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L’A 320 de la Germanwings : Les autorités n’ont rien à dire

Chaque fois que je prends l’avion, j’ai toujours un peu de compassion pour les hôtesses et les stewards qui, l’air faussement convaincu, sketchent comme de pauvres malheureux les ridicules consignes de sécurité. Genre mon dernier vol entre Paris et Toulouse où on nous a expliqué sans rire comment manœuvrer les gilets de sauvetage si on doit sauter en mer…


Le problème, comme le rappelle le crash de l’Airbus 320 de la Germanwings, venant après d’autres, c’est que 1) la sécurité aérienne, c’est du sérieux, et que 2) après le drame, il est impossible d’avoir la moindre info fiable, l'administration faisant tout, avec ces pseudo-experts et ses messes émotionnelles, pour bloquer l'action de la Justice. 

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Je veux bien croire que balancer dans l’air, air qui est fait de courants multiples et violents, un objet métallique de plus de 40 tonnes fonçant à près de 1000 Km/h pose de sérieux défis technologiques, certes, mais nous avons quand même le droit d’avoir des infos sur notre sécurité.


Nous avons le droit de savoir comment un avion d’une bonne compagnie, volant par temps calme pour un trajet de moins de deux heures entre Barcelone et Düsseldorf, peut aller s’exploser en fonçant droit sur une montagne…


A 10h25, l'avion était cool à 12.000 mètres d’altitude, abordant la côte méditerranéenne au niveau de Toulon.  A 10h30, il y a eu un échange radio avec centre de navigation aérienne d'Aix-en-Provence, tranquille. La descente a été repérée à 10h31. Selon le procureur de Marseille, « les contrôleurs aériens ont cherché à joindre le pilote par radio et n'ont pas pu obtenir une réponse », et ils ont alors déclenché l'alerte à 10h35.  A 10h38, le site de surveillance aérienne Flightradar a repéré l'avion à 3.474 mètres, soit une descente régulière de 3.000 pieds par minute. L’avion est alors disparu des radars, et il s’est écrasé vers 10 h 40, à 1.900 mètres, sur le massif des Trois Evêchés.


On a trouvé une boite noire, le Cockpit Voice Recorder, qui enregistre les conversations entre le commandant et le co-pilote, et déjà on nous dit qu’il faudra des mois pour décrypter ces conversations. Donc, pas de système fiable d’enregistrement… Pour ce qui est de la deuxième boîte noire, la Flight Data Recorder (FDR),qui contient les paramètres de vol et les informations techniques de l'avion, les gendarmes cherchent et cherchent... On pourrait peut-être imaginer qu’il y ait deux ou trois boites noires, mais non, une seule, c’est plus de suspens…  


- Panne d’un moteur ? Non, l’avion aurait encore pu voler.

- Panne simultanée de deux moteurs ? Non, l’avion aurait pu agir sur la trajectoire, et communiquer.

- Erreur humaine ? Inexplicable. Pourquoi ne pas émettre de signal de détresse ?

- Incendie ? Rien dans les débris ne permet de l’envisager.

- Explosion en vol ? Incompatible avec cette descente régulière et la configuration des débris au sol.


Rémi Jouty, l’instruit du BEA, pérore devant la presse : « Nous ne sommes pas en mesure d'avoir la moindre explication ou interprétation sur les raisons qui ont pu conduire cet avion à descendre, et les raisons pour lesquelles il a pu continuer à descendre malheureusement jusqu'au relief, ainsi que les raisons pour lesquelles il ne semble pas avoir répondu aux tentatives de contact du contrôle aérien qui l'interrogeait ».

Ce BEA, c’est une cata. Et pour ce qui est des autorités publiques, c’est « on pleurniche comme des chefs, mais rien de plus ». Cette mainmise administrative sur une affaire qui ne relève que la Justice est insupportable. 

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Commentaires

  • 24h après le crash étrange d'un appareil à 700km/h contre une montagne, toute la lumière n'est pas encore faite, et vous trouvez cela inadmissible ?

    Lorsqu'on ne connaît rien à un sujet, il n'est pas interdit de ne pas se prononcer.

  • Ces media qui veulent des réponses tout de suite sont assez ridicules. Ils posent des questions plus connes les unes que les autres, passent leur temps à parler pour ne rien dire, et nous balancent des "experts" qui sont ravis de causer dans le poste.
    Une enquête sur un crash aérien prend souvent deux ans; chaque cas est différent, rien n'est jamais évident.
    Dans un premier temps, la priorité est de s'occuper des familles et c'est ce qui est fait. Ce n'est en effet pas utile que Flanby, Merkel et Rajoy s'affichent en un show émotionnel; les maires et administrés de cet endroit font un travail concret en s'occupant de l'accueil des familles, avec un dévouement assez remarquable.

    Ensuite, il faudra permettre de donner une sépulture aux victimes, et c'est un travail énorme pour les légistes qui ont affaire à des fragments de corps qu'ils doivent identifier et répertorier.

    Le volet légal vient après, avec un système d'indemnisation bien codifié, qui ne pose pas de problèmes en Europe.

    Il faut évidemment retrouver la boîte FDR; Lufthansa n'a pas publié les messages ACARS du vol, je crois qu'ils ont raison et qu'ils les communiqueront aux enquêteurs .

    Avec ces trois éléments : VCR, FDR, ACARS nous arriverons sans doute à percer, au moins en partie, le mystère de ce crash. Il s'agit de procéder avec méthode, loin du cirque médiatique.

  • Grâce à la boîte CVR, on sait qu'un des pilotes était en dehors du cockpit et qu'il na pu y rentrer. Un élément important mais pas suffisant pour tirer des conclusions. Il faudra donc poursuivre toute l'analyse, en espérant que la boîte FDR ne soit pas trop endommagée.

  • Le BEA a au contraire eu l'attitude adéquate en pareille situation étant donné qu'on ne sait pas lequel des deux pilotes est sorti et lequel a vraisemblablement fait s'écraser l'avion, et pour quelles raisons. La cata c'est d'exiger cette immédiateté de l'onformation quoiqu'il en coûte.

  • Le bon business des media :

    http://delirius-fake.com/crash-de-la320-les-chaines-dinfos-tres-suivies/

  • Gilles,

    Votre appareil pouvait se détourner, ou être détourné, sur la mer, ou tomber dans la Garonne, comme celui qui l'a fait sur l'Hudson ...

    Trêve de plaisanterie. La présentation des mesures de sécurité suit une procédure standardisée pour en laisser le moins possible au hasard.

    On peut, ou pouvait, voir sur je ne sais plus quelle chaine du câble (je ne l'ai plus) la série "Air crash" de documentaires sur les accidents aériens. Chaque épisode traite un cas d'accident en donnant les principales informations sur le vol (type de l'appareil, date, horaire, trajet), présente l'équipage technique et commercial, des passagers, décrit ce qui est connu du déroulement du vol et de l'accident.
    Ensuite, vient la présentation de l'enquête. On y apprend que les enquêteurs ne se hasardent à formuler des hypothèses, et encore moins des conclusions, ne reposant pas sur des faits résultants de l'examen des boîtes noires, si elles ont été récupérées, des débris de l'appareil, éventuellement de l'autopsie des victimes, des interviewes des divers intervenants (survivants, contrôleurs aériens, mécaniciens, constructeur) ou des témoins.
    Le but est de déterminer exactement les causes de l'accident pour préconiser les mesures à prendre pour qu'il ne se reproduise pas. Il est donc extrêmement important de ne pas conclure n'importe quoi.

