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  • Marcus Miller, Olympia 2016

    Marcus Miller, de par son talent, est à temps plein depuis 40 ans, grand leader of the world depuis 10 ans, et à chaque concert, c’est l’émerveillement. Jamais deux fois le même.

    Marcus a appris à jouer avec des basses, des sons, et des styles très différentes, parce qu’en 1970 à New York, la capitale du jazz, il enregistrait avec tant de musiciens différents qu’il devait brouiller les pistes. Il raconte la tronche des flics qui l’arrêtaient conduisant sa petite Porsche bourrée de basses, et qui n’y comprenaient rien…

    - Stup ?

    - No, just music…

    Le talent, immense, et le travail acharné, bien sûr, mais aussi le défi lancé chaque fois en jouant avec les musiciens les plus virtuoses et les plus inventifs. Regardez-les, jouant ce 5 avril 2016 à l’’Olympia, avec cette alliance d’unité et de défi, comme si chaque musicien devait lancer l’autre sur une piste de feu pour qu’il se dépasse. A titre très exceptionnel, par dérogation à la Constitution, en ma qualité de Brésident de la Mépublique, je vous autorise à vous caler à 59 : 00, avec Gorée, un grand moment de bascule... arrivée de Marcus à la clarinette basse, oh purée, tu parles au ciel…

    Allez on se reprend...  Merci de vous caller gentiment avec un truc genre un Bunnahabhain 2008 Very Cloudy, le son à fond.  Aux claviers, le génial Brett Williams, Alex Han au saxophone, Renaud Gensane à la trompette, Aziz Sahmaoui au n’goni et au chant, Hervé Sambe à la guitare, Alune Wade au chant et à la basse, Cherif Soumano à la koro, Alex Bailey à la batterie et Adhil Mirghani aux percussions. Votez Marcus….

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  • Marcus Miller, North Sea Jazz Festival 2015

    Admirer, admirer, admirer…. Rien de moins, rien de plus, Marcus Miller est la locomotive du jazz, le voici au North Sea Jazz Festival 2015, et c’est magnifique. Il ouvre le concert en jouant du guembri, venu d’Afrique du Nord, avant d’illuminer à la basse, puis à la clarinette basse, un grand moment. Marcus Miller est l’archi-vedette, mais il a toujours le coup d’œil,... euh le coup d’oreille, pour s’entourer de musiciens de talent et d’avenir, et les laisser pleinement s’exprimer. Pour ce soir, Alex Han au saxophone, Lee Hogans à la trumpet, Adam Agati à la guitare, Brett Williams aux claviers, Louis Cato à la batterie et Mino Cinelu aux percussions. Le concert démarre très fort avec B's River, Papa Was A Rolling Stone, We Were There, pour s’envoler avec Goree et rejoindre le ciel avec Tutu, authentique merveille.

    jazz

  • Afghanistan : Une bombe terrifiante

    Pas trop d’information ce jeudi soir, mais c’est vraiment à suivre de près. Les Etats-Unis viennent de larguer une bombe dévastatrice, surnommée la « mère de toutes les bombes » sur une série de grottes dans la province de Nangarhar, à l'est de l'Afghanistan et près de la frontière pakistanaise, une zone tenue par Daech.

    La bombe s’appelle Massive Ordnance Air Blast Bomb (Moab), qui signifie bombe de destruction massive par souffle.

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    Le général John Nicholson, chef des Forces armées en Afghanistan explique : «Alors que leurs pertes augmentent, les djihadistes ont recours à des bunkers et tunnels pour renforcer leur défense. Cette bombe est la bonne munition pour venir à bout de ces obstacles et maintenir l'élan de notre campagne contre le groupe Etat islamique en Afghanistan ». Sean Spicer , le porte-parole de Trump, ajoute : « Nous devons leur dénier leur liberté de mouvement et c'est ce que nous avons fait ».

