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Etat d’urgence : De premiers bilans pitoyables

Dénoncé dès l’origine comme un abus, car l’état du droit existant ne justifiait en rien d’entrer dans ce régime d’exeption, l’état d’urgence devrait être levé depuis longtemps : l’état de droit est fort, car il repose sur le ciment des libertés, et la remise en cause institutionnelle de l’état de droit qu’est l’état d’urgence est une erreur fondamentale, et le consensus qui a suivi l’adoption de cette mesure est une défaite collective de la pensée.

Mais en plus, l’état d’urgence n’apporte aucun résultat tangible dans la lutte contre les réseaux terroristes, car le gouvernement est totalement à côté de la plaque dans ses analyses. En cherchant ce qui n’existe pas… il ne trouve rien, ce que montrent les premiers bilans.

Je reproduis ici un bilan très complet fait par Libération, et au préalable, je vous invite à litre sur le site du Monde cette incroyable histoire des mesures prises contre un « salafiste catholique »… Etre obligé de justifier de sa religion pour retrouver ses libertés… Une catastrophe signée par la SFIO.

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«Libération» dresse un premier bilan – entre perquisitions, assignations à résidence abusives, manifestations interdites, ciblage des militants… – de cette mesure décrétée dès le soir des attentats du 13 Novembre, puis prolongée pour trois mois.

L'état d'urgence, un mois après

Le 13 novembre au soir, quelques minutes avant minuit, au moment où des attentats ensanglantent Paris et Saint-Denis, le président de la République, François Hollande, décrète l’état d’urgence. Ce dernier élargit sensiblement les pouvoirs des préfets de police, qui peuvent notamment procéder à des perquisitions nuit et jour sans autorisation d’un juge. Ils peuvent aussi établir un couvre-feu, prononcer des interdictions de séjour et des assignations à résidence, et interdire les rassemblements sur la voie publique, comme les manifestations.

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Un mois plus tard, et alors que cet état d’urgence a été prolongé pour trois mois – jusqu’à fin février –, quel en est le bilan ?

Des nombres

Le ministère de l’Intérieur publie régulièrement un bilan des perquisitions administratives effectuées dans le cadre de l’état d’urgence. Selon le dernier bilan, daté du mardi 15 décembre, ont été effectuées depuis le 13 novembre :

- 2 700 perquisitions administratives

- 360 assignations à résidence

- 34 personnes interpellées, dont 287 placées en garde à vue

- 431 armes saisies, dont 41 «armes de guerre»

Le tout pour un total de deux enquêtes préliminaires ouvertes. La Place Beauvau ne donne aucun détail par département. La presse locale, en revanche, se fait souvent l’écho des perquisitions. La Quadrature du Net a ouvert un Wiki collaboratif quasi exhaustif des articles parus, notamment dans la presse quotidienne régionale (PQR).

Perquisitions à tout va

«Chou blanc» : c’est le mot qui revient régulièrement dans la presse locale quand elle rapporte des perquisitions nocturnes. A Nancy (Meurthe-et-Moselle), par exemple, dans la soirée du 20 novembre, un homme soupçonné d’avoir des liens avec les milieux islamistes radicaux a été perquisitionné, sans que les gendarmes découvrent quoi que ce soit chez lui ou dans le box attenant à son domicile, ni dans ses ordinateurs ou ses téléphones, rapportait l’Est Républicain. Un cas d’une terrible banalité, pris quasiment au hasard, tant ils sont nombreux.

«On ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là. Le principe de ces perquisitions, c’est de taper large», admettait le 23 novembre un préfet à Libération. L’état d’urgence «permet d’aller voir chez des dealers repérés depuis longtemps», reconnaissait quelques jours plus tard un agent de la brigade des stupéfiants. Des dealers, et pas seulement : dans le cadre de la COP 21, ont été particulièrement visés les militants écologistes (nous y revenons plus bas), mais aussi principalement musulmans, dont les éventuels liens avec les milieux jihadistes étaient loin d’être avérés. Plusieurs individus perquisitionnés affirment pratiquer un islam modéré et dénoncent fermement les attentats du 13 Novembre, comme cet homme, trésorier d’une association musulmane et éducateur sportif dans la Sarthe. Dans certains cas, comme celui de ce sexagénaire d’origine marocaine placé en garde à vuepour une soi-disant photo de la préfecture d’Arras, le délit de faciès semble évident.

