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La résolution S/2013/575 sur la situation en Syrie

Voici donc cette fameuse résolution. Lisez les lignes et entre les lignes, et jugez sur pièce.

Le Conseil de sécurité ouvre la résolution en réaffirmant « son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne », ce qui ne reconnait qu’une autorité en Syrie, le pouvoir institutionnel, et qui condamne toutes les ingérences extérieures comme des faits illicites.

Le Conseil note que le 14 septembre 2013, la République arabe syrienne a adhéré à la Convention sur les armes chimiques, et s’est engagée à la respecter, et il déroule ensuite tout le processus prévu par la convention.

S’agissant de l’usage des armes, le Conseil de sécurité relève plusieurs faits, dont ceux du 21 août, mais il se garde de les imputer à qui que ce soit, et toute les phrases sont exactement balancées entre le gouvernement de l’Etat et les groupes armés non-étatiques.   

Il n’est prévu aucune sanction pour les usages notés de ces armes, car le Conseil n’impute pas la faute. La notion de sanction réapparaît sur un autre aspect, en cas de non-respect de la convention sur les armes chimiques, mais c’est là l’application de cette convention, et en cas de non-respect, il faudrait revenir devant le Conseil de sécurité qui déciderait ce qu’il y a lieu de faire.

Pour ce qui est du jugement des coupables, le mot « justice » n’est pas même évoqué. Le Conseil se contente de se dire « convaincu que les personnes responsables de l’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne doivent répondre de leurs actes ».

Enfin, s’agissant de la conférence Genève II, décrite comme une ardente nécessité, il est dit qu’elle doit être « dirigée par les Syriens », et elle est encouragée à constituer une autorité regroupant les représentants du gouvernement et de l’opposition.

Pour ceux qui en auraient douté, il existe une Etat souverain et un gouvernement institutionnel, qui conclut des traités, dirige sa diplomatie et est le responsable de l’ordre intérieur.

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Le Conseil de sécurité,

Rappelant les déclarations de son président en date des 3 août 2011, 21 mars 2012 et 5 avril 2012, et ses résolutions 1540 (2004)2042 (2012) et 2043 (2012),

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne,

Réaffirmant que la prolifération des armes chimiques et de leurs vecteurs constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales,

Rappelant que la République arabe syrienne a adhéré le 22 novembre 1968 au Protocole concernant la prohibition d’emploi à la guerre de gaz asphyxiants, toxiques ou similaires et de moyens bactériologiques, signé à Genève le 17 juin 1925,

Notant que le 14 septembre 2013, la République arabe syrienne a déposé auprès du Secrétaire général son instrument d’adhésion à la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction (« la Convention ») et déclaré qu’elle se conformerait à ses dispositions et les observerait fidèlement et de bonne foi, et appliquerait la Convention à titre provisoire en attendant son entrée en vigueur à son égard,

Se félicite de la création par le Secrétaire général de la Mission d’enquête des Nations Unies concernant les allégations d’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne (« la Mission »), conformément à la résolution 42/37 C (1987) de l’Assemblée générale, du 30 novembre 1987, réaffirmée par la résolution 620 (1988) du 26 août 1988, et se félicitant du travail accompli par la Mission,

Prenant acte du rapport de la Mission en date du 16 septembre 2013 (S/2013/553), soulignant qu’il faut que la Mission s’acquitte de son mandat et soulignant également que les allégations crédibles relatives à l’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne qui seraient faites à l’avenir devront donner lieu à une enquête,

Profondément indigné que des armes chimiques aient été utilisées le 21 août 2013 à Rif-Damas, comme l’a constaté la Mission dans son rapport, condamnant le fait que des civils ont été tués à cette occasion, affirmant que l’emploi d’armes chimiques constitue une violation grave du droit international et soulignant que ceux qui y ont recouru doivent répondre de leurs actes,

Rappelant l’obligation qui incombe à tous les États, aux termes de sa résolution 1540 (2004), de s’abstenir d’apporter un appui, quelle qu’en soit la forme, à des acteurs non étatiques qui tenteraient de mettre au point, de se procurer, de fabriquer, de posséder, de transporter, de transférer ou d’utiliser des armes de destruction massive, y compris des armes chimiques, ou les vecteurs d’armes de ce type,