    1/ La bombe utilisée, dernier seuil avant le nucléaire, est à proprement parler une arme de destruction massive, incapable de viser un objectif précis, et acceptant de tuer toute personne passant par là. Pour ce qui est du bilan réel, nous devrons attendre bien longtemps avant de savoir, mais il est impossible d’admettre le recours à des armes qui frappe de manière indéterminée, et donc font des populations civiles des cibles de guerre.

    2/ Nous sommes en territoire afghan, et la présence militaire internationale ne peut se faire que par la base d’accords. En décembre 2014, la coalition internationale et le gouvernement afghan ont conclu un accord qui marquait la reprise des affaires par le gouvernement : les forces militaires étasuniennes n’avaient plus de capacité d’ouvrir le feu, sauf dans des conditions strictement défensives. Ce bombardement, qui est un initiative secrète US, montre que le gouvernement afghan n’est plus souverain sur son territoire, une humiliation qui détruit tout solution durable. La guerre va donc se poursuivre, et c’est bon pour le business.

    3/ Qui peut croire qu’on gagne une guerre avec un bombardement ? Pouvez-vous me donner un seul exemple ? Les guerres se gagnent par la combinaison d’une maîtrise militaire et d’une solution politique. Où est la solution politique en Afghanistan ? Et comment pouvez-vous comprendre les succès de la résistance armée en Afghanistan depuis quinze ans, s’il n’y avait pas dans la population un rejet viscéral du leadership US et un soutien populaire effectif aux Talibans et à leurs succursales ? Soutien populaire qui sera renforcé par le recours à cette bombe.

    4/ Une telle puissance armée pour détruire des réseaux existant entre des grottes ? Difficile à croire… La vraie cible, ce n’est pas les groupes armés du coin, mais nous. Il s’agit de nous convaincre que les armes de destructions massives sont au service de la démocratie et de nos libertés.

    Là, chères amies et chers amis, il y a de quoi flipper.

  • Qui conduira la bataille des législatives ?

    Si Fillon est au second tour, l’affaire est pliée : on aura la droite 100% pour cinq ans, avec des législatives au meilleur score jamais connu. Dans cette hypothèse, les candidats fantômes de Macron disparaitront, le FN n’aura pas un député, et la gauche fracassée sera en survie. Cette perspective est tellement belle pour la droite qu’il faut prévoir une dernière semaine de toutes les surrenchères et de tous les coups tordus.

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    Sinon ?

    Fillon éliminé, c’est le retour de Sarko

    Si Fillon est éliminé au premier tour, c’est que Le Pen sera qualifiée, et ce sera donc à fond le « tous contre Le Pen ». Juppé étant sorti de la campagne, le seul leader après l’élimination de Fillon sera Sarko, qui se dépêchera d’appeler à voter Macron, et prendra à l’instant même le leadership pour les législatives, avec pour but d’imposer une cohabitation à Macron, qui sera alors limité à une sorte de Prince de la Principauté. Je vois mal les fantomatiques candidats aux législatives d’En Marche ! se faire une notoriété en un mois. Du coté, des Républicains, ce sera des efforts tous azimut vu les enjeux. Et ce sera Sarko qui fera la VIeme République, en contrôlant le pouvoir depuis l’Assemblée nationale.

    Mélenchon contre Fillon ou Macron

    Si le second tour, c’est Mélenchon contre Fillon ou Macron, c’est plié. Les votes Fillon/Macron deviendront interchangeables, et la gauche, divisée, sera perdante aux législatives.

    Reste Mélenchon/Le Pen

    Je n’y crois pas trop car à deux jours du premier tour, l’électorat Fillon/Macron choira celui des deux qui sera le mieux placé. Mais admettons.

    Mélenchon a derrière lui 30 ans de PS, et il s’était allié avec Rocard pour diriger le PS. S’il est qualifié, il soldera en une heure son programme au nom de l’unité et du barrage à Le Pen (ce que n'a pas su faire Hamon) et sur cette base, il peut gagner la présidentielle. Mais il n’aurait pas assez de temps pour investir des candidats cool dans tout le pays, et « président de tous les Français », il ne pourrait diriger la campagne des législatives. Qui, pour prendre le relais, alors qu’il a tout organisé autour de sa personne ?... Et il ne pourra pas virer Cazeneuve, qui sera ipso facto le patron des législatives, et activera tous les réseaux pour faire élire les députés PS, bien ancrés sur le terrain, et pas trop atteints par la défaite de Hamon, vu qu’ils auront fait le service minimum.

