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Prélèvements obligatoires : 46,5% ! On n’en peut plus !

Les prélèvements obligatoires, c’est ce qu’on paie aux administrations publiques et aux services sociaux, non par une décision de dépense à la recherche d’une contrepartie, mais en exécution de mesures d’autorité et sans contrepartie directe. En pratique, cela concerne les impôts et les taxes, d’une part, et les cotisations sociales obligatoires, d’autre part.  

Des chiffres ?

Pour ces quatre dernières années, le résultat est une réussite : 

- en 2010, 822,1 milliards d’euros (Md€)

- en 2011, 876,3 Md€

- en 2012, 913,9 Md€

- en 2013, 966,9 Md€

Joli, non ? Si les entreprises avaient connu la même progression, le chômage serait résiduel.

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La progression du taux

Le taux des prélèvements obligatoires, soit le rapport entre les prélèvements obligatoires et le produit intérieur brut, la richesse du pays, donne le tournis :

- 2010, 42,5 %

- 2011, 43,9 %

- 2012, 44,9 %

- 2013, 46,3%

Les Echos ont publié une étude non contestée par notre si incompétent sinistre de l’économie : on atteindra un record en 2014 à 46,5%. Oui, on s’approche de 50%, c’est dingue.

Pour bien mesurer la mouise dans laquelle ils nous collent, il faut prendre un peu de recul sur l’évolution de ce taux :

- en 1970, 34,1%

- en 1980, 40,2%

- en 1990, 41,6%

- en 2000, 42,1 %

Des évolutions contrastées

Sur la période 2000 à 2011, les évolutions sont contrastées :

- pour les organismes sociaux, on est passé de 12,7% du PIB en 1970 à 21,5 % en 2000 et 23,9 en 2011 ; 

- pour les collectivités territoriales, l’évolution a été de 2,1% du PIB en 1970 à 5,2% en 2000 et 5,9 en 2011 ; 

- pour l’État et l’Union européenne, la part est à la basse, avec 19,3% en 1970, 17,5% en 2000 et 13,2% en 2011.

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Les beaux engagements de Hollande

Quand Hollande est arrivé à l’Elysée, on était à 44,9, pour passer à 46,3 en 2013 et 46,5 en 2014, ce 0,2% représentant six milliards de ponction supplémentaire, et exclusivement fiscal.

Voici un extrait d’une interview de Hollande à Ouest-France, ce 1° juillet 2013 : « En 2013, la dépense de l’État sera strictement maîtrisée. Pas un euro de plus ne sera versé par rapport à ce qui a été prévu dans le budget. Mais, la récession nous prive de toutes les rentrées fiscales espérées. D’où le risque d’un déficit plus important que prévu. Que faut-il faire ? Augmenter les impôts ? Non. Nous n’alourdirons pas la pression fiscale des Français en cours d’année. Alors, nous prendrons de nouvelles mesures d’économies en 2014-2015. Et pas simplement dans la sphère de l’État mais aussi dans celle des administrations locales et dans les dépenses sociales. »

Hollande le boni-menteur…

Et si seulement ça marchait !  

C’est bien ça le plus fort : le taux de prélèvement obligatoire est passé en 40 ans de 34 à 46 %, et de tout côté, on n’entend parler que de la crise des services publics et du déficit des organismes sociaux. On est à 46,5% de prélèvements OBLIGATOIRES, et la semaine dernière on voyait des enfants virés de la cantine de l’école car les parents n’étaient pas à jour des paiements. C’est accablant.

Droite ou Gauche, quand je vois ce qu’est devenu la « Gauche », je m’en contrefiche… Je souhaiterais seulement qu’il existe un responsable politique pour nous expliquer, en termes compréhensibles, comment on peut se sortir de ce bazar. 

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Commentaires

  • Ben, lui il n'a pas de discours politique, programmatique (ou démagogique) pour faire baisser les prélèvements obligatoires tout en maintenant une bonne qualité de vie...

    Mais il explique correctement les tenants et les aboutissants.

    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1832

    "Les seules données précises portent sur l’année 2010 : il faut au moins trois ans pour disposer de données fiables."

  • Je n'ai pas vu mentionnés les "transferts sociaux" (le chômage et la précarité ont un peu explosé depuis les années 70 – les prélèvements compensent) : c'est ce qui doit faire défaut à votre "démonstration".

  • merci Denis pour la qualité de tes ressources documentaires

  • D'accord avec Bernard, et les transferts sociaux ??
    En effet, dire qu'il n'y a pas de contrepartie est erroné de ce fait, + la sécu....

  • "... en exécution de mesures d’autorité et sans contrepartie directe."
    Ah ?
    La retraite qui tombe tous les mois n'est pas une contrepartie directe ? Le ramassage des ordures n'est pas une contrepartie directe ? La prise en charge intégrale du coût d'une opération n'est pas etc. ?L'école gratuite, les routes gratuites ne sont pas... ? Etc. etc.
    Le dernier graphique montre que "Etat + UE + Collectivités locales" = 20% environ depuis 1960.
    C'est la Sécu qui augmente et atteint 23% en 2010 contre 12% en 1960 (à vue d'œil) : médical + famille + retraites (+ chômage ?).
    Combien de retraités en 1960, combien de chômeurs et combien de salariés cotisants ? Et en 2010 ?
    J'ai lu (Le Monde ?) il y a un an environ que les dépenses Santé dans l'Empire représentaient 19 % du PNB, contre 12 % en France. Pas trop d'échos dans la presse.
    Et les retraités d'Enron préfèreraient sans doute la CNAV.

    Ceci ne veut pas dire que TVB-RAS, et qu'on ne se pose pas de questions...
    Mais la caricature me surprend.

    Personnellement je préfère devoir montrer ma carte verte pour entrer à l'hosto plutôt que ma carte bleue.

  • Je persiste et signe, bien sur

    La notion de prélèvements obligatoires fut à l’origine définie par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) comme recouvrant l’ensemble des "versements effectifs opérés par tous les agents économiques au secteur des administrations publiques (élargi en Europe aux institutions de l’Union européenne), tel qu’il est défini en comptabilité nationale, dès lors que ces versements résultent, non d’une décision de l’agent économique qui les acquitte, mais d’un processus collectif de décisions relatives aux modalités et au montant des débours à effectuer, et que ces versements sont sans contrepartie directe".

