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  • Swing

    Swing ? Vous allez craquer ; comme Max. Comme Max a aussi craqué devant Miraldo, son prof de guitare, le temps d’un été. Le temps d’un été avec Swing.

    Tony Gatlif met en scène un très grand musicien, Tchavolo Schmitt, qui de toute évidence s’amuse dans ce rôle d’acteur, professeur de musique et ordonnateur de cette belle vie. Max (Oscar Copp) le p’tit gamin qui rêve de musique, a eu un plan pour acheter une guitare jazz avec Swing (Lou Rech). Il fait l’affaire, mais dans le lot, il y a bien plus que la guitare…

    Ce film, comme les très bons films est avant tout un bon moment, qui nous embarque sans histoire. Enjoy... Si vous avez un petit doute, le tribunal du blog vous autorise à titre exceptionnel à vous piquer à la 23° minute, mais à une condition : promettre de reprendre le film au début.  

    http://www.youtube.com/watch?v=BkZJSHlNjmQ&feature=related

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    Heureux celui qui rencontre Swing

  • Roms à Marseille : Le non-droit en pleine lumière

    Adieu la République, adieu l’Etat de droit, et vive le non-droit ! Les faits très graves survenus à Marseille avec cette expulsion de Roms par les riverains, et la réaction minimaliste des pouvoirs publics, sont des dérèglements inquiétants. Bien sûr, je vais me faire traiter de béni-oui-oui de l’angélisme car je rappelle ces violations évidentes du droit, et pourtant c'est simple : la loi doit être la même pour tous.

    loi,république,justice,roms

     

    La question est simple : qui a peur de connaître la vérité ?

    Je ne parle pas de la culpabilité des auteurs, car seule la justice a compétence pour le faire. Je parle à peine des faits, car en l’absence d’enquête policière, nous en savons peu. Mais nous en savons assez pour dire que les habitants d’un quartier de se sont organisés à une trentaine pour mettre en fuite un groupe de Roms – une quarantaine d’adultes et une quinzaine d'enfants – du terrain vague où ils s’étaient installés quatre jours plus tôt.   

    Les habitants expliquent avoir constaté des vols, s’être adressés à la police, à la mairie et au régisseur, pour s’entendre dire qu’il faudrait des mois pour parvenir à l’expulsion et donc ils sont passés à l’action eux-mêmes. Je rappelle qu’il existe des procédures rapides, sous le contrôle du juge, surtout quand on connaît le nom du propriétaire, ce qui était le cas car les Roms s’étaient installés sur le terrain d’un chantier.

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    Les services de l'Etat minimisent

    Je lis sur le site de TF1, cette information dite de source policière : «  Quand la police arrive, il n'y a pas d'affrontements, seulement des invectives des jeunes du quartier et les Roms demandent spontanément à quitter les lieux, ce qui se passe sans incident jusqu'à 19H50, et la police, qui juge la situation normale et repart ».

    Ce n’est pas ce que disent les élus.

    La sénatrice-maire du secteur PS, Samia Ghali,  a confirmé le scénario de l’expulsion violente : « Quand j'ai appelé la police du quartier, elle m'a répondu que désormais, elle ne pouvait pas intervenir sans autorisation du préfet. Du coup, c'est quand la situation menaçait de dégénérer parce que les riverains voulaient faire partir les Roms que la police est venue, sans doute appelée par les Roms eux-mêmes. C'est la police qui a fait partir les Roms car ils étaient en situation dangereuse ». Samia Ghali, qui s’était montrée favorable à l’intervention de l’armée dans les quartiers, reconnaît le coup de force : « Je ne le condamne pas, je ne le cautionne pas, mais je le comprends, quand les pouvoirs publics n'interviennent plus ».

    Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, retient lui aussi la violence : « On ne peut pas laisser se constituer des milices et laisser les gens régler les problèmes d'ordre public, même si on peut comprendre que l'exaspération est totale ».

    D’ailleurs, je ne vois aucun communiqué descriptif de la préfecture ou du parquet. Le ministère de l’Intérieur se contente de propos très généraux sur l’action de la police, et le ministère de la Justice n’a pas entendu parler de l’affaire...

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    Quelles qualifications pénales pour ces faits ?

    Imputés au Roms, il y aurait eu des vols.

    Pour ce qui est des riverains, de nombreuses infractions semblent avoir été commises : violations de domicile, dégradations mobilières, menaces, voies de fait, et incendie volontaire en bande organisée, ce qui est crime et relève des assises. Les photos montrent l’importance de l’incendie et tout le matériel abandonné établit que le départ s’est fait dans la précipitation. Y a-t-il eu usage des armes ou menace d’usage des armes ? Ce n’est pas invraisemblable, mais seule une enquête pourra le déterminer.