Accueillant avec satisfaction le Cadre de référence pour l’élimination des armes chimiques syriennes adopté le 14 septembre 2013, à Genève, par les États-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie (S/2013/565), pour veiller à ce que le programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne soit détruit dans les meilleurs délais et de la façon la plus sûre qui soit, et se disant déterminé à ce que les armes chimiques et leurs composantes qui se trouvent en République arabe syrienne soient immédiatement placées sous contrôle international,

Se félicitant de la décision par laquelle le Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) du 27 septembre 2013 a mis en place des procédures spéciales pour la destruction rapide du programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne, sous vérification rigoureuse et se disant déterminé à assurer la destruction du programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne selon le calendrier prévu dans la décision du Conseil exécutif de l’OIAC en date du 27 septembre 2013,

Insistant sur le fait que la seule solution à la crise syrienne est un processus politique sans exclusive, dirigé par les Syriens, fondé sur le Communiqué de Genève du 30 juin 2012, et soulignant que la conférence internationale sur la Syrie doit être convoquée dès que possible,

Considérant que l’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales,

Soulignant que l’Article 25 de la Charte des Nations Unies fait obligation aux États Membres d’accepter et d’appliquer ses décisions,

1.    Considère que l’emploi d’armes chimiques, où que ce soit, constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales;

2.    Condamne avec la plus grande fermeté l’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne, qui constitue une violation du droit international, et en particulier l’attaque du 21 août 2013;

3.    Souscrit à la décision du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, en date du 27 septembre 2013, qui prévoit des procédures spéciales pour la destruction rapide du programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne, sous vérification rigoureuse, et demande qu’elle soit intégralement appliquée, de la manière la plus rapide et la plus sûre qui soit;

4.    Décide que la République arabe syrienne doit s’abstenir d’employer, de mettre au point, de fabriquer, d’acquérir d’aucune manière, de stocker et de détenir des armes chimiques ou d’en transférer, directement ou indirectement, à d’autres États ou à des acteurs non étatiques;

5.    Souligne qu’aucune des parties syriennes ne doit employer, mettre au point, fabriquer, acquérir, stocker, détenir ou transférer des armes chimiques;

6.    Décide que la République arabe syrienne se conformera à tous les éléments de la décision du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques en date du 27 septembre 2013 (annexe I);

7.    Décide que la République arabe syrienne coopérera pleinement avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et l’Organisation des Nations Unies, notamment en se conformant à leurs recommandations, en acceptant le personnel désigné par l’une ou l’autre de ces organisations, en prenant les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des activités de ce personnel et en donnant à ce personnel un accès immédiat et sans entrave à tous sites et le droit de les inspecter dans l’exercice de ses fonctions, et en donnant un accès immédiat et sans entrave aux personnes dont l’OIAC a des motifs de croire qu’elles sont importantes pour l’exécution de son mandat, et décide que toutes les parties syriennes coopéreront pleinement à cet égard;

8.    Décide d’autoriser une mission préparatoire composée de personnel des Nations Unies à fournir rapidement un appui aux activités de l’OIAC en Syrie, prie le Directeur général de l’OIAC et le Secrétaire général de l’ONU de coopérer étroitement aux fins de l’application de la décision du Conseil exécutif en date du 27 septembre 2013 et de la présente résolution, y compris dans le cadre de leurs activités opérationnelles sur le terrain, et demande au Secrétaire général, agissant en consultation avec le Directeur général de l’OIAC et, selon qu’il conviendra, avec le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, de lui présenter, dans les 10 jours qui suivront l’adoption de la présente résolution, des recommandations sur le rôle de l’ONU dans l’élimination du programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne;

9.    Note que la République arabe syrienne est partie à la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies, décide que le personnel désigné par l’OIAC qui mène les activités visées dans la présente résolution ou dans la décision du Conseil exécutif de l’OIAC en date du 27 septembre 2013 jouira des privilèges et des immunités visés à la partie II (B) de l’annexe sur la vérification de la Convention sur les armes chimiques, et demande à la République arabe syrienne de conclure avec l’ONU et l’OIAC des accords sur les modalités d’application de ces dispositions;

