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Le discours d’Alexis Tsipras devant le Parlement européen

On dit l’Europe malade, mais le centre du pouvoir se dirige vers elle. Voici les deux discours d’Alexis Tsipras devant le Parlement européen, transmis par Domi, que je remercie. 

grèce,europe,economie

Publié le juillet 9, 2015 par VangelisGoulas
ΤΣΙΠΡΑΣ
8.7.2015 3
(SÉANCE PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN, 8 JUILLET 2015)

Mesdames et messieurs les député(e)s,

Je vous remercie de votre invitation ; prendre la parole dans ce haut lieu de la démocratie européenne, m’adresser aux représentants élus des peuples européens à un moment crucial pour mon pays, la Grèce, pour la zone euro et pour l’Union européenne, est pour moi un honneur.

Il y a quelques jours, nous avons décidé de consulter le peuple grec en lui demandant d’intervenir dans le cours des négociations et de se prononcer sur son avenir. Il y a quelques jours, le peuple grec s’est exprimé d’une voix forte. Le mandat qu’il nous a confié nous enjoint de redoubler d’efforts et de parvenir à une solution socialement juste et économiquement viable ― loin des erreurs du passé qui ont porté un coup fatal à notre économie, loin des politiques d’austérité qui ont piégé celle-ci à l’intérieur d’un cercle déflationniste et enfermé la société dans une dépression profonde et durable. Face à une pression inouïe, à la fermeture des banques, à une véritable campagne d’intimidation ― la majorité des médias répétant que le choix en faveur du « non » était celui de la rupture avec l’Europe ―, le peuple grec a eu le courage de faire entendre sa voix.

Je me réjouis d’être dans ce temple de la démocratie car j’ai la conviction que les arguments sont ici écoutés, que chacun ici se prononce sur des arguments ― qu’on écoute avant de juger.

Par son choix courageux, le peuple grec ne s’est pas prononcé pour une rupture avec l’Europe mais pour un retour aux principes premiers de l’intégration européenne : démocratie, solidarité, respect mutuel et égalité.

Son message est des plus clairs : sans démocratie, l’Europe ― la construction européenne, l’Union ― aura toutes les peines du monde à survivre à la crise actuelle.

Les négociations du gouvernement grec avec ses partenaires, négociations qui touchent maintenant à leur fin, doivent témoigner d’un double respect : respect des règles communautaires et respect absolu pour le choix démocratique des peuples.

Mon gouvernement et moi-même avons pris nos fonctions il y a un peu plus de cinq mois, mais les plans de sauvetage sont en vigueur depuis cinq ans. Si j’assume entièrement la responsabilité de l’action menée au cours de ces cinq mois, la responsabilité de l’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui l’économie grecque et l’Europe tout entière ne peut nous être imputée ; elle pèse sur ces cinq ans de programmes qui n’ont pas offert d’issue à la crise. Indépendamment du jugement que chacun porte sur ces réformes, sur leur bien-fondé ou leur caractère erroné, je veux vous dire que le peuple grec a accompli en cinq ans d’énormes efforts d’ajustement qui ont épuisé ses capacités de résistance.

La Grèce n’est bien sûr pas le seul pays à cette enseigne. Des programmes d’austérité ont été appliqués dans de nombreux pays d’Europe. J’ai le plus grand respect pour les peuples qui ont été soumis à ces mesures difficiles, pour les gouvernements qui les ont adoptées. Mais nulle part ces programmes n’ont été aussi durs et d’aussi longue durée qu’en Grèce. Il n’est pas exagéré de dire que ma patrie est depuis cinq ans un laboratoire d’expérimentation de l’austérité. Il est temps d’admettre que l’expérience a échoué.

Au cours de cette période, le chômage et la pauvreté ont atteint des seuils critiques, l’exclusion sociale s’est accrue, la dette publique a explosé : elle représentait 120% du produit national avant la mise en place des plans d’austérité et équivaut aujourd’hui à 180% du PIB. Une majorité de Grecs exigent maintenant qu’une issue soit trouvée. C’est un fait, pas une vue de l’esprit. Et c’est ce désir, exprimé de manière directe et démocratique, que notre gouvernement est tenu de concrétiser.

Nous souhaitons parvenir à un accord avec nos partenaires, mais un accord qui donnera le signal d’une sortie définitive de la crise, qui permettra d’entrevoir une lumière au bout du tunnel. Un accord comportant des réformes dont nul ne nie la nécessité mais aussi des transferts de charges : le fardeau qui pesait sur les salariés, les travailleurs, les retraités doit être transféré sur les épaules de ceux qui en ont la capacité et que les gouvernements précédents n’ont pas mis à contribution.

Cet accord devra comprendre des politiques de redistribution en faveur des plus modestes, des revenus faibles et moyens, dans une perspective de croissance équilibrée et durable.

La proposition que nous soumettons à nos partenaires comporte:

- un ensemble de mesures crédibles, fondées sur une juste répartition des charges et sur le souci de réduire le plus possible les effets de la récession ;

- une demande de financement à moyen terme accompagnée d’un solide programme de développement pour la période à venir ― car nous ne sortirons pas de la crise si nous n’abordons pas la question du développement ; notre premier objectif doit être de lutter contre le chômage et de soutenir les entreprises ;

- l’engagement d’entamer une discussion de fond sur la question de la soutenabilité de la dette publique et sa résolution.

Il ne peut y avoir de tabous entre nous. Nous devons regarder la réalité en face et rechercher des solutions, si difficiles soient-elles.

Cette proposition a été soumise à l’Eurogroupe et au Sommet des chefs d’Etat qui a eu lieu hier. Nous présentons aujourd’hui une demande en ce sens au Mécanisme européen de stabilité. Nous nous sommes engagés à préciser ces propositions sous deux jours ; je souhaite que nous parvenions dans le délai imparti à répondre aux exigences de ce moment crucial, dans l’intérêt de la Grèce comme de la zone euro ― dans l’intérêt économique mais d’abord, et avant tout, dans l’intérêt géopolitique de l’Europe.

Que les choses soient claires : les propositions du gouvernement grec concernant le financement de ses obligations et la restructuration de la dette n’ont pas pour but de grever le budget des contribuables européens. Disons les choses comme elles sont : les fonds débloqués pour la Grèce ne sont jamais allés au peuple mais ont été affectés au sauvetage des banques grecques et européennes.

Depuis le mois d’août 2014, en outre, la Grèce n’a encaissé aucun des versements prévus par le programme d’aide alors en vigueur, un programme de 7,2 milliards d’euros. Entre le mois d’août 2014 et le mois de janvier 2015, la Grèce avait pourtant un autre gouvernement. Si les sommes prévues n’ont pas été versées, si le gouvernement d’alors s’est abstenu d’appliquer ce programme, ce n’était pas, et pour cause, pour des motifs d’ordre idéologique mais bien parce que ces mesures buttent sur un rejet. Il ne suffit pas qu’un programme soit conforme à nos vues pour qu’il entre en application, il faut aussi qu’il rencontre l’assentiment de la majorité sociale.

Mesdames et messieurs les député(e)s,

Au cours de ces négociations, la Grèce a revendiqué auprès des Institutions le versement de ces 7,2 milliards d’euros alors même qu’elle avait l’obligation de rembourser à ces mêmes Institutions des traites d’un montant global de 17,5 milliards d’euros. Ces sommes n’ont pu être versées qu’en mobilisant les dernières économies du peuple grec.

Mesdames et messieurs les député(e)s,

Malgré ce qui précède, je ne suis pas de ces hommes politiques qui prétendent que les « méchants étrangers » seraient coupables de tous les maux dont mon pays est affligé. Si la Grèce se trouve aujourd’hui au bord de la faillite, c’est parce que les gouvernements qui se sont succédés durant des décennies ont créé un Etat clientéliste, facilité la corruption, toléré ou encouragé la collusion du pouvoir politique avec le pouvoir économique, laissé le champ libre à la fraude fiscale des grandes fortunes. Selon une étude du Crédit Suisse, 10% des Grecs détiennent 56% de la richesse nationale. Alors que la crise et les politiques d’austérité battaient leur plein, ces 10% ont été épargnés : leur contribution aux charges a été sans commune mesure avec celle du reste de la population. Ces injustices patentes n’ont pas été rectifiées mais aggravées par les plans d’aide et les mémorandums. Aucune de ces soi-disant réformes n’a malheureusement amélioré les mécanismes de perception fiscale qui se sont effondrés, en dépit des efforts remarquables déployés par quelques fonctionnaires intègres et aux abois. Aucune mesure n’est venue contrecarrer les intérêts croisés de l’establishment politique, des oligarques et des banques, ce triangle établi dans notre pays depuis des décennies. Aucune réforme n’a amélioré le fonctionnement et l’efficacité de l’appareil d’Etat, qui s’est habitué à servir des intérêts particuliers plutôt que l’intérêt commun. Les propositions que nous déposons se concentrent, elles, sur de véritables réformes qui ont pour ambition de changer la Grèce. Il s’agit de mesures que les gouvernements précédents, l’ancien système politique et les initiateurs des plans de sauvetage ne voulaient pas mener en Grèce. Tels sont les faits.

Lutte contre la structure oligopolistique et les pratiques des cartels ― en particulier sur le marché télévisuel, anarchique et hors de contrôle ; renforcement des mécanismes de contrôle des dépenses publiques et du marché du travail, dans le but de réprimer l’évasion et la fraude fiscales ; modernisation de l’administration publique : telles sont les priorités du programme de réformes de notre gouvernement ; nous attendons bien sûr que nos partenaires souscrivent à ces priorités.

Nous nous présentons aujourd’hui forts du mandat que nous a confié le peuple, déterminés à entrer en conflit non avec l’Europe mais avec l’establishment de notre pays et avec les logiques et les mentalités établies qui ont précipité la chute de la Grèce et sont en train de provoquer celle de la zone euro.

Mesdames et messieurs les député(e)s,

L’Europe se trouve à la croisée des chemins, à un moment crucial de son histoire. Ce que nous appelons « la crise grecque » est d’abord le révélateur de la faiblesse de la zone euro à apporter une solution définitive à une crise de la dette qui ne cesse de s’alimenter elle-même. Il s’agit d’un problème européen, non d’un problème exclusivement grec. Et ce problème européen requiert une solution européenne.

L’histoire européenne est une histoire de conflits mais aussi, à la fin du jour, de compromis. C’est également une histoire de convergences, d’élargissements. Une histoire d’unité et non de division. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous parlons d’Europe unie ; ne laissons donc pas cette Europe se désunir. Nous sommes aujourd’hui appelés à trouver un compromis fructueux et honorable afin d’éviter une rupture historique qui mettrait à bas la tradition de l’Europe unie.

Je suis convaincu que nous percevons tous le caractère crucial du moment et que nous saurons être à la hauteur de la responsabilité historique qui est la nôtre.

Je vous remercie.

Source : http://www.primeminister.gov.gr/2015/07/08/13864

Traduit du grec par Dimitris Alexakis

Deuxième intervention d’A. Tsipras devant le Parlement Européen

Je pense que cette réunion aurait dû avoir lieu il y a bien longtemps. Parce que notre débat d’aujourd’hui, concerne non seulement l’avenir de la Grèce mais aussi celui de la zone euro.