On ne compte plus non plus les articles qui relatent, photos à l’appui, les dégâts matériels causés par les opérations de police : portes défoncées, meubles renversés, matelas tailladés ou même ampoules cassées. Le 2 décembre, un article de Rue89 Strasbourg relatait qu’une descente de police chez un Strasbourgeois de 80 ans avait rendu son appartement inhabitable. L’homme était visé parce que deux membres de sa famille avaient été contrôlés au faciès, transportant du bicarbonate de sodium, que les autorités ont pris pour de la drogue… Là encore, le cas est loin d’être exceptionnel. «Le serrurier nous l’a bien dit : "En ce moment, on n’arrête pas !"» racontait le 9 décembre au Monde.fr une femme visée par une perquisition, alors, une nouvelle fois, que rien ne pouvait être retenu contre elle.

Il n’y a pas que des domiciles : des mosquées, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Brest (Finistère) ou encore Montpellier (Hérault), mais aussi des associations musulmanes ainsi que des restaurants-kebab ou des établissements halal sont aussi concernés. A Pontarlier (Doubs), la police a certes trouvé dans un restaurant-kebab quelques grammes de shit et une petite arme de poing. Mais le propriétaire, loin d’être proche des terroristes, pratiquait le tir sportif… et distribuait des tracts contre l’Etat islamique dans son établissement. Le soir du samedi 21 novembre, une quarantaine de policiers ont débarqué au Pepper Grill de Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise, fouillant l’établissement halal à la recherche d’une «salle de prière clandestine»… qui ne l’était pas.

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Insultes et violences

Plusieurs personnes visées par des perquisitions racontent aussi avoir été victimes de violences, mises à genou, allongés au sol, voire menacées d’une arme, et avoir subi des humiliations et des remarques islamophobes ou sexistes. «C’est du gâchis [de porter le voile]. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée», se serait entendu dire lors d’une perquisition une jeune pensionnaire d’un foyer pour femmes à Argenteuil. Dans le XIXarrondissement de Paris, un homme de 73 ans a été blessé à l’arcade sourcilière, aux jambes et à l’abdomen lors de la perquisition du domicile de son fils. A Nice, c’est une fillette de 6 ans qui a été blessée à la tête par des éclats de bois lors d’une perquisition du Raid. Magnanime, la police a admis «une erreur rare», rapporte Nice Matin.

Sur Rue89, un article a beaucoup circulé : une succession de témoignages de violences policières, d’abord sur un homme dans la rue Affre, dans le XVIIIe, puis sur un couple qui est intervenu, et a été interpellé au motif que les policiers l’ont entendu dire «Daech».

Autre manifestation de l’arbitraire policier qui ne passe pas : les menottes, utilisées très couramment à des fins «préventives» alors que le code de procédure pénale ne prévoit d’y recourir que si l’individu concerné est «considéré soit comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, soit comme susceptible de tenter de prendre la fuite», rappelle leMonde.fr.

Le 25 novembre, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a adressé une circulaire à l’ensemble des préfets pour leur rappeler que les perquisitions administratives doivent être effectuées «dans le respect du droit».

Assignations à résidence

Plusieurs centaines d’assignations à résidence, qui s’accompagnent généralement de l’obligation d’aller pointer plusieurs fois par jour au poste de police, ont également été prononcées. Là aussi, sont souvent visées des personnes soupçonnées de «radicalisation» sans que rien de concret ne soit produit contre elles. Libération a recueilli les témoignages de plusieurs assignés à résidence, dont, par exemple, Ahmed (son prénom a été modifié), bagagiste de Roissy qui a dû s’engager dans un parcours du combattant pour récupérer son badge et donc continuer à travailler. Des avocats ont dénoncé des assignations infondées et ont déposé des recours.

