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  • Le grand message des Clarisses de Malonne

    Michelle Martin, l’ex-de Marc Dutroux, était en cette année 2012 libérable au titre de la libération conditionnelle. Les Sœurs Clarisses du Couvent de Malonne, près de Namur, ont su se placer dans une démarche de compréhension de cette femme criminelle, et faisant face aux bruyantes hostilités, elles ont accepté d’ouvrir leur porte à la condamnée, pour lui redonner une place dans la société. Un grand message.

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    Le jugement : complicité de crime, trente ans

    Michelle Martin, alors institutrice, a été arrêtée pendant l'été 1996, en même temps que Marc Dutroux, dont elle était l’épouse. L’affaire, bien connue, ce sont six jeunes filles séquestrées et violées en 1995 et 1996. Quatre en sont mortes, dont deux de faim après avoir été emmurées dans la cave de la maison du couple. Marc Dutroux a été reconnu coupable pour l’ensemble des faits et condamné à perpétuité, et Michelle Martin à trente ans de prison, notamment pour complicité dans l'assassinat de Melissa Russo et Julie Lejeune, mortes de faim.

    Le divorce entre eux deux a été prononcé en 2003.

    La libération conditionnelle

    Ce mois d’août, Michelle Marin, âgée de 52 ans, qui avait dépassé mi-peine – 16 ans sur 30 –  a demandé, conformément à la loi, de bénéficier d’une libération conditionnelle car elle présentait un projet sérieux de réinsertion.

    En prison, elle est devenue pieuse. Les contacts se sont créés avec les Sœurs Clarisses, et un projet de réinsertion a été mis au point.

    Le projet est très encadré :

    -          Michelle Martin, qui n’intègre pas la communauté, y résidera et doit le justifier ;

    -          elle doit participer aux tâches communes comme l'entretien du potager ou la cuisine ;  

    -          elle peut sortir du couvent, mais elle a interdiction de se rendre dans les deux régions où elle a vécu avec son ex-mari ;

    -          elle doit répondre à toute convocation de la justice ;

    -          elle doit poursuivre la thérapie entamée en prison ;

    -          elle ne peut établir de contacts avec les médias ;

    -          elle est obligée d’indemniser ses victimes.

    Tout manquement est susceptible de conduire à la réincarcération.

    Le 31 juillet, le Tribunal d'application des peines de Mons a octroyé cette libération conditionnelle,  les conditions légales étant remplies. L’avocat des victimes, Georges-Henri Beauthier, manifestement dépassé par les évènements, a saisi la Cour de cassation, pour recevoir dans les jours qui ont suivi un arrêt d’irrecevabilité.

    Michelle Martin a alors pu quitter la prison de Berkendael à Bruxelles, pour rejoindre le couvent. La vie se poursuit.

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    Haro contre les juges… (qui appliquent la loi)

    Les critiques fusent de tout part contre ces juges laxistes, ce qui, objectivement, n’est pas très original, et alors que les juges n’ont fait qu’appliquer la loi. Air connu.

    Du coté de la haine et de la perdition, voici un reportage de L’Avenir

    http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=XY58Xor351s

    Un autre de BFM lors de l’annonce de la décision de justice :

    http://www.youtube.com/watch?v=Qs-z_8XLldw

    Et un autre d’I-Télé, repris par Le Figaro, pour l’arrivée de Michelle Martin au couvent :

    http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/29/01003-20120829ARTFIG00394-les-belges-hurlent-leur-haine-a-michelle-martin.php

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    Le grand message des Sœurs

    Sœur Christine, l’abbesse du couvent a expliqué : « Madame Martin est un être humain capable, comme pour nous tous, du pire et du meilleur. Nous croyons donc que tabler sur le meilleur d'elle-même n'est pas de l'inconscience de notre part ».

    La hiérarchie catholique, par la voix de l’Evêque de Liège, Monseigneur Aloys Jousten, a soutenu cette démarche : « Un être humain reste un être humain », et il  a salué « le témoignage de miséricorde » transmis par les Sœurs.

    Philippe Portier, historien et sociologue des religions, rappelle que les sources sont profondes : « Cette tradition d’hospitalité est profondément inscrite dans l’ADN monastique. Conformément à la règle de saint Benoît, l’hôte doit être reçu comme s’il était le Christ, surtout s’il s’agit d’un exclu de la société civile. À cela s’ajoute la notion de miséricorde, essentielle aux yeux de l’Église : celui qui a fauté doit être objet de compassion. S’il est en règle vis-à-vis de la justice des hommes, bien sûr ».