10.   Engage les États Membres à fournir un appui, y compris du personnel, des experts techniques, des renseignements, du matériel et des ressources et une assistance financières et autres, en coordination avec le Directeur général de l’OIAC et le Secrétaire général de l’ONU, afin de permettre à l’OIAC et à l’ONU de procéder à l’élimination du programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne, et décide d’autoriser les États Membres à acquérir, contrôler, transporter, transférer et détruire les armes chimiques recensées par le Directeur général de l’OIAC, conformément à l’objectif de la Convention sur les armes chimiques, pour garantir l’élimination du programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne dans les meilleurs délais et de la façon la plus sûre possible;

11.   Exhorte toutes les parties syriennes et tous les États Membres intéressés qui disposent des capacités nécessaires à collaborer étroitement entre eux et avec l’OIAC et l’ONU pour assurer la sécurité de la mission de surveillance et de destruction, considérant qu’à cet égard, la responsabilité première incombe au Gouvernement syrien;

12.   Décide d’examiner régulièrement l’application en République arabe syrienne de la décision du Conseil exécutif de l’OIAC en date du 27 septembre 2013 et de la présente résolution, prie le Directeur général de l’OIAC de lui présenter, par l’entremise du Secrétaire général, 30 jours après l’adoption de la présente résolution puis tous les mois, un rapport qui contiendra des informations pertinentes sur les activités de l’ONU ayant trait à l’application de ladite résolution, et prie également le Directeur général de l’OIAC et le Secrétaire général de l’ONU de l’informer en se coordonnant, selon que de besoin, en cas de non-respect de la présente résolution ou de la décision du Conseil exécutif de l’OIAC en date du 27 septembre 2013;

13.   Réaffirme qu’il est prêt à examiner promptement tout rapport présenté par l’OIAC en application de l’article VIII de la Convention sur les armes chimiques, qui prévoit la saisine du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies en cas de non-respect;

14.   Décide que les États Membres l’informeront immédiatement de toute violation de sa résolution 1540 (2004), y compris de l’acquisition par des acteurs non étatiques d’armes chimiques, de leurs vecteurs et d’éléments connexes, afin qu’il puisse prendre les mesures nécessaires à cet égard;

15.   Se déclare fermement convaincu que les personnes responsables de l’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne doivent répondre de leurs actes;

16.   Souscrit pleinement au Communiqué de Genève du 30 juin 2012 (annexe II), qui énonce des mesures clefs, à commencer par la mise en place d’une autorité dotée des pleins pouvoirs exécutifs qui pourrait comprendre des membres de l’actuel Gouvernement, de l’opposition ou d’autres groupes et sera formé sur la base du consentement mutuel;

17.   Demande qu’une conférence internationale sur la Syrie soit organisée dans les meilleurs délais en application du Communiqué de Genève, engage toutes les parties syriennes à participer avec sérieux et de manière constructive à cette conférence et souligne qu’elles doivent être pleinement représentatives du peuple syrien et résolues à mettre en œuvre le Communiqué de Genève et à instaurer la stabilité et la réconciliation;

18.   Réaffirme que tous les États Membres doivent s’abstenir d’apporter un appui, quelle qu’en soit la forme, à des acteurs non étatiques qui tenteraient de mettre au point, de se procurer, de fabriquer, de posséder, de transporter, de transférer ou d’utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques ou leurs vecteurs et demande à tous les États Membres, en particulier ceux qui sont voisins de la République arabe syrienne, de lui signaler immédiatement toute violation du présent paragraphe;

19.   Exige que les acteurs non étatiques s’abstiennent de mettre au point, de se procurer, de fabriquer, de posséder, de transporter, de transférer ou d’utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques ou leurs vecteurs, et demande à tous les États Membres, en particulier les voisins de la République arabe syrienne, de lui signaler immédiatement tout acte incompatible avec le présent paragraphe;

20.   Décide que tous les États Membres interdiront l’acquisition d’armes chimiques et de matériel, d’articles, de technologies et d’assistance connexes auprès de la République arabe syrienne par leurs ressortissants ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, qu’ils proviennent ou non du territoire de la République arabe syrienne;

21.   Décide, qu’en cas de non-respect de la présente résolution, y compris de transfert non autorisé ou d’emploi d’armes chimiques par quiconque en République arabe syrienne, il imposera des mesures en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies;

22.   Décide de demeurer activement saisi de la question

 

