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  • Les Enfoirés ? De vieux schnocks, pitoyables cautions du libéralisme destructeur

    Coluche était un artiste, et les Restos du Cœur rendent des services irremplaçables. Oki. Je peux le redire trois fois, et sur un seul pied, si vous voulez. C’est clair et net,… mais excusez-moi de vous dire que ce charity-business des Restos, c’est une pitié. C’est l’arriération de la pensée politique, pour finir de détruire la solidarité.

    Gardons les pieds sur terre. Les principes sont clairs : il n’y a pas de liberté sans les moyens de cette liberté, et il n’y a de démocratie que solidaire. Les libertés individuelles ne sont rien sans les droits sociaux. Respect : ce sont des siècles de lutte contre les puissances de l’argent.

    La solidarité est le premier devoir de l’Etat. L’alternative à ce modèle, c’est la violence du libéralisme : « tente ta chance, et si tu n’as pas les moyens, tu crèves ». On te reconnaitra le droit de tendre la main.  

    La solidarité amicale des réseaux, des quartiers, des assos – une sœur de la générosité – est indispensable et bienvenue. Combien de fois, j’ai pu constater la force et la réactivité de cette main qui sauve.

    L’abominable charity-business des Restos du Cœur est d’un autre monde, celui de la destruction. Ce que j’écris peut vous révulser, surtout si vous n’avez tenu cet hiver que grâce aux Restos, mais laissez-moi vous poser quelques questions.

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    1/ La France, cinquième puissance économique du monde, n’a-t-elle pas les moyens de nourrir sa population ? Réponse par oui ou non, please, pas de baratin.

    2/ Alors que le montant des dépenses publiques en France est de 1 151 milliards d'euros, soit 50 % du PIB, est-il crédible que l’Etat doive passer le relais au charity-business des Restos pour trouver le 0,18 milliard manquant, le budget des Restos, pour nourrir les plus démunis ? D’un côté, 1 151 milliards d'euros, de l’autre 180 millions. On se fiche de qui ? Une gigantesque escroquerie…

    3/ Au nom de quoi cette gloire pour ces gavés de fric que sont les « Enfoirés », qui poussent leur chansonnette débile, pleurnichant sur TF1 à la gloire de Coluche et des pauvres,… avec au final des droits qui ne rapportent que 22 millions, soit en gros 10% du budget des Restos ? Ces assujettis à l’ISF ne sont là que pour leur pub. Vous les avez entendus protester parce que la France n’a accueilli qu'une poignée de refugiés syriens ?

    Ce cirque des Restos résulte d’une manip’ pour débutants. Pour faire croire que la solidarité étatique ne marche plus, et qu’il faut donc rompre avec le modèle de l’Etat social, on invente le mythe d’un Etat à terre, persécuté par Bruxelles, et qui ne peut plus nourrir ses pauvres… Ca me révulse. L’image lancinante des Restos, c’est la destruction de l’Etat.

    Hier, et pour la première fois depuis deux décennies, le vernis qui tient cette mascarade a pété, du fait de la débile chanson de notre bien aimé Jean-Jacques, « Toute la vie », où des papys pleins aux as font la leçon aux jeunes : « Tout ce qu'on a, il a fallu le gagner, à vous de jouer, mais faudrait vous bouger ». Pour la bonne tenue du blog, je ne cite ce texte, du niveau « puceau social ».

    La polémique va occuper ce WE les très instruits plateaux télés, bien encadrés par les bisounours de l’ordre libéral. Pour l’occasion, on a sorti du placard la Sinistre de la Culture, Fleur Pellerin, qui regrette une « maladresse dans la formulation » qui n’est que « l’écume des choses ». L’écume… Pauvre enfant.

    Je vais être cash.

    Je souhaite la disparition de cette farce destructrice que sont devenus les Restos. Le même jour, il faudra coller l’Etat devant le Conseil d’Etat pour faire juger que l’assistance aux plus démunis est une mission de service public, et que la dépense publique doit en conséquence passer de 1 151,00 milliards d'euros à 1 151, 18 milliards d'euros. Cela démontrera que la 5° puissance économique du monde peut avoir un Etat solidaire, et que le libéralisme, un monde de sauvage, est sans espoir. 

