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22/01/2014

IVG : Pourquoi abandonner la référence à l’état de détresse ?

Le Législateur, dans son immense sagesse, a supprimé la référence à la détresse comme condition de l’IVG, pour la remplacer par la simple expression d'un souhait. Je passe sur le fait que les vraies questions de l’IVG sont celles de l’organisation des services et du montant des budgets, et qu’on est un peu lassé de ces débats sociaux agités comme dérivatifs de la panne sociale et économique... Car attention : la question posée mérite réflexion, et cette réflexion est fondamentale.2660107873.jpg

Un principe…

Dans toute bonne loi, on pose d’abord un principe, condition de l’assise de la loi, et garantie de sa cohérence. Dans la loi Veil du 18 janvier 1975, ce principe est clairement posé : « La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi ». Quarante ans sans contestation de cette formule et sans contentieux : c’est un texte excellent.

Ensuite, ce principe est apparu si fort qu’il a été placé en exergue des dispositions du Code civil relative à la protection du corps humain, avec l’article 16 :

« La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie ».

… et des conditions

S’agissant de l’IVG, la loi instituait deux types de conditions : les unes objectives, par le respect de délais, de consultation, de procédés, et l’une subjective, de fond : l’appréciation d’une situation de détresse. Cette disposition se retrouve dans l’article L. 2212-1 du CSP : « La femme enceinte que son état place dans une situation de détresse peut demander à un médecin l'interruption de sa grossesse ».

Pour déclarer la loi conforme à la constitution, le Conseil constitutionnel avait (Décision n° 74-54 DC du 15 janvier 1975) avait souligné la mesure apportée par cette disposition :178952.jpg

« 9. Considérant que la loi déférée au Conseil constitutionnel n'admet qu'il soit porté atteinte au principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie, rappelé dans son article 1er, qu'en cas de nécessité et selon les conditions et limitations qu'elles définit ;

« 10. Considérant qu'aucune des dérogations prévues par cette loi n'est, en l'état, contraire à l'un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ni ne méconnaît le principe énoncé dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, selon lequel la nation garantit à l'enfant la protection de la santé, non plus qu'aucune des autres dispositions ayant valeur constitutionnelle édictées par le même texte ».

Une réflexion en conscience…

C’est à une réflexion en conscience que la loi appelle. Loi superbe et bien équilibrée, qui est un honneur fait aux femmes : leur réflexion leur permet de déterminer une conviction, dont elle ne justifie qu’en conscience, et qui leur permet de transcender le principe de la protection de la vie. On est dans l’équilibre et l’esprit de responsabilité. C’est aussi beaucoup car si la loi invite à une décision partagée avec le père, la décision prise par la mère seule suffit (Conseil d’Etat, Assemblée, 31 octobre 1980, Lahache, n° 13028).

Cette condition relève du sens des valeurs et de la responsabilité. Le fœtus est une personne potentielle, et l’interruption de ce processus vital, qui doit être un droit pour la femme, doit être inséré dans les conditions qui donnent un contenu effectif au principe de protection de la vie.1464943_3347900.jpg

Pour la CEDH, qui constate qu’il n’existe pas de consensus européen minimal sur la question, il n'est « ni souhaitable, ni possible actuellement » de répondre par un régime juridique au statut de la personne. Elle ne reconnait ni un droit fondamental à l’avortement (CEDH, A., B., C. c/ Irlande », 16 décembre 2010), ni un droit du fœtus à la vie (CEDH, Vo c/ France », 8 juillet 2004), mais elle retient « la potentialité de cet être et sa capacité à devenir une personne » ce qui suppose une protection par le droit civil.

… remplacée par l’expression d’une volonté

Je lis donc que cette notion de détresse serait obsolète, et la loi en cours d’être votée la décision de la femme relèverait de la seule expression de sa volonté. La rapporteuse expose que cela ne changerait rien en pratique. Eh bien je pense qu'il faut sortir des concepts creux sur la modernité, et dire que cela changerait beaucoup dans la défense de nos principes. Je pose aussi trois questions.

Pourquoi changer une disposition législative qui en quarante ans a fait la preuve de sa pertinence, sans contestation et sans litige ? 

Que reste-t-il de l’article 16 qui pose le principe de la protection de la vie dès la conception, si un simple acte de volonté, qui ne répond à aucune référence légale, peut y mettre fin ? Envisage-ton de réécrire l’article 16 ?

Comment expliquer qu’en dessous de 21 semaines, l’interruption de grosses est un acte qui relève de la liberté sans entrave, et qu’à partir de 21 semaines cela devient une infraction pénale. N’a-t-on pas oublié quelque chose de fondamental ? 

00:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (65) | Tags : ivg, vie

Commentaires

Cette notion de détresse n'est pas obsolète, elle est limitative.

Écrit par : Gatsby | 22/01/2014

Définition de Détresse: Angoisse, désarroi, solitude.
Synonyme chagrin
Sens 2 Misère, dénuement, infortune. Synonyme indigence
Sens 3 Situation périlleuse, critique.
En quoi et pour qui cette notion pouvait être limitative ?
Il est clair que l'objectif affiché ,n'est celui de l’amélioration,mais celui de cliver encore la population et faire sortir les chrétiens dans la rue...Un chiffon rouge agité pour masquer les incompétences du gvt et régler des comptes avec la religion Chrétienne...Mais cela fonctionne a fond on en oublie le sens des mots

Écrit par : antimythe | 22/01/2014

Merci Gilles !

De prime abord, j'étais plutôt favorable à la suppression de la notion de détresse. Je me pose quelques questions maintenant sur la "nécessité" d'un tel changement de vocable.

En fait, c'est surtout i) un message politique à l'égard de nos voisins espagnols (ça aura l'impact que ça aura, c'est-à-dire pas grand chose) et ii) certainement un moyen politicien de maintenir une opposition fictive entre droite et gauche au niveau national... pour cliver et tenter de sauver les meubles municipaux...

Gatsby => objectivement : combien de refus annuels d'IVG pour cause de "non détresse" ???????
Vous avez une donnée objective, une étude, un rapport parlementaire sur ce point ?
S'il y a eu deux-trois médecins récalcitrants et qu'après la femme a trouvé moult médecins pour pouvoir pratiquer son IVG, c'est donc un faux débat ! Car il y aura eu zéro refus d'IVG pour cause de "non détresse"

Dans ce livre partiellement en ligne, j'y ai lu que la notion de "détresse" était considérée par la doctrine, le corps médical et judiciaire comme une appréciation de la femme elle-même, de manière purement subjective et pouvant inclure sa situation personnelle, familiale, sa satisfaction du bonheur.

