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Loi sur les salaires des patrons : Une belle couillonnade !

Tout part de l’engagement 26 du programme du leader minimo : « J’imposerai aux dirigeants des entreprises publiques un écart maximal de rémunérations de 1 à 20 ». Et dans le privé, ça allait aussi swinguer : taxe à 75%, fin des stock-options, limitation des bonus, encadrement des rémunérations des patrons...

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Dans L’Express, Ayrault, le 29 mai 2012 était intraitable : « Je crois au patriotisme des dirigeants, qui peuvent comprendre que la crise suppose l'exemplarité des élites politiques et économiques. Cette fourchette s'appliquera donc, y compris aux contrats en cours ».

Un décret a été pris en juillet pour les entreprises publiques, avec un maxi de 450.000 € par an. Pour le privé, Mosco annonçait alors une loi qui « régulera, voire prohibera, certaines pratiques qui nous semblent excessives et donnera davantage de place aux représentants des salariés dans les instances qui fixent les rémunérations ».

Le 3 mars, nos amis suisses ont adopté une limitation des rémunérations des patrons, en particulier pour les parachutes dorés, et Ayrault en est tout content : « C’est une excellente expérience démocratique où les Suisses montrent la voie et, personnellement, je pense qu'il faut s'en inspirer ».

De fait, le 20 mars, Ayrault annonce à la tribune de l’Assemblée Nationale (lieu de la souveraineté) : « Dans quelques semaines, Mesdames et Messieurs les députés, je vous proposerai un projet de loi pour que cette mesure s'applique aussi aux dirigeants des grandes entreprises privées ».

Le lendemain, Bambi confirme sur LCI « le dépôt d'un texte de loi avant l'été dans lequel il s'agira de mettre fin à un certain nombre de pratiques et d'introduire de la transparence dans la rémunération des dirigeants des grandes entreprises ». 

Début mai, c’est encore chaud bouillant. Le gouvernement publie un bien joli document, à savoir le point d’avancement des soixante engagements, et pour le n° 26, on lit : « Un projet de loi sera présenté dans les prochaines semaines sur la gouvernance des rémunérations dans le secteur privé ».

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Très bien,… mais vendredi, ce sont les funérailles des beaux discours.

Dans Les Echos, Moscovici est interrogé sur « le projet loi sur la gouvernance des entreprises qui doit permettre d’éviter les rémunérations excessives ? »

Mosco répond : « Il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises. J’ai choisi d’agir dans le dialogue. Dans cet esprit, j’ai rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Afep, Pierre Pringuet, qui se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance ».

Le gouvernement s’en remet donc au patronat pour limiter les rémunérations du patronat. Une jolie victoire pour Parisot.

Et Mosco poursuit : « Nous préférons miser sur une  autorégulation exigeante. Mais attention : si les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons la possibilité de légiférer ».

Wahou, le Medef tremble à nouveau… Il va falloir une « autorégulation exigeante », sinon, le gouvernement fera voter une loi très très sévère.

Allez, va, on a bien compris : cette loi, c’était juste une couillonnade, comme on dirait à Marseille.

Pour conclure, je vous livre cet extrait des propos de campagne du leader minimo, en février 2012, que l’on pourra ressortir de la naphtaline en février 2017 pour prendre de nouveaux engagements : « J'apprécie le travail, le mérite, mais ce que je n'apprécie pas, ce sont les richesses indécentes, qui n'ont rien à voir avec le talent ou l'intelligence, le scandale des stock-options, bref tout ce qui fait que les Français sentent une injustice. J'ai appris les progressions considérables des rémunérations des patrons du CAC 40, deux millions d'euros par an en moyenne. Comment l'accepter ? »

Il parle bien le mec. Je sais pas vous, mais moi, je crois que je vais voter pour lui... Il m'inspire confiance.

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Commentaires

  • L'autorégulation... 30 ans qu'on entend parler du concept : "laissez-nous, laissez le marché avec ses immenses multinationales en position dominante (et qui en abusent), tout s'autorégulera, a pas souci"

  • Le PS n'a pas tout à fait abandonné ses fantasmes sur l'économie administrée, encore un petit effort !