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Au bout de l’absurde, on trouve l’histoire, rapportée par leMonde.fr, d’un homme qui devait traverser la capitale quatre fois par jour pour pointer au commissariat du XVIIIarrondissement. Le 8 décembre, un tribunal de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) examinait son référé liberté contre l’assignation : impossible d’y assister en respectant ses obligations de pointage ; il a été placé en garde à vue en arrivant au commissariat avec quarante minutes de retard. Un autre homme, domicilié à Marnaz (Haute-Savoie) a été condamné à cinq mois de prison ferme pour avoir raté son pointage car il se rendait à sa formation à Chambéry : «Si je ne fais pas mes stages, je jette par la fenêtre mes deux années d’études»,avait-il expliqué auparavant, cité par le Dauphiné libéré.

COP 21 : les militants écologistes visés

Instauré deux semaines avant le début de la conférence sur le climat à Paris, l’état d’urgence a également permis à l’Etat de viser directement les militants écologistes.

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L’exemple le plus spectaculaire en a été donné le 29 novembre, place de la République à Paris : une manifestation pour le climat et contre l’état d’urgence a terminé dans les lacrymos et les coups de matraque, avec en prime une polémique sur le mémorial de fleurs et bougies installé autour de la statue, au centre de la place : des manifestants se sont emparés de certains de ces objets pour les jeter sur des CRS, mais ces derniers ont également piétiné le lieu, a-t-on pu constater sur plusieurs vidéos. Un montage vidéo d’une vingtaine de minutes, vu plus de 3 millions de fois sur Facebook et 80 000 fois sur YouTube, montrait également des policiers s’en prendre à des manifestants ne représentant de menace directe pour personne.

Ce soir-là, les policiers ont procédé à 341 interpellations, dont 317 se sont soldées par des gardes à vue. Des condamnations à de la prison avec sursis ont été prononcées à l’encontre de quelques manifestants, pour des jets de cannette ou la simple participation à cette manifestation interdite.

Des violences policières ont également été rapportées lors d’une manifestation le 4 décembre à Nantes. Parmi les absurdités commises envers des écolos depuis le début de l’état d’urgence, citons par ailleursune altermondialiste belge placée en rétention pendant deux jours ainsi qu’une ferme bio perquisitionnée en Dordogne.

Vers l’état d’urgence permanent ?

Et après ? Prolongé quasi unanimement par le Parlement pour trois mois, l’état d’urgence court donc jusqu’au 26 février. L’instauration puis la prolongation ont été critiquées tant bien que mal par des défenseurs des libertés, mais aussi par la présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme. La commission des lois de l’Assemblée nationale doit aussi tenter de contrôler l’application de l’état d’urgence.

En attendant, la France a informé le Conseil de l’Europe, le 25 novembre, qu’elle allait «déroger à la Convention européenne des droits de l’homme», une procédure pour se prémunir d’éventuelles condamnations devant la CEDH. Et le président de la République a annoncé dès le 16 novembre son intention d’inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, en plus de la déchéance de nationalité pour les personnes ayant acquis la nationalité française à la naissance.

Commentaires

  • Islam radical : 133 morts dus à une idéologie mortifère en plein essor en France,

    Etat d'urgence : quelques blessés dus à des débordements,


    NB : toutes les victimes sont innocentes,


    mais attention, l'ennemi c'est l'état d'urgence, comment voulez-vous que les gens ne votent pas FN tant qu'on nage en plein délire de langue de bois dans les médias. il y a une manipulation de la pensée en France qui va s'avérer fatale. Espérons que ce soit pas dès 2017,

  • Ah bon ?!?! L’enquête progresse grâce à l’état d'urgence ?!?! Où ça ? Comment ? Vite des infos...