Donc, pas besoin de changer la loi sauf si c'est pour cliver et stressée cette bonne vieille France sur des sujets de société pourtant déjà bouclés depuis 40 ans...
Qu'on s'attaque aux vrais sujets !!

http://books.google.fr/books?id=7JF0J9ZeObQC&pg=PA69&lpg=PA69&dq=ivg,+notion+de+d%C3%A9tresse,+nombre+de+refus&source=bl&ots=whegqAQgTa&sig=NXQuJr0_PcES9RLQVj7ztzI-hpI&hl=fr&sa=X&ei=23HfUof7LOmu0AXzo4D4Dg&ved=0CEwQ6AEwAw#v=onepage&q=ivg%2C%20notion%20de%20d%C3%A9tresse%2C%20nombre%20de%20refus&f=false

Écrit par : Denis | 22/01/2014

Un grand merci

Écrit par : Claudon | 22/01/2014

Alors là , Denis et Antimythe , j'ai du mal à comprendre vos post : ou la situation de détresse est sans conséquences , alors pourquoi ne pas supprimer le mot et pourquoi la droite la plus nauséabonde en fait elle tout un flan si ça na change rien?
Sauf que , la notion de situation de détresse , oblige les femmes en demande d'IVG à justifier la demande , devant des inconnus plus ou moins compétents et parfois trés intrusifs ;Ce n'est jamais facile de demander une IVG , faut t il encore supporter de se voir questionner sur les raisons ,comme si nous étions irresponsables et que nous ayons besoins des conseils éclairés de gens qui ont besoin de lanternes . Qui plus est cela donne du grain à moudre aux anti IVG qui plaident la détresse des femmes pour venir leur raconter leurs sornettes sur le droit à la vie. Le bon moment c'est quand ? Et je trouve bien que la France choisisse le moment ou le gouvernement espagnol glisse dans l'obscurantisme le plus dégueu
Sur cette question du droit à la vie dés la conception , j'y reviendrais , parce que c'est l'argument central des anti IVG

Écrit par : monique gasc | 22/01/2014

"en dessous de 21 semaines, l’interruption de grosses est un acte qui relève de la liberté sans entrave"

C'est pas plutôt 12 (douze) semaines (de grossesse) le délai ?

Écrit par : Mohican | 22/01/2014

"Gatsby => objectivement : combien de refus annuels d'IVG pour cause de "non détresse" ???????
Vous avez une donnée objective, une étude, un rapport parlementaire sur ce point ?" ( Denis )


Non et toi t'as une étude évoquant le nombre d'IVG pour cause de détresse ?

Écrit par : Gatsby | 22/01/2014

Et comme vous m'avez agacée , les deux , à fonctionner en dessous de vos capacités , je peux vous parler en connaissance des cause de l'effet que ça fait de se voir demander une "raison " à l'IVG par un ou une parfait inconnu , quand vous n'avez aucune envie de parler de vos raisons . C'est humiliant , qu'on s'invente une détresse ou que ce soit le cas, on a l'impression de commettre une espèce de faute qui ne serait pardonnable qu'avec une bonne raison. Moi j'ai pu me permettre de refuser poliment d'argumenter en expliquant les raisons de ce refus , mais combien de femmes peuvent ou osent le faire ?Cette infantilisation des femmes qui ne seraient pas assez grandes pour décider si elles veulent avorter , vous trouvez ça bien , vous ? ça vous plairait qu'on vous fasse pareil ? Et si ce n'est pas un vrai sujet c' est parce que ce n'est pas vous qui devez y passer ? ( bon , là je provoque , mais je vous aime bien alors je suis déçue )

Écrit par : monique gasc | 22/01/2014

C'est bien écrit, c'est clair, merci cher maître.

A côté de ça, j'ai une réponse à une de vos questions posées :"Pourquoi changer une disposition législative qui en quarante ans a fait la preuve de sa pertinence, sans contestation et sans litige ? "

J'ai la réponse après le petit préambule que voici :
- Préambule : Vouloir comprendre comment fonctionne le cerveau de François Hollande revient à plonger la tête dans un four à micro-ondes sous prétexte de comprendre l'électricité.
- Réponse : Dans son innocente simplicité, François Hollande s'imagine que défaire ce qu'a fait la droite revient à faire quelque chose de bien.
Certes on est dans le degré zéro de la politique, note qui correspond assez bien au personnage et au Parti Socialiste...

Écrit par : inzerohollandas | 22/01/2014

Bien évidemment le fœtus est un être humain en puissance, saint Augustin l'avait déjà dit. La décision d'avorter ne peut se faire qu'en état de détresse, pour des raisons multiples. Il est normal de poser des questions sur cette décision lourde de conséquences. Cette pirouette de la majorité fantoche est non seulement inutile, mais méprisable .

Écrit par : Mathaf Hacker | 22/01/2014

@Xiao
Feriez mieux de vous préoccuper de l'abandon du latin dans les textes de loi , demandée par des Verts bourgeonnants et probablement incultes .je trouve ça bien plus scandaleux que le changement d'un mot dans une loi
@Mathaf
La décision d'avorter se fait quand une femme ne veux pas garder l'embryon qu'elle porte , et c'est à elle seule que ça appartient .

Écrit par : monique gasc | 22/01/2014

Monique : Demandez donc l'abrogation de l'édit de Villers-Cotterêts...

Très franchement, ça ne me dérange pas que les textes de loi de la République soit écrits en langue vulgaire...

Écrit par : intextovulgas | 22/01/2014

Monique : Un débat commence à émerger avec les conceptions "forcées", "vol de sperme" et autres cachotteries lorsque des années plus tard une mère apprend à l'homme auquel elle demande une pension alimentaire qu'il est le père d'un enfant...

Sachant qu'une femme est avantagée par rapport à un homme dans le domaine de la contraception et avortement; une directive se préparerait pour rétablir l'équilibre homme-femme dans le domaine de la conception.

Il ne s'agit pas de réduire le droit de la femme sur le choix d'avorter, mais d'en donner autant à l'homme.
Il ne s'agit pas de réduire le droit de la femme à prendre une contraceptif, mais de donner à l'homme un droit de contrôle.

Sinon il sera facile de plaider pour grossesse non désirée par l'homme donc liberté de ne pas assumer les charges induites...
Il y a un cas en ce moment avec un homme d'affaires et une ancienne ministre...

Il y a eu une décision de justice récente en Israël allant dans le sens de "vol de sperme", intéressant à étudier et qui pourrait ouvrir aux hommes... le droit à l'avortement...

