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La cause palestinienne et le droit économique

Le droit des affaires s’affirme comme un levier puissant à la disposition des peuples qui luttent pour leur indépendance ou pour la maîtrise leur développement, alors que de partout, la force des armes est là pour installer la violence économique et sociale. Agir en droit contre les responsables étatiques ou militaires restera toujours difficile, mais un très beau terrain d'action se dégage contre les entreprises et leurs dirigeants, avec les outils du droit des affaires.

1/ Situation générale dans les colonies 

9781849460637.jpgNous disposons d’informations objectives de qualité avec le rapport du Rapporteur spécial de l’ONU pour la Palestine de septembre 2012.

« 7. Entre 1967 et 2010, Israël a implanté environ 150 colonies de peuplement en Cisjordanie. S’y ajoutent une centaine d’implantations « sauvages » – des colonies construites sans autorisation officielle israélienne, mais avec la protection, le soutien en équipement et l’aide financière du Gouvernement israélien. Ces implantations non autorisées sont depuis peu l’objet de débats dans le Gouvernement israélien pour savoir s’il y a lieu ou non de les légaliser en droit israélien. C’est là une grave accélération du mouvement de colonisation, incompatible avec le discours politique d’Israël, qui dit appuyer les négociations tendant à instaurer un État palestinien viable, indépendant, souverain et d’un seul tenant. 

« 8. Jérusalem compte 12 colonies, implantées avec l’aide financière et l’assistance du Gouvernement sur des terres illégalement  annexées par Israël et intégrées à la ville. Les colonies ont la mainmise sur plus de 40 % de la Cisjordanie, y compris des ressources agricoles et hydriques essentielles. De nombreuses implantations sont très étendues et forment des grands lotissements fermés ou des petites localités. Israël n’autorise pas les Palestiniens – sauf s’ils ont un permis de travail – à y pénétrer ou à en utiliser les terres. 

« 9. Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé comptent de 500 000 à 650 000 habitants, dont quelque 200 000 vivant à Jérusalem-Est. Les statistiques révèlent que le nombre de colons (à l’exclusion de la population de Jérusalem-Est) a augmenté, au cours de la dernière décennie, à un rythme annuel moyen de 5,3 %, contre 1,8 % pour la population israélienne en général. Au cours des 12 derniers mois, cette population a augmenté de 15 579 personnes. Le Gouvernement israélien offre aux colons des prestations et des incitations dans les domaines de la construction, du logement, de l’éducation, de l’industrie, de l’agriculture et du tourisme, ainsi que des routes à usage exclusif et un accès privilégié à Israël. L’effort financier, juridique et administratif déployé par Israël dans son entreprise de colonisation a transformé de nombreuses colonies en opulentes enclaves pour citoyens israéliens, et cela dans une zone où les Palestiniens vivent sous régime militaire et dans des conditions de pauvreté généralisée. 

2/ Situation économique dans les territoires occupés de Palestine (CNUCED)

9780415535489.jpgSur le plan économique, la référence est le rapport de la CNUCED sur l’économie des territoires occupés du 13 juillet 2012, TD/B/59/2.

 « Les perspectives à long terme de développement de l’économique palestinienne sont devenues encore plus irréalisables en 2011 que jamais auparavant. Les restrictions à la circulation, la diminution des flux d’aide, un secteur privé paralysé et une crise budgétaire chronique assombrissent l’horizon. Le redressement de la croissance récemment observé à Gaza ne saurait être durable. Un chômage élevé persiste, qui aggrave la pauvreté: un Palestinien sur deux est considéré comme pauvre. Dans les conditions actuelles, étant donné la faiblesse de la demande privée, la réduction des dépenses par l’Autorité palestinien est contre-productive. Les donateurs doivent rendre leurs versements d’aide prévisibles et il est indispensable d’accroître les recettes budgétaires liées au commerce pour empêcher une crise socioéconomique de grande ampleur. Les effets de l’occupation sur l’appareil productif palestinien, en particulier le secteur agricole, ont été catastrophiques. L’économie palestinienne a perdu l’accès à 40 % des terres, à 82 % des nappes phréatiques et à plus des deux tiers des terres de pâturages en Cisjordanie. À Gaza, la moitié des terres cultivables et 85 % des ressources halieutiques sont devenues inaccessibles. Le développement économique palestinien passe notamment par la création d’une banque de développement agricole permettant d’assurer crédits, partage des risques et investissements. En dépit de ressources limitées, la CNUCED a continué de soutenir le renforcement des capacités institutionnelles palestiniennes dans différents domaines, y compris la formation et la réalisation de projets de coopération technique concernant la modernisation des douanes, la facilitation du commerce et la modélisation économétrique de l’économie palestinienne