  • Les prélèvements obligatoires sont une donnée bien connue du droit de finances publiques, qui ne pose pas la question de l'utilisation des sommes récoltées, mais seulement l'analyse de la masse prélevée.

    On peut estimer qu'à 46,5% de PO, ca devient invalidant, sclérosant.

    Vous faites erreur sur la notion de contrepartie directe.

    Les sommes prélevées ne partent pas dans la nature, mais sont toutes dépensées au nom de la France. Mais le prélèvement est dit obligatoire car il résulte d'une décision d'autorité et non pas d'un choix de consommation ou de service.

    Si vous etes accros aux musées, et que vous visitez trois musées par jour tous les jours, vous augmentez votre dépense publique, mais la part des PO est indépendante.

    Idem pour la cantine que je cite, qui est une dépense publique avec contrepartie directe, mais pas un prélèvement obligatoire

    La question des transferts et de la pertinence de ce haut taux est le débat n° 2.

  • Ce qu'il faut expliquer, c'est le concept d'impôt lui-même. Traditionnellement, on reprend la définition de G. Jèze :
    « L’impôt est une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la couverture des charges publiques. »

    La notion de prélèvements obligatoires est un peu plus large mais recoupe essentiellement la même sphère.

    Bien sûr qu'il y aura des contreparties, au final, mais pas directement et pas en fonction de l'argent versé par tel ou tel contribuable (et sans qu'il ait eu le choix de payer ou pas).

    Gilles a bien sûr raison techniquement. Mais les contradicteurs aussi puisqu'il est indéniable que nous obtenons des contreparties.

  • Oui, c'est le débat n°2 qui est le plus intéressant.

    Perso, j'avais été très convaincu par les propos d'un chercheur qui affirmait que :
    si on regarde tous les indicateurs (PIB, mais aussi IDH ou le coefficient de Gini) et que l'on fait des comparaisons internationales, on conclut que :

    - plus les pays ont des taux de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques élevés et plus il s'agit d'Etat de droit, démocratique et social.
    - Au contraire, les pays qui ont des taux de prélèvements obligatoires faibles et peu de dépenses publiques sont toujours des Etats autocratiques, ou autoritaires, ou peu développés (en voie de développement).
    La limite basse étant les pays anglo-saxons dans lesquels ces taux sont suffisamment élevés tout en restant bien en deçà des pays de l'Europe occidentale. Ce qui se traduit (et ça, "chacun le sait", mais les études ne manqueront pas pour le confirmer) par beaucoup plus d'inégalités économiques et sociales, moins de bien être ou de paix sociale pour ces pays anglo-saxons.

  • La dépense publique est une came fabriquée par les cocos du CNR à la libération. Les révolutionnaires avaient déjà inventé l'impôt sur la pleine lune pour taxer les compagnies d'éclairage, c'était la naissance de la société parasitaire dans laquelle nous vivons; les mêmes qui ne paient pas d'impôts bénéficient d'allocations diverses dont ceux qui sont imposables ne bénificient pas. Evidemment qu'ils applaudissent des deux mains, bienvenue dans le collectivisme !

  • Et oui, le Grand Problème est peu à peu en train d'apparaître, lentement certes, mais sûrement! Il ressembla longtemps à un iceberg, objet flottant et dérivant fait de glace, qui ne montre de lui-même qu'un petit morceau de son volume. Maintenant, "tout le reste" n'est plus invisible, ça fait surface. On ne peut plus le nier!
    - Rappel de physique élémentaire: Un iceberg, ça fond, avec le temps. Donc son Centre de Gravité se déplace et... Naturellement cette "nécessité" des Lois de la Physique risque de le faire chavirer! En d'autres termes:
    - PENDANT QUE les très grandes entreprises paient depuis plus de 25 ou 30 ans toujours moins de "charges sociales" et toujours moins d'impôts, avec la complicité des polytocards qui nous gouvernent en affirmant faire une politique de gauche ou une politique économique dynamique, que la fraude fiscale est devenue un "sport" intellectuellement admis, que les Services de Douane n'ont jamais autant effectué de saisies en argent liquide dont la provenance le plus souvent constitués par les fraudes:
    - Tout le pays lui, il a conservé "ses besoins de fonctionnement"! Et naturellement ils augmentent... Et bien (bis) naturellement si j'ose dire, qui ne l'a pas remarqué? Ceux qui peuvent éviter de payer le fond et ceux qui ne peuvent pas... Ils paient à la place de ceux qui devraient! Ceci doit aussi nous rappeler que les "jeunes des quartiers difficiles" ne sont pas celles et ceux qui montrent le plus une Incivilité devenue frénétique. Eux sont également souvent coupables certes, mais ils en sont aussi les premières victimes.
    - Tout cela nous ramènent à la récente page "Chilienne" et à la bonne leçon de politique que nous ont donnée Pinochet et son copain trahi, Salvadore Allende:
    - La politique façon bisounours, ça se termine le plus souvent fort mal...
    Mettre en oeuvre une réelle politique de gauche, ça ne se conçoit absolument pas sans opérer une contrainte préalable, absolue et puissante, sur TOUTES les personnes "possédantes" et sur les grandes entreprises. Sans le faire, l'Expérience Historique prouve qu'on a toujours, soit du bidon, "du Flambi" par exemple, soit la violence comme seule soupe à manger et le Peuple sera ainsi toujours privé de dessert! Comme c'est arrivé au malheureux Chili.
    - Mrs Thatcher elle-même le disait en évoquant autre chose, (une bonne copine de qui on sait) il n'existe pas d'alternative!

  • Je vois aussi que le sujet du jour semble passionner...
    C'est aussi dire que sans tenir compte de ce que je viens d'écrire, vous n'avez pas fini de payer avant longtemps!
    -"Payez mes frères, payez pour nous..." (Raymond Devos et les impôts) Et ce n'est pas le pape cette fois qui le dit!
    En bref, il faut certes aussi redresser et renflouer la triste carcasse du Paquebot Concordia, (ils sont en retard, mais "ça roule") pour faire plus propre, mais il est encore plus important de:
    -Redresser et renflouer l'idée d'une réelle politique économique anti-néolibérale et de gauche éventuellement, dans l'Intérêt Collectif de toutes et tous! Pas de celui des oligarques qui nous tiennent...