  • Une promesse for mal formulée de plus, suivie d'une ridicule reculade de plus...
    "Business as usual", business unusual, & business very bad....
    Nous sommes au pays du baratin. Baratistan? Baratinlande? False true lie....

  • Une promesse mort mal formulée de plus, suivie d'une ridicule reculade de plus.
    Nous sommes réellement au pays du baratin, le Baratinetan, Baratinlandais...
    "Business as usual", business unusual & business very bad...

  • @ Mathaf,

    Ben le problème c'est qu'il faut une économie "mixte" (dans un Etat qui se veut social et démocratique). Et c'est la meilleure formule qui ait fonctionné jusqu'à aujourd'hui...

    Pas tout privatisé sans règle ni contrôle ; pas tout nationalisé avec une économie planifiée et contrôlée par un parti unique dirigé par des apparatchiks.

    En bref, un meilleur équilibre entre secteurs privé et public qu'aujourd'hui, une redistribution plus efficace et un partage des richesses plus juste dès le début.

  • Denis,

    Les modes de redistribution , tels que conçus en 1945, ne tiennent plus dans un pays surendetté et se mutent en chasse au contribuable, partant accélérant le déclin économique.
    L'économie mixe, telle qu'elle existait sous De Gaulle, ne peut plus être envisagée aujourdhui.

  • C pourtant ce qu'il faut faire en extrême urgence, avec AUTORITE, comme le faisait De Gaulle, qui on doit s'en souvenir, était capable de tout oser! Même si ce ne fut pas toujours pour le meilleur, il faisait tout en grand, C ce qui nous manque aujourd'hui!
    Notre premier problème est la sacralisation du droit de propriété, quelle qu'en soit l'origine ou les "modalités" (restons polis) qui nous a poussés dans une débilité économique et un déni de réalité (du fait que certaines pratiques "admises"no'nt rien de légitime par exemple) total et obtus. Il faut d'abord désobéir à l'UE et à ses idéologue dangereux, sinon l'Europe finira comme l'URSS. Qui veut renouveler un pareil désastre? Des millions de morts, des millions de chômeurs, la ruine généralisée, la perte de tout espoir d'amélioration de nôtre situation, la violence comme dialogue social, le retour de l'obscurantisme religieux (fut-il habillé avec talent et astuce comme par Tarik Ramadan!) et... Contrairement à ce qui se dit en ce moment partout, (on sait aussi pourquoi ;-)) le recul de l'espérance de vie, qui frappas d'abord la Russie, puis d'autres pays de l'Est.
    Un jour ici-même notre blog-captain Mtre Gilles a rappelé utilement les aveux de la Dtrice de l'OMS, Margaret Chang, qui constatait que le rpgrès social est bon pour la santé, pas le libéralisme!

  • Le partage des richesses,voila une idée qu'elle est bonne ...Sauf que le logiciel du libéralisme sauvage de la mondialisation,ne le prévoit pas ainsi...Alors on peut,déplorer et trépigner sur les conséquences......Tant que tout les Pépères au pouvoir en Europe et ailleurs,accepteront ce diktat ,rien ne changera...Tant que les masses moutonnantes,accepteront que leurs conditions de vie se paupérisent pour engraisser,un faible pourcentage de nantis,rien ne changera...Croire ou faire croire que dans ce contexte fermé,ce gvt ou un autre peut changer les choses est une hypocrisie ,une utopie,mais cela fonctionne plutôt bien...Béeeee

  • @ Mathaf,
    "Les modes de redistribution , tels que conçus en 1945, ne tiennent plus dans un pays surendetté"

    Oui, parce qu'ils ont été patiemment décortiqués, voire neutralisés...

    "L'économie mixe, telle qu'elle existait sous De Gaulle, ne peut plus être envisagée aujourdhui."

    Pourquoi ???
    Rien n'a réellement changé si on y réfléchit bien. De nombreux pays pratiquent au quotidien une économie mixte et, comme par hasard, on retrouve les pays parmi les plus puissants du monde (Allemagne, France, RU, EU (of course), et tous les autres pays démocratiques et fortement développés)

  • Une autre couillonnade ,celle ci communautariste
    Le 16 février a été inauguré dans une relative discrétion médiatique le parlement Juif européen, et pour cause !

