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  • La salsa du Guatemala

    Le printemps approche, alors quel plaisir d’accueillir cette musique annonciatrice des beaux jours, l’irremplaçable salsa, avec pour ce soir une rareté dans nos contrées, la salsa guatémaltèque en direct live. Tout de la grande colombiana, mais avec un petit plus sur les cuivres.  Et puis, c’est le régal, car c’est un vrai concert du pays, avec les artistes qui se retrouvent sur scène, une incroyable joie d’être ensemble pour jouer de la musique. Allez-y tranquilles, vous ne regretterez pas.

    A 29 : 45, vous serez transporté-e-s par un Que nadie sepa mi sufrir qui vient du fond du cœur, si différent et si proche de Maria Dolores Pradera. La musique est à tous, et j’espère que lundi matin sous la douche vous chanterez vous aussi Que nadie sepa mi sufrir… Essayez, et vous verrez que la semaine sera du tonnerre… Vive la musique, et viva la salsa du Guatemala.

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  • Dis donc, Macron, est-ce que la colonisation de la Palestine par Israël est un crime contre l’humanité ?

    J’ai beaucoup de peine à prendre au sérieux l’immature Macron, figure de ces personnes de droite qui n’assument pas et viennent se maquiller avec de la poudre de gauche, mais sa saillie sur la colonisation oblige une petite mise au point, quand je vois, en France, la masse des réactions déniant que la colonisation soit un crime. Ce qui montre que la classe dirigeante reste foncièrement colonialiste, ce qui explique beaucoup de choses.

    Dire que la colonisation est un crime, ce n’est pas une opinion, mais le simple rappel du droit. Le statut de la Cour pénale internationale, ratifié par la France, prévoit plusieurs infractions qui traitent des divers crimes commis pendant la colonisation.

    - Comme crimes contre l’humanité :

    Article 7,1,d), la déportation ou transfert forcé de population, c’est-à-dire le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international ;

    article 7,1,j), le crime d’apartheid.

    - Comme crimes de guerre

    Article 8,2,a, iv), la destruction et l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire ;

    Article 8,2, b, viii) Le transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d’une partie de sa population civile, dans le territoire qu’elle occupe, ou la déportation ou le transfert à l’intérieur ou hors du territoire occupé de la totalité ou d’une partie de la population de ce territoire.

    Pour conquérir les territoires, installer leur population et imposer leur domination économique, les Etats colonisateurs ont systématiquement eu recours à des crimes de masses. Et comme la colonisation est un crime d’Etat fondé sur la force armée, la résistance armée par une guerre de libération nationale, pour mettre fin à ce crime, est légitime. Légitime, mais terriblement meurtrière : 500 000 morts en Algérie, dont 80 % d’Algériens. Aussi, devant le respect dû à ces vies brisées, les instrumentalisations électorales collent la gerbe.

    Ensuite, je rappelle les propos du grand théoricien français de la colonisation, Jules Ferry, devant l’Assemblée nationale : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. De nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation ». Donc, Macron, est-ce que tu es d’accord pour débaptiser toutes les écoles qui portent le nom de Jules Ferry, parce que des écoles faisant l'apologie d’un criminel, ce n’est pas fameux, non ?

    Enfin, il ne fait de doute pour personne - les autorités gouvernementales revendiquant d'ailleurs un processus d’annexion - que l’Etat d’Israël pratique une politique de colonisation de la Palestine, cherchant par tous les moyens à briser la souveraineté du peuple palestinien. Alors, Macron, merci de nous confirmer que la colonisation de la Palestine par Israël est un crime contre l’humanité... Et de déterminer une politique conforme au respect du droit international... Et vu que tu dénonces le projet mur de Trump devant le Mexique, merci de dénoncer aussi le mur israélien construit en Palestine occupée, qui n’est pas un projet mais une réalité, contraire au droit.

    Ce Macron est un bouffon d’anthologie.

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  • Violences policières : La responsabilité de l’Etat

    Tout le monde a compris ce qui s’est passé lors de l’interpellation de Théo à Aulnay-sous-Bois, le 2 février : le jeune homme, pantalon baissé aux chevilles, s’est précipité en courant en arrière sur la matraque télescopique du policier, lequel n’a pas eu le temps de réagir. Un fait bien regrettable comme l’a reconnu à l’Assemblée nationale, le porte-parole du syndicat des commissaires de police – euh, pardon, le sinistre de l’Intérieur – expliquant qu’il s’agissait d’un « tragique accident ».