Écrit par : inuterolamenas | 22/01/2014

Le zygote est-il un individu ?

Vous avez quatre heures.

Écrit par : Gatsby | 22/01/2014

J'ai trouvé un lien :
http://www.lepoint.fr/monde/israel-une-femme-condamnee-pour-vol-de-sperme-08-12-2013-1765995_24.php

Écrit par : inuterolamenas | 22/01/2014

"Non et toi t'as une étude évoquant le nombre d'IVG pour cause de détresse" ?
Écrit par : Gatsby | 22/01/2014

Vu que c'est une condition pour pratiquer un avortement, je pense que toutes les IVG sont faites car les médecins constatent une quelconque détresse (dont la nature est laissée à l'appréciation de la femme).

@ Monique,
Après avoir lu tes commentaires, je me rallie finalement à vos avis. Il n'est pas acceptable qu'on permette à des médecins une introduction dans la vie privée. Les futures procédures d'IVG continueront à faire l'objet d'un suivi sérieux, donc d'une information médicale par les professionnels. Ce qui implique que ça ne sera jamais considéré comme un acte banal et à substituer aux autres formes de contraception pour éviter les accidents.

Certes, je pense qu'il y a beaucoup plus important à faire. Mais vu que les parlementaires rédigent un texte général sur l'égalité homme-femme, ils sont légitimes à évoquer tout ces reliquats (bonus pater familias) qui sont obsolètes pour la grande majorité des citoyens (à mon avis).

Je comprends néanmoins que certains veuillent considérer que la vie commence dès la fécondation de l'ovule, mais je n'adhère pas leurs idées.
Et laisser perdurer des inégalités de fait entre jeunes femmes de bonne famille, bien éduquées, pouvant éventuellement faire une IVG hors cadre légal grâce à leur argent d'une part et, d'autre part, l'immense majorité des autres femmes plus démunies financièrement et culturellement n'est pas tolérable à mes yeux.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/22/l-assemblee-vote-l-article-controverse-sur-l-ivg_4352130_823448.html

Écrit par : Denis | 22/01/2014

Cadeau :

Vous saviez que le stérilet est de nos jours encore bien moins recommandé que les pilules pour des raisons assez illégitimes ?
Moi non !

"Chez les utilisatrices de stérilet, la fréquence des grossesses accidentelles est inférieure à 1%, tandis que chez les femmes qui prennent la pilule, elle peut atteindre 20 % !"

Probablement parce qu'un stérilet ça ne se pose qu'une fois, alors que la boîte de pilule ça se rachète tous les mois... Sans compter tous les problèmes de santé que les différents types de pilules peuvent causer.

Quitte à faire quelques mécontents, il va quand même vraiment falloir faire quelque chose contre la surmédicamentation, et les dépassements d'honoraires notamment !

http://martinwinckler.com/spip.php?article427

Écrit par : Denis | 22/01/2014

J'ai rédigé cool, tout arrive, mais je suis totalement furieux contre cette évolution de la loi.

Certes, ce sont les femmes qui portent les bébés, et ce sont elles qui vivent l'IVG. Donc, je dois écouter avec beaucoup d'attention ce que disent les femmes, mais ça ne veut pas dire que je leur donne raison (à supposer que leur point de vue soit unanime).

Le slogan "nous sommes propriétaires de notre corps" a de l'allure, mais en droit, il est inacceptable. On ne peut admettre qu'il existe un rapport de propriété entre moi et mon corps, où alors, il faut admettre que mon corps n'est qu'une chose, que je peux vendre par morceaux (fin de mois difficile: vente d'un organe).

J'écarte aussi les questions débiles ou débilitantes des médecins et autres services sur "bonjour Madame, êtes vous sure que vous êtes bien en détresse, donc misérable et vulnérable, sans mec correct et sans argent". Ces questions sont des abus comportementaux car rien dans la loi ne les justifie.

La loi, c'est sérieux, et il n'y a aucune raison de changer une loi valable au motif que des abrutis l'appliquent mal.

Sans parler de science ou de religion, il est dit par la loi que la vie droit protection - une protection progressive - dès la conception. Aussi, il est clairement contradictoire de dire qu'une femme peut interrompre un grossesse car c'est son souhait. La loi fait totalement confiance aux femmes sur l'appréciation de cette détresse, car elle leur demande simplement de faire cet examen de conscience.

Cette loi serait une avancée? oui, vers l'irresponsabilité en validant l'IVG par frivolité ou par jeu de dés. C'est du mépris pour les femmes, et pour les mecs aussi, car si c'est la femme qui décide, ça peut éventuellement marquer le père... qui peut se voir imposer la décision, alors qu'il était prêt à tout pour accueillir l'enfant.

Je ne demande pas de modification de la loi sur ce point. La maternité est l'affaire des femmes. Mais transformer le recours en décision légère est un non sens.

Avec se réformes sociétales, ce "gvt" envahit par la loi ce qui devrait relever de l'intimité, des choix personnels et assumés. Avec des argumentaires de neuneu, il cherche à nous imposer une vison consumériste et minable de ce que nous avons de plus précieux.

Écrit par : gilles | 22/01/2014

Ce n'est pas un message à nos amis espagnols, non.

Cette histoire était dans le rapport de décembre 2013 dont vous trouvez le lien dans le texte.

ET puis, on n'utilise pas la loi pour faire passer des messages. Non, et surtout pas quand on vote sur la protection de la vie.

Écrit par : gilles | 22/01/2014

Gilles,
Oui... Donc c'est le débat sur le début de la vie qui est réenclenché... Débat très subjectif !
Un foetus de 3, 4, 6, ou 8 mois vit déjà ? Est-il doté de raison ? Est-il déjà conscient et a un droit à la protection de sa future vie ? (vie de merde entre parenthèses pour la majorité)

Les réponses ne sont pas du tout évidentes.
Donc oui à l'IVG et au toilettage proposé car il est devenu inutile : si aucune femme ne se voit objecter un refus d'IVG pour cause de non détresse, si les parlementaires sont en train de rédiger une loi générale tous azimuts pour réduire dans l'inconscient collectif la domination patriarcale, alors quelles raisons objectives opposer à ce changement ???
Les médecins continueront à alerter, à prévenir contre les risques inhérents.