    Ce parlement est situé à Strasbourg dans les mêmes batiments que l’actuel parlement européen (des 27 pays de l’Union européenne)

    Ces 120 représentants de ce parlement Juif (l’appellation en soi sonne déjà comme une provocation) devraient donc être des délégués de ces 27 pays ?

    Que nenni, ils proviennent de 47 pays différents, certains ne sont donc pas membres de l’UE et il y en a même comme du Kazkhstan qui ne sont pas situés en Europe !

    Cette intronisation d’un parlement à la fois confessionnel et supra-européen au sein même de ce qui est sensé être le véritable Parlement européen est une parfaite infâmie, une abjecte trahison de nos clercs qui démontrent une fois de plus leur totale soumission à l’emprise mondiale exercée par un lobby communautariste puissant et hégémonique

  • "De nombreux pays pratiquent au quotidien une économie mixte" (Denis)

    Même si c'est en diminution constante.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/05/24/meme-en-suede-les-banlieues-craquent_3416818_3232.html

  • Denis,

    Parce que l'état n'a plus les moyens d'investir dans l'économie, que l'expérience des nationalisations sous la Mitte a été un fiasco après lequel la dette a explosé, que les règles de l'OMC promues par l'UE, nous ont empapaoutés, et que c'est un schéma des trente glorieuses alors que nous sommes dans les trente piteuses. Donc nous passerons au tourniquet comme l'Allemagne l'a fait il y a dix ans.

  • Non Mathaf : la dette commence à exploser dès le milieu des années 70 et la courbe de la dette qui augmente est très nettement couplée à l'interdiction d'emprunter directement à sa banque centrale (donc à partir du moment où il y a eu obligation d'emprunter sur le marché secondaire, avec des taux d'intérêts, qui doivent être remboursés etc. etc.).
    C'est un long débat, il y a d'autres points à prendre en compte (et certainement de mauvais choix politiques dont les nationalisations à tire larigot). Mais en gros le surendettement des Etats est dû à une stratégie clairement établie (de tendance néolibérale).


    Mais il n'y a pas que la dette dans la vie. Actuellement, tous les Etats du monde investissent encore dans l'économie (surtout quand elle flanche comme en 2007-2008 où là ils rachètent carrément les entreprises privées ou du moins leurs créances pourries qui sont devenues invendables à quiconque d'autre que l'Etat). Ils investissent soit directement, en faisant des nationalisations partielles (détention de capitaux) soit indirectement, en se fournissant auprès de certaines entreprises privées (armement, transport, matière premières, énergies, aéronautique ou autres).

    Dernier point, scientifiquement établi et irréfutable jusqu'à aujourd'hui : tous les Etats dans lesquels il y a un fort taux de prélèvements obligatoires (grosso merdo, les impôts et taxes, redevances ou contributions en tout genre) et des dépenses publiques élevées sont des Etats dits "démocratiques".
    Tous les Etats qui ont peu de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires sont des dictatures dans lesquelles il ne fait pas bon vivre.
    Alors après, c'est un choix de société aussi...

  • Depuis ce matin j'ai commencé à craindre que le 70ème anniversaire de la première réunion constitutive du
    Programme du Conseil National de la Résistance, (clic mon nom* pour en lire l'exposé fort bien fait du contenu) ne soient pas évoqué par le monde médiatique. Ceci n'est pas dans la doctrine actuelle en Union Européenne, qui impose le fait suivant:
    Les entreprises doivent pouvoir faire tout ce qu'elles veulent, quoi qu'il arrive!
    Erreur! Cet évènement fondateur fut évoqué. La gentille Pimprenelle du journal TV de 13h00 de France 2 a évoqué le sujet. Comme quoi elle sait faire bien! C'est le moment de le relire* et de se souvenir que les patrons français ont toujours voulu détruire cette Oeuvre, depuis que le Grand Charles a quitté ses fonctions (sans doute lassé et fatigué, il l'a aussi dit), généralement sans jamais l'avouer publiquement, jusqu'à ce que Denis Kessler ose le faire il y a déjà trois ans, sous Zébulon 1er. La honte totale. Il faut cependant relativiser la gravité de ces propos crapuleux car, ceci fut aussi l'occasion de rappeler toit ce que nous devons au Conseil National de la Résistance, et que nous sommes en train de perdre! SI on ne résiste pas.
    Au lieu d'aller sucer les socio-ploutocrates du SPD en Teutonie, Flambi ferait bien de sortir du cercueil le vieux texte:
    Pour le faire REMETTRE A JOUR, avec l'assistance de la vraie gauche!
    Ben oui, quand on en parle, on entend répondre qu'on n'est plus en 1945 et que... Argument facile et de (très) mauvaise foi.
    Ca C sûr, les nouvelles technologies imposent une "refonte", naturellement. Ils avaient su "faire moderne" à l'époque.
    Nos aussi, mais il faut d'abord le vouloir, et même... l'EXIGER!
    Au lieu de capituler puis de négocier comme Vichy en son temps..