    L’enquête permettra aussi de savoir ce qui a été fait en quatre jours du côté des pouvoirs publics, et ce qu’il en est de l’action des pouvoirs publics dans cette cité.

    Les pratiques du gouvernement vis-à-vis des Roms ont été dénoncées comme de graves violations du droit par les quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU compétents sur le sujet : les minorités, les migrants, le logement et le racisme. Il y a quinze jours, Navi Pillay, Haute Commissaire aux Droits de l’Homme a solennellement réitéré ces critiques devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

    Aujourd’hui, s’ajoute la démonstration flagrante du non-droit : les habitants se font justice, et l’Etat ferme les yeux. Il ferme les yeux sur ses renoncements, sur la vanité de ses insupportables discours creux sur la République, et sur les violences faites aux populations les plus vulnérables.

    Ainsi, quinze enfants ont été chassés de leur logis, lieu de leur intimité et de la protection de leur vie. Parce qu’ils n’auraient pas été directement l’objet de violences physiques (alors que le simple fait d’impressionner un enfant est une violence), la justice choisit de ne pas ouvrir d’enquête, s’interdisant de le vérifier, et t’entendre ce que ces enfants pourraient avoir à dire. Système d'Etat pitoyable qui a peur de ce que peuvent lui dire des enfants...

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    Deux points s’imposent, aussi évidents que la place de la loi dans la République.

    Le parquet doit revoir sa décision, et ouvrir une enquête sur l’ensemble des faits, avec tous les moyens nécessaires pour entendre les victimes et les témoins. 

    Si le parquet d’abstient, les associations de solidarité doivent réunir les informations et les contacts pour déposer plaintes elles-mêmes.

    Il ne s’agit pas de cartonner encore des populations marginalisées des cités, mais d’agir résolument contre les zones de non-droit. Par des actes, et pas par des discours.  

    Hors de la République, point de salut

  • Taubira, artisan plombier, s’occupe des fuites

    affiche-soupcons_jpg_500x630_q95.jpgMinistre nommée au rattrapage et déjà en sursis, Taubira joue les plombiers traquant les fuites au ministère.

    Faisant comme si elle était toujours membre de ce gouvernement addict à la répression, Christiane Taubira continue son spectacle à contre-courant. Elle a été nommée pour une grande séance de calinothérapie du monde judiciaire, traumatisé par Sarko. Elle ne fait pas la révolution, mais revient aux bases du droit pénal – l’être humain, dans le cadre de la loi, peut s’amender – et sa politique est excellente.   

    Tout le problème est que dans ce gouvernement de Droite, elle est la seule à conduire une politique de Gauche. Ca finit par se voir, et ça canarde.

    Taubira a mille fois raison de vouloir mettre fin au tout carcéral, car la prison est l’école du crime. Mais ses camarades ne sont pas d’accord car ils restent fidèles à leur maître à penser, Sarkozy Nicolas, retraité provisoire pour deux ans au Cap-Nègre.

    Alors, viennent les soucis.

    Taubira avait rédigé un beau projet de circulaire pour organiser cette nouvelle politique pénale, mais l’Elysée et le Gouvernement n’étaient pas d’accord et lui ont demandé maintes rectifications avant la présentation en Conseil des sinistres.

    Mais – oh mon Dieu ! – ne voilà-t-il pas que Nouvel observateur du 12 septembre publie le projet d’origine avant la tenue du Conseil des sinistres. Donc, impossible de revenir sur ce texte et d’inclure toutes les restrictions prévues. Hollande s’est fait magistralement rouler dans la farine, et il a fait comprendre qu’il en était bien fâché.

    Taubira, bien sûr, se marre en douce, car grâce à la fuite, sa circulaire a été adoptée nickel, mais elle doit assurer le service après-vente imposé par l’Elysée : trouver la fuite !

    Vu la confidentialité du document, traité uniquement au sein de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), l’Elysée l’oblige à foutre le feu au ministère.

    Le responsable informatique du ministère, habilité secret-défense, a été missionné pour examiner les ordinateurs des 18 magistrats ce service stratégique. Le 14 septembre, leurs ordinateurs ont été contrôlés, « en présence des magistrats, debout devant leur clavier », précise Le Point. Wouahou, l’ambiance…

    Pierre  Rancé, le porte-parole du ministère, a expliqué qu’il s’agissait de « simples vérifications qui ont été effectuées a minima, et ce, en toute transparence ».