    Tout cela ne se fait pas en un jour. Tout ce qui peut être dit, surtout par les journalistes, tant que ce n'est pas terminé, n'est que du blabla.

  • Ah oui, je m'égare?

    Et bien certainement pas sur ce coup !

    Il y a 150 morts, avec la question manifestement posée d'une défaillance humaine, et toujours pas d'information judiciaire ? Mais c'est du n'importe quoi !

    Après une tel drame humain, il est indécent que que soit un organisme administratif, sans aucune garantie judiciaire - indépendance, impartialité, contradictoire - qui nous gave de fausses informations.

    Pour une bagarre à une sortie de boite de nuit, on passe par une information judiciaire, et pas là ? Avec l'ancien président du conseil général de Corrèze pour nous expliquer l'avancement de l'enquete?

    On marche sur la tete !

  • Ce accident est pour nos politiciens qui gouvernent, une aubaine pour les affaires mêmes si ils n'avoueront jamais la réalité, bien qu'au fond d'eux même, ils le reconnaissent.

    Accident d'avion = des morts = deuil = monopolisation de l'information autour de cet accident = les sujets importants écartés

    C'est un évènement tragique certes, mais est ce qu'on monopolise l'information pour les morts sur les accidents de la route, avec les accidents pour mauvaises prescriptions médicales, avec les accident neusocomiales...

    Il devrait uniquement être concerné le ministre des transport.

  • Cool Emmanuel !

    Je n'ai jamais demandé la vérité 24 heures après le drame, et je dis au contraire que tout vol est une prouesse technologique.

    150 morts, et c'est un organisme administratif parle, c'est un scandale, je maintiens. Le respect des morts, ce n'est pas la chouigne sur commande, mais de donner le meilleur standard d'enquete, donc le juge d'instruction. C'est chaque fois le meme cirque, l'aviation fait tout pour se défendre, et se moque des victimes.

    Par ailleurs, je vous confirme que je ne suis pas pilote d'avion. Mais j'ai qq amis qui en sont, dont mon pote Jérome, qui pilote cet avion pour Air France, et je lui cause avant d'écrire.

    Bonne journée

  • Par charité chrétienne, je n'ai pas abordé la question des "chaines d'infos (?) continues" qui une fois de plus se comportent comme des détrousseurs de cadavres.

  • Le New York Times en sait plus que le BEA

    http://www.nytimes.com/2015/03/26/world/europe/germanwings-airbus-crash.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&module=first-column-region®ion=top-news&WT.nav=top-news

  • Non je ne suis pas sévère avec le BEA, et je ne joue pas l'expert de mes deux.

    Je dis qu'après une catastrophe humaine de ce genre, une information judiciaire devrait immédiatement etre ouverte, sous l'autorité d'une juge d'instruction, et seul le procureur devrait avoir le droit de communiquer.

    Donc le BEA répond aux questions du juge, on trouve des avocats expérimentés pour défendre les droits des victimes, et là on commence à avoir un processus sérieux.

  • Cela m'étonne aussi qu'une information judiciaire pour homicide n'ait pas été ouverte; homicide involontaire ou volontaire ?Cela change sensiblement la donne. Il me semble que le procureur de Digne a été saisi mais on entend pas sa petite voix.
    Je n'ai pas non plus une confiance démesurée dans le BEA, qui s'était mal comporté dans le cas du crash du Mont Sainte-Odile. Espérons que les choses aient changé depuis le temps.
    Comme d'habitude, les tribunaux s'en remettront aux avis d'experts qui sont infidés à Airbus, pas grand chose à attendre de ce côté là. Les procédures en France sont extrêmement longues, souvent dix ans (Mont Sainte Odile, Concorde, etc). Mais rien n'empêche les familles d'entamer une procédure dans leur pays respectif .
    On va assister au scenario habituel des transactions avec les familles (hors du cadre le la convention de Montréal).

  • Je constate qu'après la démolition systématique de la Justice par Sarko-Dati pui Hollande-Taubira, plus personne ne fait la différence entre un organe administratif et une procédure judiciaire.

    En venant sur place faire des commentaires instruits sur l'enquete, l'ancien président du conseil général de Corrèze ne fait qu'approfondir cette confusion. On verse des larmes de crocodiles sur le sort des victimes, en cherchant à leur bloquer l'accès au meilleur procédé d’enquête.

  • Si vous avez demain un bus qui rate un virage et qui tombe dans un ravin, on ne va pas demander au comité bidule de sécurité routière de nous faire l'enquete. On saisit la justice.

    Cette manière du BEA de se mettre en avant mérite une sanction, sévère.

  • Finalement, c'est le procureur de Marignane qui fait une conférence de presse vers 12h30.

  • de ce que je comprends, il n'y a toujours pas d'information judiciaire

    Mais une enquête préliminaire confiée par le procureur à la gendarmerie des transports aériens, et une seconde, technique, est confiée au BEA.

    Ca, c'est plus logique, même si l'ampleur des faits justifie évidemment l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, avec les garanties d'indépendance.

    Dans le cadre de l'enquete préliminaire, le procureur peut demander des avis techniques, c'est normal. Mais il n'est pas normal que le BEA s'exprime alors que l’enquête est secrète et que seule le procureur a le droit de communiquer.

  • Le procureur de Marseille prononce les mots d'homicide volontaire.
    C'était le copi qui était aux commandes, qui a actionné la manoeuvre de descente, et refusé d'ouvrir la porte du cockpit. Il n'y a plus grand chose à chercher, à part ce qui s'est passé dans la tête du copilote.

  • Loin des salades du BEA, la réponse du procureur

    Le copilote a volontairement manipulé les commandes
    "Nous avons la retranscription des 30 dernières minutes de vol", annonce le procureur de la République de Marseille, Brice Robin. Le commandant de bord s'est absenté du cockpit. L'avion est alors en pilotage automatique. Une fois seul, le copilote a manipulé volontairement les commandes pour abaisser l'altitude de l'avion.

    "Le pilote s'est identifié pour entrer dans la cabine mais aucune réponse de la part du copilote", explique le procureur de la République. Selon le magistrat, une respiration humaine se fait entendre sur l'enregistrement à l'intérieur de la cabine jusqu'à l'impact final.

    "L'interprétation à ce jour est que le copilote par une abstention volontaire a refusé d'ouvrir la porte de la cabine", estime le procureur de la République. Lorsque les contrôlleurs ont demandé à l'appareil de faire le code détresse, ils n'ont obtenu aucune réponse. Le copilote n'a pas non plus réagi quand les alarmes se sont déclenchés pour annoncer la proximité du sol.


    "Nous faisons actuellement des recherches et des investigations pour comprendre l'environnement de ce copilote", ajoute Brice Robin. Mais le copilote allemand "pas répertorié comme terroriste".