    Dans la population, les soutiens sont nombreux, comme le montre ce reportage de Canal C :

    http://www.canalc.be/index.php?option=com_content&view=article&id=100002164&Itemid=75

    Surtout, je souhaite vous livrer cette magnifique lettre que Joël Van Cauter, philosophe et économiste, dont la femme a été assassinée voici 20 ans, a adressé aux Clarisses.

    « Que le fleuve aille à la mer

    « Mesdames,

    « Ce mot pour vous faire part d’affection, de compréhension et d’encouragement.

    « La décision d’accueillir Michelle Martin est la vôtre.

    « Elle est cohérente avec votre engagement spirituel et humain.

    « Les réactions auxquelles vous devez faire face sont, je crois, aussi déraisonnables et myopes que l’était, en son temps, la vague blanche.

    « Philosophe, père de trois enfants, originaire de la campagne hesbignonne, vivant en Inde depuis plusieurs années, je suis agnostique.

    « Je crois que l’Eglise catholique romaine est, comme l’histoire le montre, une machine de pouvoir qui a plus souvent été du côté des puissants que des misérables.

    « Je crois que l’Eglise, en particulier en Belgique, a des positions souvent rétrogrades, fermées et imbéciles, notamment sur les questions de mœurs. La manière dont elle "gère" aujourd’hui en son sein les questions de pédophilie me paraît affligeante et indigne.

    « Je ne suis donc pas grand buveur d’eau bénite.

    « Pourtant.

    « Il y a près de 20 ans, ma première femme a été assassinée. Je n’ai jamais pardonné à l’assassin. Je ne compte pas le faire. Mais si je ne lui pardonne pas à titre personnel, je ne crois pas qu’un être qui a tué puisse être réduit à un seul de ses gestes, même si ce geste relève du pire.

    « Au contraire, je crois que celui qui a fait mal doit pouvoir grandir, par la confrontation au négatif qu’il a incarné, engendré, à un moment.

    « Je crois que l’assassin est ainsi confronté au même mouvement que les proches de la victime, victimes elles-mêmes. On parlera de rédemption d’un côté, de deuil de l’autre. Ce ne sont que des mots. Figés, ils ne disent pas le cheminement, le tâtonnement, l’incertain, le doute. Ils ne disent pas la douleur. Ils ne disent pas assez le murissement, ce fruit de la vie qui peut être belle et bonne, malgré tout.

    « Refuser la libération conditionnelle, que la loi autorise à certaines conditions, c’est maintenir le coupable et la victime enfermés dans un même passé. Permettre à un prisonnier qui en a le droit de quitter une prison, c’est permettre que le fleuve aille à la mer.

    « Mesdames, je ne vous connais pas.

    « Il est probable que nous ne partagions pas les mêmes idées, peut-être pas toutes les mêmes valeurs.

    « J’ai néanmoins la conviction, comme homme et comme citoyen, qu’il faut que des personnes telles que vous jouent le rôle d’accueil que vous vous apprêtez à jouer, si la Cour de Cassation le permet.

    « Tenez bon ».

    A la communauté de Clarisses, à Joël Van Cauter, un immense merci.

  • Roms : La honte de la Gauche

    258742_3457302.jpgHier, quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU ont dénoncé la politique de la France vis-à-vis des Roms. François Hollande viole le droit, insulte la solidarité et bafoue la morale. Au lieu de combattre la pauvreté, il combat les pauvres.

    Pour mesurer la déliquescence de la Gauche, on peut lire dans le Nouvel Obs du 16 août l’éditorial de Joffrin Laurent, le prétentieux infini. Cet édito s’appelait « Roms : la gauche ne peut continuer à se draper dans l'indignation ». En voici la péroraison : « Quant à la gauche française, elle ne peut continuer à se draper dans l'indignation irresponsable pour traiter de ces questions d'immigration complexes et brûlantes. Les associations jouent leur rôle en défendant, ici et maintenant, ces nouveaux damnés de la terre. Elles ne sauraient inspirer à elles seules une politique d'Etat qui doit prendre en compte, par définition, tous les intérêts en cause et assurer le respect de la loi. C'est la logique de la République, qui est égalitaire et humaine. Mais ferme ».

    Ferme ? ... Ferme la plutôt, quand c’est pour déblatérer des salades pareilles.