    On retrouverait alors Mélenchon Prince de la Principauté. Cazeneuve irait pépère se prendre un vote de soutien – et pas d’investiture, pas besoin – à l’Assemblée. Le président ne pourrait même pas nommer le Premier ministre, vu que Cazeneuve ne démissionnerait pas. Le pays serait dirigé par le Premier ministre, à partir de sa majorité à l’Assemblée, mettant en place au jour le jour, la VIeme République.

    Je ne veux fâcher personne, mais il me semble voir que la faiblesse des candidats à la présidentielle est telle qu’elle est entrain de niquer la Veme.

  • Tragédie syrienne : Droit international ou loi de la jungle, par Michel Raimbaud

    La France n’est rien sans le monde, et définir une politique internationale devrait être, dans notre environnement actuel, un thème central de la campagne des présidentielles. Avec au moins ce point qui devrait faire consensus : « nous avons des divergences de vue, mais nous sommes tous pour l’application du droit international, seul garant de la paix ». Donc le respect de la souveraineté et des frontières, et aucun recours international à la force armée sans un mandat de l’ONU. Hélas, rappeler ces règles, qui fondent le droit de l’ONU et la paix, est devenu suspect dans notre pays.

    Tous les efforts pour ramener vers le droit sont louables, et voici un excellent texte, publié sur Afrique Asie,  de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, Ancien directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et auteur de nombreux ouvrages : « Il serait sage de chercher les racines du mal là où elles sont de toute évidence : c’est la débâcle du droit international sous les coups de boutoir prodigués depuis un quart de siècle par l’Occident arrogant, dominateur et sûr de lui, qui a débouché sur ce monde chaotique, immoral et dangereux dans lequel nous vivons désormais, ce monde que nous risquons de léguer à nos enfants ».

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    Tragédie syrienne : Droit international ou loi de la jungle

    par Michel Raimbaud

     

    La tragédie de Syrie est entrée dans sa septième année. S Incrustée dans l’actualité, elle fait partie du paysage. Mais ses 400 000 morts, ses 2 millions de blessés ou d’handicapés, ses 14 ou 15 millions de réfugiés, déplacés ou exilés, son territoire dévasté à plus de 60% et son économie ruinée par les pillages, les sanctions, les embargos, ne suscitent pas d’émotion permanente.

    En effet, vus de nos « grandes démocraties » dont les langues sont mondiales, les valeurs universelles, la vocation planétaire et les deuils transnationaux, et qui se considèrent comme l’essence de l’humanité ou le nec plus ultra de sa conscience, les conflits de l’Orient compliqué sont lassants quand ils ne sont pas franchement hermétiques.

    Pour aviver la flamme de la compassion, il faut l’un de ces énormes mensonges dont se gavent intellectuels, médias et politiques de l’Occident bien-pensant. Quinze ans après l’Irak, le truc des gaz chimiques marche toujours très fort : Colin Powell, l’entubeur de 2003, doit être content…Le camp de la guerre et ses fourriers, y compris les escrocs de l’humanitaire, sont en tout cas ravis. Jamais deux sans trois : 2003, 2013, 2017. La manipulation, le « false flag » paraissent encore efficaces…

