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  • 343 salopards qui ont des soucis de poireau

    Please-make-the-stupid-people-shut-up.jpgC’est une femme, Elisabeth Levy, couronnée en 2013 par un Y’A Bon Awards pour l’ensemble de son œuvre, rédactrice en chef de Causeur – un véritable foyer microbien – qui est la cheville ouvrière de la bouse puante… que publie Causeur : « Touche pas à ma pute ». Nul, affligeant et grave.

    Voici les premiers signataires : Frédéric Beigbeder, Nicolas Bedos, Philippe Caubère, Marc Cohen, Jean-Michel Delacomptée, David Di Nota, Claude Durand, Benoit Duteurtre, Jacques de Guillebon, Basile de Koch, Antoine (le chanteur), Daniel Leconte, Jérôme Leroy, Richard Malka, Gil Mihaely, Ivan Rioufol, Luc Rosenzweig, François Taillandier, Eric Zemmour.

    Ces mecs (au sens génétique) tentent le grand coup de la liberté, avec des références d’ados attardés. Des petits, qui n’assument rien : il ne faut pas toucher à « leur pute », mais ils sous-entendent aussitôt que, peut-être, ils ne sont pas « allés à la pute…» Quelle misère.

    Bien sûr, nos 343 salopards, à la tête effroyablement vide et aux couilles fantastiquement pleines, sont de braves garçons : « Nous n’aimons ni  la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux ». Admirez la puissance de l’analyse…

    Avec une telle prémisse, on sent que ça va voler haut loin : « Nous aimons la liberté, la littérature et l’intimité. Et quand l’Etat s’occupe de nos fesses, elles sont toutes les trois en danger. » Avant l’expression de ce désarroi : « Aujourd’hui la prostitution, demain la pornographie : qu’interdira-t-on après-demain ? » D’où le cri final, extasié : « Touche pas à ma pute ! » Tout ça pour ça...femme,prostitution,médias

    Alors, deux remarques.

    L’appel des 343 salopes était un acte de courage de la part de femmes, qui en 1971, affrontaient la réprobation morale en reconnaissaient avoir eu recours à l’avortement, et la répression pénale car l’avortement était une infraction, régulièrement poursuivie. C’était un combat essentiel, qui allait préfigurer l’affirmation des droits de la femme. Là, les ados de la mère Levy ne craignent rien : pas de loi pénale, et en plus, planqués derrière des formules alambiquées, ils n’osent même pas revendiquer franchement leur recours aux relations sexuelles tarifées.

    Ensuite, le « touche pas… », c’est la logique pourave de SOS Racisme : l’autre n’existe pas sans moi, et je suis son mentor et sa référence sociale. Impossible d’admettre l’égalité. Le pote, la pute, ne parlent pas, et n’ont d’ailleurs rien à dire, car le gentil protecteur-dominateur le fait pour eux. Vraiment un sale truc de sales mecs. Des mecs n’ont aucun respect, pour eux-mêmes, et surtout pour les femmes.

    Morgane Merteuil, du Syndicat du travail sexuel (Strass), leur a d’ailleurs bien répondu : « Nous ne sommes pas vos putes ».

    Le drame pour la société – car c’est un drame – c’est que ces ahuris squattent les médias et les plateaux télé, et font tous les jours des ravages dans la société avec leur discours aussi divers qu’avariés.  

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  • Europe : Criminalité organisée, corruption et blanchiment de capitaux

    A nouveau, le Parlement européen s’illustre par la qualité de ses travaux. Il avait institué une commission spéciale sur la criminalité organisée, la corruption et le blanchiment de capitaux (CRIM)  chargée d'évaluer l'ampleur du phénomène en Europe, et les conclusions ne sont pas tristes. Je conseille cette lecture aux atrophiés du bulbe qui se sentent menacés par les pauvres : a priori, le danger est ailleurs… Un coût de 670 milliards d'euros chaque année, et tous les effets induits !

    C’est le Parlement qui le dit : l’ouverture des frontières a été un appel d’air pour le crime. Je vous livre des extraits des conclusions, avec juste des intertitres.

