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Peut-on faire confiance à ceux qui ont fait tant de mal au pays pour le redresser ?

Dimanche soir, le FN fêtera des résultats électoraux toujours en hausse,… et on verra les politiques – qui sont les responsables de cette déliquescence – nous expliquer doctement que maintenant ils vont redresser la barre. Non, il est impossible de leur faire confiance, et leur prétention est d’une insupportable irresponsabilité. De tous côtés, ils ont perdu : ce sont des gens du passé, dépassés… Ils ne comprennent pas le pays. Qu’ils dégagent.3344354816.jpg

François Hollande a été élu en mai 2012, sans enthousiasme, mais un mandat clair : combattre le chômage, qui mine la société ; redresser l’endettement de la France car cette dette, qui nous place sous la tutelle des banques, est un fardeau pour nos enfants ; mettre fin aux dérives de Sarkozy en matière de droits et libertés.

Les premiers pas du gouvernement avaient montré qu’il n’y aurait pas de rupture, et que le risque était de voir l’odieux discours moral de la Gauche utilisé pour aller plus loin que n’oserait le faire la Droite.

À ce jour, le bilan est clair.

1/ C’est un échec patent pour le dossier numéro un c’est-à-dire l’emploi. En cette fin du troisième trimestre 2015, le taux de chômage atteint 10,6 % de la population active, soit 3 millions de personnes, en accroissement constant depuis trois ans. Aucune perspective de redressement, dans un modèle économique fondé sur la croissance, croissance qui reste atone.

2/ S’agissant de la dette publique française, c’est une pure catastrophe. Cette dette représentait 16 % du PIB en 1974. Elle est passée en 1995 à 55 %, puis à 67% en 2005, 90 % en 2012, 95 % en 2014, et 97,6% en mi-2015. Le chiffre va s’amplifier, car au prétexte du « pacte de sécurité » la France renonce à ses engagements économiques internationaux.

3/ Sur le plan des libertés, le constat est que Hollande est allé plus loin que Sarko dans les atteintes aux droits fondamentaux. Sur le plan international, la France viole la résolution du Conseil de sécurité en bombardant en Syrie, et Hollande a été le seul chef d’État du monde à soutenir Netanyahou pour l’agression militaire criminelle contre la population de Gaza en juillet 2014. Sur le plan interne, le bilan est carbonisé : la persécution des Roms « qui ont vocation à rentrer chez eux », la fermeture des frontières aux réfugiés, la misère endémique pour les étrangers à Calais, l’interdiction de manifestations pour la Palestine, la loi sur le renseignement, les déchéances de nationalité… la liste est longue, et elle avait commencé par les renoncements à modifier les lois pénales de Sarko.

JG-PDP-B.JPGMais le pire est cet état d’urgence, combiné à la suspension de la Convention européenne des droits de l’homme, rendue inefficace pour toutes les questions sensibles. Nous pouvions vivre sereins en attendant les lois liberticides d’un pouvoir autoritaire – quel qu’il soit : PS, Les Rep, ou FN – car la France, État de droit, se plaçait sous l’autorité d’une juridiction internationale, la Cour européenne des droits de l’homme. L’histoire nous a appris qu’un pays démocratique peut se laisser aveugler, et adopter des lois contraires aux droits fondamentaux, d’où la garantie essentielle du contrôle international.

Or, en un discours, Hollande a fracassé cette protection : il va désormais suffire d’invoquer le combat contre Daech - qui va durer des années - pour se placer sous le régime de l'état d'urgence, porter des atteintes aux droits des populations les plus vulnérables, et avec la perte d'un recours effectif en droit européen.

Ainsi, qu’il s’agisse du chômage, de l’endettement, des droits fondamentaux, le bilan du gouvernement socialiste est une catastrophe. Et s'ajoute l'importation du terrorisme. El Blanco la semaine dernière expliquait qu’il fallait reconstruire des pans entiers de la République. Donc acte sur le constat,… mais une question : comment imaginer que l’on puisse confier cette reconstruction à ceux qui ont exercé le pouvoir ces vingt dernières années, et qui sont eux les responsables de la destruction ? Ce serait l’histoire d’un médecin, passé à côté du diagnostic, n’ayant prescrit que de la poudre de perlimpinpin, et qui devant la découverte d’une aggravation de l’état de santé, soutient qu’il est le plus compétent pour l’opération chirurgicale… On lui demanderait simplement de dégager.