    La réponse est venue hier des rapporteurs spéciaux de l'ONU. Ces gens ne sont pas les militants de ces assos’ trop remuantes pour plaire aux annonceurs du Nouvel Obs. Ce sont des experts, nommés par des votes au sein de l’ONU, qui travaillent avec des services expérimentés et ont compétence sur le monde entier.

    Ils ont estimé la situation française assez grave pour publier une dénonciation regroupant les quatre rapporteurs concernés : minorités, migrants, logement et racisme.9782757821237.jpg

    François Crépeau, rapporteur spécial sur les droits des migrants 

    « La France doit s'assurer que sa politique de démantèlement de camps de Roms et d'expulsion de migrants n'est pas en contravention avec les règlements internationaux. Les évictions continuent et menacent de mettre des familles dans des situations de grande vulnérabilité. Le but ultime semble être l'expulsion des communautés de migrants Roms de France. Or, les expulsions collectives sont interdites par le droit international et tout rapatriement doit être volontaire -conformément aux critères internationaux- et se fonder sur des évaluations individuelles et un contrôle indépendant ».

    Rita Izsak, rapporteure sur la question des minorités.

    « Les Roms sont des citoyens européens et la minorité la plus marginalisée d'Europe. Il est regrettable de constater qu'ils ne bénéficient pas toujours du même droit de liberté de circulation et d'installation et continuent à souffrir d'un traitement discriminatoire. Ces informations sont préoccupantes, en particulier parce que ce n'est pas la première fois que les Roms sont collectivement expulsés de France. Les Roms sont des citoyens de l'Union Européenne, et la minorité la plus marginalisée d'Europe. De façon regrettable, ces actes démontrent que les Roms ne jouissent pas toujours des mêmes libertés de circulation et d'établissement et continuent de subir des traitements discriminatoires ».

    Raquel Rolnik, rapporteure sur le droit au logement

    136572_2699193.jpg« Les évictions forcées ne sont pas une réponse appropriée, des solutions alternatives conformes aux normes de droits de l'homme doivent être recherchées. Des mesures contraignantes de protection, y compris la mise à disposition d'alternatives pour se loger décemment, doivent être mises en place pour assurer que les individus, en particulier les femmes, les enfants et les personnes handicapées, ne se retrouvent pas sans abris ou plus vulnérables. Très peu d'efforts visibles soit faits pour trouver des solutions alternatives, comme l'amélioration des conditions de logement de ces communautés ».

    Mutuma Ruteere, rapporteur sur le racisme

    « Ces évictions et expulsions alimentent inévitablement le climat d'hostilité déjà préoccupant à l'égard des Roms en France ».

    Les experts dénoncent aussi la grosse manip’ de Hollande et Valls. On vire les familles au petit matin, sans solution alternative, et on leur offre une prime de quelques centaines d’euros pour monter dans l’avion, ce pour que Joffrin puisse dire que ce sont des départs volontaires et pas une expulsion collective. Les experts de l’ONU dénoncent cette mascarade, alors que ces familles jetées à la rue « n’ont pas d’autre choix que partir ».

    François Hollande s’installe dans le sillon creusé par Nicolas Sarkozy pour dézinguer les pauvres et les stigmatiser comme les ennemis de la France. Président sans honneur qui se couche devant les banques et se dresse contre les pauvres… Président sans mémoire qui revendique le droit d'inventaire sur Mitterrand... Mitterrand n'aurait jamais permis çà.

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  • Cumul des mandats : Martine obligée de rempiler ?

    Comme les universités d’été de La Rochelle étaient chiantes à mourir, Rebsamen a décidé de relancer le congrès du PS, qui se tiendra du 26 au 28 octobre à Toulouse.  

    A La Rochelle, Martine s’est faite ovationner en rappelant l’engagement du PS et du lidermou de la Gochmole (le 48e de ses 60 vénérés engagements), à savoir imposer au PS la fin du cumul des mandats et faire voter rapidement une loi en ce sens, pour contraindre l’UMP.

    ps,gochmole

    Hier, la première secrétaire a adressé une lettre aux députés et aux sénateurs leur demandant de démissionner de leur mandat d’exécutif local dans le courant du mois de septembre, au nom de l’exemplarité, Martine sachant combien le mandat unique fait des cartons dans les sondages d’opinion.

