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02/07/2012

Un livre, quatre jours de prison en moins. Combien pour un livre de poésie ?

Il paraît qu’il faut mettre des gens en prison, mais moi je pense surtout qu’il faut les en faire sortir. Dans un pays civilisé, tout détenu à vocation à être libéré, alors le plus tôt est le mieux. prison,brésil,récidive

Eh eh, c’est bon, ne me tapez pas la tête. Je sais que les jugements sont faits pour être exécutés, et que si la Justice est inséparable de la balance, on lui colle aussi une épée, non pas pour ouvrir le courrier, mais pour trancher. Donc les magistrats appliquent la loi, et comme la loi a prévu la prison, ils ne doivent pas se défiler.

Ouaip,... mais je relativise. A mon humble avis, ce qui compte surtout c’est que les faits soient jugés, et avec la maestria qui va avec la grande justice, pour que toute la société bénéfice de la lumière des juges. La justice s’adresse un peu au condamné, mais surtout à ceux qui seraient tentés de croire que c’est mieux sans la loi.

Ceci dit, personne n’est dupe. Regardez les peintres : ils nous offrent une magnifique série d’allégories de la justice, mais pas une seule de la prison. Il faut respecter les artistes, car nous savons grâce à Dostoïevski que c'est la beauté qui sauvera le monde. Aussi, soyons clair : s’il n’y a pas d’allégorie de la prison, c’est que l’enfermement ne conduit à rien. Seule compte le jour de la sortie, qu’il faut préparer comme les grandes retrouvailles avec la société.

La peine est déterminée par loi, et le juge soit viser entre les clous. Mais la marge légale est énorme, et au regard de l’intérêt que présente la prison, je préfère en rester à soliloquer in peto... Je ne m’aventure pas sur ce terrain, car je serai un si mauvais juge que je ne peux infliger çà à personne. prison,brésil,récidive

Quand même,... Prenons par exemple l’ex-préfète de Lozère, condamnée pour avoir embarqué chez elle du mobilier public d’une valeur de 14 000 €, biens depuis restitués, et qui était jugée la semaine dernière par la cour d’appel de Nîmes : à 58 ans, elle est radiée des cadres, avec une carrière cassée, la notoriété en brasse coulée. Et la Cour lui colle, outre 40 000 € d’amende, trois ans de prison dont deux avec sursis. Donc un an ferme. Tout ceci est parfaitement légal, car autorisé par le Code pénal, mais j’invite chacun à se poser la question : qu’est-ce que la société gagne avec ce « un an ferme ». Là dessus, je me la ferme, mais je laisse la question ouverte.

Notre devoir est de défendre en toute situation la liberté de la personne, car être humain c’est être libre, et il faut donner un coup de main à celui qui est dans la panade. C’est le marqueur juridique rappelant que nous avons un cerveau entre les oreilles. Le seul problème de quiconque côtoie un détenu, c’est de le sortir le plus tôt possible, ce qui veut dire de préparer la sortie.

Notre excellente, adorée et géniale sinistre de la justice, qui visiblement a choisi de garder toutes les lois pourries de Sarko, vient de revendiquer 6 000 places de plus en prison. A 7 000, tu es une crapule de Droite, préparant une piste d’atterrissage pour Le Pen ; à 6 000, tu es généreux et soucieux des équilibres sociaux. Elle est pas belle la vie de sinistre de la Gauche molle ?   prison,brésil,récidive

La seule chose qui compte, c’est de faire que les détenus restent le moins longtemps possible en prison, tellement c’est perdu pour tout le monde. Si vous n’êtes pas convaincu, inscrivez-vous comme visiteur de prison. Et je vous interiouve à la sortie.

En fait, tout çà, c’est pour vous parler de l’excellent Brésil, connu dans le monde entier comme étant le pays de coeur d’Adriana.

On compte là-bas, 470 000 prisonniers,  ce qui est too much, et les prisons, c’est le big bazar. Mais l’excellent gouvernement de Dilma Rousseff, parmi tant d’initiatives, vient de proposer pour les prisons fédérales une idée qui devrait se généraliser.