Et en effet, ce débat ne doit pas se faire à huis clos, mais cette responsabilité ne nous appartient pas.

Pendant cinq mois, la négociation a été menée derrière des portes fermées. Son déroulement et son aboutissement constitue pourtant une question hautement politique. Et nous l’avons constaté aujourd’hui, à l’occasion de ce débat riche et fructueux. Par les confrontations qui ont eu lieu et qui n’avaient pas le caractère des confrontations étatiques au sein de la zone euro, mais plutôt un caractère profondément politique et idéologique. Et je respecte vraiment toutes les opinions qui ont été entendues, même celles qui ont été exprimées en utilisant une rhétorique hautement polémique.

Je tiens aussi à dire que je suis entièrement d’accord avec l’interpellation exprimée précédemment sur la nécessité du renforcement du rôle du Parlement Européen. Parce que je me demande, comment pouvons-nous habiliter la troïka de prendre des décisions – même si ce pouvoir est en effet légitimement attribué à la Commission et à la BCE, mais il perd sa légitimité quand il est abandonné à la discrétion des fonctionnaires et du FMI – tout en excluant le Parlement Européen, l’institution européenne démocratique par excellence.

Et je voudrais ajouter en toute franchise: Si la négociation a été menée exclusivement entre la Grèce et la Commission européenne, une solution et un accord auraient été trouvés depuis très longtemps.

Malheureusement ou heureusement, nous avons eu à mener un processus de négociation – Veuillez écouter les arguments et vous pouvez après les réfuter – en étant obligés de parler, nous, le gouvernement grec, avec trois institutions différentes qui avaient souvent des positions et des propositions divergentes et contradictoires. La réalité est celle–là.

Je voudrais maintenant aborder le fond du problème et répondre à certaines questions soulevées lors du débat.

Première question: Si la partie grecque a présenté des propositions fiables ou non, vous jugerez vous mêmes. La partie grecque a présenté des propositions. Elle a présenté un texte de 47 pages qui était l’aboutissement – et non pas nos propres positions – d’un processus de négociation difficile et ardu. Malheureusement une fausse image des négociations a été véhiculée et la partie grecque a été accusée de ne pas avoir déposé des propositions.

Lundi dernier, la partie grecque est retournée avec un texte de nouvelles propositions crédibles, qui a été accepté comme base de discussion par les trois institutions. Lundi dernier. Avec ces propositions, nous nous sommes engagés d’atteindre les objectifs budgétaires exigés par les règles, parce que nous reconnaissons et respectons les règles de la zone euro. Cependant, nous nous réservons le droit de décider, de décider en tant que gouvernement souverain, où trouver des ressources et où placer le fardeau fiscal, afin d’atteindre les objectifs budgétaires exigés.

Et je pense vraiment qu’il s’agit d’un droit souverain d’un gouvernement, le choix d’augmenter les impôts des entreprises rentables et de ne pas supprimer l’allocation accordée aux retraites les plus faibles (EKAS) pour atteindre ses objectifs budgétaires. Si ce droit – du choix des mesures compensatoires pour atteindre les objectifs requis – n’appartient plus à un gouvernement souverain, alors, nous optons pour une approche extrême et antidémocratique, et les pays qui participent à un programme d’aide ne devraient plus avoir des élections mais des gouvernements nommés et des technocrates pour prendre la responsabilité des décisions.

Par ailleurs, j’admets que vous avez raison de demander l’élimination de certaines déviations grecques qui puisent leur source dans le passé, comme celle des retraites anticipées. Et nous avons été les premiers à déclarer – sans attendre des ordres extérieurs – que la situation financière désastreuse du pays exige leur suppression.

Nous approuvons donc la nécessité des réformes, et nos engagements pour atteindre l’ajustement budgétaire nécessaire sont réels. Nous maintenons cependant, le droit de choisir librement les mesures de redistribution des charges fiscales, et sur ce point vous devez être certainement d’accord.

Mesdames et Messieurs les députés,

Une autre question a été aussi posée : «Avez-vous un plan secret pour sortir la Grèce de la zone euro? ». Je vais vous répondre simplement: Toute la semaine dernière, la grande majorité des déclarations des responsables politiques européens portait sur la sortie automatique de la Grèce de l’euro, après une victoire du «non» lors du référendum. Les citoyens qui sont allés aux urnes avaient entendu cela.

Et pourtant, le résultat était contre les attentes de certains. Si j’avais l’intention de faire sortir la Grèce de l’euro, je n’aurais pas déclaré immédiatement après la clôture du scrutin que j’interprétais les résultats du référendum, non pas comme un mandat de rupture avec l’Europe, mais comme une consolidation du pouvoir gouvernemental et de son mandat de négociation pour atteindre un meilleur accord. Un accord plus crédible. Un accord économiquement viable et socialement équitable. Tel est l’objectif (du gouvernement). Je n’ai pas un autre agenda caché. Et je parle sincèrement.

J’ai entendu nombreux d’entre vous – et surtout ceux qui ont exprimé une critique forte en utilisant des termes polémiques – parler de notre incapacité à répondre à la solidarité des partenaires européens. Je voudrais répondre en reconnaissant tout d’abord que le prêt est certainement une forme de solidarité. Aucun doute là dessus. Mais nous, si nous souhaitons un programme viable, c’est justement pour pouvoir être en mesure de rembourser nos prêts. Et lorsque nous demandons une diminution de la dette, c’est justement pour être en mesure de rembourser et ne plus être obligés de contracter constamment de nouveaux prêts pour rembourser les plus anciens.

Et je voudrais vous rappeler, M. Weber, que le moment le plus fort de la solidarité dans l’histoire européenne moderne, était en 1953, lorsque votre pays est sorti surendetté et dévasté après deux guerres mondiales. Et l’Europe et les citoyens européens ont fait preuve d’une solidarité sans égal au Sommet de Londres en 1953, quand ils ont décidé de supprimer 60% de la dette de l’Allemagne, et d’accorder l’instauration d’une clause de développement. Ce fut le moment le plus important de la solidarité dans l’histoire européenne moderne.

J’ai aussi entendu mon ami Guy Verhofstadt – l’année dernière, nous étions tous les deux candidats à la présidence de la Commission Européenne et nous nous connaissons bien – douter de notre capacité de mener des réformes et demander le bilan de notre action.

Je réponds: En effet, ces cinq mois nous avons plus négocié que gouverné. Dans les conditions imposées par l’asphyxie financière  préoccupation, notre pensée, nos efforts se concentrent sur le maintien en vie de l’économie grecque. Cependant, nous avons réussi à réaliser certaines choses, mon cher ami Guy :

C’est nous qui avons ouvert la célèbre liste Lagarde après trois ans pendant lesquels certains ministres des gouvernements précédents la gardaient dans leur tiroir.

Et nous sommes ceux qui ont voulu et réussi à traduire en justice plusieurs fraudeurs fiscaux. Les gouvernements précédents ne l’ont pas fait.

Nous sommes aussi ceux qui ont conclu un accord avec la Suisse afin de pouvoir imposer les personnes qui ont transféré leur argent à l’étranger.

Nous sommes ceux qui ont légiféré pour limiter les transactions triangulaires. Aucun des gouvernements précédents ne l’avait fait.

Nous sommes ceux qui ont demandé aux propriétaires des médias grecs de payer leurs impôts. Aucun des gouvernements précédents ne l’avait fait.

Nous sommes ceux qui ont renforcé les contrôles douaniers pour frapper la contrebande.

Bien sûr nous devons faire plus mais nous n’avons pas eu encore le temps pour le faire. Et nous demandons votre soutien pour pouvoir changer la Grèce. Il est de notre responsabilité commune ce changement et nous serons jugés sur cette capacité.

Je voudrais, en concluant, vous dire que tout le monde se rend compte que ce débat ne concerne pas exclusivement un pays. Il concerne l’avenir de notre édifice commun, de la zone euro et de l’Europe. Et là se heurtent deux stratégies diamétralement opposées quant à l’avenir de l’intégration européenne. Prenons donc – tous – nos responsabilités.

Le gouvernement grec – et je tiens à le dire – malgré les différences idéologiques qui le séparent (de ses adversaires politiques) à l’intérieur du pays, à ce moment crucial, a jugé utile la synergie de toutes les forces. Et hier, toutes les forces politiques (grecques) se sont trouvées à la même table et autour du Président de la République pour se mettre d’accord sur la fixation d’un cadre d’objectifs. Et sur la base de ce cadre, nous présenterons à nouveau demain, des propositions concrètes pour un accord viable et équitable avec de réformes crédibles.

Je voudrais aussi ajouter une dernière remarque. Plusieurs sont ceux qui se sont référés à la tragédie antique grecque pendant les débats. Je respecte pleinement les lois qui régissent l’UE et la zone euro. Les lois sont nécessaires pour avancer.

Mais puisque vous avez mentionné la tragédie grecque je rappelle que Sophocle, nous a appris avec son chef-d’œuvre «Antigone», qu’il y a des moments où la loi supérieure de la justice doit l’emporter sur les lois humaines.

 

Et je pense que le moment actuel l’exige aussi.

Commentaires

  • Le Canard "avec les Grecs on s'en Zorba... Alors Partez oui ou Parthénon"

  • Quelle pythie...

  • La croissance :
    Quand quelqu'un aura t-il le courage de dire que la croissance au dessus d'1 ou 2% c'est fini ; l'équipement du territoire et plein d'autres choses... C'est fait (je parle de la France)
    Même la Chine l'a compris ... (ils ont du tirer des leçons de l'expérience en Europe et aux states) ils s'avancent vers un taux de croissance qui va vers le bas (ça s'explique très bien en économie ; ce que ne font pas certains idéologues qui utilisent l'économie comme mantra)

    Pour les pays en développement c'est encore possible des taux de croissance faramineux, puis au bout d'un moment, ce se tasse, une fois l'essentiel réalisé.


    Sinon, pour le reste, attendons ; les US ruent dans les branquards ;.géopolitique oblige.
    Ça doit sonner les téléphones rouges en ce moment ...
    En plus, ils ne doivent pas chômer la NSA, en ce moment.
    Je

  • ''Je'', c'est une coquille

  • Les banquiers centraux européens sont assez pessimistes sur l'issue de ces discussions ; Tsipras reste dans le flou artistique sur ses "propositions et son attitude narquoise finit par agacer.

  • Tapie demande 1 milliards d'euros à l'Etat, donc à nous, et si on lui cédait des créances sur les héllènes ?

  • écrit en 2012 par Dani rodrik , professeur d'économie turk à Harvard,
    cette analuse décrit mot par mot ce qui se passe aujourd'hui .