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  • L’administration pénitentiaire va brouiller l’écoute des détenus

    Le problème est bien connu : il y a autant de téléphones portables illégaux en prison que d’incompétents au gouvernement. C’est dire…

    Aussi, notre Sinistre de la justice a trouvé une solution pragmatique : il ne sert à rien d’interdire les téléphones portables… car c’est déjà interdit, et alors, tout simplement, l’administration pénitentiaire va brouiller l’écoute des détenus. Une excellente nouvelle pour la société Thales qui récupère le marché.

    N’écoutant que leur courage, les glorieux journalistes de notre équipe d’investigation ont contacté Christiane, pour un entretien.

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    - Le problème est connu depuis longtemps, et cette réponse parait bien tardive ?

    - Je suis d’accord, c’est long comme lacuneMais après tout, il faut savoir prendre la chose en riant.

    - Mais quand donc cette importante réforme sera-t-elle mise en œuvre ?

    - Pour des raisons de sécurité, je préfère garder le choix dans la date.

    - Le marché des portables en prison est-il l’objet de trafics ?

    - Quand on a éliminé les pannes de micro, il faut bien reconnaitre que certains détenus se font des nouilles encore. Et puis la technologie n’est pas si compliquée : il suffit d’une pile bienvenue.

    - Est-ce un problème seulement pour les prisons pour hommes ?

    - Dans le quartier des femmes ce n’est pas mieux, car les jeunes filles doutent de leur foi. Chaque soir, de petites poules pondent quelque part… 

    - Des implications étrangères ?

    - J’ai le nom de la Russe sur le bout de la langue

    - La presse a souvent dénoncé ce scandale…

    - Oh, vous savez, cette presse est spécialiste du foot.

    - Faut-il sanctionner les surveillants pas assez vigilants ?

    - Non, c’est inutile, les surveillants ne sont pas des fous du malus.

    - Un mot pour conclure ?

    - Comme le disait mon pote le Curé : « Mets ta casquette… et lâche-moi ».

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  • Sarkozy, le gugusse qui chouchoutait Assad

    L'énervement ou la disproportion sont toujours des signes de faiblesse, et de ce point de vue, les réactions allumées à l'encontre des quatre parlementaires qui se sont rendus en Syrie en disent long... Les dirigeants français sont furieux contre eux-mêmes de s'être placés dans une impasse diplomatique, et alors ils pètent les plombs. Abandonnée par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, rembarrée par le Conseil de Sécurité, la France ne compte plus que sur l'appui de la Turquie,... et ce alors que ses alliances avec l'Arabie Saoudite et l'Egypte sont en contradiction parfaite avec les axes de la politique turque. Un gouvernement sans boussole, alors que tout le monde redoute un écroulement de la Syrie, qui signerait une mainmise de DAECH sur la région...

    Fait unique, le PS va faire passer en conseil de discipline un député, qui agit de par la souveraineté des électeurs, et qui n'a violé aucune loi. Quant à Sarkozy, il qualifie les parlementaires de "gugusses" parce qu'ils se sont rendus en Syrie. Alors, je ne peux résister à ces quelques petits souvenirs de vacances, quand Sarko chouchoutait Assad... Des photos qui n'ont que cinq ans. 

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  • Sanofi : alors, amoureux de l’entreprise ou non ?

    Le gouvernement, qui était parti en (tur)lutte contre le monde de la finance, préfère maintenant revendiquer la modernité du « social libéralisme », sauf que c’est du super-pipeau : c’est le libéralisme économique, point à la ligne, qui fait son social à sa sauce, comme depuis toujours, en expliquant savamment qu’il faut d’abord créer des richesses avant de les partager. C’est le principe social du libéralisme depuis l’esclavagisme.

    Alors, pourquoi pas ? C’est une théorie ô combien répandue… Mais notre gouvernement qui a proclamé devant un congrès du MEDEF qu’il « aime l’entreprise » se met à tousser que son amour d’entreprise vit sa vie.

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    Sanofi est un groupe privé, 100%. Il appartient donc à ses actionnaires, et ceux-ci font comme bon leur semble pour dégager au mieux les intérêts du groupe. Donc, on souligne : privé et pas public. C’est la même différence qu’entre le jardin de ta maison et la place du village.

    Sanofi a annoncé jeudi la nomination comme directeur général d'Olivier Brandicourt, 59 ans, jusqu'à présent occupait le même poste chez le concurrent de Bayer HealthCare.