  • Quand les socialistes veulent réprimer et contraindre, ils s'en donnent à coeur joie. Cet état d'urgence prolongé est un scandale pour les libertés, et on nous dit déja qu'il pourrait être prolongé de trois mois en trois mois. Malgré cela, ces incapables n'obtiennent pas de résultats probants, il faut les virer le plus vite possible.

  • Lorsque l'état d'urgence sera levé, on parlera de quoi pour éviter de parler de l'islam radical en France ?
    Un exemple : Qui cause des 70 employés radicaux dont on a retiré le badge à Roissy ? Y avait quand même dans la dictature que vous décrivez, 70 mecs radicalisés qui avaient accès au tarmac...

    Vous me faites rire,

  • """Un exemple : Qui cause des 70 employés radicaux dont on a retiré le badge à Roissy ? Y avait quand même dans la dictature que vous décrivez, 70 mecs radicalisés qui avaient accès au tarmac...""""" ben oui et qui cause de ses employeurs qui les emplois?Tout comme dans le métro d'ailleurs....des salafistes fichés S y sont employés...

  • C'est le pire exemple: 70 personnes interdites de travail de manière abusive... dès lors qu'aucune procédure n'a été engagées contre elles!

    Si je commets une faute, on me la notifie, et on engage la procédure. Là, où sont les procédures? Aucune car il n'y a aucun grief.... et on sait qu'en matière de terrorisme, le moindre soupçon permet des poursuites

    Outre la casse humaine, qui est terrible car ces gens se retrouvent sans emploi, il y aura des additions lourdes à payer le temps de faire les recours. Supprimer du jour au lendemain le travail d'une personne sans lui notifier de griefs, c'est la nouvelle politique sociale de la SFIO

  • Arrêtez de dire n'importe quoi, ils ne sont pas virés, ils n'ont juste plus accès aux zones les plus sécurisées et la législation oblige à leur trouver un emploi en zone publique. Allez sur les 70 dites-moi combien ont perdu leur emploi ?

  • Pas repéré d'article sur le sujet dans Médiapart. Je pense qu'au premier licenciement, Edwy ( persuadé d'incarner la bonté humaine ) aurait joué de la plume pour s'insurger...

  • avec l'état d'urgence, salah était sous les verroux,


    http://www.20minutes.fr/societe/1751991-20151216-attentats-paris-salah-abdeslam-pu-etre-arrete-molenbeek

  • Rachid, habitant du Val-d'Oise, père de deux enfants, chef d'équipe Air France à Roissy, a été brusquement tiré de sa somnolence devant la télévision par des gendarmes le 15 novembre, rapporte "Le Parisien". La perquisition ne donne rien. Mais une semaine après, il découvre qu'il doit pointer quatre fois par jours à la gendarmerie et ne pas sortir de chez lui entre 20 heures et 6 heures, et cela pendant toute la durée de l'état d'urgence, soit trois mois. Il est assigné à résidence. Les motivations de cette décision sont inscrites dans l'arrêté préfectoral : Rachid occupe un poste sensible, est "considéré comme très radical et s'est publiquement félicité des actes terroristes du 7 janvier 2015". Ce que Rachid nie totalement. Inconnu des services de police et de la justice, jamais placé en garde à vue, jamais signalé, selon son avocate, Rachid avait obtenu le renouvellement de son autorisation de travail en juillet. La préfecture envisage de proposer au ministère de l'Intérieur la levée de l'assignation. "Il apparaît que la situation de cet homme ne justifie pas forcément le maintien de cette mesure", reconnaît le ministère interrogé par "Le Parisien".

  • " Rachid occupe un poste sensible, est "considéré comme très radical et s'est publiquement félicité des actes terroristes du 7 janvier 2015". Ce que Rachid nie totalement. "

    Là on est totalement dans "l’exécution" sommaire des gens, sans aucune forme de procès en détruisant leur vie en toute impunité !
    Et c'est le FN qu'on traite de fasciste ? c'est qui les dictateurs au pouvoir en ce moment ?