Dimanche ce sont les régionales, et si vous avez un candidat sympathique, ayant réuni une équipe honnête, surtout n’hésitez pas.

Mais ensuite, vont commencer les choses sérieuses, avec un vrai cas de conscience pour nous citoyens : impossible de confier l’avenir du pays à ceux qui l’ont amené si bas, et impossible de s’en remettre à la SARL Le Pen, et son programme d’enfermement et de « purification » de la France. Voter pour faire barrage au pire, et se retrouver avec le PS qui adopte les propositions du FN, c'est non.

Aussi, et pour être clair, y aura-t-il une autre solution que l’abstention ? En l’état, je ne vois pas laquelle. Mais ce ne sera pas l’inaction : penser une doctrine, agir par le social, défendre les droits… mais voter pour « le moins pire », c’est fini. Ils sont prisonniers de leur passé, et nous devons construire l’avenir sans eux.

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Commentaires

  • Oui, nous en sommes là. C'est exactement ça. Il fut un temps, on aurait ajouté « révolu-tionnaire » : Abstention révolutionnaire, ça avait le mérite de dire clairement ce que ça voulait dire, mais même ça, ça nous a été enlevé de la bouche.
    Qu'importe, nous ferons contre mauvaise fortune bon cœur, n'est-ce pas !

  • Ca m'aurait étonné que Flanby n'exploite pas cyniquement les attentats pour laisser flotter les rubans sur des réformes pourtant indispensables. Ce type est un gros caca.

  • L'abstention est la solution, on le sait, mais les quelques électeurs facilement influençables qui penchaient pour l'abstention ont été une nouvelle fois berné par les tactiques politiciennes des uns et des autres en marge des attentats qui ont fait passer le vote pour une résistance au terrorisme.

    Ils me font vomir.

  • Le descendant de Louis XIV par la branche cadette, des Bourbons d'Espagne, est banquier, catholique et n'a pas l'air incompétent. Les lois fondamentales du Royaume, bien qu'abolies à tort par le terrorisme révolutionnaire, lui donnent droit de rétablir ce système, et une monarchie constitutionnelle, qui consulterait le peuple toujours souverain, n'est évidemment pas le mal absolu, ou la tyrannie d'un seul. Il faudrait songer à revenir à un système qui a fait ses preuves et où les singeries des élections quinquennales sont remplacées par l'éducation attentive du Dauphin. Cela nous libérerait du joug des lobbies, des fausses promesses et d'une certaine tyrannie de l'opinion, qui a bien moins le sens du bien commun qu'une personne sage, instruite et responsable qui n'a pas été formatée à l'ENA.
    Louis XX connaît d'ailleurs un franc succès sur les réseaux sociaux.

  • Ce ne sont pas les milieux politiques actuels qui nous affranchiront ni de la tutelle américaine, ni de celle de la franc-maçonnerie, dont le projet commun est peu intéressant (suppression de la religion en général, abolition des identités nationales remplacées par un citoyen mondialiste acquis à la seule consommation de biens matériels, dictature de la pensée et des désirs par l'acquisition des médias et des grands groupes). Ceci est encore assez loin d'une carricature !

  • Plutôt que l'abstention qui est citée, mais non comptabilisée, il vaut mieux voter BLANC ou NUL ! qui sont eux bien comptabilisés dans les votes, et qui expriment autre chose que le fait de ne pas avoir voté (ce qui peut être pour des raisons parfaitement divergentes de l'élection)

  • Quand on n'aime pas la démocratie ,autant regarder ce qu'il se passe dans les pays ou il n'y a pas d'élections ,ou alors truquées.
    CAILLIAU
    La monarchie n'est que la consécration des inégalités, sous l'angle purement biologique de l'hérédité .C e qui nous a donné une collection de rois crétins , sanguinaires, voire cinglés. A titre purement décoratif comme en Angleterre ,ça coûte horriblement cher et ça justifie une société de classes étanche. En Espagne le Bourbon n'a aucune légitimité et son père s'est scandaleusement enrichi en copinant avec les Saoudiens,.