« 4. L’économie palestinienne continue de fonctionner bien en dessous de son potentiel en raison de la persistance des restrictions à la mobilité (le nombre de points de contrôle en Cisjordanie est passé de 500 en 2010 à 523 en 2011), de la poursuite du siège économique de Gaza, de la crise budgétaire de l’Autorité palestinienne et de la diminution du soutien fourni par les donateurs. La situation s’est encore aggravée en 2011 avec l’augmentation des destructions d’infrastructures palestiniennes (en particulier de logements) et l’expansion des colonies israéliennes, notamment autour de Jérusalem-Est et de Bethléem (Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient (UNSCO), 2011), cela s’ajoutant à l’actuelle «bantoustanisation» du territoire palestinien.

« 7. L’occupation prolongée et les conséquences socioéconomiques de l’expansion des colonies de peuplement israéliennes sont la principale cause de l’échec des efforts de développement de l’économie palestinienne. Mettre un terme à l’expansion des colonies et à l’occupation est la condition  sine qua non d’un développement durable. Faute d’un rééquilibrage économique et politique radical entre l’occupation israélienne et le peuple palestinien, il ne saurait y avoir de véritable redressement économique dans le territoire palestinien occupé. Lever les restrictions israéliennes qui pèsent sur les travailleurs palestiniens (s’agissant notamment de leur mobilité) (Organisation internationale du Travail (OIT), 2012) ainsi que sur les entreprises et le commerce, et permettre à l’Autorité palestinienne de percevoir la totalité des recettes liées au commerce qui lui reviennent seraient d’utiles premières mesures à prendre pour éliminer les conséquences négatives de l’occupation et accroître les possibilités de créer un État palestinien souverain, conformément aux résolutions pertinentes de l’ONU. »

Pour apprécier la situation économique, il faut également renvoyer vers le rapport du FMI du 23 septembre 2012 et celui de la Banque Mondiale d’avril 2012. Le rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé du 27 septembre 2012 montre l’impact des privations économiques sur la santé des Palestiniens.

3/ Informations sur le rôle des principales entreprises

human-rights-and-bilateral-invetment-treaties.jpgLa colonisation, militaires à l’origine, ne peut perdurer que si elle trouve tous les relais économique nécessaires, et on arrive alors au rôle des entreprises, complice de la colonisation et les violations du droit associées. Le rapporteur spécialde l’ONU a procédé à l’analyse de l’activité de treize grandes entreprises, soulignant qu’elles ne représentent « qu’un petit échantillon du large éventail d’entreprises dont les activités sont liées aux colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé ».

Voici quelles sont ces entreprises, avec la précision que le rapport donne toutes les informations sur le type d’activités et les méthodes juridiques utilisées.

- Caterpillar Incorporated, l’un des principaux fabricants mondiaux d’équipement de construction.

- Veolia Environnement, la multinationale française, est active dans les secteurs de l’eau, de la gestion des déchets, des services énergétiques et du transport.

- Group4Security (G4S) est une société britannique offrant des services de sécurité.

- Le groupe Dexia, le groupe bancaire  européen, est très présent dans les colonies.

- Ahava est une société israélienne de cosmétique spécialisée dans les produits de beauté haut de gamme élaborés à partir de ressources naturelles provenant de la mer Morte.

- Le groupe Volvo est l’un des principaux constructeurs mondiaux de camions, d’autocars, d’engins de chantier, de systèmes de propulsion pour la marine et l’industrie et de pièces pour l’aéronautique.

- Le groupe Riwal Holding, établi aux Pays-Bas, est spécialisé dans la location internationale de nacelles élévatrices.

- Elbit Systems est une société israélienne spécialisée dans l’électronique de défense.