  • Ceci étant dit, (par maladresse et précipitation le coup est parti trop tôt) pour faire plus propre aussi, pas "seulement" sur la plus célèbre des jolies petites Iles de la Côte Italienne!
    D'autre part, "tout ça" me rappelle aussi une session de formation des cadres en charge du "pilotage" de "nos" nombreux sous-traitants qui construisaient pour nous les sites de stations de base des réseaux de téléphonie mobile. Il nous a été rappelé une règle de bon sens du Travail, très utilisée dans l'Industrie des plateformes pétrolières, pour prévenir les accidents:
    - C'est une "espèce" d'équation:
    Circonstances dangereuses + Travail difficile + Arrogance + non respect des "Règles de l'Art" + Précipitation = Grosse Cata!
    Il s'agit là d'un travail technique, mais c'est aussi souvent valable en politique économique, il n'y a qu'à lire ici même, certains commentaires ignares et anti-citoyens.

  • Me semble qu'on profite tous un jour ou l'autre d'établissements publics, d'équipements publics, de services publics, nan ?

  • C'est l'heure, bon appétit! Et de se rappeler aussi avec cette excellente page et les intéressants chiffres de Mtre Gilles, qui rappelle des chiffres pénibles il est vrai, que les statistiques sont très comparables à la minijupe:
    - Ca suggère mais ne dévoile pas le principal!
    - En plus, quand on découvre le principal, on peut s'apercevoir que l'essentiel se situe une fois de plus entre les deux oreilles ou parfois, dans les coffres des banques!

  • Ben oui Gatsby. C'est pour cela qu'"il faut que Mathaf accepte enfin de payer sa part!
    Il n'existe pas de démocratie sans un véritables Impôts, équitablement répartis, et ce que nous constatons....

  • La pression fiscale et la dépenses publique,comme baromètre de la démocratie on a envie de dire oui,la dépense publique est liée aux impôts comme la nuit au jour ...Pour autant,je doute que cela conduise a une démocratie exemplaire..Il suffit de voir les files d'attente devant les resto du cœur,de voir le nombre de personne qui se tiers mondise pour émettre des doutes...;Sur la pression fiscale,j'entends autour de moi des personne dire que leurs IR a augmenté et d'autres dire qu'ils en payent pour la première fois...Payer,la majorité des Françias le conçoivent et y adhèrent,mais pour quelle prestation?...La sécu ?de plus en plus de déremboursement,La retraite? Un galéjade pour les plus jeunes,La sécurité,la justice ?,L’école publique?,les transports publique?L'armée ?...Le sentiment général,c'est que tout part a vol-au et que pour autant il faut payer toujours plus...Alors pas besoin de stats pour dire son ras le bol..D'autant que les structures sociales qui amortissaient la misérè sociale sont en perdition,face a la demande et au manque de moyens ...Quel spectacle pitoyable que ce président qui joue a faire président,dans un décor doré digne d'un roitelet de république bananière ,et une femme que l'on peut qualifié de courtisane,mais pas de journaliste....

  • Je peux être un peu sarcastique ?

    M'a pas l'air trop pauvre, celui qui tient ce blog que j'apprécie beaucoup. (C'est pas une tare, mieux vaux faire envie que pitié ...). ;-)

    Mais Gilles, vous avez le discours anti-impôt de tous les petits et moyens entrepreneurs poujadistes !

    Moi je ne suis pas pauvre, je veux bien payer les impôts.

    Ceci dit j'aimerais vraiment bien qu'ils aillent dans les poches de ceux qui en ont besoin, et pas dans les poches des politiques corrompus (PS et UMP), pas dans les poches des multinationales qui sont très organisées pour aller ratisser systématiquement toutes les subventions possibles tout en ne payant pas elles-mêmes d'impôts (c'est prouvé), et dans poches d'un état raciste comme Israël qui vole les subventions de recherche qui devraient aller aux entreprises européennes (1,5 milliards d'euros prélevé par Israël sur l'UE) et qui vole les Droits de Douane que l'UE devraient lui faire payer.

    Je suis d'accord avec Denis :

    " plus les pays ont des taux de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques élevés et plus il s'agit d'Etat de droit, démocratique et social."

    Juste comment faire pour avoir des responsables politiques ayant davantage de compétences et d’honnêteté que de prétention et de morgue ? Actuellement on a exactement l'inverse.

  • D'accord avec le texte de Marianne bien que je trouve le terme de poujadiste un peu excessif
    Les taxes me génent plus que les impots parce qu'elles sont parfaitement injustes en frappant tout le monde de la méme maniére et ces cons de verts veulent qu'on taxe le diesel

  • On ne saurait échapper au fait incontournable, il n'y a ni Etat de Droit ni Service Public, ni démocratie, ni justice, ni Défense Nationale, ni Education pour tous, ni Culture commune, sans Impôt. C cela, la Civilisation!
    Et que ceci soit proportionnel au revenu total de chacun, ça va de soi, en bonne justice et logique économique!
    Et les tricheurs qui n'ont pas les moyens de tricher et voudraient pouvoir le faire, Mathaf par exemple, ont une étrange attitude, en défendant les tricheurs!! Ca se soigne?

  • Rachida Dati dans toute sa splendeur...
    Silence en France ce soir là-dessus??
    Le Concordia sera redressé, Rachida, ce serait plus difficile... Même en lui mettant des caissons étanches et verrins hydrauliques sous les fesses... (clic mon nom)

  • Ces 46,5 % c'est juste de la folie.

    Je ne demande pas le taux zéro, mais expliquez moi si on peut continuer longtemps et jusqu’où ?

    Regardez les courbes et dites moi OUI ou NON, si c'est maîtrisé.

    Je dis que si les entreprises avaient eu la même croissance, le chômage serait vaincu. Qui peut me dire le contraire ?

    Nous avons des petits mecs en embuscade qui ne pensent qu'à piquer votre travail, ce n'est pas plus compliqué. 46,5 et bientôt 50 en nous disant tous les jours que ce sera mieux l'an prochain, expliquez moi la logique, j'attends.

    Et puis ils font quoi de ce fric ? Vous avez vu l'état des services publics? Les tribunaux n'arrivent même pas à sortir les jugements dans les délais ! Dans les affaires pénales, les jugements ne sont plus motivés, sauf cas exceptionnel. On parle des prisons ?

    Je pense aussi urgent de raser les collectivités locales qui sont devenues des fromages pour les plus incompétents des élus.

    On a passé il y a deux ans le budget des écoles d'infirmières aux régions, alors qu'elles préparent un budget d'Etat. Allô ? qui peut m'expliquer la logique de ce genre de mesures débiles ?