  • Quand on n'aime pas la démocratie ,autant regarder ce qu'il se passe dans les pays ou il n'y a pas d'élections ,ou alors truquées.
    CAILLIAU
    La monarchie n'est que la consécration des inégalités, sous l'angle purement biologique de l'hérédité .C e qui nous a donné une collection de rois crétins , sanguinaires, voire cinglés. A titre purement décoratif comme en Angleterre ,ça coûte horriblement cher et ça justifie une société de classes étanche. En Espagne le Bourbon n'a aucune légitimité et son père s'est scandaleusement enrichi en copinant avec les Saoudiens,.

  • Platini, Sarko et le (si sympathique) Qatar direction poubelle

    http://www.lemonde.fr/football/article/2015/12/05/le-dejeuner-a-l-elysee-qui-a-conduit-le-mondial-au-qatar_4825303_1616938.html

    Et, avec la larme à l'oeil pour les victimes de Daech dans le monde, le monde admirera la morale coupe du Monde au Qatar...

    Nos dirigeants sont INCONSCIENTS (au sens psychanalytique du terme)

  • Humbert, l'abstention aussi est comptabilisé !!! Le vote blanc n'a aucune valeur dans le suffrage, il vaut rien, peanut, il est juste un chiffre qui ne fais absolument pas pencher la balance. Avec plus de 50% de votes blancs, un manche à balais pourrait quand même être élu alors que ça veut dire que le peuple ne veut pas des candidats qui sont présentés.
    Quand on écoute les politicards, on se rend compte que ce dont ils ont le plus peur, c'est l'abstention. On comprend par là qu'une forte abstention signifie pour les politiciens et les partis que les français ne veulent pas d'eux, ni de ce système pourri.
    Gilles a déjà fort bien décrit cette mascarade qu'est le suffrage à deux tours. Ceci doit être changé impérativement.

  • MG,
    on ne peut pas limiter la démocratie au vote, entendu par la culpabilisation de l'électeur

    1/ On vote pour quel système? la focalisation sur la présidentielle est dramatique sur le plan démocratique. Tout passe par un homme ... Qui peut l'admettre. Donc, on change la constitution, et on votera après

    2/ Citoyen, c'est participer à la règle commune, et ça ne se limite pas à voter une fois tous les cinq ans. C'est toute l'oeuvre des groupes politiques, des syndicats, des particuliers, qui agissent politiquement et socialement, et aussi font la jurisprudence devant les tribunaux. Drame avec Hollande qui a suspendu l'application de la Convention EDH...

  • Nos dirigeants nous poussent depuis des décennies vers le gouffre :

    http://www.emphasisonanalysis.com/news/2015/12/5/jean-franois-bayart-la-france-est-drogue-largent-des-ptromonarchies

    Je me demande vraiment qu'est ce qu'on peut faire? Au niveau national ou local c'est verrouillé par les grands partis et leurs bureaux politiques. Si on souhaite s'impliquer dans la vie politique de notre ville on est obligé de se compromettre et adhérer à des partis qui ont aucun projet progressiste.

    Difficile de se dire que notre vote est utile dans de telles conditions...

  • le seul acte utile devant la violence étatique légitime c'est la violence citoyenne illégitime
    il y a des pourceaux engraissés dans l'auge républiconne et démocratik qui se préparent des réveils brutaux.....fallait peut être y penser avant , les bougres !

  • Abstention en 2010 : 53%
    Abstention en 2015 : 49%

    On est pas prêt de se débarrasser de ces pourritures...

  • mais si mais si , ils commencent à piger
    vous les entendez pas couiner ?

Les commentaires sont fermés.

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