    De plus, si je comprends bien, pour Fran, peut importe les dommages collatéraux du moment qu'on va peut être en "chopper" un, même si ça doit détruire la vie de centaines de gens sans histoire ... seul le résultat compte ! et pour le l'instant le résultat ...
    J'espère pour Fran que sa "tête" ne déplaît pas à "quelqu'un" (ce qui a surement été le cas de ce pauvre Rachid) et que ce "quelqu'un" n'aura pas la bonne idée d’appeler les flics pour le signaler comme un personnage dangereux ...
    La politique actuelle est clairement une violation de tous les droits ! mais Fran semble approuver le proverbe "on fait ne fait pas d'omelette sans casser des œufs"
    Alors souhaitons juste à Fran qu'il ne fasse pas un jour parti de l'omelette ... il aurait alors surement un peu plus d’empathie pour Rachid !

  • Vous parlez de tout et tous sauf de ceux qui ont fait couler le sang le 13 novembre, de leur inspiration, de leur motivation, je trouve cela étrange, comme si il y avait un frein.
    Aucune analyse sur le sujet, le vide,

  • J'espère que Salah Abdelsam sera attrapé vivant et qu'il pourra livrer sa version de cette haine assassine qui grandit parmi nous et dont certains ne veulent pas parler. Je pense que Salah et ses potes n'ont rien à foutre de la Syrie, ils veulent juste tuer du blanc chrétien, du gaulois. Et il ya beaucoup d'autres Salah...Mais ça chuuttt faut pas le dire,

  • http://www.sudouest.fr/2015/12/16/angouleme-prison-ferme-pour-4-jeunes-ils-s-etaient-felicites-de-la-tuerie-de-charlie-2219637-813.php

    ça c'était en public alors on le sait, mais ce sont nos uniques concitoyens qui le pensent vous croyez ?
    Ne s'agit-il pas là d'une problématique à considérer ?

  • Salah Abdelsam ne sera jamais attrapé VIVANT....on le retrouvera peut être même SUICIDE.

  • On sait que ce sont des assassins déjantés, qui veulent se venger de la société qui les a mis en prison. A part cela pas grand chose à dire, sauf qu'il faudra s'habituer à vivre avec ça.

  • En parlant de Belge : "Salah Abdeslam est passé à travers les mailles du filet à Bruxelles après les attentats de Paris".
    Motif invoqué : "l'intervention de la police belge a été retardée de plusieurs heures en raison de l'interdiction légale de perquisitionner pendant la nuit en Belgique, a reconnu mercredi le ministre de la Justice, Koen Geens."
    Bref, une histoire belge teintée ... d'humour noir.

    Quant à l'état d'urgence en France, il va peut être perdurer jusqu'en 2017 (humour ou pas : - http://www.alterinfo.net/notes/Le-gouvernement-veut-prolonger-l-etat-d-urgence-jusqu-a-six-mois_b8608718.html )

  • Mais tout ce qui se passe actuellement sur notre sol,exemple avec la personne qui a tenté de pénétrer aux invalides plus ce qui ne va pas manquer de se produire,tout cela c'est pour maintenir l'état d'urgence jusqu’à l'élection de 2017.

  • Et voilà un exemple des moyens qui sont mis a disposition des FDO pour les renforcer et nous protéger un peu plus:http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=BA75986E1688F43685C2FEDB6205997A.tpdila11v_1?cidTexte=JORFTEXT000031502388&dateTexte&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000031502333

  • Ou ceci:https://www.youtube.com/watch?v=uMG6ftQwQ4E

  • On sait que ce sont des assassins déjantés, qui veulent se venger de la société qui les a mis en prison. A part cela pas grand chose à dire, sauf qu'il faudra s'habituer à vivre avec ça.

    Écrit par : Mathaf Hacker | 17/12/2015



    Deux des trois du Bataclan, dont Salah il me semble, avaient un casier judiciaire vierge. Deux du stade de France n'ont jamais connu les geoles européennes. C léger comme explication. Plus on lit sur Salah moins il apparait comme quelqu'un de déjanté.

