est dans le mariage, maître. Cette sexualité oppressive où des dominants (et ce seraient des dominantes, que je dirais pareil) peuvent "s'offrir" en payant, le droit d'accès au corps d'autrui, moi, ça me révolte.
Toutes les formes de sexualité, pour moi, ne se valent pas, et celles qui consistent en des "échanges économico-sexuels" (de la prostitution au devoir conjugal), pour reprendre le mot de Paola Tabet dans son bouquin si bien intitulé "la grande arnaque", moi, je pense qu'il faut les abolir.
Après, je pense aussi que la stigmatisation des putes (ou des femmes mariées...) n'est pas un moyen légitime, ni approprié, pour y parvenir.
Et là il y a un autre problème : une personne qui fait pute, lorsqu'elle arrête, c'est un tel stigmate, qu'elle va garder cet épisode de sa vie généralement secret, secret comme si elle avait été une criminelle. Une personne qui fait pute, lorsqu'elle continue à faire pute, sa parole c'est de la merde pour les autorités (une pute porte plainte pour viol ? Elle rêve !). Elle est regardée d'un mauvais oeil par les gens dits "normaux", alors même qu'une grande partie d'entre eux trouvent, dans le même temps, son existence nécessaire ... enfin, elle sert d'insulte envers toutes les femmes ("sale pétasse"), et se réveille tous les matins avec cette insulte sur sa tronche : "je vais encore faire la pute aujourd'hui".
Alors je comprends qu'elles en aient leur claque, et revendiquent d'être reconnues comme autre chose que ça, et donc de constituer "un métier".
Sauf que dire que prostituée c'est un métier (jeune ou ancien, qu'importe), c'est aussi transformer par ex les proxénètes en honorables et respectables chefs d'entreprises.
Et pendant qu'on discute de tout ça, Collomb, oui, prend ses arrêtés pour virer les putes des beaux quartiers ... mais qui sont les clients, sinon les mêmes qui ralent auprès de lui pour qu'on "cache ces putes qu'on ne saurait voir" ?
Leur faut-il des maisons closes ?
Pour moi, pute, c'est pour certaines un naufrage de plus, pour d'autres, une voie vers moins pire et une reprise de contrôle sur leur vie (parce que par exemple, il peut y avoir un choix et une négociation dans le fait de "faire payer" un type pour un rapport sexuel, après n'avoir eu ni choix ni négociation possibles en étant victimes de violences sexuelles plus jeune). Dans tous les cas, c'est un moment, plus ou moins long, mais trop souvent indicible et honteux ensuite.
Je précise que ma grand mère a été pute, et qu'elle en avait tellement honte, qu'elle n'en a parlé qu'à la veille de sa mort.
Alors le stigmate, voilà, il fait vraiment du mal.
Mais dire que pute c'est un métier, ça fera vraiment du mal aussi. Pute, c'est une activité qui existe, dans notre société, et la honte elle devrait être du côté de ceux qui sont contents de pouvoir acheter des droits sur un autre être humain.
La prostitution rend impossible l'égalité entre hommes et femmes, de ce point de vue (et qu'on ne vienne pas me parler du contre exemple de la prostitution masculine : les clients sont toujours des dominants, au masculin, là aussi).
Écrit par : la racaille 2 France qu'est solidaire des putes mais veut abolir la prostitution | 25/06/2012
C'est une position défendable, l'abolitionnisme, mais moralement, en réalité c'est une vision simpliste et discutable, que de penser que l'activité sexuelle est différente des autres activités humaines et donc, qu'il s'agit d'un business particulier...
Il y a des femmes consentantes, pour qui c'est bon un job.
Il est quelquefois plus avantageux pour certaines femmes de pratiquer une prostitution (qui ne dit pas toujours son nom), que de continuer à vivre avec un petit salaire, difficile à gagner.
Très certainement, si elles avaient le choix, elles préféreraient gagner de l'argent à ne rien faire : ministre des relations sociales et humaines, présidente d'une organisation financière quelconque...
Il faut vouloir changer le monde, avant de vouloir l'abolitionnisme, s'occuper, peut-être, de supprimer la misère, s'occuper aussi de la sécurité de ces femmes, notamment de celles qui travaillent dans la rue etc.
C'est en définitive, un sujet trop complexe pour moi...
Écrit par : Sicotine | 26/06/2012
Vieux débat aussi ancien que l'activité elle-même...
Je suis d'accord que c'est essentiellement un débat moral ; que les postures répressives ne sont pas très intelligentes...
LEs exemples scandinaves brandis avec tant de hâte ne sont pas très brillants
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/06/25/un-rapport-critique-la-loi-sur-la-penalisation-de-la-prostitution-en-norvege_1724344_3224.html#ens_id=1724007&xtor=RSS-3208
Écrit par : Denis75 | 26/06/2012
H.S : ça dérive à donf dans la belle ville de Lyon
http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/25/l-extreme-droite-radicale-se-met-en-scene-a-lyon_1724004_823448.html
Écrit par : Denis75 | 26/06/2012
Excellente interview d'une personne très compétente
http://www.lyonmag.com/article/41662/abolition-de-la-prostitution-c-est-une-violence-de-dire-ca
Écrit par : gilles | 26/06/2012
le site de l'association Cabiria
http://cabiria.asso.fr/
Écrit par : gilles | 26/06/2012
Je connais Laura (et Cabiria dont elle participe). On discute de temps en temps. Quand on parle chacune de notre côté, on apparaît en franc désaccord - je suis pour abolir la prostitution, elle, s'insurge contre, comme dans l'article de Lyon mag que vous citez et où on trouve sa p'tite photo (la racaille 2 France, puriste, elle, n'est jamais en photo dans le journal, sauf pour y être traitée de racaille et, partant, clouée au pilori ad hoc - quand on est une racaille, faut assumer... ce qui n'enlève rien à la compétence en affaires de rue, tout au contraire. La rue, la racaille, c'est un peu son domaine d'expertise privilégié, voyez. Elle a au moins un équivalent bac+8 en la matière,
Si ce n'est l'HDR...).