  • Le procureur de Marseille missionne deux juges d'instruction, fera procéder aux vérifications usuelle sur les cycles de maintenance. Il n'a pas encore requalifié le crash en homicide volontaire, mais d'après son exposé cela ne saurait tarder.

  • Au lieu de surfer sur cette tragédie pour encore balancer des vacheries sur les compétences de Pierre, Paul, Jacques, on ferait mieux de discuter sereinement. Les chaïnes infos qui exploitent l'évènement pour occuper l'antenne ou quelqu'un qui l'exploite pour chatier le gvt, c'est du pareil au même. Et je ne suis pas certain que toutes les larmes soient de crocodile.

  • Je suis excédé qu'un lascar se permette de dire que je balance "des vacheries" alors que nous parlons de procédure d'enquete.

  • Des vacheries sur les compétences de Pierre, Paul, Jacques.. Où çà ?

    Il y a simplement le fait de rappeler à une société qui se délite que le respect pour les victimes commence avec le fait de confier l’enquête à la Justice, et pas à des bavards

  • Le proc

    «L’interprétation à ce jour, je dis bien à ce jour, il est 12h30, nous sommes juste 48 heures après le crash. Je prends cette précaution, c’est important. L’interprétation la plus plausible donc, selon les enquêteurs, est que le copilote, par une abstention volontaire, a refusé d’ouvrir la porte de la cabine de pilotage au commandant de bord et a actionné le bouton commandant la perte d’altitude. Il a donc actionné ce bouton pour une raison que nous ignorons totalement mais qui peut s’analyser comme une volonté de détruire cet avion.»

  • Le procureur déplore de ne pas avoir été informé en temps réel par les mecs du BEA

    "Lors de sa conférence de presse, le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, a indirectement critiqué la conduite du Bureau d'enquêtes et d'analyses. Il a ainsi déploré le fait "de ne pas avoir bénéficié des éléments de l'enquête en temps réels".

    L'attitude du BEA est évidemment scandaleuse, indigne vis à vis des victimes, et elle joue comme une entrave au fonctionnement de la Justice.

  • Si le procureur balance lui aussi des vacheries, où va-t-on, mémère ?

  • De toutes façon , je trouve hyper trash tout ça.
    Et ces politiciens et les chaînes d'info qui en profitent comme des hyènes.
    C'est à vomir, cette indécence
    J'ai eu un familier mort dans un accident aérien,
    J peux vous assurer que cela laisse des marques
    Profondes dans une famille a tout jamais.

  • Je pense comme Thierry que le BEA, qui a dans d'autres dossiers montré sa grande compétence, a eu peut-être les mains liées et n'a de ce fait pas forcément eu la liberté de balancer à chaud, càd sans la moindre analyse, les informations données par l'enregistreur. Comme le souligne le proc à des journalistes excités d'avoir des informations croustillantes dans l'immédiateté, on est à 24 h du crash, et tous les acteurs ont bien avancé.

    On verra si les familles de victimes intentent quelque-chose contre le BEA...

  • Et je ne trouve pas que notre société se délite, les acteurs du plan Sauvetage Aéro-terrestre qui a été mis en place instantanément montrent un grand professionnalisme, les moyens mis en oeuvre sont considérables, les habitants une grand hospitalité, la compagnie aérienne est digne face au drame et s'engage d'ores-et-déjà à mobiliser des sommes considérables pour venir en aide aux familles,

  • Un pilote disait sur France-info que ce n'était forcément prémédité et que le copilote a eu l'idée au moment où le commandant est sorti,

  • C'est clair que sans porte blindée, la situation aurait sans doute été différente.

  • J'espère qu'ils trouveront quelles étaient les motivations du copilote, les familles auront besoin de savoir le pourquoi.

  • L'attitude du BEA est inacceptable

    Hier, nous avions 150 morts dans une catastrophe aérienne, c'était déjà bcp, et ça justifiait que seule la justice puisse diriger l'enquete, et s'exprimer publiquement.

    Aujourd'hui, on sait que c'est un des plus grands crimes de masse commis sur le territoire français, avec l'exécution criminelle de 150 personnes.

    Le mec capable de tels faits a peut etre un complice, des relais.

    J'espère que les enfoirés qui se sont permis hier de pérorer toute la journée se rendent compte de l'aberration de leur comportement.

    Le procureur a déploré que le BEA lui avait masqué des élements d'enquete. C'est sidérant.

    L'enquete est secrète, et ce mec n'avait pas le droit de s'exprimer.

    Je pense qu'en direct, ça a du etre chaud, et franchement j'attends le licenciement pour faute grave du patron du BEA.

  • "C'est clair que sans porte blindée, la situation aurait sans doute été différente."

    Et sans l'interdiction de transporter des haches ou des tronçonneuses, la situation aurait sans doute été encore plus différente !

  • Sinon ça doit en faire chier plus d'un que cet accident d'avion ne soit pas un attentat terroriste causé par un dangereux islamistes tout droit revenu de Syrie... Tant de morts partis sans que ça puisse être récupéré pour la chasse aux islamistes.

  • J'ai peur en avion , il me faut 3 tonnes d'anxiolytiques pour y monter , j'y connais rien au pilotage . Mais hier soir quelqu'un qui passe son brevet de pilote m'a dit que la trajectoire de l'avion prouvait qu'il était piloté avant de se crasher .Si dans mon bled paumé un amateur est arrivé à cette conclusion , je pense que d'autres le savaient ', Angela , François, Mariano , le Pape , et le roi du Siam . Il y eu black out pour examiner l'hypothèse terroriste , plausible par les temps qui courrent , tant que la piste etait chaude , enfin , je crois ....

  • MG,
    "Si dans mon bled paumé un amateur..."

    C'était aussi l'analyse de Jérôme, qui pilote cet avion (sans anxiolytiques)

  • Ce BEA est pitoyable

    On n'ose à peine citer aujourd’hui ce qu'ils affirmaient péremptoirement hier

  • "C'est clair que sans porte blindée, la situation aurait sans doute été différente."

    Et sans l'interdiction de transporter des haches ou des tronçonneuses, la situation aurait sans doute été encore plus différente !

    Écrit par : Genc Osman | 26/03/2015

    Le fait est que le pilote a su trouver une hache et l'a utilisé pour défoncer cette fichue porte, mais en vain,

  • Le syndicat des pilotes de ligne porte plainte contre le BEA

    Le Point - Publié le 27/03/2015 à 08:49
    Le SNPL s'indigne de ce que le "New York Times" ait pu révéler le contenu de l'enregistreur de vol, et appelle à une réforme du BEA.

  • Contre le BEA ou contre X ?

    "Le président du Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL), Eric Derivry, a annoncé vendredi qu'il déposera une plainte contre X pour "violation du secret professionnel" après la révélation par la presse de la teneur des enregistrements d'une boîte noire de l'Airbus A320 de Germanwings qui s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises" ( AFP )

  • Quelques jours seulement après la terrible catastrophe le BEA nous donne de précieuses informations fiables.
    Quel modèle que cet organisme comparé aux dinosaures que sont les machines périmées de la la justice, du parquet et autres tribunaux qui se pavanent lorsqu'un procès se tient après des années de siestes et dont les conclusions s'avèrent trop souvent approximatives ou erronées...