    Dani Rodrik on The End of the World as We Know It - Project Syndicate

    Dani Rodrik is Professor of International Political Economy at Harvard University’s John F. Kennedy School of Government. He is the author of One Economics, Many Recipes: Globalization, Institutions, and Economic Growth and, most recently, The Globalization Paradox: Democracy and the Future of the W… read more

    "CAMBRIDGE – Consider the following scenario. After a victory by the left-wing Syriza party, Greece’s new government announces that it wants to renegotiate the terms of its agreement with the International Monetary Fund and the European Union. German Chancellor Angela Merkel sticks to her guns and says that Greece must abide by the existing conditions."
    Read more at http://www.project-syndicate.org/commentary/the-end-of-the-world-as-we-know-it#Oe7tWxFL8DmdPHrm.99

  • pardon,
    turque au lieu de turk,
    analyse

  • Les interventions d’ A. Tsipras devant le Parlement Européen

    Publié le juillet 9, 2015 par VangelisGoulas
    ΤΣΙΠΡΑΣ
    8.7.2015 3
    (SÉANCE PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN, 8 JUILLET 2015)

    Mesdames et messieurs les député(e)s,

    Je vous remercie de votre invitation ; prendre la parole dans ce haut lieu de la démocratie européenne, m’adresser aux représentants élus des peuples européens à un moment crucial pour mon pays, la Grèce, pour la zone euro et pour l’Union européenne, est pour moi un honneur.

    Il y a quelques jours, nous avons décidé de consulter le peuple grec en lui demandant d’intervenir dans le cours des négociations et de se prononcer sur son avenir. Il y a quelques jours, le peuple grec s’est exprimé d’une voix forte. Le mandat qu’il nous a confié nous enjoint de redoubler d’efforts et de parvenir à une solution socialement juste et économiquement viable ― loin des erreurs du passé qui ont porté un coup fatal à notre économie, loin des politiques d’austérité qui ont piégé celle-ci à l’intérieur d’un cercle déflationniste et enfermé la société dans une dépression profonde et durable. Face à une pression inouïe, à la fermeture des banques, à une véritable campagne d’intimidation ― la majorité des médias répétant que le choix en faveur du « non » était celui de la rupture avec l’Europe ―, le peuple grec a eu le courage de faire entendre sa voix.

    Je me réjouis d’être dans ce temple de la démocratie car j’ai la conviction que les arguments sont ici écoutés, que chacun ici se prononce sur des arguments ― qu’on écoute avant de juger.

    Par son choix courageux, le peuple grec ne s’est pas prononcé pour une rupture avec l’Europe mais pour un retour aux principes premiers de l’intégration européenne : démocratie, solidarité, respect mutuel et égalité.

    Son message est des plus clairs : sans démocratie, l’Europe ― la construction européenne, l’Union ― aura toutes les peines du monde à survivre à la crise actuelle.

    Les négociations du gouvernement grec avec ses partenaires, négociations qui touchent maintenant à leur fin, doivent témoigner d’un double respect : respect des règles communautaires et respect absolu pour le choix démocratique des peuples.

    Mon gouvernement et moi-même avons pris nos fonctions il y a un peu plus de cinq mois, mais les plans de sauvetage sont en vigueur depuis cinq ans. Si j’assume entièrement la responsabilité de l’action menée au cours de ces cinq mois, la responsabilité de l’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui l’économie grecque et l’Europe tout entière ne peut nous être imputée ; elle pèse sur ces cinq ans de programmes qui n’ont pas offert d’issue à la crise. Indépendamment du jugement que chacun porte sur ces réformes, sur leur bien-fondé ou leur caractère erroné, je veux vous dire que le peuple grec a accompli en cinq ans d’énormes efforts d’ajustement qui ont épuisé ses capacités de résistance.

    La Grèce n’est bien sûr pas le seul pays à cette enseigne. Des programmes d’austérité ont été appliqués dans de nombreux pays d’Europe. J’ai le plus grand respect pour les peuples qui ont été soumis à ces mesures difficiles, pour les gouvernements qui les ont adoptées. Mais nulle part ces programmes n’ont été aussi durs et d’aussi longue durée qu’en Grèce. Il n’est pas exagéré de dire que ma patrie est depuis cinq ans un laboratoire d’expérimentation de l’austérité. Il est temps d’admettre que l’expérience a échoué.

    Au cours de cette période, le chômage et la pauvreté ont atteint des seuils critiques, l’exclusion sociale s’est accrue, la dette publique a explosé : elle représentait 120% du produit national avant la mise en place des plans d’austérité et équivaut aujourd’hui à 180% du PIB. Une majorité de Grecs exigent maintenant qu’une issue soit trouvée. C’est un fait, pas une vue de l’esprit. Et c’est ce désir, exprimé de manière directe et démocratique, que notre gouvernement est tenu de concrétiser.

    Nous souhaitons parvenir à un accord avec nos partenaires, mais un accord qui donnera le signal d’une sortie définitive de la crise, qui permettra d’entrevoir une lumière au bout du tunnel. Un accord comportant des réformes dont nul ne nie la nécessité mais aussi des transferts de charges : le fardeau qui pesait sur les salariés, les travailleurs, les retraités doit être transféré sur les épaules de ceux qui en ont la capacité et que les gouvernements précédents n’ont pas mis à contribution.

    Cet accord devra comprendre des politiques de redistribution en faveur des plus modestes, des revenus faibles et moyens, dans une perspective de croissance équilibrée et durable.

    La proposition que nous soumettons à nos partenaires comporte:

    ― un ensemble de mesures crédibles, fondées sur une juste répartition des charges et sur le souci de réduire le plus possible les effets de la récession ;

    ― une demande de financement à moyen terme accompagnée d’un solide programme de développement pour la période à venir ― car nous ne sortirons pas de la crise si nous n’abordons pas la question du développement ; notre premier objectif doit être de lutter contre le chômage et de soutenir les entreprises ;

    ― l’engagement d’entamer une discussion de fond sur la question de la soutenabilité de la dette publique et sa résolution.

    Il ne peut y avoir de tabous entre nous. Nous devons regarder la réalité en face et rechercher des solutions, si difficiles soient-elles.

    Cette proposition a été soumise à l’Eurogroupe et au Sommet des chefs d’Etat qui a eu lieu hier. Nous présentons aujourd’hui une demande en ce sens au Mécanisme européen de stabilité. Nous nous sommes engagés à préciser ces propositions sous deux jours ; je souhaite que nous parvenions dans le délai imparti à répondre aux exigences de ce moment crucial, dans l’intérêt de la Grèce comme de la zone euro ― dans l’intérêt économique mais d’abord, et avant tout, dans l’intérêt géopolitique de l’Europe.

    Que les choses soient claires : les propositions du gouvernement grec concernant le financement de ses obligations et la restructuration de la dette n’ont pas pour but de grever le budget des contribuables européens. Disons les choses comme elles sont : les fonds débloqués pour la Grèce ne sont jamais allés au peuple mais ont été affectés au sauvetage des banques grecques et européennes.

    Depuis le mois d’août 2014, en outre, la Grèce n’a encaissé aucun des versements prévus par le programme d’aide alors en vigueur, un programme de 7,2 milliards d’euros. Entre le mois d’août 2014 et le mois de janvier 2015, la Grèce avait pourtant un autre gouvernement. Si les sommes prévues n’ont pas été versées, si le gouvernement d’alors s’est abstenu d’appliquer ce programme, ce n’était pas, et pour cause, pour des motifs d’ordre idéologique mais bien parce que ces mesures buttent sur un rejet. Il ne suffit pas qu’un programme soit conforme à nos vues pour qu’il entre en application, il faut aussi qu’il rencontre l’assentiment de la majorité sociale.

    Mesdames et messieurs les député(e)s,

    Au cours de ces négociations, la Grèce a revendiqué auprès des Institutions le versement de ces 7,2 milliards d’euros alors même qu’elle avait l’obligation de rembourser à ces mêmes Institutions des traites d’un montant global de 17,5 milliards d’euros. Ces sommes n’ont pu être versées qu’en mobilisant les dernières économies du peuple grec.

    Mesdames et messieurs les député(e)s,

    Malgré ce qui précède, je ne suis pas de ces hommes politiques qui prétendent que les « méchants étrangers » seraient coupables de tous les maux dont mon pays est affligé. Si la Grèce se trouve aujourd’hui au bord de la faillite, c’est parce que les gouvernements qui se sont succédés durant des décennies ont créé un Etat clientéliste, facilité la corruption, toléré ou encouragé la collusion du pouvoir politique avec le pouvoir économique, laissé le champ libre à la fraude fiscale des grandes fortunes. Selon une étude du Crédit Suisse, 10% des Grecs détiennent 56% de la richesse nationale. Alors que la crise et les politiques d’austérité battaient leur plein, ces 10% ont été épargnés : leur contribution aux charges a été sans commune mesure avec celle du reste de la population. Ces injustices patentes n’ont pas été rectifiées mais aggravées par les plans d’aide et les mémorandums. Aucune de ces soi-disant réformes n’a malheureusement amélioré les mécanismes de perception fiscale qui se sont effondrés, en dépit des efforts remarquables déployés par quelques fonctionnaires intègres et aux abois. Aucune mesure n’est venue contrecarrer les intérêts croisés de l’establishment politique, des oligarques et des banques, ce triangle établi dans notre pays depuis des décennies. Aucune réforme n’a amélioré le fonctionnement et l’efficacité de l’appareil d’Etat, qui s’est habitué à servir des intérêts particuliers plutôt que l’intérêt commun. Les propositions que nous déposons se concentrent, elles, sur de véritables réformes qui ont pour ambition de changer la Grèce. Il s’agit de mesures que les gouvernements précédents, l’ancien système politique et les initiateurs des plans de sauvetage ne voulaient pas mener en Grèce. Tels sont les faits.

    Lutte contre la structure oligopolistique et les pratiques des cartels ― en particulier sur le marché télévisuel, anarchique et hors de contrôle ; renforcement des mécanismes de contrôle des dépenses publiques et du marché du travail, dans le but de réprimer l’évasion et la fraude fiscales ; modernisation de l’administration publique : telles sont les priorités du programme de réformes de notre gouvernement ; nous attendons bien sûr que nos partenaires souscrivent à ces priorités.

    Nous nous présentons aujourd’hui forts du mandat que nous a confié le peuple, déterminés à entrer en conflit non avec l’Europe mais avec l’establishment de notre pays et avec les logiques et les mentalités établies qui ont précipité la chute de la Grèce et sont en train de provoquer celle de la zone euro.

    Mesdames et messieurs les député(e)s,

    L’Europe se trouve à la croisée des chemins, à un moment crucial de son histoire. Ce que nous appelons « la crise grecque » est d’abord le révélateur de la faiblesse de la zone euro à apporter une solution définitive à une crise de la dette qui ne cesse de s’alimenter elle-même. Il s’agit d’un problème européen, non d’un problème exclusivement grec. Et ce problème européen requiert une solution européenne.

    L’histoire européenne est une histoire de conflits mais aussi, à la fin du jour, de compromis. C’est également une histoire de convergences, d’élargissements. Une histoire d’unité et non de division. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous parlons d’Europe unie ; ne laissons donc pas cette Europe se désunir. Nous sommes aujourd’hui appelés à trouver un compromis fructueux et honorable afin d’éviter une rupture historique qui mettrait à bas la tradition de l’Europe unie.

    Je suis convaincu que nous percevons tous le caractère crucial du moment et que nous saurons être à la hauteur de la responsabilité historique qui est la nôtre.

    Je vous remercie.