Commentaires

  • Merci, Gilles
    Tout ce que je sais, c'est un très grand nombre de Syriens non musulmans, dont beaucoup de chrétiens orthodoxes ou de l'église syriaque, mais aussi nombre d'Alaouites, ne voient pas d'autre issue à leur survie que le maintien de Bachir au pouvoir, si dictatorial soit ce pouvoir.
    Cette position est constamment renforcée par l'évidente suprématie qu'ont prise (hélas) les intégristes au sein de l'opposition armée.
    Même si notre fibre humaniste et démocratiques va vers l'opposition à Assad, notre raison doit nous pousser à regarder un peu plus loin que la Syrie: l'Irak? un fiasco monumental, à part pour les pétroliers US. La Libye ? Un retour 1500 ans en arrière au niveau de la condition des femmes, l'Egypte ? Tout le monde va regretter Moubarak, etc.. etc. Ne parlons même pas de l'Afghanistan.
    Elle est belle, la diplomatie US-UE-ONU... dans les discours. Sur le terrain, elle s'avère épouvantable.

  • Cette résolution conforte El-Assad comme seule autorité légitime du pays, et qualifie des groupes armés non-étatiques.

    Question: quel sort attend des groupes armés non étatiques qui combattent le pouvoir légitime ?

    Le tribunal et la prison

    Et Fabius, qui a voté ce texte, dit que c'est une victoire... Toujours mentir, quel métier !

  • Le plus dur, c'est de commencer.... et là, Fafa a une sacrée avance...
    A ce sujet, avez vous lu le papier du Canard enchaîné sur la revente à l'Irak (de Saddam) de milliers de sacs de sang contaminé. Cet article est bouleversant, et j'ai honte pour mon Pays. C'est aussi grave que le Sarin, et ça tue tout aussi sûrement, mais plus lentement, c'est tout.

  • C'est seulement ce matin que j'ai pris le temps de lire la résolution. (Ah! Si il n'y avait que ça à faire....)
    La dite déclaration en effet prend acte de la situation du moment avec ce qui est visible et prouvé, rien de plus et...
    - Le régime en place est ouvertement et collectivement admis et "conforté".
    - D'autre part elle souligne le fait qu'il n'est absolument pas prouvé que le régime de Bachar El Assad soit l'initiateur de la fameuse tuerie, même s'il a "une belle tête de coupable"!
    Tout le monde sait que nombre de militaires Syriens ont quitté l'armée pour passer "ne face" et qu'il est évident que ceux qui le pouvaient, ils ont aussi bien sûr, emporté "du matériel"! Et pourquoi pas des armes chimiques aussi?
    Qui oserait croire qu'ils sont partis les mains dans les poches les gars??
    On mmettra sans doute du temps à savoir ce qui est réellement arrivé.

  • "...Et Fabius, qui a voté ce texte, dit que c'est une victoire*... Toujours mentir, quel métier!..."
    (* de la diplomatie française)
    Etes-vous sûr Mtre Gilles, qu'il déplore sa collection de mensonge?
    Ce gars me fait penser au bon Doktor Joseph Goebbels, qui disait qu'il faut mentir régulièrement et que plus le mensonge est gros, mieux il sera cru par le peuple. (ceci étant, devant des témoins visiteurs de marque étrangers durant un repas officiel, en présence de Hitler qui sans doute moins cynique, semblait ne pas être tout à fait d'accord, mais qui savait aussi le faire!)
    Je me souviens avoir vu dans un documentaire, la signature de l'armistice de juin 1940 dans le fameux wagon et les officiers supérieurs français, bouffer leur képi et leur casquette douloureusement ce jour là, avant de signer.
    Nous avons sans doute échappé au pire: Heureusement que Fabius n'était pas là... ;-))
    (en ce cas C sûr, le récit allemand de l'évènement serait plus fiable que celui de Fabius)

  • @Long John... Ceci n'est pas arrivé "seulement" en Irak!
    Fabius restera dans l'Histoire, l'un des Grands Maîtres Français du mensonge sinistre.
    Pour rappel: J'en ai assez (moi aussi LongJohn!! Mile sabords!) de voir éternellement le sinistre personnage qu'est Laurent Fabius revenir au "premier plan" (lui, Aubry etc...) et de en plus, devoir entendre parler même de son fils dans la rubrique des faits divers! Ce type, même avec un serrurier de la bonne vile de Paris, il a un comportement douteux. Il me fut conté une petite anecdote, que refusa le canard Enchainé faute de preuve...
    - Cet individu a au moins, pour ne pas dire à minima, cautionné par sa fonction de 1er sinistre, toutes les horreurs commises dans le cadre du scandale du sang contaminé. En plus, chaque année depuis 1992, nous avons droit à de nouvelles révélations sur cette affaire à tiroirs infinis semble-t-il...