  • Le BEA est consanguin d'Airbus, Air France, et de l'aviation civile. On peut compter sur ses coups tordus quand il s'agit de protéger Airbus ou AF. Ce n'est en rien une instance indépendante comme la FAA aux USA ou son équivalent australien.
    Il existe une instance européenne, l'EASA, qui serait ,elle, qualifiée pour jouer ce rôle sans tripatouillages. Question posée maintes fois mais restée sans réponse. C'est glauque.

  • Et une belle bouse de Lucie2

  • Cette plainte pénale est nécessairement rédigée contre X , car 1) nommer une personne lui confère des droits et expose le plaignant à des risques, et 2) car le BEA est une personne morale et que - si on veut bien réfléchir 5 secondes - seule une personne physique peut faire fuiter une info.

    Désolé d'obliger à réfléchir 5 secondes avant d'écrire

  • Extrait du journal complotiste bien connu "Les Echos"

    http://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0204256772126-lindependance-du-bea-une-nouvelle-fois-en-question-1105690.php

  • Libé

    http://www.liberation.fr/societe/2015/03/26/le-new-york-times-grille-le-bea_1229201

  • C'est vraiment scandaleux , ce qui font avec ce
    Copilote.
    Finalment , le syndicat va porter plante.
    J suis d'accord avec Mathaf, ce serait mieux
    Que plusieurs organismes indépendant fassent
    L'enquête

  • Cette plainte pénale est nécessairement rédigée contre X , car 1) nommer une personne lui confère des droits et expose le plaignant à des risques, et 2) car le BEA est une personne morale et que - si on veut bien réfléchir 5 secondes - seule une personne physique peut faire fuiter une info.

    Désolé d'obliger à réfléchir 5 secondes avant d'écrire

    Écrit par : gilles | 27/03/2015


    Je ne suis pas avocat.

  • "La justice est souvent un truc qui fait n'importe quoi! "

    Je suis en phase avec ta perspicacité, Thierry,

  • Il y a eu un temps q les avions avaient 3
    Dans le cockpit.
    Le pilote, le copilote et le Ingénieur de vol.
    Et qd j'étais petite,
    Les enfants étaient invités à parler avec
    Le pilote pendant les arrêt au sol.
    Les avions q j'aimais le plus étaient le concorde,
    Et celui avec un bar en haut.
    Quel glamour , j'ai pu voir le concorde atterrir
    à Rio un soir d'été.
    Aujourd'hui la course au profit a détruit tout cela.
    On mange des cacahuètes et on a pas de
    vrai couverts comme si on était des malades.
    Malgré tout, j'aime bcoup voler, dommage que je ne
    Pourrais pas voler dans un concorde.:(

  • Il y a eu un temps q les avions avaient 3
    Dans le cockpit.
    Le pilote, le copilote et le Ingénieur de vol.
    Et qd j'étais petite,
    Les enfants étaient invités à parler avec
    Le pilote pendant les arrêt au sol.
    Les avions q j'aimais le plus étaient le concorde,
    Et celui avec un bar en haut.
    Quel glamour , j'ai pu voir le concorde atterrir
    à Rio un soir d'été.
    Aujourd'hui la course au profit a détruit tout cela.
    On mange des cacahuètes et on a pas de
    vrai couverts comme si on était des malades.
    Malgré tout, j'aime bcoup voler, dommage que je ne
    Pourrais pas voler dans un concorde.:(

  • @gilles: à propos du torchon des échos. Le BEA a pour seul but de déterminer les causes des accidents et de faire des recommendations, et ce conformément à l'annexe 13 à la Convention sur l'Aviation Civile Internationale (celle qui a créé l'OACI).
    Et sauf différence dûment notifiée à l'OACI, tous les organismes équivalents dans le monde ont le même objectif:

    "OBJECTIVE OF THE INVESTIGATION
    3.1 The sole objective of the investigation of an accident or incident shall be the prevention of accidents and incidents. It is not the purpose of this activity to apportion blame or liability."

    Et à ma connaissance, la définition a peu changé depuis l'origine.

    Quand à la fuite du NYT, c'est marrant mais c'est forcément le BEA qui est en cause, avant même qu'il y ait eu la moindre enquête.. Il est fort ce procureur!!

  • Nono,

    C'est très bien que le BEA s'active pour "déterminer les causes des accidents", et on a bien besoin des avis d'experts.

    C'est itou quand vous avez une affaire médicale : on a besoin des experts pour "déterminer les causes des accidents". Et c'est comme çà dans tous les dossiers techniques... Dans le genre trapu, nous avions une fois la question de l'usure prématurée (ou non) du métal d'un câble de téléphérique. Autant vous dire que nous partons de zéro car je ne savais même pas que l'acier se fatiguait.

    Il faut donc bien comprendre que la justice doit juger tous les jours des affaires auxquelles elle ne connait rien au départ.

    Ici, c’est une sorte de contrôle interne, un peu comme un corps d’inspection. Parfait. Ces organismes rendent de grands services.

    Le problème, ici, est que le procureur dès qu’il a été informé, a ouvert une enquête, enquête dite préliminaire de flagrance. Et alors, la loi s’impose, c'est-à-dire qu’instruite des difficultés rencontrées dans ce genre d’affaire, la loi a mis au point toutes sortes de règles de procédures qui garantissent la qualité de l’enquete . Je pense que personne ici n’envisage de mener sa vie (et des enquêtes) en violant la loi ?

    Oki, alors cette loi ? Eh bien c’est tout cela. Je vous livre le texte de base, pour que vous imagniez le luxe de précautions .

    Article 53

    Est qualifié crime ou délit flagrant, le crime ou le délit qui se commet actuellement, ou qui vient de se commettre. Il y a aussi crime ou délit flagrant lorsque, dans un temps très voisin de l'action, la personne soupçonnée est poursuivie par la clameur publique, ou est trouvée en possession d'objets, ou présente des traces ou indices, laissant penser qu'elle a participé au crime ou au délit.
    L'enquête de flagrance menée à la suite de la constatation d'un crime ou d'un délit flagrant ne peut se poursuivre pendant plus de huit jours.

    Article 54
    En cas de crime flagrant, l'officier de police judiciaire qui en est avisé, informe immédiatement le procureur de la République, se transporte sans délai sur le lieu du crime et procède à toutes constatations utiles.
    Il veille à la conservation des indices susceptibles de disparaître et de tout ce qui peut servir à la manifestation de la vérité. Il saisit les armes et instruments qui ont servi à commettre le crime ou qui étaient destinés à le commettre, ainsi que tout ce qui paraît avoir été le produit de ce crime.
    Il représente les objets saisis, pour reconnaissance, aux personnes qui paraissent avoir participé au crime, si elles sont présentes.