  • "Mais Gilles, vous avez le discours anti-impôt de tous les petits et moyens entrepreneurs poujadistes !

    "Moi je ne suis pas pauvre, je veux bien payer les impôts".

    Erreur grave d’analyse, si je puis me permettre.

    Payer ses impôts est un problème secondaire de fin de course, en achèvement du circuit économique.

    L’impôt sur le revenu est presque anecdotique : 50 milliards sur les 900 milliards de PO. Alors quand la seule question sera le "paiement de l’impôt", on aura déjà bien avancé. Moi je parle ici des 850 milliards piqués sur l'activité économique, pas des 50 milliards piqués sur les revenus.

    La très juste TVA, augmentée l'an prochain, c'est 130 milliards.

    La CSG, c'est 90 milliards, l’impôt sur les société 40 et la taxe sur l'essence 25.

    Voilà. Donc, je ne me trompe pas de cible.

    Je n'ai pas abordé la question de "payer son impôt", donc pas la peine de faire comme si.

    Ce que je vois, c'est que quand une entreprise fait une facture à un particulier, il y en 46,5 qui partent via les caisses publiques.

    Donc, avant de dire "il pleure parce qu'il paie", dites vous bien que c'est d'abord vous qui payez, et à fond.

  • Merci aussi de me défendre, par arguments et non par imprécations, un système avec 46,5% de PO où un enfant peut être viré de la cantine parce que ses parents ont un retard de paiement.

    Merci aussi de me défendre, par arguments et non par imprécations, un syttème avec 46,5% de PO où les Resto du Coeur ont accueilli 870 000 personnes et servi 115 millions de repas.

    Ca m'intéresse

  • Ben oui, ces chiffres sont les témoins d'une forme de folie collective. C'est pourquoi il faut repenser ces règles du jeu, qui incitent à la triche pour les uns, pour obliger les autres à payer à la place des tricheurs. Réfléchissez y, au lieu de retourner les chiffres dans tous les sens!

  • On se le fait quand ce méchoui?

  • C'est qui qui paie?.... C'était ça la question??

    PARIS, 16 septembre (Reuters) - La dette publique de la France atteindra 95,1% du produit intérieur brut fin 2014, soit environ 1.950 milliards d'euros, après 93,4% à la fin de cette année

    Sortez vos chéquiers, avec le sourire !

  • C'est pas top...
    Plutôt des saucisses grillées.. en bons gauchos un brin frustrés :/

  • La question des charges ne pose pas, pour nous avocats, de pb de concurrence. Nous ne craignons ni les importations allemandes ni les délocalisations.

    Voilà comment se fait la facturation

    On veut sur telle acte un revenu de 400 € avant impôt sur le revenu

    On va ajouter les charges du bureau 200 € puis les charges sociales 400, puis la TVA 200.

    C'est donc 600 € pour nous, dont 200 de vraies charges, et 600 de charges sociales, c'est à dire qu'on encaisse les sommes pour le compte de l'Etat et des organismes sociaux, et on les reverse.

    Pour celui qui gère bien, c'est clair. Pour avoir 400 € de revenu avant l'IR, il doit faire une facture de 1200 €, qui est payée par le client, donc par vous. Oki?

    sur les 1200, il va en reverser 600 aux caisses sociales au trésor pour la TVA. Cela veut dire que nous faisons du recouvrement pour vous faire payer.

  • Les PME et assimilés sont trop taxés

  • Denis

    je veux essayer de bien faire comprendre que les taxes et charges, c'est vous qui les payez, pas nous.

    en fait c'est simple. L'avocat calcule: 400 pour lui, 200 pour les charges réelles, et le reste c'est à reverser.

    Si "le reste" est faible, on épargne le client, et tant mieux pour lui. Si le "reste" est élevé, tant pis pour le client qui se prend une superfacture.

    Pour nous ça ne change pas grand chose, car on on garde nos "400" et on n'a pas vraiment de concurrence économique. Par contre, on voit très bien qu'on nous demande de tabasser les clients, ce qui nous plait pas,et c'est plus difficile de faire payer les grosses factures. On fait du recouvrement pour les caisses et le Trésor.

    Continuons donc avec le 46,5 et augmentons encore... vu que c'est pour le bien de tous parait-il...

    J'insite: c'est une politique économique de folie, surtout que 1) la dette augmente encore (ce que ce fourbe visqueux de Hollande s'est bien gardé de dire dimanche, 2) les régime socieux sont en déficits, et 3) les services publics sont tous en crise.

  • J'ai bien compris Gilles

    Je n'étais ni ironique, ni sarcastique. Je répète: "Les PME et assimilés sont trop taxés"
    ça ne résoudra pas tout, mais c'est un bon début. De réflexion.

  • Hé oui, on est dans le délire complet

    Tout le monde focalise sur la feuille d'impôts , reçue ces jours-ci, alors qu'avec un produit de 50 milliards, c'est une bricole à côté des 900 milliards qui piqués en amont !

    Moi, je ne vois pas comment ça peut continuer, et demain il sera confirmé que la dette de la France va encore progressé de 93,4 du PIB à 95,1%. C'est un truc de malade.

  • C'est très complexe, et on ne peut pas simplifier en se concentrant sur une activité professionnelle en particulier.
    Mais sur tous les points importants, vous avez bien raison (je l'ai déjà dit plus haut).

  • Je parle de ce que je connais, ie la manière dont facture les 60 000 avocats de France (Et un jour on racontera quel genre d'avocat était Montebourpif, le guerrier économique... à mourir de rire... on prendre les plus nazes pour commander)

    Pour les entreprises qui sont dans la concurrence internationale, ce taux de reversement pèse lourd.

    Quand il n'y a pas la concurrence internationale, comme pour nous, la limite c'est la capacité du client pour payer. Et je puis vous assurer qu'on n'hésite pas à leur faire le petit calcul, car ils doivent savoir que pour un chèque de 1 200, c'est 600 de reversement aux "PO", 200 de charges, et 400 pour l'avocat. Si on ne le dit pas, ils croient qu'on se gave des 1 200; alors on joue la franchise.

  • A propos de l'impact des charges dans un calcul d'honoraires, j'avais été surpris du devis d'un divorce coupé en deux pour paiement en liquide...
    C'était il y a quinze ans : même les bavards se mettaient au black...