    Ah, merci Pierre, nous voici rassurés. Donc, nous avons bien compris : la DACG travaille dans la meilleure ambiance, les hauts magistrats de ce service prestigieux ne sont soupçonnés de rien, et les relations sont au beau fixe avec l’Elysée. L’inspection des ordis, c’était donc pour le fun

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    Un travail d'équipe

  • Trois millions de chômeurs, et… ?

    9530-b-l-impasse.jpg« Les trois millions de chômeurs ne sont pas arrivés en quatre mois, c’est une situation dont nous héritons », a expliqué Hollande depuis l’ONU. Certes, mon cher ami. Mais, ce n’est pas la question. Personne ne te rend responsable de ce qu’a fait de la méchante Droite. La question est de savoir ce que va faire la gentille Gauche. 23 900 chômeurs de plus en août… Quelle réponse ?

    L’auto coule…

    Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, nous avons eu hier les déclarations des PDG de Renault et Peugeot, à l’occasion du Mondial de l'automobile.

    Carlos Ghosn : « Le marché européen est vraiment très mauvais. Il devrait chuter d'environ 8% en 2012, alors que nous prévoyions une chute de 3% en début d'année, et de 6 à 7% en juillet. Malheureusement, nous ne voyons pas d'amélioration l'an prochain: le marché sera au mieux stable ou, plus probablement, légèrement en baisse. » Pour 2012, Renault annonce un repli de 13%  sur le marché français en 2012,…  et une progression de 10% sur le marché asiatique, et Carlos Ghosn ajoute : « Aujourd'hui, le principal sujet de Renault, notre urgence même, c'est notre compétitivité en France. Renault ne peut pas traiter tout seul le problème de la compétitivité de la France ».

    Philippe Varin confirme : baisse de 12% du marché en France, et de 8% pour l'Europe. Il explique : « Le marché européen est surcapacitaire et va le rester. Sur les trois ans à venir, on a pris l'hypothèse qu’il resterait à peu près plat. Dans ce contexte, il est évident qu'il y a un certain nombre d'usines à fermer. Nous avons décidé de le faire, mais d'autres constructeurs devront mener des opérations similaires ». Même insistance sur les coûts : « Il est extrêmement important d'alléger les charges sur les emplois industriels. Si nous arrivions à baisser nos coûts salariaux de 5 à 10%, ce serait très substantiel pour le groupe. »impassetragique.jpg

    Alors, que propose le gouvernement ?

    Le vaisseau amiral, c’est le contrat de génération, que Fabius avait estimé inefficace et coûteux pendant les primaires. Le gouvernement prévoit de créer 500.000 contrats sur cinq ans, soit 100.000 par an, pour un coût estimé à 2,5 milliards d'euros.

    Mais ce ne sera pas 100 000 créations nettes par an, car si des emplois disparaissent, d’autres se créent et beaucoup d’entreprises vont chercher à s’inscrire dans ce mécanisme pour optimiser leurs créations d’emplois. Alors quel solde réel ?

    Le deuxième volet est la négociation sur le marché du travail, attendue pour la fin de l’année. Espérons… Sapin parle aussi de réforme du financement de la protection sociale, pour moins peser sur les salaires. Espérons…

    Mais là-dessus, s’ajoute la saignée budgétaire, officialisée demain. 37 milliards sortis de l’économie réelle pour alléger la dette et parvenir aux 3% de Maastricht. Comme la prévision de croissance est à 0,6 / 0,8, on est assuré d’entrer en récession. Or, tout le monde sait que le solde des emplois ne devient positif qu'à partir de 1,5% de croissance.

    Le rêve de Hollande, c’est 37 milliards de purge pour atteindre les 3%. Mais ce chiffre a été donné par la Cour des comptes dans un contexte de croissance, même faible. Si la croissance est nulle ou si si la France entre en récession, on n’atteindra pas le rêve des 3% et on aura une hausse du chômage, avec une tension sociale au max. Bartolone a dit que c’était intenable mais qu’il fallait le voter quand même.

    Là, ce ne sera plus l’héritage.

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  • Hollande n’a rien à dire aux Palestiniens

    La France, inaudible au Conseil de Sécurité, pouvait-elle devenir une vedette à l’Assemblée Générale de l'ONU ? Il n’y avait que la presse française pour l’imaginer, prête à nous refaire le coup de la grande illusion…

    Pourquoi cette indifférence ? Parce que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité n’a rien à dire. Hollande a chanté le refrain de l’OTAN sur les dossiers d’actualité – Syrie, Iran, Mali – mais il est muet sur la question principale, celle de la Palestine. Or, rien ne peut se faire au Moyen-Orient sans rétablir les droits des Palestiniens.