    Aussi, comme tout devient flasque avec cette gauche molle, je me permets de souligner l’intérêt tout particulier d’un arrêt rendu ce 14 février 2017 par la Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH, Maslova c. Russie, 14 février 2017, n° 15980/12).

    Nota bene 1

    Comme je sais le terrain sensible, je précise aussitôt que je ne place pas sur l’imperium du moment : « T’es pro-russe ou anti-russe ? » Je me contente de constater que notre sœur – géographique, historique, politique, juridique et culturelle – la Russie est membre du Conseil de l’Europe et accepte la juridiction de la Cour européenne des Droits de l’homme, ce qui la place très au-dessus des États-Unis (Amérique du Nord, territoire indien occupé) qui pataugent dans le tribalisme judiciaire.

    Nota bene 2

    Je suis bien obligé de sourire en voyant le spectacle de l’hystérie anti-Trump, alors que la seule question est de savoir pourquoi le génial et excellent Obama, malgré huit ans de présidence, a refusé que les États-Unis rejoignent les grands régimes de protection internationale du droit, en refusant de ratifier les actes de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, du Comité des droits de l’homme de l’ONU, ou de la Cour pénale internationale. Le so nice guy préfère signer des pétitions avec les artistes d’Hollywood : c’est en effet beaucoup plus efficace.

    J’en reviens à cette décision de la Cour européenne, décision qui n’existe que par ce que la Russie accepte de se soumettre à une juridiction internationale efficace, comme garantie effective des droits de l’homme.

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    Une histoire aussi simple que dramatique. Le 19 décembre 2005, un citoyen russe est embarqué par les forces de police, brutalisé pendant le transport, et il décède quelques heures plus tard. L’arrêt donne toutes les explications sur les faits et la procédure qui avait suivi, la justice russe ayant finalement condamné ces faits, mais par une sanction plus que modérée, au bénéfice de la famille de la victime.

    L’arrêt rendu par la Cour n’apporte aucune innovation par rapport à sa jurisprudence. C’est une application des classiques, mais au moins sur deux points, elle est de nature à intéresser notre sinistre de l’Intérieur.

    I – Victime ou pas ?

    La justice russe, devant l’évidence des faits, a rendu un jugement de condamnation, bien modéré, et des dommages-intérêts ont été loués la famille. Question : le droit a-t-il été suffisamment été affirmé, ou le bilan caractérise-t-il, en réalité, une violation du droit ? Une question de recevabilité.

    Quelle est la jurisprudence de la Cour ?

    Une décision ou une mesure favorable pour la victime retire cette qualité de « victime » que si les autorités nationales ont reconnu, explicitement ou en substance, puis alloué des réparations adéquates (CEDH, Dalban c. Roumanie [GC], n° 28114/95, § 44 ; CEDH, Scordino c. Italie (no 1) [GC], n° 36813/97, § 180).

    Dans les affaires où il est allégué que la mort a été infligée volontairement ou qu’elle est survenue à la suite d’une agression ou de mauvais traitements, l’octroi d’une indemnité ne saurait dispenser les États contractants de leur obligation de mener des investigations pouvant conduire à l’identification et à la punition des responsables (CEDH, Al-Skeini c. Royaume-Uni [GC], n° 55721/07, § 165 ; CEDH, Mustafa Tunç et Fecire Tunç c. Turquie [GC], n°24014/05, § 130) ;

    Le statut de victime d’un requérant peut dépendre du montant de l’indemnisation qui lui a été accordée (CEDH, Cocchiarella c. Italie [GC], n° 64886/01, § 93).

    Dans notre affaire, la juridiction russe, à savoir la Cour régionale d’Orenbourg, avait reconnu la responsabilité de l’Etat pour la mort de cette personne et les mauvais traitements subis, mais n’at alloué que 4 370 € au titre du dommage moral.  Un montant qui correspond à 10% de la pratique (CEDH, Dalakov c. Russie, n° 35152/09, § 94 ; CEDH, Khachukayevy c. Russie, n° 34576/08, § 85).

    Le montant alloué était déraisonnable et la famille n’a pas perdu sa qualité de victime.

    II – Violation du droit ou pas ?

    L’article 2 de la convention, qui protège le droit à la vie, figure parmi les articles primordiaux de la Convention et qu’aucune dérogation n’y est autorisée en temps de paix. Elle impose aux États contractants l’obligation de s’abstenir de donner la mort intentionnellement ou par le biais d’un recours à la force disproportionné mais aussi de prendre les mesures nécessaires à la protection de la vie des personnes relevant de leur juridiction (CEDH, Kleyn et Aleksandrovich c. Russie, n° 40657/04, § 42 ; CEDH, Giuliani et Gaggio, [GC], n° 23458/02, § 174).