Pour la blague du soir :
"Le slogan "nous sommes propriétaires de notre corps" a de l'allure, mais en droit, il est inacceptable. On ne peut admettre qu'il existe un rapport de propriété entre moi et mon corps, où alors, il faut admettre que mon corps n'est qu'une chose, que je peux vendre [louer] par morceaux (fin de mois difficile: vente d'un organe). "

Ah ? Donc pareil pour la prostitution j'imagine lol

Écrit par : Denis | 22/01/2014

"Examen de conscience ? " La loi oblige les femmes à faire un examen de conscience alors qu'elles ont DECIDE d'avorter ? Et qui peut croire une seconde que cette décision puisse se prendre à la légère ? ne serait ce qu 'à cause du risque inhérent à toute intervention ? peut on obliger une femme à mener à terme une grossesse non désirée ? si c'est non alors elles sont effectivement en droit de décider seules de garder ou non un embryon , sans qu' un imbécile plein de bons sentiments ou de volonté de culpabiliser vienne leur demander des comptes.
On peut mettre le curseur ou on veut quant au moment ou le foetus est considéré comme sujet , ça ne changera pas les choses ;un des moyens encore les plus couramment utilisés lorsque l'avortement est interdit ou trop cher est l'infanticide , là le curseur est carrément mis au plus bas.Toute l'histoire nous prouve que les femmes sont prétes à tout pour échapper aux grossesses non désirées y compris à risquer leur vie et ce , quel que soit leur niveau de vie ou d'instruction . Alors, quelle vie faut il protéger?

Écrit par : monique gasc | 22/01/2014

Monique :
-1- Je suis d'accord avec ce post.
-2- Je me pose quand même la question du droit à l'avortement pour les pères. J'entends bien sûr (n'étant pas dans la science-fiction) du droit des pères sur l'embryon porté par la mère.
Est-ce qu'un homme pourra demander (et obtenir) un avortement ?
Comment gérer les situations de désaccord ?

Salomon, reviens... ! (:

Écrit par : inmediocoupas | 22/01/2014

http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20070415002756AAnRIde

La question de inlibroveritas mérite une réflexion, un billet et un changement de la loi également !

Car que faire - même si ce serait fort rare - à propos d'une femme qui aurait "volontairement" (quasi impossibilité d'en rapporter la preuve) trompé son partenaire dans le but d'avoir un enfant, sans le géniteur, et exigerait ensuite une pension ?

Il faudrait légiférer pour exclure cette possibilité. Point barre : sauf si on me prouve le contraire... Bon courage !
(vous n'avez pas 4h mais seulement 3 heures... (parce que après dodo))

Écrit par : Denis | 22/01/2014

@Xiao
Je ne sais pas comment on peut prouver qu'un femme s'est fait mettre sciemment enceinte , contre l'avis de son partenaire .Par contre , il y a des cas ou l'usage du preservatif peut donner des garanties .
Sur le latin , ça me rend triste parce que c'était un moyen de le maintenir en vie, méme artificielle , et moi j'aime le latin

Écrit par : monique gasc | 22/01/2014

Erratum :
"Car que faire (...) à propos d'une femme qui aurait "volontairement" floué son partenaire dans le but d'avoir un enfant, sans vouloir l'éduquer par la suite avec ledit géniteur, et exigerait ensuite une pension ?"

Écrit par : Denis | 22/01/2014

" Et qui peut croire une seconde que cette décision puisse se prendre à la légère ? "

Personne, sauf la loi de Bambi la pouf'.

je ne parle ni de science, ni de sociologie, ni de religion, ni de psychologie: mais seulement de droit.

La loi permettra désormais, si cette licence PS s'impose - au rebours de tout ce qui fait la vie sociale - de recourir à l'IVG parce que le thème astral et socialiste n'est pas favorable : un "souhait", et le fœtus n'existe plus. Et ceci non par la décision responsable de la femme, mais par la pouferie d'une abonnée au plateau de Banal +

Ce n'est plus mon monde. J'appelle à la révolution contre la théocratie pseudo-socialiste.

Écrit par : gilles | 22/01/2014

L'interruption de la vie comme un souhait, c'est absolument impossible

Écrit par : gilles | 22/01/2014

Je suis prêt à descendre dans la rue demain pour contester une remise en cause du droit à l'IVG

Je suis prêt à descendre dans la rue demain pour un IVG par "souhait" de la mère

Un mec (moi) : "Notre admiration, multiforme, permanente, souvent maladroite pour les femmes, est, en autre, que ce sont elles qui font les bébés". En tant que père potentiel, (donc ne portant pas l'enfant, oki ?) (et ayant un peu vécu) "détresse" ne me parait pas trop, tant il est difficile pour la femme de choisir l'IVG, et tant la protection de la vie ne peut être soldée. L'embryon peut devenir un enfant, non ?

Le mec s'approche de la femme, et lui dit : "il n'y a que toi qui peut savoir, qui peut choisir, et ton choix sera le mien".

L'embryon, qui n'a rien demandé à personne, cet être humain en devenir, promu à la plus forte et la plus bienfaisante des vies, destiné à être confronté à toutes les difficultés de la vie, a droit à la protection de la loi.

La géniale loi Veil appelle à la conscience de la femme

La merdique loi de Bambi appelle au thème astral

Nous devons renverser ce "gvt"

Écrit par : gilles | 23/01/2014

Que le Président niqueur ne parvienne pas à renverser la courbe du chomage, ce n'est pas grave : il a donné les clés de l'Elysée au Medef, et je ne vois pas Gattaz partir, la queue en feu, sur un scooter

Mais que cette bande d'incultes viennent détruire tout ce qui fait l'intime de notre vie privée, c'est non.

La guerre est ouverte

Écrit par : gilles | 23/01/2014

Monique, vous n'êtes vraiment pas Papiste !
Le latin est une langue vivante, celle officielle d'un état nommé Vatican qui est capable de dire dans la langue de Virgile : "Un avion a décroché et s'est crashé suite à un attentat Islamiste"...
Alors, il va falloir vous remettre à buller et plus vite que ça...

D'autre part, ce n'est qu'un problème d'égalité de droits, mais au moins pour cette raison, je milite pour un droit à l'avortement pour les hommes.
Ca ne sera pas facile, mais ce n'est pas une raison valable pour bafouer l'égalité.
Il y eu un temps où on disait qu'il ne serait pas facile de gérer les divorces. Pour ce faire on a donné tous les droits à l'homme. Ce fut une première étape. Des siècles plus tard on s'achemine vers une égalité des droits pour ce sujet.

Gageons qu'il ne faudra pas des siècles pour arriver à cette égalité de droits dans le domaine de l'avortement...

Écrit par : inlatinobullas | 23/01/2014

Denis :
En conclusion de la réponse dans le lien il y a ceci :
"[la mère] est tout à fait en droit moralement, éthiquement et légalement, de refuser d'avorter et que son enfant ait un père légal."