Chaque détenu obtient le droit de présenter une fois par mois une fiche de lecture d’un livre, et un jury décide ensuite, si le travail est sérieux, d’accorder quatre jours de remise de peine. Au rythme de douze 12 livres par an, le système peut accorder 48 jours de liberté.  C’est le programme Rembolso a través de la lectura, la rédemption par la lecture.

Un livre lu, librement choisi, une fiche de lecture, et quatre jours de liberté, c’est une mesure vertueuse. On connait le système des remises de peines pour suivi d’études, mais là, pour la simple lecture, je trouve çà classe.prison,brésil,récidive

Pour mes amies et mes amis détenus, voici une première trousse d’urgence : L'Astragale, d’Albertine Sarrazin; Cinquante lettres du Marquis de Sade à sa femme ; Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo ; Le Comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas ; Journal et lettres de prison (1941-1942), de Boris Vildé ; Lettres de prison (1926-1934), d'Antonio Gramsci ; Un long chemin vers la liberté, de Nelson Mandela ;   Lettres de prison, d’Otto Muehl ; Blood in my eyes, de George Jackson,

Mais il reste deux injustices dans cette loi.

D’abord, les blogs ne sont pas pris en compte, ce qui est un scandale absolu.

Ensuite, il n’est pas prévu de tarif spécial pour les livres de poésie. Or, il est bien évident que la situation du détenu qui a rédigé de bonnes fiches de lectures sur Capitale de la Douleur d’Eluard, Que la blessure se ferme de Tahar Ben Jelloun, Une saison en enfer de Arthur Rimbault, Les poèmes (1836-1846) d’Emily Brontë, Poèmes pour un texte d’Andrée Chedid,  J'avoue que j'ai vécu de Pablo Neruda ou Au dernier soir sur cette terre de Mahmoud Darwich, mérite d’être examinée sous l’angle de la libération immédiate, sous réserve du versement d’une caution littéraire, cela va de soi. 

 

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Commentaires

Merci pour ce billet, c'est de l'info et c'est ce type d'info qu'il faut faire circuler.

Le genre humain est capable de créations et découvertes époustouflantes d'un coté et en reste à des pratiques obscurantistes par ailleurs. Comme la prison qui répond au besoin de mise à l'écart, mais aucunement à celui de remise en selle.
Alors cette initiative me plait, une bonne idée pas chère qui ne peut faire que du bien à tous.

Et j'aime les livres, alors je mettrais pèle mêle dans une liste pour ne pas s'ennuyer, s'informer, réfléchir et rêver :
Ken Kesey / Vol au dessus d'un nid de coucou,
Diderot / les bijoux indiscrets,
Donald Westlake / Kahawa,
Greg Egan / l'énigme de l'univers
Georges Bataille / Eros et thanatos
Hennig Mankel / la lionne blanche
Alice Ferney / Grâce et dénuement
Russel Banks / American Darling
Amin Maalouf / Les croisades vues par les arabes
Patrick Süskind / le Parfum
Céline / Le pont de Londres
William Gibson / Neuromancien
Georges Orwell / hommage à la catalogne
...

Écrit par : yesroll | 02/07/2012

Les premiers livres qui ont marqué mon enfance sont l'Illiade & l'Odyssée. Ce serait bien d'adapter ce système en France , mais c'est mal barré avec notre école qui n'arrive plus à alphabétiser les enfants.

Écrit par : Mathaf Hacker | 02/07/2012

"La seule chose qui compte, c’est de faire que les détenus restent le moins longtemps possible en prison, tellement c’est perdu pour tout le monde." (Gilles)

C'est pas un peu trop angélique..?

Il y a certains crimes et certains profils qui nécessitent une mise à l'écart longue.