  • De toutes façons, Flambi et son équipe sont maintenant en face des choix à faire, c'est incontournable:
    - 1/ Vraie politique de gauche, donc avec les contraintes à imposer aux tricheurs mauvais citoyens.
    Sûr que C pas évident (surtout en étant en face des "détails") de choisir entre:
    . "Tout le monde finance la piscine et la bibliothèque, même si on ne fréquente que l'un des deux, ou aucun de ces deux là...
    . Ou bien on ne finance pas collectivement, mais chacun(e) paie au coup par coup en y allant. La gratuité quand elle existe, en effet, elle n'est TOUJOURS qu'apparente. Ce qui change, C comment et Qui paie... Ce sont des choix qui doivent être clairs et toujours expliqué et discutés! C'est un choix culturel, technique, financier, et.. Politique. Avec un grand P!

    - 2/ Ou se coucher devant la loi du plus fort des lobbies puissants, en continuant à bidonner.
    C.à.d..... Direction... Le FN en position de force un peu partout d'ici qlq années!
    Et là, ce sera la totale impasse, avec la violence réelle "en finale", car ça ne peut pas se passer bien:
    Marine la mauvaise fille est dans une impasse.
    - Se faire "respectable" et imiter ce qui a déjà été fait par l'UMP PS
    - Ou revenir dans les trucs trash de son papa rigolo de mauvais genre...
    - Une bonne surprise? Je me le demande. Mais Bravo! Elle déclara avoir tiré toutes les leçons des catastrophes municipales que "monta" le FN à Toulon, Vitrolles etc...
    Et bien, je crois que nous allons savoir si c'est vrai, ou si elle a réussi, avant longtemps...
    Et les "prélèvements", C vrai que c'est un des sujets les plus délicats.

  • Mtre Gilles a de toutes façons raison de souligner ici le fait qu'un système qui continuerait à essayer de fonctionner comme ça va ou ira dans le mur, tôt ou tard, et que lors du choc, on peut se demander avec inquiétude ce qu'il pourrait en sortir!
    Et effectivement, les professions dites "libérales" autrefois relativement à l'abri, sont en train de se faire coincer à leur tour.
    Moi, quand j'habitais Marseille, j'ai eu la stupeur de "assister" aux 2 premières faillites de pharmacies!
    (ceci a "fait du foin"! Un peu plus que le naufrage du restaurant 3 mâts le Marseillois au Vieux Port près de l'Hôtel de Villle! Une inconscience parmi d'autres, il coula en qlq minutes. Et si c'était arrivé à 12h30? Là aussi "procrastination"!...)
    Une faillite de pharmacie était autrefois impensable! J'ai aussi connu un médecin plonger ainsi avec son cabinet médical, à cause de charges "ascentionnelles frénétiques" impossible à maîtriser.
    Devenu surendendetté et harcelé, sur mes conseils, il s'est barré en Belgique puis... En Norvège avec sa nouvelle épouse!
    Ce genre de solution est la seule viable pour les intéressés, mais... Est-ce normal?
    Il existe des abus incroyable en immobilier, les loyers que paient les petits commerces qui sont "en bail"? Ayant vu cela, je sais pourquoi les commerces disparaissent peu à peu... Qui laisse faire tous ces abus des propriétaires bailleurs, sans jamais punir ni exproprier? L'"éco,omie est en train de se bloquer elle-même, pas seulement à cause des horreurs imposées par l'UE, qui d'ailleurs a parfois "bon dos"... La faute des autres, ce n'est pas toujours vrai!
    Sans renverser cette table et changer les règles d'un jeu "trucqué", ceci ne peut que s'aggraver.

  • Sécu : la Cour des comptes pointe une "spirale de la dette anormale et dangereuse"

    Le Point.fr - Publié le 17/09/2013 à 10:46 - Modifié le 17/09/2013 à 11:06
    Le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud présentait mardi le rapport annuel sur l'état des finances de la Sécurité sociale.

  • L'Expansion - ‎Il y a 37 minutes ‎
    Le ministre de l'Economie n'a pas démenti que le taux d'endettement de la France pourrait atteindre 95,1% du PIB à la fin 2014, comme l'a révélé le Figaro. Mais il affirme qu'il s'agira d'un sommet et met en avant les mesures de réduction du déficit structurel.

    Il suffit de le croire

  • Ah! Ca tombe bien! Pourquoi ya un vrai problème avec la Sécu? Vous ne vous êtes jamais posé la question?
    Et bien C le moment de passer à mon bord, pour comprendre. (clic mon nom)
    D'autre part, gérer la Sécu comme on le fait depuis 40 ans, avec pour lamentable conclusion ce qui est arrivé à "l'Ex" en 1974, le but réel inavoué et inavouable, des politiques mises en oeuvre depuis le début des années 1980? La détruire et tout privatiser?
    Et qui se sucre sur le dos de la sécu en tondant la laine sur son dos? Si ça se passe comme avec "l'ex"...
    (enfin, là, yen a plus d'un qui se sont retrouvé sans rien à tondre!)
    Là aussi, avec un truc qui devrait tourner à guichets fermés en gagnant de l'argent, même avec toute les charges, on a fait un problème idiot et en apparence insoluble!

  • Si on fouille dans les dépenses de la sécu, je ne suis pas certain que ça va plaire à tout le monde, dans l'électorat humaniste de gauche notamment. C'est un peu ouvrir la boîte de pandore.

  • La secu se decharge petit a petit au profit des Mutuelles et sociétés d'assurance,un systeme de vase communicant ou nous perdons sur les deux tableaux ...La prochaine étape c'est le déremboursement de l'optique..Les mutuelles augmentent sans discontinuer ,la sécu rembourse de moins en moins ....Par contre le trou de la sécu lui augmente sans discontinuer,sauf En Alsace ou la CPAM fait des "bénéfices" ...Chercher les erreurs serait peine perdue..LE système secu vache a lait du secteur médical et para médical est a bout de souffle par ce qu’ingérable,sauf a faire un grand ménage et nos politiques n'ont pas ce courage....En attendant on paie ,de plus en plus cher une prise en charge de santé de plus en plus chiche

  • Je ne vois pas ce que l'electorat de gauche pourrait trouver à redire si on arretait de vendre les médocs en boite au lieu de donner la quantité necessaire ce qui fait qu'on en balance un tas à la poubelle ou si on augmentait le numerus clausus en médecine pour faire des toubibs des sala riés de la sécu ce qu'ils sont de fait