- Hewlett Packard (HP) est le plus gros fournisseur mondial de matériel, logiciels et services informatiques.

- Mehadrin est l’un des géants israéliens de l’agro-industrie. L’entreprise produit des agrumes, des fruits et des légumes qu’elle exporte dans le monde entier.

- Motorola Solutions Inc. est une multinationale américaine d’électronique et de télécommunication.

- Mul-T-Lock est une entreprise israélienne, rachetée par la société suédoise Assa Abloy, qui se décrit comme « un leader mondial  dans la conception, la fabrication, la commercialisation et la distribution de  solutions de haute sécurité pour les applications institutionnelles, commerciales, industrielles, résidentielles et automobiles ».

- La société mexicaine Cemex est un leader mondial de l’industrie des matériaux de construction.

Le rapporteur rappelle que les entreprises doivent respecter le droit fondamental  et il leur demande de suspendre « la fourniture de produits et services, qui contribuent à la création et au maintien des colonies de peuplement israéliennes ».

Pas dupe, il demande (§ 98) à la société civile d’engager des actions judiciaires et politiques à l’encontre des entreprises en infraction, si en s’adressant aux institutions judiciaires et politiques nationales, surtout si des activités de colonisation se prêtent à des allégations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

4/ Droit opposable aux sociétés privées dans le territoire palestinien occupé

·        9781903307229.jpgPrincipes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme

Le 16 juin 2011, dans sa résolution 17/4, le Conseil des droits de l’homme a entériné à l’unanimité les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Les  normes internationales des droits de l’homme, et les huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), constituent un corpus de textes faisant autorité pour évaluer l’impact des activités des entreprises sur les droits de l’homme, spécialement lorsque ces entreprises opèrent dans des situations de conflit armé.

De fait, les juristes sont à l’œuvre, et ces mesures entrent dans l’ordre juridique. L’Organisation internationale de normalisation (ISO) a amendé ses statuts. La Commission européenne a publié une résolution et demandé aux Etats-membre des plans nationaux de mise en œuvre. L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) a adopté un plan intergouvernemental en ce sens. L’OCDE a mis à jour en 2011 les Principes directeurs pour les entreprises multinationales.

·         Le Pacte mondial

C’est dans ce contexte qu’il faut placer le Pacte mondial. Ce document résulte d’une démarche du Secrétaire général de l’ONU concerne la responsabilité des entreprises et a été signé par 8 700 entreprises issues de 130 pays. Pour cette action, sept organismes des Nations Unies travaillent en collaboration permanente avec le Bureau du Pacte mondial du Secrétaire général : le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, le  Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, ONU-Femmes, l’Organisation internationale du  Travail et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel.

·         Le statut de la CPI

Aux termes de l’article 25 du statut, la Cour est compétente à l'égard des personnes physiques et, selon l’alinéa 2 « quiconque commet un crime relevant de la compétence de la Cour est individuellement responsable et peut être puni conformément au présent Statut ». Peuvent être condamnés les auteurs et les complices, et précisions que nombre de ces groupes sont implantés dans des Etats ayant ratifié le traité de la CPI.

L’article 8, 2, a, iv, définit comme crimes de guerre, lorsqu’elles visent des personnes protégées par les Conventions de Genève « La destruction et l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire.

Selon l’article 7 1) d)constitue un crime contre l’humanité la « déportation ou transfert forcé de population ».

Le statut de la Cour définit comme crime contre l’humanité (article 7,1, j) le crime d’apartheid. L’article 7, 2, h précise que par  « crime d'apartheid », on entend des actes inhumains analogues à ceux que vise le paragraphe 1, commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l'intention de maintenir ce régime ».

*   *   *

Voici quelques règles, et on en trouve bien d’autres déduites. Bien sûr, il ne faut attendre aucune aide des Etats, et les initiatives ne viennent que des groupes politiques. Bien des étapes restent à franchir, mais le terrain du droit européen des affaires s’avère privilégié. 