    Article 55

    Dans les lieux où un crime a été commis, il est interdit, sous peine de l'amende prévue pour les contraventions de la 4° classe, à toute personne non habilitée, de modifier avant les premières opérations de l'enquête judiciaire l'état des lieux et d'y effectuer des prélèvements quelconques.
    Toutefois, exception est faite lorsque ces modifications ou ces prélèvements sont commandés par les exigences de la sécurité ou de la salubrité publique, ou par les soins à donner aux victimes.

    Article 56

    Si la nature du crime est telle que la preuve en puisse être acquise par la saisie des papiers, documents ou autres objets en la possession des personnes qui paraissent avoir participé au crime ou détenir des pièces ou objets relatifs aux faits incriminés, l'officier de police judiciaire se transporte sans désemparer au domicile de ces derniers pour y procéder à une perquisition dont il dresse procès-verbal.
    Il a seul, avec les personnes désignées à l'article 57 et celles auxquelles il a éventuellement recours en application de l'article 60, le droit de prendre connaissance des papiers ou documents avant de procéder à leur saisie.
    Toutefois, il a l'obligation de provoquer préalablement toutes mesures utiles pour que soit assuré le respect du secret professionnel et des droits de la défense.
    Tous objets et documents saisis sont immédiatement inventoriés et placés sous scellés. Cependant, si leur inventaire sur place présente des difficultés, ils font l'objet de scellés fermés provisoires jusqu'au moment de leur inventaire et de leur mise sous scellés définitifs et ce, en présence des personnes qui ont assisté à la perquisition suivant les modalités prévues à l'article 57.
    Avec l'accord du procureur de la République, l'officier de police judiciaire ne maintient que la saisie des objets et documents utiles à la manifestation de la vérité.
    Le procureur de la République peut également, lorsque la saisie porte sur des espèces, lingots, effets ou valeurs dont la conservation en nature n'est pas nécessaire à la manifestation de la vérité ou à la sauvegarde des droits des personnes intéressées, autoriser leur dépôt à la Caisse des dépôts et consignations ou à la Banque de France.

    Article 56-1

    Les perquisitions dans le cabinet d'un avocat ou à son domicile ne peuvent être effectuées que par un magistrat et en présence du bâtonnier ou de son délégué. Ce magistrat et le bâtonnier ou son délégué ont seuls le droit de prendre connaissance des documents découverts lors de la perquisition préalablement à leur éventuelle saisie.
    Le bâtonnier ou son délégué peut s'opposer à la saisie d'un document à laquelle le magistrat a l'intention de procéder s'il estime que cette saisie serait irrégulière. Le document doit alors être placé sous scellé fermé. Ces opérations font l'objet d'un procès-verbal mentionnant les objections du bâtonnier ou de son délégué, qui n'est pas joint au dossier de la procédure. Si d'autres documents ont été saisis au cours de la perquisition sans soulever de contestation, ce procès-verbal est distinct de celui prévu par l'article 57. Ce procès-verbal ainsi que le document placé sous scellé fermé sont transmis sans délai au juge des libertés et de la détention, avec l'original ou une copie du dossier de la procédure.
    Dans les cinq jours de la réception de ces pièces, le juge des libertés et de la détention statue sur la contestation par ordonnance motivée non susceptible de recours.
    A cette fin, il entend le magistrat qui a procédé à la perquisition et, le cas échéant, le procureur de la République, ainsi que l'avocat au cabinet ou au domicile duquel elle a été effectuée et le bâtonnier ou son délégué. Il peut ouvrir le scellé en présence de ces personnes.
    S'il estime qu'il n'y a pas lieu à saisir le document, le juge des libertés et de la détention ordonne sa restitution immédiate, ainsi que la destruction du procès-verbal des opérations et, le cas échéant, la cancellation de toute référence à ce document ou à son contenu qui figurerait dans le dossier de la procédure.
    Dans le cas contraire, il ordonne le versement du scellé et du procès-verbal au dossier de la procédure. Cette décision n'exclut pas la possibilité ultérieure pour les parties de demander la nullité de la saisie devant, selon les cas, la juridiction de jugement ou la chambre de l'instruction.

    Article 56-2

    Les perquisitions dans les locaux d'une entreprise de presse ou de communication audiovisuelle ne peuvent être effectuées que par un magistrat qui veille à ce que les investigations conduites ne portent pas atteinte au libre exercice de la profession de journaliste et ne constituent pas un obstacle ou n'entraînent pas un retard injustifiés à la diffusion de l'information.

    Article 56-3

    Les perquisitions dans le cabinet d'un médecin, d'un notaire, d'un avoué ou d'un huissier sont effectuées par un magistrat et en présence de la personne responsable de l'ordre ou de l'organisation professionnelle à laquelle appartient l'intéressé ou de son représentant.

    Article 57

    Sous réserve de ce qui est dit à l'article précédent concernant le respect du secret professionnel et des droits de la défense, les opérations prescrites par ledit article sont faites en présence de la personne au domicile de laquelle la perquisition a lieu.
    En cas d'impossibilité, l'officier de police judiciaire aura l'obligation de l'inviter à désigner un représentant de son choix ; à défaut, l'officier de police judiciaire choisira deux témoins requis à cet effet par lui, en dehors des personnes relevant de son autorité administrative.
    Le procès-verbal de ces opérations, dressé ainsi qu'il est dit à l'article 66, est signé par les personnes visées au présent article ; au cas de refus, il en est fait mention au procès-verbal.

    Article 58

    Sous réserve des nécessités des enquêtes, toute communication ou toute divulgation sans l'autorisation de la personne mise en examen ou de ses ayants droit ou du signataire ou du destinataire d'un document provenant d'une perquisition à une personne non qualifiée par la loi pour en prendre connaissance est punie de 30.000 F d'amende [* taux *] et de deux ans d'emprisonnement.

    Article 59

    Sauf réclamation faite de l'intérieur de la maison ou exceptions prévues par la loi, les perquisitions et les visites domiciliaires ne peuvent être commencées avant 6 heures et après 21 heures.
    Les formalités mentionnées aux articles 56, 56-1, 57 et au présent article sont prescrites à peine de nullité.
    Article 60

    S'il y a lieu de procéder à des constatations ou à des examens techniques ou scientifiques, l'officier de police judiciaire a recours à toutes personnes qualifiées.
    Sauf si elles sont inscrites sur une des listes prévues à l'article 157, les personnes ainsi appelées prêtent, par écrit, serment d'apporter leur concours à la justice en leur honneur et en leur conscience.
    Les personnes désignées pour procéder aux examens techniques ou scientifiques peuvent procéder à l'ouverture des scellés. Elles en dressent inventaire et en font mention dans un rapport établi conformément aux dispositions des articles 163 et 166. Elles peuvent communiquer oralement leurs conclusions aux enquêteurs en cas d'urgence.
    Sur instructions du procureur de la République, l'officier de police judiciaire donne connaissance des résultats des examens techniques et scientifiques aux personnes à l'encontre desquelles il existe des indices faisant présumer qu'elles ont commis ou tenté de commettre une infraction, ainsi qu'aux victimes.

    Article 61

    L'officier de police judiciaire peut défendre à toute personne de s'éloigner du lieu de l'infraction jusqu'à la clôture de ses opérations.