  • Encore une fois, la sécu est gérée comme cela, vous devriez toutes et tous le comprendre!
    http://marine-inconnue.blogspot.com/2008/09/le-france-ou-le-trou-de-la-scu.html
    C d'ailleurs étonnant car à première vue, il peut être pensé que ça n'a rien à voir ou que "c'est un amalgame", comme dit toujours la langue de bois de qui ne veut rien expliquer...
    Quand on arrêtera de tondre la sécu avec son informatique, (et ses sous-traitants)
    ou en se servant des malades en racontant que c'est de leur faute, ça se passera un peu mieux.
    Comme pour le paquebot France, qui naviguait en son temps avec 99% de remplissage mais moins de la moitié payaient leur place, offertes par les ministères, culture, affaires étrangères etc...!
    Mais quand on dit que c'est de la faute de l'équipage, ou des malades pour l'autre cas, qui coûtent trop cher etc...
    Et qu'il y aura encore des couillons comme Mathaf pour le croire...
    Alors, tant que des gens croiront les conneries qui leur sont dites, et que les tondeurs ne seront pas dénoncés et punis, et bien.... Vous et nous, on continuera à payer! Payez pour nous mes frères...

  • Il devrait aussi être su et compris, que les excès de médicaments et leur mauvais usage, sont aussi une source de graves pollutions sournoises, généralement via les eaux usées, précision pour quiconque ne sait pas penser.
    Autre exemple, d'actualité, les médicaments, on s'en est aussi méfié avec le Costa Concordia:
    . Simultanément avec le pompage des soutes Diesel Oil et Fuel lourd, en janvier et février 2012, on fouilla et déménagea la pharmacie du médecin du bord, car 4000 pingouins à bord, ça signifie une grosse "réserve" à ne pas laisser s'échapper.
    Là, C ultra rare et "anecdotique. Mais notre gaspillage incroyable lui, il pollue certainement plus!
    Donc, encore plus trash, on paie une partie de cette pollution, avant même qu'elle ne soit "réalisée"... C fort ça...

  • La sécu ,comme la CAF est a gestion paritaire et c'est bien le drame...Dans les faits,il n'y a pas de gestion au sens ou on l'entend de bon père de famille,mais une gestion qui doit faire l'objet de consensus a répétition entre des acteurs qui ont des intérêts plus que divergeant...Bref la gestion est schizophrénique puissance trois et on voudrait que tout cela fonctionne...Vous me direz,cela a fonctionner ..C'est vrai,au temps ou dépenser sans véritablement compter n’était pas un problème...Ensuite,l'habitude des mauvaises gestion,nous a amené a gérer a crédit ..Et maintenant avec de mauvais gestionnaires ,il faut rembourser les dettes et continuer a traire la vache pour arroser généreusement tout ceux qui en vivent "bien"...Alors oui je suis comme Gatsby,je pense que la gauche préférera démanteler "secteurs" par "secteurs" la secu plutôt que d'affronter les syndicats mais la droite n'est pas plus courageuse ...A terme il ne restera plus comme dans les pays anglo saxon que la gestion de la santé des pauvres big brother notre avenir

  • @Anti mythe
    Le pb C aussi que lorsque ce système "paritaire" fut créé, ça pouvait marcher!
    Le patronat était en accord. C'était très bien d'ailleurs.
    C'était dû au Conseil National de la Résistance. (1945!)
    Mais il faut cette condition pour que ça marche! L'Accord!
    Depuis les années 1980, ils ont juré d'arrêter ça!
    Donc, ça ne peut plus fonctionner comme ça. C tout!

  • Il n'y a à priori aucune raison pour qu'il soit possible que l'Etat s'en sorte.

    L'Etat n'est pas infaillible, et l'Etat a failli et ne s'en relèvera jamais.

  • Hollande fait son publi-reportage dimanche soir. Il a les chiffres de la dette qui augmente, et n'en dit rien, expliquant au contraire que tout va bien.

    Pour casser la dette et créer de vrais emplois - autre chose que les contrats subventionnés - il faut une croissance de 3%. On sera au max à 0,1 ou 0,5.

    En fait, ils regardent une seule chose : est-ce que les banques prêtent pour financer la dette. Or, les banques prêtent à la France pour payer les intérêts de la dette. La France paie 50 milliards d’intérêts par an, soit le montant de l’impôt sur le revenu.

    Perso, ça ne m'amuse pas du tout.

  • Et sur le déficit de la Sécu, sur quoi répond Touraine ?

    On continuera de rembourser les lunettes, à 5% ...

    Non, mais ils sont affligeants...

  • Affligeant surtout cette obstination à ne pas vouloir taxer ce qui devrait être taxer...
    Et à ne pas vouloir mettre sur la table la question du fonctionnement des dettes publiques et de leur financement par des banques privées (à qui la BCE prête les sommes nécessaires à des taux dérisoires... pffff)

    Tant que vous n'aurez pas compris que c'est le système néolibéral qu'il faut abattre, on ne sortira jamais de ce genre de polémiques stériles.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/18/tva-32-milliards-d-euros-perdus-par-la-france-chaque-annee_3479706_823448.html#ens_id=1736196&xtor=RSS-3208

  • @Denis: Tu ne le diras jamais assez! Bon appétit, C l'heure...

  • @ Thierry,
    Merci et bon ap' aussi

    Tu as bien raison également de pointer les véritables responsables :

    "Le pb C aussi que lorsque ce système "paritaire" fut créé, ça pouvait marcher!
    Le patronat était en accord [en fait, on ne lui a pas trop laissé le choix et ils n'étaient pas vraiment d'accord].
    C'était dû au Conseil National de la Résistance. (1945!)
    Mais il faut cette condition pour que ça marche! L'Accord!
    Depuis les années 1980, ils ont juré d'arrêter ça!
    Donc, ça ne peut plus fonctionner comme ça. C tout!"

    Depuis les années 80, le patronat (bien aidé par tous les gouvernements successifs de droite et de gauche) a décidé qu'il ne fallait plus limiter les profits et dividendes des entreprises.

    Des dizaines et des dizaines de milliards d'€ se vaporisent chaque année dans la nature avec divers systèmes de déductions, de défiscalisation pour les entreprises de cotisations sociales (et soi-disant pour l'emploi (alors que chacun constatera que ces dispositifs sont inefficaces sur l'emploi)).