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Commentaires

  • Il m'est arrivé d'avoir l'impression d'être seul à évoquer sur mon site ce sujet affreux (clic sur mon nom):
    L'Etat d'Israël actuel ne se contente pas de pourrir la vie des populations Palestiniennes de toutes les façons imaginables depuis des années, pour s'assurer du maintien du conflit. (l'adversité des Palestiniens en effet, elle est entretenue pour servir aux mafias au pouvoir, à empêcher la population d'Israël de contester l'ultra-libéralisme, en l'obligeant à faire bloc derrière les chefs) Ils font TOUT ouvertement ou sournoisement, pour empêcher les Palestiniens de travailler pour gagner leur vie.
    C'est une autre forme de guerre. En Janvier 2009, même la Commission de Bruxelles s'est mise en colère, parce que Israël détruit régulièrement ce que nous payons à recontruire dans la bande de Gaza. Dans quel état il est, leur aéroport?
    Et... C'est pas demain que le grand projet de futur Terminal Conteneurs du port de Gaza, il va faire de l'ombre à celui de Larnaca, et encore moins à celui de Haïfa!

  • C bizarre! Sujet intéressant, qui semble peu intéresser. Pourtant ce que fait l'Etat d'Israël est très dangereux pour les Palestiniens, pour lui-même dans un futur encore indéterminé mais incontournable à terme, (clic sur mon nom), mais aussi pour nous peut-être!
    Je pense que quiconque s'intéresse au sujet, doit lire la "prose" de Shlomo Sand.
    (il ne doit pas être mieux vu chez lui par les notables locaux, que Michel Onfray ici... ;-))

  • Ce dossier est remarquablement argumenté. Merci pour ce gros travail de synthèse, Gilles!!

  • Je pratique, tu pratiques, nous pratiquons le boycott BDS...
    http://www.info-palestine.net/spip.php?rubrique23

  • Mais oui Thierry, ce que vous écrivez est parfaitement exact....révoltant...déprimant.
    Sans compter le rendu de la Cour de justice de la haye qui a déclaré le mur illégal, donc à détruire,puis rendre les terres volées aux palestiniens et les dédommager pour la destruction de leurs maisons.
    Bien entendu, rien n'est et ne sera fait, tout comme les résolutions de l'ONU et la 4ème Convention de Genève régulièrement bafouées.
    L'aéroport de Gaza est depuis 2002 complétement détruit ( construit avec l'argent de l'Europe et du Maroc ), je l'ai vu ; ainsi on oblige les visiteurs éventuels à passer par Ben Gourion en Israël, avec tous les ennuis qui s'y rattachent.
    Hommage à Shlomo Sand, sans oublier Amira Haas et Gidéon Levy, tous deux journalistes à Haaretz faisant un boulot énorme pour soutenir la cause palestinienne et dénoncer les exactions de la belle nation, juive ET démocratique, comme si ces 2 vocables étaient compatibles. Les non juifs, musulmans et chrétiens sont sans doute à jeter à la mer.
    Tant que l'Europe, les USA et la France, donneurs de leçons au passage, n'auront pas plus de courage politique sur cette guerre infligée aux Palestiniens, Tsahal aura encore de beaux jours devant elle...mettant ainsi toutes les communautés juives du monde en danger.

  • Depuis sa création Israel ne reconnait que les lois de la Torah et s'asseoit sur tout le reste, voir la déclaration unilatérale d'indépendance de Ben Gourion. Sauf conflagration majeure, il n'y a pas de raison pour que ça change.

  • Je reviens...pour remercier Gilles Devers de cet énorme travail ; plus question de dire "On ne savait pas ".
    Chaque fois que cela vous sera possible, allez en Palestine, rencontrez les gens, voyez la galère qu'il vivent au quotidien, et témoignez à votre retour, partout et toujours ; ça paraît peu mais tellement important pour les Palestiniens ; pratiquez le boycott des produits des colonies mais aussi ceux d'Israël à l'instar de ce qui a été fait pour l'Afrique du Sud ; rendez-vous sur le site collectif69palestine.free.fr/ pour lire les mille actions à faire ou à connaître.
    Et pour reprendre les jolis mots de Darwich, grand poète palestinien, " Merci de porter avec nous le fardeau de l' espoir".