    L’entreprise privée Sanofi a calculé l’opération, et elle a fixé le salaire du DG sans ne violer aucune loi : une rémunération fixe annuelle brute de 1,2 million d'euros, une rémunération variable de 150 % de la rémunération annuelle fixe et susceptible d'atteindre 250 %, et une rémunération en actions qui consistera en une attribution annuelle de 220 000 options de souscription d'actions et de 45 000 actions de performance. Par ailleurs en quittant volontairement Bayer HealthCare, Olivier Brandicourt a laissé là-bas un droit à un salaire différé de 4 millions d’euros, compte tenu des résultats de l’entreprise, et Sanofi a donc accepté de payer la même somme : deux millions d'euros payable à sa prise de fonction, et deux autres début en 2016, outre 66 000 actions de performance.

    Je m’attendais à ce que ce gouvernement libéral frétille d’aise devant ces initiatives de l’entreprise privée Sanofi, qui manifestement croit à son avenir.  Mais nos chouchous n’assument pas une cahouète...

    Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement : « C'est incompréhensible. Comment tous ces gens, qui expliquent que c'est le mérite, que c'est l'économie libérale, le risque, la prise de risque qui doivent faire les résultats, ces gens-là, à peine prennent-ils la tête d'une entreprise – c'est-à-dire qu'ils n'ont pris encore aucun risque – sont déjà assurés d'avoir rémunération sans commune mesure ? »

    L’excellente Ségolène Royal, Sinistre de l’écologie : « Ce qu'il faudrait c'est un peu d'autodiscipline dans la décence des comportements. J’espère que M. Brandicourt va renoncer à ces 4 millions d'euros. Ce serait un minimum. Il faut un peu de décence, notamment de la part de laboratoires pharmaceutiques qui vivent de la Sécurité sociale, donc des cotisations sur les salaires ».

    Ben alors, on n’est plus amoureux de l’entreprise ? Un p’tit coup de mou ? 

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  • Toi aussi, grâce à Tonton Roger, tu peux voter pour Marine

    Hier, c’était la fête à Tonton Roger, le grand savant de la morale, qui avait invité tous ses petits camarades à son goûter.racisme,islamophobie,xénophobie

    Pour faire plaisir à Tonton Roger, le « gouvernement » lui avait fait deux jolis petits cadeaux, pour que tout le monde regarde bien dans la même direction. L’armée française a aligné le Charles-de-Gaulle, pour quelques semaines, contre DAECH (avec ce petit galopin de Le Drian arrivé sur le porte-avion dans un hélicoptère de l’armée US, il faut apprendre à dire merci) et le fripon de Cazeneuve a annoncé avoir fait retirer les passeports français à cinq Français en partance, par décision administrative, sans enquête ni jugement, donc en application d’une loi qui est manifestement contraire aux principes du droit.  

    Aussi, Tonton Roger avait le cœur à la fête, et il est passé chez Papy Jean-Pierre pour dire sa joie. Pour lui, « Marine Le Pen est irréprochable » et « toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans ». Logique, il a approuvé l'expression « islamo-fascisme », qui correspond d’ailleurs à celle de Marine Le Pen de « fascisme vert ». 

    Comme çà, c'est fait : Tonton Roger lève les dernières inhibitions, et toi aussi tu peux voter Marine, en toute tranquillité… Pourquoi ne pas voter contre une personne irréprochable ? On ne parle pas de violation de la loi, mais de l’absence de tout reproche, et donc, même sur le plan moral. Alors ? Ben oui, vote Marine !

    Le CFCM ne pouvait faire autrement que boycotter le goûter, alors que Tonton Roger a continué de déblatérer sur les « musulmans ». Tonton Roger ça ne se fait pas de qualifier des populations par la religion. Ça relève de la radicalisation obscurantiste.  

    François, qui mise tout sur la montée de Marine pour jouer le deuxième tour des présidentielles, était aux anges et a remercié Tonton Roger. Nicolas, qui mise tout sur la descente de Marine pour jouer le deuxième tour des présidentielles, était furieux contre Tonton Roger.

    Le pays est bien malade, et, plus grave, ceux qui croient tenir les manettes ne tiennent pas grand chose. 

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