    Conséquence ultra-logique : des déficits structurels des régimes de Sécurité sociale.
    Mensonge supplémentaire : "c'est parce que il y a trop de protection sociale dans une société qui a changé" (alors qu'il s'agit d'un problème de financement principalement)
    Fausse Solution au faux problème : on coupe dans les dépenses sociales.

  • en tant que gaucho frustrée je suis bien d'accord pour abattre le systéme neo liberal mais avec quelles armes?Les Grecs,les Espagnols ,les Portuguais manifestent tout les jours dans l'indifference générale;"les armes des pauvres sont de pauvres armes"Bourdieu.Je réve que des hackers surdoués s'attaquent aux spéculateurs et à leurs mortels algorithmes

  • Tant que vous n'aurez pas compris que c'est le système néolibéral qu'il faut abattre, on ne sortira jamais de ce genre de polémiques stériles....tout a fait d'accord Denis,mais qui tire les ficelles sinon les technocrates de Bruxelles ...Ce système est un cancer que nous ont inoculés les pays anglo saxons sous couvert de la mondialisation et de son cheval de Troie l'EU ...Abattre oui,mais comment?

  • moi j'ai un arc et des fléches dont je sais un peu me servir mais je doute que ça suffise

  • La gourdasse du Roi a encore frappé

    Bambi explique à l'issue du conseil des ministres que la pause fiscale promise par François Hollande commencerait «bel et bien» dès 2014 et qu’elle «se confirmera en 2015», alors que Ayrault hier n'a parlé que de 2015.

    On est bien gouverné, et l'équipe est sure de ses choix

    Et puis parler de "pause" est en soi une fumisterie, car il s'agit en fait du maintien aux taux le plus élevé de l'année antérieure

  • Le gouvernement ne sait même pas le nombre d'avis d’imposition qu'il a délivrés.

  • Tribune intéressante d'un véritable spécialiste : Pr. Michel Bouvier (Paris I)

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/fiscalite/221180102/mobilisation-generale-contre-desarroi

    "On pense à la nécessité qu’il y a à ce que l’impôt soit considéré comme légitime par la grande majorité des contribuables. Il s’agit là de la condition de base de la rentabilité fiscale il ne faudrait pas l’oublier trop rapidement.

    Il nous paraît à cet égard indispensable de se rappeler que l’impôt, dès ses origines, s'est nourri de deux types de représentations opposées, mais parvenant néanmoins à coexister ensemble : l'une le considérant comme instrument de soumission, l'autre comme symbole et moyen de la solidarité du groupe social. C'est de cette seconde représentation que l'impôt a pu tirer par la suite les éléments les plus forts de sa légitimité.

    Il se pourrait bien que cette symbolique, et la légitimité qu'elle donne, ne finisse par devenir qu’un souvenir si l’impôt n’avait plus pour seule fonction que de réduire les déficits publics tandis que dans le même temps prospèreraient des pratiques d’évitement ou d’évasion par ceux-là mêmes qui continueraient à profiter des infrastructures et des services publics, les fameux "passagers clandestins". "

  • Le changement c'est maintenant

    Entre 1,2 million et 1,6 million de foyers supplémentaires vont payer l'impôt sur le revenu en 2013, soit une augmentation de 10%, affirme le quotidien L'Opinion

  • Je leur dirais bienvenue au club . En plus, l'imposabilité a un effet de cliquet : suppression des allocations diverses et variées, suppression des exonérations comme les impôts locaux, la redevance tv etc. Les prélèvement ne sont pas toujours obligatoires pour tout le monde. Et je parle pas des taxes vertes à la con que flanby est en train de concocter.

  • La «taxe carbone» devrait rapporter 4 milliards d'euros en 2016
    Le Figaro - ‎Il y a 1 heure ‎
    Le premier ministre Jean-Marc Ayrault promet que cette contribution n'aura pas d'impact sur les carburants et le fioul domestique l'an prochain. Il annonce par ailleurs une contribution du parc nucléaire au financement de la transition énergétique.

    Et même si c'était vrai que ce soit un coût neutre... c'est quand même rare de voir un gouvernement qui centralise son action sur les taxes

  • Rien n'est neutre en matière fiscale ; les travaux d'isolation coutent la peau des fesses et peu de gens auront les moyens de les faire. Par contre, tout le monde paiera les augmentations du prix de l'énergie. C'est une façon très peu démocratique de contraindre la vie des gens ; typique des délires technocratiques socialos. J'espère bien que cette bande de nœuds se fera éjecter en 2017.

  • Pour Gilles et Mathaf qui râlent sur les impôts ;)

    J'ai pensé à vous hier : du grand Gaspard Proust

    http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid4801-c-gaspard-proust.html?vid=938262


    "S'il n'y pas de contestation sociale violente en ce moment, c'est pas parce que les réformes sont bonnes, c'est parce que personne ne les comprend"

  • ouais d'habitude Proust(Gaspard)d il me gonfle en faisant du sous Desproges mais là je reconnait qu'il est bon

  • Moi aussi Monique : souvent sur 5-7 min, je trouve qu'il n'y a que 1 ou 2 min qui sont sympa.

    Mais hier soir... C'était du grand Gaspard !

  • Un article détaillé, une démonstration rigoureuse !!

    Bref : une tarte intellectuelle dans la gueule des bonimenteurs tels que François de Closets ou Agnès Verdier-Molinié


    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1835

    "Année après année depuis dix ans, le baromètre de l’opinion des Français indique que plus de la moitié de la population (53 % en 2012) estime que l’Etat n’intervient pas assez sur le plan économique et social, contre 20 % qui pensent l’inverse. Plus directement, 64 % jugent normal la part du revenu national consacré au financement de la protection sociale, contre 17 % qui le jugent excessif et 16 % insuffisant. Plus de 92 % des Français estiment que les systèmes de retraite ou d’assurance maladie doivent rester publics.

    Tout cela ne dispense pas d’être attentif aux économies potentielles. Et pas seulement parce que la situation des finances publiques est critique. Chaque euro dépensé doit répondre à un besoin d’intérêt général qui doit être évalué chaque année. Au fond, la question qui se pose est celle de la capacité de notre modèle social à répondre aux besoins avec des outils de qualité (voir encadré) et à évoluer en fonction de ces besoins. C’est là-dessus que devrait porter le débat de fond sur les dépenses.