    Nos « élites » délitées ont réussi ce tour de force d’ancrer notre pays en première ligne en Libye, puis en Syrie, aux côtés des islamistes, des terroristes et des faucons atlantistes du parti de la guerre, sans demander l’avis des Français, parvenant même, à force de matraquage médiatique, à recueillir l’adhésion de certains pans de l’opinion. La douce France est repartie de plus belle dans ses tristes épopées coloniales. Vive le Père Bugeaud, vive François Georges Picot et ses accords en douce, vive Jules Ferry et la foutue mission civilisatrice, vive le Mollet à la triste figure, et les va-t-en-guerre actuels. Nos intellectuels qui rêvent d’en découdre avec la Syrie légale, cet Etat rebelle qui ose tenir tête à l’Occident, nos médias qui dissertent jusqu’à plus soif sur l’urgence de bombarder Damas ou « Bachar », nos politiques suspendus comme des désespérés aux mamelles de l’atlantisme et de ses succursales, peuvent se rassurer. En se donnant un Président « imprévisible » qui se disait non-interventionniste, sinon pacifiste, leur maître américain leur avait donné des frayeurs. Elu du « pays profond », Trump n’aura pas résisté longtemps aux pulsions de « l’Etat profond »: voilà un président qui bombarde comme les autres…Ouf…

    Cet atroce conflit s’inscrira en énormes lettres rouges dans le guinness de la honte et les porte-étendards de la soi-disant « communauté internationale » de ce début de millénaire figureront au palmarès de l’indignité, entre deux Nobels de la Paix. Ces gens sans foi ni loi ni vergogne, qui n’ont d’autre horizon que celui de leur improbable élection, s’en moquent éperdument, mais c’est dans les poubelles de l’Histoire que l’on retrouvera trace de leur mémoire.

    La tragédie syrienne est l’épicentre de la confrontation quimenace la paix du monde. Au lieu de disserter sur les subtilités de la politique US, les angoisses de l’Occident hypocrite et les martiales déclarations de nos piètres dirigeants, il serait sage de chercher les racines du mal là où elles sont de toute évidence : c’est la débâcle du droit international sous les coups de boutoir prodigués depuis un quart de siècle par l’Occident arrogant, dominateur et sûr de lui, qui a débouché sur ce monde chaotique, immoral et dangereux dans lequel nous vivons désormais, ce monde que nous risquons de léguer à nos enfants.

    Le moment unipolaire américain (1991/2011) a permis à « l’Empire le plus puissant ayant jamais existé à la surface de la Terre » de détruire les bases de la légalité internationale en établissant le nouvel ordre mondial voulu par les faucons de Washington. Ce qui se traduira en un temps record par l’abandon des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : souveraineté, non-ingérence, droit des peuples à l’autodétermination, droit de tout Etat à choisir librement son régime politique hors de toute ingérence étrangère, obligation de négocier en cas de conflit avant de recourir à l’usage ou à la menace d’usage de la force. La « communauté internationale » atlantique trouvera sa lampe d’Aladin dans un concept miraculeux, la Responsabilité de Protéger (R2P), version relookée du droit d’ingérence à connotation trop colonialiste. Les Nations-Unies seront instrumentalisées, voire ignorées lorsque le moteur unipolaire connaîtra ses premiers ratés : on fera grand cas des délibérations du Conseil de Sécurité lorsqu’il dit « oui-oui-oui », mais on passera outre lorsqu’il dit non.

    Confrontés à des Etats qualifiés de « voyous », souvent arabo-musulmans, ou perçus comme crypto-voyous comme la Chine et la Russie, l’Amérique et ses alliés s’érigeront en « communauté internationale », centre « civilisé » du nouvel ordre mondial. En fait, c’est la loi de la jungle qui s’installera sur les ruines de la légalité internationale, le monde extra-atlantique voyant son statut réduit à celui d’une zone de non-droit. Sur leur vaste terrain d’aventure, les neocons joueront au « chaos créateur » et s’amuseront à terroriser les « ennemis » selon les recettes de la « théorie du fou » de Nixon (l’Amérique doit projeter l’impression que ses dirigeants sont imprévisibles). Les résultats seront impressionnants, non pas bien sûr en termes de « démocratisation », mais en ce qui concerne la mise au pas voire la destruction des Etats républicains, séculiers (« laïcs ») et nationalistes.

    La guerre qui fait rage actuellement en Syrie est bien universelle, tant sont nombreux et divers les acteurs, les enjeux, les arrière-pensées, les intérêts. Pourtant, ce n’est pas une confrontation classique : officiellement on ne peut parler d’un état de guerre, puisque personne n’a déclaré la guerre à la Syrie, comme le voudraient les normes des lois de la guerre et/ou les pratiques diplomatiques.