Le plus important est de viser la réinsertion des détenus. Mais ce n'est jamais un but poursuivi dans les faits par les Etats qui considèrent la peine comme une période de rédemption voire la prison comme un purgatoire.
L'idée des livres est pas mal. Les études bien sûr, le travail psychologique. J'avais vu un documentaire français sur une prison-village expérimentale dans laquelle les détenus étaient enfermés mais vivaient en société pour une réhabilitation (travail, éducation, repos, loisirs, vie sociale etc.).

Écrit par : Denis75 | 02/07/2012

Bonjour,

"...qu’est-ce que la société gagne avec ce « un an ferme »": la réponse est me foi simple. Quand la vie, le travail, la chance, etc... vous permet d'occuper de hautes responsabilités, vous n'avez qu'un devoir, en dehors de bien faire votre travail, c'est d'être exemplaire. Ça peut paraître naïf mais c'est ainsi. Ce n'est pas toujours facile d'être une sorte de clef de voute du pacte social mais si on refuse d'assumer ce rôle, on ne prend pas la charge. Sinon, privilégions l'anarchie totale. Que cette personne ait rendu le mobilier "emprunté" n'y change rien. C'est comme les personnalités politiques pris la main dans le sac qui jurent toutes, la main sur le cœur que, s'ils ont failli, c'était pour la bonne cause et qu'il n'y a pas eu "d'enrichissement personnel". Je pouffe poliment même si je sais pertinemment que, plus c'est gros, plus ça passe. La notion d'éthique ne doit pas rester un mot vide de sens si on veut que notre société aille mieux.
Pour autant, je suis également convaincu que la prison est bien loin d'être la panacée que d'aucuns se prêtent à croire. D'ailleurs, comme dit le proverbe "Qui trop embrasse, mal étreint" et lorsque le caractère dissuasif de la sanction disparaît, cette dernière a de moins en moins de raison d'être si on la considère du strict point de vue d'une forme de rédemption sociale. Ou alors, il nous faut considérer la prison comme le simple et unique bouclier sociétal!

Pour finir, ma petite liste de livre à moi pour rêver et s'évader:
- le cycle "Le trône de fer " de Georges Martin (J'ai lu),
- "Grandoria" de Dominique Raymond Poirier (http://www.tupeuxcourir.com/anti-utopies-dystopies/dominique-raymond-poirier-grandoria/)
- "L'échiquier du mal" de Dan Simmons (Folio),
- "Histoire de France" de Jacques Bainville (Texto),
- Les romans de John Irving,
- "Sous le règne de Bone" de Russell Banks (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sous_le_règne_de_Bone),
- "Les aventures de Nestor Burma" de Léo Malet (collection Bouquins).

« Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade. » Julien Green

Bonne journée

Écrit par : H. | 02/07/2012

Bonjour Gilles,
Merci pour m'apprendre sur mon pays d'origine. :)
C'est une très, très belle initiative. Je ne la connaissais pas.
c'est vrai que C'est une initiative a l'hauteur de Dilma, une femme que j'ai appris a l'admirer. Elle a été torturée horriblement pendant la dictature et pourtant , cela ne la pas détruit, la fait plus forte et une grande femme.

Je connais une autre initiative intéressante,
Un jour de moins si on pédale un vélo qui charge une batterie.
Du coup tous se sont mis au vélo, au sport et adieu la déprime.

http://g1.globo.com/jornal-nacional/noticia/2012/06/detentos-pedalam-para-produzir-energia-eletrica-em-presidio-em-mg.html

La batterie sert a illuminer une place et une avenue.