    Point d’histoire qui a son importance. Installée à la mairie de Lille par Mauroy, Martine avait cherché une bonne circonscription pour être élue député, mais Hollande, alors premier secrétaire du PS, n’avait rien fait, lui laissant la plus défavorable des circonscriptions, où Martine avait été humiliée (larmes à l’appui), battue par un gamin de l’UMP. Donc, à ne pas oublier : c’est François qui a condamné Martine au non cumul. Fin du point d’histoire.

    « Va te faire voir » a aussitôt répondu Rebsamen (Texte d’origine : « Le non-cumul des mandats? Pas pour moi »). On se doute que si Rebsamen, président du groupe PS au Sénat, se lance dans cette provocation, c’est que toutes les conséquences ont été bien étudiées et qu’il a le soutien du groupe. Problème : difficile de faire voter une loi sans le groupe PS du Sénat.

    Les grands élus soc’, à la tête de leur cohorte des « élus apparatchiks salariés » qui sont la vraie armature du PS, ont tous été écartés du gouvernement et depuis la vie réelle des villes, ils ont vite compris où va conduire à la politique désorientée du lidermou de la Gochmole : une raclée aux municipales de 2014. Les maires savent qu’avec moins de 1% de croissance en 2013, les chiffres du chômage – le véritable vecteur des votes – seront très mauvais et qu’il faut prévoir une dégelée électorale.

    Alors, ils blindent.

    ps,gochmole

    En défiant Aubry, Rebsamen lui impose d’être candidate à sa succession, car « toutes les conditions ne seront pas réunies » pour lâcher la fonction de premier secrétaire. Les deux repris de justice – Désir et Cambadélis – perdent de justesse le poste qu’ils convoitaient. Rebsamen ne sera pas candidat et, en façade, vil a jouer à fond l’unité du parti.

    Rebsamen, qui cumule les fonctions de maire de Dijon, de sénateur, de président du groupe socialiste au Sénat et de grand vénérable chosemuche chez Les Frères La Gratouille, avait candidaté pour être ministre de l’Intérieur, puis pour être premier secrétaire du PS. Sur les deux coups, il s’était fait bloquer par son grand ami Hollande, qui a préféré nommer sur les postes stratégiques ses ennemis intimes en pensant mieux les contrôler. Ah, ah, ah…

    Nous allons donc avoir Martine qui rempile, Hollande montrant qu’il ne contrôle rien du PS et qui sera dès la fin du congrès de Toulouse un René Coty, une raclée annoncée aux municipales de 2014, et les choses sérieuses qui commenceront alors : Martine vs. Nicolas.

    Ce soir, se tient un bureau national du PS qui débattra du cumul des mandats, et je vois mal Rebsamen présenter des excuses et dire qu’il a parlé pour ne rien dire.

    ps,gochmole

    En exclusivité pour le blog : L'affiche du congrès PS de Toulouse

  • Corée du Sud : La Cour suprême indemnise les militants communistes persécutés

    Les militants communistes de Corée du Sud des années 1950 viennent d’obtenir un arrêt de la Cour Suprême reconnaissant leur statut de victimes de crimes, et leur droit à indemnisation.

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    La Cour Suprême de Corée

    Peu de pays comme les deux Corées portent, et au jour le jour, le poids de l’histoire.

    Allemagne de l’Ouest et Allemagne de l’Est, c’est fini. Vietnam du Nord et Vietnam du Sud aussi. Reste la Corée, barrée par le 38° parallèle, et coupée en deux.  Mais comment se fait-il que ce pays, façonné par 8 000 ans de civilisation commune, se trouve ainsi cassé par l'histoire, brisant son histoire, sa société, ses familles…

    Avant d’aller plus loin, je dois vous dire que je suis (une fois de plus) totalement partial. Je suis tombé sous le charme de la Corée du Sud et de sa société (pas d’accès à la Corée du Nord). Je vous recommande le voyage. Vous oublierez vite les seize heures de vol. Le premier emballement est pour la qualité de l’instant présent assuré aux visiteurs, et très très vite, vous découvrirez la puissance de cette vie. On part en Corée en pensant à la société vibrionnante dont les firmes ont conquis le monde, et on trouve, et si près de villes, la plus délicieuse des natures.

    Voilà.

    Bien sûr, il n’y a, historiquement, qu’une seule Corée. Retrouvera-t-elle son unité ? Ne serait-ce que pour les familles cassées, il faut le souhaiter.