    A Moscou, on évoque « les Etats qui se sont fourvoyés dans le soutien du terrorisme, continuent de le faire et méritent d’être jugés par un tribunal international similaire à celui qui a jugé le nazisme ». Or la Syrie est depuis le printemps 2011 la victime d’une « guerre d’agression », la sorte de guerre qualifiée dans un autrefois de nuit et de brouillard par le Tribunal de Nuremberg de « crime international suprême » :« lancer une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerreque parce qu’il contient en lui-même le mal accumulé de tous les autres» C’est le crime par excellence. Et dans le cas d’espèce, un crime avec préméditation, planifié par les « stratèges ».

    Comme l’Irak, la Libye, la Somalie, la Palestine, etc…la Syrie est l’objet d’une tentative de « politicide », qui est à l’égard d’un Etat ce qu’un meurtre est à l’encontre d’un être humain, les institutions, l’administration, la souveraineté, l’intégrité, les autorités politiques, les marques emblématiques ou régaliennes, les forces armées, les ressources, les bases, les infrastructures de l’économie, l’identité du dit Etat étant ciblées individuellement et dans leur ensemble.

    Les opérations peuvent se décliner en démantèlement, partition, dépeçage de l’Etat-nation. Les attaques s’exercent tous azimuts : politiques (déstabilisation, changement de régime),humanitaires(Responsabilité de Protéger, projets de zone d’exclusion, de corridors), militaires (frappes, bombardements, provocations, agressions, coups de main),psychologiques et médiatiques (mensonge, manipulation, « faux pavillon », intoxication, lavage de cerveaux).

    Dans le même temps, le peuple syrien est la cible d’un « ethnocide », terme qualifiant l’entreprise de déconstruction et de désintégration qui le vise. L’objectif global est de briser sa cohésion, qui n’est pas le produit des trente ans de mandat français, ni même des quatre siècles d’Empire ottoman, mais le résultat d’une histoire plurimillénaire, par-delà même la venue du christianisme et de l’islam.

    Les sanctions sont autant d’armes de destruction massive qui visent à ébranler une société civilisée et industrieuse. Tous les moyens sont d’ailleurs utilisés : il faut pousser les Syriens à fuir leur pays, contraindre les minorités à l’exode, provoquer une hémorragie des élites, afin d’empêcher toute reconstruction ultérieure du tissu national.

    La « mise à mort du peuple syrien » et la destruction de la Syrie, « mère de notre civilisation » et « seconde patrie de tout homme civilisé » sont bien partie intégrante du crime par excellence.

    Finalement, il convient d’appeler les choses par leur nom : les agresseurs de la Syrie légale, qui agissent en violation du droit international sont des voyous et des criminels. Ce sont en outre des menteurs effrontés, indignes de gouverner ou de prétendre gouverner. Les frappes sur la base d’Al Chuairat ne constituent pas un « message fort » de Washington, comme le dit tel ou tel esthète, mais un crime supplémentaire.

    Il est temps que la « Grande Nation » se réveille et que des dirigeants plus dignes reprennent en main son destin politique, son indépendance, que la France renoue avec l’exception qui faisait notre fierté. Il est temps que ses intellectuels renouent avec la tradition de leurs grands ancêtres. Il est temps, il est même urgent de redresser la barre de cette embarcation folle et déboussolée qu’est devenue la France, tant sont grands et impitoyables les périls de notre monde.

    J’allais dire, il est temps que les diplomates, dont le droit international devrait être la Bible, et dont le métier est de faire la paix, renoncent à squatter comme des coucous le nid des faucons.

    Il faut dire non et non et non à la guerre que des petits grands de ce monde présentent comme une option banale, blottis bien au chaud dans leurs privilèges, leurs certitudes et leur arrogance ordinaire. Il faut que la France retrouve le chemin de la légalité internationale et du droit onusien… Notre paix est à ce prix

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