  • Ouhaich... Marissé. Personne ne pourra dire "on ne savait pas". Par contre nombreux seront celles et ceux qui devront avouer:
    -"Ca nous compliquait trop la vie et ça ne cadrait pas avec notre "doxa", donc on ne voulait ni savoir ni comprendre."
    Porter avec eux le fardeau de l'espoir, nous essayons de le faire. C aussi une question de temps, en tout temps comme en tout lieu le rapport de force finit toujours par changer. Trop de gens l'oublient.
    La farce d'un chauffeur de taxi Palestinien exerçant à Amman, qui disait que les personnes patientes attendent que les Irsaeliens se soient tous cassés la figure en voiture, n'est pas seulement une de ces grosses blagues de là-bas! Ca recouvre en la soulignant une vérité élémentaire, le temps passe.
    (et ce n'est pas seulement une blague, les Israeliens réellement "font les fous" sur leur routes! Si leur TV diffusent souvent des spots "trash" sur la sécurité routière, ce n'est pas pour amuser le peuple... ;-))

  • "Europe, Israël : une alliance contre nature"
    de David Cronin,
    Edition La Guillotine

    L'Union Européenne a une énorme responsabilité, elle est corrompue par les lobby et subventionne le complexe militaro-industriel israélien avec nos impôts.

    http://www.info-palestine.eu/spip.php?article13455

  • "...L'Union Européenne est corrompue par les lobby et subventionne le complexe militaro-industriel israélien avec nos impôts..." Et si on continue comme ça, là aussi, tôt ou tard ça nous coûtera fort cher! Au Maroc aussi ils sont furieux, maintenant on ne reconstruit presque plus rien à Gaza. A quoi bon? Si Israël casse tout ensuite...
    Le Monde des affaires là aussi, détruit son image de marque et oublie que la Palestine aussi, peut "faire de l'argent!"
    Etre l'ami d'Israël est une chose.
    Ne rien dire et ne rien faire quand il fait n'importe quoi, ce n'est plus de l'amitié, c'est de la complicité ou de la sottise.
    D'autre part, ce qui se passe dans les territoires, surtout à Gaza où c encore plus pénible, c'est un scandale qui fait passer pour une farce l'embargo contre l'Irak entre 1991 et les années 2000. C incroyable ce que ceci a pu pourrir la vie des gens sur place. Séjournant à Amman en 2000, je me souviens toujours du pharmacien de Bagdad rencontré au café-piano-bar situé à côté de l'Hotel Gondola (tenu par un irakien d'ailleurs), il venait une fois tous les deux mois en voiture à Amman avec un grand break, "faire les courses" pour sa boutique. Si ça lui faisait bcp d'argent disait-il, c'était aussi une véritable galère... Voyez-vous mêmes la distance et jetez un rapide coup d'oeil sur l'a route et l'autoroute, avec Google Earth.
    A côté de ça il fallait tolérer la présence de "ces porcs saoudiens" dans le même hôtel, dont la direction acceptait a présence, surtout pour le pognon! Enfin... L'embrrago de l'Irak, on pouvait un peu tricher.
    Tandis qu'à Gaza, presque rien n'existe pour rompre leur isolement quasi total, sauf des ONG déjantés et/ou dépassées et... La solidarité des Egyptiens voisins quand ils le peuvent, toujours hors de la légalité, comme sous Moubarak. No comment. En plus, le Hamas commence à tomber dans les délires religieux, ils ne leur manquaient plus que ça, aux gens de Gaza! Quand on commence à décider de supprimer la mixité dans les écoles, heureusement C mal accepté et pas encore fait semble-t-il, ça file un mauvais coton!

  • Tout ça c’est bien beau, enfin bien moche ; mais çà n’est « que » tristissimes conséquences.

    Encore faudrait-il d’abord, que les Palestiniens cultivés et les internationaux connaissent avec suffisamment de détails le commencement, c’est à dire à défaut de toute la période Mai 1947-Mai 1949-, au strict minimum les 26-27-28 novembre 1947 et tout particulièrement contexte détaillé du vote « truqué » de la 181 que ses propres statuts interdisaient à l’ONU de mettre aux voix.