    Ces obligations prennent une dimension particulière à l’égard des personnes détenues, qui se trouvent entièrement sous le contrôle des autorités : vu leur vulnérabilité, les autorités ont le devoir de les protéger. Aussi, il incombe à l’État de fournir une explication convaincante quant à l’origine de blessures survenues en garde à vue ou à l’occasion d’autres formes de privations de liberté, cette obligation étant particulièrement stricte (CEDH, Slimani c. France, no 57671/00, § 27). En l’absence d’une telle explication, on doit en tirer des conclusions défavorables au gouvernement (CEDH, El‑Masri c. l’ex-République yougoslave de Macédoine [GC], n° 39630/09, § 152 ; CEDH, Mikheïev c. Russie, n° 77617/01, § 102).

    Face à des personnes détenues ou placées en garde à vue, donc se trouvant dans une situation de dépendance, s’impose une obligation de protection de la santé impliquant de dispenser avec diligence des soins médicaux, lorsque l’état de santé de la personne le nécessite, afin de prévenir une issue fatale (CEDH, Scavuzzo-Hager c. Suisse, n° 41773/98, § 65).

    Dans notre affaire, et au vu de ces principes, la Cour, a conclu à la violation des articles 2 (Droit à la vie) et 3 (Traitements inhumains et dégradants) dans leur volet matériel.

    - Bon, donc tu penses que, en tant que grand chef à plumes de la police, il aurait fallu que je parle de « traitements inhumains et dégradants » et non pas de « tragique accident ?

    - (Soupir) Plus que deux mois….

  • Moribond en 2014, PSA va racheter Opel

    De quoi parle-t-on ? Que vaut le discours ambiant ? L’une des bases du consensus est l’écroulement de l’industrie française, menacée par le jeu européen et international. Bon.

    En économie, mes connaissances sont celles d’un brave débutant de première année, aussi je ne m’aventure guère. Ceci étant, je suis capable d’ouvrir les pages économiques de la presse et de me renseigner.

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    Quelle n’a pas été ma surprise en découvrant hier que le PSA, l’un des meilleurs représentants de ce qu’est la tradition de l’industrie française, qui dans ma tête était, après le plan de sauvetage de 2014, une entreprise moribonde ou souffreteuse, a en trois ans remboursé ses dettes nuisibles, dégagé un max de cash, et s’apprête à acheter deux fleurons de l’industrie allemande, Opel et Vauxhall, des filiales de General Motors. Pour ce qui est d’Opel, il y a une coopération avec Peugeot depuis cinq ans, et c’est le moment de confirmer. Et Vauxhall, c’est la première victime du Brexit : les entreprises ont besoin de stabilité.  

    - Attends, tu es en train de raconter qu’une entreprise familiale de Sochaux rachète de grandes entreprises allemandes, en les arrachant à l’empire US ?

    - Oui, c’est exactement ça !

    - Mais les jérémiades incessantes sur l’Europe et la mondialisation qui détruisent nos grandes industries, c’est du bidon ?

    - Ben, on dirait.

    - Et l’autre crétin et sa marinière ?

     - Requiescat in pace.  

    Avec cette opération, qui d’après la presse est financée, Peugeot va devenir le numéro deux en Europe, après Volkswagen, et va rejoindre le club des grands mondiaux, qui vendent plus de 10 millions de voitures par an : Volkswagen, Toyota, General Motors, Renault-Nissan.

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    Je précise que le siège social de PSA est en France, et celui de Opel en Allemagne, deux terres européennes où on paie un max de charges, mais où on trouve des facteurs incroyables de développement, en commençant sur le plan humain.

    Rien n’est simple, et tout se complique comme disait Sempé. Mais, regardons nos vraies capacités : nous avons toute notre place dans l’avenir, il suffit juste d’être réaliste. Comme vous, j’étudie, je m’interroge, j’essaye de traquer les fake : le plus difficile est de parvenir à voir la réalité telle qu’elle est. De ce point de vue, dans notre actualité, l’Europe reste un lieu béni pour le développement économique et le respect des droits.

    - Ben, c'est sûr. Les deux sont liés. 

    - Ah bon ?

    industrie,europe

    Prêt à conquérir le monde

  • L’écroulement de la politique

    Le 7 mai, notre sympathique pays aura un nouveau président de la République, avec les honneurs et les pouvoirs que lui réserve la constitution. Mais que pèsera-t-il réellement ? En quoi pourra-t-il parler au nom du pays ?