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    Le crime organisé s’épanouit avec le marché

    Les organisations criminelles ont progressivement élargi leur champ d'action à l'échelle internationale en exploitant les possibilités qu'offrent l'ouverture des frontières intérieures de l'Union européenne ainsi que la mondialisation économique et les nouvelles technologies et en s'alliant à des organisations criminelles originaires d'autres pays (à l'instar des cartels de la drogue sud-américains et de la criminalité organisée russophone) pour se partager les marchés et les zones d'influence ».  Un nombre sans cesse croissant de groupes criminels diversifient leurs activités en renforçant les liens entre le trafic de drogues, la traite des êtres humains, l'aide à l'immigration clandestine, le trafic d'armes et le blanchiment de capitaux.

    La criminalité est une menace économique pour l’Europe

    La corruption et la criminalité organisée représentent des menaces importantes en termes de coût pour l'économie de l'Union. Les revenus et la capacité d'infiltration des organisations criminelles ont sensiblement augmenté du fait que celles-ci sont actives dans de nombreux secteurs qui relèvent, pour la plupart, de la compétence de l'administration publique. La criminalité organisée s'apparente de plus en plus à un acteur de l'économie mondiale, dans la mesure où elle a une vocation entrepreneuriale marquée et elle est spécialisée dans l'approvisionnement simultané de plusieurs types de biens et de services illicites, mais aussi, et de plus en plus, de biens et de services licites. Elle a une incidence de plus en plus marquée sur l'économie européenne et mondiale, ayant des conséquences importantes sur les recettes fiscales des États membres et de l'Union dans son ensemble, avec un coût pour les entreprises de plus de 670 milliards d'euros chaque année.

    Une menace pour la sécurité

    La criminalité organisée représente une importante menace transfrontalière pour la sécurité intérieure de l'Union, eu égard au nombre de victimes. La criminalité organisée tire des revenus considérables d'activités telles que la traite des êtres humains, le trafic illicite et la contrebande d'organes, d'armes, de drogues et de leurs précurseurs, de substances de type nucléaire, radiologique, biologique, chimique ou pharmaceutique, y compris de médicaments vendus sur ordonnance, la contrefaçon de biens de consommation courante, tels que les aliments, le trafic d'espèces animales ou végétales protégées et de parties de celles-ci, de tabac sous toutes ses formes, d'œuvres d'art et de divers autres produits qui sont souvent des contrefaçons. Les trafics susmentionnés entraînent des pertes de recettes pour l'Union européenne et les États membres, portent préjudice aux consommateurs, à la santé publique et aux entreprises productrices et peuvent, de surcroît, favoriser le développement d'autres formes de criminalité organisée.

    Le crime dans le domaine environnemental

    Les activités criminelles de type organisé et mafieux dans le domaine environnemental considérant que les activités criminelles de type organisé et mafieux dans le domaine environnemental – à travers les différentes formes de trafic et de traitement illégal des déchets, et la destruction du patrimoine environnemental, paysager, artistique et culturel et des paysages – ont désormais acquis une dimension internationale qui exige un effort conjoint de tous les pays européens en vue d'une action commune plus efficace de prévention et de lutte contre les « écomafias ».

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    Un haut niveau d’organisation

    De nombreuses organisations criminelles présentent une structure en réseau caractérisée par un degré élevé de souplesse, de mobilité, d'aptitude à utiliser les moyens de communication électronique et d'échanges entre groupes ethniques, ainsi que par une forte capacité d'infiltration et de mimétisme. Il existe une propension grandissante à l'entraide entre les différentes organisations criminelles, qui parviennent ainsi – notamment à travers leurs nouvelles structures internationales et la diversification de leurs activités – à surmonter les différences linguistiques, ethniques ou d'intérêts commerciaux pour se livrer à des trafics communs et obtenir une réduction des coûts et une maximisation des profits en cette période de crise économique mondiale.

    3 600 organisations criminelles !

    D'après le rapport SOCTA publié par Europol en 2013, les organisations criminelles internationales actives dans l'Union européenne seraient au nombre de 3 600 et que 70 % d'entre elles ont une composition et un rayon d'action géographiquement hétérogènes, tandis que plus de 30 % ont une vocation polycriminelle.

    Une zone grise fructueuse

    Les organisations criminelles mettent souvent à profit une zone grise de collusion avec d'autres acteurs et peuvent s'associer, pour exercer certaines activités, avec des délinquants en col blanc (entrepreneurs, fonctionnaires à tous les niveaux décisionnels, responsables politiques, banques, membres de professions libérales, etc.) qui, même s'ils n'appartiennent pas en eux-mêmes à la structure des organisations criminelles, entretiennent avec elles des relations d'affaires mutuellement lucratives.