Espérons que dans quelques années, décennies, siècles ? on pourra lire ceci:
"[Le père] est tout à fait en droit moralement, éthiquement et légalement, de demander un avortement ou que son enfant n'ait pas de père légal."

Écrit par : infuturoesperas | 23/01/2014

A part bien entendu si le gamète qui a fécondé celui de la femme est le sien , l'homme n'a rien à dire sur la gestion de la grossesse de celle-ci. Les femmes ne sont pas des fours à disposition de la pérennité de l'espèce.

Écrit par : Gatsby | 23/01/2014

Gatsby : Je suis tout à fait d'accord !

De même je pense [ainsi qu'il est écrit quelque part] que tout enfant à droit à deux parents, il n'est pas écrit que que ledit père soit obligatoirement le géniteur, ni qu'il ne puisse refuser une paternité non désirée.

Deux solutions donc à venir :
- Soit le droit à l'avortement pour les hommes,
- Soit le refus de paternité possible s'il n'y a pas eu de notification de la part la mère avant la 21ème semaine de gestation.

Écrit par : inhomofemininas | 23/01/2014

Selon les statistiques de l'INED (Institut national d’études démographiques), 15,2 femmes pour 1000 âgées de 15 à 49 ans ont recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) chaque année. Un taux relativement élevé par rapport au reste des pays de l’Union européenne.

Selon la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), 49 % des avortements se font aujourd’hui par IVG médicamenteuse (sans hospitalisation) et cette pratique continue de se répandre.

La majorité des IVG seraient la conséquence d'une erreur dans l’utilisation d’un traitement contraceptif. Ces erreurs étant fréquentes (oubli de la prise de la pilule, usage inadéquat du préservatif, etc.), le ministère de la santé tente de développer des méthodes de « correction » permettant un avortement plus précoce et entraînant des risques physiologiques moindres, comme la pilule du lendemain. Cependant, avec l’accès facilité aux méthodes de correction, on peut craindre une banalisation des erreurs de contraception et, par conséquent, une augmentation du nombre d’avortements. Des données relevées en 2006 vont dans ce sens, en révélant qu’environ 35 % des femmes ayant eu recours à l’IVG médicamenteuse cette année-là avaient déjà avorté dans le passé.
Les complications possibles après une IVG

Même s’ils sont très faibles, les risques de complications suite à une IVG sont réels. Dans le cas de l’IVG par curetage (non médicamenteuse), les complications les plus graves sont la perforation de l'utérus – qui concernerait de 2 à 3 % des cas d’IVG en France – et l’augmentation du risque d’implantation anormale du placenta. Dans les deux cas, le risque de complications lors de grossesses futures est accru, notamment en termes de grossesse extra-utérine et de naissance prématurée. Il arrive qu’une perforation de l’utérus contraigne les médecins à procéder à une hystérectomie (ablation de l'utérus) entraînant une stérilité définitive. D’autre part, les complications liées à des dommages de l’utérus sont les principales causes de handicap pour les nouveaux-nés.

D’autres complications sont possibles, par exemple des infections, des hémorragies et la perturbation du cycle menstruel. Elles sont souvent de faible gravité mais relativement fréquentes.

Les femmes ayant subi un avortement ont 2,3 fois plus de risques que les autres de développer un cancer du col de l'utérus ou un cancer du sein. Chez celles qui ont eu deux avortements ou plus, ce risque est presque 5 fois plus élevé. L’avortement pourrait également avoir une incidence sur le risque de cancer du foie et des ovaires. En revanche, à ce jour, aucune étude n’a pu faire de lien évident entre l’avortement et une potentielle augmentation du risque de stérilité.

D’autre part, il est important de noter que le personnel médical qualifié se fait de plus en plus rare. Le départ à la retraite de la génération de médecins et d’infirmières qui se sont battus pour le droit d’avorter dans les années 1970 va être difficile à combler car la pratique de l’avortement est plutôt dévalorisée au sein des métiers de la santé. Aussi se posera bientôt le problème de l’encadrement médical des 200 000 avortements qui ont lieu en France chaque année, remettant en question la sécurité médicale et sanitaire de l’IVG.
Le sentiment de culpabilité

Le fait d’avorter peut laisser des séquelles psychologiques à plus ou moins long terme. Beaucoup de femmes ressentent un sentiment de culpabilité dès qu'elles décident d’avorter et qui peut perdurer toute leur vie. Ce sentiment peut être aggravé par l’attitude de l’entourage, voire même du personnel médical qui pratique parfois l’avortement à contrecœur.

Les femmes ayant avorté sont particulièrement vulnérables à la dépression et à la compensation de cet état dépressif par l'utilisation excessive d'alcool, de tabac ou de drogues. Le taux de suicide est 14 fois plus élevé chez les femmes ayant avorté que chez les femmes ayant mené à terme une grossesse non désirée.
L’environnement familial fragilisé

L’avortement peut influer sur la vie de couple et sur la vie de famille. Au sein du couple, des doutes et des tensions peuvent s’installer suite aux pressions diverses qui ont pu être subies de part et d’autre, et peuvent générer, même tardivement, de l’incompréhension et du ressentiment.

La baisse d’appétit sexuel, qui concernerait de 30 à 50 % des femmes ayant avorté, est également un facteur de dégradation des relations de couple. On estime qu’environ 60 à 70 % des couples non mariés se séparent dans l’année suivant une IVG.

Les couples ayant eu des enfants avant ou après un IVG, vivent souvent avec le fantôme de l’enfant qui n’est pas né. Les femmes, en particulier, continuent de compter l’âge que l’enfant aurait eu s’il avait vécu et se souviennent de l’avortement avec une culpabilité et un sentiment de honte qui peuvent mettre en péril leur relation avec les membres de leurs familles, en particulier avec leurs enfants car certaines se sentent indignes d’être mère après avoir eu recours à l’IVG.
L’avortement est-il seul responsable de l’état de souffrance des femmes ?

Les conclusions d'une étude menée dans plusieurs pays par deux chercheurs canadiens (Russo et Dabul) démontrent que l’état d’esprit d’une femme après un avortement dépend essentiellement de l’état d’esprit qui était le sien avant l’avortement. Tout dépend des conditions dans lesquelles elle a fait le choix d’avorter. Avait-t-elle réellement le choix ? Subissait-elle des pressions de la part de son entourage ? Se sentait-elle abandonnée par son compagnon ou par ses proches ? Etc.