    Je précise tout de suite que cela ne m’angoisse en rien.

    Nous sommes tranquilles, d’abord, parce que, quelle que soit sa critique de la France, notre immense amie l’Allemagne veille sur notre destin. Avec l’océan d’incertitudes du Brexit, elle ne peut imaginer une crise avec la France. L’économie française est asphyxiée par le poids de sa dette – le fruit de l’impôt sur le revenu ne suffit plus à payer les intérêts – et l’Allemagne va veiller à ce que la France garde son crédit auprès des grandes banques. Donc, keep coool… Pour le reste, Mamie Angela est notre excellente présidente. Elle est bien partie pour être réélue, notamment car le pays adhère à sa politique d’accueil des migrants. Ce d’autant plus que l’élection, éventuelle, de son adversaire Martin Schulz ne change pas la donne sur ce point. Nous sommes donc tranquilles.

    Tranquilles aussi parce que la société française, à l’opposé de sa classe dirigeante, est magnifique. Vous pouvez frapper à n’importe quel niveau, chez les jeunes ou chez les vieux, dans le public ou dans le privé, dans les emplois du terrain ou chez les cadres, au nord, au sud, à l’est, ou à l’ouest, vous trouvez partout des gens instruits, positifs, créatifs, solidaires. La première force de la France, c’est sa société.

    Donc, chères amies, chers amis, il y a aucune raison d’être pessimiste. Simplement, nous devons apprendre à être partie prenante d’une société dans laquelle le pouvoir politique n’existe plus.

    A quatre semaines du premier tour de la présidentielle, le spectacle est incroyable.

    La droite est en apesanteur. Fillon s'est aussitôt enfermé après sa victoire, pour soigner l'appareil des Républicains. Un discours marquant, et rien de plus, sauf des efforts pour arrondir ce qui l’avait fait gagner, notamment les coupes dans la Sécurité sociale. Depuis l’enquête sur la SARL Fillon, il n’a rien à dire, si ce n’est le complot. Alors que tout le monde sait que la semaine sera cruciale, il est parti pépère quatre jours à La Réunion, sans le moindre plan de communication. Tous les élus savent qu’avec Fillon c’est cuit, mais il n’y a personne de crédible pour s'imposer comme plan B. Il reviendra au parquet, dans quelques jours, d’établir le calendrier de la droite.

    À l’extrême droite, Marine, gérante de la SARL Le Pen, veille à défendre son fonds de commerce. Sans alliance électorale, avec ses trois immuables leaders qui squattent les plateaux-télés, son programme moyenâgeux et les pathétiques histoires avec son papa, elle reste une mauvaise blague.

    Macron plane dans les sondages,… ce qui est le plus mauvais des présages. Il n’a toujours présenté ni programme, ni équipe. Avec l’élection de Hamon, il rêvait d’un raz-de-marée de parlementaires pour le rejoindre, mais c’est zéro, et il peut très bien s’écrouler. Les sondages qui donnent la victoire… S’il a cinq minutes de dispo, Macron pourrait téléphoner à Clinton, qui a une certaine expérience du sujet.

    Hamon, en toute discrétion, a fait une bien belle opération, mais depuis qu’il a gagné la primaire, il n’a plus aucune existence publique auprès de l’électorat. Un homme parle au peuple ? Non, retrouvant ses habitudes de 20 ans, il s'est aussitôt consacré aux arcanes du Parti socialiste avec calculette et arrangements. Certes, l’élimination programmée de Fillon fait son jeu, et du point de vue de la cuisine électorale, Hamon a raison de se concentrer sur les logiques d’appareil. Mais il va construire quoi de durable avec ça ?

    Mélenchon ? L'insoumis révolutionnaire ? Ah bon, j’ai dû manquer quelques épisodes...

    Dans ce tableau triste à pleurer, pour reprendre la chanson de Léo Ferré, que reste-t-il qui tienne debout ? La société vit sa vie sans la politique, qu’elle regarde comme un feuilleton. Elle a éliminé Sarko, Juppé, Hollande, El Blanco… Bientôt Fillon...

    Nous avons sous les yeux le spectacle de l’écroulement de la vie politique, minée par les affaires et les équations lilliputiennes de ses pseudo-leaders. Elle l’est surtout parce que l’adhésion, la vraie, ne se crée pas en fonction d’une personne, mais d’une idéologie, d’un courant de pensée qui permet de se situer dans le monde. Sans le retour des idéologies, nous ne ferons rien de solide.

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