    Source : http://www.primeminister.gov.gr/2015/07/08/13864

    Traduit du grec par Dimitris Alexakis

    Deuxième intervention d’ A. Tsipras devant le Parlement Européen

    Je pense que cette réunion aurait dû avoir lieu il y a bien longtemps. Parce que notre débat d’aujourd’hui, concerne non seulement l’avenir de la Grèce mais aussi celui de la zone euro.

    Et en effet, ce débat ne doit pas se faire à huis clos, mais cette responsabilité ne nous appartient pas.

    Pendant cinq mois, la négociation a été menée derrière des portes fermées. Son déroulement et son aboutissement constitue pourtant une question hautement politique. Et nous l’avons constaté aujourd’hui, à l’occasion de ce débat riche et fructueux. Par les confrontations qui ont eu lieu et qui n’avaient pas le caractère des confrontations étatiques au sein de la zone euro, mais plutôt un caractère profondément politique et idéologique. Et je respecte vraiment toutes les opinions qui ont été entendues, même celles qui ont été exprimées en utilisant une rhétorique hautement polémique.

    Je tiens aussi à dire que je suis entièrement d’accord avec l’interpellation exprimée précédemment sur la nécessité du renforcement du rôle du Parlement Européen. Parce que je me demande, comment pouvons-nous habiliter la troïka de prendre des décisions – même si ce pouvoir est en effet légitimement attribué à la Commission et à la BCE, mais il perd sa légitimité quand il est abandonné à la discrétion des fonctionnaires et du FMI – tout en excluant le Parlement Européen, l’institution européenne démocratique par excellence.

    Et je voudrais ajouter en toute franchise: Si la négociation a été menée exclusivement entre la Grèce et la Commission européenne, une solution et un accord auraient été trouvés depuis très longtemps.

    Malheureusement ou heureusement, nous avons eu à mener un processus de négociation – Veuillez écouter les arguments et vous pouvez après les réfuter – en étant obligés de parler, nous, le gouvernement grec, avec trois institutions différentes qui avaient souvent des positions et des propositions divergentes et contradictoires. La réalité est celle–là .

    Je voudrais maintenant aborder le fond du problème et répondre à certaines questions soulevées lors du débat.

    Première question: Si la partie grecque a présenté des propositions fiables ou non, vous jugerez vous mêmes. La partie grecque a présenté des propositions. Elle a présenté un texte de 47 pages qui était l’aboutissement – et non pas nos propres positions – d’un processus de négociation difficile et ardu. Malheureusement une fausse image des négociations a été véhiculée et la partie grecque a été accusée de ne pas avoir déposé des propositions.

    Lundi dernier, la partie grecque est retournée avec un texte de nouvelles propositions crédibles , qui a été accepté comme base de discussion par les trois institutions. Lundi dernier. Avec ces propositions, nous nous sommes engagés d’atteindre les objectifs budgétaires exigés par les règles, parce que nous reconnaissons et respectons les règles de la zone euro. Cependant, nous nous réservons le droit de décider, de décider en tant que gouvernement souverain, où trouver des ressources et où placer le fardeau fiscal, afin d’atteindre les objectifs budgétaires exigés.

    Et je pense vraiment qu’il s’agit d’un droit souverain d’un gouvernement, le choix d’augmenter les impôts des entreprises rentables et de ne pas supprimer l’allocation accordée aux retraites les plus faibles (EKAS) pour atteindre ses objectifs budgétaires. Si ce droit – du choix des mesures compensatoires pour atteindre les objectifs requis – n’appartient plus à un gouvernement souverain, alors, nous optons pour une approche extrême et antidémocratique, et les pays qui participent à un programme d’aide ne devraient plus avoir des élections mais des gouvernements nommés et des technocrates pour prendre la responsabilité des décisions.

    Par ailleurs, j’admets que vous avez raison de demander l’élimination de certaines déviations grecques qui puisent leur source dans le passé, comme celle des retraites anticipées. Et nous avons été les premiers à déclarer – sans attendre des ordres extérieurs – que la situation financière désastreuse du pays exige leur suppression.

    Nous approuvons donc la nécessité des réformes, et nos engagements pour atteindre l’ajustement budgétaire nécessaire sont réels. Nous maintenons cependant, le droit de choisir librement les mesures de redistribution des charges fiscales, et sur ce point vous devez être certainement d’accord.

    Mesdames et Messieurs les députés,

    Une autre question a été aussi posée : «Avez-vous un plan secret pour sortir la Grèce de la zone euro? ». Je vais vous répondre simplement: Toute la semaine dernière, la grande majorité des déclarations des responsables politiques européens portait sur la sortie automatique de la Grèce de l’euro, après une victoire du «non» lors du référendum. Les citoyens qui sont allés aux urnes avaient entendu cela.

    Et pourtant, le résultat était contre les attentes de certains. Si j’avais l’intention de faire sortir la Grèce de l’euro, je n’aurais pas déclaré immédiatement après la clôture du scrutin que j’interprétais les résultats du référendum, non pas comme un mandat de rupture avec l’Europe, mais comme une consolidation du pouvoir gouvernemental et de son mandat de négociation pour atteindre un meilleur accord. Un accord plus crédible. Un accord économiquement viable et socialement équitable. Tel est l’objectif (du gouvernement). Je n’ai pas un autre agenda caché. Et je parle sincèrement.

    J’ai entendu nombreux d’entre vous – et surtout ceux qui ont exprimé une critique forte en utilisant des termes polémiques – parler de notre incapacité à répondre à la solidarité des partenaires européens. Je voudrais répondre en reconnaissant tout d’abord que le prêt est certainement une forme de solidarité. Aucun doute là dessus. Mais nous, si nous souhaitons un programme viable, c’est justement pour pouvoir être en mesure de rembourser nos prêts. Et lorsque nous demandons une diminution de la dette, c’est justement pour être en mesure de rembourser et ne plus être obligés de contracter constamment de nouveaux prêts pour rembourser les plus anciens.

    Et je voudrais vous rappeler, M. Weber, que le moment le plus fort de la solidarité dans l’histoire européenne moderne, était en 1953, lorsque votre pays est sorti surendetté et dévasté après deux guerres mondiales. Et l’Europe et les citoyens européens ont fait preuve d’une solidarité sans égal au Sommet de Londres en 1953, quand ils ont décidé de supprimer 60% de la dette de l’Allemagne, et d’accorder l’instauration d’ une clause de développement. Ce fut le moment le plus important de la solidarité dans l’histoire européenne moderne.

    J’ai aussi entendu mon ami Guy Verhofstadt – l’année dernière, nous étions tous les deux candidats à la présidence de la Commission Européenne et nous nous connaissons bien – douter de notre capacité de mener des réformes et demander le bilan de notre action.

    Je réponds: En effet, ces cinq mois nous avons plus négocié que gouverné. Dans les conditions imposées par l’asphyxie financière notre préoccupation, notre pensée, nos efforts se concentrent sur le maintien en vie de l’économie grecque. Cependant, nous avons réussi à réaliser certaines choses, mon cher ami Guy :

    C’est nous qui avons ouvert la célèbre liste Lagarde après trois ans pendant lesquels certains ministres des gouvernements précédents la gardaient dans leur tiroir.
    Et nous sommes ceux qui ont voulu et réussi à traduire en justice plusieurs fraudeurs fiscaux. Les gouvernements précédents ne l’ont pas fait.
    Nous sommes aussi ceux qui ont conclu un accord avec la Suisse afin de pouvoir imposer les personnes qui ont transféré leur argent à l’étranger.
    Nous sommes ceux qui ont légiféré pour limiter les transactions triangulaires. Aucun des gouvernements précédents ne l’avait fait.

    Nous sommes ceux qui ont demandé aux propriétaires des médias grecs de payer leurs impôts. Aucun des gouvernements précédents ne l’avait fait.
    Nous sommes ceux qui ont renforcé les contrôles douaniers pour frapper la contrebande.

    Bien sûr nous devons faire plus mais nous n’avons pas eu encore le temps pour le faire. Et nous demandons votre soutien pour pouvoir changer la Grèce. Il est de notre responsabilité commune ce changement et nous serons jugés sur cette capacité.

    Je voudrais, en concluant, vous dire que tout le monde se rend compte que ce débat ne concerne pas exclusivement un pays. Il concerne l’avenir de notre édifice commun, de la zone euro et de l’Europe. Et là se heurtent deux stratégies diamétralement opposées quant à l’avenir de l’intégration européenne. Prenons donc – tous – nos responsabilités.

    Le gouvernement grec – et je tiens à le dire – malgré les différences idéologiques qui le séparent (de ses adversaires politiques) à l’intérieur du pays, à ce moment crucial, a jugé utile la synergie de toutes les forces. Et hier, toutes les forces politiques (grecques) se sont trouvées à la même table et autour du Président de la République pour se mettre d’accord sur la fixation d’ un cadre d’objectifs.* Et sur la base de ce cadre, nous présenterons à nouveau demain, des propositions concrètes pour un accord viable et équitable avec de réformes crédibles.

    Je voudrais aussi ajouter une dernière remarque. Plusieurs sont ceux qui se sont référés à la tragédie antique grecque pendant les débats. Je respecte pleinement les lois qui régissent l’UE et la zone euro. Les lois sont nécessaires pour avancer.

    Mais puisque vous avez mentionné la tragédie grecque je rappelle que Sophocle, nous a appris avec son chef-d’œuvre «Antigone», qu’il y a des moments où la loi supérieure de la justice doit l’emporter sur les lois humaines.

    Et je pense que le moment actuel l’exige aussi.

  • des essais grandeur nature avaient été faits dans les années 96 pour voir comment introduire des réformes "structurelles" sans trop de casse (grèves, émeutes) dans les pays ciblés
    c'est assez cynique et c'est d'actualité
    le lien sur le document
    http://www.oecd.org/fr/dev/1919068.pdf

  • Les nouvelles sont pas bonnes d'apres un leak selon the guardian , Syriza a capitulé.
    Bon , on verra bientot.
    Pauvres grecs.

  • Oui à vérifier

    Et il faut faire valider par le parlement

    À suivre

  • je suis soulé , si c'est vrai :/
    argh, j'enrage.
    encore un politicien véreux???
    j'annule mon vol pour Athènes tout de suite. grrrrr.

    zeronhedge dit le contraire ...
    argh, je vais boire un vin portugais ce soir.

  • non,non non c'est trop. peutvpascetre vrai. il a trahi son peuple.
    je veux sa tête sur une plateau d'argent, tout de suite .

  • Proposition complète de Tsipras :
    http://www.naftemporiki.gr/finance/story/976680/the-greek-reform-proposals

    Ce type n'est absolument pas fiable, il vaudrait mieux arrêter les frais.

  • Qu'importe le ver est dans le fruit désormais.
    Ils ont fait éclaireurs :)

  • Merci à domi, qui a récupéré le discours et la réponse

  • Un petard mouillé

  • Le Guardian était encore une fois très bien informé, et très en avance.

    Il faudrait en Grèce pour apprécier, mais a priori il y a un monde entre le sens du référendum et le discours du parlement... et le plan.