Les femmes ainsi fragilisées psychologiquement risquent davantage de souffrir d’un traumatisme post-IVG que des femmes dont l’état psychologique était stable avant l’avortement

Moralité,il y a du boulot et pas simplement les mots pour que l'IVG,soit une véritable avancée sociétale,sociale et médicale...Bambi et ce Gvt se contentent de faire de l’esbroufe,avec l'écume sociétale et ceci laisse 99,99% des problèmes liés a l'avortement en l'état ....

Écrit par : antimythe | 23/01/2014

J'ai oublié de distribuer leurs luzerne et avoine aux Buridan de droite....Ces cons se contentent de subir et se mettre au petit niveau de l’appréhension de ce problème par le Gvt à l'assemblée...Droite,ou gauche tout ces élus,discutent et tranchent sur des problèmes dont ils n'ont aucune connaissance ou presque..Il faut voir le niveau des interventions,pitoyable

Écrit par : antimythe | 23/01/2014

Merci pour cet article très intéressant!

Écrit par : generique | 23/01/2014

Désolée , Antimythe mais certains chiffres avancés me paraissent plus que douteux,
Lien avortement cancer ??? d'ou ça sort ??
Lien avortement dépression Le diagnostic de dépression est déjà douteux , dépression réactionelle ou pré existante ? quand au taux de suicides c'est carrément louche
Le reste c'est du bla bla inquantifiable et pseudo psychologique

Écrit par : monique gasc | 23/01/2014

L'un des autres problèmes antimythe, et c'est une de mes critiques récurrentes, c'est l'absence de source : le texte publié n'est pas du tout sourcé (pas de lien internet, pas de nom d'auteur, d'un titre de livre, ou de revue... RIEN !).
Ca ne veut pas dire que l'ensemble est faux : mais peut-être que certaines informations sont à prendre avec des pincettes, ou à nuancer, à vérifier, etc. (ex : étude Russo et Dabul)

Perso, je sais que certaines des info semblent être exactes (2 - 3% d'IVG avec complications, troubles psychologiques etc.). Mais comme le dit Monique, d'autres affirmations mériteraient sinon une contradiction honnête, au moins une citation des sources du ou des auteurs.
Sinon, ça ne vaut strictement rien...
(et je concède que parfois, citer des sources n'est pas une garantie de "vérité" et ne permet pas d'être certain à 100% : mais au moins, on sait d'où ça vient, comment ça a été fait etc. On peut donc, si l'on est intéressé, se reporter au texte lui-même, l'analyser et se faire sa propre opinion. C'est très, très, TRÈS important).

Écrit par : Denis | 23/01/2014

j'ai sélectionné ce texte et je ne sais plus ou je l'ai trouvé....Mais il me parait assez honnête...après en avoir consulté sur pas mal de sites et notamment celui de la revue psychologie ou j'ai trouvé confirmation de ce qui se dit dans ce texte...J'ai consulté des sites médicaux sur ce sujet,des forum d'assistantes sociales ou se sujet est débattu..etc etc ..Malgré tout il est possible qu'il contienne des inexactitudes,a chacun de faire ses recherches et son opinion
Ci joint un lien du PS Belge sur ce sujet intéressant ...http://socialisme.be/psl/
En ce qui concerne le bla bla pseudo psychologique,vous en reprendrez bien un peu Monique?
Ceci est pas mal non plus....http://www.ieb-eib.org/en/pdf/etudes-consq-psych-avortement.pdf
Et aussi www.psychologies.com/Dico-Sexo/IVG

Écrit par : antimythe | 23/01/2014

Cette loi est là pour faire oublier les problèmes économiques, pour faire oublier les actions militaires coûteuses à l'étranger.

Concernant le refus de paternité, remarquons que le refus de maternité (accouchement sous X) existe déjà.

Écrit par : Tortuga | 23/01/2014

Yes Tortuga : Une pièce de plus dans le dossier de l'égalité de ce sujet...

Écrit par : inmediovirtas | 24/01/2014

@Antimythe
J'ai lu l'article de psychologies et je le trouve tendancieux , ne citant que des cas ou l'IVG a été mal vécue , sans prendre en compte l'arrière plan clinique des personnes citées , en restant au niveau du factuel , de la surface . A part le fait d'enfoncer les portes ouvertes en disant que tomber enceinte révèle un désir inconscient d'enfant , lequel désir devrait étre interrogé plus avant , le désir d'enfant recouvrant un éventail important de pulsions inconscientes .
Pour ma part je pourrais invoquer de dizaines de femmes pour qui l'IVG n'a pas induit de réactions pathologiques . Méme si aucune femme n'a confondu une IVG avec une extraction dentaire , le soulagement d'échapper à une grossesse non désirée l'emporte sur une éventuelle culpabilité ou toute réaction hystérique complaisamment évoquées dans l'article précité

Écrit par : monique gasc | 24/01/2014

@Xiao
J' ai beaucoup de sympathie pour les protestants , une minorité religieuse qui ne demande rien qui a une conception ouverte et moderne de la religion , qui accepte des femmes pasteurs ,et donc , c'est vrai que je ne suis pas trés au fait de la vie Vaticane ; bien que préte à vendre mon ame au diable pour pouvoir habiter au Vatican un des plus beaux endroits de la planète
La science étant assez branchée sur la conception et le devellopement de l'embryon ex utero , votre préoccupation devrait pouvoir trouver là sa réponse

Écrit par : monique gasc | 24/01/2014

Je ne crois pas qu'un avortement soit si anodin.
Il est vrai q je n'ai pas connu bcoup de femmes qu'on fait cela.
C'est ne pas aussi facile de raconter non plus.
Les cas q j'ai connu, elles n'étaient pas non plus contentés de l'avoir fait.
c'est un acte très lourd, même si les gens trouve un tas d'excuses scientifiques pour
Passer la pilule. Et des avortements a répétition peut compromettre une grossesse future.
Il ne faut pas donc prendre cela a la légère.
perso, je suis heureuse q la vie m'a épargné cette situation que je trouve affreuse,
Jusqu'à maintenant.
D'un autre côté , je comprends je crois qu'il ne faut pas interdire cela.
Vu q les cliniques clandestines est une option pire encore.

Écrit par : Adriana | 24/01/2014

Selon ma boulangère psy dans une autre vie,elle vous donne raison Monique ..Il parait que la revue Psychologue est une chapelle de vilain Lacaniens ,....on ne sait vraiment plus a qui se fier ....