Voila une autre initiative très belle, celle la vient d'Inde :
http://www.lepoint.fr/societe/cures-d-humilite-dans-les-bidonvilles-pour-des-etudiants-30-06-2012-1479486_23.php


ps: j'ai trois pays de coeur: France,Brésil et Pérou 
Et une énorme place aussi dans mon coeur pour le reste de la planète. :)

Écrit par : Adriana | 02/07/2012

C très beau en théorie, mais il existe des gens qu'on préfère voir garder "à l'ombre"!
En Belgique par exemple, Ste Michèle martin essaie encore de "se sortir de là où est sa place". Compte tenu de ce qui s'est passé d'indicible et du niveau de "manque de franchise" qui l'a caractérise, qui va sérieusement admettre qu'elle sorte un jour?
Moi, je n'ai AUCUNE confiance en elle. Les belles idées, ça va, mais la sécurité de nos jeunes filles, ça compte un peu plus...
D'autre part, attention! Si elle sortait, ce sera la révolution en Belgique. Son affaire a là-bas fait de nombreux dégâts, que ceux qui n'ont pas vécu en Belgique ne peuvent (peut-être) pas comprendre.
D'autre part revenons en "pays.fr", vous souhaitez voir Emile Louis se balader dehors vous?
(déjà, que personne de la clique judiciaire à Auxerre n'ait pas été sanctionné, C un peu fort de café tout de même!)
L'indulgence souvent légitime envers le coupable devenu victime à son tour en se faisant chopper et en étant condamné est une chose.
Le laisser aller envers des personnages dangereux, les délinquant "cols blancs" par exemple, en est une autre, trop courante.
(surtout avec le nombre de pingouins emprisonnés alors que leur place est dehors, et inversement!)

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 02/07/2012

La prison est une communauté ou les règles de l'administration sont le cache sexe,de la loi des caids ... Ces règles s'imposent a tous avec la complicité plus ou moins permissive ,d'une large part des gardiens...Comment réinsérer des gens qui ont des codes et attitudes asociales forgées et bien ancrées,dés le plus jeunes ages? Mission impossible,même avec de grands moyens ,il reste une frange importante de cette population carcérale qui ne rejoindra jamais le "vivre ensemble" de la population ..Il suffit de voir ce qui se passe ailleurs que dans nos prisons hexagonales...peut mieux faire c'est certain,mais il faudrait faire le choix de sauver ceux qui peuvent l’être des incurables Comme au nom de l'humanisme,il n'est pas questions de faire ce choix ni même de l'évoquer tout le monde dans le même panier et la loi de la jungle pour tous C'est pas l’égalité encore moins la fraternité,c'est la privation de liberté égalitariste,au nom d'une pseudo justice humaniste

Écrit par : antimythe | 02/07/2012

C'est vraiment triste de voir que l'art est le moyen directe de pénétrer la prison !
Je vous remercie pour cet article...

Écrit par : Presse marocaine | 02/07/2012

Sur la terre, tantôt sable, tantôt savane,
L'un à l'autre liés en longue caravane,
Echangeant leur pensée en confuses rumeurs,
Emmenant avec eux les lois, les faits, les mœurs,
Les esprits, voyageurs éternels, sont en marche.
L'un porte le drapeau, les autres portent l'arche ;
Ce saint voyage a nom Progrès. De temps en temps,
Ils s'arrêtent, rêveurs, attentifs, haletants,
Puis repartent. En route ! ils s'appellent, ils s'aident,
Ils vont ! Les horizons aux horizons succèdent,
Les plateaux aux plateaux, les sommets aux sommets.
On avance toujours, on n'arrive jamais.
Victor Hugo — Les Châtiments

Écrit par : yesroll | 02/07/2012

Antimythe,

Et pour les "incurables", on les garde en prison à perpétuité ?

Comment savez-vous qu'ils sont incurables alors que rien n'a été, rien n'est fait pour véritablement les réinsérer ???