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    Le marché de l’immigration

    La crise économique de ces dernières années a produit de notables évolutions dans les secteurs qui intéressent la criminalité organisée, laquelle a rapidement perçu les nouvelles possibilités qu'elles offrent, et que cette crise peut fournir parfois, en favorisant l'arrivée de nouvelles vagues d'immigrants à la recherche de meilleures conditions de vie et de travail, de nouvelles victimes à exploiter et de nouveaux hommes de main.

    La traite des êtres humains rapporte 25 milliards de profits par an

    La traite d'êtres humains, le trafic d'organes humains, la prostitution forcée ou la réduction en esclavage, de même que la création de camps de travail, sont souvent dirigés par les organisations criminelles transnationales. En particulier, la traite des êtres humains est à l'origine de profits qui atteindraient, chaque année, 25 milliards d'euros et que ce phénomène criminel touche tous les pays de l'Union européenne.

    L’esclavagisme en Europe : 880 000 personnes ! Et tous les Etats sont concernés

    Le nombre total de travailleurs forcés dans les États membres de l'Union est estimé à 880 000, dont 270 000 sont des victimes de l'exploitation sexuelle, les femmes représentant la majorité de ces victimes. La traite et l'esclavage des êtres humains sont des formes de criminalité très lucratives qui sont souvent contrôlées par des organisations criminelles transnationales. Tous les États membres de l'Union sont touchés mais qu'ils n'ont pas tous ratifié l'ensemble des instruments internationaux pertinents qui pourraient rendre la lutte contre la traite des êtres humains plus efficace. Seuls neuf États membres ont entièrement transposé et mis en œuvre les dispositions de la directive de 2011 concernant la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène et la Commission n'a toujours pas mis pleinement en œuvre sa stratégie de l'Union en vue de l'éradication de la traite des êtres humains pour la période 2012-2016.

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    " Oh purée, si seulement j'avais eu un ordinateur... "

  • Comment l’écotaxe est devenue une bombe (à bonnet rouge)

    Le gouvernement, en état de lévitation aggravée, va-t-il pouvoir gérer la crise de l’écotaxe ? Rendez-vous samedi à Quimper. Une déflagration ? On peut le craindre, car dans cette affaire, c’est la descente pour tous.

    Je me pince en écoutant le futur ex-candidat à la présidentielle Borloo : « Les modalités de l'écotaxe sont d'une complexité effrayante. Il faut la remettre à plat ». On dirait Bambi... (A propos, avez vous des signes de vie de Bambi ?). Et je rigole en écoutant Valérie Pécresse identifiant « la goutte d'eau qui fait déborder le vase ». En rire ? Oui, parce que cette écotaxe est une invention de l’UMP (in memoriam sarkoziam).

    Eclairé par l’auguste pensée du drôlatique Hulot, descendu de son arbre pour l’occasion, le Grenelle de la Bidouille a décidé la « création d'une éco-redevance kilométrique pour les poids lourds sur le réseau routier non concédé ». Bref : on fait payer le cochon de routier pollueur, en espérant qu’il retourne au tapis volant, nettement moins polluant. C’est le grand bonheur, et la loi est votée par consensus le 21 octobre 2008, pour une mise en place en 2011.

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    L’écotaxe doit rapporter 1,2 milliard, répartie pour 750 millions à l’AFITF, un fromage finançant les infrastructures de transport, 250 millions pour les frais de gestion et 150 millions aux collectivités.

    S’ajoute un petit détail, aussi drôle que sarkozyste : la taxe ne sera pas perçue par le Trésor public, qui croule sous la tâche, mais par une société privée italienne, Ecomouv, où l’on retrouve de jolis requins français : Thalès, SFR, ou la SNCF... La SNCF qui récupère les impôts en se cachant derrière une société italienne... On aura tout vu.

    La loi, mal rédigée, est inapplicable, et Sarko décide en 2011 de reporter l’application de la taxe en 2013, soit après les présidentielles.

    Après « le changement c’est maintenant », Bichou et Bidou tripatouillent à nouveau la loi pour permettre un tarif par région. C’est la loi d’avril 2013. L’UMP, pourtant à l’origine de la taxe, saisit le Conseil constitutionnel, et perd. Ouf, la géniale loi est prévue pour entrer en oeuvre le 1er janvier 2014.