Quand on discute ensemble entre nous, c'est différent, et plus compliqué.
Mais comme on n'a pas fini de discuter ensemble entre nous, on continue à apparaître en franc désaccord aux yeux de tous...
Derrière ce désaccord, il y a plein de questions pas simples. Sur ce qu'est un choix, sur ce qu'est une parole libre, sur le mot victime qui est rejeté par des personnes prostituées car c'est en fait aussi un stigmate ("je suis pas prostituée parce que j'ai été victime !", "je ne suis pas une victime !"), sur la transformation des victimes en coupables... etc.
Comme vous avez mis plein d'adresses de sites internet, maître, et que tous soulignent, à juste titre, la nécessité d'écouter les putes au lieu de parler à leur place, je vous propose à mon tour quelques p'tits liens.
Parce qu'il me semble important d'écouter toutes les putes, dans leur diversité et leur pluralité. Et c'est peut-être cela qu'on oublie parfois dans le débat : il n'y a pas "la" parole des prostituées. Il y a "des" paroles de prostituées.
Un jour peut-être, on entendra enfin la polyphonie, et la foire d'empoigne qu'est le débat de militant.e.s féministes qui fantasment sur le sujet (dans un sens ou l'autre), cèdera la place à un vrai débat sur du concret, dans toute sa complexité.
http://membres.multimania.fr/survivantes/
http://raymondviger.wordpress.com/2009/09/24/prostitution-temoignages-de-3-prostituees/
http://www.lacles.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=25&Itemid=16
http://www.madmoizelle.com/se-prostituer-66228
Et enfin :
"J’ai écrit il y a quelques jours mes questionnements concernant justement la liberté de choix. J’ai aussi fait de la prostitution pendant 9 ans. Et ce qui me choque, c’est que ce sont souvent les prostituées qui veulent légaliser la prostitution qu’on entend le plus, parce que les autres, elles ont souvent trop peur, trop honte, pour dire ce qui en est pour vrai. Si à l’époque j’ai cru que c’était un métier comme un autre, il m’arrive de penser que c’était probablement pour me faire avaler la pilule à moi-même et me rendre ça plus acceptable à mes propres yeux. Ça ne fait pas très longtemps même, que j’en ai parlé. Depuis que je suis sortie du milieu, j’en avais jamais reparlé, même aux plus proches de moi, par honte."
ici : http://sisyphe.org/spip.php?article840
Écrit par : racaille 2 France | 26/06/2012
@racaille 2 France
Pas besoin d'etre d'accord avec vous sur tous les points pour vous dire à quel point j'apprécie vos réparties
Écrit par : gilles | 26/06/2012
Si on était d'accord sur tout, ce serait difficile que je trouve des réparties ;-)
Écrit par : racaille 2 France | 27/06/2012
Réponse du terrain
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/07/02/a-lyon-les-prostituees-rejettent-l-abolitionnisme_1727940_3224.html
Écrit par : gilles | 03/07/2012
les prostituées de Lyon, réprimées depuis dix ans par Collomb-belkacem, manifestent contre Belkacem
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Autre-contenu/Breves/Manifestation-des-prostituees-vendredi-6-juillet-a-Lyon
Écrit par : gilles | 06/07/2012
Voici la page facebook de Claudine Dupont
http://fr-fr.facebook.com/claudine.dupont.507
Écrit par : gilles | 28/07/2012
Claudine Dupont, présidente de Perspective, société de conseil financier
http://fr.viadeo.com/fr/profile/claudine.dupont
Écrit par : gilles | 28/07/2012
Claudine Dupont travaille dans les médias, comme chefe monteuse
http://fr.linkedin.com/pub/claudine-dupont/39/4b/584
Écrit par : gilles | 28/07/2012
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/01/repensons-la-prostitution_1754460_3232.html
Écrit par : Denis75 | 02/09/2012
Prise de position intéressante
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/675336-prostituees-pourquoi-tant-de-haine-de-la-part-des-feministes-abolitionnistes.html
Écrit par : Denis75 | 30/10/2012
Comment Najat Vallaud-Belkacem peut-elle se prétendre féministe en restant dans un gouvernement qui harcèle les Roms y compris des enfants de deux ou trois ans, qu'on peut voir, une fois les caravanes détruites, dormir sur le trottoir ?
Les vraies féministes ne privilégient pas systématiquement le bon coté du manche. Elles sont du côté des faibles, les femmes, les enfants, les migrants et les Roms.
C'est horrible que dans les grands partis français les beurs ne puissent avoir des responsabilités que s'ils sont prêts à toutes les compromissions et à tous les reniements. Les seuls qui soient médiatisés, de droite comme de gauche, sont de belles figures de l'arrivisme.
Signé Marianne
Écrit par : Valls maltraite les enfants | 30/10/2012
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