    A suivre, le débat devant le parlement

  • en fait, ces memescconditions étaient posées d'abord par la troika pour l'extension du bailout, et il allait recevoir
    à peine 7 milliard d'euros pour faire ces mesures récessives. il a refusé.

    maintenant ce sont 50 milliards avec les mêmes propositions, on peut penser qu'il a gagné 43 milliards de plus.

    de toutes façons demander à la Grèce des croissances de 4% est impossible.
    c''est comme sortir de la dernière place de l UE et faire mieux que l'allemangne ayant une croissance chinoise.
    je crois pas qu'il va respecter ce truc.
    c'est un enfumage pour que Merkel ne perde pas la face.
    la vérité est que LUE paye pour ne pas perdre les bases américaines en Grèce et paye pour que POutin n'instale sa maison secondaire à Corfou.

  • il est en train de manipuler à fond , mais qui est l'idiot ?
    le peuple grec ou l' UE ?
    on verra au prochain bailout dans 3 ans.

  • Il faut effectivement faire attention aux approches de la presse et du monde politique qui nous présente l'affaire comme un match de foot qui se jouerait à 1 / 0, donc qui marque le but gagne

    Le peuple grec, d'une manière ou d'une autre, est dans une mélasse considérable, et pour des années : même avec un bon coup de rabot sur la dette et une croissance timide, ce sera des années d'efforts.

    Aussi, attendons cet épisode, et les autres

  • em general, les Anglo-Saxon et les germaniques ont une approche moral et religieux sur la dette.
    il y a une volonté inconsciente de punition. la fable de la cigale et la fourmi en quelque sorte.

    l'idee est q le peuple grec a dépensé l'argent de façon irresponsable, quand on sait que le dernier bailout a fini dans les comptes des épargnants français, allemands et très peu est allé au peuple grec.
    d'une autre côté , ceux qui ont souffert avec les mesures récessives de Merkel : Espagne, Portugal, latavia, Irlande, etc, ne veulent rien savoir que les grecs se "la coulent douce", quand la réalité est bien pire que cela, la contraction du PIB a été la plus profonde en toute la zone euro.
    Tsipras a perdu la fenetre l'opportunité politique de sortir de ce big brother tyrannique.
    après le défaut, l'Argentine a eu 7% de croissance.

  • de la bouche de Piketty , entretien a un journal allemand:

    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-06/piketty-germany-has-never-repaid-its-debts-it-has-no-standing-lecture-other-nations

    When I hear the Germans say that they maintain a very moral stance about debt and strongly believe that debts must be repaid, then I think: what a huge joke! Germany is the country that has never repaid its debts. It has no standing to lecture other nations.
    quand j'entends les allemands dire qu'ils mantiennent une position moral forte sur les dettes et qu'ils croient de façon ferme que les dettes doivent être payées, alors je pense, quelle grande blague. eux n'ont pas de morale pour donner des leçons aux autres nations.
     
    ... Germany is really the single best example of a country that, throughout its history, has never repaid its external debt. Neither after the First nor the Second World War.However, it has frequently made other nations pay up, such as after the Franco-Prussian War of 1870, when it demanded massive reparations from France and indeed received them. The French state suffered for decades under this debt. The history of public debt is full of irony. It rarely follows our ideas of order and justice.
    l'Allemagne est vraiment le meilleur exemple d'une nation que à travers toute son histoire , n'a jamais payé ses dettes externes. ni après la deuxième ni la première guerre. cependant, l'Allemagne a fréquemment fait les autres nations payer , celles après la guerre de 1870, quand elle a demandée des enormes réparations de la France et en fait , elle les a reçue. l'état français à souffert pédant des décennies sous cette dette. l'histoire de dette publique est pleine d'ironie. elle rarement suit nos idées d'ordre et justice.
    Piketty: "Germany Has Never Repaid Its Debts; It Has No Standing To Lecture Other Nations" | Zero Hedge

    voilà , l'hypocrisie allemande. l'indécence même.

  • Les nouvelles sont pas bonnes d'apres un leak selon the guardian , Syriza a capitulé.
    Bon , on verra bientot.
    Pauvres grecs.

  • Le pb grec selon Varoufakis concerne aussi la France:

    http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/jul/10/germany-greek-pain-debt-relief-grexit?CMP=share_btn_tw

  • Le débat de l'assemblée grecque est en direct sur euronews

  • Le vote dans la nuit vers 2 ou 3 heures

  • Référence littéraire: la chèvre de Monsieur Séguin?

  • Le résultat du vote avec le détail:
    250 députés sur 300 ont soutenu la proposition du gouvernement. 32 ont voté contre et huit ce sont abstenus.
    Pour ce qui est des 162 députés Syriza : huit ce sont abstenus, deux ont voté contre et sept étaient absents, dont l'ancien ministre de l'économie Yanis Varoufakis. Cela signifie que Syriza seul n'aurait pas atteint la majorité.

    http://www.lemonde.fr/europe/live/2015/07/10/grece-suivez-la-situation-en-direct_4678395_3214.html

  • Tonalité générale

    http://lci.tf1.fr/videos/2015/grece-tsipras-reconnait-avoir-fait-des-erreurs-8633949.html

  • Syriza n'était pas majoritaire et avait du passer un accord de gouvernement avec des nationalistes de droite-droite

    Il y aura sans doute des recalages politiques, mais entre le référendum et ce vote de quasi-consensus, Tsipras s'est construit des bonnes bases

  • C'est loin d'etre gagné à Bruxelles

    En fait, les mecs ne font pas confiance à Tsipras pour engager vraiment les réformes, et à l'administration fiscale pour assurer le recouvrement

  • y a plus personne pour assurer le recouvrement, Ils ont  ete tous virés a cause desmesures recessives de la troïka selon l'ancien ministre des finances grec  il en reste 100.
    en parlant de ça, la troïka exige que toutes les initiatives pour changer  les lois du travail doivent être soumises et approuvés avant par la,troïka.
    c'est la soumission complète d'un pays à des pouvoirs extérieurs à lui. on installe le colonialisme en Europe. j''ai vraiment pitié d'eux , s'ils acceptent cela.
    d'ailleurs, les aéroports grecs ont été privatisés en faveur d'une entreprise allemande. j'imagine combien déjà ils se sont déjà accaparés?

     Je crains pour la France car c'est cette tragedie-la qu'on qu'on risque de revoir , cette mise à mort d'un pays.

    d'ailleurs , côté allemand, on discute cela, car les Français soutiennent discrètement les grecs

    un lider de la coalition de Merkel à déclaré :
     
    "Friedrich added that the Greek crisis was being used to weaken the fiscal rules in Europe, and he believed the only reason that the French president, François Hollande, had backed the latest reform proposals was that: “The French socialists want to weaken the fiscal rules now, because they realise that they’re also not capable of implementing necessary reforms.”

    La crise grecque est utilisée pour affaiblir les règles fiscales en Europe, et il croyait que la seule raison pour  que le président Français Hollande air soutenu la dernière proposition de réforme c'était parce que les français socialistes veulent affaiblir les règles fiscales maintenant car ils réalisent que' ils NE SONT CAPABLES  de implémenter les réformes nécessaires.

    voilà qu'ils commencent à parler que la France ne fait pas des efforts nécessaires, après cela va être quoi??

  • Les europhobes se régalent.
    Dommage.

    Peut-être faudrait-il que tout cela vole en éclat ; le projet initial a été perverti.

    Pour faire quoi ?
    Arrêter la tactique du choix du moins disant social, politique .. peut-être-

  • je suis europhobe depuis que j'ai vu ce qui se passe en Grèce.
    c'est écœurant , le ministre des finances allemand humillie jour après jour un pays.

    voilà que mateo Renzzi tape la table
    sa déclaration aujourd'hui
    Hearing Italy to tell Germany: "enough is enough" - we need to stop
    humiliating Greece, and find a deal and common ground for good of EU

  • La Grèce aurait demandé à l'Eurogroupe unprêt de sauvetage de 25 milliards d'euros pour recapitaliser les banques

  • Allemagne, Finlande et 5 pays nains baltiques veulent expluser la grèce.
    les choses s'empirent car si un sort , d'autres candidats vont prendre sa place.
    Poutine se régale,
    ce soir il pense
    prenez l'Ukraine et je prends la Grèce.

  • Il serait demandé au gouvernement grec de faire passer ses réformes dans le courant de la semaine prochaine : hausses de TVA, allongement de l'âge de la retraite et création d'une administration fiscale indépendante.

  • pour rigoler un peu, si c'est possible:
    un guideline international pour problem solving:

    http://www.schleckysilberstein.com/2013/12/international-guidelines-problem-solving-das-infochart-des-tages/

  • J'ai un peu le sentiment que si le ministre des finances allemand - 70 ans, un sacré gus, autre chose que nos intermittents du spectacle politique - met la pression sur la Grèce, c'est pour se faire entendre de la France qui ne maîtrise pas sa dette

  • Quand on voit la réunion d’aujourd’hui, il apparaît clairement que nommer Yanis Varoufakis a été grave erreur, car pour rester dans l'euro, la Grèce a besoin de négocier

    Beaucoup de chiffres circulent, mais le besoin de la Grèce, c'est 25 milliards de suite, sur un plan de 60/75 milliards. Alors, butter les décisionnaires en les traitant de terroristes, ca fait joli à la télé, mais ça fait bcp de casse

  • je maintiens , des terroristes OUI!
    25 milliards de plus parce que la ECB a sciamment coupé les liquidités de la grèce avant le referedum pour forcer le peuple à dire oui.
    cela a causé un bank run.
    cela a détruit la confiance dans la solvabilité des banques grecques.
    cela a été le dernier clour sur leur cercueil.

    vous devez lire le rapport sur l'histoire de la dette grecque par les économistes français.
    L'autre rapport que vous devriez lire est le rapport du FMI que la troïka voulait à tout prix cacher pendant les négociations ( c'est pas un terrorisme cela?? non ??? ) qui parlait du besoin de la restructuration de la dette grecque. ILS savent que c'est pas possible de payer cela.

    et pour finir si la Troïka n'avait pas fait un bailout en 2010 pour renflouer les dettes des banques privés étrangères en Grèce ( france et l'Allemagne ), dont le,peuple grec n'a profité de presque,rien pour transformer une dette privée en dette publique grecque , au lieu de restrucutrer leur dette comme.le.FMI,recommandait DEJA en 2010. peut être les grecs ne seraient pas dans cette merde.
    les dirigeants européens sont coupables , minimum de incompétence, négligence et connivence avec les interets de banquiers.
    et maintenant ils vont peut être dissoudre la confiance de l'Europe en tant que bloc unique. pourquoi rester dans le bloc , si on a un déficit de 100% GDP comme.la France, et si la solution est celle offerte par l'allemagne: soumission totale de la politique économique à des interets extérieurs allemands?
    voyez ou cette politique économique a mené les pays européens ?
    la plus part est lourdement endetté, avec chômage de masse et montée de l'extrême droite, belle réussite non ? la politique de Merkel ?

    quand on mène un politique récessive, l'état reçoit moins de recettes, car sans investissement, les entreprises débauchent, les chômeurs ne dépensent pas, l'etat a moins de recette et le capital sert plutot a speculation que a l'economie reelle, et cela augmente la dette.
    une politique récessive comme solution pour diminuer les déficits parce qu'on ne peut pas devaluer la monnaie ne mène que a moins de recette et plus de déficits.
    J'espère que Tsipras ait le courage de sortir de l'Europe pendant qu'il est encore temps.