Écrit par : Denis75 | 02/07/2012

Denis
Je n'ai pas l'expertise pour déterminer qui,comment etc ...et je vous renvoi la question pensez vous qu'il y ait des gens socialement incurables ?
Ce présupposé ,n'existe déjà pas dans la problématique de la gestion de l’insertion (écarté car politiquement incorrecte) contrairement aux pays anglo saxons ou du nord

Écrit par : antimythe | 03/07/2012

Cela dit, l'idée de l’excellent gouvernement de Dilma Rousseff est à étudier, mais ici en pays d'Europe, on est fort loin de la dynamique de redressement actuellement en cours en Amérique du Sud!
Lula a laissé derrière lui pour Dilma Rousseff, (malgré toutes les insuffisances qui furent aussi remarquées) une diminution estimée de la pauvreté dans son pays, de 25%. Même si ce chiffre est un peu "gonflé" (et C bien possible), qui en Europe peut se venter du dixième de ce bilan?
Dans aucun pays d'Europe c'est arrivé depuis les années 1960. C dire que nous avons un réel problème et que nous (pas moi) persistons dans l'acceptation d'une façon de gouverner l'économie qui est rien de moins que criminelle, C Joseph Stiglitz qui le dit.
Les rapports de causes à effets sont oubliés! C dire que si nous continuons à laisser aire les entreprises tout ce qu'elles veulent, on va continuer à s'enfoncer.
Pour les délinquants et criminels de Droit Commun, je suis pour l'initiative citée sur cette page.
Pour les pourris supporters ou complices du néolibéralisme, qu'ils ne sortent plus!
Les faits sont là, rien à envier aux grands criminels sur lesquels le jugement fait peu polémique.

Écrit par : Thierry Bressol R/O | 03/07/2012

Quand on parle de l'employée de préfecture et de sa punition ,que devons nous prévoir pour les ministres qui ont vidés leur bureau ,en quitant le bateau ,la prison a vie ???? Mais , de toutes façons ,je vous remercie et félicite pour votre article . Salutations .

Écrit par : jcé | 03/07/2012

Quand on parle de l'employée de préfecture et de sa punition ,que devons nous prévoir pour les ministres qui ont vidés leur bureau ,en quitant le bateau ,la prison a vie ???? Mais , de toutes façons ,je vous remercie et félicite pour votre article . Salutations .

Écrit par : jcé | 03/07/2012

quel rapport entre faire une fiche de lecture et avoir quelques jours de remise de peine?

il faudrait m'expliquer

Écrit par : valou | 03/07/2012

puisqu' il s'agit du Brésil, je vais indiquer quelques livres aussi pour le trousseau.

josé Lins do Rego 
Il a fait un magnifique portrait de la région du nord-est brésilien pendant le cycle de la cane a sucre.

Menino de engenho 
Riacho Doce ( très belle histoire d'amour interdit sous fond d'exploration de pétrole et superstitions).

Et tous les livre cités 
http://www.universalis.fr/encyclopedie/jose-lins-do-rego/ 

Graciliano Ramos
http://www.universalis.fr/encyclopedie/graciliano-ramos/

Vidas Secas ( Un classique sur la sécheresse et les gens qui partent pour ne pas mourrir)

Sao Bernardo ( histoire d'amour d'un homme jaloux, macho et dominateur. je suis sure que Gilles va aimer celui-la :)

mémorias do carcere ( dénonciation de la dictature).

Portaits de femmes brésiliennes:

mémorial de Maria Moura  (Rachel de Queiroz ) en Français : Maria Moura

Tout destinait Maria Moura à devenir la maîtresse d'un grand domaine, pourtant, à la tête d'une bande d'hommes armés elle rançonne les voyageurs sur les routes du sertão brésilien et utilise tous les moyens pour prendre le pouvoir et assurer sa liberté. Manipulatrice, elle dresse les hommes les uns contre les autres dans des batailles rangées ou dans des actions plus discrètes qui lui permettent d'éliminer quelque amant gênant.


Luciola ( histoire d'une courtisane en 1800) Jose de Alencar 

Iracema ( histoire d'amour entre un portugais et une indienne). 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Martiniano_de_Alencar

Jorge Amado: Cabriela Cravo e Canela , Capitães de Areia

lygia Fagundes Telles : Ciranda  de Pedra 

Et les brésiliens de coeur,

Jean Christophe Rufin : Rouge Brésil.

Vargas Llosa
La  guerre de la fin du monde

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Guerre_de_la_fin_du_monde

Écrit par : Adriana | 04/07/2012

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