  • On a trop parlé de ce gars pour qu'il soit pris vivant. Il finira comme Merah ou alors on ne le retrouvera plus jamais et des années après on nous dira vite fait qu'il a été tué en syrie suite à des bombardements.

  • En fait je me demande même qui parmi eux a été en prison. Qu'est-ce qui les pousse à tuer, moi j'aimerais savoir,

  • Ce sont des petits minables qui se construisent une nouvelle personne fantasmée, avec des "super pouvoirs" sur les gens. Pour ma part je les éliminerais physiquement, sans autre forme de procès.

  • Attention avant de dire que je raconte n'importe quoi, alors que je ne parle que de ce que sait

    Sur la perte d'emploi:

    Mais que se passe-t-il pour l'agent qui perd son badge? Le patron d'ADP indique qu' «une entreprise travaillant uniquement en zone réservée, qui a un agent qui se voit retirer son badge», peut «le licencier tout de suite». «En revanche, si vous avez également une activité dans les zones publiques, la législation aujourd'hui vous oblige à trouver un emploi pour cette personne en zone publique», précise le patron d'ADP

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/14/01016-20151214ARTFIG00125-radicalisation-pres-de-70-badges-retires-a-des-agents-de-roissy-et-orly.php

  • Et c'est même beaucoup plus que cela.

    Il y a d'abord l'impact personnel: la loi ne reproche rien à la personne, car il n'y a aucune faute alléguée, et aucune procédure. C'est le soupçon, terrible à supporter.

    Ensuite familial. Papa a été viré de son travail, car il est "djihadiste-compatible". Pour les proches, le voisinage, une terrible indexation

    Pour le travail, on est chez les sociétés sous-traitantes et pas de statut "Aéroport de Paris", avec un taux élevé de CDD. Donc fin immédiate ou à l'échéance du CDD, et dégage. Bon courage pour se faire réembaucher quand la lettre de rupture donne pour mandat la perte du badge pour cause de "djihadiste-compatible"

    Comme le dit le patron d'ADP, c'est licenciement immédiat si la société n'a d'activité qu'en zone réservée.

    Pour les entreprises qui sont sur les deux zones, il y a une obligation de rechercher un reclassement, mais pas de le trouver. Or, ce sont souvent des emplois qui supposent le passage d'une zone à l'autre. De plus, tous les emplois sont évidemment pourvus pour ces sous-traitants, et s'il n'y a pas de poste disponible, c'est le licenciement.

    On poursuit.

    Le salarié n'a pas de recours pour contester le licenciement, car l'employeur ne fait que de tirer les conséquences de la mesure préfectorale

    Pour être indemnisé, il faut faire un recours en responsabilité contre l'Etat, soit un procès difficile, et en région parisienne, le délai devant le tribunal administratif est de deux ans en moyenne

  • Qu'est ce qui les pousse a tuer......ben le pognon! le voisin des frères a témoigné sur BFM si je me souviens bien,qu'il avait entendu une violente dispute le jeudi soir sous ses fenêtres,entre salah et son frère, ce dernier lui disait très en colère que s'il avait pas le pognon,IL N'IRAIT PAS! et qui dit pognon,dit qu'il(s)n'avait pas l'intention de mourir,mais bien de profiter de cet argent.Ensuite en voilà un qui "se fait" exploser a la terrasse d'un café,blessant la serveuse,alors qu'il aurait pu faire plusieurs morts a l’intérieur du café.Ensuite nous en avons un autre qui se fait exploser dans une ruelle ou là aussi très peu de dégâts et nous avons un salah......qui suite a ça,se débarrasse de son gilet dans une poubelle ainsi que de son portable....une chose est sure salah ne sera jamais pris VIVANT!