  • le FMI a sorti aussi un rapport , faisant leur mea culpa, disant qu'ils se sont trompés dans l'intensité de mesures récessives exigés en Grèce.
    voilà , et qui va payer la casse de la grece parce que le FMI s'est trompé?
    les 11000 suicides ? et es vies brisées parce que le FmI , s'est trompé?
    un pays détruit ?
    si cela n'est pas criminel et terroriste.... on n'a pas le même dictionnaire.

  • Ca se présente mal pour Tsipras, qui a exaspéré son monde avec ses manoeuvres cousues de fil blanc et ses provocations. L'Eurogroupe est profondément divisé, et certains pays réclament ouvertement le départ de la Grèce de la zone euro.
    Dans ces conditions, une nouvelle tranche d'aide est exclue et il est peu probable que la BCE continue ses perfusions.

  • Terrorisme financier, ça se discute, ce n'est pas un pb

    Yanis Varoufakis a des idées et du talent politique et de com', mais il est pile l'inverse de ce que doit etre un négociateur international

    Le pb est qu'aucun Etat n'est obligé d’être dans l'euro, ni dans l'Union européenne non plus. Le principe de l'euro c'est une monnaie puissante car elle regroupe du monde, et les Etats qui rejoignent l'euro s'engage a respecter des règles de gestion, de contrôle, de transparence et d'action commune.

    Il y a neuf Etats qui sont dans l'UE et qui refusent l'euro. Eux sont libres de cette dépendance politique et économiqiue

    Donc, si vous voulez qqchose du groupe euro, il faut le négocier. Et il fallait un profil de négociateur, alors que Yanis Varoufakis, c'est pile l'inverse.

    Il faut négocier pour convaincre les autres Etats d'une aide financière immédiate de 25/30 milliards, sur un total à court terme de 70/80 milliards. Ce sont des sommes considérables, et ce n'est pas en injuriant l'interlocuteur décisionnaire qu'on progresse.

    Et attention, si un accord est trouvé, il faut qu'il soit validé dans qq parlements dont l'Allemagne et le Finlande, assez opposés. C'est l'un des pb de Merkel qui, si elle signe un accord sans assez d'arguments, peut etre désavouée par le Parlement.

    Les Parlementaires votent comme le veulent leurs électeurs, c'est comme ça, et en laissant des abrutis déblatérer sur l'Allemagne nazie, sans les recadrer illico, Tsipras et Varoufakis ont outré l'opinion allemande

  • La dette allemande vis à vis de la Grèce

    http://www.slate.fr/story/97695/dette-allemande-grece-nazis

  • Bonne piste

    http://www.lepoint.fr/economie/le-gouvernement-grec-pourrait-poursuivre-goldman-sachs-12-07-2015-1943854_28.php

  • Matteo Renzi .

    "Le bon sens doit prévaloir et un accord doit être trouvé. L'Italie ne veut pas que la Grèce sorte de la zone euro et je dis à l'Allemagne: ça suffit!"

  • Ca, c'est pour rafraîchir la mémoire du pape de l’orthodoxie financière, du moins présenté comme, tel le ministre des finances Wolfgang Schäuble

    Mouillé jusque là dans le financement occulte de la CDU

    http://www.liberation.fr/monde/2000/02/17/allemagne-schauble-jette-l-eponge-le-scandale-des-caisses-noires-a-eu-raison-du-leader-de-la-cdu-qui_317954

  • En deux mots

    La CDU était financée de manière occulte par des commissions, dont sur des ventes à l’Arabie saoudite pendant la première guerre du Golfe.

    Environs 500 000 euros au parti, et 50 000 en direct dans la poche du père la rigueur Schaüble

    Un truc saumâtre… Pour faire transiter les sommes, on partait des annonces de décès, et on imputait à ces personnes décédées d’être donataires au parti, le tout passant par les paradis fiscaux. Il faut vraiment être vicieux.

    Kohl, qui venait de quitter le pouvoir, avait reconnu être au courant, mais il a refusé de faire la lumière sur d’autres sommes (Montant total 3,5 millions d’euros), et il a démissionné de son poste de président honoraire de la CDU quelques semaines plus tard.

    Shaüble qui était son successeur désigné, a été embarqué par le scandale, Merkel a été la remplaçante

    A garder à l’esprit quand les mêmes font de leçons de morale et de compta

  • Goldman Sachs ; un orchestre de dingues et de malfaisants, bien à sa place sur le Titanic d'ailleurs.

  • mettre la,faute sur le dos de varoufakis est prendre un seul parti. et c'est pas vrai.
    j'ai lu hier Le discours de varoufakis au conseil de ministres, c'est une excellente pièce pour négocier en plus cela a un style que j'ai rarement vu dans un specialiste en finances.
    je ne crois une minute que la faute est que varoufakis ne sait négocier.

    c'est l'autre ministre allemand qui lâche des déclarations négatives à tort et à droit tout le temps , plus les grecs concèdent,il dit que c'est jamais suffisant à la fin. il a même sorti une blague humiliante: j'échange la Grèce pour puerto rico, comme un gros colonisateur qu'il pense entre. il n'est pas le propriétaire de l'EU ni de la grâce.
    la surenchère l'allemande est la coupable. on ne peut valider un accord avant le referedum et ne plus le trouver valable après.
    il n'y a pas de négociation avec des gens qui ont un mauvais caractère.
    il a sorti un plan bidouillé pour sortir la Grèce de l'euro
    le dessin du crippled n'est pas un accord depuis le tout début.
    c'est buter la Grèce hors de l'Europe.
    sans compter que Merkel n'a aucun lidership.
    c'est comme voir macron donner des ordres à Hollande.
    le même accord qu'ils ont forcé à la Grèce, maintenant c'est refusé.

    hier, Poutine, à fait un execellent discours sur la situation grecque, as usual.
    il a pointé du doigt les responsabilités des liders européens sur la situation de la,Grèce.

  • le gros pb. avec varoufakis s'appelle male jealousy, il a une aura sexy de rebel et cela
    fait une grande popularité entre autres, parmi les files. en plus, il a un cerveau, ce que gate rien a l'ensemble.

    a comparer avec les autres ministres, hahaha
    la Palme d'or est le min fin staubb, avec les lunettes et ses cravates, pauvre ... le poisson clown de Disney.
    hors concours : le German.

  • Merkel serait sur la ligne dure, et Hollande pour la conciliation

    Si ça se joue la dessus, ça va laisser des traces

  • http://www.euractiv.fr/energie/la-grece-est-assise-sur-une-imme-news-515192
    Voilà qui pourrait donner des idées à certains pour voler au secours de la Grèce ou la mettre à genoux
    Sur Varoufakis total accord avec Adriana , sexy , rebelle et intelligent , voir son article dans le Guardian

  • Le pb est qu'aucun Etat n'est obligé d’être dans l'euro, ni dans l'Union européenne non plus. Le principe de l'euro c'est une monnaie puissante car elle regroupe du monde, et les Etats qui rejoignent l'euro s'engage a respecter des règles de gestion, de contrôle, de transparence et d'action commune.

    pas du tout d'accord.
    il y a les traités signés par les états. c'est pas n'importe quoi, c'est un contrat. et comme les
    contrats il faut les respecter juridiquement.
    d'ailleurs , ils ne peuvent pas mettre à la porte la Grèce.

  • nous avons un bon goût, nous les filles , nest-ce pas MG? ;)
    j'ai une place de ministre de finances ici pour lui, s'il le veut. hahahaha

  • http://www.les-crises.fr/derriere-le-refus-allemand-daccorder-un-allegement-de-la-dette-grecque-par-yanis-varoufakis/

  • d'ailleurs sa voix sexy en train de parler le grec....

  • voilà ce que l'acharnement allemand sur un pays plus faible à réussi à produire, beacoup
    de monde soutien la Grèce:

    Captain Scott Kelly, who is spending a year on the ISS, tweeted a picture of Athens
    and his best wishes. 12.37pm 07:37 — Scott Kelly (@StationCDRKelly) July 12, 2015 #Athens, #Greece, #GoodMorning from @Space_Station

  • La Russie envisage de livrer directement des combustibles à la Grèce.
    Sacrée partie de billard à x bandes in fine


    http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/5228-grece-russie-envisage-livrer-directement-combustibles.html

  • Il fallait nommer le beau gosse aux affaires étrangères, gardien de l'indépendance du pays.

    Mais comme négociateur, erreur fatale de casting. D'ailleurs, Tsipras l'a viré.

  • Il y a deux problèmes qui ont été bien vus, c'est les faux comptes faits par Goldman Sachs à l'origine, et le premier plan d'aide, où UE/BCE ont preté XXL... pour aider les banques préteuses qui étaient dans le rouge, sans que l'argent ne bénéficie au peuple.

    Là, j'ai un peu de peine à comprendre pourquoi le gvt grec n'a pas foncé. C'est un terrain favorable, responsable, et il n'a pas à s'en occuper lui-même, il lui suffit de mandater un cabinet d'avocats.

    Alors, si le fan club de Yanis peut lui passer les coordonnées du bureau, on est au taquet !

  • Ca a du beaucoup discuter en coulisse

    Tsipras et Juncker se font prendre en photo en posture cool et amicale

    Hypothèse : le deal serait que le Parlement grec vote les lois dans les jours qui viennent, et après on se retrouve pour la signature du plan

    A ce moment, s'il y a refus, ce sera imputé à Merkel. La Grèce partirait en vrille qq temps, avec des banques en faillite, et les scènes de misère tourneraient en boucle, entièrement négative pour Merkel

    S'il a Grexit, Poutine fera la nécessaire comme grand frère, et direction blocage de l'OTAN... A prévoir dans quelques mois une place Syntagma devenue place Maidan bis...

  • je suis déjà en contact avec lui . ;)

  • Les filles préfèrent les bad boys. ☺☺☺

  • On vire Macron, on prend Varoufakis, et la France donne le statut de réfugiée politique à Adriana

  • je prends les deux, :))
    et je reste où je suis, j'aime pas être commandée par Merkel et ses règles puritaines de
    punition.
    (pas besoin de statut , je suis déjà française , ça fait un bail)

  • depuis 2001 , signée par chichirac.
    donc je suis french junior . lololol

  • Comme il nous arrive de critiquer Hollande (...), j'ai l'impression qu'il joue très bien sur cette affaire grecque

  • L'Allemagne "a porté un coup sévère et ébranlé l'Europe" avec la crise grecque, a accusé dimanche l'économiste Joseph Stiglitz qui s'exprimait avant la Conférence sur le financement du développement qui s'ouvre lundi à Addis-Abeba (Ethiopie). "Vous ne pouvez pas gérer une zone euro sans un minimum de solidarité. (Cette crise) sape complétement la vision commune et la solidarité européenne. C'est un désastre", a confié l'ancien chef économiste de la Banque Mondiale et prix Nobel d'économie, jugeant qu'il serait "déraisonnable" que les négociations en cours à Bruxelles aboutissent à demander "encore davantage" à la Grèce.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021202752090-en-direct-le-sommet-europeen-et-annule-1136610.php?OC7H3VBlhRv6ELb2.99

  • http://georgio77.over-blog.org/article-la-crise-financiere-de-la-grece-99427545.html

    Macron ? Beurk!!!!!

