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Notre princesse menacée de trois ans d’emprisonnement ?

Sous la présidence de mon excellente consœur, bonne gaffeuse par ailleurs, Yaël Braun-Pivet (La République en marche), la Commission des lois a adopté des mesures radicales contre l’emploi de la proche famille par le personnel politique : interdiction totale, pour le conjoint, le partenaire de pacs, le concubin, les parents et les enfants, et en case de manquement, c’est passage direct en correctionnelle avec à la clé trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

La première chose qui m’a rassuré, c’est cette maîtrise du législateur pour encourager l’illégalité, si ce n’est l’immoralité : un politique peut embaucher sa maîtresse ou son amant, mais ni son épouse, ni son époux. Donc si tu entretiens une relation cachée car contraire à la loi, tu peux encore embaucher ta petite chérie, ce sera parfaitement légal. Ouf ! Les parlementaires sont rassurés.

La seconde chose qui m’a inquiété, et beaucoup, c’est le sort de notre princesse, qui est la collaboratrice de notre bon et juste prince, mais qui est aussi son épouse, ce qui va lui valoir trois ans de prison… Que faire, alors que son rôle est manifestement indispensable au bon fonctionnement des institutions de la République ?

La première solution serait de divorcer, mais il faudrait aussi ne plus cohabiter, car le concubin est également visé par la loi. Il faudrait donc redevenir aux amours clandestins, mais est-ce compatible avec le bon fonctionnement des institutions de la République ?

Aussi, la seconde solution a été de créer un statut spécial pour la princesse, pour que, de tout le monde politique, elle soit la seule à pouvoir être collaboratrice de son mari. Le statut discriminatoire a pour mérite de souligner que nous ne sommes pas de la même classe. De plus, on va lui attribuer budget, ce qui est une première dans l’histoire du pays, et va permettre de mettre fin à cette hypocrisie sur l’égalité des êtres humains, qui a fait tant de mal à notre société.

macronie, inégalité

Commentaires

  • On l'a vu avec l'affaire Fillon:
    L'argent qui sert à payer les attachés parlementaires, c'est de l'argent public, mais l'autorité qui paie ne contrôle pas la réalité du service fourni.
    L'argent qui sert à payer les attachés parlementaires, c'est de l'argent privé, mais le parlementaire employeur n'a pas le droit d'en faire une pure libéralité.
    C'est la France!

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