    Article 62

    L'officier de police judiciaire peut appeler et entendre toutes les personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits ou sur les objets et documents saisis.
    Les personnes convoquées par lui sont tenues de comparaître. Si elles ne satisfont pas à cette obligation, avis en est donné au procureur de la République, qui peut les contraindre à comparaître par la force publique.
    Il dresse un procès-verbal de leurs déclarations. Les personnes entendues procèdent elles-mêmes à sa lecture, peuvent y faire consigner leurs observations et y apposent leur signature. Si elles déclarent ne savoir lire, lecture leur en est faite par l'officier de police judiciaire préalablement à la signature. Au cas de refus de signer le procès-verbal, mention en est faite sur celui-ci.
    Les agents de police judiciaire désignés à l'article 20 peuvent également entendre, sous le contrôle d'un officier de police judiciaire, toutes personnes susceptibles de fournir des renseignements sur les faits en cause. Ils dressent à cet effet, dans les formes prescrites par le présent code, des procès-verbaux qu'ils transmettent à l'officier de police judiciaire qu'ils secondent.

    Article 62-1

    Les personnes à l'encontre desquelles il n'existe aucun indice faisant présumer qu'elles ont commis ou tenté de commettre une infraction et qui sont susceptibles d'apporter des éléments de preuves intéressant l'enquête peuvent, sur autorisation du procureur de la République, déclarer comme domicile l'adresse du commissariat ou de la brigade de gendarmerie.
    Les personnels visés aux articles 16 à 29 concourant à la procédure sont autorisés à déclarer comme domicile l'adresse du siège du service dont ils dépendent.
    L'adresse des personnes ayant bénéficié des dispositions du premier alinéa est inscrite sur un registre coté, paraphé, ouvert à cet effet. Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application de ces dispositions.

    Article 63

    L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, garder à sa disposition une ou plusieurs des personnes visées aux articles 61 et 62. Il en informe dans les meilleurs délais le procureur de la République. Les personnes gardées à vue ne peuvent être retenues plus de vingt-quatre heures.
    Toutefois, les personnes à l'encontre desquelles il n'existe aucun indice faisant présumer qu'elles ont commis ou tenté de commettre une infraction ne peuvent être retenues que le temps nécessaire à leur déposition.
    La garde à vue des personnes à l'encontre desquelles il existe des indices faisant présumer qu'elles ont commis ou tenté de commettre une infraction peut être prolongée d'un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus, par autorisation écrite du procureur de la République. Ce magistrat peut subordonner cette autorisation à la présentation préalable de la personne gardée à vue.
    Sur instructions du procureur de la République, les personnes à l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature à motiver l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat.
    Pour l'application du présent article, les ressorts des tribunaux de grande instance de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil constituent un seul et même ressort.

    Article 63-1

    Toute personne placée en garde à vue est immédiatement informée par un officier de police judiciaire, ou, sous le contrôle de celui-ci, par un agent de police judiciaire, des droits mentionnés aux articles 63-2, 63-3 et 63-4 ainsi que des dispositions relatives à la durée de la garde à vue prévues par l'article 63.
    Mention de cet avis est portée au procès-verbal et émargée par la personne gardée à vue ; en cas de refus d'émargement, il en est fait mention.
    Les informations mentionnées au premier alinéa doivent être communiquées à la personne gardée à vue dans une langue qu'elle comprend.

    Article 63-2

    Toute personne placée en garde à vue peut, à sa demande, faire prévenir, par téléphone, une personne avec laquelle elle vit habituellement ou l'un de ses parents en ligne directe, l'un de ses frères et soeurs ou son employeur de la mesure dont elle est l'objet.
    Si l'officier de police judiciaire estime, en raison des nécessités de l'enquête, ne pas devoir faire droit à cette demande, il en réfère sans délai au procureur de la République qui décide, s'il y a lieu, d'y faire droit.

    Article 63-3

    Toute personne placée en garde à vue peut, à sa demande, être examinée par un médecin désigné par le procureur de la République ou l'officier de police judiciaire. En cas de prolongation, elle peut demander à être examinée une seconde fois.
    A tout moment, le procureur de la République ou l'officier de police judiciaire peut d'office désigner un médecin pour examiner la personne gardée à vue.
    En l'absence de demande de la personne gardée à vue, du procureur de la République ou de l'officier de police judiciaire, un examen médical est de droit si un membre de sa famille le demande ; le médecin est désigné par le procureur de la République ou l'officier de police judiciaire.
    Le médecin examine sans délai la personne gardée à vue. Le certificat médical par lequel il doit notamment se prononcer sur l'aptitude au maintien en garde à vue est versé au dossier.
    Les dispositions du présent article ne sont pas applicables lorsqu'il est procédé à un examen médical en application de règles particulières.

    Article 63-4

    Lorsque vingt heures se sont écoulées depuis le début de la garde à vue, la personne peut demander à s'entretenir avec un avocat. Si elle n'est pas en mesure d'en désigner un ou si l'avocat choisi ne peut être contacté, elle peut demander qu'il lui en soit commis un d'office par le bâtonnier.
    Le bâtonnier est informé de cette demande par tous moyens et sans délai.
    L'avocat désigné peut communiquer avec la personne gardée à vue dans des conditions qui garantissent la confidentialité de l'entretien. Il est informé par l'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui-ci, par un agent de police judiciaire de la nature de l'infraction recherchée.
    A l'issue de l'entretien dont la durée ne peut excéder trente minutes, l'avocat présente, le cas échéant, des observations écrites qui sont jointes à la procédure.
    L'avocat ne peut faire état de cet entretien auprès de quiconque pendant la durée de la garde à vue.
    Le délai mentionné au premier alinéa est porté à trente-six heures lorsque l'enquête a pour objet la participation à une association de malfaiteurs prévue par l'article 450-1 du code pénal, les infractions de proxénétisme ou d'extorsion de fonds aggravés prévues par les articles 225-7, 225-9, 312-2 à 312-5 et 312-7 du code pénal ou une infraction commise en bande organisée prévue par les articles 224-3, 225-8, 311-9, 312-6, 322-8 du code pénal.
    Le procureur de la République est, dans les meilleurs délais, informé par l'officier de police judiciaire qu'il est fait application des dispositions de l'alinéa précédent.
    (Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 93-326 DC du 11 août 1993).
    Le délai mentionné au premier alinéa est porté à soixante-douze heures lorsque la garde à vue est soumise à des règles particulières de prolongation.

    Article 64

    Tout officier de police judiciaire doit mentionner sur le procès-verbal d'audition de toute personne gardée à vue la durée des interrogatoires auxquels elle a été soumise et des repos qui ont séparé ces interrogatoires, le jour et l'heure à partir desquels elle a été gardée à vue, ainsi que le jour et l'heure à partir desquels elle a été soit libérée, soit amenée devant le magistrat compétent. Il mentionne également au procès-verbal les demandes faites en application des articles 63-2, 63-3 et 63-4 et la suite qui leur a été donnée.
    Cette mention doit être spécialement émargée par les personnes intéressées, et, au cas de refus, il en est fait mention. Elle comportera obligatoirement les motifs de la garde à vue.