  • Les revenus des grands patrons avant d'en parler il faut évoquer ce qu'ils font!
    "...la liberté des prestations de services dans toute l'Europe..." C un des dogmes de l'UE qui piétinent le plus les intérêts des populations et fabriquent le "mieux" peu ) peu du chômage de masse, parmi tout ce qui est de plus en plus dangereux. Qu'un truc comme ça ait été accepté presque sans protestation, C bien la preuve que les rapports de causes à effets existant toujours dans la vie, ils ont été perdus de vue chez beaucoup de monde. Problème d'éducation? Sans doute...
    Vu que c'est légal effectivement, elles auraient bien tort de se priver. Qui peut encore oser prétendre le contraire?
    Tout semble devoir être devenu permis, même les enchères négatives! Ca se fait en France et quiconque refuse de participer, est exclu du marché. Les élus ne disent rien ou presque, gauche comme à droite. Nous marchons sur la tête.

  • C'est donc bien un problème d'idéologie et de politique plus que de l'économie:
    Dire (j'ai entendu N fois cette étonnante énormité):
    -"Nous sommes en économie ouverte, on ne peut pas faire autrement" sans jamais ou presque avoir un contradicteur comme moi pour "rentrer dedans", c'est une des premières causes de base de l'installation du "chômage central".
    C'est exactement comme si les officiers d'un navire très bas sur l'eau de conception, en route dans la tempête en haute mer, décideraient (en fait ils l'ont décidé et le font!) de laisser ouvertes toutes les écoutilles, tous les sabords (mille sabords?) et toutes les portes d'accès vers l'intérieur du château, puis qui déclareraient quand les gars commenceraient à se plaindre des entrées d'eau:
    -"Et bien oui, l'eau de mer c'est humide et sait s'infiltrer partout, c'est un fluide qui doit pouvoir circuler à bord librement!"
    Pour beaucoup moins que ça, on pourra bientôt voir en Italie, le 9 juillet si je me souviens bien, un nommé Schettino se faire crucifier en public!
    Par contre, "les économistes distingués" ont tout à fait le droit de se comporter encore plus légèrement et eux, on les écoute parler! Ce pauvre Cdt Schettino qui lui, n'a pas fait exprès de casser son bateau, plus personne ne l'écoute! C'est un "gros contraste" tout de même...

  • Mais il y a plus cornichon encore. Lorsque Cobelfret ou n'importe qui d'autre venu d'ailleurs, s'est installé sur le marché intérieur des cousins français du transport routier, en ayant pour avantage des bas prix possibles, sur le dos de ses chauffeurs ou de ses marins, une fois que les "victimes" de cette concurrence baisée ont su "se rattraper" en faisant rouler des Roumains moins cher que les Polonais de Cobelfret, généralement ils ne réussissent toujours pas à retrouver leurs clients... Et oui:
    - Si "ça marche" avec le nouveau prestataire, pourquoi changer une fois de plus?
    (avant d'être rentable, quiconque sait ce qu'est une entreprise, peut deviner qu'il y a toujours une période de flottement d'adaptation pour tout "fluidifier", plus ou moins longue et qu'il ne faut pas changer ça comme on change sa chemise ou son pantalon)
    Alors, on entend toujours le choeur pathétique des patrons franco-pleurnicheurs:
    -"C'est la faute de l'UE, c'est la faute des syndicats", etc... Peut-être demain, c'est la faute du pape!
    Pleurnicher est le sport favori du patronat français depuis des années!*
    En réalité, derrière les problèmes qui existent effectivement en matière de compétitivité, la réalité de la situation est toujours plus complexe que ça n'en a l'air!
    * Heureusement, toutes et tous ne sont pas comme ça. Mais bon... Qui c'est qu'on entend le plus?
    Vous le voyez, ce n'est pas "seulement" une question de droit, ni "seulement" une question de politique...