  • Vous êtes habile pour écrire et glisser ça et là des petites conclusions de défense dans des faits réels, mais avec moi ça ne marche pas :

    1- aucun licenciement pour l'heure sur les 70, donc pure fiction pour le moment, ou alors dites-moi combien, avec les sources.
    2- rien ne prouve que s'il y a licenciement il sera noté quelque-chose faisant allusion aux soupçons de radicalisation, pure hypothèse,
    3-la parole de présumés radicalisés n'a pas plus de valeur, ni moins bien entendu, que celle des accusateurs. il y a une trop grande automacité dans " ce que dit le présumé radicalisé est forcément vrai ". Les témoignages concordants seraient tous forcément faux. Pur parti-pris et là merci Guigou avec son présumé ceci ou présumé celà,

  • Eric Zemmour a été condamné jeudi à 3.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine envers les musulmans, pour des propos au journal italien Corriere Della Sera en octobre 2014

    Il y déclarait notamment que les musulmans "ont leur code civil, c'est le Coran", qu'ils "vivent entre eux, dans les banlieues. Les Français ont été obligés de s'en aller". Le parquet avait requis 10.000 euros d'amende.

    Le CFCM et la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie sont jugés recevables, et obtiennent 1000 € chacune

    Zemmour est donc condamné en récidive pour incitation à la haine religieuse. Pas de doute qu'en période d'état d'urgence, il va y avoir une perquisition, une assignation à résidence et un retrait des grands organes de presse ou il poursuit ses appels à la haine contre les musulmans

  • J'ai eu de ces badges aéroport dans plusieurs pays ; quand tu l'as plus, tu ne travailles plus, point barre. En plus, t'es blacklisté par la PAF ou équivalent, au cas où t'aurais l'idée de faire une autre demande.

  • D'expérience, et vu la connexion des fichiers, ça exclut aussi tous les métiers de la sécurité.

  • A mon humble avis y a plus que 70 musulmans sur 85 000 employés des ADP. Aussi je suppose qu'un très grand nombre de nos concitoyens musulmans ont conservé leur badge.
    Les 70 retraits à mon avis, c'est pas par tirage au sort que la Pref s'y est pris,

  • Hélas, c'est tout le problème: aucune charge n'est notifiée ! On sanctionne sans dire quelle est la faute, sans engager de procédure de sanction, sans accès au dossier et sans preuve, car s'il y avait des preuves les personnes seraient poursuivies au pénal

  • Le gouvernement retoqué par le conseil d'état sur la prolongation de l'état d'urgence audelà des trois mois prévus. Yeah !

  • Des news de l'archi-pro du terrorisme qui après les attentats de Paris, a vécu pendant 3 jours comme un clochard dans un buisson, en contre bas d'un autoroute

    Infos de Le Parisien

    On l'imaginait sur les routes ou dans une planque chez des complices. Il se cachait en fait dans un buisson. L'information est révélée par Le Parisien. Abdelhamid Abaaoud a vécu pendant les quatre jours suivants les pires attentats que la France ait connus (130 morts et plus de 300 blessés) comme un SDF en contrebas de l'A86 à Aubervilliers (93).

    La filature privilégiée à l'intervention

    Tout commence le 16 novembre, raconte le quotidien. Un témoin évoque la planque végétale d'Abaaoud. Le lendemain, les services de renseignements s'installent à proximité, une caméra et observent. Aux alentours de 20 heures, ils remarquent une femme au téléphone s'approchant du buisson : il s'agit d'Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abaaoud. Il faut attendre trois minutes pour que le cerveau présumé des attaques du 13 novembre sorte de sa cachette. Malgré son bonnet, les policiers n'ont aucun doute, c'est bien Abaaoud. Au lieu de l'interpeller, ils le laissent filer. Le terroriste porte un gilet fermé qui pourrait être explosif ; ils choisissent donc la filature.

    Hasna Aït Boulahcen, Abdelhamid Abaaoud et une troisième personne repartent à pied avant de prendre un taxi. Les policiers souhaitent découvrir si le trio bénéficie de complicité extérieure. Le chauffeur de taxi les dépose rue Corbillon à Saint-Denis. Les caméras de vidéosurveillance montrent les trois personnes pénétrant dans un immeuble vétuste aux alentours de 22 heures, explique Le Parisien. Quelques heures plus tard, les hommes du Raid interviendront et, dans une opération sanglante, tueront le trio

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