    Article 65


    Les mentions et émargements prévus par le premier alinéa de l'article 64, en ce qui concerne les dates et heures de début et de fin de garde à vue et la durée des interrogatoires et des repos séparant ces interrogatoires, doivent également figurer sur un registre spécial, tenu à cet effet dans tout local de police ou de gendarmerie susceptible de recevoir une personne gardée à vue.
    Dans les corps ou services où les officiers de police judiciaire sont astreints à tenir un carnet de déclarations, les mentions et émargements prévus à l'alinéa précédent doivent également être portés sur ledit carnet. Seules les mentions sont reproduites au procès-verbal qui est transmis à l'autorité judiciaire.

    Article 66

    Les procès-verbaux dressés par l'officier de police judiciaire en exécution des articles 54 à 62 sont rédigés sur-le-champ et signés par lui sur chaque feuillet du procès-verbal.

    Article 67
    .
    Les dispositions des articles 54 à 66 sont applicables, au cas de délit flagrant, dans tous les cas où la loi prévoit une peine d'emprisonnement.
    Article 68 En savoir plus sur cet article...
    L'arrivée du procureur de la République sur les lieux dessaisit l'officier de police judiciaire.
    Le procureur de la République accomplit alors tous actes de police judiciaire prévus au présent chapitre.
    Il peut aussi prescrire à tous officiers de police judiciaire de poursuivre les opérations.

    Article 69

    Si les nécessités de l'enquête l'exigent, le procureur de la République ou le juge d'instruction lorsqu'il procède comme il est dit au présent chapitre peut se transporter dans les ressorts des tribunaux limitrophes de celui où il exerce ses fonctions, à l'effet d'y poursuivre ses investigations. Il doit aviser, au préalable, le procureur de la République du ressort du tribunal dans lequel il se transporte. Il mentionne sur son procès-verbal les motifs de son transport.
    Article 70 En savoir plus sur cet article...
    En cas de crime flagrant et si le juge d'instruction n'est pas encore saisi, le procureur de la République peut décerner mandat d'amener contre toute personne soupçonnée d'avoir participé à l'infraction.
    Le procureur de la République interroge sur-le-champ la personne ainsi conduite devant lui. Si elle se présente spontanément, accompagnée d'un défenseur, elle ne peut être interrogée qu'en présence de ce dernier.

    Article 72

    Lorsque le procureur de la République et le juge d'instruction sont simultanément sur les lieux, le procureur de la République peut requérir l'ouverture d'une information régulière dont est saisi le juge d'instruction présent, par dérogation, le cas échéant, aux dispositions de l'article 83.

    Article 73
    Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche.

    Article 74

    En cas de découverte d'un cadavre, qu'il s'agisse ou non d'une mort violente, mais si la cause en est inconnue ou suspecte, l'officier de police judiciaire qui en est avisé informe immédiatement le procureur de la République, se transporte sans délai sur les lieux et procède aux premières constatations.
    Le procureur de la République se rend sur place s'il le juge nécessaire et se fait assister de personnes capables d'apprécier la nature des circonstances du décès. Il peut, toutefois, déléguer aux mêmes fins, un officier de police judiciaire de son choix.
    Sauf si elles sont inscrites sur une des listes prévues à l'article 157, les personnes ainsi appelées prêtent, par écrit, serment d'apporter leur concours à la justice en leur honneur et en leur conscience.
    Le procureur de la République peut aussi requérir information pour recherche des causes de la mort.

    ****


    Ok ?
    Donc, éventuellement on respecte le travail du procureur qui doit vite bilanter la situation, avant de voir comment ouvrir au plus tot une instruction judiciaire.

    Ajoutez le travail considérable d’identification des corps. Et puis 150 morts, et des gus qui se promènent sur le lieux du crime...

    Non, c’est très simple : à partir du moment où le procureur ouvre une enquête, c’est lui qui dirige, et le fait que le BEA ait eu les infos audios sans le dire au proc est intenable.

  • Voilà la page du BEA, qui s'arrete à un communiqué du 24 mars

    http://www.bea.aero/fr/enquetes/vol.gwi18g/info24mars2015.fr.php

    Donc, les mecs partent en mission pour aller gentiment enquêter. Procureur, Code de procédure pénale, connait pas !

  • L'ampleur du drame

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150327.OBS5848/crash-de-l-a320-la-difficile-identification-des-corps.html?xtor=RSS-25&google_editors_picks=true

  • "Quant au suivi des malades mentaux..."

    Thierry, merci de ne pas parler comme çà du premier ministre, sinon je vais me prendre une fatwa

  • Préoccupation humanitaire (alors que les corps ne sont pas identifiés)

    "La compagnie allemande va offrir aux proches des victimes une première aide allant jusqu’à 50.000 euros par passager. En attendant de verser des indemnisations plus élevées par la suite".

  • Et voilà

    Crash de l'A320 : Air France impose deux personnes dans le cockpit

    On se demande comment on est dirigé

  • Ce que m'interpelle est la rapidité avec laquelle on a eu accès au voice
    recorder et le coupable délivré 48h chrono tandis que le vol
    Malaysia air lines abattu par les supposés russes méchants en juillet 2014
    Tjrs rien.

  • Les pilotes sont des personnes qui ont leurs humeurs et leur caractère malgré tous les tests qu'ils passent devant les experts aéronautiques et médicaux et ils sont capables des bonnes choses comme de mauvaises comme un procureur, un préfet , un médecin , au fonctionnaire de police ou autre a qui vous faites confiance.Personne n'aurai pu imaginer qu'un pilote puisse créer un aussi effroyable accident avec son outil de travail et expliquer ce geste n'est pas aussi facile pour le commun des mortels .

  • "Aaadriaaanaa... J'ai adoré ton rappel de la belle aviation d'autrefois, quand la porte du poste de pilotage était bloquée, en position ouverte durant le vol! C'était il n'y a pas si longtemps. j'ai aussi connu ça. Comme le bar du 747 à l'étage.."
    J'avais un oncle maternel pilote amateur, et mon frère est passionné de l'aviation.
    mon père m'a fait promener dans un hélicoptère qd j'avais 6 ans. J crois q l'avion est dans notre dna.
    Mon frère a déjà visité qqchose comme un salon d'aviation à Paris, il collectionne tous les cas d'accident sur dvd.
    Et un jour il m'a "gentiment " donné le cas d'accident en cadeau sur le vol d'une compagnie
    Aérienne qui est tombé dans le marécage a everglades , tous morts, pas par les crocodiles mais pour infection a l'eau empoisonnée. Je prends plus les vols avec les compagnies américaines , lol
    Tu sais les avions décollent de l'aéroport de Miami tout droit devant ces marécages . Impossible ne pas penser aux crocos en bas avec la bouche ouverte en train d'attendre lol
    Malgré tout, c'est le moyen de transport le plus sur.