  • Les autres, même avec un staff plus cher à payer, personne ne s'installe durablement sur le marché à leur place, ils ne virent pas leurs personnel en faisant de vrais scandales locaux et des drames sociaux et familiaux ensuite par dizaines! Et... Ils font des bénéf....
    Ca ne suffit pas, le protectionnisme, surtout s'il est con et étroit! La réalité est cruelle:
    Dans "le privé" mais dans le "secteur public" aussi, des dirigeants incompétents (et/ou parfois mal intentionnés) ne sauraient résister à la pression extérieur, même en étant protégés par l'Etat.
    Alors, si en plus celui-ci ne protège plus personne, Clignement d'œil émoticône imagine un peu! En 2013, nul besoin d'imaginer, on le sait.
    Avec des camions, avec des navires, avec des avions, ou avec de l'électronique!
    Je pense à Alcatel... Depuis que la CGE (Cie Générale d'Electricité) est devenue "Cacalcatel Telecom", (gag interne entendu il y a peu), c'est la perte et le recul permanents dans TOUS les domaines!
    Ces gens de surcroît disent que l'avancement et les alaire doivent être plus élevés pour les plus méritants! En fait mais il ne faut pas le dire, à la tête du client, pour ne pas dire, aux plus "fayots"....

  • Maintenant, allez dans une bonne librairie pour étudiants au rayon "gestion/management" pour prendre ou acheter un (ou plus) de ces livres souvent "utilisés", là où on forme les cadres dirigeants et les formateurs des "Chambres de Commerce et d'Industrie". Voyez-vous-mêmes! Leur contenu est conformiste, encourage l'absence d'éthique et la cupidité. Il diffuse une mentalité individualiste tout à fait désolante et le tout constitue parfois un cocktail très dangereux. Le management par le stress ou par le chaos, ou les deux à la fois! Je sais maintenant pourquoi chez Alcatel, on nous faisait déméngaer régulièrement... ;-)) On enseigne réellement n'importe quoi à nos étudiants. L'enseignement de ces pratiques devrait devenir un délit et être puni. Non?
    Pire encore, on sélectionne les plus conformistes, pas les "meilleurs"! Qu'est-ce que ça signifie, les "meilleurs"?
    On reconnait là "le discours" des dirigeants d'Alcatel, ou de ceux de Dexia à sa fondation, je m'en souviens comme si c'était hier!
    Phénomène inquiétant, plus le niveau scolaire des intéressés est élevé, plus ils sont "tartes" et conformistes!
    On voit le résultat de l'action de ces brillantes élites, depuis trente ans:
    - La misère se ré-installe partout en Europe!
    Et ces gens veulent en plus être payés toujours plus, mais en payant toujours moins, les salariés de base!! On marche sur la tête. Les salariés bossent toujours plus et toujours mieux pour toujours moins, eux sont de plus en plus nullards et...
    On nous explique doctement au journal TV de 20H00 qu'il est normal de les payer toujours plus! Même le Dr Goebbels n'osait pas ça... Il serait fier de l'Europe d'aujourd'hui, lui qui échoua malgré tous ses mensonges extraordinaires!