    Sans être miraculeuses, des économies sont possibles, a rappelé la Cour des comptes dans son rapport publié en 2013 sur « La situation et les perspectives des finances publiques » [9]. On pourrait réduire le coût d’administration des équipements collectifs (du logement social aux routes), supprimer les organismes consultatifs inutiles et les compétences qui font doublon au niveau local, réviser des contrats de commandes publiques très lucratifs pour le privé, rogner sur certains avantages obsolètes en matière de retraites (comme les primes pour avoir élevé trois enfants, l’abattement de 10 % de l’impôt sur le revenu…). On pourrait aussi, par exemple, supprimer bon nombre de niches fiscales (autant de dépenses non présentées comme telles) ou lutter davantage contre la fraude fiscale [10]."

  • La seule question que j'ai envie de poser, c'est pourquoi tant de monde sonne l'hallali contre les dépenses publiques (et les prélèvements obligatoires qui vont avec) sans jamais évoquer les immenses marges d'économies budgétaires qui existent (citées ci-dessus) ????????????????

    Alors que droite et gauche, intellectuels de tous bords savent pertinemment ce qu'on pourrait économiser...
    Et alors que les études scientifiques et la simple observation empirique démontrent que le secteur privé coûte plus cher dans ces domaines qu'un système public, basé sur la mutualisation populaire et avec des moyens démocratiques de contrôle et de choix sur les décisions des élus politiques.


    "Sauf à attendre une reprise miracle et durable de la croissance, c’est la seule manière de dégager de nouvelles marges pour répondre aux besoins sociaux : créer davantage de places en crèche, construire des logements sociaux, investir dans l’éducation, accueillir dignement les personnes âgées dépendantes, etc. Autant de domaines où l’intérêt de dépenses supplémentaires est reconnu au-delà des clivages politiques, mais pour lesquels, si c’est le marché qui répond aux besoins, les moins favorisés seront pénalisés."

  • Denis,

    Prélèvements obligatoires 47%, dépense publique 57% du même PIB, cherche l'erreur. Droite-Gauche fonctionnent sur les mêmes mensonges depuis quarante ans. Les gens seraient prêts à faire des efforts sur les deux postes à condition de voir venir des résultats tangibles, mais ne voient que la route qui poudroie et l'herbe qui verdoie.
    Et je dirais que les politiques merdoient, car ils savent pertinemment quels sont les gisements d'économies mais s'en désintéressent par lâcheté et démagogie. L'état est un gestionnaire calamiteux qui a laissé monter un hamburger à douze étages, avec un empilement de fonctions invraisemblable, et pendant ce temps le service de la dette devient le premier poste budgétaire devant celui de l'éducation nationale (gérée aussi cul par dessus tête).
    L'état vit comme au temps de l'Empire Français, sauf qu'il n'y en a plus et qu'en absence de réformes structurelles nous serons mis un jour au pied du mur, comme les "pays du ClubMed"

  • Il y a de nombreuses sources d'économie et la question est redondante et rien ou presque n'est fait dans ce sens..pourquoi,je me doute..Nous fonctionnons dans un système complexe ou les courants politico syndicaux et politique sont arc boutés sur des niches qui leurs servent soit au titre du clientélisme ,soit au titre de la bonne gamelle,en prévision d'un parachutage..Tout ces comités Théodule,toutes ces administration bien grasses ou les chefs et sous chefs sont aussi nombreux que dans l'armée Mexicaine de Zappata sont des sources non négligeables d’économies...prenez les hôpitaux et ses cohortes de cadres payes a ne rien faire et tout ces empois clientéliste de l'élu president du conseil d'administration,il y a des économies a faire,mais pas touche au grisbi de l'élu..notre société est sclérosée pourrie de l'interieur...A voir comme les requins se défendent pour conserver leurs privilèges de cumulards élus,sauf a faire une révolution,pas de salut...Ce sera donc plus d’impôts,plus de taxes et moins de prestations pour ce bon peuple de droite et de gauche...Vaseline gratuite pour tous

  • @Mathaf! Sois donc un peu plus clair:
    "... en l'absence de réformes structurelles nous serons mis un jour au pied du mur..."
    Ca veut dire quoi pour toi, "réformes structurelles"??
    Car c'est le centre de la question.
    Ca C sûr, si on fait du Hartz IV sous Schroeder ou du Agie Mutti Merkel, les patrons gagneront plus de pognon.
    Et il y aura comme toujours depuis trente ans, toujours et encore plus de clochards SDF dans nos villes, dont certains ne seront pas ou plus chômeurs, (certes!) mais des travailleurs à moins de 5 Euro de l'heure! Ca se fait même à 2 Euro / l'heure, maintenant en Teutonie...
    Et le Arbeit Dienst Tralala, il peut même menacer les jeunes filles au chômdü, (stop leur aloc) si elles refusent le job "proposé", en Eros Center, ya eu quelques histoires retentissantes là-bas, deopuis déjà 2003!
    Commentaire d'un très vieux Monsieur en direct sur les ondes de la Deutsche Welle:
    -"Même les nazis ils n'ont pas fait ça, je peux vous le dire moi. Scheisse!...."
    Donc, je répète la question:
    Ca veut dire quoi "réformes structurelles"?? Faire dans l'intérêt des uns au détriment des autres?
    C bizarre tout de même, à chaque fois qu'on entend cette expression, les "propositions" vont toujours dans le même sens...
    Vieux cliché marxiste? A d'autres. S'il n'y avait rien de ce genre à photographier, on n'en verrait jamais, des "clichés marxistes"...

  • D'autre part, le problème d'un refus larvé de l'Impôts, il demeure. Il n'y a pas de cohésion siciale sans la répartition par l'impôt...
    C'est quoi au juste, le modèle social rêvé par les voix qu'on entend le plus?
    (et qu'on devrait faire taire à coup de pieds au cul...)
    Belgique (le soir de ce jour le 26/9): "Un homme d’affaires flamand va payer 70.000 euros pour échapper à une peine de prison. C’est légal. Mais faut-il y voir une sorte de justice de classes? Ou un juste rééquilibrage? "
    Bonne question. Mais eux aussi, sont sur une pente qui glisse. Pour moi, déjà poser cette question comme ça, ça mérite le pied au derche. Une situation inadmissible s'installe et nous les occidentaux, prétendons donner des leçons au Monde.... ;-)).

  • Avec le vieillissement de la population européenne, je vois mal comment les prélèvements sociaux pourraient diminuer, puisqu'il faudra payer de plus en plus de retraités avec l'allongement de l'espérance de vie.

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