  • @gilles: Evidemment, l'idée que le procureur, inféodé au pouvoir politique (et oui, il est nommé par lui) cherche à se mettre en valeur ne vous effleure pas l'esprit? Parce que bizarrement, les prétendus problème entre la direction de l'enquête entre l'enquête judiciaire dirigée par le procureur et l'enquête technique dirigée par le BEA, avec les mêmes éléments (enregistrements analysés par DGA Essais de Propulseurs, donc ne dépendant pas du BEA http://www.defense.gouv.fr/dga/la-dga2/expertise-et-essais/dga-essais-propulseurs) n'arrivent qu'avec ce procureur là. Mais bon, évidemment, c'est la faute de ces gros méchants du BEA inféodés au pouvoir politique, ce qui n'est évidemment pas le cas du procureur de Marseille (http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/2207622/le-procureur-jacques-dallest-bientot-remplace-par-brice-robin.html).


    Le seul gros problème, ce sont toutes les fuites de part et d'autres, dommageables pour les 2 enquêtes, mais ça, tout le monde s'en fout, manifestement le plus important c'est de faire parler de soit, de prendre des mesures au plus vite pour montrer qu'on agit, mais sans meêm réfléchir à long terme, ni si on ne ferait pas une connerie. Parce que si le scénario annoncé ce confirme, l'obligation de pouvoir complètement verrouiller le cockpit de l'intérieur a bien joué un rôle majeur dans cet accident, sachant que cette obligation avait été créée suite au 11 septembre...

    Mais bon, demander de réfléchir plutôt que de faire du bruit, c'est trop pour certains.

  • Ah oui, et sur la coordination entre enquête technique est enquête judiciaire, c'est prévu par le règlement RÈGLEMENT (UE) N° 996/2010 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 20 octobre 2010 sur les enquêtes et la prévention des accidents et des incidents dans l’aviation civile et abrogeant la directive 94/56/CE JO L 295 du 12.11.2010

    (Règlement = directement applicable)

    "Article 12
    Coordination des enquêtes
    1) Lorsqu’une enquête judiciaire est également ouverte, l’enquêteur désigné en est informé. Dans ce cas, l’enquêteur désigné assure la traçabilité et la conservation des enregistreurs de bord et de toute preuve matérielle. L’autorité judiciaire peut désigner en son sein un responsable pour accompagner les enregistreurs de bord ou ces preuves matérielles
    jusqu’au lieu de leur dépouillement ou de leur analyse. Si l’examen ou l’analyse de ces éléments risque de les modifier, de les altérer ou de les détruire, il est demandé l’accord préalable des autorités judiciaires sans préjudice du droit national.
    Si cet accord n’est pas obtenu conformément aux accords préalables visés au paragraphe 3 dans un délai raisonnable ne dépassant pas deux semaines après la survenance de l’accident ou l’incident, cela n’empêche pas l’enquêteur désigné de procéder à l’examen ou à l’analyse. Lorsque l’autorité judiciaire est habilitée à saisir des éléments de preuve, l’enquêteur désigné peut accéder immédiatement et sans restriction à ces éléments de preuve et les utiliser."

    Et poru la cellule RESEDA, non, elle ne dépend pas du tout du BEA, elle dépend de DGA EP, les personnels sont du ministère de la défense, pas du ministère de l'environnement et du développement durable.

  • @Adriana, petite question, car je suis intrigué:
    Ces crash dans les environs restés sauvages de Miami, ont beaucoup fait parler car, "ça nous
    fout les jetons", ya aucun doute!
    - Le Vol AF 447 Rio-Paris - Pourquoi en avoir tant parlé? (la frousse!) http://conflictualitic.canalblog.com/archives/2010/06/01/17596797.html Sans doute on en a dit beaucoup de bêtises aussi, trop souvent ça a su noyer la vérité.
    Mais je n'avais pas encore entendu dire que l'eau des marécages était empoisonnée. C la
    pollution?
    non Thierry, les everglades possèdent une partie de leur terrain inondable par l'eau de mer, en anglais cela s'appelle mangrove. et en portugais/ brésilien : mangue.
    dans ce type de système : l'eau de mer plus détritus végétales en décomposition + temperature elevee est idéale pour la croissance de microorganismes et aussi pour la maintenance de la vie marine. on a le berceau pour les crabes, poissons, et un poisson très beau qui s'appelle en anglais manatee/ en portugais peixe-boi.
    L'eau en contact avec les brûlures et éraflures causée par l'accident peux devenir infectée par les microorganismes. pour plus d'explication faudra parler avec un spécialiste en biologie.
    Everglades est très beau, si tu t'intéresses à la nature comme moi, je recommande le voyage, c'est à dire , si tu aimes la chaleur, les moustiques et pas peur des animaux sauvages. les alligators se promènent dans le parc en liberté. cependant il,faut pas aller en été. les nuées de moustiques peux embêter lourdement.
    il y a une promenade que tu peux faire au Brésil pour connaître les mangroves , tu descend l'embouchure , 5 km en kayak , c'est plus tranquille , tu ne trouves pas de alligators de Floride :). c'est beau, cependant , comme il y a matière en décomposition cela pue un peu.
    concernant l'aéroport de Miami, il y a des vols qui décollent vers la mer, et de ce côté la il y a les requins qui t'attendent. lol .tu as déjà vu la transhumance des requins en Floride?
    des kilomètres de banc de requins ensemble. y a des vidéos sur you tube q tu peux visionner cela.

  • La deuxième boîte noire (FDR) corrobore ce que disait la première (CVR), c'est important et ne laisse pas de doute sur l'acte volontaire. Après, beaucoup de familles voudront établir la responsabilité de GermanWings/Lufthansa sur le recrutement et le suivi de ce pilote. Je ne saurais trop leur conseiller d'entamer les procédures dans leurs pays respectifs et non en France.

  • Lors de son stage obligatoire en Arizona ( Phoenix ), ses moniteurs l'ont déclaré "inapte au vol " et ont recommandé un suivi médical régulier spécial en cas de poursuite de sa formation.

    Qu'a fait la Lufthansa de cette recommandation ?

  • Il a interrompu sa formation à Lufthansa pendant 6 mois pour cause de dépression... Il faut dire aussi que, de nos jours, la formation des pilotes est payante, un système bien vicelard. Le premier jour où tu prends le manche, t'as déjà 100 000€ de dettes.

  • si j'avais 100000€ de dettes je serais deprimée. :/

  • avec cette dette Thierry ,
    on serait aux échecs laissant la femme travailler pour la payer . lol ;)

    http://youtu.be/hqwU7nv3hTM
    The Avener, Phoebe Killdeer - Fade Out Lines

  • quoi , tu as découvert ce à j'ai fait hier? lol ;)
    http://www.youtube.com/watch?v=s3SgXIHz47c&feature=youtube_gdata_player
    SUNDARA KARMA - Indigo Puff

  • Le problème vient de plus loin ; les études de pilote étant très longues en France (ENAC) et gratuites, cela ne correspondait pas aux marchés export. Et Bubusse a conçu un système de navigation assisté par ordinateur, que mon frère appelle la Gameboy, prenant souvent le pas sur le pilote (c.f. AF 447). Bref, il s'agissait de prendre des marchés avec une proposition d'études courtes.
    Finalement, les compagnies européennes s'y sont mises aussi, en initiant des cycles de formation courts et payants. Le système est devenu bien pourri.

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