    Comme ça devient chaud, les intellos de l’UMP accusent l’Europe, et accablent la pauvre directive dite « Eurovignette », qui vise à harmoniser le coût des transports routiers de marchandises,…et qui n’est pas une usine à gaz comme le montre sa mise en œuvre dans les autres pays.

    Dès 2009, trois régions avaient obtenu un rabais : 50% pour la Bretagne, et 30% pour l'Aquitaine et Midi-Pyrénées, au motif que ces régions sont excentrées.

    Mais en Bretagne, l’ambiance est lourde, avec de petits malins qui soufflent sur les braises, et réclament la suppression de l’écotaxe. Ce week-end, on a vu les premières manifestations de blocage de routes, et nombre d’organisations économiques et syndicales bretonnes annoncent une grande manifestation à Quimper ce 2 novembre.   

    Jean-Jacques Urvoas, député PS du coin (Le Drian étant sorti des écrans-radars) réclame un nouvel ajournement de l'écotaxe. Le Foll annonce une réunion ce mardi, réunion qui sera boycottée par les élus UMP… Les écolos avertissent que tout recul serait inacceptable…

    Pour le gouvernement, c’est hard. Sur le plan européen, la France n’est pas tenue par l’écotaxe, et elle peut trouver un autre système. Mais le temps manque, et surtout la société Ecomouv’, missionnée par les lascars de l’UMP pour percevoir la taxe, pourrait en cas de rupture de son marché réclamer de fortes indemnités. Le Foll avance le chiffre de 800 millions… pour une taxe qui devrait plafonner à 1,2 milliard…

    Alors quelle est la marge du gouvernement ? Ce sera le feuilleton de la semaine, avant la manif des« bonnets rouges » à Quimper, ce 2 novembre.  

  • No Woman, No Drive

    Nos amis saoudiens ont, parait-il, le moral dans les chaussettes. Ils sont tout fâchés car les Etats-Unis-adorés-d’amour regardent du côté de l’Iran, pays qui a le mérite d’être un pays inscrit dans l’histoire du monde depuis des millénaires, à des antipodes de cette invention royale des British, en recherche d'une filiale pas cher et bien gentille, chargée devant l'histoire d'assurer le plein d'essence de l'Occident.

    Marginalisés par les US, les Saoudiens boudent. Alors que – par consensus, comme c’est la règle – ils se sont portés candidats pour être membres du Conseil de sécurité, ils font semblant de refuser de siéger… Assez comique, surtout quand ils reçoivent le soutien de la « France ».... Mais plus drôle encore : ils disent que c’est par soutien à la cause palestinienne. L’Arabie Saoudite qui s’intéresse à la cause palestinienne ? Pour la première fois en soixante ans ? Hou la la, ça sent le sapin... Et comme tout finit en chanson…

    http://www.youtube.com/watch?v=aZMbTFNp4wI&feature=youtu.be

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  • Dave Holland et Pepe Habichuela, JazzBaltica 2010

    Le jazz est un mari idéal : il se plait avec toutes les musiques. Voici, pour ce merveilleux concert de JazzBaltica 2010, les amours du jazz et du flamenco. Une très grande complémentarité, pour ce groupe qui a emballé les publics.

    Côté jazz, le grand bassiste Dave Holland, qui a quitté Londres pour jouer avec Miles Davis, puis tous les majors du jazz de New York, avant de créer son propre groupe. Il fait partie de cette petite équipe de bassistes précurseurs, persuadés que la contrebasse devait être un instrument comme les autres, en se piquant des solos comme à la trompette. Admirez Jumpin'in.

    Côté flamenco, c’est Pepe Habichuela. Oh, quel régal… Son jeu, c’est à la fois une bombe et un trésor. Pepe Habichuela est un p’tit gars de Grenade, et qui y a appris toutes les bases, avant d’aller s’aventurer à Madrid. Une maitrise parfaite de cette école de la rigueur qu’est le flamenco, pour ensuite livrer la chaleur et la beauté. Piquez-vous à 39:30, pour Yesqueros. On commence par quatre petites notes, et…

    Le second guitariste est Josi Carmona, tout aussi hispanique, mais plus harmonique, comme dans The whirling dervish. Le tout est porté par deux percussionnistes qui se régalent, Juan Carmona et Bandolero.

    Tout est excellent dans ce concert aux mille facettes. On finit avec un El ritmo me lleva… qui ne finit pas !

     http://www.youtube.com/watch?v=diu63lAmQHU

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