Écrit par : antimythe | 24/01/2014

Les mathématiques "sont par définition l'honnêteté intellectuelle, car on doit être prêt à accepter que l'on a tort", elles sont profondément morales et doivent même être esthétiques. "On peut être transporté par une très belle démonstration comme on l'est par un poème".

http://www.franceinfo.fr/entretiens/un-monde-d-idees/michel-broue-le-monde-est-regi-par-les-maths-1292345-2014-01-24

Écrit par : Denis | 24/01/2014

Denis,

Sur le début de la vie, ne débat n'est pas subjectif: qui peut contester que le processus de vie commence à la conception ?

Je précise que j'accepterais comme honorable un point de vue exposant que tant qu'il n'est pas né, l'enfant, embryon puis foetus, n'a pas droit à la protection de la loi. Sachons poser des principes, et ne pas raisonner en caoutchouc. Je rappelle que la loi ne reconnait pas l'homicide du foetus (même si elle pénalise l'avortement fait en dehors des conditions légales). Ce seraient des débats très rudes, et je serais un opposant radical, mais au moins le débat serait clair

Dans cette loi de Bambi la pouf, il n'y a rien, aucun principe, aucune idée, aucun raisonnement. C'est comme çà : la plateau de Banal+ veut que l'IVG soit cool, alors la loi fait cool

Sauf, que la vie, ça existe.

Si on reste sur cette loi, il va falloir:

- réécrire l'article 16, car si la loi reconnait la protection de la vie dès la conception, comment peut elle ne pas apporter la moindre protection pendant la période où cette vie est la plus vulnérable ?

-changer la loi pénale sur l'IVG, car comment est-ce que l'IVG pourrait venir par simple souhait avant une date, et relever du pénal après cette date?

Ce "gvt" déstructure tout ce qui fait la société.

Écrit par : gilles | 24/01/2014

Bien sûr que la vie existe...
Dès lors, la vie des insectes ou d'un quelconque animal est aussi importante que la vie des êtres humains (sur les plans biologiques, ou philosophiques).
Arrêtons avec l'hypocrisie générale !

Les débats sur le début et la fin de vie sont infinis. Pour l'un comme pour l'autre. Alors que vie et mort sont indissociables et ça préoccupera chacun de nous le temps de notre passage sur Terre.

A mon avis, sur ce sujet comme sur d'autres, la liberté doit l'emporter en cas de doute, d'indécision, ou d'une incompréhension mutuelle.


p.s : je ne serai pas aussi vindicatif vis-à-vis du gouvernement français actuel car il vaut bien mieux que le précédent et déstructure bien moins notre société...
De plus, une société qui ne serait pas dynamique, et donc en changement perpétuel, serait condamnée à une mort lente et douloureuse ;)

Écrit par : Denis | 24/01/2014

Monique : Vous qui avez une passion pour les verts et leurs ingérences juridico-rédactionnelles, savez-vous qu'il veulent bannir du Code civil dans près d’une douzaine d’articles le terme de bon père de famille.

Voilà qui devrait ravir les Freudien(nes) puisqu'il n'y a jamais eu de BON père (ou mère) de famille...

Écrit par : incervopsychanalitas | 25/01/2014

@Xiao
Je viens de lire " Dans la gorge du dragon " d'Eliot Patisson , superbe !!!!

Écrit par : monique gasc | 25/01/2014

Gilles : "Sur le début de la vie, ne débat n'est pas subjectif: qui peut contester que le processus de vie commence à la conception ? "

Les limites exactes de la notion de vie sont subjective, les biologistes n'ont jamais réussi à obtenir une consensus pour délimiter exactement ce qu'est la vie.
En effet, si certains cas sont clairs et ne font pas débats (par exemple un dromadaire adulte est un être vivant), d'autres le sont plus (les virus sont-ils vivants ? Une molécule peut-elle être vivante ? une fourmi est-elle un être vivant où une partie d'un organisme plus grand ?).

Écrit par : Tortuga | 25/01/2014

Désolée Denis, je ne suis pas d'accord avec ce matheux . :)
Un physicien qui voudrait taquiner un matheux , dirait q le monde est regi par les lois de la physique et qu'on utilise les mathématiques comme support pour traduire ces lois. :)
Les mathématiques sont un langage avec l'avantage d'avoir le bruit zéro car est régi par les lois strictes de la logique.
Il n'y a aucune moralité ni beauté car cela serait des valeurs qui n'ont aucune signification logique,ce sont des accessoires qui appartient au système humain.
Les animaux n'ont pas de morale.
Bien sur que comme être humains , on peut expérimenter le bonheur qui n'est q réactions physico-chimique a l'intérieur du cerveau déclenchés par des stimulus . Moi même, j'avais un extrême bonheur et exaltation quand élève, j'étudiais la mécanique quantique. Les équations schrodinger pour électron non relativiste était d'une extrême "beauté" pour moi, juste pour citer une.
Aujourd'hui c'est pareil quand je vois une cellule au microscope optique ou une bactérie.
Cela me rend extrêmement heureuse. Mais, je sais q ce sont des sentiments liées à notre condition d'humains.

Bref, je dirais q l'univers est régit par de processus physico-chimiques qui obéissent les trois lois de la thermodynamiques.
C'est a dire, les grandes systèmes marchent tjours vers l'équilibre et sont régis par ces trois lois.

Écrit par : Adriana | 25/01/2014

Dès lors, la vie des insectes ou d'un quelconque animal est aussi importante que la vie des êtres humains (sur les plans biologiques, ou philosophiques).
Tout a fait d'accord.
Arne Naess dit q un objet naturel n'est pas à peine une ressource. Sans compter avec Hans Jonas et son principe de redponsabilité. Je crois qu'il faudra encore des années pour qu'on puisse se rendre compte de la porté des pensées de ces deux philosophes.
Surtout de l'ouvre ecology, community and lifestyle.

«Pour Næss, la crise écologique résulte d'une perception erronée du monde» - Bibliobs avec Le Nouvel Observateur
http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20090114.BIB2790/pour-naess-la-crise-ecologique-resulte-d-039-une-perception-erronee-du-monde.html

VIDÉO. L'étonnant élan de tendresse d'un chimpanzé rescapé pour Jane Goodall - Le Point
http://www.lepoint.fr/environnement/video-l-etonnant-elan-de-tendresse-d-un-chimpanze-rescape-pour-jane-goodall-23-01-2014-1783694_1927.php

Écrit par : Adriana | 25/01/2014

Monique : je ne connais pas...