  • Voici la position de l'eurogroupe ce soir 20 H

    Comme préalable, une série de mesures à adopter avant le 15 juillet

    Ensuite, un programme révisé

    - réformes accentuée du système des retraites et de la législation commerciale et sociale
    - privatisation du réseau électrique,
    - renforcement du secteur financier
    - large programme de privatisation,
    - réforme de l'administration grecque
    - amélioration des méthodes de travail avec les institutions créancières (BCE, FMI et la zone euro).

    A la clé, un plan d'aide entre 82 et 86 milliards d'euros.

  • C'est vrai pour Hollande, il faut reconnaitre.

    Ceci dit pour être méchant, il faut dire qu'il a eu le temps de s'entrainer à la manœuvre en eaux troubles ; 11 ans à la tête du PS ...
    (Ça doit être la même chose dans d'autres formations politiques que le PS ...)

  • C'est chaud

    The Associated Press
    Greek government wants deal with creditors at summit to avoid bank meltdown

  • L'Eurogroupe veut imposer le recours à un Fonds au Luxembourg qui gérerait les privatisations.

    Ce serait une mise sous tutelle des actifs grecs

  • Crapules !

  • http://georgio77.over-blog.org/article-la-crise-financiere-de-la-grece-99427545.html

    Macron ? Beurk!!!!!

    Écrit par : MG | 12/07/2015
    Good boy le matin, bad boy le soir. ;)
    néolibéral le matin, marxiste le soir.
    cela fait le chemin du milieu comme prédit boudah.

  • eh oh, eh oh c'est chaud.

    pauvre grecs, sont embarqués dans un rêve et n'ont que le cauchemar.

  • l'eurogroupe va étriper ces veaux, jusqu'au dernier centime.
    ils vont trimmer pendant des décennies, heureusement , je vis ailleurs qu'en europe.

  • pour mettre de l'huile dans l'incendie.

    12Juil2015
    « On assiste à la 3e autodestruction de l’Europe sous direction allemande », par Emmanuel Todd


    http://www.les-crises.fr/on-assiste-a-la-3e-autodestruction-de-leurope-sous-direction-allemande-par-emmanuel-todd/

  • vous voulez un modèle d'ordure?
    eh bien, nous avons produit que pour vous.
    il a la résistance, les moyens et ça peut durer toute votre vie,
    vous n'allez pas être déçu.

    Incidentally, our readers flag up that the organisation which could take control of
    €50bn of “valuable Greek assets” is linked to none other than Wolfgang Schäuble
    himself.

  • Tsipras ,
    sortez de l'Europe, sont des ordures
    y'a une vie ailleurs

  • le Guardian résume ce soir

    European leaders have confronted the Greek government with a draconian package of austerity measures entailing a surrender of fiscal sovereignty as the price of avoiding financial collapse and being ejected from the single currency bloc.

  • Le plan c'est 25 milliards de suite, ce qui veut dire que si ces sommes ne sont pas pretées, une bonne série de banques va faire faillite.

  • Hollande « la France va tout faire pour trouver un accord permettant à la Grèce de rester dans la zone euro »

    Merkel « il n’y aura pas d’accord à n’importe quel prix, et dans cette négociation, la valeur la plus importante, à savoir la confiance et la fiabilité, a été perdue ».

  • plus je lis sur ce drame, plus je suis écœurée , c'est immoral
    voilà ce que dit krugmann sur les dernières conditions imposées à la Grèce.

    Suppose you consider Tsipras an incompetent twerp. Suppose you dearly
    want to see Syriza out of power. Suppose, even, that you welcome the
    prospect of pushing those annoying Greeks out of the euro. Even if all of that is true, this Eurogroup list of demands is madness. The trending hashtag ThisIsACoup is exactly right. This goes beyond harsh into pure vindictiveness, complete destruction of national sovereignty, and no
    hope of relief. It is, presumably, meant to be an offer Greece can’t accept; but
    even so, it’s a grotesque betrayal of everything the European project was
    supposed to stand for.


    cela va plus loin que des conditions dures , c'est pure vengeance , complète destruction de la soveraineté nationale, sans espoir d'amélioration. c'est fait pour que la Grèce ne puisse pas accepter, mais même cela, c'est une trahison grotesque de tout ce qu'on supose le projet européen soutenait.
    voilà le message que les maîtres du monde envoient: soumettez -vous a nos diktats sinon vous serez les prochains.
    au lieu de démocratie, solidarité qu'ils nous gavent
    voilà les vrai valeurs dévoilés: la domination par la terreur économique.

    j'espere de tout mon cœur que Tsipras n'accepte pas cela.

  • les 50milliards d'euro que le vautour schauble veut , c'est peut êtrele transfert des réserves en or que la Grèce possède vers le Luxembourg.
    j'ai lu que les grecs avaient une réserve importante.

  • 111 tonnes d'or selon qqes sites en 2012.

    http://www.loretlargent.info/or/fiche-pays-grecs-l%E2%80%99or/5221/

    Mettre en dépôt les réserves d’or pour rembourser la dette ?

    Athènes ne veut pas entendre parler de cette solution et a bien raison. Se voir confisquer, voire vendre ses réserves d’or signifierait pour la Grèce perdre ses dernières garanties. Les stocks d’or de la Banque de Grèce sont bien réels et tangibles, ils garantissent sa souveraineté et son indépendance. C’est grâce à ses réserves d’or que la Grèce garde la confiance que les banques et les agences de notation daignent encore lui accorder et ne sombre pas définitivement dans la spirale de l’endettement.

    je ne doute pas qu'est les allemands veulent mettre la main sur cela aussi une deuxième fois.

  • un Tsipras ne voulait pas toucher aux retraites, ni baisser les vat des îles,maintenant il lâche sur tout et prend en plus :50milliard confiqué comme trésor de guerre allemand.

  • On verra comment se propagera l'onde de choc de tout cela.
    Dans quelques mois, années ...
    Elle a raison Merkel ; la confiance est ébranlée ...
    Peut-être pas dans le sens qu'elle croit cependant.

  • Tsipras s'est tiré une balle dans le pied en sortant du chapeau son referendum à la con. Maintenant, il peut le tailler en pointe et s'asseoir dessus.

  • La zone euro a décidé à l'unanimité d'entamer des négociations en vue d'accorder un troisième plan d'aide à la Grèce, qui risquait sinon une sortie de l'Union monétaire, a annoncé lundi matin le président du Conseil européen, Donald Tusk.

    "Le sommet de la zone euro a trouvé un accord à l'unanimité. Sommes tous prêts pour un programme d'aide pour la Grèce via le Mécanisme européen de stabilité(MES), avec des réformes sérieuses et un soutien financier", a indiqué M. Tusk sur son compte Twitter, après quelque dix-sept heures de négociations marathon

  • Ce que l'on apprend avec ces négociations de ce WE, c'est qu'en fait Tsipras n'avait aucun plan alternatif crédible. Aucun...

    Tout donne l’impression qu'il était maintenant trop tard pour s'engager sur un plan : sortie de l'euro négociée calmement (Même les allemands étaient d'accord et auraient facilité !), dévaluation XXXL de la monnaie, aide de pays amis et autres. Il aurait fallu le faire à froid, mais là, si Tsipras capitule, c'est que le fait était aujourd’hui la faillite de grandes banques, et là, tout s'écroule.

    En définitive, il accepte donc tout ce que voulait l'Eurogroupe,... plus des mesures de contraintes assez humiliantes, car il a trop dit lors du référendum que le peuple grec serait libre de son destin, donc ferait ce qu'il veut et autres salades. Que rien n'arreterait la démocratie...

    Attendons d'avoir plus d'infos, mais quand même il est assez clair qu'en organisant le référendum - qui s'est clairement prononcé contre ces mesures - il fait subir une humiliation directement à la souveraineté grecque. En huit jours ! Ca va laisser des traces terribles, et pas qu'en Grèce

  • Le gvt grec avait pris de savants conseillers, dont le fameux Pigasse, la banquier de la gauche riche, moderne et détendue...

    On voit le résultat !

  • Le caviar dans la moussaka, ça ne le fait pas.
    La gauche riche, moderne et détendue ; infiltrée de partout.

    Je crains le pire en terme de retombées nationalistes.
    Va peut-être falloir prendre langue avec certains souverainistes ; prophylaxie de la peste oblige.

    Peut-être ; ne veut pas dire obligé.

  • encore une fois les grecs vont payer pour les banques.

    urogroup president Jeroen Dijsselbloem tells the press conference
    that €50bn of Greek assets will be transferred to a new fund. That fund will contribute to the recapitalisation of Greek banks.

    et voilà, comme grece est devenue une colonie allemande.
    imagine c'est qui a souffert les africains sous la coupe allemande.

    deuxième partie: comment vont réagir les grecs ?après les avoir dit no more austerity , il vient avec le pire accord de tous.
    fin de la carrière politique , fin de syriza.

    prochaine colonie: Italie.

  • Cette affaire est une catastrophe politique

    Elle montre la logique purement financière de l'Eurogroupe, et le peuple grec qui avait osé dire non dimanche dernier reçoit en punition d’être placé sous tutelle de facto

    Syriza ce n'était que des mots, mais des mots qui ouvrent un séisme car la seule alternative à l'Europe de l'argent, c'est l'extreme droite

  • Et les abrutis qui offrent ce boulevard au FN vont nous culpabiliser demain sur le thème "tu dois faire barrage au FN en votant pour moi"

  • Syriza, en chansson: " c'est la faute et la responsabilité des banques"

    Oki. Mais où est le début d'un procès ?

    Minables

  • Et maintenant, Hollande qui se la joue "je suis le de Gaulle de l'Europe"...

    Il croyait opposer, mais ils n'ont rien gagné,et la purge adressée au peuple grec par Merkel Shauble est un message direct à la France et l'Espagne qui ne tiennent pas leur dette

  • Voilà la victoire du négociateur Hollande... Il n'y a plus de pouvoir en Grece

    selon Le Monde

    L’accord inclut :
    Une liste de mesures drastiques, dont au moins quatre doivent être approuvées d’ici au mercredi 15 juillet par le Parlement :
    une réforme de la TVA,
    une réforme fiscale,
    des mesures pour améliorer la « durabilité » du système des retraites en vue d’une plus vaste réforme de ce dernier,
    la garantie de l’indépendance de l’Elstat, l’organisme des statistiques grec,
    le respect plein et entier des dispositions de différents traités européens, en particulier en mettant en place des mesures des coupes quasi automatiques dans les dépenses en cas d’excès budgétaire.

    De plus, avant le 22 juillet, les Grecs devront :
    adopter un « Code de procédure civile » dont l’ambition sera d’accélérer le système de justice civile en vue d’en réduire les coûts,
    transposer dans leur législation la directive européenne sur le redressement et la résolution des crises bancaires (appelée « BRRD »).

    Enfin, à terme, Athènes devra renforcer ses propositions de réforme, présentée juste avant le week-end de négociations, pour mieux prendre en compte la « forte dégradation de son économie ». Cela implique :
    une réforme des retraites,
    une réforme de la réglementation commerciale en conformité avec les recommandations de l’OCDE (incluant par exemple une législation sur le travail du dimanche, sur les périodes de soldes, etc.),
    la privatisation du système de distribution de l’électricité,
    une réforme du marché du travail,
    un renforcement du secteur financier.