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    Voici l’extrait de son discours.  

    «Dans cette région du Moyen-Orient, l'urgence c'est de trouver enfin une issue au conflit israélo-palestinien. Le statu quo n'est pas une réponse. C'est une impasse. La France contribuera de toutes ses forces à restaurer les bases d'une négociation confiante débouchant sur la coexistence des deux Etats dont chacun sait qu'elle est la seule solution qui soit juste et durable.»

    Et c’est tout.

    C’est « urgent » : oui, merci, depuis soixante-dix ans ! Le « statu quo n'est pas une réponse »… Quelle puissante analyse ! 

    Dans son 59° engagement de campagne, Hol­lande assurait « soutenir la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien ». C’était une proposition très floue, car tout dépend des frontières de cet Etat, mais il y avait une amorce de choix politique. Hier, on en était loin. Hollande en reste à « restaurer les bases d'une négociation confiante » dans la perspective de la « coexistence des deux Etats ».

    La Gauche française est malade de sa vision « socialiste » de la politique israélienne, et c’est une vieille histoire. Ce n’est pas pour rien que Jospin avait quitté l’Université de Bir Zeit sous protection policière, alors que Chirac reste une référence de libre arbitre en Palestine.  

     

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    Avant d’arriver aux choix politiques, il y a quelques questions de droit, simples, à poser à Hollande.

    1/ La souveraineté

    En 1920, à la fin de l’Empire Ottoman, la Société Des Nations (SDN) a reconnu la souveraineté de la Palestine, et en 1947, l’ONU, qui soutenait le projet sioniste, n’a rien pu imposer aux Palestiniens, seuls maîtres de leur souveraineté sur l’ensemble du territoire. L’Assemblée Générale a adopté le plus faible des textes, une simple recommandation assortie d’un plan de partage, dénuée de toute force juridique. La suite, ça été la Nakba et la feu des armes. Hollande peut-il expliquer pourquoi et comment, en droit, le peuple palestinien doit renoncer à sa souveraineté, qui est inaliénable ?

    2/ Les réfugiés

    En 1948, lorsque les Palestiniens ont dû, en masse, fuir la puissance des armes israéliennes, l’ONU leur a créé un statut de réfugiés, unique au monde. Le peuple palestinien était en effet parfaitement identifié, et il n’y avait aucune raison d’accorder aux Palestiniens le statut de droit commun, par lequel une personne, persécutée pour des motifs politiques, cherche à se faire admettre comme citoyen d’un autre Etat. Pour l’ONU, le retour des Palestiniens sur leurs terres et dans leurs maisons n’était qu’une question de temps, et il fallait préserver cette unité du peuple palestinien. Le droit était indiscutable. D’où ce statut propre de réfugiés, placé sous le contrôle de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Ce statut est resté intact, et on compte à ce jour 4,5 millions de réfugiés. Une « négociation confiante » ne peut se comprendre qu’en incluant le sort des réfugiés. Alors, quelle est la proposition d’Hollande sur le droit au retour des réfugiés palestiniens ?

    3/ Les colonies

    A la suite de nombreuses guerres, une ligne d’armistice a été arrêtée, celle dite de la Ligne Verte, encore appelée la frontière de 1967. Cette frontière ne pourrait en être une que si le peuple palestinien l'acceptait, par un acte souverain et libre. C’était le processus amorcé par les accords d’Oslo, et on voit ce qu'il en est advenu. Mais de plus, Israël a pris le contrôle militaire de l’ensemble des territoires palestiniens, qui sont tous classés comme « territoires occupés » au sens de la IV° Convention de Genève. Et comme si cela ne suffisait pas, Israël profite de cette occupation militaire insensée – depuis bientôt 50 ans ! – pour s’approprier des territoires et les développer,... les fameuses colonies. Ces colonies sont illégales de A à Z, et elles n’ont aucune validité en droit international. Question : comment Hollande pense-t-il instaurer une « négociation confiante » sans poser pour principe de démantèlement des colonies et la restitution aux Palestiniens ?

    4/ Jérusalem

    Le plan de partage de l’ONU préservait Jérusalem sous un statut international, et l’ONU – Conseil de sécurité et Assemblée générale – ont dénié toute valeur aux décisions des dirigeants d’Israël de faire de Jérusalem sa capitale. Quelle est la position politique de la France quant à l’annexion illégale de Jérusalem par Israël ?

    A ces quatre questions, fondamentales, Hollande n’a pas de réponse. Il n’a rien à dire aux Palestiniens. C’est son choix,… mais alors, qu’il ne s’étonne pas si à l’ONU personne ne s’intéresse à lui.

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