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Afrique du Sud : Zuma humilié, et l’ANC tétanisée

En Afrique du Sud, alors que l’économie patauge, la vie politique est pourrie par l’affaire Nkandla, la propriété de Jacob Zuma en pays zoulou, dans l’Est.

En 2014, Zuma (ANC, Congrès national africain) a fait payer 20 millions € à l’Etat pour rénover son domaine, officiellement pour en améliorer la sécurité. En réalité, il s’agissait d’accueillir sa grande famille… ce sympathique polygame ayant cinq femmes et une nuée d’enfants. Aucune moralité.

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Thuli Madonsela, la médiatrice de la République, avait démontré que les travaux étaient d’usage privé, et lui avait demandé de rembourser. En réponse, Zuma avait ordonné une enquête gouvernementale qui avait conclu – comme c’est chou ! – que les travaux étaient d’intérêt public et que c’était au Trésor public de payer.

Le principal parti d’opposition, l'Alliance démocratique, avait saisi la Cour constitutionnelle sud-africaine, qui vient de se prononcer ce 30 mars : « Le président doit personnellement payer la somme déterminée par le Trésor public dans les 45 jours suivant la décision de cette cour. Le Trésor national doit déterminer le coût raisonnable des travaux réalisés pour rénover la résidence privée de Jacob Zuma et qui sont non liés à la sécurité ». Ajoutant : « Jacob Zuma n'a pas fait respecter, ni défendu, ni suivi la Constitution, ce qui est une violation de la Constitution ».

Une humiliation pour Zuma, mais qui n’est pas plus affecté que cela: il s’agit juste de trouver l’argent. Il vient de présenter des excuses, d’une sincérité éclatante.

L'Alliance démocratique a aussitôt annoncé le lancement d'une procédure de destitution, mais c’est perdu d’avance. L’ANC, au pouvoir depuis la chute du régime d'apartheid en 1994, détient 62% des sièges, et n’envisage rien contre ce si décevant Zuma, au pouvoir depuis 2009, et qui effectue son deuxième et dernier mandat, jusqu’en 2019.

En quelques jours, c’est un deuxième échec grave pour Zuma, et la tétanisation de l’ANC est une bien mauvaise affaire pour l’avenir de l’Afrique du Sud. Mais 2019, c’est loin, et il y a d’ici là beaucoup d’élections locales à perdre. Peut-être, il faut l’espérer, l’occasion d’un sursaut, parce que, quand ême, on compte sur l’ANC.

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Commentaires

  • "parce que quand même on compte sur l'ANC"
    vous comptez dessus ?
    mais pour quoi faire , au juste ?
    pour continuer à racketer la populace?
    ha , oui , on pourrait se le penser....
    explication
    l'ANC est un parti ethnique, ce qui ne surprendra personne en Afwique
    le parti des zoulous
    l'AFS est composée de diverses ethnies , les plus importantes ,numériquement, gardent le pouvoir
    comme partout dans le continent
    les métis, les sothos, les indiens, les blancs et les zimmigris des pays limitrophes, l'ANC n'en a rien à faire
    vous non plus , on dirait , si vous comptez sur elle

Les commentaires sont fermés.

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