    La dureté de ces exigences européennes heurtait jusqu’aux fonctionnaires européens qui participaient aux négociations. Un « catalogue des horreurs », estimait pour sa part le magazine allemand Der Spiegel.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/13/crise-grecque-un-accord-unanime-trouve_4681077_3234.html#v6KSEippZJCfG71L.99

  • Ca date d'une semaine... La démocratie bafouée, humiliée

    http://www.challenges.fr/europe/20150705.CHA7617/grece-alexis-tsipras-exhorte-son-peuple-a-prendre-son-destin-en-main.html

  • je ne comprends tirs pas ce volte face de Tsipras.
    peut être c'est dans l'explication de la démission de varoufakis.
    je crois Que varoufakis voulait grexit, et il a même parlé de monnaie électronique
    comme les californiens. Tsipras ne le voulait pas.
    c'est ne pas pour rien que les communistes n'ont pas soutenu Tsipras.
    ils avaient raison.

    bon, les prochaines élections sera l'aube dorée au pouvoir.
    ces mecs sont du lourd.

    la conclusion est que y'a pas de possibilité que cette politique de
    coupe et austérité, et chômage, perte d'acquis travaillistes pour compenser le fait que la monnaie est trop forte pour certaines économies moins compétitives.

    l'Allemagne a fait beacoup d'amis cette semaine.

    Marien le Pen a reçu un bon coup de pouce de Merkel. c'est du pain bénit.

    concernant les valeurs européens , définitivement solidarité n'y est pas.

  • je voudrais savoir comment Melenchon va justifier tous ces agissements
    de son ami Tsipras.
    l' extrême gauche européenne est dans le choc le plus complet.

  • Mélenchonne, la dernière blague de gauche

  • L'accord envisage uniquement le rééchelonnement d'une partie de la dette, et exclut une annulation partielle.

  • selon le vautour schauble c'est contre les règles de UE.
    putain, si j'étais grecque je serais en train de jetter des pierres sur les politiques
    et organisant une résistance dans le maquis.

  • il n'y a pas d'autre solution que par la force

  • je ne comprends pas...je lis tous vos commentaires, ils sont intéressants et m'apportent parfois des infos que je ne connaissais pas mais vous proposez quoi à la place, de mieux, comme sortie de cette crise pour la Grèce ?
    Oui les Grecs abusent des failles de leur système depuis longtemps, Oui l'UE est autant responsable de la crise grecque que les politiques grecs eux-même, oui la démocratie est passée pour un clown au rabais lorsqu'on voit ce que Tsipras "obtient" ce matin après avoir fanfaronné lors du référendum que les Grecs étaient fiers et dignes...Mais quoi ? que faire alors? Sortir la Grèce ? non car ce serait un échec pour tout le monde. Effacer la dette ? au nom de quoi, quand d'autres pays ont su faire les efforts pour remonter la pente? Laisser la Grèce recevoir un TROISIEME plan d'aide de 80 miliards en lui donnant carte blanche pour savoir réformer et rembourser, sans trop s'imiscer, au nom de sa souveraineté ? Vous proposez quoi, Adriana, pour sortir de cette tragédie en sauvant et l'honneur, et la morale, et l'humain, et le fufur de ce magnifique pays, tout en disant aux européens : non vous n'avez pas versé plus de 250 MILLIARDS d'euros à la Grèce depuis 5 ans pour rien. ??? Comment on fait autrement ?

  • Raffinement dans l'humiliation :

    La Grèce devra revoir certaines des mesures adoptées par le gouvernement d'Alexis Tsipras qui sont contraires aux engagements des précédents gouvernements grecs.

    Le peuple n'a pas voté ! Injure à la démocratie...

  • si vous m'avez lu JUJU ,
    j'ai déjà donné la réponse à votre question. sortir de l'euro pour pouvoir reprendre leur souveraineté.
    Le FMI, a déjà conclu que cette dette est impayable,
    qu'il fallait faire une décote de 30% pour qu'ils arrivent à payer le reste.
    et sans croissance , ils peuvent pas payer la dette. ces mesures ne vont pas faire
    démarrer l'economie du pays , ce sont des mesures récessives.
    l'argent donné maintenant va principalement pour payer les dettes , donc
    dans votre épargne et celle des allemands pour une deuxième fois. rien
    pour redémarrer l'economie grecque.
    il n'y a aucun volet que je sache d'investissement.
    et si on tue le débiteur, car il n'aura pas de croissance pour payer la dette, c'est pas trop intelligent n'est-ce pas?
    on va finir dans peu de temps dans la même situation ou pire car l'extrême droite va monter la bas.

    bon si cela ne vous gêne pas que la bas le chômage a atteint 50% chez les jeunes,
    que la mortalité infantile a accru 25% et qu'on a eu 11000 suicides depuis 2010,
    et qu'ils ont aucune condtition de payer cela , que l'argent donné maintenant ne
    va pas au peuple grec mais aux banques, donc, vous pouvez dormir en paix.

    mais , ces conditions imposées aux grecs aujourd'hui, pourront dans un futur proche être les mêmes pour la France, car l'économie Française n'est pas
    compétitive par rapport à celle de l'Allemagne et les dettes françaises et les déficits qui se creusent sont la pour vous montrer la réalité des faits. que faire dans les conditions imposés par Merkel
    couper le budget investissement, tailler dans les acquis sociaux ( déjà en train de faire).
    précariser le travail, vendre votre patrimoine, augumenter l'age de la retraite, toucher aux allocations. toucher au salaire minimum.

    si vous faites partie des 1% les plus riches, alors eh bien, cela ne vous concernerait pas du tout et vous avez raison de demander la tête de ces paresseux grecs qui ne payent pas les dettes.

  • je sais pas si leur parti syriza va voter ces mesures, déjà
    que pour les conditions précédentes, ils ont eu 2 contre et 9
    absents dans leur parti. il va devoir compter avec to potami et nouvelle démocratie pour passer
    cela au parlement.
    cette humiliation va avoir des graves conséquences.
    c'est un truc qu'on ne pardonne pas.
    déjà qu'ils sont très échauffés contre les allemands.

    vous savez, je crois même que la troïka va faire avorter le deal avec POutin.

  • 1/L'Allemagne ; le nouveau problème Européen commence t-il a se dire
    2/Le fonctionnement de l'UE n'a pas à tenir compte des choix démocratiques (dixit Juncker en Janvier, voir le site ''les crises'' où c'est référencé)
    3/ Des traités sont en cours TAFTA et le moins médiatique TISA, certains points auront des conséquences sur la vie de tous les jours de tout le monde.
    Hollande, dès son arrivée voulait aller vite sur TAFTA , pas de chance ; Paris c'est dernièrement mouillé sur les tribunaux d'arbitrage.
    TISA concerne les services, qui seront ouverts à la concurrence d'entreprises privées y compris étrangères
    (éducation, santé, ..., tout. Hormis la défense, les affaires étrangères et la sécurité intérieur)
    Ça sera peut-être mieux, ne lisant pas dans les marcs de café, j'en doute.
    En tout cas les peuples concernés ne seront pas consultés (voir supra)
    La mobilisation contre TAFTA est plus forte en Allemagne qu'en France.

    Les temps qui s'annoncent pourraient être dur.
    La Grèce a fait éclaireur.

  • Non je ne fais pas partie des 1% plus riches, et non je ne veux pas la tête des Grecs, mais je ne crois pas du tout, peutêtre à tort, qu'une sortie (de l'€) de la Grèce soit la moins pire des solutions... je crois au contraire que c'est laisser tourbillonner un pays, seul, avec tout ce qu'il y a d'incertitudes au niveau réformes, investissements (cession du patrimoine et de l'industrie à des pays étrangers...), valeur de devise, pouvoir d'achat et politique (le bout du rouleau pour beaucoup de gens très bien mais désespérés, c'est l'extrême-droite)...
    Bref pour moi ça, ça fait encore plus flipper.
    je trouvais l'histoire du "main dans la main avec les Grecs" plus belle parceque quelquepart, même si mon propos peut paraître bien naïf, on vit là un vrai test : est-ce que l'Europe des fondateurs puis des traités suivants, c'était pas d'être solidaires ? Aussi disciplinés, mais solidaires quand même ? :o)
    C'était Bisounours en direct de HappyLand :o)

  • la vérité sur la démission de varoufakis raconté par lui même.
    il a proposé la réquisition de la banque centrale a athenes pour émettre des iou en euros.
    refusé par Tsipras.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-13/yanis-varoufakis-merkels-control-over-eurogroup-absolute-they-are-beyond-law
    Yanis Varoufakis: "Merkel's Control Over The Eurogroup Is Absolute, They Are Beyond The Law" | Zero Hedge
    Tsipras a été ingénu, il croyait que le referedum était suffisant pour plier merkel.

    Sapir dans un billet dans son blog a proposé la meme chose, la réquisition de la banque centrale à Athènes
    il a tout expliqué sur le procédé.

  • JuJu,
    vous faites des soucis sur leur patrimoine en sortant de l'euro ??
    eh bien, selon l'accord pour rester dans l'UE s devront vendre leur patrimoine à l'auteur de 50 milliards d'euro et , cette argent va être controlé par la troïka.
    au moins en dehors de l'euro ils seraient libres de vendre et CONTRÔLER l'utilisation de cette argent pour démarrer leur économie.
    la drachma en étant dévalorisée allait donner un coup positive dans leur balance de payements ,
    le pays serait attractif pour des investissements extérieurs , leurs produits aussi pour l'exportation. sans compter que soit les américains soit les russes allaient investir et maintenir le pays car très important du point de vue géostratégique.

    eh bien la phrase que Tsipras a dit , le plus grande peur est la peur de soi même, il parait que c'était le cas, il a eu peur de soi même au moment de sa plus grande victoire, le référendum.

  • et vous savez JuJu, concernant votre souci du payment de la dette, après la sortie de l'euro et le retour de la croissance en grece, sachez que pour un pays retourner sur le marché et se financer, il faudrait un moment à l'autre renégocier et payer cette dette pour pouvoir revenir sur le larché.
    mais, ils allaient être en position de négocier de façon juste et aussi en conditions de payer.
    chose qui n'est pas le cas en restant dans l'euro.
    regardez, l'exemple argentin, ils ont négocié et payé leur dette, à part un vulture fond qui a profité pour bloquer tout. mais cça , c'est une autre histoire.

  • http://www.lesoir.be/935532/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2015-07-13/grece-gouvernement-tsipras-va-affronter-sa-premiere-greve

  • Démagogue hors catégorie tellement il retourne sa veste. Hier il fait ses propositions à l'Europe en reprenant ligne pour ligne celles qu'il disait ne pas vouloir accepter d'où son référendum. Aujourd'hui, après avoir signé il dit que cet accord il n'y croit pas (donc qu'il ne va pas le respecter) pour le faire voter au parlement grec. Mais il a quoi dans la tête ce type? Et dire que Mélenchon ne cesse de dire que Tsipras est le sauveur de l'Europe... Il devrait se laver les yeux le Jean-Luc...

Les commentaires sont fermés.

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