  • En Tunisie aussi c'est arrivé. N'étant pas abonné C+, je ne le verrai pas, mais ils diffuseront prochainement un documentaire TV consacré à cette question.
    Ce type aurait dû avec tous ses sinistres ministres et TOUS les membres de leurs cabinets, passer en Cour d'Assises!
    Que s'est-il passé? Un procès de carnaval. A l'époque, un soir au journal TV de 20h00 sur Antenne 2, Fabius a laissé échappé un mots révélateur:
    -"Quand on a commencé à évoquer publiquement le problème, nous avons cru que les victimes ne réussiraient pas à se faire entendre..." Ce fut pas de chance! Mais bon, en république bananière, tout peut s'arranger.
    Et ce gars fait le paon aux siège des Nations Unies en "représentant" la France. Moi, ça me sidère tout ça.
    Et on nous dit en plus, que le problème, c'est Marine Lepen... Quand ceci arrivera, si cela nous arrive, la faute à qui?

  • Quand on parle d'armes chimiques,nos amis Algériens semblent ne pas être en reste
    http://www.la-musique-rai.com/

  • @ Antimythe, il ne faut pas s'en étonner!
    En "vertu" des accords d'Evian du 19 mars 1962, clause qui resta longtemps ULTRA-ULTRA secrète, le FLN accepta plein de "choses étranges", pour "faire plaisir" à l'armée française, dans le Sahara:
    Les accords pour les essais nucléaires jusqu'à l'ouverture du centre d'essais du Pacifique (pas trop bien nommé), c'est bien connu!
    Un "peu moins connu" par contre, ce fut l'autre centre "d'essais et de mesures", consacré à l'étude de la guerre chimique et naturellement pour étudier surtout toutes les protections possibles. Là, TOUT fut joyeusement partagé entre les ennemis jurés d'hier!
    (surpris de devoir évoquer ça ici, j'ai le nom du lieu sur le "bout de la langue et n'ai pas ici ma docu, mais j'y reviendrai)
    Ce centre fonctionna en toute collaboration jusqu'en 1979, probablement car Valéry Giscard d'Estaing n'aimait pas (du tout) ces relations "troubles" ou "inappropriées" avec l'armée Algérienne comme disait Bill Clinton dans un tout autre genre où ça sentait moins le gaz...
    Pour le baptême de son Indépendance, il est peu connu que l'armée de l'Algérie nouvelle a reçu beaucoup de cadeaux de la part de la grande soeur française. La jeune république doit il faut le dire, beaucoup de son éducation aux très mauvaises manières, de sa mère débauchée, la république française! A commencer par les formations aux "techniques de pointes" pour son armée... Et pour avoir du gaz à un pris sympa, ça valait bien quelques "tuyaux"...

  • la fameuse base secrète d'essais d'armes chimiques et bactériologiques franco-algérienne se trouvait "quelque part dans l'Oued" à Namous (« namous » signifie moustique en berbère et en arabe) et fut nommée B2-Namous et située dans un no man's land au sud de Beni Ounif1 et de la frontière marocaine....
    Oh surprise, maintenant même Wikipedia (clic mon nom) en parle! Ca ne s'invente pas. Il y a moins de 5 ans, c'était encore ultra-secret. Pour conserver cet outils, un étrange arrangement fut trouvé entre le FLN et l'armée.fr... mais quand il existe un intérêt commun, tout s'arrange toujours...

  • Il est passé dans "Le Monde" de la semaine dernière un édito ahurissant, selon lequel les critiques contre la politique de Hollande sur l'affaires des armes chimiques venaient de quelques gaullistes et de l’extrême droite, et qui à la suite faisait l'hommage de Hollande, car c'est la menace de la force armée qui avait fait plier les russes.

    Pas un mot pour dire qu'une telle attaque était un acte d'agression contre un Etat souverain. L'intoxication BHL-Kouchner fait encore sentir ses effets.