    La si ancienne Corée a été colonisée par le Japon au début du XX° siècle, le Japon, comme tout colonisateur qui se respecte, ne cherchant que la position stratégique - une place de rêve sur le continent asiatique - et le pillage des richesses.  

    Lors du Traité de Yalta, les US de Roosevelt et l’URSS de Staline avaient décidé de libérer la Corée en virant le Japon, le grand loser de l'époque, l’un s’occupant du Sud, et l’autre du Nord. Ce qui a été fait.

    Mais pour faire quoi ensuite ? De belles élections pour l’autodétermination ? Un film… et le nouveau malheur des Coréens.  

    Les deux compères de Yalta sont vite devenus ennemis et le peuple coréen, qui ne demandait rien de cela, a été projeté dans cette « Guerre Froide », qui pour eux était brûlante. En 1950, le Nord (URSS et Chine) a attaqué le Sud, en l'envahissant, et le Sud (US) a répliqué pour ramener les troupes sur le 38° parallèle. Depuis la situation est bloquée.

    Pendant cette guerre, les militants communistes du Sud ont été persécutés. Les autorités de Séoul cherchent enfin à y voir plus clair. En 2008, le président sud-coréen alors en fonction, Roh Moo-Hyun, avait présenté les excuses officielles de l’Etat pour les victimes de la « grande tragédie dans l'histoire moderne de la nation ». En 2009, un rapport établi à la demande du gouvernement a confirmé ce plan de combat des patriotes sud-coréens communistes, donnant les chiffres de 5 000 morts, dont 400 ont été exécutés pour l'exemple en 1950 à Ochang.

    Sur la base de cette documentation, les familles de 400 victimes ont engagé un recours pour faire reconnaitre la responsabilité de l’Etat et faire condamner l’Etat à verser des dommages et intérêts.

    Le gouvernement faisait par de toute sa compensation… mais avait conclu à la prescription.

    Pour la Cour Suprême qui s’est prononcée ce 27 août, « l’argumentaire du gouvernement concernant le délai de prescription constitue un abus de droit et s'oppose au principe de bonne foi ».

    L'Etat sud-coréen est condamné à verser 28.120 euros aux plaignants.

     

     

    Séoul ... 

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    Prenez le large ...

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    ... et allez sur l'île de Jéju

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  • Yuzuko Horigome s’est fait saisir son violon !

    japon, belgique, allemagneYuzuko Horigome est une très grande violoniste japonaise vivant en Belgique. En 1980, elle a remporté le Premier Prix du Concours Reine Elisabeth à Bruxelles, et elle a embrayé une carrière internationale impressionnante. Les CD suivent au CD, et elle joue dans le monde entier, et toujours avec son précieux violon, œuvre du luthier italien Giuseppe Guarneri del Gésu, de 1741. 

    Yuzuko Horigome en a fait l’acquisition en 1986, et à ce jour le violon est estimé à un million d’euros. 

    Il y a de cela une dizaine de jours, Yuzuko Horigome rentre d’un concert au Japon, et elle transite au retour par l’aéroport de Frankfort, qu’elle fréquente régulièrement. 

    Avec sa valise et son violon, elle passe la douane au titre du « rien à déclarer » quand elle se fait bloquer par les douaniers, qui lui demandent « Et le  violon ? ».

    Yuzuko Horigome explique que c’est son violon depuis 25 ans, qu’elle vit en Belgique, et passe son temps à jouer de ce violon. Rien, du tout, le violon a été acheté hors zone européenne, et il faut payer la TVA. 19 % sur un million, ça fait 190 000 euros. Et les douaniers dressent un procès verbal confisquant le violon dans l’attente du paiement.

    Yuzuko Horigome bondit chez elle pour justifier de son achat, mais ça ne suffit pas aux douaniers qui veulent la justification d’une déclaration aux douanes. Entre temps, ils ont ajouté une amende du même montant que les droits, et la somme à payer est désormais de 380 000 euros. Et en attendant, le violon reste au coffre !

    Au Japon et en Belgique, l’affaire a pris de l’ampleur et un porte-parole du gouvernement allemand a indiqué que le violon pourrait être rendu, si était apportée la preuve qu'il lui est nécessaire pour son travail…

    Alors, le violon d’un concertiste est-il nécessaire pour son travail ? On peut espérer que les douanes allemandes vont l’accepter, mais pour la taxe, ca sera autre chose…

    japon, belgique, allemagne

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