    Et ce, afin de pouvoir s’efforcer de faire connaître cette vérité première à un maximum de nos compatriotes pour que nos serviles vecteurs d’opinions et/ou de décisions (à quelques exceptions près) sachent que beaucoup – enfin - savent. Et qu’ils n’osent donc plus mentir ou ramper autant devant le Crif et le pseudo-état, la pseudo-seule démocratie du Moyen-Orient

    C’est insensé la façon dont cette « recommandation » capitale est malhonnêtement ou non didactiquement résumée, y compris sous le clavier de gens se présentant comme des experts du sujet et des défenseurs des Palestiniens. En diffusant, entre autres, une carte fausse qui dénote une insuffisante lecture de la sus-dite « résolution » qui n’était qu’une recommandation que les USA voulaient remettre en cause fin mars 1948.

    Si ça vous étonne de lire que moins de 24 « yes » (sur les 33 officiels), dont certains avec réserves et appréhensions, étaient libres de pression et/ou d’achat de voix, renseignez-vous.

  • On refuse aux palestiniens l'envoi de casques bleu et on cherche a en imposé au marocains pour de supposés manquements au respect des droits de l'homme terroriste du polisario?
    Dix poids, cent mesures...

  • @ tarek

    Vrai en partie. Toutefois, pour parler de casques bleus, encore faut-il que les deux pays soient en guerre,deux armées face à face et matériel itou, ce qui n'est pas le cas de la Palestine : on lui fait la guerre.
    Il y a tout ce qu'il faut pour punir la belle démocratie comme ils osent se gargariser. Les résolutions, les rendus multiples, pays reconnu comme ayant pratiqué crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Et pourtant, rien n'est respecté de toutes parts, ONU, USA, Europe, France...les affaires sont les affaires...et surtout notre perpétuelle culpabilité de la noire époque, éternel chantage...mais facture payée éternellement par les Palestiniens.
    A se demander quoi faire pour faire bouger lignes et choses.
    Gageons que le syndrome de Massada pratiqué par ces criminels mettra fin au sionisme impérialiste et colonisateur...comme l'Histoire l'a démontré, toujours, pour tous les empires.

  • @ Marissé,

    "Vrai en partie. Toutefois, pour parler de casques bleus, encore faut-il que les deux pays soient en guerre,deux armées face à face"

    Pas forcément : les casques bleus peuvent intervenir dans une zone pour un conflit purement interne (ex : Côte d'Ivoire, Liban) et pour diverses raisons (ex : juste protection des populations civiles, faire respecter un cessez-le-feu, assurer le maintien de l'ordre => ces 3 motifs pourraient s'appliquer à la situation du conflit israélo-palestinien. D'ailleurs, la première fois qu'une force de l'ONU a été déployée, c'était en 1948 pour assurer la trêve suite à la 1ère guerre israélo-arabe)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:ONU/Les_Casques_bleus
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Force_de_maintien_de_la_paix_des_Nations_unies

  • Le Parisien
    Israël : les touristes doivent accepter de montrer leurs mails
    Le Parisien - ‎Il y a 1 heure ‎
    Pour entrer en Israël, désormais, il faut accepter de dévoiler son courrier électronique.

  • Ah! il a frappé avant moi, écoutant sans doute aussi France Info...
    Cette décision de justice pour le moins "olé-olé" a cependant deux limites:
    -"Si cela est estimé nécessaire". Qui et comment ça se décide, la nécessité?
    -"On ne vous demande pas de révéler votre identifiant et code d'accès e-mail, mais "seulement" d'ouvrir votre boîte e-mail devant les "hommes et dames de l'art". On espère que cela se fera avec pudeur et sans zèle, c.à.d. sans noter "en douce" ce que vous avez frappé sur le clavier... ;-))
    J'ai moi aussi eu des échos de contrôles pour le moins tatillons en arrivant là-bas. Parfois c'est justifié, sécurité oblige, mais... Ca va loin tout de même. Et refuser peut vous emmener loin, c'est à dire pas très loin ni très longtemps sur le sol d'Israël:
    Interrogatoire très "difficile" suivi par le pieds au cul et le cul dans l'avion du retour!
    (l'agence de voyage rembourse quand ça arrive? J'ai entendu dire que non, mais que dans certain cars l'Etat d'Israël accepte de le faire. Mais bon, ceci devient procédurier)

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