    Or, on sait que dès le refus du parlement britannique, l'intervention armée était devenue hypothétique.

    Quand on voit comment les Républicains sont en train d'humilier Obama, dans une opposition- cassure rarement vue, on comprend mieux pourquoi Obama a fait marche arrière toute. Les Républicains n'auraient jamais donné leur feu vert, c'est évident, et l'opinion était opposée.

    Alors la France toute seule ?

    Le Canard enchaîné de cette semaine explique que la France n'a pas les moyens d’identifier les tirs de missiles, comme ceux pratiqués par les US-Israel pendant la crise à titre de manœuvre. C'est les Russes qui l'ont repéré, et il y avait eu alors une grande panique au ministère des armées... le grand ami US n'ayant pas pensé à aviser la France !

    Pour Le Monde, c'est une victoire de Hollande... alors que la CNS si soutenue par la France est en déconfiture, toutes les troupes passant chez les djihadistes

  • Ce qui se passe depuis hier sur le port de Calais est une honte pour la France, même si ce n'est pas nouveau.
    Mainetnant le temps des Syriens devenus des "lapins" est venu. Mais ils ne se laissent pas faire les Syriens...
    C'est une leçon de Dignité peut-être qui nous est ce matin donnée.
    Là aussi, ce que j'ai écrit hier sous la page "la gôche molle se fait xénophobe", trouvera sa place!
    Nous savons dans quel type de naufrage peut-être classé celui de la France.
    Je ne pensais pas quand j'ai (nous avons) failli faire naufrage le 4 février 1982, que le naufrage, ça peut aussi commencer entre les oreilles, au niveau où se situe l'éthique et l'empathie. (si tant est que les "neuropsy" aient su localiser le bazar)

  • En bref, le message adressé à ces syriens là et le même que pour les afghans, les irakiens les... etc...
    C'est: Bienvenue chez les chti!
    Tout de même, comme en 2002 quand j'ai eu le déplaisir de travailler pour le port de Calais et l'équipe d'abrutis qui y était, en ayant toutes les peines du monde pour me faire payer, (et "j'en passe" car C pas ici l'endroit),on retrouve toujours la même connerie:
    - Ces gens arrivent jusque là épuisés après un voyage digne de l'Odyssée, ils voient la côte anglaise en face quand la météo est sympa, ils voient des villes flottantes toute illuminées et pleines à craquer aller et venir en permanence toute la journée et toute la nuit entre les deux rivages, et pour elles et eux.... Rien!
    Même le basique droit de les regarder est refusé car souvent il leur faut se planquer, ceci étant même pour des mères qui arrivent "seules" mais avec des enfants en bas âge et dont les époux attendent de l'autre côté...
    Qu'est-ce que c'est que ce boxon français et sarko-hollandais?
    Et on nous dit que Marine Lepen est plus dangereuse...
    Il ya là de quoi déchirer son passeport et sa carte d'électeur.
    Quand même les anciens marins au long cours qui sont souvent "casés" sur le port n'éprouvent aucune solidarité, je me dit qu'il existe un "malaise dans la civilisation".

  • Les raisons tactiques pour lesquelles Obama n'a pas bombardé la Syrie :

    http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-01-031013.html

  • Le manque de pognon et le refus des chefs de l'armée US n'y sont pas pour rien non plus...
    Comme toujours, tu ne vois pas l'essentiel et n'est pas le seul!

  • Qu'est-ce que tu tiens comme couche mon pauvre Bressol, c'est génétique ?

  • autrement dit est ce que Assad va pouvoir continuer a assassiner son peuple?ou y aura t il des contreparties?

  • Il y avait beaucoup d'opposants sincères à Assad, qui ont cru à l'heure tunisienne. Mais le mouvement a été repris par les mafieux et terroristes du Qatar et de l'Arabie saoudite, qui sont désormais en recul total. La pourriture Bandar a été éliminé par les saoudiens, et désormais l'histoire est écrite. Assad n'a pas besoin de la conférence de Genève et des moulinets de Fabius. L'armée reprend le contrôle du territoire. Cette guerre des miliciens extérieurs contre la Syrie va lacher dans la nature des milliers de guerilleros. C'est une catastrophe pour ces connards de dirigeants occidentaux (Je rappelle que Fabius a appelé à la mort d'Assad).

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