  • Le XVIIIème siècle a été physiocrate
    Le XIXème siècle industriel
    Le XXème siècle démentiel (Nazisme et communisme) puis social
    ...
    Il nous reste à inventer le XXIème siècle et je tiens le pari que toutes les projections actuelles se révèleront fausses :)

  • Denis,

    Fabius a triplé la dette souveraine en 1983 ; la question n'est pas de savoir s'il faut de l'endettement et des prélèvements obligatoires, c'est une question de mesure. La cavalerie à laquelle nous assistons depuis trente ans n'est pas un facteur de démocratie, mais nous a fait entrer dans une spirale démagogique à visée électoraliste (la retraite à soixante ans, par exemple) et nous en subissons encore les conséquence que l'on sait.
    La Mitte a fait voter les accords de Shengen qui contenaient déjà les critères de convergence (déficit public de 3% maximum) dont il n'a jamais eu de respect Résultat : la politique du chien crevé au fil de l'eau qui nous revient en pleine tête après la crise financière.

  • Le PS contredit Mosco, se prononce pour une loi
    .

  • Mathaf,

    Passons sur l'origine et les causes de la dette ou des déficits publics. Passons aussi sur les responsabilités des divers politiques des trente dernières années.

    En pratique les critères fixés en 1993 n'ont pas toujours été respectés, ni par la France, ni par aucun autre pays européen (en gros ; hormis quelques contre-exemples (Espagne, Irlande...) vite rattrapés par la méchante crise systémique de 2007-2008)

    Les problèmes actuels ne viennent pas que de dépenses inconsidérées ou gaspillées depuis beaucoup plus 30 ans en fait (près de 40 ans maintenant !!!!).
    ET c'est là qu'il faudrait en revenir à l'origine et aux causes de la dette ou des déficits publics ;-)

  • Le changement, c'est presque maintenant

    La règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux a été formellement abrogée par Hollande,... mais dans la réalité, le taux de non-remplacement s'est accru en passant de 50% sous Sarko à 61,3 % en 2012.

  • "... en réalité, le taux de non-remplacement s'est accru en passant de 50% sous Sarko à 61,3 % en 2012..."
    Là aussi, faite ce que je dis, pas ce que je pense ni ce que je fais...
    Remarque: personne ici ne semble se soucier de la qualité ni de l'éthique des dirigeants d'entreprises...
    Ca vous arrive d'y penser? Le droit est une chose, ce qui se fait en est une autre...
    Même si certains ici semblent mettre à l'abri des sottises de nos brillantes élites, à moins d'en faire partie sans oser le dire ici.
    On lit parfois ici sous ces pages, trop de copier/coller du médiocre baratin des invités les plus conformistes de "C dans l'air" ici... Matthaf et inlibroveritas, pour ne citer que "les moins pires", qui n'oseraient pas dire en face, ce qu'ils écrivent ici aux plus touchés par les ravages et saccages du libéralisme.

  • Le changement, c'est presque maintenant

    Vallini : «Il faut construire de nouvelles prisons»

  • Nos brillantes élites ont réellement, un grave problème de manque d'imagination et d'excès de conformisme.
    C'est un grand mérite, ce que viennent de faire les directeurs de prison. Tout de même, tout ce qui va mal finit souvent "chez eux"... Même si cela n'arrive pas assez souvent aux patrons voyous!

  • Très heureux de savoir que Badinter Elisabeth, la grande combattante des valeurs de la laicité sans foulard ne verra pas ses rémunérations frappées par une vilaine loi de Gauche. Ouf ! Le talent ne sera pas que philosophiquement rétribué

    http://www.challenges.fr/entreprise/20130529.CHA0142/les-actionnaires-de-publicis-valident-le-mode-de-remuneration-des-dirigeants.html

    Amis du combat laicard, choisissez vos héros...

  • Il y a trois jours, le leader minimo jouait au grand visionnaire européen en demandant un gouvernement économique de la zone euro

    Le voici servi.... et il en est tout fâché...

    L'Europe met la pression sur la France
    Le Nouvel Observateur - ‎Il y a 38 minutes ‎
    Le chef de l'Etat a vivement réagi aux injonctions de la commission qui donne deux ans à Paris pour réduire ses déficits au prix de lourdes réformes.

  • Hier matin, j'entendais Hamon qui nous a em... des heures et des heures par ses discours ouvriériste quand il était le leader de "l'aile gauche du PS" dire qu'il fallait faire confiance au medef pour l'autorégulation des salaires

    Ce n'est pas une affaire de Hollande, c'est la faillite d'une farce intellectuelle

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