Écrit par : inlongingnoras | 26/01/2014

@Xiao
Bin ce serait bien de connaitre : écrit par un spécialiste du Tibet , il nous montre à travers une trame policière , le quasi génocide que les Chinois sont en train de perpétrer dans une indifférence assourdissante ,.Il a également le mérite de nous parler du Tibet vivant et de sa culture que les Chinois de transforment en folklore , aprés avoir détruit les gompas et leurs moines

Écrit par : monique gasc | 27/01/2014

Vous savez ma chère Monique, j'étais enfant quand les communistes ont envahi le Tibet sous les bravos et vivas de mes profs Maoïstes (Non je rectifie : de mes profs - ils étaient tous Maoïstes).
Lorsque j'essayais de leur faire comprendre que cette attitude du Parti Communiste n'était pas noble de cœur, je me suis fait traiter de graine de fasciste refusant au peuple l'émancipation d'un régime obscurantiste t bla-bla-bla... et ai eu quelques problèmes relationnels avec l'équipe enseignante.
Je ne regrette pas d'avoir été un des premiers a combattre pour la liberté, mais les ennuis que j'ai récoltés m'ont refroidi sur le sujet.
Vous êtes sans doute plus experte que moi pour chanter la chanson qui dit que le temps d'arriver à défendre une idée elle a changé de bord; alors mourir ou pas, je vous laisse le dossier ma chère... !

Écrit par : insinocinemas | 27/01/2014

, je vous signalais juste un bouquin interessant , je n'essayais pas de vous enroler dans uns cause perdue .Mais maintenant que vous me faites des infidélités , il est bien normal que vous soyez peu enclin à voir de plus prés ce que je vous propose .

Écrit par : monique gasc | 27/01/2014

Je vous en remercie et sais qu'une graine semée peut germer tôt ou tard...

Écrit par : insinocinemas | 27/01/2014

ivg suppression detresse

Écrit par : marechal | 30/01/2014

Le gouvernement devrait vraiment se calmer sur les réformes sociétales, car la société se casse.

Mariage gay, GPA, adoption... j'ai pris position pour et de longue date, mais il faut constater que les réformes non expliquées font des ravages.

Écrit par : gilles | 31/01/2014

Ah! Ah! Ah! "... il a donné les clés de l'Elysée au Medef, et je ne vois pas Gattaz partir, la queue en feu, sur un scooter ..."
Ca nous fait au moins un truc trash improbable avec ce gars là... ;-)) Lui, C le Veau d'Or! Le Dieu Pognon qui l'excite!*
(cela dit son père Yvon Gattaz, ça avait tout de même une autre tenue)
- Il y a 10 jours quand cette page est sortie, j'étais très ou trop occupé, j'ai constaté que ce serait long à lire et... Remettant ça à un plus tard, je l'a oubliée. C ainsi que je ne suis pas venu. Bon. Comme le dit l'un des commentaires:
-"Merci pour cette intéressante page!!"
Suis en parfait accord avec ce commentaire finalement simple et "bêtement" logique Mtre Gilles 40 ans après ce texte, rédigé avec un étonnant soin, ou une sagesse rare et toute mesurée. Il me semble qu'en politique Simone Veil et ses collaborateurs qui rédigèrent cette loi, sont de la trempe du champion cycliste de 102 ans il y a peu évoqué ici.

Écrit par : Thierry BRESSOL R/O | 02/02/2014

Les commentaires? Business as usual:
Mtre Gilles continue joyeusement à mitrailler le scooter de Flambi, comme le Teuton en DS dans les Tontons Flingueurs, tandis que, C beaucoup moins "classe", Inconodegueulascontraverias a encore vomit ici son anticommunisme hystérique... Est-ce que ça se soigne? No sé! Faut-il euthanasier? Là aussi la question est difficile.
- Ouh-ouh!! Inconodegueulascontraverias! Le communisme et le maoïsme, ça n'existe plus! organiseras-tu une grande manif contre l'impérialisme Romain et la crucifixion d'ici la semaine prochaine?
Mon commentaire? En effet, ce club loufoque qui nous sert de gouvernement devrait se calmer sur les réformes sociétales! Cette façon de secouer n'importe comment tous nos tapis, sous lesquels ces branquignols ont cachés des tas de bêtises, est en train de casser la société. Au-delà de ça, ça "nous les casse" aussi!
A propos d'IVG, j'ai été ces derniers temps profondément consternés et affligés par ce qui se passe en Espagne. Si j'avais pu manifester avec elles et eux, ici ou en Espagne, j'y serais! Sur ce sujet aussi, c'est un retour en arrière inquiétant.

Écrit par : Thierry BRESSOL R/O | 02/02/2014

On en a assez de cette modernité de carnaval dont la promotion est assurée par Bambi! Celle là en fait, elle est moderne comme les nazis le furent en leur temps. J'ai envoyé à Mtre Gilles une photo de LEUR campagne électorale à Berlin en janvier 1933, qui prouve irréfutablement que les nazis étaient très modernes.
Ceci nous invite aussi à se souvenir qu'être moderne en soi, ce n'est pas être bienveillant en toutes choses... Non?
On est loin dans l'Europe "moderne", de Violette Constance Jessop, une grande féministe anglaise qui serait consternée de voir ce qui se passe maintenant. Cette infirmière de la marine marchande célèbre en Grande Bretagne (qui le mériterait en France aussi) pour le récit de ses deux terribles naufrages et ses écrits féministes par la suite, fut invitée à mon bord en 2012. Clic mon nom!

Écrit par : Thierry BRESSOL R/O | 02/02/2014

Au-delà du sujet vu de près, j'ai parfois la sensation que ces régressions "tout azimuth" font partie d'un espèce de grand projet qui va fort bien avec l'ultra-libéralisme (terme dans lequel je me demande ce que foutent les lettres "libér") et qui est en cours de déploiement, un peu comme on organise les grands travaux comme construire un grand pont ou creuser un canal, où comme le déploiement des stations de base de la téléphonie mobile auquel j'ai participé...
Je suis en effet convaincu que derrière toutes ces campagnes réactionnaires, se cachent des redoutables puissances d'argent particulièrement rétrogrades. Après avoir ruiné des populations entières, ces "élites" essaient de "dresser" le peuple à leur façon pour mieux l'asservir. Les peuples ont maintenant du mal à défendre leurs droits et la bande à Flambi est visiblement le meilleur support de ces régressions! Voyez qui sont leurs copains, c'est maintenant aussi visible que "sous Sarko"...

Écrit par : Thierry BRESSOL R/O | 02/02/2014

C'est clair que des réformes ça s'explique, et sur ce point il y a un déficit, mais des veaux ça ne se raisonne pas quel que soit le niveau d'excellence de la pédagogie, alors c'est le moment, donnons de l'exercice à nos compagnies républicaines de sécurité.

Écrit par : Gatsby | 02/02/2014

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